Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 18 Decembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 19 fevrier 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/057cr5pc4h/
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QUATRIEME ANNEE. N* 205Î ~ île ISÏtmiéï*o : ÎO centimes MARDI Ï8 KEfiMBKË ÏSLT-' ■ \ PARIS * 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone i Central 33-G4 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration I du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. LE XXE SIÈCLE LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 28!ftf Téléphone i 64 Belge ABONNEMENTS France. 2 fr. 50 par mois — ....7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — . « 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand N EUR. A Y AVEUX ALLEMANDS *ll uns faut Anvers to de aâricces simUt-s...' déclare un orateur paiigermaniste en invoquant ia haine de tous tes Beiges contre l'Alieiuagiie On a vu dans le XXe Siècle, d'hier que l'amiral von Tirpitz avait violement réclamé Anvers et les Flandres et Calais et Boulogne dans une réunion organisée à Hambourg par le Parti de la Patrie allemande.Ce parti où se sont solidement groupé? les éléments pangermanistes les plus fougueux se montre plus actif et plus exigeant que jamais depuis l'effondremenl laisse et le désastre italien. Sur la campagne qu'il mène dans toute l'Allemagne, le Trjd nous apporte précisément dans son numéro du 25 novembre un document fort intéressant à plus d'un titre. Une assemblée du Parti de la Patrie allemande ayant eu lieu à Cologne le 1£ novembre voici comment le correspondant du journal catholique d'Amsterdam en rend compte : Dans l'antique et fameuse salle du Gur-Zenieh avait lieu, dimanche, une séance de propagande organisée par le « Parti de la Patrie allemande. » La salle était loin d'être comble et l'enthousiasme mesuré. Le public ne s'échauffa qu'à l'exposé du sort futur d'Anvers. Le représentant du Parti, docteur Beurrier, traita ce sujet en se plaçant à des points de vue nouveaux. Il parla d'abord des exigences que le gou vernement belge veut faire valoir en matière d'indemnités, cita le ministre Vander-velde, et fixa ces exigences à environ quinze milliards. Beumer assura que, au contraire, l'Allemagne avait souffert,.en Belgique et dt par la guerre, des dommages considérables ; qu'elle en souffrira bien plus encore, après la guerre, si la Belgique recouvre wUt*Js4.fmr.Vt nu'il serait bien plus raisonnable d exiger de in eef «hrtftse iiiUliafdi, (tu Heu d? tes hti payêr C'est dans ce sens qu'il faut trouver une « paix de compréhension », c'est-à-dir'' une, paix « par laquelle on nous comprenne ». Le délégué traita ensuite la question d'Anvers et conclut que pas un Allemand intelligent n'abandonnerait Anvers, que Napoléon appelait : « Le pistolet braqué sur le cœur de l'Angleterre ». DE L'UNE OU L'AUTRE FAÇON — militaire ou économique — L'ALLEMAGNE DOIT GARDER ANVERS EN SON POUVOIR. Voici le plus intéressant : « Cela (dit Beumer) est indispensable. SI LA BELGIQUE REDEVIENT PLEINEMENT INDEPENDANTE, PAS UN ALLEMAND N'OBTIENDRA D'Y RENTRER, APRES LA GUERRE. Anvers était, il y a trois ans, une ville à moitié allemande. Anvers devait à l'Allemagne et sa grandeur et sa puissance. L'Allemagne avait, elle a encore à Anvers, d'immense* intérêts. Réclamer le Statu quo ante lest une folie. « Si l'Allemagne ne tient pas Anvers iùen en main, il ne peut être question du « statu quo ». Et pourquoi ? L'Allemagne, si elle lâche la Belgique, ne sauvera rien de ses intérêts. Les Allemands seraient bannis de la Belgique. BEUMER EST ALLE PLUSIEURS FOIS EN BELGIQUE DEPUIS LA GUERRE ; IL A TROUVE PARTOUT « LE PLEIN DE HAINE » CONTRE L'ALLEMAGNE ». Sans la force, l'Allemagne n'aura plus rien à faire en Belgique après la guerre. Voilà pourquoi, conclut-il, ce serait une folie de parler de « statu quo »; une pire folie encore, d'abandonner Anvers SANS DE REELLES GARANTIES ». Il n'est pas nécessaire d'épiloguer longuement sur des témoignages aussi significatifs que ceux-là. Le