Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 18 Juillet. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 26 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/h41jh3fd12/
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4e Année — N° 327 Rédaction & Administration Turfmarkt 31 & 31a La Haye—ïéiéph.216 Bureau à Maestricht : Hôtel Suisse,Vrijthof,Téléph.159 FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur Les Nouvelles Journal belge fondé â Maestricht en août 1914 'Ç jeudi 18 Juillet 1918 5 cents le numéro ABONNEMENTS : ., , 1 florin par mois Hollande: „ __ ,. „ 2.50 fl. par3mois Etranger : port en sus ANNONCES : La ligne : 15 C. en 48 page Réclames permanentes à forfait L'Allemagne convoite la Flandre française Nouvelle illustration de la politique des nationalités, arrangée â la sauce allemande. Il s'agit, cette fois, de la Flandre française assimilée à une vague Lithuanie. On découvre toutes sortes de raisons ethnographiques et linguistiques pour tâcher de nous persuader que les Français de Bailleul, de Lille et de Cassel en ont assez d'être Français et qu'ils aspi-à la libération, à l'autonomie, à l'indépendance ! Tout cela est d'un comique intense Les bons docteurs allemands ont trouvé en l'occurrence de précieux collaborateurs dans la personnalité de ces flamingants " aktivistes Belges traîtres à leur patrie, reniés par l'immense majorité de leur peuple qui leur prépare un châtiment impitoyable, et de quelques bons Hollandais pannéerlandistes dont" la mégalomanie de tout repos prête à sourire. Nous apprenons par les journaux allemands et hollandais que la Ligue Flamande d'Anvers, association activiste, réunie le 7 avril dernier, a voté une résolution dans laquelle on lit notamment : 1. Considérant qu'en 1662 et 1678, par les traités, la France enleva aux Pays-Bas le morceau de Flandre situé entre l'Aa, la Lys et la frontière sud-occiden-tale actuelle de la Flandre belge; 2. Que malgré les mesures de coercition les plus impitoyables contre sa langue maternelle, la population est restée là dans l'immense majorité, flamande de langue et d'esprit; 3. Qu'en vertu du droit des peuples, ce coin de terre appartient donc à la Flandre devenue indépendante depuis l'application de la séparation administrative en Belgique, etc. En conséquence, les aimables fantaisistes qui ont rédigé ces considérants et dont l'association devrait bien s'appeler : " Les Dingos flamingants „ demandent que le fameux Conseil des Flandres ré-: clame à la conférence de la paix la resti tution de la Flandre française, De son côté, le Hollandais Van Es pu-I plie dans la Toorts (la Torche) un article sur l'offensive allemande dans la Flandre française. Nous apprenons par lui que les Allemands ont pris la forêt d'Iepen (lisez de Nieppe), les villages de Merghem (Merville) et de Stegers (Es-taires) et que Belle (Bailleul) a été violemment bombardée. Que ces traductions ne vous surprennent point : c'est en vertu de la même alchimie linguistique qu'avant la guerre, en Belgique, des bureaucrates faisaient de Braine-le-Comte : s'Graven-Braekel et Jurbeke de Jurbise.... Le bon Hollandais, parlant des populations de Cassai, Bailleul, Dunkerque et Hazebrouck, écrit tranquillement : " Comme tous les peuples opprimés, elles sont sans influence sur la paix et la guerre. La Flandre française est absolument innocente dans la préparation de la guerre. Si l'offensive continue, il ne restera plus pierre sur pierre entre la Lys et la mer Pour sauver la Flandre française " dont le sort est lié à celui de la France par la haute politique ,„ le bon M. Van Es demande que, sur tout le front au nord d'Amiens, un armistice intervienne. " Nul doute que les Allemands qui non rien à refuser aux Flamingants activistes et autres Hollandais germanophiles „ n'aient immédiatement comblé les vœux du bon M. Van Es. Les Lillois, Dunkerquois et autres Français du pays de Jean-Bart, en lisant de telles élucubrations, ne pourraient réprimer, malgré les misères et les souffrances qu'ils endurent en ce moment, un doux accès d'hilarité. 