Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1918, 06 Mars. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 27 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/nc5s757n64/
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QUATRIEME ANNEE. — N8 2029 Lie Nlimèiro : 1© oenttmes MERCREDI 6 MARS 1918 PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone i Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal LE XXE SIÈCLE QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURAY LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse* 28** Téléphone i 64 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim» Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre LE DRAME ROUMAIN Notre collaborateur Charles Stiénon a publié au Correspondant des études remarquées sur les épreuves si douloureuses de la Roumanie. Il fera paraître prochainement en librairie un volume enrichi d'abondantes précisions ncnivelles sous le titre : « Le Mystère roumain et la défection russe ». On pourra juger de son intérêt en lisant Varticle suivant où se trouve évoqué un des drames les plus poignants de la guerre : Au mois d'août 1916, l'intervention, de la Roumanie, depuis si longtemps attendue, parut nous donner des gages de victoire. Au mois de février 1918, le roi de ce malheureux pays doit accepter unie entrevue avec le comte Czernin eit s'entendre fixer les plus dures conditions de paix. Des grandes espérances, mous voici ramenés aux rades réalités. Il âe s'agit pas de déposer quelques fleurs sur une tombe, parce que les mots n'ont encore secouru aucun peruple. Acculée, la 'Roumanie subit la loi , diu plus fort et, cependant, qui plus que les Belges, s'unirait aux Moldo-Valaques dans * un « quand-même ! » secret avec la'convic- 1 tion que la fermeté des âmes peut encore = modeler la vie. ] Et voici les deux termes du problème. Il s'agissait de conquérir la Transylvanie, i beau nom d'un Jbeau pays. Il s'agissait de 1 forger l'unité d'un peuple par la réunion i de tous ses fils dont beaucoup subissaient ] un joug étranger. — Il s'agirait, au,jour- • d'hui d'abandonner la Dobroudja et les i ■Portes du Fer diu Danube, les défilés de Jiu f et Dorna-Watra que nos ennemis appelèrent le <c Verdun des Carpathes ». Le dépouillement, après la capitulation inévitable.■Mais ce dénouement reflète l'image d'une lutte dramatique entre toutes où furent foroyés, pêle-mêle, un pays et son peuple. î La Belgique se trouva surprise par la r guerre. La Roumanie, elle, choisit son r fleure, et serait-il même prouvé, un jour, que sa décision fut brusquiée par le gouver- c nement russe, il n'en resterait pas moins g qu'elle eût deux années pour se préparer, c CepSrtîîSWS* on OTvffcrrtfTt: #S§WS? ctrt «Stë#1 î de victoire. Les Magyars, les -vrais enne- I mis, furent bousculés et rompue. Sur les 1 pas des vainqueurs les sympathies se çlé- c claraient, et la HongTie put voir plus clai- c rement ce qu'elle soupçonnait aiu fond des t âmes : l'irrédentisme enflamma les Tran- a sylvains. Hélas ! prompte fut la parade, 1 terrible la riposte. Mackensen et Faiken- c hayn prirent des mains défaillantes de E leurs alliés le commandement de la bataille jusqu'alors malheureuse : il vint, d'entre £ la Bukovine et le Danube, bien des nou- ' velles exaltantes, puis douloureuses, com- a me celles qui vinrent de Mulhouse, en 1914. Les Roumains durent lâcher prise, aban-donnant une conquête éphémère et « livrant ï aux bêtes » des amis demeurés victimes de leur trop rapide confiance. L'on vit aux 11 prises l'héroïsme désarmé et le calcul te- ® nace, prévoyant, implacable. Comme une * moisson sous un nuage de sauterelles, la j-V-alachie disparut, absorbée par les colon- s nés convergentes qui toutes visaient le cœur du pays : Bucarest fut jouée dans une bataille en rase campagne, après