Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 21 Mars. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 18 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/pv6b27qx86/
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63e ANNEE — Série nouvelle — N. 856 Jii m M I i—imiiBi h h sEsamM—ai 11 ■ ■ su» IVnmêro 10 centimes Ç5 Contlmos art Fronf) MERCREDI 21 MARS ÏMT. RÉDACTION & ADMINISTRATION S3, rue Jean-Jacques-Rousseau, 33 F A RIS Téléphone : Gutersberg I3S-S5 BUREAUX AU HAVRE : 28"r, rue de la Beurse - LE HAVRE TÉLÉPHONE : n° 64 BELGE ■. « • LONDON OFFICE : 21, panton street leicester Square, S. W. Directeur : FESNÂtfD NEURAY LEXXESIÈCLE ABONNEMENTS Francè.,.5!, 2fr.S0 par mois • 7 fr.SO par trlmostr» Angleterre. 2sh.6d. par mois » . 7sh,6d.partrlmestn» Autres pays 3 fr. — par mois » 9 fr. — par trlmestr» PUBLICITÉ S'ataer à l'ÀMsistration jj jonrnâ ou à l'Office cie Londres I.cs petites annonces sont également reçues à la Société Europécnuo de Publicité, 10, rue de la Victoire, Parifc qui en a le monopole pour Paris. Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris La révolution russe vue de Rome Ce qu'on pense dans les milieux ecclésiastiques des événements de Pétrograde Un de nos amis qui habite Rome et qui rest bien place pour être sûrement informé de ce qu'on y pense et de ce qui s'y dit, nous adresse une lettre fort intéressante à propos de l'impression produite sur les milieux romains par. les événements de Pétrograde : Vous devinez que les événements de Pétrograde ont causé dans les milieux ecclésiastiques romains comme partout ailleurs une émotion considérable. Vous vous tromperiez cependant en croyant à une réprobation ou à une sympathie sans mélange. 'Sans nier qu'un soulèvement populaire puisse être juste, Rome éprouve à l'égard de tout mouvement révolutionnaire une répugnance qui devait l'empêcher d'accueillir avec enthousiasme la nouvelle de la révolution russe. Dans le cas présent, cette adversion faite d'instinct et d'expérience se doublait de la défiance cent fois justifié qu'inspire le souvenir des erreurs et des excès du nihilisme. Cependant, le Vatican n'a aucune raison particulière do tenir au maintien du régime tsariste et, tout en observant la ré-servo commandée par la prudence, il fera volontiers crédit aux chofs du nouveau régime en souhaitant qu'ils s'aippliquent à rétablir l'ordre indispensable à la vie d'un grand empire ert qu'ils s'inspirent vraiment dans leur réformes des principes de liberté et de justice au nom desquels ils se sont emparé du pouvoir. Si ces vœux se réalisent, l'Eglise catholique n'aura rien à perdre à un changement de i$gimo, car elle verra disparaître avec le règne de la bureaucratie la tyrannie de l'Eglise orthodoxe, si acharnée à justifier par le salut de l'empire toutes les mesures utiles à son hégémonie. La constitution de 1005 avait proclamé la liberté religieuse, mais en fait la "Russie en était bien loin ! L'Eglise orthodoxe seule avait la permission d'y faire du prosélytisme et on en était à interdire l'accès du territoire russe aux prêtres catholiques étrangers, coramo à de dangereux malfaiteurs. Quand on connaîtra mieux l'histoire 'de oette guerre, on verra quelle influence désastreuse les chefs de l'orthodoxie ont exercée sur la conduite des opérations militaires. On *aura alors l'explication de certaines tactiques condamnées par la raison, mais imposées par les intérêts religieux dont le Saint Synode continuait en pleine guerre à faire sa principale préoccupation.On comprendra alors