Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1918, 05 Mars. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/930ns0mw0m/
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t QUATRIEME ANNEE. — N* 2028 SLio Numéro : X O oentimee MARDI 5 MARS 19181 PÏ4RIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone i Central 33-04» PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal LE XXE SIÉCLE LE HAVRE !28ttr, Rue de la Bourse, 28** Téléphone i 64 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim» Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURAY Pour ceux qui refont l'histoirs ' Jacques BAINVILLE i Avant là révélation que M. Pichon a c apportée le 1er mars à la Sorbonne, cer- s tains esprits pouvaient être tentés de s reconstruire l'histoire et de dire : — Après tout, il eût été plus simple 0 et plus économique pour la France, en août 1914, de jeter l'alliance ru^e par c dessus bord et de laisser l'Allemagne r et la Russie en tête à tête. Sans doute, la ti Russie eût été vaincue. Mais qu'y au- u rait-ïl eu de changé? Elle l'est à pré- î: sent autant qu'elle aurait pu l'être. Et 6l le fléau de la gueiTe aurait été épargné d à l'Europe occidentale. » d Ce raisonnement eût été extraordinai- ^ rement faux' et dangereux, et, si le gouvernement français avait eu l'impru- g dence ou la faiblesse de le suivre, la domination allemande dans le monde S( eût été assurée sans coup férir. Car d c'eût été méconnaître complètement l'Allemagne -et se tromper du tout au £ tout sur sa politique, sa pensée et sa ei méthode que de s'imaginer qu'elle s'en oi fût tenue à un duel avec la Russie. lj Il y avait aussi des Russes qui nour- dil Tissaient de leur côté des illusions sem- di blables à celles des Français qui di croyaient à la possibilité de s'arranger ™ avec les Allemands. Je me rappelle n< une conversation que j'avais eue en 1916 m à Pétrograde avec un chef libéral des- ^ tiné à occuper pendant la Révolution p; line haute charge éphémère. Comme te beaucoup de libéraux panslavistes, il bc était plus bulgarophile que serbophile. ec Pour lui faire dire sa pensée, je lui de- fe mandais ce qui fût arrivé si, ait mois ta de juillet 1914, la Russie eût laissé écra- gQ ser la Serbie : h. —- La Serbie ? répliqua-t-il avec humeur. Eh bien ! elle l'est, écrasée. Il £.e y aurait eu la guerre en moins, voilà ' tout. » * Immense erreur ! La Serbie .§œéaqjie. J? voe n'eût pas été unie tinyce neul pa» cio ^ tout pour la Russie. De même le renie- Gir ment de l'alliance russe n'eût pas été tout pour la France. Et ce n'eût pas été ^ tout pour la Belgique non plus, ni pour rAnsleterre, ni pour le reste du monde, m da: * * pl C'eût été seulement pour l'Allemagne le commencement d'une conquête facile et qui lui eût permis d'absorber et de sub- f"i( juguer les nations" les unes après les ^ autres. Ainsi, selon une de ces compa- co raisons culinaires qu'affectionnait Bis- sa nlarck, un artichaut se mange feuille à co feuille. be Le document révélé par M. Pichon, co et qui n'a pu être connu qu'après un déchiffrement laborieux, prouve qu'il _ eût été impossible de s'arranger à l'a- L miable avec l'Allemagne et de faire, comme on dit, la part du feu en la laissant prendre des dédommagements à l'Est. L'état d'esprit des Allemands est totalement différent de celui des hommes qui, dans les pays occidentaux, admettaient' l'hypothèse d'une conciliation. Dès le premier échange de vues, on se fût aperçu que l'entretien conduisait su tout simplement à capituler devant les exigences d'un peuple et d'un Etat qui ' ne croient qu'à la force*. P' Si le gouvernement français eût ac- y quiescé, en face du conflit germano- ''' russe, à la demande de neutralité for-mulée par M. de Schœn, l'ambassadeur