Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 17 Mars. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 20 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/cz3222s80d/
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LE XX SIECLE ÏÎÉDACTION & ADMINISTRATION Î8itr rue de la Bourse — LE HAVRE Téléphone: Le Havre 11" 14.05 Directeur : FDMHS MUl foutes les commimications concernani la rédaction doivent être adressées a8Uf, rue de la Bourse, Le Havre. LONDOIM OFFICE: 21,Panton Street (Broadmead House) ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mots. » 7 fp. 60 par trfmestMfr Mors Franc©.. 3 fr. » par mois. . » .. 9 fr. » par trimestre Angleterre.... 2sh. 6d. par mois. » .... 78h.6 4. par trîmestro PUBLICITÉ Correspondance de réfugiés ai communications personnelles : Sur le Continent: Les 3 lignes 0 fr. 50 La ligne supplémentaire..... O fr. 2ES Angleterre : la ligne 3 df. Quotidien beige paraissant au Havre p——i—É——■mtmm■■■■—J Gà et là O Paroles romaines —x— Dans ie Correspondant (n° du 10 mars), I. Lanzac de Laborie, au cours d'une in-L-i ogs.tnle étudo intitulée : « deux formules e paix européenne », reprend les Francis sur leur sévérité à l'endroit dies parlotes italiens diu Risorgimento, soulevés, es 1818, contre le joug' autrichien que leur voient imposé les traités de 1815. Le passage est ù citer. « Notre frivolité ou nos préventions nous ni rendus parfois- sévères en Franco pour is patriotes du Risorgimento : leur exu-léranre de gestes et de langage a provo-ué notre sourire, ou bien la violence de in.s s'cnti-ments révolutionnaires nous a hoqués. Pour les juger équitablement, il mf. nous rendre un compte exact, et de effroyable compression qu'ils subissaient, t de la liant0' valeur morale de beaucoup 'entre eux ; il faut relire et les admira-les réminiscences de Silvio Pellico, et un vre infiniment moins édifiant, mais éga-ment exact, la Chartreuse de Parme, car tendhal partage avec Balzac le privilège i1 transformer des oeuvres d'imagination i documents historiques. » Nous non plus, catholiques belges, nous p sommes peut-être pas sans reproche h >! égard. N'est-il pas vrai que nous nous mimes laissé élever dans la pitié, sinon ans le respect de la. « catholique Autri-îe » ? Assurément, tout n'était pas or pur ins cet alliage de patriotisme et de pas-ons révolutionnaires qu'on a appelé la Ré-)]ution italienne. Mais ce n'est pas la aues-bn. Qu'auraient donc fait les plus aisci-wés, les plus chrétiens, les meilleurs ntre nous à la place des Vénitiens et Lombards dominés par une nation iMBgère, brimés par l'insolence des Alle-laitis d'Autriche, et livrés à l'arbitraire urlA police sans scrupule dtont la mau-nstjfoi et la brutalité aggravaient encore o-pp.Vssion ? 11 ne fallait rien moins que os malheurs actuels pour nous donner re it\ée approximativement exacte de ce lartvtto, qui a duré plus d'un demi-siècle, pîttr nous mettre en état, de juger ce ■oeês en connaissance de cause. Un prêtre belge de nos amis, pieux, ar-nt an bien, et romain jusqu'il la moelle \s os nous disait, à Rome même, dans s premiers jours, d'octobre : les enfants ; mon patronage ont les larmes aux yeux îarid je leur rnconte les crimes des Alle-ands en Belgique ; hier, l'un d'eux, le 3'is inte-lUgeait et. le piHus éveillé, m'in-rrompit soudain' : « père, c'est épouvante ; mais comprenez-vous maintenant ie nous haïssions tnjmt les Autrichiens »!... 