Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1917, 30 Decembre. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 20 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/z89280670g/
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Les Nouvelles Journal belge fondé à Maestricht en août 1914 ABONNEMENTS! Hollande : 1 florin par mois 2.50 fl. par 3 mois Bureaux à La Haye : Prinsegracht,16 - Téléphone 2787 | llllwlll Vil MV M 4 1 W » Bureaux à Maestricht : Wilhelminasingel 27 ANNONCES : La ligne : 15 cents Réclames permanentes â forfait LES NOUVELLES DU JOUR j — Sur notre front, activité d'artillerie et de patrouilles, spécialement en Haute Alsa ce. — Los ItaJiens out capturé un posle ennemi sur 1© plateau d'Asiago. — La pressa des Alliés est unanime * rapotsser tes tentatives des Centraux pour les attirer dans de piège des machinations do paix, Lee ."Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France font. connaître leur volonté do continuer jusqu'à la victoire. — Les Anglais marquent en Palestine une nouvelle avance de 4 ltilom. mir ira front de 14. — Dea navires die comme: .ce italiens ont réaistiô à des sous-marins ennemis et en ont coulé un. —• Les prisonniers anglais internés en Hollande arrivent cc sioir à Soheveningiue. Voir nos Nouvelles de la Guerre et Dernière Heure en 2me page. Notations du Front Belge —O— NOS JOURS D'HISTOIRE —O— Effort brisé A mes camarades, tués en Novembre 1917. A notre droite, en cette terre des marécages qu'affirme dans cette fin de l'an 1917 ce champ de bataille occidental, en ces contrées flamandes qu'enveloppe un immense crêpe funèbre, à notre droite les armes de France et d'Angleterre ont à coups de canon réalisé les avances voulues. Des lumières — jaunes et j bleu — à l'étal fantasque ont léché l'horizon des nuits dernières, et l'échô nous est venu' des succès triomphants. On perçoit dans le recueillement de ses pensers que les heures grâves pour nous aussi vont sonner, et qu'il en e^t fini de ces attentes trompeuses et de ces dissolvants faux-départs. C'est le moment où.... Dieu du ciel, qui es aussi le Dieu des armées, que ton geste seconde l'effort libéra-teu r de mes frcre3 ! II a plu et il pleut encore. Les ruisseaux dans la plaine débordent d'eau lourde et ^ I UL0- ■ °-t la boue monstrueuse dresse ses tenta- ' -, c* s». et corsette l'être comme si c'était un £5tÊrienr Depuis des jours des. gros nuâges ie cachent l'azur, et le soleil semble avoir à jatte mais fermé ses paupières devant cette désespérance du monde. Les routes, les passerelles, le les allées des boyaux, luisent grasses en la vase, et la terre surélevée pour protéger les combattants s'effrite lamentablement, ayant le dans sa forme suffisamment vécu. Les enton-lx noirs que creusèrent les obus, sont emplis à 1*" plein bord d'eau limoneuse et fétide, et les A herbages flétris des prés se penchent miséra-j;i Wes dans la pitié des choses. C'est le cadre de notre guerre, c'est notre hallucinant décors. Pourtant, comme de3 chiennes furieuses dé-a© liées, les canonnades justicières hurlent dans m l'espace des Flandres. Nul ne rêva jamais telle » épouvante d'un drame, et l'homme est bien nt l'enfant du Supplicié. en II pleut toujours. Hier soir, j'ai entendu d'un abri sortir la voix jolie d'un violoncelle, -ri L'archet chantait et j'ai rêvé de chez moi. De e. l'harmonie ici, quel contraste ! Mais voici que la-haut a lui une éclaircie. Des rayons pâles glissent quand nfème sur la fange des bour-3t biers. L'homme qui demain tombera aura-t-il au moins la joie de voir un peu de beauté encore en la voûte céleste ? Car vraiment a j c'est fr<">n d'aau, c'est trop de boue pour bien j mourir. I Maigré tout, le temps est changeant. C'est j tantôt la ronde sauvage des vents, tantôt c'est encore et toujours la sinistre pluie des Flandres, tantôt parfois un peu de ciel