Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 11 Juin. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 20 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/gb1xd0s25q/
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231, 'ANNEE. — Série nouvelle. — N° 9Gf TJo Numéro ; ÎO centimes (S centimes au Front) LUNDI 11 JUIN 1917. REDACÎIOS ET AMIMSTIiATIttf 3, Place des Deux-Ecus, 3 PARIS Téléphone : Central 33-04 BUREAUX AU HAVRE: 28"r, Rue de la Bourse, 28"' LE HAVRE Téléphone : 64 Beige DIRECTEUR Fernand NEURAY LE XXE SIÉCLE ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par moi9 » 7 fr. 50 par trimostre. Angleterre. 2 sh. 6 d. par mois. » ... 7 sh. 0 d. par trimestre Autres pays 3 fr— par mois d 0 fr. — par trimestre. PUBLICITE S'adresser à l'Administratioi du Journal Les petites annonces sont égalemer reçues à la Société Européenne ci Publicité, 10, rue de la Victoire pari (jui en a le monopole pour Paris. Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris riKieùit ai» â l'étranger "uns u* «m./ A la suite de la publication de notre article « Une lamine, un danger » (voir le XX" Sicclè dù 19 mai) nous itvons reçu de France et d'Angleterre plusieurs communications intéressantes, toutes approuvant l'idée maîtresse de cet article, à savoir l'insuffisance de la propagande belge à 1 ctvangèr. La lettre que nous publions ri-dessbus est ù la fois la plus précise et la plus significative : elle nous est adressée par un de nos compatriotes qui a vécu ces trois années de guerre dans les pays d'outre-mer: Mon cher XX" Siècle, Je viens de lire l'article publié dans votre estimé journal sous le titre : « Une lacune, -un danger ». Que de vérités j'y trouve énoncées ! Hélas ! il n'y a pas qu'en Angleterre que la sympathie se soit refroidie pour la Belgique et les Belges. Une des principales "causes est celle que vous énoncez dans votre article. Il faut bien reconnaître qu'on ne connaît en haut lieu que trois moyens de propagande : 1) S'os légations et consulats. Hélas î quel volume on pourrait écrire — et combien il serait triste — sur l'activité (.si j'ose m'exprimer ainsi) de la plupart de (nos légations et de nos consulats à l'étranger ! Permettez-moi de vous citer, entre cent, un fait dont j'ai été le témoin attristé : dans une capitale que je pourrais citer, ville commerciale très importante, il n'a pu6 fallu moins de trente mois (Censuré) Ayons le courage de regarder la vérité tn face : Presque partout, nos légations et nos consulats ont été intérieurs à leur tâche, et il n'est pas encore certain qu'on s'en rende compte dans notre département des affaires étrangères. J'espère que Sièelc, dont la pafci-traa .r. . let les campagnes patriotiques sont approuvées par l'élite des iwltfcs, fi quelque confession où à quelque parti qu'ils appartiennent, saura, lé moment venu, dire toute la vérité à cet égard. 2) L'envoi de missions. Loin de moi la pensée de contester leur utilité ! Mais le travail dé nos missionnaires aurait dû, pour donner son maximum, être préparé êt organisé mieux qu'il ne l'a été. Ce ne sont ni les grands discours ni les somptueuses réceptions qui exercent une influencé sur l'opinion publique. Quand les lamnions sont éteints, quand l'Jcho des réceptions et des discours s'est évanoui, Qu'est-ce qu'il reste ? Ainsi que vous l'avez écrit, rien n'est utile comme la propagande ûjjcrète, comme l'influence personnelle, comme le pouvoir du mot dit au moment opportun et dans l'oreille qu'il faut. Si la discrétion ne me retenait et si je ne craignais d'affliger de braves gens, pleins de bonne volonté d'ailleurs, mais qui ne connaissent pas l'a. b. c. de leur métier, que d'exemples je pourrais ivous citer à l'appui de mon affirmation ! Avez-vous jamais lu que les Allemands 'aient einvoyé à l'étranger, si ce n'est en Turquie et en Grèce, des missions officielles de propagande ? Vous savez cependant epre l'influence allemande chez les neutres s'exerce déplôraWement depuis le commencement de la gu&rre contre nos alliés et contre nous. 3) L'envoi de documents. On a inondé nos légations de papiers, et tel ministre de Belgique