Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

621 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1916, 29 Septembre. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Accès à 22 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/bz6154fr8d/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

23e ÂNNfiE Série Nouvelle. N° 691 Vendredi 29 Septembre 19J6f5 RÉDACTION & ADMINISTRATION 28teI\ rus ds la Eaurse — LE HAVRh TÉL£PHONE:n*64BELCE BUREAUX A PARiS : 55, rwe JeanJacques-Rousseau, 33 »o« LONDON OFFICE : 21, PANTON STKEET Leicester Square, S. W. Sirotent : fiÊm IH! nwvwuvn "IO cent, le IS° LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS Franco 2 fr. 60 par mois » 7 fr. 50 par trlmostra Angleterre., 2 sh. 6 d. par mois » .. 7 sh. 6 d. par trimesti-s Autres pays. 3 fr. — par mois » » 9 fr, — par trimestra PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, Qui en a te monopole pour Paris. )>0«- £3 cent, au front Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris i toit nonit in xiilts in iiti Ils se proclament contre toute guerre de conquête, mais... IiNcus avons signalé la motion volée pat L t> mléience des socialistes de l'Empire al-l-uwmd. L'air 251 vais contne; 5 et les abs-Mitions" d'un cinquantaine de minoritanies, >s représentants de ta SozialdemokPaue ni adopté une résolution où le député Da-i il se prononce ooàptre toute guerre de r;,„(uète, mais affirme que l'Allemagne. Iltquée par un monde d'ennemis, doit se jtendre avec énergie » Jusqu'à ce que lad-'•esaire soit disposé à conclure une pais |m garantisse l'Indépendance polatïque. ■'nntéaralitô territoriale et ta liberté de deve-|»iTOeiuent économique de P Allemagne» |il psaume de ta Sozmklemokratie compte luecire ekmx versets dont l'un est consacrc % aimthéuiatiser le" capitalisme et l'autre l'Clarer «nécessaire la restauration dum |i«|oinationale socialiste laite par le;s ira I «rieurs et pour la lutte ». loo-nc, tes socialistes allemands « majore teii-es » se sont prononcés solennellemen simtre une politique de conquête... Le tai d'autant plus intéressant que ces socia tides soûl lae menues qui ont voté successi au Retchstag, tous les crédits de flierre, etûe parmi eu?; se trouvent tes au leurs de nombreux discours i'ougueusemen m né ri a-liste s et les missionnaires envoyé! mw la propagande allemande dans les re Soris envahies el dans les pays neutres Los Suclekutn, les Scheidemann, les Hae iiiscli et tant d'autres dont on a pu liri Wiuis deux ans les professions d'e loi pan ,'fi-raanistes, ont applaudi des deux main: i-ux a :iathèmes de leur compère David con Ire la guerre de conquête. Te-ue-hanî spectacle, en m érité, mais on n peut s'empêcher de songer qu'il eût été bicj plus beau si on n'en avail vu tant d autre: nu les protestataiies d'aujourd'hui jouaien m rôle singulièrement différent. L-orsqu-l'Allemagne se ruait contie Ja l'rance e (.rayait l'avoir déjà vaincue, pas un seu W'.'Wste allemand ne songeait a lever J nslil- doigt contre la réalisation des plan (!>• conquête des mHitaristes prussiens. S w se décident aujourd'hui à condamner ce natau's plans, c'est qu'ils ne comptent plu tvu v kt îuïo-c rAUcmagn-e pou«r Tes exe eu 1er . C'est aussi qu'ils espèrent, par cette a-tti Itude nouvelle, dissoudre la force national qui unit, chez tous les peuples allies, I Vliàs^e ouvrière avec toutes les autre classes pour la lutte contre l'ennemi com iiuin. «Celte manœuvre, on peut en être sui iV.iura aucun succès auprès des socialiste Éieiges. Ils ont trop de bon sens et trop a WMitrioitisme p.our se. laisser tromper pa d'aussi grosses habiletés. ■ A qujgl socia-lisle belge feia-l-on croir Itttic l'AlleTtîagne n'a fait qu'une guerre d Séfetise contre un monde d'ennemis Y Si I £■>.