que le Danube eût été maté par les pontonniers de Budapest. La capitale perdue, l'invasion s'étendit de l'Ouest à l'Est. Comme sur une charnière s'appuyant aux Mpes, l'armée des Impériaux balaya tout devant «■ lie pour se présenter face au Nord, a.près i»e majestueuse conversion qui fit galoper tes d escadrons en bordure du Danube. A son c tour, du fleuve à la mer, la Dobroudja fut " conquise, et les Bulgares ne s'arrêtèrent d que devant l'inabordable delta danubien. I V t. * * p Entre temps, l'armée nationale défaite, démoralisée, n'en pouvant plus, fut cou- n verte, — enfin, — par les divisions mosco- s vites. Mais leur concours ne put enrayer h la retraite après s'être refusé à collaborer 1 au succès qui, devant Bucarest, permit d d'escompter, un moment, le retour de la r fortune Le gouvernement de Nicolas II y 1 méconnut ses intérêts en Aianquant à l'hon- a rieur; car (c'est un fait, sinon constant, en " tous cas moins rare que ne le pensent cer- c tains Machiavals trop inférieurs au Mal- Ç tre), il arrive qu'en politique l'honneur ap porte lé bonheur. En perdant la Roumanie, le tsar se perdit lui-même, car cette défaite c lit déborder la coupe de nos malheurs — « imprévus. • Mais, avant quie tout ne s'écroulât, on 11 vit luire une aube nouvelle. II ne tint qu'aux Russes d'en faire l'annonciatrice de jours e meilleurs. Grâce à la France qui écrivit, r là-bas, des pages trop inconnues, et si ré- c confortantes, la Roumanie ne mourut pas, 4 dans l'hiver 1916; l'armée de ce pays, sous c un souffle puissant, revint à la '4e. Si bien c qu'en 1917, tandis que les ardeurs de l'été a va laque mûrissaient les hâtives moissons * que-guettaient l'Allemagne, par delà le Se- d reth» une armée forte de 420,000 hommes, e sortait de terre pour reconquérir le sol dont n l'ennemi, déjà, tirait sa subsistance. 3 ° M .d Avant d'en arriver là, il y eût l'épreuve redoutable. Ceux qu'avaient épargnés l'ar- b tillerie allemande et les charges .des Ma- 11 gyars furent pris aux entrailles par un mal dangereux; et l'on vit, dans les bara- d quements des typhiques, passer comme 1 chez nous, une femme, symbole touchant ^ des douleurs du peuple, des charmes de la d nation, des splendeurs du pays. Autour 1 d'elle, se multiplièrent les dévouements et 0 se consommèrent les sacrifices. Mais,quand c la Reine passait, des moribonds trouvaient 11 leur agonie moins affreuse. d Le 22 juillet, lorsque le soleil se leva »m- 11 hrasant l'immense plaine aux horizons trompeurs, derrière les lignes roumaines c les fanions claquèrent au vent et les cœurs d des soldats s'exaltèrent au son de l'hymne $ Une réunion de parlementaires belges à Paris Une réunion des sénateurs et députés résidant en Belgique libre ou à l'étranger se tiendra prochainement à Paris. Les membres du gouvernement qui font partie du Parlement, y assisteront en cette qualité. II s'agit donc — non d'une assemblée officielle — mais d'une réunion officieuse et amicale. - ■fmrmmalaafti NOS HÉROS CIVILS Le baroa Capelle condamné à 15 ans de prison Nous apprenons de Bruxelles que le jaron Capelle, ministre plénipotentiaire et lirecteur général du commerce et des :onsulats au ministère des affaires étrangères vient d'être condamné par les Alle- nands à douze ans de prison. V• Son crime ? Le crime de patriotisme. ^ iaturell ement, qui fait des condamna- ions boches un incomparable titre d'hon- j' leur. Ce n'est pas la première fois que ^ e baron Capelle qui se " "iait beaucoup C( i ses compatriotes est victime de la bru- V( alité allemande. Une fois déjà, il avait ce ,té emprisonné, mais il avait été relâché, ai la ci Une famille belge ei qui a bien mérité de la patrie «j Voici un autre trait qui en dit long sur a régime de terreur sous lequel les Aile- [e aands oppriment la Belgique et sur le & ►atriotisme qui unit toutes les