Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 21 Septembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 25 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/js9h41kp9f/
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LE XX SIECLE OsM^tldteri ibelae &m È&amœ RÉDACTION &ADM1NISTRATÏON JSiit rw de la Bourse — LE HAVRE Téléphone: Le Havre n° 1Ï.05 Sirecis«p : ratUIDHOUT Tontes les communications concernan la. rédaction doivent être adressées s8*",rue de la Bourse,Le Havre. LONDON OFFICE: 21 ,Panton Street (Leicester Square) s, w. !f aBQNNEMEBISS- Franca 2fr. 60~f>armo$«. » 7 fr. 60 partrtmoâfcrçi Angleterre..... 2sh.ôd. par raote. » .... 7sh.6d. par tclroeafca® Hollande., 1.25 florin par mois. j » .. 3. 75 flor. par trtmeet^a. , Autre» P9X8v ®fr. » par mots., » .. 9 fr. » par trîiPAtôftr PUBLICITÉ S'adresser à /'Administration du jowtkàS au Hatre ou à Londres Annonces 4' pages Ofr. 40 la l?tp» Petitesannonce84* page: 0fr.30hrïi9R« Les petites annonces sont cgcftemeat reçues à la Société Européenne c/e pvbtt-c/té, lo, rucde la Victoiret Paris, qui en a le monopole pour Paris. Us ami do la Belgique —o— Gbez le Mm d'Egypte Alexandrie, le 7 septembre. Comme j'avais appris que le sultan voûtait biein s'intéresser aux impressions que je rapportais de mon séjour de deux mois en Europe, je me suis renfdm au palais de Ras-el-Tme, villégiature 'd'été dos souverains d'Egypte, qui étage son "clair groupe- j ment d'e bâtisses à la pointe du cimeterre d'or qu'Alexandrie allongé, en courbe môlie, le long des flots bleus d'e la Méditer- ; fanée... ' * I! étaiit dix heures. Dans lia grande cour | intérieure, se faisait ila relève de la garde, : et sur le sable éclatant, les soldats égyp- ! tiens — uniformes blancs et tarbouches . écarLates — défilaient martial-ement au rythme saïUitoliant die l'hymne national. Je fuis introduit dans un salon, aux meubles et aux tentures "vieil or et don/t les ; larges bai'es s'ouvrent sur le saphir im- ! merise ide lia mer. Le souiviemaiin vint au-devant de moi, les mains tendtues et, avec un accent de sincérité émue : « Partez-moi de la Belgique, me dirt-ill, de ses braves soidats et de leur admirable obef... » Et m,'ayant fait asseoir à côté de lui" il m'écouta très attentif, lud dire le fonction-"nement de La vite po#taq?ue et administrative belge saur Je rocher de Sainte-Adresse, la. iréorgani'seition de notre armée après les' «(preuves d'Anvers et de H'Yser, factivité yodontaiire et 'tenace du. Roi, le dévouement intfatigjabfte de la Reiine, la jovéïMle vaillance .du prince Léopold... — Et votre peuple, interrogea le sultan, ivotre peuple, là-bas, derrière les baïonnettes allemanidles ?... — I'l tient bon, Haut'ess© ; ia est fidèle et -il espère... — Je n'en a.ii jamais diouté, répliqua le j souverain... Et il ajouita, dans un élan : i w A'h ! j'aime beaucoup là Belgique, parce | •<Iiue-je la connais si bien... Pendant mes quiaitre années d'exil, elle m'a donné des ■jours inioubliabfes. Les merveilles artiisti-ques de Bruxelles, les fleurs de Gand (Je suiltan est un horticulteur passionné) m'ont consolé de î'mactjon.et de l'amertume. Puiis j'ai suivi de_ près vos initiatives législatives, -vos lois so(Jales. votee paluMi'q'Uie .^Jaryaim .à. i laquelle rtf associa Léopold II ; enfin, dans" les entreprises belges eh"Egypte, j'ai collaboré avec vos hommes d'affaires... Et sarvez-yous, en quittant votre pays, ce que j'ai 'dit à mes amis belges ? Je leur ai dit : Je remercie la Belgique de ce qu'elle m'a ; appris !... Comprenez, dès lors, combien j j'ai applaudi à l'héroïsme de la Belgique et j combien j'ai compati à ses iniques souf- ' fraraces. » Et mon auguste inAertocuteur me prit des «mains les tragiques photographies que je dois au> talent et à l'amiitié du commandant de Lapooy, qui fut mon compagnon dans le douloureux pèlerinage que je fis .