>! re allemande était une guerre dé ter vve, que serait donc la guerre imposée ta Be'gique Y , 1 es socialistes belges savent combien le « karneiaden » d'Outre-Rhin se sont en-i-toyés à les tromper jusqu'au dernier me luwd sur les intentions belliqueuses de l'A irtnagne : ils ne voudront pas être les dupe 'tes gens gui, par leurs actes el par leur pu i'es, n'ont pas cessé depuis deux an vt<- se montrer solidaires îles messacreur t«te Lo: >. ain, d'Andenne, de Tamincs, d Dmant. Comment d'ailleurs les socialistes belge ;W remarquera ient-ils pas jpie, tout en s (prononçant contre une guerre de conquête kx socialistes allemands tienne,nt exacte ■Uih'uI le langage du chancelier en réclamai « une paix qui garantisse l'indépendance p< tUique, l'intégralité territoriale et la liberi »J'" développement économique de l'Allv biagne » Y C lie formule est assez vague pour cou prendre tout cc que les Allemands les plu iVmace.s rêvent encore. Ainsi que le moi lirait l'autre jour le député Kotea'di liai [}¥\r:h dans le Vorivàerts, cette formule s'a< iconuadde parfaitement de larges annexion sur la frontière orientale d'Allemagne, d'u pr.'téctoiat austro-allemand sur la Pologni .d'un protectorat allemand sur la BelgiqU' d,' d rectilicaiïôns de frontières n au ûetr meut de la Belgique et de la France, i d'une grande "expansion allemande e Uiient. Contmenl, d'a^'eurs, hésiteraient-ils r. ieistant sur le sens réel de celte moli 1 i|u>ii (l4Js s ivenl que le député David, qi eu a pris rinitiative, es! un des quatre s< '/ia.-dcmokfatei) qui sont allés rendre visa i' Oui!''atH)ie H à son quartier général ç •tianee, et qui ont visité par la même occ; picin la Belgique envahie, sous la condui <! aittorilés 'impériales ? En janvier 1918, on trouvait déjà le uoi 'du tterr David au bas d'un manii'este poi in pairx qui avait pour objet de détourner rioiaiisme français de tout effort mililuir ît s'est passé assez de choses depuis tre jkus pour qu'on ne se laisse plus pren.ii ïi de leKes iicelltes. Le même David qui pr< ' i'n.in,e 'aujourd'hui la nécessité de restaui\ J'Interr.- ilionale on\i iere est celui t,-.i dccl nait en rentrant de Belgique que « le mil )-U : me allemand n'a rien de monstrueux C'est assez pour qu'aucune oreille belj. !h.è s'ouvre auk exhortations 6e ce bc _ «'pôlre.., •W- ^ ■ LE REGLEMENT !... t.ï s. une se passe, — dit 1' « Echo Spo •ti* •>;, — dans une formation de l'ai Mère, désignée habituellement par de ne: Wcuses initiales et acntonnée dans una p ïitc plage française. Maiorité de milifcaij' iVcnug du front. Va,, otfjicieir de icelfte unité nisivac* tl r! foudres ses subordonnés s'ils sant pi w Saigner isolément : - je ne veux pas dire par Wt, qi Mckp> ne vous noierez pas lorsque I» di wiH' «era présent «tais au 'Hotnii V0v noterez iég'lemé.ntaire«iaB!l î « i f UN TÉMOIGNACC ÉLOQUENT —>>o«—• [ssipiiiiliii i mm è Bois La Tribuna de Rome vient de publie? une lettre oii son corresponelant suisse raconte les impressions qu'il a emportées d'e ses visites aux soldats internés. Le fait qui a le pin*s frappé ce journaliste italien est la douleur que- ces soldats ressentent des souffrances de leur patrie et i le signale en des termes qui nous apporter! un nouvel et éilocjuent ténioignage ele l'uinion parfaite de tous les Belges, flamand; el wallons, contre l'ennemi commun. n De leur pays, des lu lies passées, (le: victoires lMures, écrit le rédacteur de le Tribuna, ils parlent avec un accent ému avec enthousiasme, avec dévotion... Que accent de sincérité cl de vérité dans leur; paroles sur la guerre terrible, quelle emo lion dans leur profession de {oi iuébranlabl dans la victoire finale. Ils sont terribles le. accenls de haine lenace qu'ils trouve)i contre l'ennemi. Je n'oublierai jamais, par exemple, le ■ frissons de colère et le regard furieux d'u i ! interné belge. Je ne connais pas son gratl ^ militaire, mais il révélait une .certain 5 culture. Comme c'était un Flamand, o\ - parla des rivalités entre Flamands et Wai ■ Ions ~ei des tentatives que les Allemand [ sont en train de faire pour séparer de 1 autres les Belges «qui ont en commiti 3 avec eux la race el la culture ». — QUELLE COMMUNAUTÉ DE RACE , — s'exclama-l-il. i Et lorsque, ensuite, dans le cours de 1 s conversation, \e lui dis qwon ne devait pa ^ faire tomber sur tout un peuple la respot ^ sabilile du crime d'un petit nombre, de pci I sonnes, il se dressa de toute sa Utille t 3 lança dans l'air un terrible : 3 — QU'ILS... CRÈVENT TOUS ! 5 Qu'ils crèvent tous ! Et ses lèvres pâle i tremblaient, et ses yeux lançaient de . éelairs sinistre?. >, C'est que ces hommes qui ont souffes s savent ce que c'est que l'Allemagne ( i qu'ils ne souffriront à son égard aucun 3 altitude qui puisse sembler un atermoie - ment ou une complicité. Leur colère, o peut en être sûr. sera terrible contre le •t misérables qui onl essayé d'aider von Bif s sing à réduire le patriotisme de leu e peuple. ECHOS s L'hôpital militaire ftelge du Havre. i- Le générai comle de Grunne, commandai supérieur territorial du Havre, à la sui s d'une visite officielle de.l'hôpital militai) s belge de la rue du Lycée, vient,- dans s-o s -ordre journalier du 27 septembre, d'exprinn s sa satielaction « ipour la parfaite organis: e tion de tous les services dans cet hôpital ». » En dehors de ila remarquable tenue de -s salles pour malades, de la pharmacie, df e cuisines, des magasins, des divers service administratifs -dil te général, j'ai été part .. euMèrement impressionné par' la pei-fectio [t eles installations médicales et chirurgicale t. toutes à hauteur des tjenuers progrès de i é science. » Je ne puis citer aucun médecin ni chef ( service, parce que les félicitations sont dru à tous ; je veux -cependant remercier spéci, g lernent M. le médecin f rançais Richard, q continue à diriger le service radiographiiqi qu'il a organisé avec tant de eonipétence >_ l'époque où l'hôpital relevait de l'administr s tion française: » ri Le général (olicife -ensuite notamment docteur He;nri Sniets, directeur de l'hôpita « pour l'admirasble tonuc » de celui-ci. i- 1 Les Belges à Rome. "i Nos compatriotes de Rome continuent il s'inîéresser avec beaucoup de sollicitude ai n soldats belges prisonniers en Allemagne, i- L'œuvre fondée par le Père Misonne e M. Georges Genat, nous écrit noire corre n pondant romain, a déjà consacré plus e t- 4,000 francs à des envois variés et elle fei e prochainement un nouvel envoi d'une v leur de 2,000 francs. n On voit que l'initiative des deux patri n tes dévoués méritait le patronage que 1 le ont accordé les deux représentants de î. Belgique à Rome, is -o-■eNos artistes à l'étranger ' Une exposition d'art belge sera organisa p iacessamment à Madrid sous les auspie " du Gouvernement. 'p ,b —o— n. • Au Home du soldai de âanvic. " Réparons une omission fâcheuse en c sant que parmi les noms des membres c comité de cette œuvre se trouve celui de î .SchOJ.laert. président de la- Chambre des i r' ijrésentanls el président du Comité offici Ses réfugiés. a- —-o—, a- ^ Journaux du froni. 3 élè ves et anciens élèves de l'Instif ie fiai.