pourquoi les Russes sont allés à contre-temps en Galicie et pourquoi ils y ont usé de procédés qui ne pouvaient que faire regretter aux Polonais le régime autrichien. On sait qu'un des premiers soins de l'occupant fut dé déporter en Sibérie l'archevêque de Lemberg, Mgr Szep-Unski, à qui les popes russes voulaient •faire expier sa résistance à la propagande "orthodoxe accomplie dès avant la guerre dans la Pologne autrichienne. Le Saint-Siège à eu la plus grande peine à obtenir que ce prélat fût ramoné à Jaroslaw et il n'a jamais réussi à le faire libérer, ni même à, le faire échanger contre un person-jnage russe do même importance. A moins que le nouveau régime manque !à sets promesses, il est permis de croire que le haut clergé orthodoxe n'exercera plus uno influence aussi tyran/nique sur les affaires de l'Etat ni sur la vie publique. La liberté religieuse*, si elle est véritablement accordée à tous les Russes, ouvre à l'apostolat catholique de grands espoirs.De plus, ■le Saint-Siège peut envisager avec plus de confiance, si elle est soustraite à l'influence de l'orthodoxie, la solution des graves questions religieuses à régler dans l'ordre nouveau où on verra, après cette guerre, .une Pologne libre, un Bosphore russe et un Orient transformé. Vous reconnaîtrez qu'il v a là assez de raisons pour qu'on souhaite ici très sincèrement à la révolution russe de se poursuivre dans la modération nécessaire et de tenir toutes ses promesses libérales. X. .. .^vwvw — Le ministre van s!en PeereSsoom a légué toute sa fortune aux Clives et mi orphelins Se fa psrre * On apprend de Bruxelles que M. T aies Vain don Peereboom, ministre d'Etat, ancien chef du Cabinet, récemment décédé en sa maison d'Anderlecht, lègue toute sa fortune, qui est considérable, aux œuvres ibeLges s'intéressant au sort des veuves et des orphelins des soldats de l'armée nationale tombés au champ d'honneur. Le dié-funt? lègue à la commune d'Anderlecht 1( musée d'antiquités de grande valeur qu'iJ a constitué, ainsi que les volumes les plm précieux die sa riche bibliothèque. —vvvwv « — Les Pertes allemandes Londres, 20 mars. — Selon le Times, les perte:; allemandes annoncées dans les listes officielles jusqu'à fin février se mon itent à 4.148.163, comprenant tous les Etats allemands, mais no comprenant pas les pertes de la marine ni celles oies colonies, Les pertes totales annoncées en févriei Sont évaluées à.'60.471. Le Times fait' remarquer que ces pa-tes He^ représentent qtio les ehilfres annoncé: officiellement par L'Allemagne. EN BELGIQUE OCCUPÉE 1 XHo LA GRANDEUR MORALE DE LA NATION BELGE l Une émouvante lettre Le Havre, 20 mais. — te gouvernement belge vient de recevoir le texte de la der• < nière lettre pastorale du cardinal Mercier, : écrite à l'occasion du Carême et datée du 11 février, fête de l'apparition de. Notre-Dame de Lourdes. Elle est intitulée « COURAGE, MES FRERES. — PAROLES D'EXHORTATION MORALE ET CHRETIENNE ». La première partie traite de la grandeur morale de la nation belge. En voici les passages essen- ; tiels : Est-il bien nécessaire de vous prêcher le , courage ? Quanti je dis vous, je pensa certes, immédiatement, aux compagnans ; assidus de notre infortune. Mais ma pen- , sée va aussi au delà de nos provinces oc- ( cupées : à nos réfugiés, à nos prisonniers, à nos déportés, à nos soldats, vers toute notre armée de Liège, de Haelan, d'Anvers, ! de l'Yser et d'Ypres, du Cameroun et de i l'Afrique Orientale. C'est vous qui Êtes nos t premiers professeurs d'énergie. Le 2 août 1914, du sein