Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

356 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1918, 24 Fevrier. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 18 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/k06ww7885d/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Les Nouvelles Journal belge fondé à Maastricht en août 1914 abonnements: Administration et Rédaction: Bureaux à Maestricht : annonces: Hollande: Iflorin par mois . ~ »«■».,. . ■ . , La ligne : 15 cents en 4e page. 2.50fl.par3mois La Haye ■ Pnnsegracht, 16- Teleph. 2787 Wilhelminasingel 27 Réclama perman.m.. é iort.it JOSEPH JONGEN par Edmond GLESENER M. Edmond Glesener, l'écrivain belge bien connu, l'auteur du Cœur de François Jtemy et de Monsieur Honoré, a bien voulu écrire pour nous cette pénétrante analyse de l'oeuvre de Joseph JONGEN, que le quatuor de La Haye interprétera mercredi prochain au deuxième concert belge de Musique de chambre. •jî a # Joseph Jongen (1) est actuellement, avec Paul Gilson, le plus représentatif de nos compositeurs nationaux. Deux circonstances, parmi d'autres, exercèrent une influence décisive sur le développement de leurs talents et expliquent les dissemblances profondes que présentent leurs ouvrages. Quand Gilson commença à écrire, la Belgique était le seul pays de l'Europe occidentale où les compositeurs russes étaient connus et appréciés. C'est à cette époque, en effet, en 1886, que César Cui, Borodine et Rimsky-Korsakoff firent un long séjour chez la Comtesse de Mercy-Argenteau, laquelle s'était enthousiasmée pour leurs œuvres, que Joseph Dupont exécutait bientôt après aux Concerts populaires, à Bruxelles. Quelques années plus tard, Sylvain Dupuis, qui venait de fonder à Liège la Société des Nouveaux Concerts, y révélait au grand public, souvent en première audition, les partitions les plus remarquables de César Franck et de ses disciples : Vincent d'Indy, Paul Dukas, Guillaume Lekeu, Ernest Chausson, etc. Brabançon d'origine et habitant Bruxelles, Gilson s'éprit dès l'abord des productions de l'école russe. II s'éprit de ieui caions somptueux, de leur sensualité rêveuse, de la grande variété de leurs rythmes et de leurs combinaisons harmoniques que n'étriquaient pas encore les disciplines allemandes, dont Tschaikowsky devait ensuite accepter les entraves, mêlant, selon le mot d'un critique humoriste, beaucoup de choucroute à son caviar. Cependant, Jongen, habitant Liège, naissait a la vie musicale dans 1 admiration de C. Franck, dont les œuvres avaient été pour lui une révélation, et avec qui, d'ailleurs, il avait certaines affinités de tempérament.Les productions de Gilson et de Jongen peuvent se comparer. Elles sont d'une valeur égale, mais différente. Gilson a plus éerit que son confrère pour l'orchestre. Ses œuvres sont, d'autre part, plus colorée», plus truculentes. La pâte symphonique, épaisse et chatoyante, y revêt de petites phrases, courtes, ramassées, incisives, dépourvues en général de chaleur intérieure, mais qu'il développe avec une prestigieuse virtuosité. Il a aussi un sens plus décoratif de la nature, dont la description entre pour une, bonne part dans ses partitions les mieux venues. La musique d'orchestre de Jongen est plus nerveuse et plus fluide. Ses idées mélodiques sont larges, pleines et nourries de plus d'émotion. Jongen est un sentimental qui a la pudeur de ses sentiments. 11 ne les étale jamais; il les suggère plutôt. 