ît-BoMface. d'Ixelles, auront bient éf,aià»:rn«r,t leur petite feuille de guerre, q îe i pifAtirà de temps en temps -au hasard d c- (S*çûsja'ances. Four le recevoir, prière i * J 3'9dre<«*tH' à L. Raty, B. 58, ou L. Arene y,. l7Sv Les conquêtes belges EN AFRIQUE ORIENTALE Les étapes de la marche victorieuse de nos troupes Ainsi que nous l'avons dit hier, la nou-; velle de la prise de Tabora par les troupes 1 bejges. annoncée il y a huit jours, est maintenant officiellement confirmée. Les Allemands en fuite croyant d'abord 1 gagner te Sud, suivant l'ordre qui leur était venu de leur quartier général — mais une . colonne belge arrivait de ce côté — s'en sont allés vers l'Est, où les forces britan-1 niques les écraseront. , Encore quelques semaines, et il n'y aura I plus de troupes allemandes dans l'Afrique , orientale. ' Le plan de campagne du général Tom-" beur a élé exécuté point, par point, d'une : manière tout à fait méthodique. Et nous ? avons le droit de dire — nos alliés britan-. niques se sont plu à le reconnaître à plusieurs reprises — que c'est, dans une large mesure s,rt'àce à l'action "magnifique des ? troupes belges que la conquête de l'Afrique ( Orientale allemande aura pu s'accomplir si rapidement La force publique congolaise fut trans-■' formée en une véritable armée, bien enca-i tirée, possédant son artillerie, ses avions, tous les services les plus modernes. Un seul appel du rnin'stre clés colonies s -avait fait affluer des plaines de i'Yser vers s l'armée d'Afrique, riche en promesses de i combats une pléiade de jeunes aspirants officiers que nous vîmes passer si pleins de fougue et d'ardeur, si heureux d'aller pren-• dre part à celte épopée. Des officiers émanant de notre armée lui offrirent égale-rt ment leur concours, notamment les lieule-narits-cotonels Tilkens. Brassel, Huyghe et s Thomas, qui s'étaient distingués sur le front - occidental. Sous le commandement énergi- - que du général Tombeur, avec le concours ,i d'Africains éprouvés comme le colonel Mo- titor, les lieutenants-colonels Olsen et Mou-Iftert. les majj>rs Rouling; et Millier, l'ingé-nieur-chef Aelam, la conquête de l'immense s colonie allemande s'accomplit avec une rapidité qui tient du prodige. Ainsi .que le montrait une carié récemment publiée par le » XXe Siècle », le général Tombeur et ses vaillants officiers onl conquis en quelques mois, dans les riches I province du Ruanda et de l'Uvira, en pre-e nanl 'Karéma. Tabora, un territoire équi- valent à quatre fois celui de la Belgiepie ! II L'entreprise cependant était formidable. s Qu'on songe à l'énormilé de l'organisation des movens de transport du matériel de r guerre, de l'artillerie, des appareils télégraphiques et téléphoniques des canonnières » pour les -lacs, des vivres des munitions, en-fin de tout ce qui est indispensable à une armée de 25.000 hommes se préparant à une guerre, qui dût la porter à plusieurs centaines de kilomètres ele sa base?!... En avril 191G, l'armée était prête. Elle al-lail combattre des forces allemandes particulièrement importantes et Organisées. Aux troupes nombreuses et encadrées de milliers de blancs qui formaient l'armée coït loniale allemande étaient venus se joindre e Un continrent de l'armée continentale — ai'-rivé 8ïi Afriqii6 011 juillet 1014, à occasion de ■n rïnauff 11 ration du cliemin de fer de 1 Océan :r Inelien au Tanganyka et de l'Exposition de Dar-ès-Salam —, les officiers et soldats de l'équipage du « Kœnisberg coulé par les Anglais sur la Rufidji ; les nombreux réservistes que constituaient tous les négociants allemands établis en Afrique, sans compter le personnel de l'administration, les colons, les équipages de plusieurs paquebots réfugiés au Cort^o allemand au début de la guerre ; enfin des visiteurs venus pour l'exposition de Dar-ès-Salam, parmi lesquels le général Stehl qui avait accepté de servir sous les ordres du colonel commandant les forces de Tabora. On peut estimer à plus de 5.000 le nombre des Allemands encadrant leurs troupes noires. Leur nombre était si considérable que des compagnies entières ont pu être exclusive ment composées de blancs ! Le 18 avril, toutes les tentatives de l'ennemi pour envahir le territoire belge