à Ypres au débuifj d"ao*>t ; le sultan examina longiue-menit ces images de destruction^ et quand passa sous ses yeux celle où s'avèrent les blessures mortelles infligées aux Halles et à ila Collégiale, il frappa le papier d'un gieste nerveiux et s'écria : c( Et on parle de |>atx !... Savez-vous oe que les neutres, tous les neutres, que 'l'Allemagne veut prendre .pour intermédiaires, devraient lui réponse : •*- Commencez par réparer l'injustice qpe vous avez reconnu avoir commise vis-à-vis die la Belgique ; remd'ez Ta liberté à une nation qui a été la martyre de la liberté; renîdez une patrie à des soldats ouiii se sont •uniquement1 battus pour la liberté ; rendez jpon royaume à un) roi qui est un héros d'e •3a Liberté !... Après cela seulement on pourra partler de paix ! Sans dlourte, la paix aest désirable, mais une paix par la Justice et non' une paix par la Force... La Force {peut beaucoup! ; elle pent exterminer une enmée, massacrer des femmes et des crétines, détruire -des monuments ! elle ne sau rattft tuer IJâme d'un peuple, surtout quand ce peuple a. -été personnifié devant !e m n ride ^par'des figures comme celles du roi Albert et 'die la reine Elisabeth, du premier ministre de Bro<juev#le, du cardinal Mercier du bourgmestre Max... o> -Le sultan s'était levé ; i8 alla vers la fe-ïiêtre et, pendant quelques mstantsi, regarda, silencieux, la mer ; puis, .• e tournant ibrusicguemenb vers moi et me serrant forte-«Tenti la main1, iil dat, en appuyant sur chacun -de ses mots : « L'indépendance de la B^gique n'intéresse pas seulement les Aillïés, nii> même l'Europe : elle intéresse 'e monde, CAR CE N'EST PAS UNTOÛEMENT fUNE (QUESTION POLITI'0^TK, C'ES'^ UNE «QUESTION MORALE 1 ■» " Et dans cette salle d'un palais d'Orient, où rampèrent jadis tant d"intrigues, j'admirais 'die toûite mon âme ce souverain qui' clans sa conscience de grand honnête nomme, venait_ de trouver, en 'faveur de ïmon pays opprimé, ce cri' vensieur — beau et lumineux de la beauté et de Haï lumière »' un principe éternel ! FiRiiiN VAN DEN BOSCH. pi-ge belge aux tribunaux mixtes d'Lgypte. v. La Belgique et le comité feasee-italiea »0«| ' La réponse au tét^amme du bureau des Comités franco-italiens : M. (!e Broqueiville a adressé le téléomm- r^Ba^r-Luzatté- " C •es* avec. ™e émotion profbnde a-ue fei ])ris connaissance du télégramme par leqwe] vous voulez bien affirmer votre svffi-fajHife pour le peuple belge. Je vous remer-tré de tout cœur de vos nobles et nécomfor- 1 antes dédarations et je isuis fier die :rtioiv ffeur que vous faites à mon ipavs en ■ossifiant des délégués belges aux réunions ds 1 kos Comités. Avec foute mon affectueuse sympathie pour vos travaux, qui contribue- ; font si puissamment à cimenter l'union des freux grandes sœuns latines.. » 1 « BROQL'ËVILLE. » LES BRDIELLOÎS TIENNENT ' QUELQUES IMPRESSIONS TOUTES FRAICHES SUR LA VIE A BRUXELLES Un ami qui a quitté la Belgique, il y a quelque trois semaines, nous apporte des nouvelles fraîches sur la vie à Bruxelles. <( Elle y est, nous dit-il, aussi normale que possible; on se trouve en effet sous le joug; il faut se méfier de tout et de tous. Les Boches,cependant, se montrent moins arrogants qu'au début. Ce /qui les met particulièrement en rage c'est que le Brur xellois. systématiquement, les ignore et prétend continuera les ignorer- Ils passent par les rues, on ne les voit pas : leurs musiques jouent, on ne les entend pas.Cette attitude des Bruxellois,loin de l'aiblir,ne cesse de se fortifier. Aussi le moral de nos concitoyens reste-t-il excellent, à ce point même qu'on y ajoute foi aux moindres bruits pourvu qu'ils soient favorables aux alliés. Cependant, malgré l'absence de journaux belges, on finit par tout savoir, à condition de vouloir et d'oser. C'est ainsi qu'une reproduction, sans les gravures naturellement, du « King's Albert Book » a paru, de même que de « La Belgique neutre et loyale », de Waxweiler, du livre « J'accuse », dû à une plume allemande se passant de main en main et se lisant sous le manteau. Un