Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 05 Mars. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 24 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/rj48p5ws1s/
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4e Année N.192. Directeur-Fondateur : François ofyff. Mardi 5 Mars 1918 Les Nouvelles ABONNEMENTS : Hollande: fflorin par mois 2.50 fl. par 3 mois Journal belge fondé à Maestricht en août 1914 Administration et Rédaction: ,> Bureaux à Maestricht : La Haye - Prinsegracht, 16- Télép,h. 2787 Wilhelminasinge! 27 ANNONCES: La ligne : 15 cents en 4e page. Réclames permanentes â forfait L'ÉCOLE DU MALHEUR Un ami, qui nous a prouvé dçjii la valeur ile ses sympathies, nous envoie les superbes noies suivantes sur les souffrances et l héroïsme des populations du Nord Français : Dati3 «ne guerre, le lot de souffrances dévolu aux fils d'une même patrie est inégal. Le sort choisit. Certaines provinces continuent leur train de vie paisible. En apparence rien n'est troublé dans leur tranquillité. Cependant l'inquiétude ou la douleur régnent à presque tous les foyers, car Je plus beau trésor du pays, les hommes, sont partis. Mais il existe des départements privilégiés qui n'ignorent aucune de ces appréhensions, car ils fournissent à la France une grosse partie de «es soldats, et qui subissent, en outre, depuis trois ans et demi, la misère et la honte de l'invasion. C'était jadis la Lorraine qui attirait l'orage. La défense du Grand Couronné, les intrépides combattants dH bois Le Prêtre et d Hartmannswillerkopf lui ont épargné un nouvel envahissement. Les terres vers lesquelles l'ennemi s'est jeté, qu'il opprime et qu'il exploite, sont nos riches départements du Nord, nos villes populeuses et industrielles, Lille, Roubaix, Tourcoing, Douai, Cambrai, Valenciennes, pays de mines, de hauts-fournaux, de filatures et d'aciéries, joyau de la France. Ils en ont enlevé tout ce qui en faisait la fortune. La Flandre sans ses métiers n'est plus la Flandre. Un Artois dent les usines sont détruites, dont les sucreries sont anéanties, n'est plus l'Artois, lis ont brisé le matériel des fabriques pour l'envoyer en Allemagne. Les femmes et les enfants du pays ont été astreints à cette cruelle besogne, obligés de détruire eux-mêmes leur gagne-pain. Les ravages de la guerre sont ici particulièrement sensibles. Une moisson brûlée se retrouve l'année suivante. Un grand pays industriel, privé de tous ses instruments- de production, ne peut se relever du désastre qu'après de longues années d'efforts. Le chômage et la pauvreté, la nécessité de s'expatrier seraient le résultat fatal du conflit pour les ouvriers du Nord, si nous commettions la faute, nous, les vainqueurs de la Marne, de signer une paix blanche. Cela ne sera pas. Ancun département ne groupait, avant la guerre, une armée socialiste plus imposante que celle du Nord. Quand Jules Guesde débarquait à Roubaix, il y était salué comme un prophète et des milliers de travailleurs, quittant l'atelier, venaient applaudir à l'Hippodrome l'apôtre de la lutte des classes. Suites places publiques on ne chantait plus depuis quinze ans la " Marseillaise, mais le» foules entonnaient l'Internationale. Les Hôtels de Ville de Lille et de Rou-jaix étaient tombés tour à tour aux mains les ouvriers. Le grand industriel et socialiste tllemand Singer avait été porté en triomphe lans les rues de Lille. Lors de la catastro-ihe de Courrièrcs, les mineurs allemands iccoururent, apportant à leurs camarades du >Jord le salut et l'aide fraternelle des char->onnages de la Sarre. Aucun pays de Fran-:e n'avait dépouillé l'ancien chauvinisme ?our se livrer plus délibérément au rêve de !a réconciliation internationale.Mais la guerre, comme un coup de tonnerre, apprit à nos Foules crédules et loyales que les Allemands ivaient deux paroles, celle du temps de paix, jui est mielleuse, celle du temps de guerre, jui est brutale. Sans une minute d'hésitation, les travail-eurs du Nord prirent les armes, les plus arouches antimilitarismes devinrent les meil-eùrs soldats, le premier corps d'armée se :ouvrit