ayanl été repoussées victorieusement, le généra Tombeur décida l'offensive. L'île de Yambo, à l'extrémité du Kivu es bientôt prise par la colonne Olsen ; le 19, t< poste de Sliangugu est enlevé, et les cou leurs belges flottent en territoire allemand La brigade Molitor, partie de l'Uganda .atteint le lac Moliari et prend Kigali, 1< 30 avri ; le 12 mai el-.e enlève Kisség'mes -le 19 elle entre triomphalement à Nyanza Le G juin, le colonel Olsen enlève Usum bura ; les Allemands sont battus, le 12, i Kiwitawe et, le' 16, à Ivitcga. Le 21 juin, Biaramuto' tombe sous les coups des soldats des 3e et 4° régiments cl la lVrigade Molitor ; le 3a régiment altem la rive S.-O. du tac .Victoria,, atteignan ainsi le premier objectif assigné aux trou pes belges. Le 3 juillet la brigade Molitor livre com bat à Niaka-runsu et, après avoir fora l'ennemi à battre en, retraite, elle le rejom à nouveau, le 15, à' piobaliika, le culbut et, lb poursuivant l'cpee dans les reins, n lui permet pas de s'arrêter sur les posi lions qu'il avait organisées au S.-E. de Ma < kt-ÏIiif. que l'adversaire évae.uie le 23 }w; tôt, en "pleine retraite vers Sainl-Michaë sur la route de Mvvanza (lac Victoria) Tabo-ra. Tandis que se déroulent ces événements la brigade Oison s'est dirigée vers ie sud ]e 2a régiment occupe Nianza- Migera 1 15 juillet et entre à Kigoma-Udjiji le 2? pendant que le 1" régiment, opérant h s gauche, a atteint la rivière Gornbo le 2 fuilitel, établissant la liaison entre note aile gauche (brigade Molitor) et notre ail droite. Durant ce même mois de juillet, la Ho! •tille belge du lac Tanganyka et i eseadrill (d'avïatioin ont également montré un-grande activité, bombardant à déverses re pi'i-ses les paillons de Kigbm-a-Udjiji e s'assurant, définitivement, par la destrue tion des unités navales a lie m an des eaicor en ser\ ice, la maîtrise absolue du lac l'ar ganyka. En août, c'esl Kigoma-Udjiji, la ligne à chemin de fer, puis Karéma, enfin Ta-vir qui sont enlevés par nos vaililaa'es irour.'f Nouvelles de la Patrie Belge [ q /vwwvwvw. WvWVl i A BRUXELLES l.e Deux mises en liberté -d i- Nous apprenons de source particulière que les Allemands -onl remis en liberté la le .comtesse Georges d'Oultrom-ont arrêtée il y 1, a er-uelefue temps et que le comte de Beam-fort qui avait été déporté en Allemagne a pu rentrer en Belgique. Les noces d'or du bourgmestre de Laeken M. Bockstael, bourgmestre de Laeken à marié à Biuxelles le 19 septembre 180G, et :X Mme EiïtÛe Bockstael, ont tête la semaine dernière derrière leurs noc^s dor. b! Le conseil -coniniiiinall leur a olieit j.n s- gt'oaSpe en bronze, » Les Fiancés », ele Maie thîeu Desmarez. ,a —»o«— " DANS LES FLANDRES Le travail forcé ii la on écrit de la frontière belge au tele-qraaf : „ \ M>elle, près de Gand,plusieurs Belges ont menacé un oificicr allemand dufre canne de jonc, parce que cet officier leui ie enjoignait d'aller travailler pour 1 ennemi. * îte nvaient refusé le travail, ainsi que 05 habitants du Nil'iage. » On emmène ici, jouYneuement, de., -hommes, surtout des machinistes o| des •chaufteurs des chemins de 1er ele 1 Etat •belge, <m habitent m granel nombre h GemtbruKPie, Meirelbeke et Ledeberg, fau-l" bourgs de Gand, et qui, jusque maintenant. r1 se refusaiien-t obstinément à travailler pour l'ennemi de leur patrie. i » On exerce toutes sortes de. pressions. 'Beaucoup "He personnes sont dirigées sui 1 '^ dû\itrc$ sont incarctieco c ^.'