petit détail tout à fait amusant de 'a destruction du zeppelin à Etterbeek. Alors que tout Bruxelles en connaissait les moindres détails, les journaux embochés de Bruxelles n'en avaient pas dit un mot. Les Bruxellois eurent vite fait de démontrer aux Boches qu'on n'avait pas besoin de leur presse vendue pour connaître les nou-xelles. A peine un d'eux approchait-il d'un groupe, entrait-ii da/is un café ou dans un tram, qu'une voix s'élevait : — Eh bien ! la canonnade d'hier ? ! Vous aviez cru n'est-ce pas qu'il s'était passé quelque chose? Et vous êtes allé voir!... E hbien ! ce n'étai tri en, vous aviez rêvé n'est-ce pas ? — Justement, ripostent les interlocuteurs. Et les Boches, verdissant de colère, de s'en aller exaspérés. Plus aue jamais, c'est par la blague à froid, par cette admirable zwanze qu'on les tie'nt et qu'on tient. La Laiterie étant devenu lejieu de rendez-vous de la Bocbeiie. plus un Bruxellois n v met les pieds. La ville a gardé son animation, les cafés regorgent de monde. Les hommes s'y rendent pour aller aux nouvelles tandis que les femmes et les jaunes filles s'occupent des bonnes œuvres. Et tous vivent dans l'espoir, sachant bien qu un jour viendra qu'on fera payer aux Boches toutes leurs avanies et leurs lâchetés- » Jésus et la guerre La «FranSfurter Zeitung » du 11 septembre 1915 (Ahendblatt), rend compte d'une vive polémique engagée entre deux théologiens suisses, le professeur Ragaz, de Zurich, et le pasteur Bolliger, sur le point de savoir quelle eût été l'attitude de Jésus s'il avait été mêlé aux événements actuels. Le pasteur BoHiger soutient que non seulement J ésus eût participé à la guerre, mais qu'il eoit même pris place dans les rangs allemands. Le professeur Ragaz s'oppose à cette opinion, qu'il tient pour sacrilège. Assurément cette controverse est déjà ef-tarante par elle-même. Ce qui l'est davantage c est de voir l'un des organes aile-mands les plus considérables lui consacrer en première page un long article dans ce ton doctorai et cette gravité lourde qui sont propres a la presse d'Outre-Rhin. Il appartient aux parchiatres « tirer de ces symptômes un diagnostic. Le cycliste Ooepflinpp ; a été exécuté ——»o<(.—. < j De I' « Auto » : < « Notre confrère boche « Rad-Well », du ! lb septembre, publie l'information suivante : i « Le champion cycliste suisse Emile Doer- < mger n est. plus en vie. Nous ne pourrons ; l?r4?îfissfce (îue PIus tar<:1 ^s rai- s sons véritables de cette mort, n l _ Ces raisons, à la publication desquelles ! s oppose, 'sans doute, la censure allemande •< nos lecteurs les connaissent. ' 1 Sur la dénonciation d'une femme de ' mœurs equivoques, l'ancien champion suis- f se fut ai'iUe lors d'un voyage d'affaires en ' Allemagne, sous 1 inculpation d'avoir com- 1 mumqué des renseignements militaires à ' une puissance en guerre avec les Boches s Le brave Doerflinger fut condamné à mort housc" COn dfi guerre siégeant à Mul- . j, -p! j°-Uveïn®me'n' ™'ss® étaft intenrenu ( a Berlin en faveur de 1 ancien coureur, mais il faut croire que. ladite intervention ne fut pas prise en considération puisque la gazette berlinoise, dont no«s parlons . plùs < Champion" »nCS m°rt dU ARMÉE BELGE . i »n>:- 1 COMPAGNIE CYCLISTE D'ETAPES 5 .... , f Tue ■ Capitaine-Commandant de la oornpa- 1 jnne cycliste det-apes est autorisé à recru- l er les anciens, gardes civiques licenciés c •éfugiés en France et fl.gés de moins die 'j5 m®, afin de compléter l'effectif de la com- c lagnie qui est sous ses ordres. Les anciens p tardes civiques que la, chose intéresse ipeu- s /en.1 s'adresser à lui pour les conditions l'engagement g Adresse : M. le Capitaine-Commandant d le la C. C. E-, armée belge, viâ Calais. a V' ' ' A LA MÉMOIRE DE NOS HÉROS J VHotre liste des morts VWWWVWVVVVI/VVVVWVVVVVWVVVVVVW Aujourd'hui sortent de presse les premiers exemplaires de notre « LIVRE D'OR DE L'ARMÉS BELGE n contenant la liste des officiers, sous-officiers et