Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

280 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1916, 12 Septembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/z02z31pv4q/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

23e ANNEE —Série Nouvelîe.- •W 674 Mardi 12 Septembre 1916 RÉDACTION & ADMINISTRATION 23Ut, ru ii la Bsarst — LE HA7BB TÉLÉPHONE :n'64BELGB BUREAUX A PARIS : S3j tue Jtan-Jasques-Rousseatl 33 LONDON OFFICES 21, PANTON STBEET Leicaster Square, S. ff. Sîractsnr : FSRHÀ80 ITSÏÏEA7 AVWWiVWM lO cent. I© |NI° LE XXE SIÈCLE âKMMSSI frtinc....... 2 fr. 50 par mots • ...... 71r. 50 par u'mastr* Angi«terr».. 2 sh. 6 d. par mois • .. 7 sh. 6 d. par trlmestr* Autre* pays. S fr. — par mots » • 9 fr. — par trimestre *UBLicrrÉ S'adresser à l'Administration du Jonraaî Les petites annonces sont également reçue* à la Société Bsrtpicass d* Publicité.;*), rue de la Victoire, Paru, gui en a le monopole pour Paris. S cent, au front Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris Les socialistes danois .et la Belgique Nous avons dit que 1© « Socialdemocra-ten » de Copenhague a refusé d'insérer la ■protestation de M. Emile Vandervelde contre le voyage des socialistes Scandinaves en Belgique. Le moniteur socialiste danois ne s'est pas contenté de cela, il a pris violemment à partie M. Vandervelde et la « Koelnisçhe voJkszeitung « nous apporte avec un empressement facile à comprendre (n° du 4 septembre) ses vitupérations. u Contre les assertions de M. Vandervelde, — •dit le journal catholique de Cologne — l'organe ■principal des socialistes danois élève dans un long article une protestation très vive. Le journal affirme que les déclarations de M. Vandervelde répandues par M. Allart, ministre de Belgique sur'le carctere soi-disant oiflciel du déplacement sont {anses. Les socialistes scandinaves ont été les hôtes des socialistes allemands : ils n'ont pas «té reçus par von Bissing et n'ont pas été ses h Mes. "Ils n'ont pas non plus, comme le prétend Vandervelde, passé avec indifférence devant- le tecaJ de réuni-on des socialistes bruxellois, sans même v entrer ; ils ont eu pleine liberté de parler en Belgique à toutes les personnes avec qui ils désiraient s'entretenir et leurs appréciations sur la situation en Belgique sont fondées uniquement sur leurs propres observations et coust-a- ' talions objectives. En outre, l'organe socialiste danois écrit : « Mais nous désirons dire au mi nistre de Belgique à Copenhague qu'il ne doi! pas méconnaître le caractère de sa mission dans un pays neutre. Il ne peut pas ignorer que dans certains milieux chauvins du Danemark, la question belge est utilisée à une propagande anti-allemande et anti-neutre. Le ministre de Belgique doit éviter loufe apparence de faire de la propagande ententophile dans un pays qui veut être neutre, absolument neutre. » Ce morceau est admirable tout simplement et nous comprenons que l'organe deç pan-germanistes du Centre ait tenu à le mettre en lumière;. Les socialistes scandinaves ont été les hôtes des socialistes allemands et non d"u eou-vernement ! Comme si tout, le monde ne savait, nas que cela revient tout à fait au même. Quant à.l'entrevue avec von Bissing, que les socialistes danois — qui paraissent d'ailleurs jouer sur les mots — se débrouillent avec la « Koelnisçhe Ze.itun" » qui a affirme qu'ils s'étaient entretenus longuement de leurs impressions de voyage avec le gouverneur général. ■Mais, ce qui,est plus beau que tout le reste, c'est, l'a défense oue signifie an ministre de Belgique à Copenhague le moniteur socialiste danois. Au nom de la neutralité, ce journal ibterdit à notre ministre de démontrer àj'opinion publique que la Beleidue neutre a été martyrisée par l'Allemagne ! Dieu merci, tous les Danois ne font pas à ce point fi du droit et' die la patrie. L'immense majorité est, au contraire, ardemment sympathique à la Belgique ainsi qu'un journal boche le reconnaissait l'autre jour avec rage, Austei personne ne s'est-il étonné de vo r le « Ber-Îîn-gske. Tide.nde » publier le document où le moniteur socialiste voit une atteinte à la neutralité ! 