manque d'enthousiasme de l'auditoire est assez curieux, si l'on songe que l'Allemagne a été reprise depuis les événements de Pétrograde de cette hurrah-slimmung qu'elle n'avait plus connue depuis les journées d'août 1914. Mais, le discours de l'orateur est bien plus intéressant encore. Certes ce meneur panger-maniste ne manque pas d'audace : il le prouve en déclarant tranquillement que c'est la Belgique qui devrait payer quelques milliards d'indemnité. N'est-il pas remarquable que cet impudent se rencontre avec l'article cauteleux de la FrankfurteT Zeitung que nous signalions l'autre jour ? Le journal radical de Francfort s'attache à démontrer qu'il n'est pas indispensable à l'Allemagne d'annexer la Belgique et qu'il lui suffit d'exiger d'elle la .neutralité avec de sérieuses garanties De l'autre pôle de l'opinion allemande, le Dr Beumer crie qu'on ne peut songer à rendre Anvers sans de sérieuses garanties. Au fond, feuille radicale et orateur pangermaniste envisagent la même solution, l'une pour l'estimer suffisante l'au-jtre pour la déclarer indispensable. La Frankfurter Zeitung a d'ailleurs souligné dans le môme sens (n° du 8 décembre) le discours du comte Czernin qu'elle a loué de se prononcer implicitement en faveur du « rétablissement de l'Etat belge ». Le ministre des affaires étrangères autrichien avait reçu la même approbation de l'officieux Allgémeine "Norddeutsche Zeilung et du Vorwaerts, organe presque aussi officieux de la chancellerie allemando. Le plan allemand se dessine si bien COMMENT JÉRUSALEM TOMBA x ?" t aux mains des Al lés ] U. . u. w . U. L Il y eut de violants combats dans les faubourgs. -L'Êiitréj di Vdiopenr Londres, 17 décembre. Le correspondant du Daily Mail en P&-, lestine télégraphie de Jérusalem à la date du 11 : Quatre siècles de domination ottomane sur la cité sainte des chrétiens et des juifs sont maintenant, terminés et Jérusalem l'adorée, centre de l'histoire sacrée, est libérée pour les chrétiens et pour les musulmans eux-mêmes de l'asservissement turc Durant, neuf de ces dix-sept sièges qu'elle soutint, Jérusalem a échappé absolument intacte, mais c'est la gloire des armées britanniques que cette ville si vénérée sur la terre ait été prise dans une bataille « sans armes ». Les Turcs ont été simplement forcés de se retirer, grâce à ia stratégie du général Allenbv et à la valeur de son armée. Aucun canon britannique n'a été vu, sinon à une distance considérable des muraillesL'artillerie turque faisait feu d'une position toute proche de la cité sainte et les canons ennemis tonnaient du haut du mont des Oliviers, mais, de notre feu, les habitants n'ont connu rien de plus que le grondement lointain des canons et le rou lement de la meusqueterie amenés sur les ennemis. Le général Allenby a placé le caractère sacré des lieux saints avant toute autre considération et n'approcha de la cité sainte que quand la pression de ses trou pes sur les montagnes à l'ouest et au nord ouest força l'ennemi à céder devant une stratégie supérieure. \ La nuit du 8 décembre, nos troupes avaient fait des progrès contre les tranchées turques, de façon qu'il était mani-. feste que l'ennemi n'avait plus qu'à se retirer au nord et' à Test de la cité malgré <3u'il eut amené des renforts sur la route de Jéricho dans le but de faire un effort désespéré iiotu- sauver la .cité. Notre pies » ■ ;oveltVcîîa pas un 'seul moment ût le 9 décembre, de banne Iwirfe, notre général comprit que la libération de .léru salem était dans nos mains. COMBATS A LA BAÏONNETTE A huit heures du matin, le maire et le chef de la police de la cité sortirent avec un drapeau de parlementaire. Entre l'offre de rendre la ville et l'acceptation formelle, il y eut des combats à l'arme blanche dans les faubourgs de Jérusalem. Les Tu lias combattirent beaucoup plus opiniâtrement que dans toute autre période de ces opérations et on lutta à la baïonnette. Les troupes de Londres furent envoyées au nord de la cité; quand elles débouchèrent d'un défilé, elles furent violemment attaquées par les Turcs qui en gardaient l'issue. Un