soldats morts au, champ d'honneur pour la patrie belge depuis le début de la ç/uerre. Nous prions nos lecteurs de remarquer que celte liste établie soigneusement d'après i des documents officiels est aussi complète que possible et qu'elle contient les noms de 1 tous les militaires belges tués depuis te 4 août 1914 jusqu'au 30 juin 1915. c Cetle liste comprend 24 pages in-folio et est mise en vente au prix de 0 fr. 60. Elle sera envoyée franco sur demantle accompagnée de 0 fr. 70 en bon postal ou en timbres belges ou français. Noli.s London-Office l'enverra franco contre 7 pences en timbres- c poste. s Les envois devant être faits dans l'ordre où auront été reçues les commandes, nous c engageons nos lecteurs à adresser sans retard leurs souscriptions à nos bureaux du 1 Havre ou de Londres. ^ LSJfflL5Ji.fiLEJ LA SITUATION MILITAIRE ira®, su sepiemorc, mcw.. Encore que les bulletins du grand quartier général belge soient d'une discrète sobriété, il est de notoriété que notre armée joue admirablement sa partie dans la guerre stoi-que des tranchées. Notre grosse artillerie,-— canons longs et obusiers, — dont les batteries se sont multipliées ces derniers mois, déchaînent un orage destructeur et nos troupes du génie déploient toutes les qualités vaillantes die notre race et toutes les ressources d'une parfaite formation technique dans la guerre de sape et de mines. De leur côté;, nos aviateurs sont constamment au vol et à l'attaque, seuls ou de concert avec les aviateurs alliés. Toutes nos aimes sont donc à l'honneur, car nos cavaliers sont parfois aux tranchées comme nos fantassins, et l'on sait que la garde incessante de ceux-ci fait de la rive de l'Yser un infranchissable cheval-de-friseCertaines canonnades aux lignes françaises paraissent dievokvretenir davantage l'attention." que nel'les des* derniers mois. T' er est notamment, ainsi de la volée d Mum «M a coulé sur la Meuse, à Sainil-Mïliiel, des ponts de bateaux. Il se peut bien que dans ce secteur, de forme paradoxale,, les obus français se croisent, maintenant en venant à la fois de nord et du sud, ce qui doit en rendre le séjour aussi désagréable que malsain pour. l'ennemi. On n'oserait pourtant en déduire que la « hernie de Saint- Miliiel » sera bientôt « réduite ». L'ennemi livre deux immenses batailles au fronit de Russie : l'une, au nord dsu Pripet, qui contient l'armée du général Roussky en Courlande et qui oblige l'armée du général Ebert à battre en retraite en Lithuanie ; l'autre, au' sudl du Pripet, dans laqiuelle l'armée du général Ivanof s'assure quelques nouveaux succès. :La bataille diu nord a incontestablement une importance plus .grande que la bataille du sud où, d'aillemrs, certains espoirs, un peu prématurément conçus, ne 3e sont pas encore réalisés. La puissante manœuvre d'offensive en éventail! exécutée par l'ennemi au nord, de Vilna a nialheureusie-menit réussi au delà même peut-être de Ses ambitions et met les troupes moscovites dans une situation presque critique. Vilna est perdu, ce qui est fâcheux ; mais les craintes d'un enveloppement des troupes qui défendaient ce secteur ne paraissent point vérifiées : ce qui est tout à fait heureux. C'est vers le sud-est que les Russes ont dû battre en retraite, formant ainsi l'aile droite les troupes qui tiennent encore à l'ouest et lu sud-ouest de Lida. .Dans l'incertitude des •ares informations, on ne sait encore .si l'ar-née du général Roussky, qui tient autour ie Dwin.sk et sur la Dwina, est coupée de 'armée du général Ebert. Les événements mt une Silure beaucoup moins précipitée >t décisive dans les secteurs de Lida, de 53onim et de Pinsfe, où l'avance de l'ennemi ie heurte à une vigoureuse résistance des irnère-gardes russes. Les Allemands affec-,ent de n'attacher di'importance qu'à leurs ipérations au nord du Pripet et d'abandon-îer poor -ainsi' dire à leur sort les Autrichiens- qui éprouvent au siud des revers et tes déboires variés. Les