3 bambino appuyait, sur ce maintenant rec une maJfice admirablement italienne, ai compris le reproche et la le non. On ne e prendra plus à bouder au risorgi-ento...Ainsi noms parla notre ami. Je revois 'ici la scène et le décor. Soius le ciel xilin, un ibèau jardin développait ses misses ; des citrons achevaient de miï-r sui' les arbres ; une abeille s'attardait i,r les diernières fleurs; devant nous, les ibles coupoles, s'offraient aux caresses du >le;':l. Maire au lieu d'end'ormir notre diou-iu', cette magnificence en ravivait, l'ai-:"m L'image" de nos villes souillées par présencé et l'insolence des vainqueurs, le tableau de nos campagnes ravagées, 1 levant dans notre mémoire, nous irritait Mitre la trainiquille beauté de cet automne imin. — Voulez-vous entendre la. Brabançonne? us demanda soudain notre ami. Un phonographe, sur l'appui de la fenê-?, commença à égréner les notes. C'était voix de Noté, et un chœur d'hommes et femmes reprenait le refrain : « Le Roi, loi, la liberté !... » Nous trouvions cela coco, dvnns le temps. Est-il possible que soient les mêmes paroles ? Un flot d'émo-n nous dnondlait le cœur. Tel est le cadre où un prêtre belge se re-nt.it, par une belle matinée d'octobre 1914, la voix d'un ragazzo romain, d'avoir mé-ninu à la fois l'Autriche et les patriotes Liions.- N'importe. Nous ne nous en dédias pas : si l'Eurone veut une Allemagne cifique, qu'elle y remette l'Autriche, non m- l'Autriche, qui ne mérite ni estime ni i lié, mais pour l'Europe elle-même. .. Pour « la vraie paix » I La Bataille syndicaliste, organe parisien : socialisme le plus farouche, recevait il ;i unie huitaine de jours, pour sa propa-11Oc, cta trois de ses lecteurs soldats, la nune do 15 francs avec cette mention. : , Irais poilus syndicalistes envoient 15 fr. , ur LA VRAIE PAIX ».. 0 merveilleuse réaction — que notre con- -•re nous pardonne le mot ! — du bon ' :is français contre l'illuminisme de quel- , es "chasseurs de chimères ! Pour la vraie faix, non pas donc pour e paax à tout prix, boiteuse, iil'liusoire, et 1 ne terminerait rien; mais pour Ja paix i. on achevant, en détruisant, en morce-it. l'Allemagne, épargnera à nos enfants calamité qui vient de s'abattre sur l'Eu- i )c et où la civilisation occidentale a man- | é de périr. | 5ynidlicati«te ou non, le soldat, dans la . nehée, voit clair. L'air du front nettoie i horizon de toutes les lumées où sera- . >uilleaiit. sur leurs estrades et dans leurs reaux.tant d'orateurs et d'écrivains poli- i ues. Toutes ses pensées, tous ses senti-'iits, Doutes ses opinions, le soldat les iordonme. comme (le raison, au fait de guerre, au fait de l'Allemagne prussifiée, , rcssive et féroce. Tandis que trop de po- ] icien®, intelligents et bien, intenlionn'és i' ailleurs voienit pneanièrement leur ] 'ti, leurs intérêts, leurs électeurs, leurs , mués, eux-mêmes. Vaincre, faille durer la victoire, s'arran- j ■ oour en cueillir les fruits et en faire ; ihter nos enfants : telle est la. seule foi | l'umiq.ue espérance des soldats de tous t partis et de toutes les religions. C'est J ■ aui or raison, eux seuls. Hoi's rte cette | i>SE*rae salut; et le sang versé aurait lié en vain.. ^ >1 Compensation... a * corivspondont bruxellois do la Ga- -le. populaire de Cologne (l" mars 1915 n° 176), accuse le XX» Siècle d'avoir touch< jadis et de toucher encore les subvention* françaises!... M. le ministre die France ei Belgique doit bien rire !... Amusons utn moment <nos lecteurs aiuï dépens de oe malheureux gui fait métiei d'i.nsiiRer, pour trente et quelques deniers, un journal (ton>t la bonté lui a permis, pendant plusieurs années-, de faire patiente» ses créanciers. Quand il traduisait pour le XX' Siècle, dan® un français barbare, les infonnationt des journaux allemands, il ignorait donc que l'argcnlt qu'il touchait à notre caisse venait de la Légation de France ? Cette imparfaite perspicacité le désignait insuffisamment aux fonctions de censeur impérial et de surveillant de l'opinion bruxelloise, où il se carre avec une superbe comique depuis !'entrée des Allemands à Bruxelles. A la place diu gouverneur prussien, nous nous méfierions. Médiocre instrument de la kullure et de- la politique allemandes qu'un journaliste allemand qui a mangé au râtelier d'un journal belge « éclairé m par la France ! S'il le savait, c'est qu'il est bon à tout. S'il l'ignorait, quels services attendre, pour le métier d'Argus, d'un homme aussi borné?.. .Hélas! il faut craindre