Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations

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s.n. 1915, 15 Fevrier. Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations. Accès à 23 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/j96057dp52/
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Les Nouvelles du Jour Feuille Luxembourgeoise d'informations ARLON, LE 15 FEVRIER 1915 Dans les Souvenirs de 1813 —«O»— • le partisan Colomb • Voici une curieuse page, retrouvée dans le Temps au 2 mars iui4. Eue est signée du cnaimant ecnvam et chroniqueur Henry ttuujcn, ae i Académie pançaise,trop tôt enlevé a t Histoire et aux Lettres. On y trouvera un impartial hommage adressé par un historien ,tançais à un patriote allemand dont l'action eut assez d'effet pour importuner napoléon. Ce rapprochement est intéressant à faire en ce moment. A la date du 28 juin 1813,Napoléon écrivait, ae uresae, a oertnier: ■< Mon cousin, témoigné/ mon n.econtemen.ent au duc de Kad^ue ue ce .,ue ie partisan Colomb n'est pas encore pris. » Un livre vient de paraître, t.aduit de l'al.emand par le commandant iv.nwt.dont la .e^ture tait comprendre clairen.ent pourquoi le partisan Colomb étaii diuicne a prendie. herdmand-Auguste Heter von Colomb, con.mandant de corps d'armée à la retraite lorsqu'il mourut en 18o4, avait eto 1 un des héros de la guerre allemande de 1 Indépendance. Nous disons « héros », sans ie moindre embarras. Le souvenir irançais n'a aucune concurrence à redouter lors-ju il s'agit de ia campagne de 1813; nos conscrits y lurent sublimes. Parmi leurs plus vaiiUnts advresaires, l'Histoire honore ces volontaires prussiens auxquels Hardenberg ava.t Lonfié le dépôt du pangermanisme réveil.é. Les chasseurs noirs de Lutzow eurent alors peur émules .es cavaliers d'un corps franc commandé par un jeune capitaine surnuméraire. Colomb ne fit pas moins que Lutzow, et plus heureux que son rival, il survécut à la victoire. Vétéran septuagénaire, il consacra ses derniers loisirs au récit de ses prouesses de partisan. Son journal de route, publié ; u-i ues mois ..vani sa'rrort, n'avait jamais té tr.duit rn .rançals Un des plus savants officiers de notre tcole supérieure de guerre estime que la lecture en est opportune. Le centenaire d; 1813 peut prolonger sa leçon au delà de sa date orécise. A tous les peuD'es il fournit des indications précieuses sur l'art de ne point mourir. Ce carne; dj capitaine Colomb, rédigé au coin du .eu quarante ans après l'aventure, garde 1 in pres ion de l'instant premier. Là dedans, pas . on bre de littérature; cela s.nt le jivoaac, la marche nocturne, la charge, 1a poudre, jamais l'encre et le papier. _t de :e:.e sèche simplicité se dégage d'autant r ieux et d'autant plus l'impression épi. ue. Les chevauchées de Colomb et de ses volontaires eurent une audace et une folie juvéniles dignes assurément de tenter le lyrisr-e. Elles justifiaient un poème. Elles ne perdent rien de leur vertu exemplaire dans "e sobre procès-verbal, noté en style de soldai. L'entreprise du jeune capitaine consistait à renouveler sans cesse sur les derrières de l'arm.e française des surprises de cavalerie. Bliicher lui refusa tout d abord l'autorisation de .uitter l'armée régulière pour se livrer à des opérations cui paraissaient non conformes aux règles de l'art. Il céda aux instances de Colomb, mais de fort mauvaise grâce: » S'il veut ..lier au diable,eh bien! Mu il y aille! » Ce tut en effet au diable qu'à la tête « de ses jeunes gens Coquettement vêtus de rouge et de blanc », Colomb ne cessa d aller. 11 risquait gros. Ce serviteur passionné de la cause prussienne n'était point Prussien de naissance. Né à Aurich, dans la Frise orientale, il avait été invité, comme tous les anciens sujets du napoléo-,i'de roi de Hollande, à rallier le territoire français. « L'insertion, dit-il, de mon nom dans le Moniteur, accompagné de l'épithè-te de « brigand », ne me laissait aucun doute sur le sort qui m'attendait si je tombais vivant aux rra:ns des Français. » C'était le peloton d'exécution. Ces irréguliers de la guerre exaspéraient le grand artiste professionnel; Napoléon avait mis à prix les têtes de Lutzow et de Colomb. En affectant le mépris, il haïssait et redoutait en eux les plus sûrs