do toutes les familles de notre aristocratie nationale, avec i un élan magnifique, vous avez surgi, at- ; testant devant le monde que la noblesse a -gardé en Belgique sa signification tradi- , tioinneillies. Les classes bourgeoises, assises j solides de la nation, se sont levées à vos . côtés. Un modeste employé de notre cité | Malinoise a ses six fils au front. Le peuple , aussi a fourni son contingent d'engagés vo- j lontaires, d'autant plus méritants que leur j départ creusait au foyer un vide doulou- j reux. ( Aumôniers militaires et brancardiers , ont, à l'envi, offert et prodigué leur dé- , vouement. Le gouvernement, depuis deux ' ans et six mois est à la tâche avec une vaillance que rien n'entame. Nos vœux , font cortège à ces braves qui forment une j garde d'honneur fidèle et fière au souve- , rain magnanime qui, du banc de sable auquel est réduit son royaume, donne à la Belgique et au monde un exemplé accompli de l'endurance et de la foi dans l'avenir. ï « Ceux qui se battent pour la liberté du ' drapeau belge sont des bxa>es. Lt)s inter- j nés de Hollande et d'Allemagne qui lèvent , vers Dieu, pour la Patrie, leurs braa char- ' gés de chaînes, sont des braves. Nos com- 1 patriotes exilés qui portent en silence le ' poids de leur isolement servent, eux aussi, du mieux qu'ils peuvent, la patrie belge comme la servent toutes ces âmes qui, soit 1 derrière les murs des cloîtres, soit dans le ' recueillement du foyer domestique, prient, pleurent, peinent dans l'attente du retour < des absents et de notre commune délivrance.Nous avons écouté la voix puissante des -épouses et des mères ; à travers leurs sanglots, elles suppliaient Dieu de soutenir le courage et la fidélité à l'honneur de leurs maris et de leurs fils, emmenés tle forcé dans les usines de l'ennemi. On les a entendus, ces vaillants, ramasser à l'heure du départ leurs énergies pour donner du cœur à leurs camarades, pour entonner dans un effort suprême, le chant national. w pastorale du cardinal Mercier ! 3 Nous les avons vus à leur retour, pâles, lécharnés, ruines humaines ; tandis que 10s youx mouillés de larmes cherchaient eurs regards éteints, nous nous inclinions profondément devant eux, car ils nous révélaient, san§ s'en douter un aspect nouveau, inattendu, de l'héroïsme national. 1 Est-il après cela, nécessaire de vous prêcher la vaillance ? Certes, au tableau que : e viens d'esquisser, il y a des ombres. 11 ; j'est produit, ça et là, parmi les nôtres, des ] 'aiblesses dont nous avons à rougir. Je ne ] vise pas en ce moment — que l'on m'enten- ; le bien — la poignée d'ouvriers, épuisés ( )ar les privations, raidis par le froid, jroyés de coups, qui ont finalement laissé échapper de leurs lèvres, des paroles de ] foumission. 11 y a des limites a l'énergie j lumaine. Je vise à regret ces quelques fé-ons qui se prêtent au rôle lucratif de dé- « ateurs, de courtisans et d'espions, ou ces , juelques ouvriers qui n'ont pas honte de spéculer sur là misère de leurs compa- ■ -riotes. j Heureusement, dans le recul de l'His- ? -oire, ces tâches s'estomperont et il ne resera pour l'éducation des générations fu- , -unes, que le spectacle grandiose d'un peu- < xle die 7 millions d'âmes qui, non seule- , nent dans un éSban unanime au soir du 2 < iioût, n'a èpas voulu qu'on discutât un ms- , ant son honneur, mais durant trente mois ( te souffrances morales et physiques, tou- ] ours grandissantes, sur les champs de , >ata-iilie, dans les prisons militaires et clvi- ^ es, en exil, sous une domination de fer, J kemeura