de gloire. Jules Guesde accepta des onctions ministérielles. Delory fut pris omme otage par les Allemands et envoyé Holzminden. Lebas, maire de Roubaix, ions est revenu des pays envahis, le cœur ilcéré par le& tourments et les sacrifices de es compatriotes. Au parti socialiste français, i exprime la volonté inébranlable des pro-inces opprimées, des guesdistes qui demeu-ent fidèles à leur idéal révolutionnaire, logiques avec eux-mêmes, avec les principes ,e Bebel, mais qui refusent d'être livrés, omme les Alsaciens-Lorrains, en 1871, au apr ice de l'Allemagne. Une paix honteuse ïvolterait la conscience des ouvriers du iord. Ils veulent des sanctions, des indem-ités et la certitude de ne pas mourir de iim après la guerre. Instruits par les dures réalités du malheur, les hommes du Nord ne se contentent pas de mots. Quand les kienthaliens osent affirmer dans des congrès solennels, qui se tiennent à Paris, que le sort de l'Alsace-Lorraine leur est indifférent, ils sentent d'instinct qu'une parole aussi sacrilège est le contraire de la solidarité socialiste. lisse disent qu'indifférents pour les Alsaciens-Lorrains, les kienthaliens seront demain indifférents pour les souffrances des populations du Nord. Dans un pays généreux où l'entr'aide et la fraternité sont des vertus que l'on rencontre chez les plus misérables, jamais cette monstrueuse et égoïste théorie, qui n'a pu germer que dans la cervelle de quelque cuistre d'école, n'aura chance de réussir. Le Nord a fait trop de sacrifices à la foi socialiste pour admettre cet abandon qui ressemble à une lâcheté. Unis dans le malheur, annexés en 1870 ou en 1914, les ouvriers du Nord comme ceux d'Alsace-Lorraine, veulent leur délivrance. Ils souhaitent d'abord de redevenir Français. Chaque chose en son temps. Les revendications sociales viendront après. Des nouvelles fugitives que nous recevons des pays envahis, il apparaît clairement que les habitants font face au malheur avec une fermeté d'âmes et une dignité que des provinces plus heureuses peuvent leur envier. Aucune défaillance. Les municipalités sont écrasées de contributions, les privations sont inouïes, l'hiver est dur, les corps mal nourris ont froid, mais 1 esprit veille et le cœur n'a jamais désespéré. Tandis que nos luttes politiques et civiles ont repris leur tumulte, là-bas, dans le si-. lence'des villes esclaves, la haine et la passion se sont éteintes et la raison seule élève la voix. Les classes se sont réconciliées. L'Union Sacrée n'est pas un vain mot. Les magistrats défendent la cité. Tous ne forment devant l'ennemi qu'une seule et même famille. La richesse n'est plus un moyen d'éviter la souffrance; au contraire, elle attire la foudre. Mille otages viennent d'être levés dans nos villes du Nord. Ils ont été choisis parmi les notables. Des jeunes filles, élevées dans la douceur du foyer, l'ont quitté pour la première fois. Elles ont pris le chemin cle l'ignoble camp d'Holzminden, honte de l'Allemagne. Voulez-vous savoir comme elles y sont traitées? Un document, qu'un témoin digne de foi nous apporte, révèle chez les officiers qui dirigent le camp d'Holzminden une telle barbarie que l'on n'ose y croire. Les femmes y sont maltraitées, insultées dans leur pudeur, obligées de se soumettre aux visites corporelles les plus humiliantes. Nous le savions. Mais voici ce qu'un homme a vu, de ses yeux vu. Une trentaine de femmes ayant refusé de fabriquer des sacs pour l'ennemi, furent enfermées dans la baraque 13 sans jour et sans nourriture. Elles y sont restées claquemurées, du 13 août au 19 septembre 1917, entassées dans ce réduit, où elles seraient mortes de faim si des mains charitables ne leur avaient passé quelque aliment. De quatre heures du soir à minuit elles n'avaient le droit de conserver dans leur baraque aucun récipient de toilette. - Comme elles refusaient de capituler, leurs matelas, leurs couvertures leur furent enlevés et, finalement, les vêtements de^ laine qu'elles portaient sur elles. Leur supplice n'aurait jamais pris fin si un délégué de la légation d'Espagne à Bruxelles n'était venu à Holzminden