classes de to lotre peuple dans un même héroïsme. Cl Le 20 décembre 1917, dans une petite lo- cc alité des environs de Bruxelles, l'autorité 1) Ilemandie a fait arrêter une vieille darne sj le 76 ans, la baronne de Roest d'Alke- Wj iivd<v stêc bar-» 4 • PopderKV « Lvec elle, ont été açrêtés ses trois filles, 3S baronnes Pauline, Alix et Marguerite p e Roest d'Alkemade, leur demoiselle de a ompagnie, leurs femmes de chambre et n garde-chasse. Tous sont accusés d'avoir fa idé les services de renseignements de l'ar- lée belge et d'avoir donné l'hospitalité à y es soldats alliés évadés des geôles aile- ta nandes. ' sc La vérité est qu'on veut faire expier à V:' ette famille le patriotisme de ses mem- res. Cinq fils de la femme courageuse 0 ■ctuellemenit victime de la cruauté alle- lande servent la Belgique dans l'armée to u roi Albert. Le sixième, Etienne de Roest ni Alkema.de l'a servie si vaillamment en th îelgiqiuie même que, arrêté nar les Aile- di lands, il a été condamné à mort, puis nvoyé dans un bagne d'outre-Rhin où il tu u'bit avec les condamnés de droit com- ni lun la dure peine des travaux forcés inr ré igée à tous ceux quie nos ennemis con- bi entent à « grâcier ». à , vvww ' ■■■ Soti$ la botte allenjaijde « LES BOCHES SACCAGENT TOUT ju dl Suivant des informations données par es évadés de Belgique, les Allemands es ontinuent à faire sauter à la dynamite les re rosses machines et leurs fondations dans sa e nombreuses usines de la région de Mons. C1 Is enlèvent systématiquement les rails de ramways à vapeur. Les tramways à va- ^ eur de Quévy n'existent plus. Les déportations continuent aborninàble-îent dans la région de Mons. On y enlève, slon les hommes évadés, non seulement les T.' omîmes, mais les enfants de 13 ans 1/2. .undi, 25 février, Mons et les communes e Chillais, de Frameries et de i>our, dû-ent fournil* des jeunes gens. Mons er, a vré 300, tous de 14 à 15 ans ; Frameries en livré 74. Tous sont partis pour une ciesti-ation inconnue ; les évadés affirment en- m ore que dans la province de Hainaut on st recède au recensement des jeunes fitles le; e 13 à 15 ans. di A Mons, M. Wouthers, substitut du pro- à ureur du roi, serait arrêté. Bu ni — d; atiomal. Deux jours après, l'armée du co- 771 >nel-général archiduc Joseph était balayée t les Moldo-Valaques parquaient à l'ar- sa ière 30,000 prisonniers, 32 canons, arra- !jet liaient aux Austro-Allemands 250 kilomè- "f ~es carrés du sol roumain; la route de Bu- ei arest était ouverte. C'est alors au'ii fallut es ompter avec l'utopie mère des lâchetés; s0 bandonnés par l'armée russe défaillante, V" rabis pour la seconde fois sur le champ e bataille, • avant de l'être une troisième , ntre quatre miurs, à Brest-Litovsk, nos iftlheureux amis furent immobilisée; uand, déjà, leurs bras se tendaient vers ^ eux qui assistaient, muets et transportés e joie, à la déroute germanique. 2a Je ne sais si parmi tant de doulôuréuses m istoires vécues depuis quarante-quatre lois il en est de plus instructive que celle- ie: h., combien émouvante. Il sort du cadre di e ces lignes d'en rechercher les causes, té occasion, les conséquences. A ceux qu° lisse troublés et incertains le déroulement e nos communes imprévoyances; à ceux ui confondent l'âme d'un peuple avec les ontingences de ses efforts économiques; n eux surtout dont les utopies risquent de j ous affaiblir en énervant notre sentiment p; u devoir, l'histoire des malheurs rou- „c lains sera bienfaisante. Et, par-dessas L, >ut, nos sympathies vont aux hommes /v ourageux qui, malgré tout, demeurent fi- (r, èles à la cause commune. ^ CharlflR STIÉNQN. lor Le cardinal Mercier contre les aktivistes ■ ■ 1 Le Primat de Belgique remercie le clergé de sa fidélité patriotique Nous disions hier que le cardinal Mercier avait dénoncé les menées aktivistes dans