missionnaires de la croisade germanique. Sa colère condamnait les volon-ta'res prussiens à fous les défis de l'héroïsme et au mépris trannui'le de la mort. Le journal Uu capitaine Colomb nous la montre en acuon uc^uis avril 1813 jusqu au pnmeuips ue ioit. i_e narûi parusan y ra-con;e, tuujouis au point ae vue de son intervention peisonne.ie, les événements qui, de oiicsie, le menèrent successivement en iaxe, en niurm^e, en Hollande, et finalement jusque jous .es murs de Paris. Mais, â notre gre, la pâme passionnante, romanesque et vraiment epique de ces Souvenirs, c'est ie récit de la campagne d'été, avant l'armistice de Pleswitz. Tout est folie, tout est gageure, pendant cette période où Co.omo, avec moins de cent cavaliers, se propose tantôt de capturer le vieux roi de 1 Saxe, resté fidèle à Napoléon, tantôt de s'emparer du prince Eugène, et toujours de dompter, par l'effet foudroyant de la surprise, des adversaires plus nombreux. Ces « apertises d'armes », comme disait notre Froissart, conduites avec autant d'habileté que d audace,témoignent chez Colomb d'un véritable génie de partisan. Son chef-d'œuvre fut, en juin, la capture, entre Chem-niiz et Zwickau, d'un convoi qu'escorta.ent plus de trois cents hommes. Encore que d'un ton modéré, le récit le Colomb pourrait nous être suspect, mais l'aveu de cet heureux coup de main se trouve au Moniteur: a Un convoi d'artillerie d'une cinquantaine de voitures, parti d'Augsbourg, s'est éloigné de la route de l'armée et s est dirigé d'Augsbourg sur Bayreuth; les partisans ennemis ont attaqué ce convoi, ce .,ui a occasionné la perte de sept à huit piétés de canon et de plusieurs voitures qui ont été détruites. » Colomb avait, en plus de son très réel courage, le don essentiel: c'était un heureux. En 1814, après sa douD'e campagne, lorsqu'il fit lé compte de ses pertes, il n'avait perdu que six hommes un officier, un médecin et quatre caval'ers. Ce si simple et si véridique journal militaire défie par moments la confiance; n'était le son de voix du conteur, on soupç rnerait quelquefois de la hâblerie. Mais accordons tout. Aussi bien, rien de tout cela n'efface la gloire dort! la jeune garde se couvrit à Lutzen et qui fit pousser à Ney ce cri immortel; « Ce sont des héros que ces enfants! » 11 est d'une misérable vanité, et le contraire même de l'orgueil, de supposer chez ses adversaires moins de beauté et moins de vertu. Ce réveil du patriotisme allemand fut quelque chose de magnifique. Nous avons eu alors à nous défendre contre une explosion de haine sacrée. Mais, de ia Vis-tule au Rhin, chaque pierre, chaque brin d'herbe, chaque motte de terre itaien. complices des volontaires de Lutzow ou de Colomb.Cette collaboration du sol et des âmes a aidé singulièrement les ouvriers de la revanche allemande. Notre prestige était éva-noni. Le moindre paysan de Silésie, de Saxe ou de Thuringe savait par cœur le 29e bulletin de la Grande Armée. Les villages avaient vu errer, en haillons et semblables à des échappés de l'enfer, nos lamentables ci sublimes revenante de Russie Cependant Napoléon s'obstinait à croire que le fléau du particularisme empêcherait à jamais les Al'.emagnes de s'unir; il se berça de cette chimère jusqu'aux fatales Journées de Leipzig. Ecoutons le capitaine Colomb dire avec quelle joie délivrée nos douteux au xiliaires saxons, bavarois ou badois se laissaient faire prisonniers par ses chasseurs. Tous nos vassaux d'un jour avaien cessé de nous craindre. Parmi les conducteurs du convoi capturé à Zwickau se trouvaient beaucoup d'Italiens; un des volontaires de Colomb, qui savait leur langue, leur expliqua qu'ils avaient bien tort d'exposer leur vie pour Napoléon. « Ce discours eu un plein succès: les Italiens se groupèrent autour de nous, plusieurs mêmes brisèrent la crosse de leur fusil. » Il faut, ceux-ia, n'est-il pas vrai? les décompter du nombre des adversaires que les chasseurs de Colomb ont vraiment vaincus. Nous étions fatigués; ils sortaient, Eux, tout rafraîchis, d'une prédication magnanime. Leurs professeurs de philosophie, guéris de l'illusion du cosmopolitisme, ne professaient point la tiédeur guerrière. Fichte, jadis (( citoyen du monde », Fichte repenti, du haut de sa chaire de Berlin, à deux pas des garnisons de Davout, avait crié