communiqués de 3erlin se bornent à annoncer dédaignieuse-nent « qu'il n'y a rien de nouveau à dire :n ce -qui concerne la situation des troupes illemandes sur Ile théâtre sud-est de la 'lierre ». De tout quoi, i] est manifeste que es- Allemands veulent frapper au nord de trands coups avant que l'automne n'ait ren-l-u ce pays presque impraticable. Déjà, les lottes de leurs soldats s'enfoncent darîs la >oue des chemins et des myriades de mous-iques enveloppent leurs chevaux dans les ièvreux marécages.Comibien <to temps pour-ont-ils encore mener ce train à la poursuite l'une armée qui parait une fois de plus être dérobée à teur prise ? £aul Crokaert. 3UERRE A OUTRANCE ! VEST MAINTENANT LA DEVISE DES OUVRIERS ANGLAIS Paris, 19 septembre. — Au cours d'une éunton qui a eu lieu cet après-midi, MM < lodge, membre de la Chambre des com- 1 nunes et président du Labour party, et ] imith, membre du comité national de dé- i ense, ont montré le rôle important de < Angleterre dans la guerre et . ont affirmé 1 i volonté de tous les Anglais de lutter jus- 1 u'au bout pour la paix et l'humanité. s M. I-Iodge a dit que les derniers raids ■es Zeppelins ont déterminé les derniers i acifistes .. déclarer la guerre aux assas- ins des enfants et femmes paisibles. > L'Allemagne a vouJu la guerre. Les An- 1 lais la feront jusqu'à la dernière goutte t e sang, et la classe ouvrière est d'accord i vec le gouvernement. c i I lise lettre li §Mr®l îmm ; »0«. ; SANTE DU DEFENSEUR DE LIEGE c EST RÉTABLIE C0uru le mois d«rnier que 5 , te santé de 1 .héroïque défenseur de Liege ï était chancelante. C'est le général Léman c lui-même qui vient rassurer ses comp.atrio- f tes dans une lettre parvenue hier diman- ( e au Havre et adressée à un de nos amis t qui veut bien nous en communiquer cet extrait : « Au -point de vue moral, dit le général, ! » je souffre cruellement de ma captivité. , :» féwier derniar je «entais moins P?r€e lue ma santé, grave- , » ment atteinte a Loncin, me marquait 5 » avec évidence que libre j'aurais été inu-" tile a ma obéré patrie ; mais depuis, grâ-» ce aux sains éclairas et dévoués des mé- » deems allemands, mon état physique 1 » s est considérablement amélioré, ai-je be- ( » soin, de vous dire où vont mes pensées » ni de quelles tristesses elles sont em- » preintes ? j » Cependant me «royez pas à du décoa- i » ragement, ca,r ce serait inexact. i Et. pour bien établir qu'il en est ainsi, te ! géa+rrrt ternrino sa iûttre : « Mon très cher compatriote, je vous ] » serre la main avec foi, avec espérance, a avec amitié. » r La lettre du général est datée de Blan- ' kenburg-sur-Mark et est k écrite au crayon c en raison d'une consigne », ainsi qu'il le < note lui-même. La canonnade autour d'Ypres j »o« j Le maréchal French fait le rapport que 1 voici : i f Depuis mon dernier communiqué en date : du 15 septembre, il ne s'est produit aucun ' changement dans la situation sur notre front. Les travaux de mines ont été p nssés r avec une grande vigueur de part et d'autre surtout sur la partie sud du front. 6 A l'est d'Ypres^ notre artillerie et cdlQ 1 de l'ennemi ont été très actives. c ■ «c- _____ c Ripostes énergiques d de l'artillerie belge ? Le grand quartier général belge communique' le 19 septembre, le bulletin suivant : Nuit calme. La matinée se caractérise par une grande activité de l'artillerie enne mie principalement contre la ferme de c Groot Noordhof, Oostkerke et Reninghe. a L'après-midi a été marquée par des tirs ,£ intermittents sur différents points de notre front et un bombardement assez violent de PypegaaJ. Notre artillerie a riposté éner- ® giquement et dispersé des travailleurs en- 1 nemis vers Sthoôre et à l'est du fort de c Knocke. ° Les magasins au M | Le ministre de la Guerre vient de décider n de donner utne organisation officielle à l'in- i stituition des magasins au front, qui fc.nc- s tionniaient depuis quelque temps déjà à la j, grande satisfaction de nos soldats, mais de manière insuffisante, nous l'avons diit. a Un magasin d© marchandises à délivrer D aiu front, au prix coûtant, tant aux soldats £ qiu'aïux officiers, sera constitué à Calais, ,j sous le contrôle diu C. S. B. C. (commaxide- men.t ^supérieur de la base d!e Calais) et la j surveillance administrative dé l'intendant j, circonscriptionnaire 4 X... — et y fonction- jJ nera à partir du t,r octobre prochain. 