feu violent dé mitrailleuses fut aussi dirigé sur eux du haut' du mont des Oliviers. La ligne fut enlevée par une superbe oharge à la baïonnette et, vers midi, les Turcs furent reipous-sés du terrain qu'ils occupaient à environ sept kilomètres au nord des murailles de la cille. Les troupes galloises opérant au Sud et à l'Est repoussèrent les Tutrcs sur la route die Jéricho. Toute la population suburbaine se rassembla sur ta grand'route pouir accla mer le commandant en chef. La cérémonie de la remise de la ville fut brève. Le général donna au maire les ins tractions pour maintenir l'ardre et plaça des gardas près des édifices publics qui se trouvaient hors de la cité sainte, mais au cun soldat du roi ne passa à l'intérieur de la muraille ce jour-là. L'ENTREE DES ALLIES Dès que le son du canon eut cessé, la population se sentit en sécurité et se résigna. A midi, eut lieu l'entrée officielle du commandant en chef. La route de Jaffa était (pleine d'uine foule qui s'était rassemblée pour féliciter le général conquérant. Il y avait là des jeunes gens de toutes nationalités, Arméniens, Grecs, Musulmans. La prédominance des turbans dans les rues ajoutait à l'éclat de cette scène et il étjait évident que les arabes regardaient ce joui comme une occasion importante poux revêtir leurs habits de fête et je vis que beaucoup abandannaieint leur réserve naturelle pour joindre leur voix au concert d'aerta-mations. Leur facte était illuminée de plaisir à rapproche du général. Ce relâchement de l'indifférence urabe était significatif. Je peux certifier que cet accueil n'était pas artificiel et à la porte de Jaffa, je vif trois Mahométans sur les joues desquels perlaient des larmes de joie ; ils battaient des mains de toutes leurs forces. Le général Allenbv entra dans la ville « pied par la porte de Jàffa. Il fut reçu par k gouverneur militaire et par une garde d'honneur formée pair les hommes qui s'é-taient le plus distingués dans la campagne. D'un côté, il y .avait des détachements anglais, écossais, irlandais et gallois qui avaient combattu la veille pour le droit. A l'apposé, il y avait cinquante hommes à pied représentant la cavalerie de l'Australie et de la Nouivellie-.2éla<nde. A l'iMérieur, il y avait vingt soldats français et vingt soldats italiens. Le général Atlenby entra précédé de ses aides de camp. Il avait, à sa droite, le commandant du détachement français et à sa gauche celui du détachement italien. Les attachés militaires italiens, français et américains le suivaient, ainsi que quelques membres de l'état-majoi et la ga-rde d'honneur. (Information.) UNE COMMUNICATION OFFICIELLE DU PAPE Rome, 17 décembre D'après le «• Message ro », la libérUiai^-t.^ •îépuaaLeui aurait fait l'objet d'une commu nication officielle du Pape à tous les évoques de la chrétienté. Dans cette communication, le Pape rappellerait que la vjlie de Jérusalem ne peut plus retomber sous la domination des Turcs et que toute tentative de la part de chrétiens pour rendre la cité sainte aux Musulmans serait un crime contre le christianisme qu'il ne man querait pas de condamner. Cette communication serait principalemient destinée aux évêques d'Allemagne et d'Autriche en prévision de l'éventualité d'un appui prêté rar ces deux puissances à la Turquie pour l'aider à reconquérir Jérusalem.— (Radio.) LE TRESOR DU SAINT SEPULCRE AU PILLAGE On télégraphie de Rome au « Temps » : « Au Vatican, on a reçu dos détails sur des actes de sacrilège et pillage commis à Jérusalem par les troupes turco-alteman des avant leur départ. Ces informations privées confirment que Mgr Camassei, pa triarche de Jérusalem, a été déporté et éloigné par contrainte de son siège, ainsi que d'autres religieux italiens. L'un d'eux, le père Piceardo, est mort par suite de *.