imperturbablement maître de soi . >t ne s'est pas encore une seule fois laissé iller à dire : « C'en est trop l C'^n est as-icz : Dans nos jeunes années, nos professeurs l'histoire nous faisaient admirer — et c'était justice — Léonidas et les 300 Spârtia- j es qui, plutôt que de chercher leur salut \ lans une vie aisée, se firent écraser par 'armée des Perses au défilé des Th?rmo-yhylea. Ils nous enthousiasmaient pour i es 000 braves du pays de Franchimont qui J iprès avoir la nuit, en y engageant leur iberté et leur vie, tra/versé les camps des wmées de Louis XI et de Charles le Té-né raire, tombèrent tous dans un assaut l'une audace presque folle et d'un<î résis-,ance désespérée. >Ces maîtres die la génération belge de lemain auront â citer nés t rail s autre-nent é-vocateurs de l'héroïsme militaire ïtt du patriotisme. Et ne pouvoas-'/ious . espérer que notre génération aussi, gardera le souvenir de l'union dont bile e-t au-iourd^miti l'artisan, et qu il y aura demain îhez tous, un désir plus profond d ur ion lationale, moins d'âpreié personaelle dans i [a lutte d'idées, un respect moins màr-îhjaiLdé de l'autorité civile et religieuse, en un mot, une fidélité plus générale, devant .'opinion publique aussi bien que dans L'intimité de l'âme à notre devise : « L'Union fait la Force », écho de .a parole du Hhrist (( Ut omnes unum sint » « Puissent-ils ne faire qu'un ». LA RETRAITE ALLEMANDE • C> c><> LA POURSUITE CONTINUE au milieu de difficultés croissantes ■ w Officiel Paris, mardi 14 h. De l'Avrë à J'Aisne, peu de changemer au cours de 8a nuit. Nos éléments avancés ont Ségèremer progressé et tiennent toujours Se contât avec l'ennemi. L'avance est devenue plus difficile e raison de la destruction de toutes les voie de communication et du mauvais tempi En Champagne, la lutte d'artillerie s gnalée hier a cessé cette nuit. Aucune ai tion d'infanterie. Sur la rive gauche de la Meuse, Se3 A lemands ont lancé, à plusieurs reprises d nouvelles attaques sur nos positions entr le bois d'Avocouri et la octe 304. L'ennemi a été chaque fois repoussé pa nos feux et a subi de6 pertes sérîeust sans obtenir aucun résultat. En Alsace, rencontres de patrouilles dar le bois de Carspach. Nous avons fait des prisonniers, i Nuit calme partout ailleurs. • vw^wv « limita; mirait réédite SON MF DE « C'est du moisis ce que l'on expliqu aux Allemands Les télégrammes de Berlin aux jou naux hollandais aussi bien que les cor, mentaires des critiques hollandais parai sent admettre que l'on s'attend à ce qi i la retraite allemande soit suivie d'ur Jentative pour, renouveler, le succès i b ^'VW Hindenburg à Tannenberg, en Prusse orientale, sur une plus large échelle. Ainsi, le critique du Nieuwe Courant t pense que, dans très peu de jours, il faut que les Alliés soient prêts immédiatement, t sur leurs nouvelles positions, à affronter ;t un assaut formidable des forces allemandes, que Von doit considérer comme cer-n tain. a Le critique du Tijd a fait ressortir que la j. stratégie de Hindenburg est connue en-I- tièrement de tous les commandants en chef des Alliés et que dès lors l'on doit fortement douter que la manœuvre allc-I- mandi puisse réussir. (Daily Mail,) e 6 oêi<Î a La Retraite ennemie S FUT PRECIPITEE EN PLUSIEURS POIHTS Londres, 19 mars. — Le correspondant de l'agence Reuter sur le front occidental dit ; r« Avant l'évacuation de Nesle, à l'approche des troupes britanniques, de nombreux soldats allemands mendièrent de la nourriture chez les habitants. Ils disaient être absolument sans