1T A la tête1 diui M. C. O. T. (magasin central tj pour officiers et troupes) se trouvera un ™ geationnain-e responsable. Le M. C. O. T. <j recevra ses marchandises de l'intendance s, pour les fournitures qu'elle procuire à la et troupe ; d'un comité spécial pour les four- i o tores qui ne font pas partie des approvi- " sioraneiments réguliers de l'armée, comité E îiui se composera de M'M. Borboux, déouité; 0 fe Meuleimeester, brasseur à Bruges, et | Dumon, entrepreneur d'e Bruxelles port de ner. Tools les mBgfîsrns édifiés au front par le , J'jftiité dans lequel figureraient notamment es personnalités précitées, seront repris )our compte - du ministère de la Guerre. Ils ^institueront dés magasins autonomes, m fous le contrôle du. elief de l'état-major de' di a division ou de _son délégué et la sus"veii- tr ance- administrative de l'intendiaiit circcm- di icriptionnaire. P; A la tète de chaque magasin, se trouvei-a tn gestionnaire responsable. ss Le tarif de vente sera calculé en prenant al iour base le- prix de tacture augmenté de m 0 p. c. — l'Etat prenant les certes éven- gi mettes à sa change et versant les bénéfices m ventu-els à des œuvres iniésressaint le soi* .at. te Il 1 Elf fflll \ ' JKXl I On n'a jamais reçu à Rome la plainte des cardinaux allemands contre les catholiques français -—0— La « Gazette de Lausanne » vient de pu-lier dans son numéro du 17 septembre la Bttre suivante de Mgr Baudrillart, daftée e Fribourg le 17 septembre : « Monsieur le Directeur, » Je lis dans le numéro du 16 septembre e la « Gazette de Lausanne » 1 information uivante • « Mgr Baudrillart, recteur de l'Institut atholique ,est arrive à Rome pour y proester contre la condamnation du livre « La "uerre allemande et le catholicisme » que 3s cardinaux allemands voudraient obtenir -u Vatican. » » Je viens en effet de passer quatre ou inq jours à Rome. Je puis donner MA JAROLE D'HONNEUR que pas un mot de lame, ou même de critique, ne m'a été .dre^é, ni par le Saint Père, ni par le Car-'inal secrétaire d'Etat, ni par qu-i que ce oit, au sujet du livre « La guerie alle-Qande et le catholicisme. » Il n'est d'ail-eurs pas vrai que les cardinaux, ou les vêques allemands, aient demandé la con-Lamnation de ce livre Je n'ai reçu à Rome [ue des témoignages évidents de confiance t même d'affection, dont je demeure pro-ondément tquché. » La « Croix >> de Paris a, de son côtéj, pu-ilié dans son numéro du 19 septembre une lépêche de son correspondant romain où tous lisons ce qui suit : <( Il est absolument faux que le livre « La guerre et le catholicisme » ait occasionné le 'oyage de Mgr Baudrillart et qu'il ait reçu a moindre observation sur ce sujet. » Au surplus, contrairement à des infor-nations tendancieuses, aucune lettre des cardinaux allemands n'est jamais arrivée t.u .Vatican à propos de ce livre. » Des affirmations de Mgr Baudrillart révélant du Vatican et du correspondant ro-nain de la « Croix » ordinairement bien 'n-ormé sur ce qui s'y passe, il résulte donc [ue les cardinaux allemands n'ont jamais lenmnd** à Rome de condamner l'ouvrage les catholiques français sur « La guerre al-©ma/nde et le catholicisme ». II faut pour' souligner l'intérêt de ce fait, appeler l'explosion de colère provoquée en Allemagne par la publication de l'ouvrage e Mgr Baudrillart, et de ses collaborateurs lu comité catiholiquje français. Nous ne rappellerons que d'un mot les irticles indignés que lui consacrèrent les ' aurnaux iallemands de toute couleur. Il v ' •ut bien mieux. Le 21 juin, la Kolnische 