11 y a chez lui une sensibilité frémissante qui se replie sur elle-même, quand on croit qu'elle va s'abandonner tout à coup. On trouve aussi dans son œuvre, comme dans celui de C. Franck, ce mélange de mysticisme et de paganisme, qui a permis à l'un d'écrire les Béatitudes et Eros et Psyché et à l'autre de nombreuses pages d'inspiration religieuse, eu même temps que S'Arka et Lalîa Roiikh. (1) Joseph Jongen est né à Liège, en 1874. Il fit toutes ses études au conservatoire royal de cette ville et fut nommé, en 1902, professeur d'harmonie et de contrepoint à cet établissement. J. Jongen est lauréat du concours de Rome de composition musicale. Œuvres principales — pour l'orchestre : une symphonie, un concerto pour violoncelle, un concerto pour violon, un ballet : S'Arka ; quatre poèmes symphoniques : Lalla RouJch, Fantaisie sur deux noëls populaires wallons, Prélude et Danse, Impressions d'Arienne; une Suite, en deux parties, pour orchestre et alto, un Epithalame et Scherzo I pour trois violons et orchestre ; des Tableaux pittoresques et une Suite de quatre pièces [ pour petit orchestre. Pour la musique de j chambre : deux quatuors à cordes, un trio pour piano, violôn et violoncelle, un trio pour piano, violon et alto, deux sonates pour piano et violon, une sonate pour piano et violoncelle et un quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle. J- Jongen a aussi composé un grand nombre de pièces pour instruments, des mélodies, des chœurs et plus de 75 motets. Tandis que Gilson affirme une vigueur plébéenne, Jongen montre au contraire une élégance d'aristocrate. Quand le premier projette la nature dans ses ouvrages, c'est surtout pour en décrire les lumières et les ombres, les frissons,- les bruits, les splendeurs et les drames : d'où la Mer. Le second, lui, se contente d'en suggérer les l?eautés, en nous confiant les sentiments : qu'elles lui inspirent : d'où les Impressions > d'Ardenne. Gilson est un peintre qui aime la nature : pour elle-même, Jongen un poète qui l'aime ■ dans la mesure où elle éveille en lui " des "correspondances,,. Aussi, l'un apparaît-il plutôt comme un musicien de plein ■ air, l'autre comme un chantre des intimités • et de l'homme intérieur. Si l'orchestre du 1 premier sonne mieux, la musique du second j chante davantage. Celui-là appuyé, quand : celui-ci effleure seulement. Tandis que le maître bruxellois, sollicité par les apparences • des choses, excelle à dire avec éloquence ■ ce qu'il a vu, son confrère liégeois, qui ' s'intéresse surtout à l'âme des choses, nous • confie ce qu'il a ressenti. ' C'est pourquoi Jongen devait s'élever si ' haut dans la musique de chambre, où Gilson n'a donné que des œuvres de second ordre et que l'on ne joue plus. Dans ce do-k ;iaine-là, Jongen domine Gilson de très haut. Il est le maître incontesté de la mu-1 sique de chambre en Belgique et l'un des vemiers compositeurs a caméra contempo-; tins. 4icadiiçUn't est «ombrauîe-déjà ci toujours de qualité rare. Ses partitions, comme ' celles de Franck et de d'Indy, ont un carac-! tère monumental. Leurs matériaux sont choisis avec un soin scrupuleux. Ses phrases mélodiques, pleines, nobles et de large en-[ vergure, se déploient harmonieusement comme les lignes des beaux coteaux de l'Ar-denne, où il passe toutes ses vacances, et | dont il sent et exprime avec tant d'acuité ■ la poésie à la fois âpre et mélancolique. Et. ces idées musicales, il les développe avec un art consommé. Si ses premières productions pèchent par certaines longueurs, ce défaut disparaît dans la suite, et si l'iri- ' fluence de C. Franck y est d'abord manifeste par endroits, il l'a éliminée à mesure ' qu'il écrivait. Aujourd'hui, il s'affirme dans la plénitude , de son talent. Ses œuvres récentes ont un équilibre, une harmonie et une élégance qui J imposent l'admiration sans réserve. Ce sont de beaux monuments sonores, dont un goût impeccable a ordonné les matériaux précieux. A cune surcharge, aucun élément pa-| rasite. Il exprime ce qu'il veut exprimer, simplement, avec ordre et fermeté. Ce n'est pas de ses ouvrages que l'on pourra jamais dire " que les arbres empêchent d'y voir la forêt „. Jongen est un Latin, en qui vibre la grande âme