une lettre adressée aux membres du clergé de l'archi-diocèse de Malines et lue dans les églises en tète du mandement de carême. Nous sommes heureux de pouvoir publier le texte de cette lettre où on retrouve avec émotion le patriotisme, l'élévation et la fermeté qui ont forcé l'admiration de fout l'univers civilisé. Vrai pasteur de son peuple, le cardinal Mercier le défend une fois de plus contre le» loups et les mauvais bergers ; Il s'acquiert ainsi un titre de plus à la reconnaissance de la. nation : Malines Septuagésime 1918. Chers Messieurs les Doyens, Chers Messieurs les Curés, Vicaires et Professeurs, « Lors des retraites ecclésiastiques, j'eus occasion de vous remercier, de vive voix, ?s adresses de sympathie que la plupart doyennés avaient bien voulu me faire jrvenir, pour m'assurer que dans les lestions brûlantes du, jour, le clergé dio-isain et l'évêque n'ont qu'une voix, un eur, une âme. Je vous dis alors combien lire soumission affectueuse me touchait, >mbien aussi elle me dédommageait des laques injustes dont j'avais été l'objet de part de quelques égarés, que je veux aire plus ignorants que coupables. » Vos nobles sentiments, vous m'en avez, i très grand nombre, renouvelé l'expres-on à l'occasion des fêtes de Noël et du ouvel An, et les quelques rares doyennés d avaient jugé superflu de protester de ur inébranlable union à leur évêque, tant i la trouvaient naturelle et au-dessus de ut soupçon, se joignirent à leurs devan-ers avec une complète ouverture de eur et une simplicité touchante, si bien le, à l'heure présente, je suis en possos: on des adresses et du Chapitre Métropo-\ain, et des doyens, curés et vicaires des !Wt&Ujrê:deux doyennés, du diocèse., » Le personnel enseignant 'tes Uio&ii* a ctits Séminaires et de tous nos collèges imité votre exemple. » Les exceptions ne comptent pas. Il ne ut pas regretter qu'il y en ait, car elles testent la liberté des signataires, con-airement à l'insinuation perfide que cer-ine presse a osé se permettre ; et elles nt, d'ailleurs, si peu nombreuses, qu'il : fa,ut ni nos dix doigts, ni même les cinq ngts de la main gauche pour en faire le tal. » Les adresses sont, au surplus, presque utes, solidement motivées, leurs auteurs •, craignant pas de regarder les accusa-ms en face, et de lewv porter des coups oits. » Même par une délicatesse que j'ai par-:ulièrement goûtée, les témoignages ve-cs de la partie flamande du diocèse furent digés en flamand, à l'effet de me faire en sentir que les cœurs flamands battent l'unisson du mien. » Du fond de l'âme, je vous remercie, mes en chers confrères, et de la spontanéité votre initiative, et de la cordialité de tre adhésion, et de la constance de votre ' été filiale. » Il n'est pas toujours aisé de préciser squ'où oblige en conscience, de par le oit canonique, la promesse de soumission i prêtre à son chef diocésain ; mais il t malaisé encore de dire où s'arrêtent le spect et la soumission d'un fils qui, pres-nt les mains de son père et recevant ses %brassements, lui dit Rêvant Dieu et de vant l'Eglise : « Je te promets respect et obcissance ». » Le soldat n'a fait ni vœu ni promesse, publique ou privée, d'obéissance à ses chefs ; mais le soldat sait qu'il est soldat, et si, au moment de la bataille, il s'arrogeait le droit de discuter les ordres de ses chefs avant d'obéir, il compromettrait la victoire et passerait aux yeux de tous pour un félon. » Ceux qui détiennent une parcelle de l'autorité savent qu'il est souvent flus difficile de commander que d'obéir. Aussi vous suïs-je profondément reconnaissant de vouloir bien me continuer ainsi que vos adresses me le promettent, "l'aide de vos prières, afin que le bon Dieu me fasse la grâce de toujours connaître, avec netteté, mon devoir, et de l'accomplir avec décision selon le vœu si touchant du temps de l'Epipha-n>c : a Ut et quae agenda sunt videant et ad implenda quœ vidorint oonvalescant ». » Après une expérience de douze années, vous devez avoir constaté que je suis heureux de vous découvrir, quand je le puis, le fond d,e mon âme ; mais il est des précisions» \ qu'il n'est pas en mon pouvoir de voufl') fournir. x * >> Il n'est pas difficile de se prononcer sur la moralité de V « activisme ». Saim s'être concertés, tous les évêques l'ont a%T préaié^d.e façon identique et réprouvé avec mBaUnU énergie. 