'olhszeitung et la Frankfurter Zeitung an- , L'Oncèrent que les cardinaux allemands ve-îaient d'exprimer solennellement leur ré-robation. Et ces journaux publiaient, en ef- 1 et, le texte d'un télégramme que les cardinaux archevêques de Munich et de Cologne enaient d'adresser à lempereur allemand : voici ce que les deux cardinaux télégra- ' biaient au kaiser : <( Révoltés par les calomnies sur la patrie ■llemande et sa glorieuse année contenues ■ans le livre « La guerre allemande et le atholicismc », ce nous est un besoin du œur d'exprimer à Votre Majesté, au nom ■e l épiscopat allemand tout entier, notre oulowreuse indignation. j Nous ne manquerons pas d'adresser une < lainte auprès du Chef de VEglise. (S.j von Bettinger^ card. arch. j de Munich ; 1 von Hartmann, card. archev. de Cologne. » On voit que dans ce télégramme, les deux ardiinaux, parlant au nom de l'épiscopat llemand touit entier, annonçaient qu'ils < .liaient adresser une plainte au Chef de i Egilise. Après bientôt trois mois, nous ap- renons que l'épiscopat allemand1 n'a pas i emandé la condamnation de l'ouvrage de ■ ï'gr Baïudriîlard et qu'aucune lettre des ardinaux allemands n'est arrivée au Vati- ELn au sujet de ce livre. ' La pressé allemande, qui a fait si grand1 upage au-tour de la menace des cardinaux, owd!ra.-t-elle bien nous dire comment a été c mue la promesse faite solennellement au t aiser au nom de l'épiscopat allemand ? c Prétendra-t-elle que la plainte si bruyamr c lent annoncée a bien été envoyée à Rome ? c faudrait en conclure qu'elle y a été jugée 5 i dénuée de fondement qu'on'a préféré la i mir pour nulle et non avenue. g Reconnallrait-on que les cardinaux, après ( voir pris le temps de la réflexion ou avoir l ressenti Rome sur l'accueil qui serait ré- c î-rvé à leur démarche, ont jugé plus pru- e ent d y renoncer ? c En attendant qu'ils aient, convaincu Mgr t auidrillard d'erreur, il reste que nous nous c '•ouivons devant un. nouveau trait de ce C uff kolossal au/quel les catholiques aile- a tands recourent pour en imposer aux ca,- lohques des pays neutres. A ceux-ci d'où- 1 Ptr les yeiux et de juger si des manœuvres i 3 cet arcire constituent une réponse suffi- c unie aux réquisitoires dressés contire la à -lerre allemande. — —o————- y «a guerre sus» mer. »o<p—- c ES TURCO-ALLEMANDS essaient de b SAUVER UN SOUS-MARIN T„ On mande de Méthylène que les APe- v ands ont vainement essayé, la semaine h irmère, de sauver le sous-marin qui se lt ouve bloqué depuis près de deux mois n ms le golfe d'Aivali, pa.r les mesures spé- o, îles prises par les amiraux alliés. A l'aide d'appareils de reievage très puis- ti nts. amenés à cet effet, les ingénieurs D lemands ont essayé dé soulever la sous- v arin et de lui faire francliir l'étroite lan- U ie de terre qui sépare le golfe de la haute v er. é fi Le feu d'es navires eiliés fit èdioueir cette t- atateve ^ 9BU0SRE BEOBE Gommuaiquè officiai flapis- —o— Paris, lundi, 15 heures. EN ARTOIS, notre artillerie fl, pendant \uit% violemment bombardé les ouvrages dé 'ennemi et gêné ses ravitaillements. Les • batteries allemandes se sont montrées par*-liculièrement actives (Iaxis la région des aubourgs d'Arras et sur le front de Crin-bon, oit la■ canonnade- a été accompagnée Vune vive fusillade et de rafales de mitrd euses. Les tirs ennemis ont été également assez wurris dans les régions de Foucaucourt, VHerleviUe et de- Tracy-le-Val, et ont pro-)oqué une énergique riposte de notre part. Devant F ONT EN OY, les Allemands ont ■xécuté à plusieurs reprises des tj'rs d'm-anterie, mais ne sont pas sortis de leurs ranchées. Lutte à coups de bombes fusillade et ca* lonnade dans la région de BERRY-AU-BAC ■-t sur le CANAL DE L'AISNE A LA MAUVE. Nous nous sommes emparés d'un posté; l'écoute allemand. A l'est de Sapigneul, EN CHAMPAGNE., wtre artillerie a répondu à an bombarde-nent de nos positions au nord, du camp de Ihdlons et arrêté le feu de l'artillerie