à l'étranger était tout fier de me montrer dans son cabinet de travail des monceaux de publications rangées en bon ordre. On en a bombardé les directeurs de journaux de l'univers entier Aï quid per. ditio haec ? Ici encore je pourrais vous citer des exemples. J'ai été en relation au cours de mes pérégrinations avec maints directeurs de journaux. Ils ne lisent pas les documents qu'on leur envoie, Us n'ont pas le temps de les lire. Combien de fois m'ont-ils demandé d'en extraire à. leur intention une phrase, une idée, un résumé qu'ils pourraient publier ? Lé concours intelligent de la grande presse est indispensable pour toucher le public ; et On ne peut l'obtenir sans la collaboration constante de journalistes professionnels, seuls capables par leurs relations et par leur connaissance du métier de faire passer dans les feuilles publiques dés articles de défense nationale. Mon «avis est que le tunail do propagande ne peut s'exercer dans les cadres de notre vieille diplomatie. U requiert l'activité d'hommèS ardents à* souples à la fois. Un grand danger nous menace de cc ehef. Tout ce qui a été fait en Viie d'organiser et d'aider notre marine marchandé restera stérile si une réforme radicale n'intervient prompijtcment. Je connais un consul à qui notre ministère des affaires étrangères a demandé un rapport sur les produits, l'importation, l'exiportàtipn, l'activité du pays où il résidait. J'ai vu le rapport ainsi obtenu. Et bien, je l'aurais rédige tout aussi bien que lui, dans mon bureau, en consultant quelques bouquins. Ce consul n'a pas même pris la peiné de consulter lé; négociants belges établis dans ce pays ! N'est-ce pas malheureux ? Et dire qu'un grand nombre de Belgef Intellectuels et cultivés sont dispersés, un peu partout, dans tous les pays du mon de ? Plusieurs donnent dès cours particu liers pour tuer le temps ou gagner leui vie. Il eût été facile et peu coûteux dt les mobiliser, de les organiser pour lr défense de nos intérêts, d'accord avec lé; conseils économiques belges établis à Pa ris, à Londres et à La Haye. Quel dos eier merveilleux on eût pu réunir gràc( à cette collaboration ! Mais il aurait fallu pour cela rompre avec la routine archi-séculaire des bureaux qui ne jurent què par les agents officiels, les missions officielles, les documents officiels. L'officialité, voilà l'ennemi ? Permettez-moi de terminer par ce cri, dont je Souhaite que vous fassiez un cri de guerre. . www LA " VEILLEE DES TOMBES " à rvo« re-Dame L'illustre église vibre encore des hymnes de la Fête-Dieu. La France et la Bel-giquè — comme deux statues, voilées d'un crêpe où la gloire, inatlgré tout, rayonne — y viennent parler de leurs morts. Tour à tour, les solistes, MM. Van Dyclc et Ghasne, les orgues, tenues par le maître Widor, chantent la gloire des soldats tombés au champ dhonrieur,\ font appel aux miséricordes, aux justices divines. La justice ! C'est d'elle surtout que le P. Hénusse, aumônier militaire belge, i parlé. Il a fait ùn émouvant parallèle entre le soldat ïranç^Sv épris, jusqu'à l'enthousiasme de la beauté morale, de fhoîis neur, et se levant pour leur défensè ; et le soldat belge, ému, comme les paroles royales en sont le témoignage vibrant et répété ■=— ému surtout devant le droit violé, la justice outragée. Le cardinal Amette, qui présidait la cérémonie, a tenu à affirmer une fois de plus la fraternité franco-belge, la certitude de la victoire et des réparations légitimes.Le ministre de Belgique et les ambassadeurs des puissances alliées, dé nombreux officiers français et belges, assistaient à cette émouvante cérémonie. Les nefs et les faleries de l'immense église contenaient \oeine la foule accourue. Ët l'on songeait aux jours, évoqués par le prédicateur, où, dans une autre église, un autre cardinal priera pour nos morts — et où nous serons là, priant et pleurant avec lui... * ' ■ ■ w/vwv LES ETATS UNIS ET LA BELGIQUE "La MUp doit-être L'OBJET D'UNE sollicitude spéciale" Le Morning Post a publié dans «on numéro du 1er juin une correspondance dé Washington d'où nous -extrayons ce passage affirmant la chaleutreuse sympathie (lies