qne la kommanda.ntur, pas plus que nous, m'en aie pas pour son argent !... Rien no nous rendra nos monuments bombardés, nos soldats tombés, nos prêtres, nos paysans, nos ouvriers assassinés par les Allemands. Si haut qu'ils montent, les lauriers ,gu:o la victoire mettra à portée de notre main ne nous cacheront pas de si tôt les innombrables tombes dont la barbarie prussienne a couvert notre sol. Pendant plusieurs années, l'odeur des ruines oata'nées et sanglantes nous empêchera de goûter pleinement l'ivresse de la victoire, la douceur de la paix, l'orgueil de notre pays agrandi. N'importe. Une des premières joies dont la saveur adoucira l'amertume de nos deuils naîtra de ces journalistes allemands, obséqiuieux hier, insolents aujourd'hui, demain bannis, et pour toujours, demain renvoyés au pain noir de leur pays après des années de bombance dans la grasse Belgique. Leur bêtise, leur barbarie, leur platitude ne nous offenseront plus,plus jamais.Oui, devant les halles d'Ypres éventrées, devant cc qui reste, à Louvainn de Saint-Pierre incendié, le sentiment de cette délivrance atténuera noire douleur. Femand NEU R AY. NOS ministrI? en mission M. Cooreman, ministre d'Etat, revenant d'Espagne où il dirigea la mission belge Chargée d'aller saluer S. M. le Roi d'Espagne Alphonse XIII, est rentré lundi soir à Sainte-Adresse. Là CLASSE DE 1915 Ainsi que le porte l'arrété-loi récemment publié, les Belges niés- dans les années 1890 a 1896 feront partie diu contingent cte 1915. En attendant que les arrêtés royaux réglant- leur incorporation soient pris — et il faïut pour cela régler préalablement les accords avec les gouvernements français et anglais — les jeunes gens désireux de devancer la date définitive die l'appel peuvent comme auparavant souscrire des engagements volontaires. Il est. presque superflu de le dlire. le roi de Grèce se veage point les injures du diadeque Constantin iDe noire correspondant parisien) L'esprit cDe famille ne pousse pas seuîe-ment le roi de Grèce à négliger les intérêts ie son peuple et ceux de l'Hellénisme tout entier dont il est le gardien, il lui fait oublier aussi les services et les injures. Mans tes services qu'il oublie sont ceux de la France et les injures celles de l'Allemagne. Avant d'entrer en vainqueur à Salamque, îvant d'être nommé par Guillaume II maréchal allemand et de porter le toast fameux pie duit commenter et désavouer Vemze-«s, Constantin) avait connu les tristes jour-îiécs de Larissa, Pharsale, Demoko et Volo. L'année grecque qu'il commandait avait été jerasée par les Turcs. Entre l'humiliation lie 1897 et le triomphe de 1912, que s'était-il [>ass.é ? Une mission militaire française ivait réorganisé l'armée grecque. Ara lendemain dies désastres de 1897, la France n'avait quie des paroles de cansota-;ion pour les vaincus et. leur chef. L'Ailc-nagrue, ara contraire, les raillait lourdement. Les anciens camarades du Diadeque i l'Académie de guerre prussienne et. au leuxième régiment, d'infanterie de la garde l'avaient pount assez de sarcasmes pour le lau.vre Constantin. Dans, le récit de la guerre greco-turque et le la. campagne de Thessalie publié par le ;otanel allemand Adatbert Boysen, voici 'anecdote que nous trouvons : (1) i. Cher Constantin ! lui avait, dit, un jour, e prince héréditaire de Mein.imgen. Cher Constantin ! Tu serais vraiment taillé pour 'aire uin duc de Meiningen, plutôt qu'un roi le Grèce !... Tu n'aurais pas beaucoup ft ravailler ! Tu pourrais vivre parfaitement reureux i! » ci — Mais je travaille, moi, /oyons ! — protestait l'excellent Diadoque.» « Non ! non. ! — poursuivait l'autre impja-■able. Ce que tu fais, pour un futur roi le Grèce, ça ne s'aippellc pas travailler. La àclie nui t'attend est rudement rude !... Tu >om<pirends... ton pays, la. Grèce... elle a me histoire ! » Voici maintenant en quels termes l'écri-'aiai militaire allemand appréciait les ta-enls militaires du Diadoque : h La préparation