or allemand eût exigé aussitôt l'occupa- ffr tion de Toul et de Verdun comme ga- at rantie de cette promesse. Condition exor-bitante et inacceptable pour tout peuple s0 décidé à ne pas mourir. C'eût; été l'é- !Q quivalent d'une déclaration de guerre. L'Allemagne cherchait donc la guer- d'1 re ? Assurément elle la cherchait, se d'< croyant sûre de vaincre. En même t.ij temps, conduite par son instinct de con- va quête et par le raisonnement que le loup tenait à l'agneau de la fable, si elle 17 se fût trouvée en présence de nations co lâches et prêtes à abdiquer, elle leur eût m; posé exactement les mêmes conditions hu que si elle les eût vaincues. Elle eût ex- au ploité cette défaillance à fond, comme lit elle vient d'exploiter la défaillance rus- un se. De cette victoire remportée sans bl< combat, remportée par la crainte et par et la menace, elle eût prétendu tirer les r mêmes fruits que d'une victoire gagnée la sur les champs de bataille. lis Alors ce n'est pas la France, ce ne ni sont pas les Alliés qui -"issent fait l'é- tai canomie d'une guerre. C'eût été l'Aile- coi magne. sai ni< Aujourd'hui, l'Allemagne s'aperçoit »n qu'il était beaucoup plus facile d'entre- &u prendre la guerre qu'il ne l'est de la ! finir. C'est le célèbre apologue de Gœ- asi ihe, celui de l'apprenti-sorcier qui sa- à : vait bien le mot qui fait sortir les ri- coi vières de leur lit mais qui ne savait Qu pas celui qui les y fait rentrer. y Si la France avait consenti, en 1914, à ^ rester neutre et qu'elle eût en outre ter accepté de remettre deux de ses places lui fortes de l'Est en garantie de sa neutra- m/ lité, l'Allemagne n'eût pas eu besoin ■ de ré.i Caire Jiuer: des milliers et das milliers les oHïFiers belges sontre les manœuvres pacifistes lin manifeste de protestation m nom des 110.000 syndiqués chrétiens La Confédération Générale des Syndi-ats chrétiens et libres de Belgique, repré-entéie en exil par son .bureau exécutif et es groupements de France, d'Angleterre, e Hollande, vient de lancer un manifeste ont voici le texte : La Confédération Générale des Syndicats hiretiens et Libres de Belgique ; Considérant que la prolongation de Ja guer-3 et l'attitude équivoque adoptée par cer-lins-groupes bociaii&tes en pays alliés lui lit ffh devoir de délibérer sur la situation lite a la classe laborieuse belge ; Considérant que l'independance de la patrie 5t pour tout homme, quelle que soiit sa con-ition, la première garantie de la liberté et s dignité.' fondement indispensable de tout rogres moral et social et, pour tout dire, le ;en le plus précieux et le nlus sacré ; Considérant q-ue la guerre .actuelle est une aerre de nations et non une guerre de clas-que, chez l'ennemi, les ouvriers soeialis-s, comme toutes les autres classes sociales, int rangés en bataille derrière leurs gouver-3ments ; Considérant que la conduite de la guerre et . direction de l'action diplomatique doivent Dpartenir aux gouvernements responsables non à des gmuipes particuliers ; que là i se trouve la responsabilité doit ee trouver rutorité ; Considérant que s'il convenait de s'assurer i la sincérité - d,e<= d isnositions pacifiques int se targuent les empires centraux, le »it international et les usages Intematio-iux fourniraient à cette flin le moyen de édiation et des bons offices d'une puissance iutre : que cette médiation, faite à la de-andje des gouvernements et dans les condi-)ns fixées par eux, ne nrésenterait aucun is inconvénients qu'offre l'intervention de irticuiliers dans des questions aussi délica-s ; que le recours à la médiation oui aux ins offices du Saint Siège serait, le c-as héant-, tout indiqué S'insip.irant du loyalisme admirable et dndé-ct.ibfe des soldats et des travailleurs belges, nt au pays envahi qu'en, exil ; La Confédération, représentée en exil par n bureau exécutif et ses groupements de >llande, d'Angleterre et de France ; Interprète de l'oimnion des travailleurs bel-■s et parlant, notamment au nom de ses ).000 ouvriers et employés cbirétiens syndi-lement organisés : Proteste contre toute parole, démarche ont «•ihifeon. de nature a jeter le trouble, dans . 