11 ■ 1 ^ 1 ... t.- Les premiers jours de l'occupation allemande . à Bmelles les boches avouent QU'ils avaient peur d'en etre deloges Les Allemands, en août 1914, affectèrent toujours, une fois l'occupation de la capitale réalisée, une assurance parfaite dans la solicité de leur établissement à Bruxelles et en Belgique. En réalité, durant plusieurs jours et mène plusieurs semaines, ils furent extrêmement inquiets et tremblèrent de se voir expulser par une opération heureuse de l'armée belge. Ils redoutèrent aussi une explosion populaire, dont pourtant il n'y eut jamais de menace et s'il fallait en croire certaines correspondances de journalistes allemands publiées en 1915, cette crainte n'aurait pas été sans influence sur la résolution prise dte brûler Louvain, pour servir d'exemple préventif à Bruxelles. Quoi qu'il en soit, la vérité finit toujours par être connue. On peut lire dans un article de la Frank flirter Zeitunq du 22 août 1916, n° 232, à côté d'autres souvenirs curieux sur les premiers jours de l'occupation allemande à Bruxelles cet aveu significatif des craintes allemandes et des moyens employés par le commandement allemand ■pour faire illusion sur ses forces : « Tout ce que j'ai vu, dans le courant de ces premières semaines, ne peut pas encore être entièrement publié. Nous nous trouvions assis, d'ans la capitale belge, sur un tonneau de poudre que, il est vrai, les Bruxellois n'allaient pas mettre en feu. mais do-nt la mèche conduisait dans la direction d'Anvers- Le corps 'd'occupation allemand était minime, infiniment minime pour le nombre de 800.000 habitants et pour l'armée belge de 100.000 lwmmes qui se trouvaient à 40 kilomètres die là. Le premier gouverneur de Bruxelles, le général-major von Luet-■witz, nous a raconté à ce moment-là, qu'il fit parcourir la ville, pendant toute la, journée, par ses troupes, comme au théâtre ou les mêmes figurants défilent à plusieurs reprises sur la scène. Un,© sortie énergique des troupes belges dans la direction de' Bruxelles. nous aurait peut-être obligé à évacuer de nouveau, provisoirement, la ville. L'audace resta, toutefois, de notre côté. Les Belges ne parvinrent que jusqu'à Vilvorde, à sept kilomètres an nord de Bruxelles;- A différentes reprises, ils avaient interrompu le service automobile sur la route conduisant de Louvain à Liège. Le caractère critique de I la situation ressort ,en. tout cas, du premier-conseil tenu dans la Zivilverwaltung qui ve- 1 nait d'arriver. L'administration civile se, demandait, si elle ne ferait pas bien de retourner. jusqu'à nouvel ordre, à Liège. Elle resta, mais les fonctionnaires oui avaient leur .logement ainsi que leurs autos dans les dépendances des ministères belges furent-, à différentes' reprises, consignés, le soir, chez (eux » ' Neutraals... ■■ UN JOURNAL Il y a des journaux « neutres » gui, sans être gais, sont extrêmement amusants, Depuis deux ans, ils s'appliquent à servir de toutes façons les intérêts allemands, quitte à verser un pleur tous les deux mois 1 suir la misère des Belges. En considération de ces bêlements timides, iil faut que les Belges les tiennent pour des neutres dont îa conscience est exempte de tout reproche. Si un journal belge ose traiter l'un d'entre eux d'organe germanophile ou emboché, il se voit aussitôt accuser d'imposture et de mensonge avec une énergie qu'on aurait aimé voir s'exercer contre des crimes pourtant plus patents. C'est ce qui nous arrive une fois de plus à propos d'un journal « neutraal » die Hollande."Le Nieuwe Courant de La Haye, qui mené depuis quelque temps contre le XX* une campagne dont nous avons signale des «Schos à nos lecteurs, s'indigne longuement, dans son numéro du 31 août, d'e ce que nous ayons osé le taxer de germanophilie. « Le Nieuwe Gourant, écrit ce journal, est si peu germanophile qu'en, dépit de ta censure plutôt douce exercée en Belgique par les autorités allemandes, tout récemment encore il a reçu en retour de la frontière belge 1,600 kilos de papier