militaire qu'avait reçue a Diadloque ne pouvait vraiment pas le 'cndrc apte à exercer d'une manière péronnelle et efficace le haut oommande-n,ont.». Sans doute, avec une instruction déquate, on aurait pu en faire un soldat présentable ». Mais « c'est tout juste s'il ,vait suivi une fois oecasionneliemcnt les ;ran«to manœuvres allemandtes d'a.u-»mne. » Après la siecoindie guerre fereco-turque, lepstantin. était promu feld-maréchal et iroclamé grand tacticien, allemand. Mais n journal d'Athènes, l'Rmpros, disait de armée : ii Elle parle grec, mais marche la française. » A. VIREY.. (1) Opinion tin 13 septembre 1913. ————————————sm : LaiiTelleiBcoflveiiics flellWYâreRoiio LE VATICAN LA REPRIME SANS RETAR Nous avons reproduit dans notre numéï d'hier 15 mars, une dépêche du correspoi dant romain de 1' n Echo de Paris » r&ppo: tant la bonne leçon qui vient d'être donne à l'« Osserva.tore Romano », à l'occasion i la reproduction^ par ce journal cathoiiqi et romain, d'un article du n Tijd », délei dant le nonce de Bruxelles contre certaint imputations et augmenté d'une citation <j la n Koelnische Volkszeitung », injurieus pour le nouveau ministre beige près le V; ticon. La n Koelnische Volkszeitung », dans l'ai ticle cité par le « Tijd », annonçait la pri chaîne arrivée ii Rome de M. J. Van de Heuvel, en ajoutant qu'il était l'auteur d un étude très remarquée sur la neutralité be ge et que la passion et la partialité dont avait fait preuve en traitant ce sujet, ind quait assez ce que l'on devait attendre d sa mission auprès du Pape. L'injjst.ice de celte insinuation saute au yeux de quiconque a lu la belle et impartial étude de M. J. Van den Heuvel. Il est vrc quon ne parait guère lire d'ouvrages Gl rieux à la rédaction de 1' n Osservatore Rt n-ano *. Mais a défaut d'avoir lu louvragr l i prudence eut dû port, -r le journal rom-r à ne pas se fier, .pour juger l'eeuvre d'un jv riste belge, à l'appréciation d'une sa,°tt allemande, fût-elle catholique. Et à défau de la prudence, le simple sentiment d: convenances et l'esprit de politesse, eussen dû lui interdire de donner diffusion à J'in pire faite tout ensemble ù la rèputatio; scmlifique du distingue professeur de I L niversité de Louvain et au caractère du rc présentant officiel de la Belgique près 1 Vatican. A-t-on donc maintenant, à 1' «Osservator Romano », le tact tellement émoussé par I, fréquentation des cercles germanophile qu'on soit devenu incapable d'y plus rici sentir de ce qui doit blesser a vif l'honncu de notre gouvernement, l'amour-propre d la nation et la dignité des catholiques bel gfs ? Le châtiment ne s'est pas fait attendre L'inconvenance était telle que le Vatican n. pouvait y rester indifférent. Il intervint aus Sitôt et imposa ;> 1' .lOoDorvQ.tore Hom-ano de se désavouer lui-même dans la forme de; notes officieuses du Saint-SièL'e. Voici le texte de Ja rétractation !mporé h l'organe romain : « Dans une correspondance sur le n-.no de Bruxelles, publiée dans le n Tijd » du : mars et rapportée, en dehors des rubrique: officielles bien connues de notre journal dans notre numéro du 10 mars, a été repro dn.it un extrait de la « Koelnische Volks/.ei tung » qui n'avait aucun rapport avec le bu de cette correspondance, et qui exprimai une conjecture sur le nouvau Ministre di Belgique près le Saint-Siège. » Nous tenons à déclarer que nous ne par logeons pas une pareille conjecture, et qu< même nous la trouvons contraire à nos ?"