Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 24 Juillet. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 26 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/kw57d2rn3t/
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4e Année — N° 333 Rédaction & Administration Turfmarkt 31 &31a La Haye—Téléph.216 Bureau à Maastricht : Hôtel Suisse,Vrijtliof.'I é!éph.159 à Flessingue : Siijkstraat, 6 FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur Les Nouvelles Journal belge fondé â Maestricht en août 1914 Mercredi 24 Juillet 1918 5 cents le numéro ABONNEMENTS: .. , 1 florin par mois Hollande ■ „ 2.50 fl. par 3mois Etranger : port en sus ANNONCES : La ligne : 15 C. en 4 6 page Réclames permanentes à forfait Les Bourreurs de Crânes Dans un congrès néerlandais d'associations syndicales, des délégués belges, dont naturellement l'instituteur anversois Zamar, l'homme des " A bas les armes !... du Socialiste belge, ont fraternisé avec le délégué boche Sassenbach. Le fait en soi n'est évidemment pas de nature à compromettre la nouvelle victoire de la Marne. Mais il nous faut néanmoins l'indiquer parce qu'il est en contradiction formelle avec les déclarations solennelles du Conseil général du Parti ouvrier belge que nous avons publiées iti.J Notre excellent confrère le Belgisch Dagblad a stigmatisé comme il convient la conduite des trois inconscients sy ndi-calistes genre Bonnet Rouge, qui ont figuré au Congrès d'Amsterdam. Le président du congrès en a profité pour faire une sortie contre le Belgisch Dagblad et contre le dr. Terwagne, député d'Anvers qu'il a représenté — à tort certainement — comme l'auteur des remarques de notre confrère. Il s'est laissé aller jusqu'à dire que l'honorable député d'Anvers " avait été trop lâche pour rester en pays occupé „ ! Nous sera-t-il permis de demander au président M. Oudegeest, s'il applique la même épithète a M. C. Huysmans, qui lui aussi est venu en Hollande, ainsi qu'aux quelques autres seigneurs de moindre importance qui se sont fait une spécialité du défaitisme parmi les soldats internés ? Nous .n'avons pas à prendre la défense de notre excellent député d'Anvers, dont tous les Belges connaissent l'activité patriotique aux Pays-Bas. Mais il nous paraît vraiment par trop fort de voir ainsi un neutre juger des Belges qui ont tenu à ne pas rester sous le joug des Prussiens. Serait-ce une nouvelle qualité que de se soumettre à l'ennemi quand celui-ci vient de Berlin ? Les Belges qui se trouvaient au Congrès ont entendu le président se féliciter d'avoir " rétréci la fissure créée entre les peuples par les gouvernements capitalistes.„ Ainsi donc pour le social-démocrate néerlandais Oudegeest ce sont les gouvernements capitalistes qui ont séparé les peuples par la guerre! Les gouvernements sans distinction, celui de Guillaume II, comme celui dans lequel figurent les socialistes Vandervelde et Brunet? Théorie facile qui met les neutres à l'aise et excuse d'un coup tous les crimes allemands. Et on dit que M. Oudegeest—il l'affirme d'ailleurs lui-même — n'est pas un pro-allemand ! Que serait-ce grand Dieu s'il en était un ? Tout ce bourrage de crâne, vous le pensez bien, pour le plus grand profit de l'Allemagne et afin que l'Allemand crimi nel puisse retrouver l'amitié de ses victimes.Car enfin, est-il au monde une classe ouvrière qui ait plus souffert du fait des Allemands que la classe ouvrière belge ? Ses maisons du peuple détruites, ses leaders fusillés — dont plusieurs syndicalistes — ses hommes et jusqu'à ses enfants déportés au milieu d'horreurs sans nom... tout cela c'est le fait des gouvernements capitalistes ? Ah! franchement, si nos ouvriers se laissaient prendre encore