Î^La pression, cependant, ne s'exerce ypius d'une façon si publique qu'auliefo'is. ut afin d'éviter eles scandales du genre de ôt eeilui qui s'est produit h Melle. » 11 i Line femme condamnée à Asscnède le Réom-m-enl, la femme du cultivateur De It t Decker, d'Assenede. a été arrêtée et eotr ' éammée à six mois de prison. Ette ôtai -vvvmvvnwvvvvi * soupçonnée seulement de faire passer de letlres en IloJlande. Un matin, les soldais boches ont fait i: rup-tien clie'-î elle el l'ont littéralement arn chée de sa maison, faisant preuve d'un brutalité dont les Teutons ont le monopole que nul. d'ailleurs, ne songe à leur dispute: Cette, scène écœraaite se passait en prés-ene du mari et des six petits enfants qui sur pliaient, avec des larmes, les brutes décha nées. GeMes-ci ne pré ton dirent même ps que la pauvre femme embrassât ses enl'ani ni son mari. Sur tout le parcours de la ma son à la gare, Mme De Decker fut oetieus< ment maltraitée par les soudards. » —);Oc— DANS LE PAYS DE LIÈGE Le grand pont de Visé La' construction du pônt du nouveau ch-; mfei de 1er sur la Meuse est en voie d'ach vementj du moins pour autant qu'on puiss en juger du pont de Visé. (Le nouveau poj se trouve à quelques centaines de- mètre en aval.) Effondrement d'un tunnel du nouveau chemin de fer On apprend de Hollande qu'une portic du tunneil de la voie ferrée Aix-la-Chapel-1 Visé s'est effondrée vendredi dernier pri de Gemmenioli. Vingt-cinq ouvriers onl été tués. —)>0'(— DANS LE LIMBOURG I.a commune de Iïamont à l'amende V La commune de Iïamont est punie e mille marks d'amende parce qu'un de si citoyens a réussi û rejoindre l'armée belg Tous les cafés devront rester fermés pe dant quinze jours. Le Hamontois, quand ! sera aux tranchées, son fusil à la mai: ■ saura répondre à celte nouvelle injuste f boche. Ca fraternité franco-belge « L'AMITIÉ TRADITIONNELLE DE LA BELGIQUE ET DE LA FRANCE A PRIS UN CARACTÈRE SACRÉ ». dit le Président de la République au nouveau ministre de Belgique Nous avons signa-lé dans une édition précédente tes discours échangés mercredi se-ir, à l'Elysée, entre le président de la République "et notre nouveau ministre de Paris dans l'audience où le baron de Oaif-fter d'Hestroy a remis ses Lettres de créance à M. Raymond Poincaré. Nous tenons à reproduire le texte de ces allocutions où s'affirment de la façon la plus heureuse les sentiments d'union fraternelle que les épreuves communes ont resserrés entre nos deux pays. « La Belgipe n'oubliera jamais les souîîrances supportées en commun avec la France » Voici lu partie principale du discours de M. le baron de Gàiffier d'Hestroy ; ! La Belgique n'oubliera iamais les souf- ■ frances supportées en commun avec la ■ France dès le début de la guerre, le traite-' ment odieux dont ses populations et celles • des départements français envahis ont été . en même temps el au même degré (es vie-' limes, le sang de ses soldats mêlé au sang 1 généreux des soldats français, ciment d'une , amitié entre qux indissoluble. La Belgique ; n'oubliera jamais non plus qu'aux heures t les plus tragiques de^son histoire la France 1 a accueilli avec empressement son gouvernement et ses enfants proscrits et qu'elle . n'a cessé de faire luire à leurs yeux l'espoir 5 certain de la victoire, si longue que doive ^ être la durée du sacrifice. I Confiante dans les promesses et dans - l'affection de sa sœur d'armes, la Belgique - attend d'elle et de ses alliés, au moment ' du rétablissement de la paix, l'aide néces ■[ saire pour obtenir, avec la restauration de son indépendance, les réparations aux■ i, quelles elle a droit et pour relever de leurs ; ruines son industrie et son commercé, sources de vie et de prospérité de son peu ^ pie travailleur. 