Etats-Umis pour notre pays : « Dans quelle mesure et sous quelle 'forme l'Allemagne sera-t-olle obligée de payer pour toutes les destructions qu'elle a accomplies ? C'est une question à débattre lorsque îa Conférence de la paix sera réunie et il est posGSi>le que ]>çs Etats-Unis soient moins exigeants que les alliés. Mais en ce qui concerne l'indemnité à la Belgique, les Etats-Unis insisteront autant que l'Angleterre et la France. Des gens qui sont en relations intimes avec le Président disent que la Belgique doit être l'objet d'une sollicitude spéciale de la part des Etats-Unis. Sans avoir commis le moindre crime envers l'Allemagne, simplement désireuse de maintenir sa neutralité, vivant en paix avec ses voisins, la Belgique a été' attaquée par l'Allemagne, parce que la violation du territoire belge était supposée le moyen le plus facilé d'écraser la France ; et c'est la Belgique qui a le plus souffert de la brutalité germanique. Faire là paix sans que l'Allemagne doive- payer, ce serait approuver le crime ; et les Etats-Unis seraient, seulement à un moindre degré, les complices du crime allemand. C'est pourquoi l'Amérique, tout en n'aptprouvajjt pas l'imposition d'indemnités de punition à l'Allemagne, lui demande justice, et la justice ne serait pas satisfaite tant que l'Allemagne n'aura pas accordé réparation à la Belgique. » Progrès partiels au sud d'Ypres ET NOMBREUX RAIDS sur le front britannique NEUF AVIONS ALLEMANDS ABATTUS 14 heures. Nous avons effectué une nouvelle progression, au cours de la nuit, en un cer. tain nombre de peinte du front de bataille ail sud d'Ypres- Des coups de main exécutés avec succès, la nuit dernière, au sud-est d'Epehy, au 6ud d'Armentières et au nord-est d'Ypres nous ont permis de faire dix-sepi prisonniers. Des détachements ennemis ont été re-poussés à l'est de Le Verguier et au sud-ojest de La Bassée. 20 h «5. Il ne s'est produit aufcune nouvelle con trc-attatjae au sud d'Ypres. Toutefois, l'artillerie allemande a continué à montrer de l'activité dans ce secteur. Nous avons exécuté, avec succès, aujourd'hui, différents coups do main au sud de la Souchez. Activité rie l'artillerie ennemie vers Fon. taitre-leG-Croisilles. Six appareils allemands ont été abattus, hier, en combats aériens et trois autres contraints d'attarrir avec dos avales. Trois des nôtres ne sont pas rentréé. Il y a 35.000 allemands hors de combal LES ANGLAIS FONT USAGE DE LIQUIDES ENFLAMMES Londres, 10 juin. — Le correspondant de l'agence Reuter sur le front britannique télégraphie dans la soirée du 9 juin : L'attaque lancée hier soir contre nos positions sur la crête de Messes a coûté aux Allemands terriblement cher, ainsi que le démontrent lus iïerniers renseignements. Nous avions poussé en avant une concen> iration tncrveilleïise de canons, de sorte que nous aiwns dominé le terrain à travers lequel nous devions développer notre attaque ; les conditions pour Vobservation étaient excellentes. On évalue que les pertes ennemies depuis le matin du 7 juin sont égales à cinq fois le nombre des prisonniers que nous avons faits au cours dès combats de jeudi. Nous recueillons encore de nombreux prisonniers.On peut citer le cas de la 5° division bavaroise qui releva une autre divisiovi la vieille de l'attaque et clo)it les survivants furent retirés pendant la mût de jeudi, parce qu'ils ne valaient plus rien comme unité dé combat. Tous les prisonniers témoignent qu'ils avaient subi une éprei\?e épouvantable. Ils considèrent nos projections d'huile bouil lante et de liquides enflammés comme des représailles pour leurs proprts méthodei de guerre. Quelques heures après le commencement de la bataille, nous avons pu concer/frei sur les sections capitales pouf l'attaque un feu même plus intense qu'au début oi toutes les pièces se trouvaient dans da positions préparées depuis si longtemps c l'avance. [Le nombre des prisonniers allemands étan officiellement évalué à plus de 7.000 hommes les partes ennèmiès depuis le 7 juin dépasse raient, d'après cette dépèche, 35,000 hommes. LES PERTES ANGLAISES SONT PEU ELEVEES Un correspondant du front reproduit, oer tains