le 17 septembre. Elles furent délivrées et sortirent de leur taudis une heure avant l'arrivée du visiteur qui fut d'aileurs mis au courant de ces faits révoltants. Voici le texte de l'ordre qui réglait la situation de ces malheureuses : ORDRfe POUR LE CAMP DES FEMMES 14-9-1917. Les mesures prises a l'égard des habitants de la baraque 13 n'ont produit jusqu'il présent aucun résultat. En conséquence, d'accord avec M. le commandant du camp, j'ordonne que rentrera en vigueur Vordre en vertu duquel il est interdit a toutes ces femmes de recevoir ni lettres, ni cartes, ni colis. En outre leur resteront enlevées les couvertures et paillasses. Nouvelles du Jour — Un télégramme officiel de Berlin annonce que la paix avec la Russie nraxima-liste a été signée ce dimanche à 5 h. après-midi à Brest de Lithuanie. La nouvelle n'est pas inattendue. Il était évident que du moment où les maximalistes souscrivant à toutes les dures conditions des Centraux, la signature du traité n'était plus qu'une question d'heures. Comment les Lenine et les Trotsky, les Gannelon et les Judas de la Révolution russe, auraient-ils résisté d'ailleurs aux impériaux, alors qu'ils ont desorganisé l'armée au point que dans leur promenade militaire dans les plaines qui mènent vers Petrograde et Kief, les Centraux cueillent les soldats désarmés par milliers? Il y a une autre Russie que la russie vendue et anarchie certes; mais où est-elle ? — On annonce de Berlin aussi que la Roumanie se serait ravisée et déclarée prête à nouveau à entrer en pourparlers de paix sur les conditions fixés par Czernin au roi Fernand. -- Du côté du Japon l'intervention est décidée et elle va marcher vite. — Sur le front occidental, c'est bien l'éveil. Les Allemands n'ont pas seulement attaqué avec fureur entre la Champagne et la Meuse, ils ont aussi prononcé des séries d'assauts sur le front anglais aux environs de Saint-Quentin, d'Armentières et aux N. d'Ypres. Toutes ces attaques ont étl finalement re. poussées, mais le commentaire Havas note que la " prochaine grande bataille sera dure„. — Nos lecteurs apprendront avec une vive joie que les aviateurs Garros et Marchai sont arrivés en France. Voilà une double évasion qui aura été rendement menée ! Voir nos Nouvelles de la Guerre et Dernière Heure en 2œe page. Je punirai sans pitié celles qui leur passe- , ront les objets r(u'il leur défendu d'avoir et surtout des vivres. Letulé, Lieutenant adjoint h l'officier du camp. Le commandant du camp était le colonel Gallus, ancien inspecteur de bagne. Le sous-officier chargé de l'enclos des femmes était le sieur Dhrayer. Le feldwebel du camp se nommait Bauermeister. Il est bon de retenir les noms de ces drôles. On s'imagine avec quelle anxiété le Nord attend la fin d'an tel régime? Les biens matériels sont ruinés. Depuis de longs mois la population civile, ce qui reste d'hommes valides, de vieillards, de femmes et d'enfants, est employée aux travaux militaires, obligée d'ouvrir des tranchées, de creuser des abris, d'installer des lignes de chemins de fer, de construire des baraquements pour l'ennemi. Ceux qui .essayent de se dérober à ces ordres sont emprisonnés, déportés ou fusillés. Il faut se soumettre et qu'on le veuille ou non, travailler à renforcer la muraille qui nous sépare; Les familles sont dispersées. Aucune nouvelle n'arrive de France où la plupart des hommes sont sur la brèche. Les femmes sont restées, gardiennes du foyer. A cinq heures du soir chacun reste cHfez soi. La rue appartient aux soldats. Derrière les volets fermés un peuple de mères ^inquiètes écoute les bruits du dehors, craignant les réquisitions, redoutant surtout l'arrivée des soldats qui viennent ravir l'enfant de la maison pour l'emmener au loin. Voilà la vie qu'ils mènent depuis près,de quatre ans. Pourtant, ces dernières semaines, leurs lettres frémissent d'espérance. Ils voient les régiments, les convois, l'afflux des troupes de l'ennemi. Mais ils écrivent : " Nous sentons que nous touchons au port. „ — " Ne vous tourmentez pas. Maintenant nous connaissons un peu " la vie de caserne „ , la