11 n'est pas de Français d'un patriotisme plus ardent. Jean Bart ne parlait que flamand^; Louis XIV n'eut pas de serviteur plus loyal. Aujourd'hui, on ne parle plus guère flamand que dans quelques quartiers de Dunkerque, Hazebrouck, Bailleul, Bergues et Cassel, dans quelques villagès de pêcheurs ou d'agriculteurs, comme Zuyd-cote, Leffrinkoncke, Steenvoorde, Roosen-dael, etc... On n'a pas plus persécuté le flamand que le breton ou le provençal. C'est en flamand que l'abbé Lemire harangue ses électeurs. Mais le flamand perd du terrain sans cesse au profit du français : c'est la confirmation d'une loi sociologique qui veut que les dialectes et langues de faible extension perdent du terrain au profit des langues universelles: anglais, français, allemand. Le flamand n'a plus guère en France qu'un intérêt purement folklorique et — phénomène suggestif — c'est un dialecte wallon, le dialecte de Desrousseaux et du P'tit Quinquin que les gens du peuple parlent à Lille-en-Flandre, à Roubaix et Tourcoing, à côté du français enseigné à l'école. Un fils de ce Nord aujourd'hui envahi, M. Georges Ducrocq, directeur de la vaillante revue Les Marches -de l'Est, .qui, avant cette guerre, fit tant pour la défense de l'influence française à l'étranger, vient de publier sous ce titre charmant : La Fleur de Lille, un recueil de poèmes d'une émotion discrète et pudique. Comme je comprends l'affection avec laquelle il défend son " pays noir „ , sorwpays de brume et de boue contre l'indifférence ou le dédain de certains Français ! " Nous fournissions peu d'orateurs à la Chambre, dit-il dans sa préface. Cela suffit à éclipser une province. „ Avouons-le, nous étions pour nos aimables compatriotes un pays noir et sans agrément. Ils ne soupçonnaient pas nos beautés espagnoles. Ils ignoraient nos dentelles et nos tapisseries. Ils nous confondaient avec les Bataves et les Hyperbo-réens. La rumeur de nos foules socialistes les effarouchait. Quel eût été leur étonnement s'ils avaient entendu chanter par vingt mille poitrines d'hommes Y Internationale sur nos places publiques et s'ils avaient vu passer dans 'les rues de Roubaix Jules Guesde, tel un prophète, flagellant les riches et prédisant les temps nouveaux ? Aujourd'hui, les socialistes du Nord, groupés autour de Guesde, de Lebas, de Basly, sont les socialistes les plus sincèrement attachés à l'œuvre de défense nationale et les premiers à se méfier de la marmotte internationaliste. C'est le patriotisme le plus ardent dont la flamme bride au pays de Jacquet. Les derniers avatars de l'aktivisme flamingant attestent d'ailleurs que ce mouvement de trahison rencontre de moins en moins de crédit — même en Allemagne...Le sieurs Borms, l'un de ses chefs, s'en est allé pour la troisième fois conférencier au Reichstag devant un auditoire de pangermanistes rabiques. 11 s'est plaint de l'indifférence manifestée à l'égard de l'activisme par certains milieux allemands (allusion à des articles sensés du Berliner Tageblattei du]Worwae/ts,aux derniers discours de Haase). Et ce triste Judas termina en rappelant un mot lancé à la Diète de Worms par un protestant néerlandais : " Germanie, c'est ton sort qui est en jeu „. Toute pudeur disparaît chez les traîtres. Ce n'est plus l'intérêt de la Belgique, ni même de la Flandre qu'ils invoquent, mais exclusivement celui de la plus grande Allemagne. C'est dans l'ordre.Louis PIERARD. m* Stockholm jugé par un journal socialiste La France Libre. — Jean Durzy : Stockholm ? Stockholm, c'était la manœuvre allemande et le piège allemand, toute la duplicité de la social-démocratie allemande associée à toute la fourberie du gouvernement allemand. Stockholm, c'était tout le mensonge et toute la perfidie du socialisme neutraliste, celui de Borgbjerg et de Troelstra, domestiques tremblants de l'impérialisme pangermaniste. Stockholm, c'était la conversation avec les traîtres à l'humanité et traîtres au socialisme, et l'absolution des pires forfaits de l'histoire. Stockholm, c'était livrer l'internationale de justice et de droit à l'internationale de violence et d'iniquité. Stockholm, c'était capituler, c'était absoudre, c'était mentir, c'était se parjurer, c'était trahir nos morts, nos victoires, nos droits, nos espérances, nos obligations sacrées de Français et de socialistes. . Soit. C'est le passé. Stockholm n'est qu'un triste souvenir, et la " France libre „ et notre effort présent sont issus de cette crise mortelle. " Mais la conférence n'est pas morte „ Elle rôde encore autour de nous, bête