bleu. Des avions qui ne connaissent plus les aspects des températures, volent, règlent les tirs, combattent. Quelquefois, hélas ! comme des jouets brisés par l'enfant, rouges dans l'incendie de leurs ailes, ils s'écrasent sur le sol où rampent les fils de fer barbelés. Là-bas, les gros canons ont commencé leurs terribles tirs de destruction.3 Devant nous, c'est l'agonie de Dixmude, de e Dixmude qui dresse des longs bras hâves s vers, le firmament, et sur le squelette de e laquelle s'abattent sans relâche les tumul. e tueux obus. e Les insolents observatoires teutons dressés ' en la malheureuse cité se sont effondrés dans !!,. l'élan de nos projectiles, et en anéantissant 1 cette immortelle villette — devenue un re-paire ennemi — nous allons mettre fin à s son martyr. Des gerbes de fumée noire, 1 des gerbes de fumée blanche en jaillissent, 3 et tout ce qui hier encore avait formé de 1 maisons, de palais, de monument, s'abîme s dans un froissement d'ossements. Aucun de nous n'a une parole de plainte, puisque c'est de ces ruines noircies, brûlées, éparpil-c Iées que se lève l'aube de la délivrance, t ... Et le tonnerre des pièces d'artillerie ne cesse pas. C'est le seuil de notre offensive. Des charrois se - -cèdent sur la route, sttcmu en pleii. jour, avortant aux tranchées les derniers matériels. De ci, de là se rencontrent des soldats français et anglais. Les camarades avec nous jouent la partie. L'attente est au bout des prunelles ; on fixe les lignes lointaines des cieux et de la terre. Une conscience nouvelle semble fleurir en nous-mêmes. Qu'importe le temps peu clément ! On va " y „ aller. La chose, cette fois ci, est certaine, et le regard s élève en prière dirait-on vers ces jolis aéroplanes sortant des nuages comme des essaims d'abeilles alertes sortant de leur ruche. Les nuits passees, sont parties des patrouilles, qui sont allées en les lignes allemandes, accomplir d utiles reconnaissances, prendre des prisonniers, faire sauter de3 abris. Des morts assurément ontv jçi îois /alonné les passerelles, mais <Us résultats ont été acquis, et ici on sait que le Destin est exigeant. Que d'autres pleurent] Le soldat en ces heures solennelles est stns faiblesse. Il voit là, devant lui, toute grande, toute blanche, toute pure, la Victoire, la bonne, la vraie, qui tend les bras. Il la veut, il l'aura, quelle-que lourde que soit la rançon. Quelle beauté quand-même dans l'homme! En nos positions un bruit a couru, remuant les eœnre. Cc tiuic maintenant est la vérité. Les Belges ont avancé, ils ont traversé à notre droite la rivière ! Nos yeux s'ouvrent plus grands sur ce Dixmude que sans cesse nous martelons de mitraille. Cette ville devant laquelle tant de fiers camarades sont morts, nous la prendrons demain elle sera à nous. C'est !e rê e dé nos sommeils. Les tirs furieusement continuent, et par nos patrouilleurs nous savons le chaotique bouleversement des tranchées et des défenses d'en face. Des nuits entières, en ce début de novembre, nos canons ont craché la mort. L'allemand a répondu mais c'est en vain. Il ne peut briser nôtre résistance et notre souveraine volonté. Des camarades ont été écrasés par les obus ennemis, mais pour eux les flammes de nos obusiers géants ont majestueusement remplacé les cierges des funérailles. Tout est à la bataille. Dans les tranchées en lambeaux, près des cadavres d'amis, les fantassins serrent en leurs poings le fusil et leur rêve chemine sur les allées de la Gloire. Oh ! les beaux traits d'héroïsme! Oncques jamais n'y pensa, et, gens de l'arrière, qui que vous soyez, quels que puissants que soient vos insolents moyens d'être, vous surtout les jeunes qui devant le vrai Devoir avez reculé, agenouillez-vous! Depuis ce chirurgien qui sous un fantastique bombardemement par des boyaux émietttés se dirige pour sur place, opérer en première ligne un malheureux