ê vices infligés par les Allemands et les Turcs. Le célèbre trésor du Saint Sépul cre, dont la valeur est de plusieurs millions, a été complètement dévalisé et dirigé sur Berlin. U a disparu, entre autres -ièces précieuses, le célèbre ostensoir en brillants, unique au monde, d'une valeur d'environ un million. Une lampe votive en or, offerte par le roi Victor-Emmanuel III, est également disparue. U existe,d'ailleurs, un inventaire complet du trésor de l'église du Saint-Sépulcre. On pourra donc contrô-lér l'importance du pillage consommé. On fait seulement observer que durant tant de siècles, les Turcs n'ont jamais osé, sous aucun prétexte et dans n'importe quelle circonstance, perpétrer de pareils pillages. » LA VIE MILITAIRE se trouve aujourd'hui en deuxième page. LIRE DANS LA MEME PAGE : Les héros de la mer ; Les ouvertures de paix faites à l'An gleterre ; Nos échos. dans ce sens que la Kreutzzeititng (or trouvera son article fort intéressant ; notre revue de presse) — en a fait vio lemment reproche à M. von Kuhlmann Celui-ci préférerait sans doute des pers pectives plus brillantes, mais il n'y a pa; que Lénine et le front italien : il y a 1e menace américaine et la guerre écono mique et il y a aussi l'Autriche dont le; difficultés politiques et économique: commencent à peser lourdement sur tou te la situation. Observons donc la manœuvre avec ai tention et voyons clair dans un jeu au quel nous sommes si directement inté ressés. Nous n'insitons pas sur les motifs in voqué's à Cologne par le Dr Beumer t l'appui de sa thèse. Contentons-nous d'j souligner la confirmation par un Allé mand de tous les témoignages venus de puis trois ans de Belgique occupée sui les sentiments de nos compatriotes op-prim te. Ce aveu peu suspect leur fait le plus j rand honneur et sera pour nos soldats au plus grand réconfort. Stylo. Nos Mteries neutr lisent le tir aliénai COMMUNIQUE BELCE I Pendant les quarante-huit heures écoulées, l'activité des deux artilleries a eu un 1 caractère d'intensité moyenne. Nos batte-ries oni neutralisé les batteries allemandes en action vers Avecappelle, Pervyse, ainsi , que dans le secteur de Dixmude et de Merc-, kem. .. FAles ont exécuté de nombreux tirs sur ■ les travaux ennemis. > Les tirs réciproques ont été assez inten-1 ses dans l'après-midi du 17, au sud de Nieuport et vers Dixmude. (Voir les «communiqués britanniques en deuxième page). , —— Vioiente tempâta sur l'Acjlittrre Londres, 17 décembre. Une violente tempête accompagnée de , neige es'st abattiie la nuit dernière sur l'Angleterre. Dans le comté de Kent, des arbres ont été arrachés et des murs abat-1 tus par l'ouragan. Aujourd'hui le thermomètre est descendu à 22° Fahrenheit dans le Lincoln. (Information), , LE GÉNÉRAL LEMAN pourri se retire en Suissi La nouvelle est olficii usement confirmée Trois ans d'une dure captivité avaient réduit la santé du Général Léman à un état tel qu'elle eut été gravement compromise s'il n'avait été permis au héros de Liège de trouver, en Suisse, le repos et les soins nécessaires. Le roi Alphonse XIII —- dont l'active compassion pour les victimes de la guerre s'est manifesté tant de fois — l'ayant- appris est intervenu, de façon particulièrement pressante, auprès du gouvernement allemand. Il a enfin eu gain de cause : l'héroïque général Léman sera prochainement transféré en Suisse. La nouvelle est confirmée officieusement : la légation de Belgique a Berne a été prévenue de cette arrivée. , Tous les Belges — et nos soldats les premiers — se réjouiront de cette demi-libération du glorieux captif. «— 'WWW- r f i>- i I.i.g LA CAPTIVITE DE M. 1AX LE COURAGE DU BOURGMESTRE DE BRUXELLES NE FLECHIT PAS Un de nos amis vient de recevoir des nouvelles de M. Adolphe Max. Le bourgmestre de Bruxelles a compiaru en octobre dernier devant un tribunal qui l'a acquitté du prétendu délit de correspondance avec le gouvernement belge. Mais M. Max est toujours en prison cellulaire, pour un délit (!) commis en novembre 1915. M Max refusant d'acquitter l'amende de 500 mark à laquelle les Allemands l'avaient- condamné, avait choisi la peine subsidiaire de 57 jours de prison.. Le vaillant bourgmestre sera détenu, de ce chef, jusqu'au 9 janvier prochain, à la prison civile de Moabit. A cette date, M. Max regagnera ce que les Boches appellent « une prison honorable ». Comme si toutes les prisons