vivres. « En plusieurs endroits, les tentatives de destruction n'ont pas été complètes, à cause de la précipitation du départ. » e — -vvwwï L'ABONDANCE DES MATIERES NOUS ■- OBLIGE A AJOURNER A DEMAIN LA l- PUBLICATION DE LA SUITE OU î. OIT DE NOTRE COLLABORATEUR ERNEST e HENRION : « LES BELGES EH AFRIQUE le. ALLEMANDE u* -A POLITIQUE FRANÇAISE i.8 nouveau ci# KiM î ET LE monde politique De tjotre chroniqueur parlementaire — j Le nouveau cabinet Ribot est favorable-nent accueilli dans les milieux parlemen-aires. Sans doute, le pirésident du conseil l'est plus de la première jeunesse, mais si tes cheveux ont blanchi, si ses épaules :ommencent à se courber, l'intelligence est tr •estée ferme et lucide. Et comment ne pas P' îompter sur la vigueur d'esprit et de ca- 8i •actère d'un homme qui porte, depuis plus le deux ans, le poids redoutable du plus Sj ouird des ministères ? M Au quoi d'Orsay, il sera mieux encolle à J11 >a place. Ce sera vraiment the right man ,e n the right ylacc. Son expérience, sa sou- j31 >lesse, ses immenses connaissances, ses ,e •elations nous promettent un ministre des iffaires étrangères de premier ordre, digne K le celui auquel il a succédé. M. Thierry, qui remplace M. Ribot aux 'inances, est le moins discuté des nouveaux ninistr'es. Cette adhésion unanime est le >lus flatteur des hommages. P Ils sont assez nombreux — et non pas ^ seulement à gauche — ceux qui ont fondé le grandes espérances sur l'énergie de MM. o: Painlevé et Viollette. Souhaitons ardemment qu'elles ne soient pas déçues, car il ^ 'aut surtout des hommes pour conduire la ti guerre jusqu'à la victoire complète. ta M. Briand quitte le pou/voir au moment n-)ù l'ennemi est en pleine retraite. C'est ci ^a joie, son honneur et sa justification. Il v* emporte les regrets de tous ceux qui l'ont i} joutenu jusqu'au bout, Serai-je indiscret CI m ajoutant que beaucoup de cctux qui lui p ait fait « une opposition systématique » — n e mot est de M. Albert Favre —auraient P" ité enchantés de le voir faire partie du 11 ioiuveau cabinet. ? On le lui a d'ailleurs ^ >ffert ; il a refusé pour des raisons faciles v, i deviner. u A. Virey. v. ta www 1» va décider I. WlU»i 1 s v; le L'état de guerre existe de fait. - t La mobilisation préparatoire est décrétée q 91 S( u. New-York', 19 mars. u De l'avis des cercles 'politiques de f, Washington, l'état de guerre existe vir- r .utilement entre les Etats-Unis et l'Alle- iiagne. Le damier acte de piraterie et de £ :iarbaria accompli par les sous-marins u: :ontre les trois navires marchands amé- le ricains a encore augmantâ la tension et la nervosité. Techniquement,les Etats-Unis demeu- el l'ent dans la position de neutralité ar- îfiée.; £ Le ministre de la guerre, qui, depuis quinze jours, travaille avec une activité r< fébrile, viemt d'envoyer l'ordre prépara- 'a loirs de 'mobilisation de la milice à tous « les Etats de l'Union. La milice de New-York représente à u ïlle seule la valeur d'une division avec artillerie et cavalerie. te L'impression générale est que l'état P :le guerre qui existe virtuellement entre les Etat3-Unis et l'Allemagne existera j> officiellement d'un moment à l'autre. u CONVOCATION DU CONGRES £ Washington, 20 mais. — Le Présidant " rnvisage une session immédiate du Congrès, auquel il demandera l'autorisation 3e prendre des mesures contre les sous- t marias, L'armement défensif des bâti- % monts marchandes est déjà en voie d'exécution.La^ mesure qui s'impose maintenant :st l'envoi de bâtiments de guerre qui i-ehercheront les sous-marins et en débarrasseront l'Atlantique. < SEPT MARINS AMER!CA!NS ONT PERI DANS LE TORPILLAGE DU « VIICSILANC1A » Londres, 20 mars. — Le steamer amé-ri coin Vigilanoia, torpillé sans avertisse- i, ienient préalable, coula en T minutes. 