lourd» dlemawie. Au nord de Perthes, un dépôt de muni-ions a fait explosion dans les lignes enne* nies. Entre VAISNE ET UARGONNE, l'activité le l'artiUerie ennemie s'est poursuivie pen-lant toute la nuit ; elle a été énergiquemenà '.on f rebattue. EN LORRAINE, nos batteries ont continué leurs tirs de destruction sur les ouvra~ jes de Vennemi et pris sous leur feu les nw* es de ravitaillement. Dans la région du BAN-DESAPT, notr# irtillerie de campagne a dispersé les travail* eurs ennemis» LES MENSONGES AUTRICHIENS ET TURCS Rome, 20 septembre. — Une. note offl. lieuse dément l'assertion du communiqué autrichien annonçant la fuite des troupes taliennes sur un front de plusieurs kilomètres, près de Plava, avec de grandes pertes. Cette note ajoute'qu'il n'y a eu ces jours-îi, dans ce secteur, qu'un coup de mam qui 1 été, d'ailleurs, repoussé. Petrograd, 20 septembre — Une note of-îcie.île dément catégoriquement que les rurcs aient infligé le 1er septembre une dé-aite aux Russes, dans les régions de Van ît de Melàsghert, avec des pertes importances, ^comnie l'annonce le communiqué turc Aucun engagement important n'a eu lien 1 cette date. Il est également faux que les Russes îient massacré les populations. »o« AU FRONT MONTENEGRIN Cetligné, 20 septembre. — Officiel. —• ^'artillerie ennemie a bombardé les baite. ies monténégrines du Krstatz et du Lov-len, mais sans résultat. Les Autrichiens ont dirigé également un en intense contre Klobuk, sur le front de 'Herzégovine. M. BERT A PARIS Paris, 20 septembre. — M. Bert, ministra les finances de Russie, est arrivé dans la natinée à Paria. Il a été salué sur le quai de la gare pair m représentant de MM. Delcassé et Ribot. LES F A !TS DU JO U R On confirme que les ministres de la Qua-ruple-Entente à Sofia ont remis, le U sep-embre, au gouvernement bulgare une noia \ 'ont le contenu est resté sceret. La réponse u gouvernement bulgare n'est pas encore onnue, mais elle pourrait bien être sérieusement influencée par une démarche de A M. Malinoff, Guéchoff, Daneff, Tzanoff t Tambolisky. Ces chefs de l'oppositiou % l'exception des socialistes qui ont refusé zur concours) ont déclaré du roi Ferdinand ue toute politique de faiblesse à Véqard des mpires du centre et de la- Turquie serait on traire au sentiment national et que le re-yur à l'alliance balkanique est le seul moyszb apabl d'assurer l'avenir de la Bulgarie-'ette démarche à laquelle on ne connaU pas. e précédent est très commentée à Sofm. .4 Consta,nt'ïïio>plet la situation va s'animant. Une rixe sanglante se serait produite*. : u a quelques jours, à l'Ecole militaire êœ ette ville, entre des officiers aUemands eh s officirs turcs. Il u aurait eu de nombreux blessés et H uatre morts. rvvwvwvu ■ Le bruit court à Petrograd que la DoumkL» 1 ui avait été ajournée jusqu'au mou- de no- " embre, serait convcxtuée beaucoup' plus tôt^ J ette décision nouvelle a sans doute pout ut de dissiper le malaise < iusé par la pro-igation du Parlement 'décidée par M. Gore-lykitne contre l'avis de plusieurs autres I tembres du gcuverne-ment. L eprésident dei ' : Douma, M. Rodzianko, doit être reçu par tsar pour lui faire part du mécontente-< ent de l'assemblée qui craint un retour-'fe-nsif de la bureaucratie mise en fort maiu lise posture dans la question des muni-ons. En attendant, les membres de la, ouma continuent à collaborer avec le gotb-rniement dans les commissions parlemen-lires, déclarant éneigiquement qu'Us ne mlent pas que les Allemands puissent pro-yer de ia moindre discorde. Aussi, espère-on que cette petite crise se dénouera rwpv ment* 4 i 21e ANNÉE. — Série nouvelle. — Ne 514 L>e numéro : 10 Centimes (5 CENTIMES AU FRONT) tnawÊUeejtcK ;'ï.vwukgEstrsac moue: musem ■^^aaMTO3«a>aapgrnaigwiaqraCT^?n;agrïmBiiivK»uffJ!^J«idflEii:^àiamiza^TOafgrg.'a3g'gg«ag)gfti«»Ulll Mardi 21 Septembre 1913$ ' P

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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