5sans îerve toute idée de rapprochement avec des ganisàtions ennemies ; Acclamé le Roi, symbole de la nation, et rmée, gardienne de nos espoirs, Compte sur la vigilance du gouvernement ritime pour assurer aussitôt que les fvéne-?nts le permettront, par une paix juste et irable, la libération de la patrie et sa comité restauration. Cè manifeste fait honneur au, patriotisme au sens politique des syndiqués «hré-ate. On a vu l'autre jour que les sor.ialis-s belges s'étaient prononcés eux aussi ntre un rapprochement avec des organi-tioriiS ennemies. On peut doue dire que mme totute la nation, a classe ouvrière lge reste irréduct-ilblement hostile à toute mpromissioin avec l'ennemi. WWVt/ /aviation britannique sur Osîende LES HANCARS ALLEMANDS BOMBARDÉS AVEC SUCCES Londres, 4 mars. L'Amirauté ■publie communiqué ivant : < Samedi, une escadrille navale d'aêro-anes a exécuté un raid heureux sur ; hangars d'hydro-planés d'Os tende, •s aviateurs ont jeté leurs bombes une hauteur de 150 à 300 pieds. Ils t pu observer que les bombes attei-,aient leur objectif. Trois bombes ont 'eint aussi des batteries antiaériennes ns le voisinage. Tous nos appareils nt rentrés sans dégâts. » tommes devant Liège, d'en faire tuer lutres encore et d'ébranler son près- ; •e militaire pour échouer, en 1916, de- ■ nt Verdun. Si la Russie avait capitulé devant dlemagne, si la Russie avait, sans : mbattre, abandonné l'Orient à l'Alle- igne, l'Empire des tsars, après une - miliation pareille, se fût effondré ; ssi sûrement qu'après" ses revers mi- tires. Mais il eût laissé derrière lui j fait accompli, le triomphe irrépara- : ! d'une Allemagne dont la puissance 1 l'armée fussent reslées intactes. randis qu'aujourd'hui, même après : capitulation et îa paix des maxima- i tes, rien n'est encore fini ni en Orient ^ ailleurs. La ligue des Alliés occiden- ix est toujours debout et elle rte re- 1 maît pas les traités qui se sont faits ' îs elle. La carte ne peut être rema- < se par la volonté unique de l'AlIema- e tant que les puissances restent en 1 erre. Cependant-,' des confins du monde j atique, voici que le Japon s'ébranle i son tour. Il est encore loin d'être en 1 itact avec l'AllemagTie. Mais quicon-e entre dans cette lutte doit à la fin Bntrer à fond. De nouvelles compîi- < ions, de nouveaux labeurs s'apprê- J it pour l'Allemagne. Oh ! certes,' il J eût été plus facile de régner sur le inde si, en 1914, M. de Schœn avait 'J issi dans sa mission. j «jaques BAINVILLE, 1 L'EFFONDREMENT D'UNE RÉVOLUTION Les clauses du traité de paix de Brest-Litovsk Le démembrement de la Russie e >t consommé. Plus de propagande maximaliste. L'Arménie e! le Caucase à la Turquie. L'Allemagne s'assure la voie terrestre vers l'Inde. Bâle, 4 mars. On mande de Brest-Litovsk en date du 3 mars, viâ Vienne, le 4, le texte du traité de paix : Article 1er. — L'Allemagne, l'Autriche-Hon-grde, la Bulgarie et la Turquie d'une part et la Russie d'autre part, déclarent terminé l'état de guerre entre eiles et sont résolues à vivre désormais en paix et amitié. Art. II. — Les parties contractantes cesseront toute propagande toute agitation contre le gouvernement, les institutions d'Etat et l'armée. Une autre partie de cette obligation s'impose aussi à la Russie pour les territoires occupés :pa,r les puissances centrales. L'ALLEMAGNE ANNEXE, LA RUSSIE DÉSANNEXE Art. III. — Les