écrasé sous l'amoncellement des débris d'un abris, et meurt frappé par un éclat de torpille, depuis ce petit sergent touché par cinq balles de mitrailleuse qui, quand même plonge en les défenses ennemies, tue, ramène des prisonniers et tout sanglant veut encore y retourner, jusqu'à ces artilleurs de campagne encerclés par les projectiles prussiens, aveuglés par les gaz infâmes, et qui( néanmoins, malgré la camarde qui fauche tout autour, continuent le service des pièces, jusqu'à ces bombardiers anonymes et ces soldats du génie qui en plein feu accomplissent les *i5fpssaires services, c'est toute la grandeur et aussi toute la beaute uc l'immortel geste de Jésus-Christ qui a nouveau sur l'univers jette son éclat. On attend l'heure. Le travail de préparation paraît toucher à sa fin. Aux parallèles de départ des troupes doivent être massées.Soudain, dans l'infernal ébranlement des artilleries, circule une rumeur. Ce serait l'arrêt, ce serait la remise à plus tard de la réalisation de nos espérances l D'autres fronts, là-bas, bien loin, n'ont pas tenu. Et alors L'artillerie allemande hurle toujours. Les routes sont émiettées, la destruction sauvage gouverne la plaine. Nul ne s'en trouble. Mais le regret monte de la cassure à l'effort tenté. C'est un bris d'aile. Devant nous, dans la boue sinistre et emmi les sordides marécages, se dresse le quatrième hiver de guerre. Nous sommes pourtant allés vers les durs et nécessaires sacrifices ! Mais on se résigne, et un peu de l'âme divine passe en nos coeurs. Principes éternels de la Liberté et de l'Egalité, vous pour, qui nous nous battons et qui demain serez les justes normes du monde, nous nous courbons, car vous êtes si beaux I Et vous, les pauvres et humbles soldats qui en ces grandioses moments vous êtes donnés pour appuyer le triomphe de l'idéal, soyez bénis ! L'aurore quand même se lèvera. Que le lierre enrubanne l'humble croix de vos tombes! Nous y porterons demain les rouges gerbes de victoires. F. P. Les Victimes Une nouvelle nous parvient des camps d'internement de Spekholzerheide. Des internés belges ont été arrêtés. Ils provoquaient et favorisaient la désertion pour aller travailler en Allemagne. Nous connaissions depuis longtemps ces actes criminels. Nous avions hésité à en parler parce qu'il nous était pénible de devoir étaler en public cette plaie. Mais il ne s'agit pas ici de défaillances personnelles : Ceux qui se sont rendus coupables de ces crimes de lèse-patrie ont agi par ... principes.., en parfaite déduction logique des idées qu'ils affichent. Ce sont en effet les piliers du " Socialiste belge „ et de la société Huysmans-Meyer qui ont été arrêtés. Voilà la conséquence des flux de paroles de M. Huysmans, qui répétait dans les camps d'internement : " Pour un ouvrier, être allemand, autrichien, ou belge, ou français, cela revient au même „. Nous plaignons sincèrement ceux qui ont suivi les enseignements du professeur de démoralisation et de défaitisme. NOUVELLES BREVES Au Gouvernement Beige Nous annoncions avant-hier que la nomination de M. P. Hymans comme ministre des Affaires étrangères était officielle. Il nous faut ajouter pour être complet, comme nous l'avons dit d'ailleurs déjà, que M. de Broque-ville reste chef de cabinet et prend le portefeuille des Affaires économiques. M. Galopin, dont nous parlions, serait nommé à la tête du département du Ravitaillement créé au sein de ce dernier ministère. Notre Supplément illustré Nous avons publié un supplément illustré de propagande qui, comme tous les autres, obtient beaucoup de succès. Celui-ci contient des reproductions très réussies de photographies encore inédites du Roi et de la Reine. Plusieurs demandes nous étant parvennes déjà de tirés-à-part de ce supplément, nous portons à la connaissance de nos lecteurs qui en auraient reçu des exemplaires défraîchis