à cette logomachie, ils seraient mûrs pour l'esclavage. Heureusement leur bons sens les met à l'abri de pareilles entreprises. En pays occupé, le Boche est exécré par toutes les familles ouvrières et si quelques égarés, ne considérant que leur intérêt de fonctionnaires syndicaux, tentent en ce moment de rétablir leur situation, ils seront jugés plus tard à leur juste valeur. Les Allemands leur ont donné des passe-ports pour venir fraterniser avec un des leurs, parce qu'ils y avaient intérêt. M. Oudegeest peut fulminer à son aise. Nous savons, nous, qu'il en est ainsi. Les dirigeants allemands ont laissé venir en Hollande le secrétaire de l'Internationale parce qu'ils attendaient de son action la paix qu'ils désiraient. Le coup a raté. Ils en tenteront d'autres. Ils échoueront encore grâce à la vigilance des Belges patriotes. Comme nous comprenons que pour arriver à leur fin nos ennemis voudraient tenir sous leurs griffes tous les hommes qui leur portent des coups ! Aussi ne nous étonnons-nous pas trop de voir leurs agents, conscients ou inconscients, s'en prendre à ceux d'entre nous qu'ils ont le plus à craindre. Le Bonnet Rouge de La Haye, comme son collègue déshonoré de Paris, a le triste privilège de fournir à la presse embochée et aux journaux allemands une documentation mensongère et subsidiée. Il trompe par son titre, qu'il a.usurpé et dont il se couvre comme d'un chatoyant plumage, de braves ouvriers qui ont toujours été fiers d'appartenir au Parti Ouvrier Belge dont on connaît la respectabilité et le patriotisme éclairé. Il oublie que pendant que le pays est en danger le premier devoir, le seul devoir des Belges, des ouvriers en particulier, c'est d'unir leurs pensées, de rassembler leurs forces, de coordonner leur action pour soutanir dans leur lutte contre l'ennemi, leurs frères admirables et vaillants qui donnent au front belge leur sang et leur vie pour nous refaire une Patrie libre et indépendante. Pierre de NAMUR Lettres du Front Belge Nous continuons à dépouiller nos correspondances du front. Nous y trouvons quelques belles pages encore : Ça y est! Je viens d'être cité à l'O. J. A. et décoré de la croix de gu»rre. Voici ma citation, datée du 12 juin et beaucoup plus belle que la récompense : Janssens, V.-R.-J., soldat v. d. g. Pendant l'attaque en force du 17 avril 1918, dans le sous-secteur de Bixschoote, a fait preuve dans son service spécial de téléphoniste-signaleur, d'un mépris du danger poussé jusqu'à la témérité et d'une complète abnégation. A établi à 8 reprises différentes, dans une zône particulièrement battue par les tirs violents de l'ennemi, les lignes téléphoniques reliant le P. G. du bataillon à la première ligne. A déjà été cité à l'O. I. D. (12 novembre 1917) pour sa belle conduite lors du raid sur le poste de Terstelle et blessé devant Dixmude *en janvier 1916. Croix de guerre. Bt- le jeuns héros ajoute ces lignes qui double sa valeur : Voilà une chose qui fera plaisir à mes chers parents ; ils y trouveront la pr«uve que je me suis toujours bien conduit, et que si je n'ai pas de grade c'est que ja n'en veux pas. Autre lettre qui montre à nouveau l'émouvante rivalité dans le devoir qui anime nos différentes jarmes : Je suis aphone, je suis sourd, mais heu-l'eusemement je peux t'écrire encore pendant la dernière heure de ma garde. Nous venons de faire plus de 800 prisonniers à la suite d'une attaque en masse faite par les boches ; attaque qui a piteusement échoué et qui leur coûta horriblement cher. Nous avons tiré toute la journée et j'ai crié tant de commandements que je souffre d'une extinction de voix. Quant à mes oreilles, les milliers de coups de «anon qu'elles ont entendus les font « zuner » à un tel point t^ue j'entends à peine ce que l'on me crie. !