territoires situés à l'ouest de la ligne convenue entre les parties contractantes, et qui ont appartenu, à la Russie, ne seront plus soumis à la souveraineté russe. La ligne convenue ressort des cartes adjointes comme partie essentielle du présent : traité de paix (annexe un). Le tracé exact de la limite sera fixé par la Commission germano-russe. De l'ancienne dépendance à l'é- : gard de la Russie des régions dont il s'agit,, ne naîtra pour elle aucune obligation vis-à- ■ vis de la Russie. La Russie renonce à toute immixtion dans i les affaires intérieures de ces pays. L'Autri che-Hongrie et l'Allemagne ont l'intention de i régler le sort futur de ces pays, d.'aocord avec . la population. < Art. IV. — L'Allemagne est disposée, aussi- i tôt que la paix généraje sera signée et la démobilisation russe complètement, accomplie, ] à évacuer lie territoire situé à l'ouest de la < ligne spécifiée dans l'article 2. paragraphe ; 1er, dans la mesure où l'article IV ne disppse ] îpas autrement. L'.;, ; La Russie fera tout ce qui est en son ppu- j voir pour assurer l'évacuation rapide des provinces orientales d'Anatolie et leur restifu-, ti-cn régnlièite J la Turquie. Erdenan F* t* Batum seront également évacués sans retard par les trouipes ru'sse'%. La Russie ne s'immiscera pas, pouir les questions relatives au droit constitutionnel et au droit dies gens, dans la nouvelle orga--nlsatlon de ces régions, mais laisse à "leur population le soin de poursuivre cette réorganisation d'accord avec les Etats voisins et notamment la Turquie.. LA RUSSIE DEMOBILISE ET EVACUE. L'ALLEMAGNE SE CHARGE DE LA POLICE Art. V. — La Russie procédera sans délai 5 à la démobilisation complète de son armée f y compris des nouvelles organisations for- 1 mées par le gouvernement actuel. En outre, s la Russie ou bien conduira ses navires de ( guerre dans les ports russes pour les y laisser , jusqu'à la conclusion de la paix générale, ou l bien les désarmera, t.es navires de guerre j des puissances restant en état de guerre avec ' !a Quadruplice seront, pour autant qu'ils se } trouvent au pouvoir des Russes, traites com- c me des navires de guerre russes. j La zone de blocus dans l'ooéan Arctique i subsiste jusqu'à la conclusion de lâ paix générale.Art.. \ 1. — La. Russie, s'engage à signer t eussitôt, la paix avec la République du peu- I pie ukrainien et de reconnaître le traite de j pasx signé entre cet Etat et les puissances de c ta Quaidiruiplice. Le territoire ukrainien sera débarrassé sans délai des troanoes russes et cbe la garde-rouge. La Russie cesse toute agi-ttion ou pronfrande contre le gouvernement c et les institutions publiques de la République c du peuple ukrainienne. L'Esthonie et la Livo- 1 nie seront également évacuées sans délai par c les troupes russes et par la garde-rouge. La ^ frontière orientale de l'Esthoniie sulit d'une c Ca.çon générale le cours de la-Nerwa. La fron- 1 tiècre orientale de la Livonie passe en général f par le lac Peànus et le lac Pskowachen jus- c qu'à sa partie sud-ouest, puis par le lac Lu- £ banschen, dans la direction de Livenhoff, sur i la Duna. ■_ L'Esthonie et la Livonie seront occupées 1 piçiir aime force de police allemande jusqu'à ce 1 lue la sécurité soit assurée par des institutions nationales propres et l'ordre constitu- r Lionnel établi La Russie libérera immédiate^ ( rient tous les habitants de l'Esthonie et <le* ^ la Livonie arrêtés et déportés et garantira la r sécurité du retour de tous les E&tboniens et r Livoniens dénortés en Finlande. Les îles d'A- c and seront également aussitôt évacuées par a es troupes russes et par la garde-rouge. La illotte russe et les forces maritimes russes ïuit.teront aussi iméd.iatement les ports fin-andais. Aussi