interdit a l'importation en Belgique ! » Nous n'aurions pu souhaiter de plus naïf aveu ! Pourquoi ce marchand de i>a.pier n'a-t-il donc pas ajouté combien de milliers de kilos il a pu envoyer en Belgique sous le regard bienveillant d'e la censure allemande si douce aux journaux « neutraal » . Ce renseignement eût été, bien plus pert'-nent, que le démenti opposé à une anecdote d'ailleurs accessoire que nous avions reprise dans les colonnes d'un de nos comte-res belges de Hollande. D'ailleurs, la « neutralité » dui Aneuve Courant, si mal récompensée par ces Belges ingrats,, trouve sa récompense dans les journaux allemands qui citent avec componction ce bon Courant. Dans son numéro du 5 septembre, la Frankjurter Zeitunq reproduit encore un appel en faveur de l'Université flamande de Gand presen e par le journal hollandais comme I expression des vœux du peuple flamand. Comme nous devons sa-voir gro ai cet admirable Nieuwe Coura'U de n'être pas germanophile ! —»o«— UN SAVANT Soyons bons pour les neutres, mais non sans clairvoyance; Ce conseil peut s'illustrer de l'édifiante petite histoire que corne le Figaro : Le Hollandais Baehrens venait, avant la guerre, consulter côrt&iris manuscrits de notre Bibliothèque nationale, — pour L'Académie de Berlin. Les hostilités ouvertes, on ne le revu p'us rue Richelieu, et personne n en fui surpris. „ , , , .. Mais dernièrement M. Baehrens faisait na réapparition au cabinet des manuscrits; et, délibérément, il y réclamait communication des documents sur lesquels il a.vail commencé son travail, travail dont 1 Académie de Berlin lui demandait. 1 achèvement. Poliment, on pria M. Baehrens de repasser après ia guerre. . Aussitôt ce dernier alla se plaindre a Berlin. Alors le fameux von Harnac-k, promoteur du manifeste des quatre-vingt-Sreize, radfotéîéoraphia partout que «'-la Bibliothèque nationale de Paris expu'fcail bnuteiement de ses salles de travail tous les savant» neutres », - - <se Qui, ^'ailleurs, indigna les nombreux savants neutres accueillis. aujourd'hui comme toujours, rue Richelieu, avec ia plus parfaite courtoisie. Mais enfin, direzvous, quel est ce Baehrens ?... ' , , Ce Baehrens est une des sept professeurs hollandais que les Boches ont installes dans les chaires de l'Université de Gand. LIRE EN 2» PAGE : L'ISLAM ET LA GUERRE : Un document intéressant ; LES NEGOCIATIONS RUSSO-ROUMAINES.DASS LE PAYS DE LIEGE —«o«— L'exposition horticole d'Ensïval L'exposition horticole qui a eu lieu à Enervai au mois d'août avait été organisée par l'Œuvre des Jardins ouvriers d'Ensival et Wegnez Elle s'est ouverte dans les propriétés de M. P. Hauzeur, industriel, président d'honruîur de la Société. L'entrée se trouvait rue du Tissage, ornée, pour la circonstance, d'une double rangée de sapins du plus bel effet. Le.s visiteurs étaient ainsi amenés direc-' "tenrent dans les jardfns ouvriers de la propriété de M. Hauzeur. Ce terrain, divisé eu 98 lots d'un are chacun, excita l'admiration du nombreux public, par les magnifiques résultats obtenus : disposition judicieuse des légumes, propreté des sentiers, 'belle venue des produits; ce sont des jardins ouvriers que nous pouvons qualifier de -modèles sous tous rapports. Ajoutons en passant que, grâce à la mu>-nifi/enoe de M. Hauzeur, ces jardins sont pourvus d'abris très confortables, avec ■Installation de lumière électrique, distribution d'eau,- c'ôtures solides et agrémentés de jolis parterres de fleurs. Après la visite des jardins, les visiteurs étaient introduits dant la partie réservée ô l'exposition proprement dite des apports faits par les titulaires ces ja.rdms o'ivners d'Ensival et Wegnez, placés sous la protection de l'œuvre. De l'avis de tous, cette manife-s-Mion •horticole a été réellement superbe. Pour le prochain H des soldats belges Un appel de dames de la société anglaise en faveur de nos braves Un groupe de dames anglaises vient de lancer' un appel qui témoigne une fois de plus de la sollicitude britannique pour nos soldats. Voici le texte de cet appel : \ « Monsieur ou Madame, ■Nous vous prions <je songer Un instant au sort des çoklats Belges. La plupart d'entre eux sont au front de-purs le mois d'août 1914-. Ils se sont battus à Liege, à. Haeleti, à Anvers ; iis ont pris part a cette retraite inoubliable. La pe'ite armée belge qui avait reçu l'ordre de tenu- pendant 2-i heur es sur l'Yser, a ré-svsté pendant 12 jours, jusqu'à ce que nous ayons pu,, avec nos Alliés, venir à son secours. Depuis lors, les soldats Belges défendent les bords de cette rivière où se sont livrés les combats les plus sanglants peut-être des temps modernes ; l'Yser a été appelé la « Mer Rouge ». Depuis le 4 août 191-i, la plupart des soldats Belges n ont plus eu la moindre nouveïle de ceints familles demeurées dans la Belgique envahie. ^ Nous ne pouvons concevoir la peine morale, de ces pauvres soldats, exposes aux plus grands dangers, depuis plus de 'deux ans, parfois blessés et couchés sur un lit d'hôpital toujours séparés des leurs et sans nouvelles de ceux qui leur sont chers. Quel sera 1 état d'esprit de ces pauvres garçons, le jour de Noël lorsqu'ils se sentiront privés de ces petites marques d'affection que recevront sans aucun doute, les plus pauvres de nos Tommiœ ? Voulez-vous vous su*tifuer aux parents et anus de ces soldats Belges ? Voulez-vous nous envoyer votre obole afin que nous puissions faire parvenir à tous les soldats de l'Armée Belge, quelques jours avant la Noël, un ou deux bons d'achat. Avec ces bons ils pourront se procurer dans les magasins du front organisés par le Ministère de la Guerre ,du tabac, des cigarettes, de la confiture, des bonbons, du savon, eic. etc. Ils pourront ainsi, aveo l'argent envoyé par leurs amis Anglais, s offrir les petites- -douceurs qui le jour de Noël surtout, léur feront le plus grand plaisir. Nous voulons recueillir au moins 6.000 livres dans ce but et serons heureuses de recevoir n importe quelle somme. La r>lus petite comme la plus grande sera la bienvenue. Voulez-vous nous aider ? Agréez, Monsieur, Madame, l'expression de notre considération distinguée. Violet Rirtla-nd. G. Norfolk. ■T. Plymouth. Alberta Sandwich. Constance Wenlock. Margot Asquith. Les chèques et les bons-poste peuvent être adressés à : La. duchesse de Rutland, la duchesse de Norfolk, la comtesse de PIvmouth la comtesse de Sandwich, Constance Lady Wenlock ou Mrs Asquith, C/O British Gifts for Belgian Soldiers, Hôtel Cecil, Strand London \V. C, effets payables au « Trésorier honoraire. » Nous remercions les personnes généreuses qui ont lancé cet appel et nous espérons que ceux de nos lecteurs qui le peuvent voudront y répondre pour joindre aux dons de la sympathie britannique le souvenir de l'affection et de la reconnaissance belles. ECHOS = Les sympathies franco-belges Le Roi Albert, qui est membre d'honneur des Médaillés militaires, vient d'adresser à la Société sa photographie revêtue de sa signature.Le président, M. Ternaux-Compans, s'est em/pressé de faire parvenir au Roi, l'expression de la profonde et respectueuse gratitude avec laquelle a été accueillie cette marque si précieuse des sentiments de Sa Majesté. -0-"~1 L'appel des hommes de 18 à 40 ans. Sont nommés : Membre suppléant du tribunal des sursis de Paris : M. Peltzer, H.-E.-A,, major d'artillerie en retraite. Secrétaire-rapporteur suppléant du tribunal des sursis de la Panne : M. De Coster, A., avocat et soldat. —o— Les Belges prisonniers dans l'Est Africain On sait qu en dépit de toutes les conventions internationales, les Boches de l'Est Africain, au lendemain de la déclaration de guerre ont arrête non seulement ceux de nos compatriotes qui étaient en Afrique allemande... en vue de la participation de la Belgique à l'exposition de Daar-Es-Salam — mais même les officiers, membres d'une commission germano-belge, clrargés de régler une délimitation terriloriate ! Parmi eux se trouvent le lieutenant Gendarme, beau-frère de noire sympathique confrère Jules Claes, directeur de la « Métropole » ; l'ingénieur Ckiandi, des chemins de fer du Bas-Congo au Katanga ; le capitaine H. Lutens, commandant du steamer 1 11 