celtique. Toute la gamme des sentiments humains s'inscrit dans ses sonates, ses trios, ses quatuors avec une force nerveuse et contenue, Il s'y montre tour à tour grave, tendre et enjoué. Son sentimentalisme ne confine jamais à la fadeur, ni sa sobriété à la sécheresse. S'il s'élève jusqu'à l'éloquence, c'est en évitant l'emphase. Il y a dans sa manière une grâce flexible et un air de distinction qui ne l'abandonnent jamais, même quand il s'abandonne. Nos inquiétudes, nos affaissements d'âme, nos douleurs lui inspirent de belles phrases d'un dessin suave et serré; mais, d'autre part, ses scherzos, ses allégros . chantent nos joies, nos rebondissements d'espoir, nos aspirations avec une fougue ailée, une verve pétillante ou une ardeur dionysiaque qui en font de parfaits modèles du genre. Aussi faut-il féliciter le Quatuor de La : Haye d'avoir inscrit aif programme du 1 deuxième concert belge de musique de" chambre, qu'il donne à la salle Diligentia, i !e 27 courant, deux compositions de cet : auteur qui n'ont pas encore été exécutées en 1 Hollande : une mélodie, avec accompagnement de quatuor, sur un poème d'A. Samain, et son dernier quatuor à cordes, œuvre vi-; vante, pleine de verve, d'une plasticité parfaite, où les idées naissent et bouillonnent comme d'une source en perpétuelle éruption. Jongen est le seul compositeur belge vivant, dont les grandes capitales de l'Europe aient consacré le talent. A Paris, l'orchestre ! Nouvelles du Jour j! ™g®5 — Les troupes anglaises ont occupé Jeri- ] r cho et atteint le Jourdain. Elles vont pren- ; dre à présent, au sens propre des mots, le r chemin de Damas, ouvert devant elles, t — Les Anglais ont abattu 58 avions de- s puis leur arrivée sur le front italien. , — L'offre de paix maximaliste est arrivée ^ 2 par courrier spécial à Berlin. La paix sera < s conclue rapidement à Brest de Lithuanie 1 5 dès que Kuhlmann et Czernin en auront ^ s fini avec la Roumanie. * — Le traité de pai\ avec l'Ukraine a f e été approuvé définitivement par le Reich- t e stag. ' • — Une grande flotte allemande se dirige ' - sur Reval. Les troupes allemandes disent J u qu'elles vont occuper Petrograde. Au S. elles ( s ont opéré leur jonction avec les troupes de * J l'Ukraine. J i — Notre ministre M, Vandervelde a pro- 3 noncé un grand discours à la réunion plé-e nière de la Conférence interalliée de s Londres, qu'il présidait, sur la révolution , £ russe et l'attitude des socialistes centraux, i < s 3 1 Voir nos Nouvelles de la Guerre et '• .j Dernière Heure en 2me page. j ■ 11 ~ i ; lundi raiiojre alleiiiÉ ! ; m âctei' les Ai» ' Cette fois c'est à jj^opos de ..^aesiïou Belge I Si 1 La „Germauia" (organïet du parti catiholi- 1 que allemand et du dhaodhelier Hertling), • publie le curieux article suivant: 1 s „ll impart© d'insister sur ce point que _ seule unie déclaration de nos ennemis, au ] . sujet du respect de l'intégrité territoriale i do l'Empire allemand et de ses alliés, , • peut nous amener à fournir des assu- ■ :t rainées au sujet du rétablissement de la , é pleine indépendance de la Belgique. Le , ^ pionnier engagement est la condition du second; c'est contraints par lia nécessi»- • c té et pour défendre notre existence que - nous sommes entrés eu Belgique, ce ■ î n'était pas seulement notre droit, miais ; . un devoir sacré envers nous-mêmes; mais la nécessité qui nous a été taite âfors subsistera tant que nos ennemis ne nous - auront pas tait connaître leurs intentions , à notre égard d'un© façon claire et non 1 „ équivoque. Il dépend donc d'eux d'obtenir tout éclaircissement sur la Belgique, ™ U tour suffit de faire le premier pas ©t ' c'est à eux qu'il appartient de le faire; t la reste s'ensuivra,." t . C'est la première fois qu'un journal gouvernemental ademand s'exprime aussi clairement sur le compte do la