*■ On vient de nous transmettre les félicitations des généraux d'infanterie pour la rapidité et la précision avec lesquelles l'artillerie avait répondu aux diverses demandes qu'on lui faisait. Mais ce qui remplit surtout do fierté les artilleurs, c'est la confiance qu'ont en eux les fantassins. J'en ai vu aujourd'hui des masses, troupes de contre-attaques et de renfort, qui passaient à quelques mètres des pièces en action. Quels regards ! qjjel émerveillement de se sentir soutenus de telle façon !... Et les impressions des boches ! Tous sont stupéfaits de l'efficacité de nos barrages et professent un saint respect pour notre artillerie. Tu vois par toutes ces appréciations que tu peux être fière d'avoir un mari et un frère artilleurs. Les hommes, comme toujours, se sont montrés superbes, aussi bien les çan-nonniers que les conducteurs qui, avec un sang-froid admirable, ravitaillaient sous le feu. Enfin je suis fier et enthousiasmé ! Lisez ceci encore r Décidément le sort s'en mêle; pourrai-je enfin aujourd'ui terminer cette lettre commencée il y a plus d'un mois! Il doit te paraître paradoxal que pendant une si longue période je ne parvienne pas à griffonner quelques pages; mais si je te disais que de certaines fois nous sommes restés pendant quarante-deux heures à tirer sans arrêt, qu'il y a quatre jours nous avons arrêté une des plus fortes attaques que les boches aient jamais faites, que, pendant que je t'écris, les pièces tirent partout, arrachant mes carreaux et éteignant continuellement ma bougie. Il y a eu des périodes où nous fumes surmenés; j'étais fatigué à un tel point, qu'un matin, après des nuits blanches, je me suis endormi en portant une tasse de café à mes lèvres, et le liquide brûlant ne m'a même pas réveillé. Il y a des jours où pendant trois, quatre heures nous sommes obligés de porter nos masques anti-gaz, car les boches emploient beaucoup de projectiles toxiques, et je t'assure que ce n'est pas gai. AU JOUR LE JOUR Qui l'eût cru, messeigneurs ? .JT Maximilian Harden est devenu le défenseur de la cause belge. Il yffV/ vient d'écrire dans sa « Zukunft » *" un article qui lui fait grand honneur. Sineère ou non, l'article est excellent et tel — obscurité èt tarabiscotage du style à part — qu'un ^écrivain français eut pu l'écrire. Ce Harden, uni fois de plus, aura vu clair avant ses compatriotes. Que dit-il ? Simplement que la théorie de là Belgique-gage est misérable, moralement (tiens tiens !) mais encore insoutenable, légalement (hé hé !). Harden est fort marri d» ce qu'.un chancelier ait pu ouvertement se réclamer d'une telle doctrine et il en exprime ouvertement sa honte et son chagrin. Et il ajoute : « Non seulement nous ne pouvons pas garder une pierre d'une route quelconque de la Belgique, non seulement nous devons rétablir la Belgique dans sa souveraineté d'avant guerre, mais nous devons absolument reconstituer son bien-être matériel d'avant 1914, nous devons la laisser absolument libre de choisir ses amis, ses alliés et ses clients et nous ne pouvons pas un seul instant faire dépendre son avenir, à elle Belgique, de négociations quelconques que nous aurons à entamer avec d'autres puissances. Et lorsque tout cela sera fait, nous aurons encore à offrir au royaume de Belgique, victime innocente de notre action militaire, nos excuses et nos regrets. » Voilà qui est bien dit. Sans doute, on renoncerait assez volontiers aux excuses et aux regrets boches, car ce serait un spéctacle bien pénible que celui d'un Allemand venant à récipiscence. A part cela, la doctrine de Harden est la bonne. C'est celle contenue dans la note du gouvernement