discipline, l'obéissance. Vous rirez quand nous vous raconterons toutes nos histoires. Certes, uotre existence n'est ni douce ni gaie, mais malgré tout il y a des côtés comiques irrésistibles. Ne vous agitez pas pour nous. Nous tâcherons d'être vaillants jusqu'au bout. „ Que l'on voudrait voir nos pessimistes, nos défaitistes, nos docteurs Tant-pis, nos faces blêmes, ceux qui trouvent ridicule le mot sublime de Galliéni, passer c|ùelques jours en territoire occupé, dans ce milieu si triste et si réconfortant ! Ils y apprendraient i ne plus douter de la'"France, des ressources physiques et morales de son peuple et t ne plus parler de paix quand l'ennemi occupe un des plus beaux morceaux du territoire, un départemsut qui, à lui seul, sayait le dixième des contributions et levait m corps d'armée pour la patrie. • • • Le coup de grâce pour les activistes . .. * La zwasize bruxelloise les tue sous f@ ridicule La Marolie autonome et indépendante ! A Bruxelles, le peuple des Marolles, parodiant (e • " Verraad van Vlaanderen prononce la déchéance du gouvernement belge à un " meeting de monstres à la "Dikke Luis,,, rue Haute!.... Une bonne zwanze Nous recevons de Belgique occupée, par la voie habituelle, qui est sûre, rapide et bien informée, comme on sait, un document qui est, pour nous Belges, d'une valeur inestimable. C'est une proclamation du peuple des Marolles, qui apporte à la sinis-stre farce du Conseil des Flandres, le coup de grâce. Car le ridicule tue encore en Belgique plus sûrement que la colère et l'indignation.Voici la copie textuelle de ce document que l'on se passe de main en main chez nous et qui a provoqué dans la Belgique entière une joie "dont vous ne sauriez vous faire idée,, disent nos correspondants. Nos lecteurs le savoureront à leur tour et sans doute estimeront-ils ensuite" que la séparation administrative, la Flandre autonome et le Conseil des Flandres ont décidément vécu : La Marolie autonome et indépendante Les 800,000 z'habitants du Grand-Bruxelles, ça est un tas de stoeffers franskillons et de wallebake faaiands. Nous autres, potverdoems, on est des tas de Marolliens pur sang, nés natifs de la rue aux Laines, del Vosseplein et de l'impasse Perle d'Amour, et l'ont sait, Janvermille, ce qu'on veut. Us sont là-bas des tas de milliards d'hon»* mes qui se battent pour l'indépendance belge. Il y a des Englisch, des Français, des Italiens, des Portugais, des Serbes, des Monténégrins, des Américains, des Russes, des Brésiliens, des Chinois, des Japonais,, des Mexicains, des Colombiens, des Indiens, des Canadiens, des Australiens,les trois quarts du monde, allo. Tous ces gens, ils ont une visse lâchée dans leur cabosse ; ils sont stapelzot. La Belgique, ça est uneflauskel Il n'y a plus de Belgique 1 l ! René de Clercq l'a dit sur le grand théâtre de l'Alhambra et ce slume cadeï, il le sait bien mieux que les autres, puisqu'il a son fils qui studéesur l'université flamande de Gand, dans un bocal. Plus de Belgique, plus rien que la Flandre Zonotome, la Wallonie découpée en Kip-Kap et la Marollie libre et indépendante ! C'est pour ça que nous autres Marolliens on a convoqué nos compatriotes à un meeting de monstres, dans les salons de la Dikke Luis, rue Haute, et on a voté à l'ula-limité moins les voix de ceux qui sont contrera résolution suivante: Deux cent quarante-sept zonnekloppers, tonneklinkere, veurvechters, Hoogstrategaste Natalesmokeleèrs et autres gardes civiques représentants autorisés de la population bruxelloise, avons pris le décret suivant: 1. La Marollie est constituée en Etat autonome et indépendant. 2."Ses limites définitives seront établies par la conférence de Brest-Lillekezot. 3. Le roi Albert, le Gouvernement du Hâvre, le Collège échevinal de Bruxelles et tous les gros bonnets del Stadhuis sont foutus à la porte. 4. L'emploi du marollien devient obligatoire et gratuit. 5. Plus aucune galette ne sera imprimée en français ; ceite mesure ne vise ni la " Belgique „ ni le " Bruxellois „ qui continueront comme par le passé à paraître en pur marollien.6. Tous les caberdouches seront fermés à 8 h. (heures des montres déposées chez Ma Tante, rue StGhislain) sauf ceux qui sont fréquentés par les membres du Gouvernement marollien et les Zattekuls du Conseil des Flandres (Verraad van Vlaanderen). 