15 membres de l'équipage, dont 7 Américains. furent noyés pendant que les ca- d nots étaient mis à la mer. g P — /vvwvv PMUVEl "AS " FRANÇAIS S — • f. Officiel J.' Paris, mardi 14 h. 0 Un -iss avions allemands signalés com- J! me détruits le 17 mars a été abattu fjar t, l'adjudant Bauchy. C'est lo cinquième appareil descendu jus- s qu'à ce jour par ce pilote, 1: Dans la journée d'hier, deux avion- ni- cl lemands sont tombés dans nos ligner s': cours de combats aériens, l'un dans iâ ré- ■■ gion de Noyon, l'autre vers Cuiscani. D'autre part, un appareil allemand n i. f traîné par un de nos pilotes le 16 mars a ,, été trouvé hier par nos troupes près de , Noyon. 1 Il est également confirmé que, dans la c même journée du 1G, nos canons spe- r ciaux ont abattu un avion aiSem^nti dans L Ja région de Mantieulles, ( LA RÉVOLUTION RUSSE ocs<5 ,e Grand-Duc Nicolas ne sera pas généralissime ... ... )ans un manifeste le gouvernement provisoire trace son programme d'action Londres, 20 mars. — On mande de Pe-ograd au n Times » que le gouvernement ovisoire a été obligé de taire des conces-ona aux sentiments révolutionnaires. Lorsque le tsar abdiqua, il désigna le and-duc Nicolas comme généralissime, algré la popularité de celui-Gi, le gouvernent provisoire juge nécessaire d'annu-r cette nomination, pour mettre fin à une opagande malveillante et de décréter que commandement suprême ne serait pas :ercé par un membre de la famille des on^noft. *V Petrograd, 19 mars. — Le gouvernement : ovisoire a publié, ce matin, un manifeste ms lequel, après avoir rappelé les fautes 3 l'ancien régime, et les événements qui it amené la révolution, il déclare : Les efforts de l'héroïque armée qui succom-lit sous lu poids d'une cruelle désorganisa-jn Ultérieure, les appels do la représentation nationale qui s'unit devant le danger itional, furent impuissants à diriger îan-en empereur et son gouvernement dans la )io de l'union avec le peuple. Auss' quand la Russie fut, par les actes légaux et funestes de ses souverains, mise i présence de plus grands désastres, le peu-e dut prendre le pouvoir , dans ses propres ains. L'élan révolutionnaire unanime du Hiple conscient de toute la gravité du mo-ent et la ferme volonté de la Douma créent un gouvernement provisoire qui consi-;re que son devoir sacré est de réaliser les »ux nationaux et de conduire 1e pays dans voie lumineuse de la libre organisation cî-le. Le gouvernement croit que 1 esprit de mt patriotisme que le peuple a manifesté ms la lutte entre lo vioux régime animera issi nos vaillants soldats sur les champs > bataille. Do. son côté, le gouvernement fera son pos-l>le pour assurer à l'armée tout ce qui est ^cessaire pour mener la guerre a une nn ctorieuse. Le gouvernement observera hde-ment toutes les alliances qui nous lient aux îtreô puissances, tous les accords passés. iut en prenant, les mesures m dispensâmes )ur la défense du pays contre l'ennemi ex-rieur, le gouvernement considérera com-e son premier devoir d'accorder au peuple ute facilité pour exprimer sa volonté en ce li concerne le régime politique : il convoiera le plus prochainement possible une as-:mblée constituante sur la base du suffrage liversel tout en assurant aux vaillants dé-nseurs de la patrie leur part dans les élec-Dns parlementaires. L'assemblée constipante