'PiW lorsqu'il s'agit de la création aune mnversué flamande, neutre d Gana, du dédoublement des cours à l'Université de Louvain ou de la création d'une seconde université catholique, les intérêts religieux, sociaux, scientifiques, économiques mis en cause sont beaucoup plus complexes et leur accord est beaucoup plus laborieux, les problèmes qu'ils soulèvent ne pouvant être résolus qu'après un examen approfondi et par l'effort collectif des autorités compétentes et responsables. Demander de nous en engagement isolé, c'est vouloir nous faire outrepasser nos droits. Nous ne le pouvons pas. Faites crédit à vos évêques et comptons qu'alors, à leur tour, avec la même loyauté, ils feront ce que demandent d'eux les intérêts du peuple flamand, dé la Patrie et de l'Eglise. » C'est sur cette confiance réciproque que doit s'établir et se maintenir l'union sincère qui a fait jusqu'à présent notre force et notre joie. » Encore une fois, mes bien chers confrères, je vous remercie du réconfort que vos témoignages d'affection et de filiale soumission m'ont apporté ; je vous offre mes vœux de sainte année ; je vous renouvelle l'assurance que vous avez la plus large part à mes humbles prières et à mes quotidiennes sollicitudes et que je vous porte à tous, > sans exception de personfie, la même affection, le même respect, la même reconnaissance, le même inaltérable dévouement en Notre Seigneur Jésus-Christ ». D. J. Cardinal MERCIER, Archevêque de Malines. LA PART DU COMBATTANT Angleterre accorde 25,000 livres à la v^uve du vainqueur de Bagdad Londres, 5 mars. M. Lloyd George, demandant aux Com-unes le voté d'un crédit de 25,000 livres îrling pour la vei^va dû général Sir Stan-Y Maude, le vainqueur de Bagdad, ren-t publiquement un émouvant hommage la mépioire du défunt. « Aufaën général, déclara le prem,ier mi-stre, n'a su mieux que lui utiliser le fruit me victoire. Il poursuivit l'armée enne-<x après l'avoir défaite et la détruisit, » Le général Maude mourut victime de courtoisie innée. Visitant une région at-'nte de la peste, sur l'invitation de ses ibitants, bien que connaissant le danger tout en interdisant aux soldats de son corte de boire ou de manger quoi que ce it qui leur serait offert, il ne voulut pas iquer de froisser la susceptibilité de ses des. Il accepta la coupe qui contenait le oléra et il en mourut quelques jours plus d S'il avait consacré ses grandes qualités ïnerçfle, de prévoyance, d'organisation et xçtivité à ses propres affaires, il se serait quis une grande fortune, mais il les con-cra toutes au service de son pays, et il ourut pauvre ». En l'absence de M. Asquith, retenu ail-irs, M. Mac Kenna appuie la demande l don de 25,000 livres sterling qui est vo-; à l'uqtfiimité. ■ ■. liP VVWW 1 * Les amateurs de photo t-ils Intérêt à fixer leur choix sur l'appa-il Platos 6£ x 9 à 89 francs ?