Belgique, il s'a-" git évidemment de lier le sort de la Bielgi-■, qua à la solution du problème alsacieuJor. ; t rain. Le cabinet de Berlin espère diviser ainsi les alliés, en se servant de l'intérêt très naturel que porto l'Angleterre à la 1 a cause belge, mais il affecte alors d'oublier e que l'Ang.e,terre a fait sienne la revendication, formulée par la France en Alsace-Lorraine au nom «du droit immanent. s Le cas de la Belgique ne peut être subor- - donné au cas de 1'A.sace Lorraine, non plus , que te cas de l'Alsace-Lorraine à celui de t la Belgique. La Belgique a été violentée en 191.4, comme les départements français ont été conquis par la force quarante-trois ans plus tôt. C'est l'a même pays qui a bru-t talisé ceux-ci ©t celle-là. On ne voit pas e comment la restitution de l'a Belgique aux n eBlges pourrait comporter un seul ins'uyit , la condition formulée aujourd'hui par la ,,GeŒtmania". U y a là unie de ces mta-nœuvres où ©xcefle la diplomatie d'outre-e Rhin et qui jettent le discrédit sur les . hommes qui y recourent. s » s ; e Colonne a joué de ses poèmes symphoni- r ques; à Berlin, quelques années avant la ; guerre, on organisa deux concerts de ses œuvres, et, à Londres, où il vit depuis sep- i tembre 1914, la presse ne cesse de lui pro- x diguer les plus vifs éloges, î' Les amateurs de musique, très nombreux à , La Haye, iront à leur tour applaudir cet t artiste, dont l'âme ardente et réfléchie ne i manquera pas d!éveiller en eux une syjnpa- - thie compréhensive, et il faut espérer que i, nos compatriotes ne seront pas les derniers - à se rendre à cette solennité musicale, où - ils entendront d'autres œuvres de nos com-t positeurs nationaux, auxquels on reproche . aux Belges, à tort sans doute, de ne plus - s'intéresser, depuis qu'ils sont en terre s d'exil. e Edmond QLESENER. LETTRES DU PAYS ENVÂ ; Lettre Au Pays de Charleroi L - gi et De notre correspondant : Des sept à huit cents maisons détruites n: à Charleroi par les Allemands, lors de l'in- L 1 vasion, il n'y a de reconstruit que rue du 1 Grand Central, la rangée de maisons depuis d; : le café du Globe jusqu'au marché aux Che- I vaux; au boulevard Audent, les maisons du *a changeur Privé et de M. Parent; rue de la Montagne à gauche les maisons Renoirde, '2 i fourreur et Maria Deprez et à droite les te . trois maisons Baar et Van Huffel ; rue P< Charles II à gauche la maison Renoirde, je , droguiste, à dçpite rien de reconstruit ; chaus- »e ' sée de Bruxelles où plus de quatre cents P1 * maisons avaient été brûlées, il n'y a que c< 3 douze maisons reconstruites. Tout ce qui ; n'a pas été reconstruit a été, par ordre des 'e Allemands, complètement abattu et le ter-rain nivelé. Le ravitaillement, dirigé par M. Rasquin, marche à la satisfaction générale. at - Les principales œuvres qui fonctionnent p, 5 dans la région sont : ^ L'Œuvre des Nourrissons, sous la présiden- oi ce de M. le docteur Langer de Marcinelle. c< Cette œuvre procure un dîner consistant qi t aux mères pendant leur portée et pendant six ou sept mois après l'accouchement, , lorsque la mère nourrit l'enfant. Si cette *! ; dernière n'est pas en état de nourrir son • enfant, l'œuvre lui procure du lait, de la D phosphatine ou du cacao; f. L'Œuvre des Enfants débiles, qui distribue ^ journellement aux enfants en dessous de |S quinze ans une nourriture réconfortante; IT L'Œuvre des prétuberculeux, qui loge à l'hôpital de Marcinelle les petiots qui ont a habité dans les milieux tuberculeux ou dont a les parents étaient tuberculeux Ils sont là au p * grand air et l'Oeuvre ieur distribue une bonne nourriture ; ' n i, La Soupe Populaire fonctionne également p très bien dans tout le bassin de Charleroi ; | d e L'Œuvre de la Croix Blanche, installée à J l'Uuiversité du Travail, rue de la Science, n 3 distribue journellement de quinze cents à deux mille diners au prix de cinquante cen- s; ^ times. Ls diner est composé d'une assiette s a de soupe, pommes de terre, viande, légumes p e et un verre de bière. Cette œuvre, qui rend v a les plus grands services, est soutenue par p > toutes les bonnes familles de la ville. 