!) timents d'estime et de confiance pour distingué personnage » On remarquera ft la fois l'art et la maia dresse avec laquelle le journal romain s'exé r.ute II ne le fait visiblement qu'à contre cœur et contraint et forcé. Ca-.' enfin, s'il est vrai qu'il ne partageai pas la conjecture du journal allemand, t même la trouvait contraire à ses propres sentiments, pourquoi avait-il si complais un ment reproduit l'article allemand qui n'a vait aucun rapport, 1' « Osservatore » l'a voue, avec l'apologie du nonce de Bruxelles' Tout au moins pourquoi, reproduisant l'article injurieux pour Je représentent de la Belgique, n'y ajoutait-il pas spontanêni -<5i des réserves ? _ Est-ce qu'il faut un ordre à présent. S 1' « Osservatore Romano », pour expirimel ses sentiments d'estime et de confiance envers une personnalité catholique belge aussi éminenite que M. J. Van den Heuvel, lorsqu'elle est l'objet d'imputations blessante.; de la part do journaux catholiques allemands ? Lui faut-il 48 heures de réflexion (la rétractation de l'agression du 10 mars n'a paru que le 12 ma/rs) pomr réparer une inconvenance aussi patente î Le temps aidant, les catholiques belges étaient en (rein d'oublier que le même jour pal romain n'a toujours pas reproduit à l'heure qu'il est, une seule ligne de la. Lettre pastorale du cardinal Mercier. Pourquoi faut-il qu'il rouvre celte blessure et qu'il montre qu'il ne lit le n Tijd » que quand il s'agit d'y reprendre des articles allemands injurieux pour la Belgique, affectant .la ne pas le lira lorsqu'il publie soit les démentis de ses reporters aux mensonges allemands sur le cardinal Mercier,soit les protestations du cardinal lui-même contre les atteintes portées à sa dignité. Le Vatican a eu raison de rappeler nn? bonne fois à l'ordre cette impartialité d'ob-servatjur romain qui bat trop souvent la campagne. Les catholiques belges compi- nt. que la leçon lui profitera. F. P Leurs tentatives sont vaines Nous a.vone dit que le gouvernement allemand avait ol'foit aux chefs du mouvement flamand de transformer l'Université de Ganid en université flamande. On nous confirme le tait de bonne source en nous disant que c'est le général von Bis-sing lui-même qui a tenté ainsi de ressusciter les querelles linguistiques. Le gouverneur général a convoqué chez lui MM. Ver-meylen et Camille Huysmans et les a priés id'examinior avec lui les moyens de donner satisfaction aux flamands : "il a offert de créer immédiatement une université flamande à Gand. L'un et l'autre ont répondu que le peuple flamand attendait du gouvernement belge lui-môme, et non de l'ennemi, la réalisation de ses aspirations. Le même échec attend tous les machia-vels qui essaieront de diviser les Belges. Plus que jamais, Flamands et Wallons oampreninient que lXuiion fait la force. Dernières Nouvelles Communiqué officiel français LD du 16 Mars 1915 —0— ro Paris. 16 mars, 15 heures. n- L'armée belge a consolidé les résultais >r- obtenus par elle dans les journées précé- .dentés. L'armée britannique, après avoir ,:. repris SAINT-ELOY, a reconquis égale- ij- ment les tranchées au sud-ouest du village es et obligé l'ennemi à évacuer les tranchées Jp sud-est complètement bouleversées par l'ar- s'3 tillerie. a- EN CHAMPAGNE, nouveaux progrès au 0" mord-est de Souain. ® AU BOIS LE PRETRE, nous avons re- .j_ pris aux Allemands le reste des tranchées il enlevées par eux hier matin, ou, plus exac- 'i- tement, leur emplacement, car les argani- '* salions défensives avaient été complète- iX «i — ment bouleversées par les explosions dt mines. Sur les pentes sud du GRAND REICIIAC KERKOPF, une attaque ennemie nious avait enlevé hier matin une tranchée qu< nous avons reprise en faisant des prison, niiers. (Voir en deuxième page le communique français de lundi 23 heures nui est particulièrement intéressmt.) DEMENTI RUSSE A DES RACONTARS ALLEMANDS O Petrograd, 16 mars. — Les nouvelles annonçant l'évacuation prochaine de Varsovie sont dénuées de fondement Les Russes, après avoir fait subir une série d'échecs aux Allemands, pensent moinp que jamais à abandonner la ville, où le calme est parfait. LA SITUATION EN SERBIE—T* Londres, 16 mars. — On ennonee de soufl ce officielle serbe que le gouvernement et lei autoiités militaires serbes sont très salist laites de la situation militaire actuellev LE BUDGET PRÎ.'SSIEN Amsterdam, 16 mars. — La ChamJ>r( Haute de Prusse a approuvé le budget. ■ Le ministre de l'Intérieur a affirmé qui l'Allemagne ne remettra l'épée au fourreau que lorsqu'elle possédera des garanties ca panles d'empêcher ses voisins de l'attaquer, La Diète prussienne 6'esi ajournée au 2< mai 1915. ACCIDENT DE CHEMIN DE FEU —o— Paris, 16 mars. — Un frain de voyageur? et un train de marchandises sont entrés en collision, dans la soirée, près de Noisv-Ie« Sec. Il y a eu deux tués et plusieurs blessés.