n'étaient pas « honorables », quand on y souffre pour paya „ • J-Vj-, 1 ^«vwvw~~— Il I I "" ' II» La réforme électorale et les embarras du gouvernement prussien L'échec du projet de réforme électorale prussienne s'avère de pluis en plus au Landtag de Prusse. Ce projet est né de la détresse et de la peur d'une catastrophe. La défection russe éloignant la perspective de ia catastrophe et jetant un baume sur la détresse populaire, la réforme électorale perd une partie des chances qu'elle avait d'être acceptée. L'accueil que le La.ndtag a fait au projet a dépassé tout ce qu'on imaginait. On ne doutait guère, à vrai dire, de l'attitude intransigeante du pairti conservateur prussien. On pensait cependant que les très sé rieuses compensations du projet séduiraient quelques-uns de ses hobereaux plus clairvoyants. Mais non. Les j univers infatués die leur mission de combattre la démocratie repoussent in.traitablement le principe du suffrage universel. Des nationaux-libéraux, une bonne moitié est résolument hostile au projet rit) comte Hertling. Le Centre a refusé de prendre des engagements. Si bien qu'en additionnant les voix qui se rallieraient à !a réforme dans le cas le plus favorable-, on arrive à peine à un total de 150 voix en faveur du projet gouvernemental sur les 443 membres que compte l'assemblée. Les socialistes des de*ux nuances sont convaincus depuis longtemps que la réforme ne sera pas réalisée par le Landtag et n'aboutira qu'en dehors du Parlemant sous la pression des masses. La « Murtche-ner Post », l'organe des socialistes de Bavière, parle tous les jours d'organiser une vaste agitation populaire. Mais le parti militaire veille et interdit toute réunion de propagande. Le ministre de l'intérieur Drews a annoncé que, soucieux de tenir ia parole royale, le gouvernement ne reculerait pas devant une dissolution du Landtag/ Mesure inefficace d'ailleurs : de nouvelles élections ne changeraient pas grand chose à la composition de la Chambré. Et le Ko henzollern eonsentira-t-.il à déclarer ainsi la guerre aux Junkers, ses plus fidèles soutiens ? La vérité est qtlo ces embarras ne déplaisent pas à Guillaume II. Si la guerre tourne bien, comme les événements de Rus sie le lui font espérer, le Kaiser, roi de Prusse, oublier^ les promesses faites au* jours sombres. — P. — ' f WWI• AU FRONTFRANÇAIS 14 heures. Nous avons réussi un coup de main sur les lignes ennemies au sud de Saint-QuentinNos patrouilles, opérant sur la rive droi te de la Meuse, ont ramené des prison niers. Dans les Vosges, l'activité d'artillerie a été grande dans la région de La Thur. 23 heures. Activité des deux artilleries dans la région au sud de Saint-Quentin et sur la rive droite de la Meuse. En Haute-Alsace, un coup de main ennemi dam le secteur Aspech-le*Bas est resté sans succès. AUX MAINS DE L'ALLEMAGNE ■■ ■ ■ L'armistice conclu, la guerre civile continué LES SOVIETS VOUDRAIENT FAIRE LE MONDE A LEUR IMAGE L'armistice a été signé le 15 décembre > entre les plénipotentiaires lusses et allemands. Il est valable jusqu'au, 17 janvier, à moins d'une dénonciation, il continuera automatiquement, après cette date. Il paraît que les Allemands ont promis conformément à la demande des Maxima-listes, de ne pas transporter des troupes au. front occidental. Oui. .Niais Hindenburg a mis à profit la dulrée des pourparlers, il a réduit tes régiments du front russe à l'état sqiuelettique en prélevant tout ce qui avait-une valeur combattive. Ce qui reste, est nécessaire pour surveiller les événements là-bas. L'engagement n'a donc aucune valeur, m m * Une dépêche de Piétrograde insinue que les Maximalistes ou tout au moins leurs chefs Lénine et Trotsky, travailleraient, à l'instigation de l'Allemagne, en vue d'une restauration monarchique. C'est bien possible et tout à fait dans la manière allemande, si bien pratiquée par von Kuhlmann. L'intérêt allemand est évidemment die voir revenir un. Tsar, pour le principe autocratique, autant que pouir l'appui eispé-ré du monarque rétabli sur don trône, comme le fut au lendemain de 1848 