longtemps que les glaces empê- a mireront de conduire les navires de guerre p •usses dans les ports russes, ils ne conserve- r. •ont à bord ou'un état-major peu nombreux, j: lo. Ruissie cesse toute agitation et propagande :ontre le gouvernement et les 'institutions pu> 1 >liques de Finlande. Les fortifications élevées r ;uir les îles d'Aland devront disparaître aussi- li ôt que possible. s Un accord particulier devra intervenir entre p 'Allemagne la Russie, la Finlande et la r ?iuède au su.jet de l'absence permanente de f ortifications sur ces îles, ainsi qu'au sujet le la situation dans laquelle elles se trouve- s ■oat au point de vue militaire e* naval t; Les contractants sont d'accord pour admet- r re que les autres pavs riverains de la mer c 3altique pourraient encore être appelés à par- _ icipar aux négociations à ce sujet sur le f îés'ir exprimé par l'Allemagne. j1 =OUR S'OUVRIR LA ROUTE DE L'INDE C Art. VIL — Partant de ce fait que ,1a Perse G tt l'Afghanistan sont des Etats libres et indé-lendants, les contractants s'engagent à res- p jecter leur indépendance politique et écono-nique et l'intégrité de leur territoire. PAS D'INDEMNITÉS h Art. VIII. — Les prisonniers de guerre, des '' leux côtés, seront renvoyés chez, eux. Le Ci èglement des questions connexes se fera v elon les accords particuliers prévus à l'arti- k •le 12. p Art, IX. — Les contractants renoncent réci- iroquement aux .indemnités pour les trais ] le guerre, c'est-à-dire nour les dépenses de d 'Etat pour faire la guerre, de même qu'à l£ indemnité pour les dommages de guerre,,' c'est-à-dine .pour les dommages que leurs ressortissants ont subi dans les régions des théé-ties de la guerre, par suite de mesures militaires, y compris toutes les réquisitions faites par un pays ennemi. Art. X. — Les rapports diplomatiques et consulaires, entre les contractants, seront repris aussitôt après la ratification du traité de paix. Des accords particuliers restent réservés, en ce" qui concerne la nomination des consuls des deux côtés. Art. XI. — Pour les relations économiques p,n£re les puissances de la Quadruplice et la Kussie, seront déterminantes les stipulations contenues dans les annexes de deux à cinq, à savoir l'annexe 2 pour les relations russo-austro-hongrois ; annexe 4 pour les relations builgaro-russes. et annexe 5 pour les relations russo-turques. ' Art. XII. — L'établissement des relations juridiques, publiques et privées, l'échange des prisonniers de guerre et fles civils internés, la question de l'amnistie, celle de traitement des navires de commerce tombés au pouvoir de l'adversaire, 'seront réglées dans tes traités narticuliers avec la Russie qui constituent la partie essentielle du. traité de r.aix actuel et qui, autant, que possible, entreront en vigueur, simultanément avec celui-ci. Art. XIII. — Dans l'interpréta tion de ce naité, sont valables, pour ce oui concerne .'Allemagne et la Russie les textes .allemand ît russe, en ce qui concerne l'Autriche-Hon-ïrie et la Russie, les textes russe, allemand ;t hongrois, en ce qui concerne la Turquie ït la Russie, les textes russe et turc et, en le qui concerne la Rulgarie et la Russie, les exites russe et. bulgare. Art. XIV. — Le présent traité de paix sera "atifrié. Les actes de ratification doivent, être Changés aussitôt que possible à Berlin. Le rouvernement russe s'engage à procéder à 'échange des actes de ratification, sur le dé-;ir des .puissances de la Quadruplice, dans e délai de deux semaines. 