0 L'hôtelier Siebertz y découpe la viande t< e trois jours par semaine. Le service des tables tî s ainsi que celui des cuisines est fait par des d s personnes de bonne volonté et des meilleures d s familles. Pour n'en citer qu'une, la famille d s De,va il dre, si appréciée déjà avant la s guerre, est au grand complet occupée à r a cette œuvre. S I" Pour les gens ne profitant pas des dif- ^ ,t férentes œuvres, la vie est très chère. A • titre documentaire nous faisons ci-dessous quelques prix de denrées et d'objets de i- première nécessité cotés la semaine der- c i- nière : _ n Beurre : 32 fr. le kilo ; la viande de bœuf : n - 14 fr. le kilo; le lard : 30 fr. le kilo; les c •„ œufs : 1 fr. 25 pièce; graisse : 2 fr. 50 le F r kilo; l'avoine : 250 fr. les 100 kilos; une n ,t paire de chaussures : 400 fr. ; un costume b a d'homme : 500 fr. ; une petite bobine de c r fil : 13 fr. 50. tî ir On est occupé à se confectionner des s ■. chemises avec les nappes et serviettes qu'on e a pu sauver de la réquisition boche. p Le bureau de ravitaillement n'accorde s qu'un kilo d'avoine par cheval et par jour, c 3 Comme les chevaux sont rares, on emploie d II assez bien de bœufs. Or pour ces derniers n le bureau de ravitaillement ne distribue 1< s rien, de sorte que les propriétaires sont d obligés de les nourrir aux rutabagas, et for-4, n s cément, comme nourriture consistante, ils d x doivent leur donner un kilo d'avoine, qu'ils d lt parviennent avec toutes les peines du monde " a à se procurer chez les fermiers à des prix " l" exorbitants. r L'état sanitaire est satisfaisant, à part une £ 3 épidémie de galle chez les ouvriers, occa- 11 sionnée par la malpropreté du linge et par - le manque de savon. Le moral est excellent. Il est même éton-i- nant que le peuple soit resté calme aussi a longtemps. Il attend avec confiance le re-s tour de nos braves soldats, certain qu'il est b de la victoire finale. Ce qui réconforte le I '■ peuple, c'est la vue des soldats allemands c »- qui tous'sont sales, en loques et démorali- j sés. En grande partie ce sont des vieux, des c j bossus et même des manchots! Quelle dif- ; ,t férence avec l'armée du début. 1 e Certains ouvriers, poussés par la faim et 1 le manque d'ouvrage par suite de l'enlève- < l" ment de l'outillage par les Allemands, s'en- t e gagent pour aller travailler en Allemagne. , s On leur offre de très gros salaires. Mais la | 't plupart rentrent bientôt, poussés par la faim, j. car on ne leur donne pas à manger là-bas. e Des auciens journaux aucun n'a voulu |S reparaître. Il s'édite un petit journal intitulé " La Région de Charleroi „ publié par e Louis Briar, le fils du juge au tribunal de Charleroi. Les Allemands .ie lui permettent 1 de paraître que deux fois par semaine. Les journaux les plus répandus dar ' région sont les journaux embochés : La Belgique, Le Bruxellois, le Messager de Bru. , et Le Quotidien. Il n'existe que deux trains par jour, un 'e matin et un le soir, dans la direction 'e Liège, et de Bruxelles. Ces trains sont bandés au point qu'on fourre vingt voyagea-c dans un compartiment de dix personnes. Pour se rendre en Bourse à Bruxelles, faut qu'on parte la veille. Tout le cuivre qui n'avait pas été livré ' la date fixée, a été enlevé de force dans toutes les maisons, même chez les sujets de pays neutres. Les Allemands passaient da« les rues avec un grand camion, entraient d?r" le» maisons et tout objet en cuivre trouv" par eux était jeté pelle-mêle dans le camior . ceci sans paiement bien entendu. Les habi tants