0 Les entretiens personnels de Voire Excel e lence avec le roi Albert, les déclarations e solennelles du gou.vsrRe.ment de la Répu blique, ont retenti dans le cœur de mes e concitoyens- Pour tous les Belges, pour 3 ceux qui souffrent dans le pays occupe !" comme pour ceux qui tiennent depuis data , ans sous le bombardement allemand la e ligne de I'Yser, devenue la frontière mo-i-- mentanée et glorieuse de noire patrie, ces paroles françaises ont été un puissant ré- II confort. Elles ont contribué à maintenu f inébranlable leur résolution de soutenir h lutte et d: endurer la cruelle épreuve de *' roccupation jusqu'au triomphe final. Toutes ces manifestations de sympathie sorties du cœur même de la populalior filançaise, celte hospitalité généreuse offerte à nos malheureux compatriotes fugi tifs, ces soins prodigués à nos blessés et i nos malades, cette sollicitude émue et lou chante qui a réchauffé notre détresse e consolé notre deuil, faciliteront grandemen lS ma mission au moment où je prends lt direction de la légation du Roi à Paris dan. des circonstances qui rendent ma tdchc e si importante pour mon pays. t 1 « La Belgipe est cliez elle ;; an loyer ûe la France » g M. le président de la République a ré j. pondu : '- Monsieur le Ministre, Vous pouvez être assuré de trouver au près du gouvernement de la République dans l'accomplissement de la haute missioi dont vous êtes chargé, le concours le plu. empressé et le plus chaleureux. Nul n'étai plus digne que vous de représenter srt France l'auguste souverain qui a refusi £" d'incliner le droit devant la force brutal ie et qui est devenu, pour l'histoire, la per it sonnificalion ele l'honneur. :s Vous êtes de ceux qui, dans la nuit Ira gique du 2 au 3 août 1914, n'ont eu, en faci du danger, ni trouble, ni hésitation. Vou. occupiez alors, au ministère belge de. Affaires étrangères, le poste éminent de 'n directeur général de la politique„ Lorsqu. ,g l'iodieux ultimatum de l'Allemagne vin mettre brusquement la Belgique en de meure de livrer passage aux armées impé riales, voire fierté n'admit pas un insl-an que votre pays "pût accepter cette humilia tion et favoriser cette félonie. Vous connat'c siez votre roi, vous connaissiez votre gou vernement et vous saviez que, si périlleuse, que fussent les conséquences d'une répons-[° négative, ils ne céderaient pas à la vio e lence. Pendant qu'au palais, sous la pré a- sidence de Sa Majesté,les ministres tenaien il un conseil nocturne, vous, seul dans voir, cabinet et sûr de leur refus indigné, vou. prépariez une noie qui résumait d'avanc les traits essentiels ele leur patriotique déci-sion. Tant votre pensée se confondait avec celle des hommes de elevoir et d'énergie qui présidaient aux destinées de la Belgique et qui, en un tel moment, n'ont voulu ni désespérer de l'avenir, ni douter de leurs concitoyens ! Celte nuit-là, Monsieur le Ministre, l'amitié traditionnelle, ele la Belgique el de la France a pris un caractère sacré. Certes, Monsieur le Minisire, vous pouvez compter qu'au jour ele la paix, notre mémoire sera fidèle. Ce n'est pas notre esprit seulement qui se souviendra : c'est, notre cœur. J'en ai renouvelé l'assurance-à vos nobles souverains, chaque fois qu'ils onl bien voulu m'offiir l'hospitalité sur la sol de Belgique ; et je n'ai fait qu'interpréter en termes Irop faibles l'unanime et ferme résolution de la France et de ses vaillants alliés. Si la Belgique ne recouvrait pas sa pleine indépendance, si elle ne recevait pas les réparations qui lui sont dues, une honte ineffaçable souillerait les annales de l'Europe et il ne nous resterait qu'à envelopper éternellement d'un voile funéraire les status de la Justice. Il ne se trouverait pas un Français, il ne se trouverait pas un Ue nos alliés qui ne préférât la mort à cette ignominie.Mais le droit violé sera vengé. Chaque jour, nos efforts concertés rapprochent la victoire et hâtent ht délivrance. En atlen. dant l'heure glorieuse qui marquera la fin ele vos épreuves et des nôtres, la Belgiqui est chez elle au loyer de la France. tes Belges arrêtés par les Allemands à bord lu "Prias-Henirik" Nous