-Oui ! parce t'il permet la Photo en noir et en cou-•irs, et se charge en plein jour avec les Irn-Paoks de 12 poses. Donc plus d'aléas ur se procurer les fournitures en Plaies et Film-Packs, que Photo-Plait, 37, e Lafayette, Paris-Opéra, peut livrer en lantité ! Le Catalogue du Photo-Plcuit des )pareils de toutes marques est adressé a.tis contre 0 fr. 25 dout frais d'envoi. Aux nouveaux Cortès Le comte de Romanooès candidat à la présidence de la Chambre Madrid, 5 mars. Le Heraldo de Madrid croit savoir que les partisans de M. Dato refuseront de faire partie du cabinet de concentration. Le comte Romanonès, à qui on aurait offert la présidence des Gortès, réserve son ' acceptation. i .... . ... . AU FRONT FRANÇAIS li heures. Au Nord du Qfc.emin-des-Dames et à l'Est de Courcy, nous avons réussi des coups de main sur les tranchées ennemies et ramené une vingtaine de prisonniers. Sur la vive droite de la Meuse, lutte d'artillerie assez violente dans la région des Caurières et du Bois Le Chaume. Sur ce dernier point, les Allemands ont prononcé ce matin une attaque qui a été repoussée après un vif combat. # Une autre tentative ennemie au Bois des Chevaliers a subi un complet échec et nous a permis de faire des prisonniefs. En Lorraine, un coup de main allemand sur les tranchées tenues par des Américains a été repoussé. Des patrouilles de nos alliés opérant dans la même région ont fait des prisonniers. Dans les Votges. l'ennemi a vainement tenté, sur plusieurs points, d'aborder nos lignes. 23 heures. Au cours de latjournée, la lutte d'artillerie s'est maintenue assez violente sûr la rive droite de la Meuse, notamment dans la région du Bois des Fosses. Dans les Vosges, activité marquée de l'artillerie ennemie dans le secteur du Violu, au Pan de Sapt et à l'Hilsenfirst. Aucun événement important à signaler j sur le reste du fro^t* ! UN MONUMENT DE FOLIE «is PMimaMMMi • ISÏMI1MML.» écrit l'organe des Soviets Que le prolétariat allemand ne songe pas à en vouloir aux socialistes russes, nous le croyc^is sans peine. Malgré toutes les extravagances des gens des Soviets, on ne lira pas sans stupéfaction le factum suivant extrait de leur organe la Pravda : Nos pires appréhensions sont justifiées. Le commandement allemanl. ne s'est pas borné aux conditions de pa.ix vraiment draconiennes formulées dans l'ultimatum du,'21 février. Les imperialisines allemands redoublent leuirs réclamations contre le principe a de la libre disposition du sort,.des peuples i et arrachent de nouvelles régions à la Russie des Soviets. Ceipendant la délégation, quoique consciente de sa responsabilité énorme devant le pays et l'Histoire, a décidé de signer la conclusion de la paix en plein accord avéc les directives diu, comité central exécutif. La délégation n'a pa^.pu faire autrement, car le refus de conclure la paix dans les conditions émises par lfflggénéTsj Hoffmann signifiait la prolongation die la guerre pour arriver à une plus grande Refaite, à l'écroulement de la République des Soviets, équivalant à la déchéance dm principe même de la révolution socialiste en vue d'aboutir au gouvernement de Miliou-kof ou de Kerensky. «§ Le prolétariat allemand ne nous Tjlâmera pas pour avoir signé le*tra.ité d'une paix onéreuse, ca.r nous ne pouvions pas faine autrement. Les internationalistes n en feront pas un crime à un pays économiquement arriéré, ruiiné par une guerre de trois ans et demi, et ne possédant pas les forces nécessaires pour faire face à l'invasion étrangère. Quant à l'apparente inactivité du prolétariat des em. pires centraux, nous nou1. abstiendrons de j'Uiger son abstention actuelle en tena.nt compte de ce que les révolutions ne se commandent, et n'éclatent que àous la poussée'»de leur propre sève. Du reste, le traité soi-disant onéreux ne résoudra pas le litige entre la Russie des So-■jets ouvriers et paysans et les puissances de ■Impérialisme mondial ; mais, pour le moment,, le traité de paix accordera quelque répit à l{i révolution socialiste, qui en profitera largement, car des combats plus grands et plus décisifs sont, h attendre pour plus tard. — ' vwwv (( J3 .pépils le la classe ornière altanfleL» disail, il y a pclqogsjonrs, M. C. Hiiysraans M. Camille Huysmans a, paraît-il, dit cela sans rire. Cela prouve qu'il est décidément