passages du radio allemand qui préten< excuser la défaite. Il y est d,it notamment qiu « les Allemands, en quittant leurs, première: lignes, ont infligé aux .Anglais de très lour des pertes. » Le correspondant riposte : Pour nous, qui avons parcouru les avan <} cées de Messines et de Wytschaete, nous avons découvert un grand nombre de cadavres boches, peu de cadavres britanniques.Au fait, voici des chiffres : un bataillon d'attaque n'a eu que trois blessés, une compagnie n'a perdu personne et, pour l'ensemble de l'affaire, nos alliés ont subi des pertes très inférieures à 10.000 hommes. LES HECATOMBES D'AVIONS ALLEMANDS Londres, 10 juin. — Du 2 au 9 juin, les aviateurs britanniques ont abattu 95 appareils ennemis. Quarante-six avions britanniques sont signalés manquants pendant la même période. LES RAIDS ANGLAIS sur l'Ensemble du Front Nombreux Allemands capturés et tués D'un correspondant de guerre, France, 9 juin. — Sur le front de La première armée , quatre raids ont été exécutés, avec grand succès, la nuit dernière. Au sud-ouest de Lens, les Canadiens on\ établi un nouveau record dtzns le nombn de prisonniers capturés en une aventure de cette espèce, puisquHls sont revenui avec tout près de 150 Allemands. Au sud-est de Loos, les troupes anglai ses ont fait 12 prisonniers et ont pris uni mitrailleuse, laissant beaucoup d'Aile mands morts dans les tranchées. Plus au sud, un autre ,aid eut lieu. Et somme, une grande activité agressive re gne sur tout le. front en ce moment et h est probablement vrai de dire que l'ennem se voit harcelé comme il ne l'a jamais étt aiiparaiarit. (Daily Mail.) 3ans le secteur de Nieuport, l'artillerie française est active 14 heures. Au cours do la nuit, actions d artillerie courtes et violentes sur divers points di front, notamment dans la région de Craon ne-Chevreux. Des reconnaissances ennemies ont tenit d'aborder nos lignes vers le Monumeni d'Hurtebisc, au nord-est de Prunay et sur le! deux rives de In Meuse, au Mort-Hommi et au bois des Gatirières ; aucune de cc; tentatives n'a donné de résultat. De notre côté, nous avons exécuté un coui de main sur la rive fauche de la Moselle dans la région du chemin de ter de Tliiau court. Nos détachements, pénétrant dans li tranchée adverse en plusieurs points ont infligé des pertes sérieuses à l'ennemi détruit des abris et ramené une vingtaini de prisonniers. 23 heures En Belgique, une vive action de notn artillerie déclenchée dans le secïeur d< Nioupbrt-Balns a causé des dégâts impor tants aux tranchées allemandes. Sur le Ghemin des Dames, des fraction! ennemies qui avaient pris pied, ce matin à la faveur d'un coup de main, dans ui petit saillant de notre ligne à l ouest d' Corny, on ont été immédiatement reje tées. Quinze prisonniers, dont un officier | sont restés entre nos mains. S Dans la période du 1er au 7 juin, notn - aviation a livré de nombreux combats e abattu vingt et un avions ennemis, don la chute a été constatée et deux ballon captifs qui sont tombés en flammes. EN RUSSIE LE SOVIET REPOUSSE des invitations à partir Le peuple paraît se rendre compte que l'anarchie ne peut durer Le Soviet vient d'adresser à l'armée russe l'appel Suivant : Le commandant en chef des armées allemandes sur le front a lancé à nos troupes un radio-télégramme provocateur qui propose de leur indiquer la voie vers une paix honnête et le moyen de cesser la guerre sans rompre avec les Alliés. Le général allemand parle ainsi parce qu'il sait que les troupes révolutionnaires russes repousseraient avec indignation toute proposition ouverte de paix séparée, c'est pourquoi le commandant en thef ennemi invite nos armées à conclure un armistice séparé et propose des pourparlers secrets avec les chefs militaires allemands sur le front est. Dans son radiotèlégramme, le général allemand déclare qu'un atmistice séparé ne présente pour l'Allemagne aucun avantage. Mais cela est faux, car parlant de l'inactivité de l'armée allemande sur le front russe, le général allemand oublie ce que la Russie ne peut pas oublier, à savoir l'échec russe sur le Stockhod. Le général allemand oublie que les troupes