publiera aussi des lois fondamentales isurani; au pays des droits immuables a ifîalité et à la liberté. Conscient de tout l.e poids de l'oppression ilitique qui pèse sur le pays et qui gêne s forces créatrices libres du peup-le dans lé année do pénibles épreuves populaires, gouvernement provisoire juge nécessaire w»ro, avant- la convocationxl de l'Assemblée 3, de donner immédiatement au ■V'vko férinr-8 principes assurant la liberté , 'i'i-.'TjJité poiiti/^y;-s y uir permettre à tous s ciwycns fau-e» librement valoir leurs -rces inieiléctiieS^es d'ans un t ravail créateur >ur le bi.cn du pays.' t . Le gouvernement aura aussi soin d'élabo->r des principes assurant à tous les citoyens participation aux élections communales il se feront' sur lix base du suffrage univer- Àu moment de l'émancipation nationale, ut le pays a rappelé avec une pieuse re-)nnaissanoe ceux qui, dans la lutte pour urs idées politiques et religieuses, sont uibés victimes de la vengeance du vieux >uvoir, et le gouvernement provisoire fera sntrer avec joie de l'exil et sortir des pri-m& tous ceux qui souffrent pour le bien du iya En donnant une solution à ces problèmes, gouvernement provisoire croit qu'il exécu-ra la volonté nationale et que tout le peu-ie le soutiendra dans ses efforts pour assu-!T le bonheur de la Russie.. .— wv*** w\ le que les Allemands espèrent de îa Révolution \cheidemann l'expose à an journaliste américain Le, correspondant k Berlin du Hcarst's mcrïean de New-York a interrogé le chef •s socialistes (gouvernementaux, qui a fait >.s déclarations p artà entièrement intéres-intès : Le chef du parti sozialdiemokrate Schei-amann a quitté la sé:a.r#;e tenue par son rouipe au Reich>tag pour exposer son >int de vue sur lai révolution de Russie. Schei^lemann s'est déclaré extrêmement itisfait die l'évolution des événements en ussie : « Nous socialistes siom m es toujours satis-lits de voir s'a.ccomplir des progrès poli-ques, dans quelque pays que ce soit. Les aefs de la révolution russe sont des poli tien s plus ou moins libéraux. Leur princi-a.l but est ostensiblement une continua-on plus énergique de la guerre, afin d'ob-inir plus rapidement la victoire. Les ou-'■'ors, sans qui la révolution n'aurait pu> ^ faire, lés suivent, nçti parce qu'ils veu-jnt la guerre, mais parce qu'ils veulent u pain. « La situation n'est ptas encore claire. ! Lais il semble absolument certain que les 1 cbobristës et ^e;« càd|^ se trompent s'ils e croient capables déterminer 3a révolu-ion quand il leur pLrîra, et de la façon u'ils préféreront. Une fois lancés dans la évolution, les ouvriers ne consentiront lus de saorifices pour des fantastiques bjectifs. Il est probable qu'ils demande- , ont au contraire la fin du massacre que on fait de leurs compagnons. & Quelle^ que soient les intentions des ( octobnstes et des cadets, en déclancham! la révolution, je suis fermement convainci que celle-ci amènera de grands progrès po litiques, et qu'elle peut déterminer la paix « Il n'est pas douteux que Nicolas Nico laie^itch a collaboré au renversement d< NAco'las II ; à ce traître, il faut en ajoute deux autres : le grand-duc Cyril Vladimi rçyitch et cette sinistre figure, de l aristo cratie, Dimitri Pavlovitch. « Ce qui est inconcevable et contraire i toute raison, c'est l'assemblage formé pa 1* comité exécutif : il est impossible qu Tscheidse et Kerenski, qui représentent I; Sozialdemokratie, puissent collaborer long temps avec des libéraux du type de Chin garef. Quant à Rodzianko, c'est tout sim paiement un