très fort, car nous ne le croyons pas naïf au point d'imaginer que les « genos-sen » soient prêts à répondre aux appels révolutionnaires qu'il leur a adressés en même temps qu'aux ouvriers de l'Entente. Que M. Huysmans ait eu cette illusion avant la guerre, passe encore, mais au printemps de 1918 ! Nous ignorons naturellement ce que le député Scheidemann a pu confier au se-;rétaire du Bureau socialiste international ians les affectueuses rencontres de Stockholm. Mais, à défaut de ses promesses ou le ses engagements qui ne vaudraient pas même un chiffon de papier, nous connaissons ce que les socialistes allemands ont Fait, depuis la séance du 2 août 1914 où ious,_ majoritaires et minoritaires, de -Scheidemann à Liebknecht, ont approuvé l'agresion contre la Belgique. Nous savons ce qu'ils font et ce qu'ils di- i sent après trois années et demie de guerre, i Mous les avons vus rivaliser de zèle avec "es syndicalistes chrétiens pour faire avorter les récentes grèves. Nous les voyons naintenant applaudir au dépècement de la ! Sussie et taxer d'impérialisme les reven-iications si timides des socialistes alliés. Le Vorwaerts déclare qu' « un gouvernement allemand qui se montrerait disposé à ïaire des concessions sur l'Alsace-Lorraine »t la Posnanie ne resterait pas vingt-quatre heures au pouvoir ». Et pour qui songerait i s'étonner i] ajoute que le gouvernement allemand n'est pan germaniste que - parce pie la nation allemande est pangerma-niste.Et un autre organe de la Sozialdemo-fratie, la Munchner-Post, avoue que les socialistes allemands ne peuvent garantir lue « les exigences qui seront demandées i l'Ouest ne seront pas du genre de celles rosées à l'Est ». Quoi d'étonnant puisque la Glocke du socialiste Parvus écrirait nasruère cette 1 Phrase citée hier dans le Matin par M. '• îdmond Laskine : « Les plus ardents parti- • >ans de Liebknedht eux-mêmes ne veulent •endre ni 1a. Belgique ni aucun des lerri-/oires que nous occupons ». M. Camille Huysmans sait tout cela 1 nieux que nous. N'importe. L'intérêt de > 'Internationale exige qu'on croie dans les i >ays de l'Entente aux dispositions révolu-ionnaires des socialistes allemands. M. t -luvsmans s'en portera garant. Il préten- : Ira même agir en excellent patriote et il i ;e prévaudra pour cela de lettres ou de élégrammes de certains personnages offi-liels dont la caution pourrait être mieux ila.cée. Nous croyons volontiers que M. Huvs-i:ans ne souhaite pas la victoire de l'Alle-nagne. N'empêche que sa politique y con-luirait tout droit si elle pouvait triompher, j'a^spture des Soviets qui confiaient à la :lasse ouvrière allemande la défense du erritoire russe est assez édifiante. Libre tu leader socialiste anglais H en de mon l'écrire au Bouskoé Slovo que « 1a, Révo- < ution russe a fait jaillir dans les cœurs i les prolétaires de toutes les nations une < lamme qui ne s'éteindra jamais ». Nous I avons, nous, ce qu'ell# a valu de ruines >t de souffrances à notre pays et nous ne < :royons pas qu'aucun patriote belge soit < ffnté àtv chejrcher .un modèle. < STYLO. 1 Le patriotisme ' des magistrats belges * C'est en pleine indépendance, dit le ministre de la justice, que ia (leur d'appel de Bruxelles a agi c»iitre les aktivistes* M. Carton de Wiart, ministre de la Justice, interrogé sur le point de savoir s'il y avait quelque chose de fondé- dans la version allemande de l'attitude prise par, l'autorité judiciaire en. Belgique occupée, et d'après laquelle la Cour d'appel de Bruxelles aurait agi suivant les instruction» qui lui auraient été adressées par le gouvernement belge, a répondu : « Il n'en est rien, et ceux qui donnent ou acceptent une telle explication, font preuive de la plus complète ignorance des relations qui existent en vertu du droit public belge entre le pouvoir exécutif et lé pouvoir