russes savent où ont été emmenées, loin de notre front, les divisions et les lourdes batteries allemandes ; il oublie qu'on entend en Russie le bruit des combats sanglants qui se livrent sur le front anglO'ftançais ; il oublie que la Russie sait que la débâcle de ses alliés serait aussi, celle de la Russie et la fin de sa liberté politique. Les sentiments exprimés à la fin dé cet appel sont tout-à-fait réconfortants pour les Alliés ; il' ne manquerait plus que de ' les voir traduits en actes. Après deux mois de pure anarchie, il semble d'ailleurs que la plupart des Rus-1 ; ses reconnaissent la nécessité de placer. sans délai un pouvoir aisolu dans les mains drhomihes énergiques, p.our traiter aussi radicalement qu'il sera nécessaire, les prétentions excessives des émeutiers. qui se méprennent sur le sens réel de la liberté. Le journal Den, rendant compte, de la séance de jeudi au conseil des députés ouvriers et soldats, dénonce le péril démagogique. La minorité maximaliste a, en efîet, em-1 pèch'é les orateurs de la majorité de ter-1 miner leurs discoure. « Si le président perd ainsi son autorité — éci'it le journal — comment sera-t-il possible de fixer le ré-1 sultat des scrutins ? Le danger est grave, : non seulement-pour le conseil dès députés, ' mais pour la révolution elle-même. » La commission qui prépare la loi relative à l'assemblée constituante, a fixé à 18 ans l'âge minimum des électeurs ; elle a estimé què puisque les jeunes gens die 1 18 ans défendent maintenant la patrie, ils ont le droit dé participer à la vie politique { du pays. »■'" 1 — www ......... , ; m iMfflt «im ' L' « Ëohô Belge » du 23 mal écrit : n Nous apprenons de source autorisée que Mgr Van de Wetering, évêque d'U-' trecht, a donné sa démission de président ■ d'honneur de « Volksopbeuring ». Il y a 1 quelques mois nous avions la satisfaction '■ de constater que M. Borginon, président ■ de la même société, la quittait également. > Ceci montre à quel point novs avions raison d'écrire que « Voiksopbeuring » était i une œuvre dangereuse et contre l'unité de i la Belgique. La démission de l'évêque d'U-i trecht nous donne pleinement raison et 5 tous les Belges seront heureux d'apprendre cette décision. i> EN ESPAGNE LE CABINET PRIET0 a donné sa démission Le conflit entre les officiers et le pouvoir civil a amené sa chute Une nouvelle crise ministérielle s'est ouverte hier à Madrid. Le cabinet Garcia Prieto a donné sa démission. L'événement . n'aura surpris personne. 11 était facile da prévoir que le successeur du comte Roma-nones ne pourrait conserver le pouvoir, étant donné le caractère de sa politique extérieure, qu'à la condition d'avoir avec lui le pays tout entier et de ne trouver suc son chemin aucun élément de discorde. M. Garcia Prieto ne sera resté au pouvoir que quelques semaines. C'est en effet le 14 avril que le comte de Romanones qui avait adopté une politique de fermeté à l'égard de l'Allemagne jugea opportun de se retirer devant 1 opposition de quelques-uns de ses amis et des germanophiles. On sait que ce sont surtout les incidents militaires de Barcelone qui ont provoqué la démission de M. Garcia Prieto, mais la nouvelle crise a des causes plus profondes qui intéressent toute la vie économique et morale de la péninsule et qui nécessiteront en fin de compte un changement radical dans la politique intérieure et extérieure espagnole. LA CAUSE PRINCIPALE DE LA CRISE ! LES INCIDENTS DE BARCELONE On mande de Madrid au Temps : Le mouvement d'indiscipline et d'opposition ouverte à certaines dispositions du régime constitutionnel dont les officiers de Barcelone ont pris l'initiative, loin de se calmer, s'étend et s'affirme. Les officiers ne se contenteraient plus des concessions accordées par le gouvernement à la suite de leur manifeste comminatoire. Ils demanderaient la disgrâce d'un certain nombre de .chefs de corps et de généraux investis de hautes charges. C'est dire que les officiers rebelles, après avoir exigé du gouvernement l'assurance publique que des représailles ne seraient pas exercées contre eux, dic-te»t maintenant de9 représailles. Aussi la presse