malfaisante, qui revêt toutes les formes et prend tous les noms. C'est le devoir de la " France libre „ de la tuer. Pas de conférence : la guerre ! Pas de conférence : la défaite du militarisme prussien ! Pas de conférence: la mise en accusation de la social-démocratie allemande! Pas de conférence : la destruction du bolchevisme ! Pas de conférence : la victoire des Alliés et la paix du droit ! AU JOUR LE JOUR » Pleurez, mes yeux. Les prison--_T niers de guerre vont nous quitter. Ou du moins, on le dit. L'accord yOjl/ anglo-allemand vient d'être signé v qui décide de leur sort. Ils vont être rapatriés. Pas tout de suite, Mademoiselle, rassurez-vous. D'ici six mois, La Haye sera privée de ses hôtes anglais, et Botter-dam de ses Boches. J'imagine qu'on les regrettera peu à Botterdam. Mais ici que de beaux yeux — et même de moins beaux — vont pleurer ! Il est vrai encore que les officiers restent. Et c'est quelque chose. Mais les sous-officiers — à quoi rêvent les jeunes filles ! à quoi rêvent les vieilles filles ! — les sous-officiers s'ent vont. Ils nous manqueront. D'autres viendront, qui leur succéderont mais tout de même, les premiers nous resteront chers ! For they were jolly good fellows ! Au mojnent où l'on parle tant du sort des prisonniers de guerre, la nouvelle nous parvient du Far West, d'un moyen pratique imaginé par les Américains pour protéger les leurs. Ces pauvres Sammies peuvent s'attendre à être sauvagement traités en Allemagne. Ne les rend-on pas responsables individuellement de la durée de la guerre, de l'idolâtrie de l'argent du président Wilson, de la stupidité du gouvernement américain et de mille autres choses ? Et puis ils sont si loin de chez eux, et vous pensez qu'avec de braves garçons, sans autre protection que celle d'un ministre neutre, les Allemands ne vont pas se gêner. Martyriser des prisonniers américains, c'est une petite compensation allemande et c'est un grand plaisir. Les Américains ont ' donc recherché un moyen pour empêcher les Allemands de se payer et cette compensation et ce plaisir. Et ce moyen, ce sont des femmes qui l'ont trouvé, des femmes de Berkeley, en Californie. Elles ont fondé une ligne qui, aussitôt, a commencé une propagande qu'elle compte étendre, grâce à des organisations féminines, à tout le territoire des Etats-Unis. Elle ne demande pas d'argent, sauf une insignifiante cotisation de « dix cents » par tête, mais elle fait signer par toutes ses adhérentes la déclaration que voici : « Par la présente je m'engage à m'abstenir d'acheter après la guerre ces articles de fabrication allemande, si les prisonniers de guerre américains reçoivent, entre les mains de l'Allemagne, un traitement qui ne soit pas humain. » Les Allemande àtqui le marché américain est indispensable, comprendront aisément ce que signifie cette menaee de boycottage. Ils savent que les femmes américaines sont capables d'observer religieusement et de faire rigoureusement observer autour d'ellés une consigne patriotique. Ils savent qu'aucun effort militaire de l'Allemagne ne saurait obliger le consommateur américain à acheter des marchandises allemandes malgré lui. Et si les Etats-Unis n'achetaient plus d'objets fabriqués en Allemagne, comment l'Allemagne achèterait-elle des matières premières aux Etats-Unis? Ses moyens de payement lui échapperaient. Il y a là une idée qui peut, qui doit mûrir et qu'il est regrettable seulement qui vienne si tard. Elle peut, aujourd'hui encore, être appliquée avec utilité par toutes les nations en guerre avec l'Allemagne et doit donner de bons résultats. C'est là « l'arme économique », petit module, à l'usage des femmes, et elle peut épargner à des .centaines de milliers de braves des souffrances atroces. Il suffira qu'on veuille s'en servir avec rigueur, avec vigueur, et tout de -suite. ■— B. P. NOS ECHOS Dans la Légion d'honneur M. G. Olyff, directeur au ministère des colonies à Londres vient d'être promu officier de la Légion d'honneur, et M. Ch. Scheyvaerts, attaché au cabinet du ministre des colonies, a été nommé chevalier du même ordre. Toutes nos félicitations! Pour les officiers pensionnés Un A. R. du 20 juin 1918 stipule que les officiers pensionnés qui ont été com-missionnés ou assimilés à un grade supérieur pendant la durée des hostilités, peuvent