doivent déclarer cette semaine tous leurs matelats. On s'attend donc à ce qu'iîs soient enlevés sous peu. , A l'horlogerie Falaise, rue du Collège, étaient exposées à la vitrine différentes garnitures fabriquées avec des éclats d'obus, ent-e autres deux grands éclats portant l'un 'é portrait du Roi Albert, l'autre celui de H Reine, gravé dans le métal. Les Allema^s ont enlevé ces objets, ainsi que tous ceux confectionnés avec des éclats d'obus, tels que encriers, presse-papier, coupe-papier, etc. Le fils Heintz, dont le grand-père était allemand, a été fusillé par les Boches, accusé d'espionnage. Son frère aîné est au front belge et son plus jeune frère âgé de 17 ans a été inscrit de force comme étant de nationalité allemande, les Allemands prétendant que jusqu'à la troisième génération,, les descendants d'Allemands restent Allemands.Le vice-consul d'Espagne, M. Varevvyck, a été arrêté en même temps que plusieurs autres Carolorégiens sous l'accusation d'espionnage.Les Allemands ont fait évacuer tous les malades belges de l'hôpital et les ont transportés dans le nouveau bâtiment de l'Ecole des Estropiés, boulevard Jacques Bertrand. Ils se sont emparés de l'hôpital pour leurs malades. Les cinémas et les théâtres font de florissantes affaires. Le " Hansa „ place de la Station, firme boche, avait dû fermer ses portes par suite du manque de clients. 1! vient d'être réouvert par un Bruxellois et porte comme enseigne " A l'Olympia „. Quelques artistes belges ont organisé une tournée d'opéra. A Charleroi les représentations se donnent dans la salle " Concor-dia rue de Montîgny. L'orchestre est dirigé par le célèbre chef Paulin Marchand, de Marchienne-au-Pont. Tous les dimanches après-midi les Allemands donnent concert apéritif place de la Station et ce par n'importe quel temps. Les seuls auditeurs sont les soldats et employés, hommes et femmes allemands, occupés dans leurs différents bureaux. L'été dernier les Allemands avaient voulu organiser des concerts le mercredi après-midi, place du Sud. Le premier de ces mercredis-concert, toutes les terrasses des cafés du Th âtre, des Brasseurs, du Cercle, Francotte et Bodega étaient remplies de monde. Lorsque le chef de musique leva le bras pour la première mesure, tous le# consommateurs prirent leurs verres et rentrèrent à l'intérieur des cafés. Le mercredi suivant, même répétition. L'ennemi comprit et supprima les concerts du mercredi à la place du Sud. Derrière l'hôpital, sur le terrain de l'ancienne exposition, complètement clôturé par du fils barbelé, on a érigé un grand bâtiment en planches, intitule le " parc à poules „. Là sont soignées et nourries, aux frais des contribuables, une certaine catégorie de malheureuses contaminées et qu'ils serait dangereux de laisser en liberté. Parfois une de ces pensionnaires s'évade, alors la feuille " La Région de Charleroi „ publie l'avis : " Une poule s'est évadée du parc, prière la ramener „. A Jumet c est au Sanatorium que ces créatures sont soignées. Elles sont malheureusement assez nombreuses. A CHARLEROI — En novembre, pendant que M. Eugène Dassonville. musicien pensionné du lef chasseurs à pied était au cinéma, on cambriolait sa maison et on lui volait pour près de 3.000 fr. On arrêta Victor B.„ un repris de justice, sorti de prison depuis quelques jours, et Joséphine S... Le tribunal vient de condamner B. à 2 ans de prison, 50 fr. d'amende et 5 ans de surveillance Joséphine S..., à 3 mois de prison et 50fr. d'amender Le tribunal s'ajourne indéfiniment. A MONT-SUR-MARCHIENNE On a volé, à l'Hôtel de Ville, le Caisse de Secours avec ce qu'elle contenait soii 10.500 frs. 4e Année N. 183 et 184. ~Directeur-Fonaaieur" : François Olytt. Dimanche 24 et Lundi 25 Févr. 1918

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Ajouter à la collection

Emplacement

Périodes