Elisabetlrville » ; M. Merceriie'r, et plusieurs civils belges. —o~ Notre corps diplomatique Le « Moniteur » vient de publier les arrêtés royaux, datés du 18 août écoulé, et en vertu desquels le baron de Ga.iflrer d'Hes-Icoy est nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près le gouvernement de la République Française, en remplacement du baron Guillaume. if- iflltli! IIEDIDI ■ ■■ BOiC ■ L'importance politique et militaire di ■théâtre sud-orienfa'i de la guerre est telle que tout événement qui s'y produit provoque justement l'émotion. L'occupation paj les Germano-Bulgares de la ville de Siîistrie sur la rive sud du Danube, dans la Dû' broudja roumaine, suivant de près l'oocu pat-ion de Tutrakan, est un événement dt genre. Dans la France Militaire, le général Mal letarre montre très nettement l'enjeu for midable de la partie qui se joue là-bas : a Qu'y a-t-il, — écrit-il, — de plus impor tant aujourd'hui : 1° Pour les Alliés, que d'ouvrir enfin le communication, par les Balkans et par le* Détroits, avec la Russie, entre l'Oeoiden et l'Orient, et de constituer ainsi le trou unique sans solution de continuité ? » 2° Pour les Impériaux, que de mainte air la communication entre les empires di centre, la Bulgarie et la Turquie, et de gar <ier ainsi le grand gage de l'Orien-t ? » Qui ne voit et ne comprend désormais rien qu'en regardant la carte et en lisan les communiqués, que le nœud gordien di la guerre est à Sofia et à Constant-inople qu'après l'éviction de la Bulgarie et de I: Turquie, l'affaire de l'Autriche est réglée et qu alors, l'Allemagne restant seule, l'ai taqiue suprême peut se produire partout < la fois ? » 11 y a longtemps qu'ici même on a pi lire que 1a route de Berlin -passe nécessui rement par Constantinotle, Sofia et Vienne Que cette idée soit enfin devenue, pour tous ciaire comme le jour, est déjà un résulta précieux ; mais il est à souhaiter que o 1 résultat idéologique se double sans plu grand retard d'un résultat militaire. A s rappeler aussi toujours, lorsqu'on trait cette question de la guerre dans le Suid Orieraf, qu'en janvier 1915 — il y a don plus de vingt mois — les .Serbes, vainqueur des Autrichiens, avaient rejeté ceux-ci par delà le Danube l * «c * Tandis donc que le gros de l'armée rou maine, cherchant la satisfaction immédiat ces aspirations nationales, s'engage dan le. dédale des monts de Transylvanie et remporte, d'ailleui's, de gros succès, l'ai née germano-bulgare lui porte deux coup dans le dos, à Tutrakan d'abord, à Salis trie, à 50 kilomètres plus à l'est, ensuite A moins de supposer; — ce qui serait in vraisemblable, — que les Roumains aien déjà mis en ligne toutes leurs force^ et d supposer aussi, — ce qui est peu vraisem blabie, — que le corps expéditionnaire ru-ss de la Dobroiid-ja ne groupe que des torce dérisoires, il est à espérer que le giros d. 'i'amiée roumaine continuera à mener éner giquernent son offensive en Transylvanie car la pire faute, à la guerre, est de n point persister dans une entreprise strate gique qui, menée à bonne fin, doit être rich d'he-ureuses conséquences, même si, dan son principe, cette entreprise était di-scu table. Au demeurant, Bucarest 3orE être moi-n alarmé di» l'occupation de Silisirïe que d celle de Tutrakan. A Tutrakan, — cômrn on le sait, — le franchissement du fleuv est possible, la rive nord étant de terr ferme ; é Siiistrie, au contraire, la rive nor 11'est que lacs et marécages sur une profon d-eur de plus de 10 kilomètres. N'ayant poin franchi, ni même tenté de franchir le Da «ube a Tutrakan, les Germano-Bulgare! ne tenteront certes pas de le franchir 1 Siîistrie et il est même à supposer qu'ei se portant jusqu'à Siîistrie, l'ennemi montr. qu'il n'a point l'intention de traverser I» Da-nube et de marcher vers Bucarest, mai; qu'il songe surtout à appuyer solidemen l'aile gauche de ses opérations dans la Do broudja. Sur ces opérations de la Dobroudja, 1<\ renseignements précis font jusqu'ici dé faut. Dobritcb a été repris par les Russes Une grande bataille, d'après une dépêcb de Zurich, «erait