- i.\ ■■■■ m ■■ iwiiiii■■ mmiiw—n——«ii—■ ■■■!!■■ le " l Les tâches de demain lt- llf ^Excellentes paroles >s de JH. Paul ttymans it —o— VIndépendance belge a interviewé M. 'J1 Paui Hymens, à son arrivée à Londres. Le mouv.ea.u ministre de Belgique près la Cour de Saint-James a fait à notre confrère le des déclarations dont voici le passage principal : 0 ii Je n'avais jamais, pour ma part, douté ™ du "patriotisme belge; malgré l'âprelé de nos divisions intérieures. 11 y avait dans noire peuple des forces latentes que le pé-|r ril a fait écliore et se déployer. La Belgique 10 a prouvé qm'eilie est el. veut être une 1 | natiim, et. une grande nation. ■ Elle sartiira de la guerre neuve, fraîche - I et saine, comme un adolescent, après une c grave maladie, dont sa jeunesse et sa vi-3" | gueur ont triomphé. Ei nous aurons alors une immense on» 's ilrepriso die reconstruction à accomplir. Elle exigera \ninc loyale, unanime, fraternelle n coopération, que les leçons de la guerre, le (rapprochement des hommes», des classes, des partis rendront facile, je l'espère. 0 Que ne peut-on attendre de cette admi-" rable population qui, aux heures les plus ? dlures, ne désespère pas ! ' A Bruxelles, comme à Liège, à Gand, à. ." Anvers, cm subit le joug, sans se résigner, j sans s'humilier. Hors de Belgique, comme -, en Belgique, les Belges n'ont pfcts qu'une „ pensée : la patrie, qui dans leur esprit est inséparable de l'honneur et de la liberté. » Nous applaudissons de tout cœur à ces patriotiques paroles et nous ne doutons pas e qu'elles trouvent écho dans les cœurs île tous les Belges. :1 La situation militaire j des alliés est excellente s Importante déclaration ? de lord Kitchener i" à la Chambre des Lords i. —u—' Lord Kitchener a fait. Ilundiii devant la ^ Chambre dies Lords, (jud était bondée, utnc r de ses revues périod'iqjues de ta situation : militaire. 1 Le ministre die la guerre a souligné parti- - ouLièremenjt les récents, succès des armiées ^ anglaise, belge et française dans le Nord et - en Champagne et a ajouité : 1 » Notre action commune avec nos dcnix ■s alliés, sur le front occidental, n'a fait. 2 qu'augmenter notre admiration pour leur ténacité et leur endurance. 5 » Suir le front, oriental, les Russes ont fait bravement face ù toutes lies attaques »• allemandes. ^ » Les opérations qui se d'éroulcoif. dians i les Dardanelles montrent lia grande puis-1 sanee des flottes alliées. 1 ,» Je ne veux en dlire plus long à T heure 5 actuelle; mais la Chambre des lords peut ) être assurée que l'affaire est.en. bonne voie.» 5 Lord) Ki'tchenier s'é'lend ensuite longue-? ment, sur la. question des envois en mait-é-5 riel de guerre, qui doivent être abondants. > « C'est, dit-il, un point absolument essentiel que tous ceux qui participent à la fa-î# brica.'liion des fournitures de guerre fassent - l'impassible et se rendent conmte de l'im-i. iportance qu ont les munitions dans les opé-t rations du dhamp de bataille. » En. terminant^ le ministre de la giaerre déclare que le gouvernement étudie des ar-. rangements qui permet! ront de mettre sous le contrôle de l'Etat, les usines utilisées oommie manufactures d'armements. GÉNÉROSITÉ La Croix-Rouge, installée au Repos Sainte Elisabeth, à La Panne, vient de recevoir un don magnifique de 700 francs, résultat d'une quûte faite à Wolveringhem et Vinckem,par la Douairière Merghelinck, du château de Bovort, et les demoiselles du Comité, en l'honneur de son frère et de son neveu, blessés au service de la Patrie. — Il s'est fondé, à