3s'cit-i!s fait Se la Russie ? ' Qa'ont-iis lait fls leur rfire It laria ? e Le rideau de la paix'est tombé sur la comédie de Brest-Litovsk. Trotsky et Lénine >euvent être fiers de leur œuvre : Etat asia-ique encore sous Pierre-le-Grand; la Rus-iie avait mis deux siècles à briser l'étreinte les nations européennes qui l'entouraient, it teindre au nord à la mer Baltique, au ud à la mer Noire, et entrer ainsi dans e concert et la civilisation d'Europe. La >aix maximaliste î-apiaoe la Russie deux eints ans en arrière; elle la rejette vers ^Cfural et lia Caspienne, aux confins de 'Asie. Les provinces baltiques pénible-aent conquises sur la Suède de Charles XII ombent aux mains de l'Allemagne'; les irovinaes méridionales arrachées au Turc >ar des guerres et une politique séculaires, [«■viennent cette Ukraine où l'Auistro-Alle- : nand régnera comme sur son fief. L'empire des Tsars est rayé, sinon de la arte, au moins de la liste "des puissances le l'Europe. Il a suffi, pour abattre le co- ■ osse russe, trois mois de gouvernement ocialiste de cet incroyable et faible qui ' nom Kerensky : n'ayant eu ni la fermeté li la décision nécessaires à enrayer les iremiers progrès du bolchevisme, Kerensky onduisit sa patrie à l'abîmie dans lequel lie vient de sombrer. L'histoire retiendra e nom de cet homme néfaste à côté des 10ms de ceux qui firent le plus de mal à humanité. Elle le retiendra avec les noms des maxi-:iali,stes, traîtres et vendus d'ailleurs. )eux-ci s'appelient Lénine, Trotsky et Ka-aenef. Quant aux autres, pauvres illumi-és, troupeau bêlant qui marchait comme es moutons vers l'abattoir, ils pourraient .ujouird'hui pleurer en larmes de sang leur ' onfiance, leur crédulité naïve. Que leur este-t-il maintenant après avoir refusé e se battre ? Où &ant leurs beaux princi-es de liberté, d'égalité et de fraternité ? ,iberté sous les Allemands, quelle ironie ! Igalité avec les hobereaux de Prusse, uelle illusion ! Fraternité avec les bour-eaux de la Belgique, quelle horreur ! Et . :urs doctrines où sont-elles ? Déd aigri eu- , emiant, em attendant qu'elle trouve un ' rétexte pour intervenir en vue de rétablir ordre, l'A lie magne fait aux bolcheviks dé- ( ms'e de parler de guerre de classes, de ; >uveraineté du prolétariat, de haine aux l raians. II leur reste la liberté de se déchi-=v entre eux bien entendu, au nom de * ette doctrine régénératrice. Mais la pro- J agande leur est interdite, au-delà de leurs l •ontières nouvelles, même dans les terri- J >ires occupés par les troupes du kaiser, 'est qu'il sait se garder mieux qu'un tsar, uillàume II. Tout est balayé, de ce dont vécut r'a ussie : pouvoir légal, lois, administra-on, justice, armée, marine, les bolche-iks se sont chargés de les détruire. L'Al-■mand lui musèle le bolchevisme après ^ avoir dépouillé. Et malgré tout, plaignons 5s pauvres et ignorants moujiks qu'un c 3nt de folie entraîna un Jour et qu'un 1 erensky ne sut ramener au droit chemin, r laignons-les, nous Belges, qui savons ce v ne veut dire de misères, de meurtres et e exploitât ton le mot de « domination al- c ■mande ». PERCY. d FLEURS DE KULTUR... CQMMEM LËTlUEMâOS ÎMIÏHT m FIMES PElSOSSiSEES A E0LZM1SDEÏ Au camp de Holzminden sont enfermées des femmes et des jeunes filles françaises et belges, arrachées à leurs foyers, soit comme otages, soit comme déportées, et contraintes au travail forcé. Le régime auquel ces malheureuses sont soumises est terrible. Un témoin oculaire rapporte le fait suivant : Une trentaine de femmes, ayant refusé de fabriquer des sacs devant servir à l'armée allemande, furent enfermées dans la baraque 13, sorte d© réduit malpropre et sans jour.Laissées sans nourriture « avouable », elles y seraient peut-être mortes de faim si des mains charitables ne leur avait passé en fraude quelques aliments préparés en secret. De 4 heures du soir à minuit, les malheureuses- devaient se passer de tout récipient die toilette. On leur proposa de capituler. Elles s'indignèrent. Leurs matelas et leurs