engagée dans la région '< Baltehick (au Balcick), c'est-à-dire entr. Dobritch et la mer Noire. Une dépêche d'Odessa annonce même que le port bu! gare de Varna commencerait déjà à êtr évacué, — sans doute par la population ci vile. Varna est non seulement un port, mais aussi une forteresse. C'est vers elli que l'on disait les Russes en marche avan que l'on eût appris l'offensive germa no bulgare. Varna constituait, avant le trait' de Bucarest (1913), l'une des places du fameux quadrilatère bulgare formé pa: Rouitse-houk et Siîistrie, sur le Danube Choumia, sur les premiers contreforts de; Balkans, et Vania, sur la mer Noire. L' traité de Bucarest ayant donné la place di SiliLst«'e aux Roumains, le quadrilatère bul gare fut donc, de ce fait, démantelé. Oi comprend donc pourquoi les Germaaio-Bul gares ont fourni un grand effort pour re prendre Siîistrie. Le quadrilatère est ains reconstitué et il servira aux Germano-Bui gaires, ou bien pour opposer une longut résistance ou, s'ils ont. la supériorité nurné rique, pour diriger une vigoureusç offeai sive vers le nord. * * îfc O11 souhaite donc de plus en plus ardem ment que l'armée de Saïôn.ique sorte de soi inaction relative et polisse séns plus tardèi l'épée dans la gorge des Bulgares. Les diri géants suprêmes de la guerre, du côté de; Alliés,. ne négligent rien, paralt-fl, pour qu'il en soit bientôt ainsi. Cette sol.îioitud* se manifeste en ce moment par des me sures sur îa nature de quoi il n'est poin possible de nous expliquer davantage. Paul CROICAERT. i\aWiWiVViWHV \ Y\A/VVWWl\ ^.TnWVW WW WA.XW-' V\J ? 2 5 iVos Secteurs trouveront en ? 5 troisième page, ioutes les % ? nouvelles de la guerre et les g ? dépêches de la dernière heure $ S ? *\Y\1\WWWVV\\YVmV\A'V'VMAVUA\\'UV\V^-lVVVVVVV1 Un nouvel hommage ! Vos Bissisg proteste E i jsr®8ê OSiCfS fiez-vous a moi, fait-il dire au3ç ^ boches ; je pille consciencieu-sement la belgique Le Oourtie-r de l'Armée signale que, dans II faut croire qu'en Allemagne certaines • son, numéro du 3 septembre, le grand jour- gens émettent des doutes sur- ta façon doatt nal anglais The Sunday Times a publié un von, Bissing' s'acquitte de la besogne qui lui' - article des p'.us élogieux sur- l'admirable a. été confiée de piller la Belgique. C'est le! ■ conduite des troupes belges lors de la- ha- vide du buffet qui leur suggère évidemment ; taille de l'Yser, et sur l'œuvre de réorgani- ces critiques, car si ces sceptiques allaient] satiion accomplie1 depuis Sors, au contact faire un tour en territoire occupé, ils pour- • et sous le feu de l'ennemi. raient constaté de visu qu'il n'est meilleur Indiquant la portée de la victoire beige pillard, bandit, voleur et rançonneur que de l'Yser, The àunilaij Times dit ; ThonoaaWle gouverneur général. C'est ce que es dernier, ému- des viVeaj u Si l'armée belge n'avait pas accompli critiques, leur fait, d'ailleurs assavoir parç cet exploit, les Allemands auraient tourné la plume rie l'ineffable J-udius ,\Vertheimeri- . l'ail# gauche des AlKés et atteint Calais, dans la Vossische Zeitunq du l*r septenu [ Pour la deuxième fois, le sacrifice des bre. t Belges permit, aux Alliés dte rétablir leur Voici, textuellement, la déclaration da front et d'éviter un sérieux échec. » voit Bissing : ..... , „ ... « On juge mal, en Alitemagne, la questiaw i Partant, de la réorganisatron de 1 armee ajjmenjaire en Belgique. L'observateur su- . betlge, le journal anglais nous rend cet ero- p^Duîel se fait, après une courte visite en quent témoignage : Belgique. les fllusion-s les plus exagérées. . ,„ , „ . , , lîi n'a constaté, 011 s'imagine du moins n'a- t « A l'heure actuelle, l'armee beige pos- voir conste,té nulle trace de disette. C'est! , sède des effectifs bien plus élevés que nen une pUrô apparence, car les prix moyens comptait l'armée de campagne au mors defi- ici, en Belgique, sont dé loir» [ d'août 1914-. Elle est abondamment fourme supérieurs a ceux d'Allemagne, et nom- d'airtilLerie et de munitions de tous cambres, br„ux <5^^ habitants (on îes compte par 1 confectionnés eu acquis par aes propres dixai-ntes de milliers) qui, depuis des se- t soins. Ses important® et nombreux établis- m8tjnes et davantage encore, n'ont plus- semerts de 1 arrière, ses usines de muni- mangé de viande. » tiens et de réparations de matériel, aussi , . _. 