ceci à ses étudiants: « Oh! je vous en conjure, ne vous laissez pas aller à la négligence, en abandonnant le soin de votre salut à d'autres personnes ou à quelque chose qui ne réside pas en vous-même, ou en vous remettant à la sagesse du temps, comme si les générations se faisaient d'elles-mêmes, sans aucune participation des hommes, au moyen de je ne sais quelle force inconnue.Rien ne peut vous aider que vous-même ». Pour la médication des énergies, rien ne vaut un instant de retraite au fond des souvenirs de 1813. Henry ROUJON. Les réfugiés belges en Hollande Los réfugiés belges a l'Ecluse viennent d'être avisés qu'ils doivent évacuer cette localité. On s'y attendait. Déjà depuis quelques jours on en parlait, mais on so refusait à y croire, jusqu'au moment où vint la confirmation officielle. Cette décision a causé une grande émotion parmi les réfugiés et les habitants. Les réfugiés à l'Ecluse se sentaient, en effet, comme chez eux ; ils y avaient retrouvé des amis et fait des connaissances; beaucoup d'entre eux étaient reçus en amis dans les familles, bref, ils étaient familiarisés avec les habitants de 1a petite ville. Et puis, ne se trouvait-on pas près de la frontière? On y rencontrait souvent des compatriotes, qui s'échappaient pour quelques jours de la patrie et parlaient de la contrée, de la ville ou du village airaé. On y çnten$«!î gronder le canon, cette voix ; u tuiaiu uc 1 «luuaii» ivue membres de la famille et des amis se battent, on. ; apercevait des aéroplanes décrivant de gigantesques ; cercles au-dessus de la Flandre septentrionale, oo ; savait quand on se battait ou quand on ne se battait [ point. D'autre part, petit à petit, les réfugiés avaient trouvé moyen de vivre très économiquement dans la petite ville ; les pauvres jouissaient de l'hospitar [ lité de ses habitants. E; cout cela, ils le savaient, ils ne le retrouveront pas ailleurs! D'un autre côté, le départ des réfugiés, notamment de ceux qui par leurs moyens faisai.nr visre le commerce de la ville, ne plaît pas non pluj ?ux bouchers, boulangers, épiciers, etc, qui se ver . -n privés par là de ressources appréciables. Les réfugiés seront pi yoableirtent transférés au camp de Nunsp.et ou ce'.ii d'Uden. Un grand nombre d'en re eux ont déclaré préférer le retour en Belgique. Le mot »<camp» leur fait peu:-; cela leur semble s loin, Nunspeet et Uden, si loin de leur patrie. Lt ils se demandent: «La guerre durera donc enco-e longtemps, qu'on nous envoie plus loin encore?... o La commune de Retranchement doit être également évacuée, ici,les pauvres réfugiés étaient hospitalisés dans la cure, tandis que les familles plus aisées habitaient chez les bourgeois et les paysans. Les mieux installés étale-1 ceux qui avaient pu se loger dans les cabines roi &ntes près de Zwijn, Une cabine leur servait de c. isine, une deuxième était employée comme armoire à provisions, et une troisième constituait leur ch mbre à coucher; l'aérage de leur habitation était facile, il suffisait d'en ouvrir portes e; fenêtres et t 'y laisser pénétrer la forte brise apportant l'air pur de la mer. Eede est la troisième X/caKté dont l'évacuation est ordonné. ; on y mara .dait beaucoup et il parait que cela fut la cause de 1 ■ décision prise. A l'Ecluse toutefois oc n'a pas perdu tout espoir, i'espoir notamment de voir la décision rapportée. Les Belges ne demander;': qu'à rester, les habitants n'aimeraient pas de les oir partir, et l'on élabore une requête demandant i'annulation de la mesure prise. Dans les localité itvoislnajiîes, telles que Aarden-burg, Yzendljk, les Belges peuvent continuer à ré-jider, mais il n'y reste presque plus de plaoe. LES OPERATIONS DE GUERRE Opiiiioiis i de techniciens —fi»#— L'agence Fournier a eu l'idée de demander aux attaches militaires, accrédites à ;Ja-ris par les puissances neutre?, ce qu'ils pensaient de la situation actuelle. Pour donner plus d'autorité à l'impartia-iité de cette enqu.ee, .es représentants miii-aires des puissances oeuigerantes ( urande-oreiagne, Kussie, j^pon, Belgique, Serbie) n'ont pas été soilic.tcs d'émettre leur opinion. Parmi les peisonnalités consultées, trois se sont excusées, le colonel de Bré-ganze, attaché militaire à l'ambassade d'Italie; le colonel de liivas, attaché militaire à