spécimen de grossière vanité C'est une absurdité que de voir Goutch kof ministre de la marine et de la guerre Fait caractéristique*, le ministre de la justi ce, Kerenski., sort de l'extrême gauche : î a commencé son œuvre en libérant les pri sonniers politiques. « Sans nul doute, les masses populaire sont plus près des socialistes révolutionnai res que des prétendus libéraux, à la têt desquels se trouvent Millioukof et Rodzian ko, et qui ont ostensiblement déclanché 1 mouvement. « Aujourd'hui, on peut douter de l'aveu gle fidélité des moujiks envers' le tsar. Mai l'influence du clergé est toujours un terri ble facteur politique. Aussi est-il imipossi ble de nier la possibilité d'une contre-révo lution en faveur de l'ancien régime.En tou cag, on ne pourra avoir de certitude su ces points que dans quelques jours. — A votre avis, quel sera, au point d vue militaire, le résultat de la révolutio: russe ? — Il est très difficile do le prévoir. Li crise russe en pleine conflagration eurc péenne est un très grave danger pour le plans militaires de l'Entente. — La visite du chancelier à Vienne a-1 elle quelque relation avec la révolutio: russe r — Pas la moindre. — Croyez-vous que la flamme révolu tionnaire puisse gag?ner d'autres pays d'Ei rope ? — Oui. Il est possible que la révolutio: russe ait des répercussion en France. — Et en Allemagne, quel effet aura-f elle ? — Dans tous les cas, on ne peut en atfcer dre que les meilleurs résultats. • wv»*»wv Les efforts de ia Grande-Bretagne pour empêcher la cris LE VOYAGE DE LORD MILNER A PETROGRADE Londres, 19 mars. — Le Mancheste Guardian remarque que la gravité de 1 situation intérieure de la Russie était d* jà connue depuis quelque temjps des hon mes d'Etat britanniques. La mission d lord Milner en Russie avait pour but prir cipal de réconcilier le tsar avec lia Don ma. Une des propositions faites par lor Milner était la nomination d'un minis-tèr responsable. Cela paraissait aller mêm au delà des désirs de la Douma, rniais étai à peine suffisant pour calmer la parti exprême de l'opinion publique. Le tsar refusa cette proposition, a.M< guant que le projet était prématuré e qu'il n'était pas en harmonie avec les ir.i titutions russes actuelles. Lord Milner proposa alors un miïiistèr accepta-ble par la Douma, et il proposa IV Sasonoff comme premier -ninisire, mai cette proposition fut aussi repoissee. La révolution, éclata peu après 'e n tour de lord Milner en Angleterre. En e fet, il ne quitta la Russie que l u^qu'il fi convaincu qu'il n'y avait plus rien à esipé rer. www :—■ • ■ ^ Un brillant succès frasp pris Se Monislir Nos alliés enlèvent de fortes triions et ont 1.200 prisonni^" Le communiqué officiel suivant a éti* blié mardi au sujet des opérations qui s sont dérouler s au front de Salonique dx 13 au 18 mars : A la suite ci'usîe série d'attaques plus vi goureusement menées, dans ta région ai nord et à l'ouest de Monastir, en dépr d'une résistance opiniâtre de l'ennemi et d< violentes tourmentes de neige, les troupe: françaises ont enlevé d'assaut la cote 1248 Snego, le monastère et le village de Ras tani. Toutes ies contre-attaques ennemies on été repoussées ; neuf mitrailleuses, p!u« cJe 1,200 prisonniers dont 11 officiers son tombés entre nos mains. Au cours de ra;.1s exécutés sur les vif lages de Brest et de Porojr. à l'est du »a( Doiran et au pied des monts Belès, les troupes britanniques ont ramené des pri* sonniers.

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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