libérale et avancée constate-t-elle que le nouveau, comité militaire, dit « junte de défense de l'arme de l'infanterie ». devient un comité d'attaque. Il y a plus. Les officiers de toutes armes constituent un comité central, ou junte directrice de l'armée entière. Les organes libéraux en concluent à un mouvement révolutionnaire d'une espèce nouvelle tendant à l'annulation du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif et aussi du pouvoir judiciaire, en vertu de l'application ab-soluede la loi dite des juridictions, déférant aux Ift^is tribunaux militaires tous crimes et délits contre la patrie èt l'armée et qui semble être une survivance de l'époqu« des pro-nunciamentos.A ce même propos, la Liberté de Paris écrit : C'est quelque chose de beaucoup plus grava qu'une crise ministérielle qui vient d'éclater en Espagne. Si M. Garcia Prieto et Ses collègues abandonnent la partie après quelques semaines de pouvoir, c'est parce qu'ils ont essayé de maintenir la suprématie du pouvoir civil et qu'ils paraissent avoir échoué dans cette tâche. ■ WWV\ 1 — Les Belges abattent un avion allemand Faible activité d'artillerie sur tout la front. Hier, un avion ennemi a été descendu par un des nôtres. ■■■ —^-^www « — Un journal finançais vient de se fonder à Petrograd, sous Le nom dé Journal de Pe-irogrûd.— On annonce la mort du député français Marc Matliis, qui représentait l'arrondisse-ment de Méricourt (Vosges) et était questeur de la Chambre. — M. Jonnard, haut-commissaire d-es puissances protectrices, est arrivé en Grèce. FEUILLETON DU « XX» SIECLE ». 41 Le Maugré PAR Maurice des Ombiaux XXIII — Suite — Aussi reçut-il plaisamment l'envoyé de son prédécesseur. Clovis ]\Jico avait réfléchi. Il reconnaissait maintenant qu'il avait trop préjugé de la crainte qu'il inspirait et de la terreur du maugré. Il avait eu à faire à aussi entêté que lui, le prince n'avait pas cédé et le moulin avait séduit un varlet de ferme. Pèut-être les amis lui avai-ent-ils fait remarquer que les torts étaient de son c<tté et qu'en refusant de payer encore l'ancienne redevance, il avait marché à rencontre du droit et nui à leur cause plutôt que de la servir. Il s'était ravisé, mais trop tard ; l'àccord avec le ré-, gisseur n'était pluô possible puisque Ca-gnou se trouvait en possession d'un bail dûment signé. C'est pourquoi il se décida Avec autorisation des éditeurs Calmann-Lévy, rue Anber, 3, Paris. ■g—n—BMI m ras——c—— «miwrwii— à entrer en pourparlers avec l'envahisseur pour l'amener à composition. Le nepu de Mico se présenta, donc à Firmin pour lui oîfrir de reprendre le bail moyennant une indemnité. Mais le gaillard n'avait aucune envie d'abandonner sa conquête pour retourner h sa Condition antérieure, même àvec le bSnéfiCè d'une somme rondelette. — Quand on a goûté de l'état de patron, répondit-il, on n'a pas envie de redevenir serviteur, même avec plus d'avantages qu'avant. Mico neveu insista. Il renrésenta à Ca-gnou, 'que le moulin était ténu par la famille depuis des temps immémoriaux, depuis répoq>ue, peut-êtrè, où il avait été construit sur la colline. — Mon oncle y a des droits imprescriptibles, disait-il. Ce n'est pas pour un coup de tète (Ju'il doit en être privé. Un honnête homme comme vous ne voudrait pas profiter de cette situation pour frustrer de son gagnè-pain un vieillard. Mais l'oreille de Firmin n'entendait pas ce lanigage-là. — Vous marcheriez à l'encontre des coutumes du pays, si vous ne vous entendiez pas avec mon. oncle, si vous teniez le moulin contre son gré, et vous risqueriez de n'y faire que de mauvaises affaires. — Pour ce qui est de mauvaises affaires, tranquillisez-vous ; j'ai déjà une bonne, clientèle àssurée et saris doute ne fera-t-elile que s'accroître, car tous les tenanciers du prince d'Antoing, qui sont allés ailleurs pendant que le moulin ne tournait plus, reviendront chez moi. — Ne vous y fiez point. Mais vous avez ^aioa——o————MI le temps dé réfléchir, je reviendrai vous voir, si vous le permettez. €omme le neveu de Mico n'avait pas cesser de parler civilement, Firmin ne voulut pas être en reste vis-à-vis de lui. — Revenez quand