Hanovre, une sociéfé pour centraliser les dons faits aux troupes . allemandes, spécialement n à celles qui débarqueront en Angleterre. » — L'Académie des Sciences do Paris -i décidé de rayer de son annuaire les savants allemands signataires du fameux manifeste dit. des « 93 intellectuels ». — Le nombre des Irlandais actuellement sous les armes s'élève à 250.000. Nombre d entra eux, établis <\ l'étranger, sont, venus r mplir leur devoir vis-à-vis de Ja mère patrie. LES FAITSDU JOUR L'Italie coniinue à négocier., et à s'armer. La Chambre a voté par 334- voix contre 34 voiu socialistes un projet important cmitrc Vespionnage. On annonce que le gouvernement italien est en pourparlers pour Vachat d'wn dreadnought à une iirme américaine. wvvmw M. Venizelos a déclaré, dans une inter-vieiu, qu'il était convaincu que le nouveau cabinet grec serait très prochainement contraint par les événements de participer aux opérations des alliés contre Constantinople et Smyrne. AVWWWl D'après le correspondant à Washington du Daily Telegraph, l'ambassadeur d'Allemagne s'est rendu samedi au département d'Etat et a exprimé des regrets pour la perte du William-P.-Frye, coulé par l'Eitel-Fredeiic.! i. L'utntiu!:] de l'ambassadeur montre que ! I Allemagne est disposée à offrir d'entières compensations. Le gouvernement allemand rejet,te d'ailleurs tout le blâme de l'affaire sur le capitaine du croiseur auxiliaire. Celui-ci ne se soucie pas de la responsabilité jetée sur lui par son gouvernement. Son seul désir, dit-il, est de réparer son navire et de recommencer son raid. Les croiseurs anglais veilleront naturellement pour empêcher son départ. (VWWVW1 En Espagne ont eu lieu des élections de conseillers généraux. Les candidats ministériels ont obtenu la majorité. Quelques désordres 07it eu lieu à Barcelone et à Bil-bao.NOUVELLES BRÈVES — La cc Gazette de l'Allemagne du Nord » annonce qu'il reste encore un milliard d'or chez les particuliers. L'empire prendra des mesures de coercition, si cet or n'est pas apporté à la Banque d'empire. — L' a Aschaffenburger Zeiitung », orgare des libéraux, a été suspendu pour qujlrc jours pour avoir publié un article intitulé : .< La guerre et la religion ». i — A Rouen, Madame Emma Sauvage, de Bruxelles, femme d'un employé du cou su la t. de Belgique, a été renversée par une automobile militaire française. La malheureuse a eu une jambe cassée et des contusions graves. Le " Dresden ' coulé Son équipage est pris •—O— Londres, 15 mars. — L'amirauté annonei que le 14 mars les croiseurs « Glasgow ^ « Kent » et le croiseur auxiliaire « Orama i ont attaqué le croiseur allemand « Dres den » près de l'île Juan-Fernandez. Après cinq minutes de combat le e Dres den » abaissa pavillon. Il avait subi de gra ves dégâts, le feu s'élait déclaré à bord. Pe| après la soute aux poudres faisait explosion le » Dresden » coulait. L'équipage a été sauvé par les navires au glais qui n'ont éprouvé aucune perte ni au cun dommage. —O— Sa carrière Le Dresden était, un croiseur protégé, môme type que YEmdcn. Il avait été cons trjiifc en 1907. Long de 112 mètress large d* 13 m. 5, il avait un tirant d'eau de 4 m. et un déplacement, de 3,650 tonnes. C'étai un navire à turbines, d'une force de '13,601 ohevaux, donnant une vitesse de 2i- noeudfe Il faisait partie die l'escadre de Faillira von Spee, qui livra à une escadre anglais* le combat victorieux de CoronaJ, mais qju fut à son tour dét-ru-pte au combat d'es lie? Falkland par l'escadre anglaise. Au cours de oet'le 'bataille furent coulés le S chaîna Jwrst, le Ctmnesau et le Leipzig. Le Dres« den put s'étihapper et regagner le Pacifique, qu'il continua à écumer. Tout) réeemmeni encore, il capturait et coulait une goéletlt française. De tous les croiseurs allemands qui couraient les océans, il ne reste plus que le CurlsruJie. L'île Juia/n-Feroandinz, près de laquelle» I<] Dresden a péri, est située dîans le Pacifique^ au large du Chili, en face