l'ambassade d'tspagne et le commandant Spencer-Cosby, aiaehé militaire à l'ambassade des Etats-Unis, qui ont estimé que la stricte neutralité à laquelle ils sont tenus leur interdisait le droit d'exprimer un avis. Voici quelques passages extraits des opinions ainsi recueillies: Le Colonel Carlos Fernandez, attaché militaire du Chili: « A mon avis, on sortira, à un moment » donné, des tranchées; on abandonnera la » méthode actuellement employée et ce se-» ra alors un grand effort offensif. On ne » lira plus dans les communiqués qu'une » tranchée a été prise, on apprendra qu'une » grande portion du territoire a été enlevée » à l'ennemi, et ce sera un pas, un pas con-» sidérable, vers l'issue de cette guerre ». Le commandant Fasola Castano, attaché militaire de ia République Argentine: > " Cette guerre sera longue et ce n'est, » à mon avis, qu'au printemps prochain, » que nous entrerons dans la période la » plus intéressante au point de vue militai-» re, parce que je crois qu'aucun des belli-» gérants n'a fait encore le dernier effort, » 1 efrort suprême qui mène à la victoire ou » à la défaite définitive. La « décision » » ne sera pas obtenue aussi longtemps que » cette guerre sera une guerre de tranchées, » laquelle rend à peu près impossible toute » manœuvre débordante. Le front actuel » sera nécessairement rompu par l'un des » adversaires; une fois qu'il sera rompu sé-» rieusement, au moyen de l'accumulation » d'une masse considérable de troupes dans » un espace restreint, on assistera inévita-» bien ent à l'écroulen.ent ce toute la ligne. • Ainsi, la décision ne sera pas due à une, i a baîaille-siège », mais à une « bataille-» manœuvre ». Le chef d'escadron Dimitri Scutzo, atta-hé militaire de Roumanie: u Nous nous trouvons en présence d'une. lutte d'usure. La victoire «st à qui résds-» t#ra le plut longtemps ». LA GUERRE SOUS-MARINE U perte du „ Tiku Maru " —W— Voici . d'après ie Times, comment le uTaku Maru» c été perdu ; « Le v&peur »Taku Maru» (6,238 tonnes) coulé dan9 le canal par un sous-marin allemand, avait quitté Wellington, en Nouvelle-Zélande, en destination de Londres. Il était amarré à Montevideo et devait débarquer au Havre la plus grande partie de son chargement se oomposant principalement de viandes congelées. Les fruits et les légumes embarqués aux Canaries, ainsi qu'une grande quantité d'effets d'habillements pour les nécessiteux, devaient être déchargés à Londres . <« Le voyage se passa sans Incident jusqu'au samedi matin, à 8 h. 50, heure à laquelle le navire arriva à hauteur du cap Antifer, à sept milles marins environ du port.. La mer était calme, l'atmosphère claire. L'équipage préparait les ancres quand le capitaine et le premier officier virent, du pont de commandement, surgir un sous-marin. Quelques secondes se passèrent et une torpille toucha le centre du T.aku. Mam et une partie du tribord fut arraché. Le navire inclina de ce côté. L'équipage se rua vers l'arrière, pendant que le pont s'inondait d'eai* qui jaillit de l'explosion jusqu'au-dessus des cheminées, l^es hommes de l'entre-pont ne parvin reut que difficilement jusqu'au pont , attendu que l'inclinaison se prononçait toujours de plus en plus w que Ves couloirs étaient Inondés. « tëntrererops, l'eau autour du navire était deve-Que aussi noire que .de l'encre, dont on put conclure que la torpdile avait pénétré dans la soute. La i discipline ne fut pas ébranlée, les hommes mirent lésa oanots dehors. En raison de l'inclinaison, ils coupèrent les cordages et écartèrent les obstacles en toute hâte. Les 58 hommes de l'équipage furent descendus sans incident dans les canots, le capitaine ne quittant le navire que le dernier selon l'usage, après , s'être assuré que tous ét-ient en sécurité. « C'était heureux pour tous que l'installation de la télégraphie sans fil n'était pas enlevée, comme cela devait être fait réglementairement quelques minutes avant l'entrée au port. Le télégraphe signa-!a le malheur dès que le navire fut couché et reçu une réponse de Landsend bien tardivement ; mais entretemps la communication a/ait été relevée par un torpilleur français qui partit immédiatement du port. Le premier secours fut apporté par un vapeur de pêche de Boulogne, qui repêche les mines pendant la durée de la guerre, il était en vue avant que v ie coup ne touchât le navire et se trouvait sur les lieux 25 minutes- plus tard. Entretemps une demi-douzaine de torpilleurs français apparurent. Le premier prit à bord le.o naufragés, tandis que les autres encerclaient les lieux. Le «Taku Maru» sombra du devant à to h. 25 W.