être autorisés par le Roi, sur la proposition du ministre de la guerre, à con-. server, après leur départ de l'armée et à titre honorifique, le grade auquel ils ont été commissionnés ou assimilés. Victimes du devoir Par arrêté royal du 27 juin 1918, la croix de chevalier de l'Ordre de Léopold II a été décernée à titre posthume à feu le maréchal des logis de gendarmerie belge Goemaere, lâchement assassiné à Paris par un déserteur qu'il venait d'arrêter, et la décoration militaire de 2e classe au maréchal des logis chef Brusseliers du même corps,l'un et l'autre du détachement de Paris. On se rappelle que ce dernier a été très grièvement blessé par le même déserteur. L'état du maréchal des logis chef Brusseliers ^améliore chaque jour. LJ\ NOUVELLE OFFENSIVE ALLLEIflÂIBDE Les Alliés ont partout paré le coup et maintiennent l'ennemi dans leurs lèPOS positions La lutte est surtout violente au S. de la Marne où les Français font 1,000 prisonniers PARIS, 16. — Reuter officiel 2 h. : La bataille a continué hier après-midi et le soir .avec une violence redoublée entre Chât'eau-Thierry et Reims. Les Allemands, qui ont renforcé leurs tentatives pour élargir leurs gains, ont prononcé de violentes attaques. Le combat a principalement sévi au S. de la Marne et dans la région de C h â-tillon. Les troupes françaises et américaines ont résisté d'une façon exemplaire et ont à plusieurs reprises exécuté de vigoureuses contre-attaques. Les Allemands n'ont pu dépasser la ligne St-Agnan-La Chapelle-Monthodon, la lisière S. du bois de Bouquigny. Dans cette région, nous avons fait un millier de prisonniers. Mareuil-le-Port est restée entre nos mains. Au N. de la Marne, nous avons contenu les Allemands sur les lisières S. de Châtillon et au S.-O. du bois de Rode-mat.Sur le reste de la ligne il n'y a eu aucun changement d'importance. Dans le courant de la nuit, les Allemands n'ont pas renouvelé leurs attaques. Sur le front à 1 ' E. de R e i m s, les Allemands, épuisés par leurs vaines tentatives de la veille, n'ont pu dépasser dans notre zone de couverture une ligne allant de Prunay à la lisière S. des bois au N. de la Chaussée Romaine, jusque Suippe, la région au N. de Souain et de Perthes-les-Hurlus. Nos positions de combat n'ont été effleurées en aucun point. D'après les dires de prisonniers, les pertes des Allemands ont été extrêmement élevées le premier jour de la bataille.Les Français contre-attaquant au S. de la Marne et reprennent les hauteurs qui dominent la rivière — De nouvelles attaques à l'E. de Reims subissent un échec complet PARIS, 16. — Reuter offic.' 11 h. soir: ' Les Allemands, qui n'ont pu reprendre l'offensive générale brisée la veille par les Français, ont fait aujourd'hui de violants efforts pour développer leurs suc-éès partiels. Ce matin et ce midi, la lutte a été particulièrement violente au S. de la Marne. Des forces allemandes ont tenté d'avancer en remontant le long de la rivière. Nous avons retardé leur marche en leur disputant le terrain pouce-à pouce et nous les avons arrêtés sur la ligne Oeilly-Leuvrigny. De notre côté, nous avons developpe une contre-attaque sur la ligne St Agnan-Chapelle de Monthodon. Nous avons repris ces deux places et reporté à nouveau nos lignes sur les hauteurs qui commandent la vallée de la Marne dans la région de La Bourdonnerie et de Clos-Milon. Entre la Marne et Reims les troupes françaises et italiennes ont repoussé diverses attaques allemande^ et maintenu leurs positions. A l'E. de Reims, les Allemands ont recommencé ce matin un violent feu préparatoire d'artillerie, que des attaques ont suivi en divers points du front. Un puissant effort dans la direction de Beaumont-sur-Vesle n'a pas pu dépasser Prunay. Dans le secteur de Suippe, notre artillerie a fait échouer deux attaques à l'E. de la rivière. La lutte dans la région du N. de Prosnes et à l'E. de Tahure, où les Allemands ont également attaqué, n'a pas été moins vive. Leurs efforts sont restés vains partout et leurs troupes d'assaut furent repoussées avec de lourdes pertes. Il est confirmé par des ordres trouvés sur les prisonniers que l'attaque en Champagne a été entreprise par 15 divisions de première ligne et 10 divisions de réserve. L'objectif était d'avancer de 20 kilomètres le premier jour et d'atteindre la Marne