belge au Pape. C'est, plus simplement, «elle du droit, de tout le droit. Il y a donc un Allemand qui ose le dire, un Allemand qui le pense et qui ne craint pas de l'éerire en appuyant sa thèse de l'exemple suivant : « Si je pénètre dans la maison de mon voisin Millier pour aller voler le voisin de Millier, Schmid, il ne faut pas croire que je puisse m'excuser en affirmant avoir trouvé dans un tiroir de chez Mûller une lettre où celui-ci disait son intention de venir me dévaliser avec la complicité de Schmidt. » Evidemment. Et cela est plus vrai encore dans le «as où cette lettre trouvée chez Mûller aurait été fabriquée par vous, Harden, premier cambrioleur, pour excuser votre attentat sur la maison de Millier. Oui, oui, Harden commence à voir clair. Et il y a d'autant plus de mérite qu'il était, en 1914, l'un des partisans les plus frénétiques de l'annexion de la Belgique par la Prusse, simplement ! Dans la' même « Zukunft », qui en a déjà imprimé de toutes les eouleurs, il réclamait les Flandres, Anvers et un tas d'autres pays « pour que la patrie allemande s'agrandisse », disait-il arec bonté. L'été de 1918 le trouve assagi. Cède-t-il à des raisons d'opportunité ? Ou bien les malheurs de son pays lui ont-ils appris quelque chose ? On aimerait à pencher pour cette dernière hypothèse bien que la première soit plus vraisemblable. En tous eas, Harden comprend une chose, qui est la folie, l'infamie de la théorie insultante de la Belgique considérée comme gage et il rappelle que le code civil allemand, dit très simplement « qu'un objet ne peut être considéré comme gage que lorsqu'il y a accord entre les deux parties contractantes sur ce caractère particulier de gage donné à «et objet». Pour rester dans la loi, il faudrait que non seulement l'Allemagne, mais encore la Belgique considère son territoire comme un gage. Et précisément, nous n'en sommes pas là et vous avez lu le dernier discours de M. Balfour sur cette question. Balfour d'accord avec Harden ! Quel spectacle enchanteur ! Aussi chantons avec Racine : Quelle Jerusalem nouvelle Sort du fond du désert, brillante de clarté ! Peuples de la terre, chantez ! Oui, oui, ça va, ça va ! — R. F. J'ai été assez fortement gazé, et bien malade : j'ai même failli être évacué, et demain encore je vais consulter un spécialiste. Je suis alfigé d'une extinction de voix presquè complète depuis quinze jours, et celà serait dû, parait-il, à l'action des gaz sur les cordes vocales. Je frémis quand je songe que pour toujours je pourrais perdre ma belle voix cristalline ! Figure-toi que pour rencontrer cette som-nité médicale je dois faire deux heures et demie de cheval et autant pour rentrer; la dernière fois que j'y suis allé, la personne en question était absente; c'était il y a huit jours, et depuis lors c'est la première occasion que j'aie d'y retourner. Comprends-tu un peu maintenant que bien souvent il ne nous est guère possible d'écrire? 3S LA PRESSE ENNEMIE Patriotisme roumain Vossische Zeitung : Rien n'est changé en Roumanie où la reine continue à exercer la plus grande influence. A Jassy, le drapeau tricolore français flotte au vent à ses fenêtres et elle déclare à qui veut l'entendre que le traité de Bucarest sera soumis à revision après la victoire de l'Entente. Les Alliés continuent leurs progrès sur la Marne Ils capturent encore 7590 prisonniers et 149 canons — M. Oiemesrceau à Qhâteau-Thierry — La réunion des parlementaires belges au Havre Les Américains ont capturé 6,000 prisonniers et 100 canons WASHINGTON, 21. —Reuter off. amér. : • Nous avons remporté de nouveaux succès au cours de la journée entre l'Aisne et la Marne. Des positions fortement disputées par l'ennemi, ont