-E.-Z., une heure 40 minutes après avoir été touché, » j, ——-— CHIRURGIE DE GUERRE Le tétanos et j son traîlemenl j Nous trouvons dans une étude récente du fameux professeur d'université, le Dr V. Gzerny, les détails suivants : « Sur toute l'étendue des deux fronts, la guerre s'est transformée-en guerre de position, où les tranchées couvertes e-î fortifiées protègent les soldats contre le feu des fusils et des canons. « U est évident que dans un pareil combat, les blessures causées par l'artillerie jouent un rôle plus important que dans les campagnes précédentes. Jadis 00 comptait qu'un quart seulement des blessures étaient dues à des projectiles d'artillerie ; ce nombre* est dépassé aujourd'hui. Il représente notamment plus que le tiers des blessures soignées à l'hôpital de Heidelberg ; ce chiffre va en augmentant à mesure que les hôpitaux sont plus rapprochés des Jignes de feu. Cela tient au fait que les blessures causées par les canons sont toujours plus graves et plus souvent rnor;clle>s ,que celles des fu sils. « Le pire ennemi des blessés était jusqu'ici le fétanos, cette- espèce de léthargie, qui fit des milliers de victimes. Comme le badlle du tétanos se trouve dans Le crottin des chevaux, dans la terre, il est très souvent apporté dans les blessures par des projectiles ayant touché le sol avant de frapper l'homme; o'est surtout le cas pour les éclats d'obus, de bombes, etc. Il se développe avec prédilection dans les tissus contusionnés, où il produit une sorte de toxine, semblable à la strychnine, qui est retenue et absorbée par les cellules des nerfs. La maladie- est d'autant plus dangereuse lorsqu'elle éclate quelques jours seulement après l'infection, tandis que plus tard elle l'est moins, probablement parce que le corps produit lui-même un contre-poison, qui cependant ne suffit pas à la guérison. On a essayé de cultiver ce contre-poison chez des chevaux, qui avaient été au préalable infectés par le bacille du tétanos, et d'employer ensuite le sérum ainsi recueilli contre cette maladie .Cependant les opinions sont encore fortement partagées sur l'efficacité de cet antidote. Comme moyen préventif il a , certes sa valeur, mais il faut alors le faire injecter ; dans la plaie aussitôt après la blessure. Une mesure préventive plus efficace est le nettoyage préalable j et la désinfection immédiate de la blessure. Ces précautions sont très faciles à prendre à l'heure actuelle, où la guerre reste pour ainsi dire stationnait; elles deviennent plus difficile® après de grandes batailles. » j REVUE DE LA PRESSE I -)0(~ i Les articles paraissant sous cette rubrique, ont un ■ caractère purement documentaire.Nous les reproduisons pour permettre au lecteur de se rendre compte de l'état de l'opinion publique dans les différents ' pays. PROTESTATIONS NORVEGIENNES De la Frankfurter Zeitung: L'abus du pavillon des Neutres, annoncé et recommandé par l'Angleterre provoque dans la presse norvégienne des discussions de plus en plus vives. Même l'anglophile Serdensgang s'en prend aux instructions anglaises et soutient que la loi dont l'Angleterre se réclame ne peut être mise en question ; seules, ont quelque valeur, les lois respectives des différents pays dont les pavillons auront été abusivement arborés. I Plusieurs journaux publient une déclaration du Directeur de l'Association maritime norvégienne, • qui dit: «Ce qui pouvait être jadis toléré n'est plus { reconnu maintenant. Lorsque l'Allemagne lance 1 une proclamation d'après laquelle l'abus des pavil-: Ions neutres par l'Angleterre met en danger les navires neutres, les pays auxquels appartiennent ces navires ne peuvent pas assister indifférents à l'abus de leur pavillon, ainsi que le voulait peut-être un Droit suranné. La proclamation allemande prouve : que l'abus dont il s'agit constitue un danger pour [ la navigation des Neutres, c'est pourquoi ceux-ci | doivent prendre les mesures appropriées à la défense de leurs intérêts. » ! L'ATTiro: DE L'ITALIE