judiciaire. La Cour ^d'appel da Bruxelles en enjoignant au procureur général de poursuivre, pour infraction aux articles 104 et 109 (lu Code pénal, 2 et 3 du décret du, 20 juillet 1831, les fauteurs du pseudo gouvernement flamand, n'a fait qu'accomplir, en pleine et entière indépendance, la mission que lui confient, l'article 9 du Code d'instruction criminelle et l'article II de la loi dui 20 avril 1810 con-, cernant l'organisation judiciaire et administrative de la justice. Le Code d'instruction criminelle confia à la police judiciaire le soin de rechercher les crimes, les délits et les contraventions, d'en rassembler les preuves et d'en livrer les auteurs aux tribunaux chargés da les punir. Aux termes de l'article 9 du même code* la police judiciaire s'exerce sous l'autorité des cours d'apoel. L'article II de la loi du 20 avril 1810 ne fait que préciser comment s'exerce cette autorité, en disposant .que la Cour d'appel peut « toute3 les chambres assemblées, entendre les dénonciations qui luji seraient 'faites par un de ses membres, de crimes et de délits; elle pourra mander le procureur général poiur lui enjoindre de poursuivre à raison de ces faits, ou pour entendre le compter eue le procureur général lui rendra des poursuites commencées. » Le 31 janvier 1918, les sénateurs et députés belges restés en territoire envahi, dénonçaient au premier président, aux présidents et conseillers composant,la Cour d'appel de Bruxelles, les actes d&? membres du soi-disant Conseil des Flandres et de ses délégués. Saisie d'une dénonciation formelle, précise, de faits incontestablement réprimés par notre législation pénale, la Cour djap-pel de Bruxelles, a, comme la loi lui' en faisait le devoir, prescrit l'ouverture d'une instruction. L'intervention de l'autorité allemande au mépris de l'article 3 du règlement annexé à la convention de la Haye concernant les lois et coutumes de la, guerra sur terre qui prescrit au pouvoir occupant de respecter, sauf empêchement absolu, les lois en vigueur dans le pays, a, an fait, arrêté provisoirement l'action da la justice. Elle constitue non seulement n,n empiétement grave sur les attributions lu pouvoir judiciaire mais une méconnaissance nouvelle des obligations qu'a assumées le gouvernement allemand en si-2Tnant la quatrième convention de Là Haye. L'abus de pouvoir commis par l'aïu-iorité allemande est d'autant" plus odieux pi'il a été accomoagné de la déportation. ;,n Allemagne de trois magistrats qui, au nême titre que leurs collègues de la Cour1 l'appel n'avaient fait qu'exercer leur .mission avec cette indépendance et ce courage qui sont l'honneur de la magistrat tare belge. » Lisez le le Mars LA NATION BELGE Grand journal quotidien d'union nationale AU FRONT ITALIEN -iL. Officiel. Rome, 5 mars. Le mauvais temps ayant continué pen-iant toute la journée l'activité de combat s'est limité© seulement à quelquies petits secteurs du front Dans la région de Loppic (Val Laga--ina) il y a eu un vif échange de canonnade. et nos patrouilles par des actions le harcèlement bien réussies, ont provo-pié une vive alerte dans les lignes enne-nies.Le long de la Piave, nos concentrations 3e feux ont réduit au silence des batteries idverses à l'est de Cornodella et près de 5an Dona. vww% 1 ■ IUX ASSISES DE U SARTRE LE PROCES INTENTÉ PAR M. CAIC.LAUX CONTRE M. C. HERVÉ EST AJOURNÉ Le Mans, 5 mars. Devant la cour d'assises de la, Sarthe a ité''appelée, aujourd'hui, l'affaire en diffa-nation intentée par*M. Cailloux à M. Gus-ave Hervé, directeur du journal La Vic-oire. * , Conformément aux conclusions du pro :ureur de la. République et sans opposition le la part des avocats des deux parties, la jour a rendu un arrAt de renvoi de l'af-aire.

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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