couvertures leur furent enlevés, et même les vêtements "de laine qu'elles avaient sur elles. Heureusement, le 17 septembre arriva au camp d'Holzminden un délégué de la Légation d'Espagnei à Bruxelles. Une heure avant l'arrivée de ce visiteur de marque, les recluses furent délivrées... mais le délégué fut mis au courant de leurs misères. Voici le document probant qui réglait le sort de ces malheureuses : Le 14-9-17. Ordre du jour pour le camp dies femmes. Les mesures prises contre les habitants de la baraqiue 13 qui refusent de travailler n'ont produit jusqu'à présent aucun résultat. J'ordonne par le présent accord avec le commandant du camp ce qui suit : A partir de vendredi 14 septembre entrera de nouveau en vigueur la déifense de recevoir lettres, cartes et paquets. En même temps continueront à être enlevées couvertures et paillasses. J'attire tout particuïièrement l'attention sur ce que ie punirai sans .pitié tout essai de passer à celles quii refusent le travail les objets qu'il leur est défendu d'avoir : couvertures, paillaisses, surtout produits alimentaires.(Signé) : LETULE. Le signataire de cet ordre est le lieute-J-'pJftoier du camp; ce der- Le fait ei-desptts signalé ne s'e«t pas présenté une fois, mais fort souvent si l'on en croit cet autre ordre du jour, daté du 3 décembre 1917 : 5-12-17.. Ordre du jour 75. Il est sévèrement interdit, de préparer è Tianger dans les autres baraques pour les femmes revenues de Rretel et mises à la baraque 4 et de leur passer à manger. Si les remmes en question ne veulent pas manger les aliments préparés dans la cuisine du lamp,. elles devront, préparer elles-mêmes Leurs aliments à la baraque 4. (Signé). : WYNEKEN. Enfin, pour donner un aperçu de la fa-;on dont sont généralement, traités les prisonniers et prisonnières de Holzmindon, voici un relevé de punitions rigoureuses appliquées pour des peccadilles par les autorités du camp. Punitions encourues du 2 au 15 septembre 1917 : Aldegoude Wanakens : 3 jours pour ivoir, .malgré la défense, préparé des aliments pour les habitants de la baraque 13. Augustin e Brizard : 3 jours d'arrêt de rigueur pour avoir perdu sa plaque matricule. j Ed. Gebauer, Polonais : pour s'être entretenu avec des femmes à travers le grillage. Plue de Carcan ! . Il faut à la Belgique l'indépendance complète M. Charles Stiénon vient de publier en tête du « Petit Journal » un article où ili a très bien souligné la réponse de la Belgique aux avances du comte Hertling. Avec infiniment de raison, l'otre distingué confrère écrit qu'« il faudra que la Belgique ligotée jusqu'ici par sa neutralité conquière enfin son indépendance internationale complète. » « Va-t-on contraindre la Belgique, de» mande M. Stiénon à rentrer dans la neutralité dont elle dut bien sortir ait mois d'août 1914 ? ! Beaucoup de Belges ne le pensent, pas, car ils ont du rôle de leur patrie une idée trop haute pour la ramener, aux servitudes inséparables de la neutralité. Qu'est-ce donc être neutre, sinon devoir ouvrir sa porte à tous, avec d'é-* gales obligations envers chacun ? La Belgique réclame la suppression radi-> cale de toute tutelle internationale, et peut-être serait-il superflu de célébrer, son héroïsme et sa constance, si ce de-> vait être pour Vempêcher de se développer librement dans la paix. » Lisez le i e Mars L NATION BELGE Grand journal quotidien d'union nationale Avis m Belges m en 1809 et résidant en Angleterre L'arrêté-loi du. 20 février 1918 les appelle à servir la Patrie. Les Belges nés en 1899 et s© trouvant dans le Royaume-Uni doivent, sous peine d'encourir les sanctions légales, envoyer; au Sei-via central du ILiCi-utement, Grosvenor Place, Londres, S. W. I., avant le 1er avril 1918, un bulletin d'inscription1 