1 bien que ses camra d'instr-uction, fonction- Cest très grave, cet aveu, von Bissrn^-" nenC à la -perfection. pornra bien, se repentir un, jour de l'avoir, « Ainsi renforcée, l'année belge a étendu léehé pour calmer la fringale de ses compay ; son front vers Y pries; mr-1 n'ignore la part trio tes. qu'elle prit à la grande bataille qui se ' * 3 Livra, en avri' 1915. aux abords de cette - 3 viffie, quand ïes Allemands, précédés de C-PiOLt-D 5 leuffs nuages de gaz asphyxiants, assailli- 3 reçut Français et Canadiens, les obligeant, jjc jjc ajc ^ ^depulstore!' «urïurtnSbfe front ua veritable pep.sonnalitc 3 des Flandres, sous la grêle des projectiles d'un individu ou d'un peuple " des canons lourds et des mitrailleuses, les scitats belges chaQ?u6 jocr leur RESIDE MOINS DANS SON INTELLI- Rngnp^rhSSrSlfrÊ r5ée8ïlS: C-ence que dans son caractere, - une -promesse cl- victoire future, de libert; Gustave LE BON., 2 et de restauration <-e la Belgique, ce î>ays , , . 5 sacré de liberté et d'honneur ! » (Figaro du 7 septembre). y i ; L'Alcoolisme en Belgique ; Là PROHIBITION, SEUL REMÈDE EFFICACE Nous avons reçu de M. le Dr Armana 00 1 lard l'article extrêmement intéressant qu or u va lire. Notre distingué correspondant nou " permettra toutefois de faire remarquer qiu 3 celui de nos collaborq leurs qui a traité Je * la question de l'alcoolisme en des article-très appréciés ne s'est nullement prw n<<1 contre la prohibition quil appelle au c ont, ai 3 re de ses vœux. Il s'est borne à dire que! s 3 on n'a pas le coura-ge de recourir a cette me 3 sure radicale, le. seul remède séreux seu 3 une nouvelle taxation. Cela dit nous so n ;; mes heureux d'ouvrir nos coimnes- à uni 1 étude aussi documentée : ♦ Dans une étude très documentée parw î ici même (1;, yn.;éfconomi^e an»s en reb| , l'erreur de la. loi belge d~ 191~ q 1 ' 1. : , «tuant an droit de licence annuel une tax . d'ouverture unique, a eu pour consiéquKini ! d& doubler à peu près immédiatement, u ; nombre des débits dalcoc.1. Pr.^°;^^g ^ = réparer les effets d urne disposition legali l si oréjudaciabie à la santé publique, d 1 coriise 1e relèvement des droits sur Facoo " et une taxation supplémentaire consKtoabl< . des débits. Ces remèdes ont, au ' vue fiscal, l'important avantage de ne pa. priver le Trésor des ressources rndrspen , sables. ^ au régjme du monopole d Etat » la tux-a.Mon présente en effet une incontes 5 tabte supériorité. Les frais d'étabhssemen et d'exploitation du monopole seraient tiè; i considérables. L'application d un mode nou ' v^au de taxation sren entraîne pas. Le " monopole exictarait la création d une classj , noiiffeuise dh fon,c,tionnaire«. La guerre f nou-s a montré combien est grave-. du fonctionnarisme et combien d fa'«t 1 évi i ter l'j livrera, dit-on, au public des aJCoo!. d- meilleure qualité. Une survallancç bver , Wte des oi^tfiler-ies aboutirait au mêm« pésuiltat. Il diminue la consommation dal ! cool ' Peut-être, mais est-ce en proportioi ' suffisante ' Tout le nœud de la questjor ! est lia. S'il est prouvé — et nous estimons ' eue la démonstration est fa.rte - Que n iroronole n-i surtaxe, nu autres palliatifs ' ne sont capables de produ-ire de résulta.U ' anpréciableçj il faut en toute logique, sa or : S sincèrement détruire 1 alcoolisme ! avoir recours à la seule réforme qm ré , monde au vœu de l'hygiène sociale et, quo ' qu'on dise, à l'intérêt véritable des finances ! publiques : la- prohibition complété. * # Avant la guerre, les plaidoyers en îaveui dte la prohibition des boissons alcoolique! \ étaient écoutés chez nous d'une oreille ds s traite. On taxait de naïveté - ceux qui te! ■ osaient avec l'espoir de réalisations immé ôiatès Jamais, pensait-on communément. . notre 'population n'accepterait une mesure radicale de ce genre et