bon vous semblera, répondit-il, je ne demande pas niieux que d'avoir de bons rapports avec vous, mais pour ce qui est de vous recéder le mou-, lin, vous perdrez votre temps et vos peines, je tiens à vous en prévenir. — Peu importé, je reviendrai. A la Roncière, quand Firmin n&conta la visite, Lambert se réjouit à la pensée que son ennemi Clovis Micô, qui l'aurait volontiers fait larder de coups d'eusta-ches au cabaret par les paysans ameutés, en était arrivé à mettre lès pouces et à proposer un aiccomodement au lieu fie parler avec arrogance et de menacer. Il se frotta les mains. — Noub, dit-il, quand nous sommes entrés ici, on nous a tout simplement fait dire par l'innocent que nous n'avions qu'à déguerpir, qu'à nous én aller n'importe où ; toi, tu as plus dé chance, nous avons essuyé le feu pour toi, on te propose un chapeau ou Un pot de vin. Mais il s'v prend trop tard le bonhomme, le moulin et lui ne peuvent plus avoir ensemble rien de commun . Victor Mico revipt ainsi qu'il l'avait annoncé ; il implora Cagnou, lui représentant son oncle comme accablé de douleur parce qu'il avait quitté le vieux domaine familial où les sièns étaient morts, où il était né, et qu'il devrait ferhiér les yeux dans une demeure étrangère, rien n'y fit l'homme qui a l'amour en tête në s'in» quiète pas des tristesses des autres- L'envoyé majora encore la somme qu'iJ c avait proposé à Firmin pour lui cédèr i son marché. Non, fit celui-ci. Je ne pourrais, d'ail c leurs, vous abandonnoo.* mes droits sanï c l'assentissement du prince d'Antoing et i jamais son régisseur ne consentirait à t rendrè le moulin à votre onèle a'près tout r ce qui s'est passé, de sorte que ce 9acri fice d'argent serait inefficace pour vouf» — Qu'est-cè qùè cela peut Vous faire, du moriient que nous vous payons ? — Ce que je vous en dit*, c'est par hoh c nêteté, et pour vous montrer l'inutilité de r votre tentative, moi je suis décidé à ne r vous rien remettre du tout. Je vous paie î rais plutôt le chapeau si vous y aviez c droit i — Il ne s'agit pas de chapeati. C'est le t moulin que mon oncle veut. 1 — Il ne l'aura pas. y — C'est votre dernier mot ? I — C'est mon dernie«r mot j — Cela ne vous portera, paà bonheur, < Cagnou se mît à rire : c — Le bonheur n'est pour rien là dedans, i ce n'est pas cela qui empêchera mes meu- c les dé tourner; je ne suis pas superstitieux; t le vent ne s'inquiétera pas de votre malé- 1 cliction, croyez-le bien. Si c'est une menace t que vous m'adressez, je la prends pour ce qu'elle» vàut ; on s'est desabitué de vous craindre, votre maugré s'est retourné contre vous, voyez Où il vous a conduit. Mico se retira sans plus rien dire. Quelques jours après, lé facteur dès postés monta jusqu'à là butte pour rèméttre à Cagnou une missive cachetéè. Firmin l'ouvrit : c'était unè sommation anonyme d'avoir à quitter le moulin' endéans les dix jours, faute «m—pamoBNii'n f :e quoi, après le dixième jour franc, il se» ait exposé à la vindictè publique. Déjà les Sassour et suWout Torlne lui .valent appris à ne pas s'émouvoitr des ommunications de ce genre ; il se conten-a de la transmettre au régisseur d'An-oihg qui la fit parvenir àù jprocuireur du oi. XXIV Cependant Eleuthère s'inquiétait des fré- • uentes visites à la Roncière du nouveau neunier. Il s'était résolu à aborder Torine, nais, ainsi qu'il l'appréhendait, elle n'était ►lus la même avec lui. Avait-il rompu le harme en l'abandonnant un jour sur la oute des Trois-Berlus pour se sauver à ravers champs ? Toujours es>t-il qu'il avait 'impression, èn conversant àvec .elle, de >arler à une personne qui lui paraissait ►eaucoup plus lointaine. Elle ne lui avait Pourtant pas gardé rancune de sa fugue, jar elle l'accueillait aussi honnêtement [u'auparàvant et ne lui adressait, aucun eproche ; sa voix était toujours fraîche,, laire et mutine, mais elle avait perdu ce on d'intimité qu'il lui connaissait danseurs entre tiens antérièuras, jamais pliai lie ne se faisait engageante et c&line. Maurice des OMBIAUX. ( À suivre).

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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