avons dit que des Belges se tnouv valent à bord du bateau" hollandais « Priirui Hendrik » lorsque cetoPei fut capturé pat îles Allemands. "Une ocrrespondan-c-e . de Gmvesend au « Duiiy Telegraph » donne à ce. propos dtes» détails intéressants : « Parmi les personnes -arrêtées puis relût ehées se trouvaient : M. lioover et un autrfl membre de la Commission for relieif. G7 personnes ont- été retenues prisonnières i 8 Russes, 25 Belges, 10 hommes de la brP gade navale internés à Grèïimgftie et en congé sur parole, i- courriers, 1 officier français, 1 officier belge, etc. Les i courriers étaient Anglais, Belges et Françaiis ; ils ont réussi à brCiile r la plus grande partid de leurs documents. Un au tre Belge, le baron d'An-drimont, âgé de 50 ans, «. été égfcu lement fait prisonnier et sa femme « préj féré rester avec lui. II résulte d'un rôd* fait par une jeune fille belge, Mlle Rey-nault, que les Allemands sont montés ifc bord et. immédiatement eni mis eles gardes devant cei laines cabines déterminées. Un -monsieur hollandais, r'M .A. Roli-n, «t sa femme, déclarent que ce -n'est quà l'aippro» ■elle des navires de guerre allemands touf près du « Prins Hendrik » que l'on reooa< nuit leur nationalité. Il est à noter que les Allemands ont demandé immédiatement oij se trouvait te cabine n" 7 occupée par un ' officier français, -M. Benoit, à qui ils prirent i toute sa correspondance et qu'ils obligèrent à rester dans sa cabine devant, laquelle un marin monta la garde. M. Rolin a eu beau-coup -de difficultés à démontrer aux Allie* ï m-a.nds qu'il était Hollandais. Les Allemands . se montrèrent courtois envers les dames, il ; Il y a dans ces dernières lignos une vnex» . aicMtude de détail. M. Rolin, en effet, n'est 1 pas Hollandais, mais Belge, et il a deux i fils au front. La confusion du « Daily Te-; leigraph » est probablement née du fait que , M. Roliin est bibliothécaire du Palais de lu Paix à Là Haye. £a crise des finances allemandes GOMMENT ON ESSAIE D'Y REMEDIER La u Morning Post » (n° du 21 septembre), ' vient de consacrer un article intéressant h '4 1 situation de la Rei-cbsbank. î L'auteur de cet article constate dans les t comptes de la Banque d'Empire allemande une diminution de 15 millions de livres sis?-' •, ling dans la circulation des billets. 11 attri* bue ce fait au désir des Allemand-, a ? \eille de lancer leur 5° emprunt de g'-arre] . de se rapprocher de la limite légale eii ru qu) concerne la quantité de billets à qiettre eè. circulation (trois fois la réserve d'or). » Comment, se demande-t-il, les Allemand# j ont-ils pu diminuer le chiffre de la circula . tion du papier ? Apparemment par un noj1, veau coup porté aux Belges. En effet, le M* ' nistre des Finances die Belgique \ ient de co$ ' firmer le bruit d'après lequel les antorit® > allemandes en Belgique auraient pris posP l session de force de 750 millions de mairie e& viron appartenant à la Banque Nationale (Jf " Belgique ; le Ministre a exposé aussi confl» - ment la Banque Nationale a en sa posses-sioj| t -un aussi grand noiïibre de mark. Eu fa,il, l'administration allemande a imposé leooudj 1-ôgail du mark au taux de 1 fr. 25 el a payé " en mark toutes les marchandises et tous ie? - services réquisitionnés. Ce fut le prei.de* t coup. Mais maintenant, après avoir vain» ment invité les administrateurs de la Ranqni 7 Nationale à envoyer à la Reieh.sbunk lou» - les mark en stock, moyennant paiement d*ua - intérêt de 4 0/0, le gouvernement atlemm*! t a porté le deuxième coup en prenant possas* sion des mark, absolument désireux qu'h es$ ? sans doute d'éviter la mauvaise' r-ituatiod f des comptes de la Reichsbank, à laquoUa S i est fait atlusion plus haut. »

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Périodes