par le S. Les Britanniques continuent à capturer prisonniers et matériels LONDRES, 16. — Reuter officiel : Les Néo-Zélandais ont fait une attaque bien réussie dans le voisinage d'Hébu-terne, opération au cours de laquelle ils ont capturé plus de 300 prisonniers et 12 mitrailleuses. Nous avons amélioré nos positions dans le secteur de Villers-Bre-tonneux, et avons capturé quelques prisonniers près de Locre. L'attaque aurait surtout pour but de préparer une offensive plus sérieuse en Flandre LONDRES, 15. — Reuter : Le correspondant de l'agence Reuter près l'armée française télégraphie que l'ennemi opère à l'E. de Reims, en Champagne Pouilleuse, dans la région la plus aride du centre de la France. L'ennemi ne saurait y remporter de victoire décisive et l'on croit qu'il n'y produira pas sa poussée capitale. Son attaque actuelle peut très bien avoir pour but de distraire nos réserves du front des Flandres, afin de faciliter et préparer la voie à une autre attaque, plus importante dans cette région. La côte de la mer du Nord ©u la ville de Paris, tels sont toujours les . buts de l'ennemi. La séparation des armées françaises et anglaises et leur recul vers la côte, reste toujours, comme en mars dernier, la grande opération recherchée par l'autorité militaire allemande. Par conséquent, on peut s'attendre à ce que l'ennemi emploie toute sa vigueur dans cette offensive entre Château-Thierry et Reims afin d'élargir sa base d'action entre l'Aisne et la Marne et de faciliter sa marche sur Paris. La contre-attaque américaine LONDRES, 16. — Reuter : On mande du quartier général américain en date d'hier soir : Au moment où ce matin les Allemands se mirent*en action au S. de Jaulgonne, ils avaient pour objectif un point situé à 15 km. de leurs lignes. Deux heures après le temps fixé pour atteindre ce but, ils en restaient encore très éloignés. Tandis que les combats en terrain découvert continuaient, les Américains préparaient rapidement une contre-attaque. Les Allemands se retirèrent d'abord avec hésitation, mais peu après beaucoup d'entre-eux prirent la fuite. Les mitrailleuses américaines ont beaucoup contribué à l'anéantissement des plans de l'ennemi.Le Communiqué de Berlin BERLIN, 16. — Wolff officiel: A l'E. de Hébuterne, nous avons repoussé de fortes attaques ennemies. Des engagements locaux se sont développés en ce point. Entre l'Aisne et la Marne et à l'E. de Château-Thierry, de petits engagements ont eu lieu ainsi qu'une attaque au-delà de la Marne. Au S.-O. de Jaulgonne, nous avons pénétré dans les lignes ennemies et fait des prisonniers. Au S.-O. et à l'E. de Reims, nous avons pénétré hier matin dans une partie des positions françaises. L'artillerie, les lance-mines et les obus à gaz ont été employés avec une grande force pour frayer le passage à l'infanterie, de même que les tanks et les lance-flammes. L'armée du général von Boehm a traversé la Marne entre Jaulgonne et l'E. de Dormans. A la pointe du jour, les pontonniers ont fait passer la rivière aux troupes d'assaut, préparant ainsi le succès de la journée. L'infanterie a pris d'assaut les hauteurs escarpées de la rive S. de la Marne et repoussé l'ennemi. Nous avons percé la première positien ennemie, située en terrain boisé et défendue avec acharnement, repoussant l'ennemi sur ses positions plus en arrière aux environs de Condé-La Chapelle-Camblézy-Mareuil.Au N. de la Marne, nous avons arraché aux Français et aux Italiens leurs premières positions entre l'Ardre et la Marne. Nous avons progressé en combattant à l'E. de la ligne Châtillon-Cuchery-Chaumilly.Les armées des généraux von Mudra et von Einem ont attaqué l'ennemi entre Prunay, à l'E. de Reims, et Tahure, et, au cours de divers combats ont pris les positions des Français, qui essayaient de se soustraire à notre attaque. Au S. de Noroy-Moronvillers, nous avons traversé la crête Mont Cornillet-Mont Téton-Mont du Casque. Nous avons traversé la zône d'entonnoirs de la bataille du printemps de 1917, jusqu'à'la chaussée romaine, au N.-O. de Prosnes et dans la région boisée au S. du Fichtelberg. A. l'E. de la Suippe, nous avons arraché à l'ennemi le terrain de la bataille de Champagne, entre Aubérive et le S.-E. de Tahure. Sur notre front d'attaque à l'E. de

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