dûment rempli. Us peuvent se procurer eux-mêmes ces bulletins en les demandant verbalement oi> par écrit' au Service central du Recrutement, aux consuls de Belgique ou aux postes de gendarmerie belge. Ils peuvent aussi: s'adresser au bureau de police anglais 1e» plus proche de leur résidence auquel 1© .Service central du Recrutement fera parvenir les imprimés demandés. Us seront convoqués ultérieurement devant une commission de recrutement.. Ceux qui seront jugés aptes au service seront envoyés dans les centres d'instruction en France à partir du l"r mai 1918. Toutefois les commissions de recrutement pourront accorder un délai aux étudiants et collégiens afin de leur permettre de se présenter devant un jury d'examen ou de terminer l'année scolaire. En aucun cas ce délai ne dépassera 1» 15 août 1918. ■ ■ ■ ■■■ 1 I ' ■ " Lire en 2° page : GOMMENT L'ANGLETERRE ACCEPTE LE RATIONNEMENT (de notre correspondant particulier à Londres) \ Les protestations belges contre la trahison aktiviste .— i'episcopat belge, le haut commerce anversois, l'Université de Bruxelles, les députés et sénateurs flamands dénoncent la manœuvre allemande Les nouvelles listes de conseils coimmu- : laux et de notabilités protestataires conti- < tuent à affluer au Havre, portées nuitam- ] nent ipar des patriotes dévoués à, travers ! es fils électrisés et malgré la surveillance illemando qui a redoublé. Le mouvement de protestation ost parti- - ulièrement vif en Flandre où les notabili- 1 és flamandes sont parmi les plus ardentes l flétrir les aktivistes. Toutes les classes \ t toutes les autorités sociales y prennent ' lart. On apprend que tous les évêques bel- 1 ;es, empêchés de se réunir, ont. protesté t épairément. Xe cardinal Mercier a protesté \ lans une lettre à son clergé lue en îête le son mandement de carême. c « NOUS RESTONS FIDELES A LA r PATRIE ET AU ROI ! » i dit l'évêque de Cand £ Mgr Segers. évêque de Gand, a publié la r rotestation suivante : s a Etant donné que le clergé de notre dio-* èse s'est toujours distingué par sa fid.é- F ité à la patrie belge, qu'il considère l'a- c îour de la patrie comme un devoir et, une £ ertu chrétienne. Je crois devoir déclarer c n mon nom et, en celui du clergé du dio- r èse de Gand, que nous ne sommes absolu- c lent pas d'accord avec les agissements e u Comité qui s'est donné le nom de Con seil des Flandres, et que nous considéroni 'omrnje un devoir de rester fidèle à notre ien envers la Patrie belge, son Roi et soa gouvernement. » Tout le haut commerce anversois a signé a protestation collective au chancelier unsi que le conseil provincial anversois. L'Université libre de Bruxelles a adressa ui conseil communal de Bruxelles une let->re énergique d'adhésion signée par tous es membres de son conseil d'administra, ion et du conseil académique. Les députés t sénateurs de fijandre Orientale ont tenu i envoyer une protestation séparée au hancelier Hertling. > Tous ces documents multipiés spontané-1 nent par des copies manuscrites et par des niprimeTies clandestines circulent de main n main par milliers d'exemplaires, ex riant partout un enthousiasme qui fait mo-nentanément oublier les misères et les ouffrances de l'occupation. Les autorités allemandes, débordées, ont .ris le parti d'interdire officiellement toute1 lélibération stir les questions de politique énérale telles que l'autonomie des Flan-res et sur les pétitions a.ux autorités aile-' landes. Les contrevenants sont, menacés .'être pu^p avec la. plus grande sévérité t conformément aux lois de guerre. C'est l'aveu éclatant fljue l'administration

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Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

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