qu'ils peuvent en obtenir d'autres sur simple demande adressée dans nos bureaux Prinse-gracht 16 à La Haye, téléphoas 2787, i Nouvelles du Pays LA TERREUR ALLEMANDE D© notre correspondant: Le nommé Joseph Delsenime d'Othée; son frère Jean-Pierre Delsemme habitant Liège; son neveu un garçonnet de Bans habitant Othée et M. Streel du château d'Othée, ont été arrêtês, il y a neuf mois, sou» l'inculpation d'espionnage. Alexandre La-bhaye, d'Othée également, fut arrêté à la même époque pour le même motif. Après une longue captivité, leur affaire est venue eiîfin devant les tribunaux allemands et le jugement a été prononcé le 28 novembre dernier. Joseph Delsemme a été condamné aux travaux forcés à perpétuité, Jea«-P»erre Delsem-» me a été condamné à 20 ans de travaux forcés i leur neveu à deux ans de prison. M. Streel « été acquitté. On n'a pas de nouvelles de M, Labhaye. Les Allemands enlèvent à Bruxelles les portes en bronze du Palais de' la Bourse De inotre corresp ondant : ]\ Les Allemands sont occupés en ce momeut i à enlever les superbes portes massives en ' bronze du Palais de la Bourse de Bruxelles qu'ils vont expédier en Allemagne pour la fonte des obus et autre matériel de guerra La population est indignée. Les mouvements de troupes Les mouvements de troupes vers le front d'ouest continuent avec une intensité redoublée. Tout le trafic des marchandises par -chemins de fer est arrêté. Tous les wagon» sont réquisitionnés pour les transports de troupes depuis le 15 décembre. Le trafic de* voyageurs lui-même est quasi nul. il ne circule plus qu'un train par jour dans chaque sens sur les grandes lignes. 1 A VISE De notre correspondant : Les importants fabriques de ciment Société Anonyme des Ciments Liégeois à Haccourt et Société Anonyme des Ciments de Visé à Lixhe, travaillent pour l'ennemi comme nous l'avons dit, après y avoir été contraintes et forcées. La Société des Ciments de Bonne Espérance s'y était refusée obstinément et jusqu'à présent les Allemands ne l'avait pas inquiétée. Vendredi passé s'est amené le grand état-major, car ^le besoin en ciment se fait de plus en plus sentir, et le directeur a été averti qu'il devait recommencer à travailler à trait complet à partir de mercredi 26 courant, il s'y est refusé en se retranchant derrière son conseil d'administration, les Allemands ont exigé que tout le personnel soit convoqué pour ce mercredi et ils ont ajouté qu'ils réquisitionneraient l'usine et qu'ils la dirigeraient eux-mêmes, A VERVIERS M. Mullendorff, bourgmestre, qui a été atteint d'une double pneumonie, a pu, grâce sa forte constitution, surmonter le mal, malgré ses 84 ans. II est en pleine convalescence et bien que ne pouvant encore quitter la chambre, il reçoit chez lui, pour s'entrenir avec eux des affaires de la ville, les éclie-vins et principaux membres du Conseil. —Le bruit court que notre confrère M. Désiré Vinche, emprisonné à St-Gilles par les Boches, serait libéré dans quelques semaines. — Le charbon est très peu abondant, on souffre du froid dans le peuple. Le pétrole coûte 19 fr. le litre ; les oeufs 1 fr. 20 pièce... A BRUXELLES Les doR3 pour l'alimentation Un nouveau relevé général vient d'être fait des résultats des dons particuliers parvenus par diverses entremises au Comité central bruxellois d'alimentation. Le chiffre total d« ses dons s'élève à près de 17 millions de fr. Sur ce chiffre, 11,283,004 francs sont parvenus au comité sous forme de dons particuliers, souscriptions, collectes, etc. L'œuvre des Petites Abeilles, pour sa part, a rassemblé pour 3,847,004 francs de dons. Enfin, divers comités locaux, aidés des Petites Abeilles, ont organisé des ventes spéciales qui, en bloc, ont rapporté 1,288,640 francs. ! < 1 } i 4 Année 127 et 12.8 Directeur-Fondateur: François ©iyft. Dimanche 30 et Lundi

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