François-Joseph par les troupes fusses. Ceci expliquerait la présence à Pétrograde des officiers allemands qu'on dit au service de Lénine et de Trotsky. On, télégraphie même que von Lucius, 'le ministre de l'Allemagne à Stockholm et. le grand organisateur de toute l'action diplomatique secrète boche est déjà à, Pétrograde lui aussi. Voilà qui éclairerait d'un jour nouveau les menées pacifistes du comité hollando-scan-d in ave. Los Soviets ont été mis en échec à propos die cette aveMturc- clfr-Slaek^htodïri. Ils reviennent â la." charge, maintenant qu'ils ont le pouvoir. Le Commissaire des Affaires Etrangères de Pétrograde a fait savoir aux diplomates alliés que le gouvernement des Soviets considère comme nécessaire d'avoir des relations diplomatiques non seulement avec les gouvernements mais avec les partis socialistes révolutionnaires de leurs pays. Voilà les Soyiets exigeant des Alliés la création d'un Etat socialiste dans chaque Etat. Les voilà réclamant le droit de faire sans contrôle: la propagande défaitiste proallemande. Le voilà enfin vonilant imposer au monde le régime des Soviets. Alphonse Karr répondait aux adversaires de la peine de mort ; u D'accord, que messieurs les assassins commencent. » Les Alliés peuvent faire la même réponse : <i Après vous messieurs les Boches. » m * * Et pour confirmer tous ceis indices on donne des précisions sur le rôle joué récemment à Stockholm par Scheidemann. Le socialiste allemand est reparti samedi pour Berlin. Il serait venu dans la capitale "suédoise pour conduire avec les Bolcheviks des négociations secrètes "au nom du gouvernement allemand. Les négociations de Brest- Litovsk étant publiques, le gouvernement die Berlin se trouvait gêné. U désigna Scheidemann pour entamer parrallèlemenl des pourparlers secrets. Scheidemann aurait réussi dans sa mission. Pauvre Russie, où la conduit-on en 3« dupant ainsi ? L'armistice signé à Brest-Litavsk a donc des dessous cachés. On s'en doutait. Le Comité Central des Soviets décrète les Cadets ennemis du peuple et Trotsky leur promet la guillotine. __________ PERCY. SIGNATURE DE L'ARMISTICE Ouverture des négociations de paix Les plénipotentiaitras de Brest-Litovsfà ont signé, le 15 décembre, un traité d'armistice entre la Russie et les quatre puissances -ennemies. Aux termes de ce traité les négociations de paix vont immédiate-, ment commencer. De Source officielle russe, on n'a encore reçu qu'une brève dépéche de Petrograda annonçant : « Un armistice a été conclu à-Brest-Litovsik. « Par contre, de source ennemie, il esfi parvenu des informations un peu plus précises.Le communiqué allemand du 16 décent bre après-midi annonçait : « S. A. R. le maréchal prince Léepold de Bavière et les représentants des puissances alliées (Allemagne, Autriche-Hongrie, Bulgarie, Turquie) ont signé le 15 décembre, à Brest-Litovsk, un traité d'armistice avec la Russie pour une durée de vingt-huit jours, à compter du 17 décembre, liLheu-res. » L'ARMISTÏ-GS- ROUMAIN Une dépêche de Jassy, datée du 7 décembre et retardée, annonce que l'archiduc Joseph et le maréchal Mackensen, commandants en chef des deux armées ennemies sur le front oriental, ont répondu af< rîrmativement à la proposition d'armistice faite au nom de l'armée roumaine. ON SE BAT DANS ODESSA Pétrograde, 16 décembre. D'après un télégramme de Nicolaief, re* çu par l'Union des chemins de fer, les troupes maximalistes d'Odessa, armées da mitrailleuses, ont attaqué l'arsenal où la Rada ukranienne était assemblée. La Rada a appelé par téléphone les troupes ukraniennés casernées à Odessa, qui ont engagé le combat, avec les maximalistes ; les pertes des deux côtés sont lourdes. Les marins de la mer Noire ont parti* cipé à cette lutte. Une sfcissfion js'iest {produite dans le$ rangs des marins, dont la plupart ont passé aux Ukraniens. Les Ukraniens empêchent les maximalistes d'envoyer des troupes d'Q'dessa contre le général Kaledine. Les communications avec Kherson el Kief sont interrompues. L'Angleterre rots nne loi de déLnse économique conti e l'Ali magne L'Angleterre est entrée