de Valparaiiso, L'escadre allemande dont le Dresden faîj sait partie y aivait relâché souvent avant d'être détruite. C'est l'Ile célèbre par les aventures du maiteloî. anglais Selkirk qui fournirent à Daniel Eoc la trame de Robin* son Crusoé. —o— SON DERNIER MEFAIT New-York, 1-i mars. — L'équipage de Tïj barque <t Conway-Castle » a été débarquu à Valparaiso. Le « Conway-Castle a été coulé par le » Dresden ». £?s De In a mur à J^rîurt ^ 'VVWVl/WWVVVVVVVVWWVWVVVVVV'VVVVV 3ux • » 6mq mois de captivité f en Allemagne lis- II A notre arrivée à Gotha, — gare banale, ville idem, du, moins pour autant que nous avons pu en juger, transportés que nous étions dians de cahotantes voitures d'ambulance, — on nous mit à l'hôpital. Ma foi t on n'y était pas trop mal traité. J'y restai quinze jours. Comme je parle l'allemand, les médecins paraissaient prendre mielque malin plaisir à engager la conversation avec moi. Ce que i'ai dû en avaler de leurs bourdes! D'abord, les histoires de n francs-tireurs »: puis celles concernant le lîoi qui, à les en croire, serait faible d'esprit et aurait nris la fuite en Angleterre. Mais où leur imagination se donnait surtout libre cours, c'était sur le chapitre de la maiiiriîîlse militaire de la France sur la Belgique avant la guerre. ii Vous étiez la p»-oie des Français !... » « Vous étiez, — nous disaient ces sots ou ces calomniateurs, — sous la direction de l'état-major français. A preuve le fait que l'armée belge, qui jusque là avait toujours été. commandée en flamand (?!), a cessé brusquement de l'être, il y a un an. Depuis ce moment, elle a été commandée en français, et cela parce que des officiers français avaient été enrôlés dans l'armée belge (!!). D'ailleurs, tout le monde sait en Allemagne que les manœuvres de l'artillerie belpe étaient dirigées par des officiers français que l'état-major de l'armée belge fourmillait de Français, que des soldats français étalent à Charleroi un mois déjà avant, la guerre, enfin que la Belgique avait conclu depuis longtemps un traité secret avec l'Angleterre. Tous les journaux allemands l'affirment et des soldats belges I confirment leurs dires (?!). » Au début, quand j'entendais ces sorneS tes, je bondissais et je répliquais avec vivacité ; mais je me rendis bien vite comiptei que mes démentis et mes protestations étaient vains, que le siège d'e ces gens était fait, archi-fait, car ils mettaient ainsi en repos leur conscience, qui leur aurait reproché sinon l'odieuse violation de notre, pauvre patrie. Mon attitude me valut-elle peu de feveur? C'est possible. En tous cas, j'étais à peina convalescent qu'on m'expédia avec un lot de prisonniers civils et militaires au campt d'Erfurt. ,Je devais y passer cinq longa mois de dure captivité. Le n Camp de la mi9ère » Ah ! ce camp de la misère ! Pourrai-je jat» mais décrire ce que nous y avons souffert I J " arrivai le soir, sous une pluie battante',, dans mes pauvres vêtements en loques, capote trouée, pantalon éliuié, bottines buvant l'eau. Le camp était un lac de boue ; nous y piétBn&mes longtemps devant un grand baraquement en planches ; puis un ordre vint et un soldat, me poussant par les épaules, me fit entrer daps le baraque»-ment.Dans chaque baraquement logeaient environ 2,000 hommes, c'est-à-dire quarante! hommes par cfiamtore car il y avait cinquante chambres par baraquement. Clia^ que chambre comprenait, à droite et à gamelle, deux étages de couchettes. Un minca plancher de bois couvrait le sol. Mais çài cl là, ce plancher avait, cédé sous la peséei des aillants et des venants et, comme le soi Hait marécageux, on s'imagine cc que die1; vait être ce plancher.Quant à la paille qui le jonchait, comme elle n'était jamais i'«« Mercredi 17 mars 1915 Le numéro : 10 Centimes 20e ANNÉE. — Série nouvell 'AtWii-x wrïii.vw^riTO « )in—M—a—«MBTf te. — N" 126

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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