les pouvoirs publics j étaient du reste loin d'être prêts à la ta ,mEr',ieS événements de ces deux dernières années ont bouleversé bien de nos anïfceww® c^rj' - ptions et nous ont fait adopter des ièg.i^s de condr^iie iraguèrïf im prévues ou réprouvées. A. là faveur de cettf mjeintalité nru-veiie qui, éperonnant les c5ip'-2'ies la,tentes, n-ous dicte l'impérieux devb;r d'écarter sans retard les causes de d'" -héance de îa race et de préserver notre vitalité future, la claire compréhension, en péril est apparue chez ceux que les avertis- } {*) Voir XX* Siècle <&ejs 12 et 18 août 1916. - seroems :es ptus rormers n avaient pu can* ■ vaincre autrefois. Ija prohibition des spiritueux, hier sf: ' timidement, défendue par quelques-uns, est i actuellement en vigueur sur toute l'étendue ' de notre territoire. Depuis plus de vingt : mois elle a été décrétée dans nos régions • envahies comme en Belgique iibre. Depuis f bette époque, -effila est entrée dans nos ■ mœurs, sans avoir donné lieu aux graves - récriminations qu'on redoutait. Au front, - soldats et civils l'ont acceptée sans plaintes, ' simplement, comme une mes une tutelle et 'sagement inspirée. Eîle constitue désormais > un fait acquis auquel l'épreuve du temps • i apporté sa. consécration. Que nos dléputés n>e l'oublient pas le jour > prochain où ils auront à fixer par une loi ; !e régime de l'alcool et qu'ils se gardent de > préférer à l'abolition un monopole ou des i surtaxes, moyens essayés par d'autres na-j, tion-s et abandonnés dans la suite comme . dépourvus d'efficacité sérieuse. Qu'ils se 1 persuadent de l'impuissance de ces demi- > mesures. . En matière de prophylaxie sociale. les ; demi-mesures sont inopérantes. Elles frois- . sent ceux dont elles dérangent les intérêts, efc ne satisfont pas les béuéficiai-res, faute ( de résultats tangibles. Dans le passé, . maints exemples nou® avaient convaincu ' t du bien-fondé die cette thèse. La comparai- ; son des méthodes suivies par les giouver- . nements alliés depuis le début des hostilités rient lui fournir l'appui d'une impor- , tante et décisive démonstration. *** ' Qu'on nous permette de faire un bref exposé comparatif de ce que, depuis la guerre, les gilandes nations amies ont fait contre l'alcooii-isnie. Il s'en dégage unie impressionnante leçon de choses. En France," les deux actes les plus.mar-qpanis d;e la lutte antialcoolique ont été ' ia suppression définétirve die l'absinthe et de ses similaires et la réglementation d'ou-; ve.rture des débits de boissons. Dans la ' pna.toqiie, la première de ces dédisions est la seule qui ait, eu quelque effet. Quant à la réglementation, sortie dte si laborieusiea " riiscuesionts au cours desquelles le ministre ; de riiïtérieur dut prendre l'avis des diébi-♦ants, on peut dti.re qu'elle reste lettre-' morte. Comme l'a dit un humoriste, el3e semble un peu, comtue le sabre de Joseph Pru-Ûliomàne, fai.t.3 pouir combattre l'alcoolisme ou... pour te défendre au besoin. En vérité, bourrée d'exceptions et de. correctifs elle » paraissait frappée d'avance d'une caducité ■ rapide. L'événement a confirmé cette pré-; vision. Il suffit, peur s'en assumer, de voir • combien, à tout moment et partout, l'interdiction <$98 liqueurs aux militaires est vaine - parce qu'elle ne s'appliqnie pas~err même* | temps aux civils. Autant dire quelle* ■ n'existe pas. En Angleterre, le souci est trop deve-< ■ loppé de ne pas heurter brusquement les' 1 habitudes, pour que îa guerre ait donné ":ie;i à des manifestations contre l'aleooL ■ plus effectives qïse platoniques. Toutefois 1 le-s heures d'ouvc-rtui'e des débits ont été ' progi'éssive.mer.t rédu.ites. Le progrès obtenu doit Atr-c bien mince, puisqu'une pétition recouverte de deux millions de signa-tores, réclamant ia suppression totale des spiritueux pendant la guerre, plus une période de six mois après la démobilisation, .viiient d'être- envoyée aux Chambres. Est-il meilleure preuve de l'inutilité des mesures palliatives ? Par contre, dès août

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Périodes