Au cours d'une polémique avec le Corriere délia Sera, la Tribuna écrit: «Nous avons la conviction qu'une action diplomatique est aussi nécessaire que des mesures militaires très étendues.L'Italie veut et doit compléter sa nationalité à sa frontière orientale. . bi la diplomatie, au cours des événements, nous évite une intervention armée, grâce à la circonstance que nous sommes prêts au point de vue ïilitaire, «tant mieux !» La Tribuna croît que ni la Triple Alliance, ni la Triple Entente, ne survivront à la guerre, mais considère qu'il serait prématuré d'examiner maintenant la question de l'isolement de l'Italie. LA HAUSSE DU FRET EN ANGLETERRE D'après un récent rapport au Board of Trade, le pif.-; de la vie en Angleterre a augmenté depuis 10 commencement de la guerre de 19 p. c. dans les villes et de 17 p. c. dans les campagnes. D'où provient cette hausse qui, m '«heureusement, menace de s'accentuer encore? En grande partie de la hausse des frets; mais cette hausse des frets.elle-même, comment s'est-elle produite ? Le correspondant du Temps l'explique par le fait que le tonnage mondial de la marine marchande a été réduit d'au moins 25 p. c. à raison: 1. de l'immobilisation des marines allemandes ,autrichiennes et russes; 2. de la réquisition considérable de bâtiments français et anglais, destinés à 1a course et aux transports militaires ; 3. de la mise hors service de nombreux bâtiments capturés ou internés. Par ce fait, les armateurs se trouvent avoir entre les mains un monopole dont ils abusent. Si l'on ne veut voir atteindre des fiets exorbitants, le gouver-nemet devra intervenir. Les armateurs, à la vérité, prétendent que le commerce extérieur ayant beaucoup diminué, il ne faut pas attribuer à la réduction du tonnage disponible la hausse du fret. D'après eux, la '/éritabîe cause de la crise tient à l'engorgement des ports. En Angleterre, en France, en Italie, la congestion des ports est indescriptible. En Angleterre un bâtiment qui, en temps normal, passait huit à dix jours dans un port pour y débarquer sa cargaison, est obligé d'y passer plusieurs semaines. Naturellement, les armateurs sont forcés d'élever les frets en conséquence. Mais cette hausse ne se traduit pas par un bénéfice. Voilà les deux thèses en présence. Une commission nommée par le gouvernement anglais devra décider des mesures à mendre. L'OPINION EN DANEMARK Le journal danois Politiken désapprouve, dans un article de fond, le point de vu# anglais dans la question des pavillons. .« La soi-disant ruse de guerre qui consistait aux dix-septième et dix-huitième siècles, pour les navires de commerce et aussi les navires de guerre belligérants, s'abriter sous un pavillon neutre, n'avait pas alors d'intentions malveillantes, mais aujourd'hui elle comporterait de terribles conséquences en raison de l'action des sous-marins. « Les dangers deviendraient Incalculables pour les Neutres, si le drapeau ne oonstitue plus un signe sincère de la nationalité. La destruction ne connaîtra plus de bornes. « Il est à espérer que l'Angleterre et l'Allemagne examinent à nouveau la question avant de se décider à adopter un moyen qui constituerait le plus rude coup imaginable qui puisse frapper le commerce et la navigation des Neutres. » D'autre part* on lit dans un article intitulé: «Le Blocus de l'Angleterre», jea considérations suivantes : « Les dernières intentions de l'Allemagne ne res-sortent très clairement ni de la proclamation ni des commentaires destinés à l'éclaircir. « On ne peut uon plus apprécier, dans quelle mesure et de quelle manière, les Allemands pourront mettre leur menace à exécution. Le but principal des sous-marins allemands sera en premier lieu d'empêcher les transports des troupes et de couper ensuite à l'Angleterre l'entrée de toute contrebande de guerre et d'armes de guerre, puisque l'Amérique se refuse à interdire la livraison des armes. Mais il est encore possible que tout le commerce anglais av«c les pays ntutre* soit entravé. La droit JN 46 Le N urnero 1*> centimes Lundi-Mardi 15-16 Février 1916

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Cet article est une édition du titre Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Arlon du 1914 au 1916.

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