dans Ja voie tracée par 1a Conférence économique de Paris tenue en juin 1910. Cette conférence a décidé de prendre chez tous les Alliés certaines mesures propres à empêcher l'Allemagne de recommencer après la guerre, les tentatives de pénétration économique qui, avant la guerre actuelle,-lui ont donné une énorme avance matérielle sur les Alliés confiants. La Chambre des Communes a voté le 11 décembre, en seconde lecture, un projet de loi qui n'est, au reste, que le premier chapitre d'un programme beaucoup plus vaste. Le projet du gouvernement anglais tend à interdire le commerce des différents métaux tels que le zinc, le cuivre, le -lomb, l'aluminium, le nickel, l'étain, le wolfram, le tangstène, le manganèse, etc., aux maisons ou associations d'origine ennemie ou soumises à des influences ennemies. I a loi restera en vigueur cinq ans après la conclusion de la paix. Ce délai pourra être éventuellement prolongé. Les dérogations ceront consenties par le gouvernement. M. Bonar Law a défendu le projet contre les quelques rares partisans malgré tout, du libre échange commercial. Il a invoqué le message du président Wilson dans lequel celui-ci se rallie au principe de la guerre économique contre l'Allemagne. Il a confirmé què l'initiative de la loi avait été prise par le gouvernement anglais en application du programme accepté à la Conférence de Paris. Tous les adversaires de l'Allemagne applaudiront cette volonté de l'Empire britannique de se mettre définitivement à i'a bri des procédés spéciaux de notre ennemie Et tout le monde attendra la suite, tant en Angleterre que chez les autres Alliés. Il faut que les Alliés se réservent les produits de leur sol. L'Allemagne lutte pour son existence, dit-elle. Il faut qu'elle sache que les Alliés peuvent la condamner à la mort lente et à la consomption économique et que seul un prompt et sincère repentir peut lui éviter la catastrophe. Figures d'autrefois Par Raoul NARSY M. André Beaunier, pour son agrément et pour le nôtre, s'arrache parfois à la rude polémique pour revenir à la littérature. Mais, un militant comme lui ne saurait y voir un simple délassement. Même aux livres qu'il prend plaisir à feuillet&r, et dans le passé, quand quelque circonstance l'v reporte, il ne peut se défendre de recherche quelque correspondance avec le moment présent et de tirer, des uns' et da l'autre, une source de fructueuses ré» flexions, le thème à des leçons qui noua deviennent, immédiatement profitables. O-tte préoccupation d'utilité — où reparaît encore, bien que plus discrètement, le no-lémiste — caractérise et fait l'unité intérieure des études fort variées que l'auteur de « Visages d'hier et, d'aujourd'hui » vient de réunir sous le titre de « Figures d'autrefois » (1}. Il est superflu de dire que le livre esîj charmant; le talent vif et, souple de M. Beaunier suffit à le garantir; mais la rencontre des personnages fort divers qu'il nous présente successivement, est non seulement pleine d'attraits et de pittoresque, mais ce qu'ils ont de particulier et de représentatif, le quelque chose qu'ils incarnent un moment, c'est qu'ils enrichissent, non plus de vaines curiosités, mais prennent valeur d'exemples dont-il devient expédient de fortifier notre sagesse. Ce sont les faits seuls, semble-t-il, qui nous signifient impassiblement leurs fortes leçons ; cependant, si elles se dégagent d'eux avec cette logique inéluctable, ce ne saurait être sans qu'un dessein y préside et qu'un discernement ferme les eut. d'abord choisis efc groupés. Cela se soupçonne cependant à peine : on ne met pas plus d'art à avoir raison; on n'est pas plus légitimement tendancieux. Il s'agit, en somme, de nous rappeler que les événements ne se produisent pas selon un pur hasard, que les vicissitudes individuelles ou collectives correspondent à des causes parfaitement perceptibles et rigoureusement opérantes, qu'il y a, en un mot, un ordre moral et un ordre social dont on ne peut, impunément, Qjj. éluder, ni enfreindre les lois. M» Bea;**

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