7. Tous les Brusseleers étant qu'à mêmes ruinés coucheront désormais sur la paille (en vente à fr. 20 le kg. à la Scherreweg Zen-trale, Chambre No 100). 8. Tous les réverbères, lanternes et autres vettepottekes seront allumés de 8 h. du matin à 8 h. du soir pour empêcher les aéroplanes de voir la lune en plein jour. Pendant !a nuit ils seroni peints en blanc clair et transparent.9. La Marollie se considère en état de guerre avec la principauté de Monaco, l'état neutre de Moresnet et son ennemi séculaire: le marquisat de Molenbeek. * 10. Tous les sabres en bois du Grand Bazar et lès canons de zinc de chez Tietz sont confisqués et fondus pour faire de la monnaie pour la Marollie libre et indépendante.11. Toutes les libertés sont supprimées. 12. La devise du nouvel état marollien est : " Smoel toe !.. „ 13. La garde civique est rappelée sous le# armes d'accord avec les stok-agents. Elle esé chargée de l'exécution des présents décrets, LE NOUVEAU GOUVERNEMENT Le nouveau suffrage universel étant une vaste blague (voir les études historiques de Son Excellence le Trotski grand chevalier de l'Aigle Rouge de Prusse) les membres du Gouvernement de la Marollie se sont nommés eux-mêmes, à vie, au traitement de 50.000 Mks dans l'ordre suivant : PRESIDENT DU CONSEIL: Takschijter, dit le roi des tappeurs; MINISTRE DE LA GUERRÊ : le général MINISTRE DE LA MUSIQUE : Verheesi maître-chanteur ; MINISTRE DE LA FINANCE: Rosse boestring dit Jef den dief; * MINISTRE'DES LATRINES: Meert; MINISTRE DES CAROTTES : Hiel Ver-neuft;MINISTRE DE LA MARINE : Chosson. dit l'avaleur de mercure; CONSERVATEUR DES POUSSIERES DES MUSEES : René de Kleermot, Par ordre : le grand Chancelier, P1TJE SNOT. V ♦♦♦ A BRUXELLES Nos enfants en Suisse Nous avons dit qu'on préparait un grand départ d'enfants pour la Suisse. Il aura lieu bientôt et comprendra 150 petiots choisis dans les 16 communes du Grand Bruxelles et dont les pères sont tombes au, champ d honneur. On projette un second exode d'enfants de soldats tués, grands blesics et prisonniers de guerre. Les petits seront escortés pendant le voyages par des infirmières suisses et même françaises,— dit-on. Un nègre patriote Une feuille teutonisée consacre un écho à 3n magnifique nègre, cireur de bottes, qui s'appelle A. Madou, s'intitule " Fournisseur de la Ligue contre l'accaparement et la falsification des crèmes pour chaussures,, et que tout le monde connaît. Et la feuille note que, poussant une charette jaune canari, • il est vêtu de rouge — n'osant ajouter qu'étant noir — ce Congolais patriote a trouvé le moyen de promener dans la capitale un vivant drapeau national, secret de sa vogue sans nul doute. La catastrophe de tram La catastrophe de tram vicinal qui a eu lieu près de Zuen ainsi que nous l'avons rapporté dans notre numéro de samedi est due à la rupture d'un essieu de la locomotive. Il y a 40 blessés dont 10 grièvement. Parmi ceux-ci se trouve un soldat boche qui a la chambe écrasée. Une des victimes aurait succombé. Les funérailles de M. de Lantsheerc A Bruxelles, ce fut, mardi matin, la plus stricte intimité; mais à Assche,village natal de Théophile de Lantsheerc, de solennelles funérailles furent faites à l'ancien président de la Chambre. C'est à 10 heures et demie que le corbillard, parti de Bruxelles à 8 heures du matin, s'arrêta devant la maison communale. Le cercueil fut déposé dans une chapelle ardente. A 11 heures, un grand cortège s'organisa. En tête, les orphelins d'un institut protégé par le défunt ; suivaient des porteurs d'armoiries où se détachait lafière devise : •*' Recht is lant's eere. „ Des ban< nières locales étaient cravatées de crêpa Le clergé paroissial précédait le cercueH porté par huit notabilité® de la commune* Une foule immense suivait où l'on remarquait foule de notabilités. L'inhumation a . eu lieu dans le petit cimetière.

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