été abandonnées par lui. Au cours des deux dernières journées nous avons capturés 6,000 prisonniers, 100 canons, un grand nombre de mortiers de tranchées et des mitrailleuses.Les Allemands tentent en vain de violentes contre-attaques PARIS, 22. — Havas officiel 2 h. : Au cours de la nuit, l'action des Allemands s'est limité# à des combats d'artillerie an N. de l'Ourcq et entre la Marne et Reims, surtout dans les bois de Cour-ton et du Roi. Entre l'Ourcq et la Marne, nous avons repoussé de violentes contre-attaques ennemies dans la région de Gri-vesnes et de Bézu-St-Germain. Partout nous avons maintenu nos positions.Les Alliés continuent leurs progrès PARIS, 22. — Reuter offic. 11 h. soir : Au cours de la journée, les Allemands, ont tenté par de puissantes contres-attaques d'arrêter notre avance entre la Marne et l'Ourcq. Les troupes franco-améri-caines ont résisté à toutes les attaques ennemies et ont encore élargi leur avance. Elles ont dépassé les hauteurs à l'E. de La Croix et de Grisolles, reconquis le village d'E p i e d s et gagné du terrain au N.-E. de Mont St-Père. Entre la Marne et Reims, de violents combats se sont déroulés qui n'ont rien donné aux Allemands. Nous avons maintenu nos lignes dans les beis de Courton et du Roi. Plus au N. les troupes anglaises ont progressé, en capturant encore 200 prisonniers et 40 mitrailleuses. Grande activité d'artillerie au N. de l'Ourcq et sur le front de Champagne, sans action d'infanterie. Les Alliés capturent encore 1,345 prisonniers et 49 canons PARIS, 32. — Reuter : Reuter apprend que les Français au cours de la bataille de dimanche ont encore fait 1,000 prisonniers. Les Anglais en ont fait 350 et capturé 4 canons près de Marfaux. Dans leur retraite sur la Marne, les Allemands ont abandonné 45 canons, dont 6 qui avait été enlevés aux Français. Ces canons ne sont pas compris dans les 450 déjà mentionnés dans le précédent bulletin de victoire. A l'E. de Reims, les attaques locales allemandes ont partout été repoussées à l'exception d'une seule près de Perthes, où l'ennemi a reconquis un peu de terrain.Dans le combat entre la Suippe et Massiges, les Français ont complètement rétabli leur front primitif. On annonce que les Allemands mettent le feu aux villages au S. de La Fère-en-Tardenois; cependant il ss peut que les incendies que l'on aperçoit soient occasionnés par les explosions des dépôts de munitions que l'ennemi fait sauter. Nous avons établi la présence de 45 divisions sur ce front de combat et il est très probable que 60 prennent part à la bataille. Les divisions du kronprinz se font ainsi de plus en plus petites. Le Communiqué de Berlin BERLIN, 22. — Wolff officiel : Entre l'Aisne et la Marne, la bataille continue avec la même violence. Malgré , sa lourde défaite du 20 juillet, l'ennemi a i de nouveau exécuté des attaques acharnées contre notre front, avec des divisions fraîches et de nouvelles escadres de tanks. 1 Les attaques ont échoué. Des prisonniers ! ont confirmé les lourdes pertes de l'ennemi. La bataille d'hier s'est de nouveau terminée par un succès complet des armes allemandes. Ce matin à l'aube, entre l'Aisne et le S.-O. de Hartennes, un feu roulant violent a précédé les attaques de l'infanterie ennemie. Au S.-O. de Soissons et au S.-O. de Hartennes, ces attaques ont échoué ! devant nos lignes. Au N. de Villemon-; toire, des forces ennemies ont dépassé momentanément la route Soissons-Châ-. teau-Thierry; notre contre-attaque les a refoulées. Villemontoire et Tigny ont été aussi les foyers de violents combats que des contre-attaques effectuées avec succès ont fait tourner à notre avantage. Le soir, des nouvelles attaques ennemies au S.-O. de Soissons ont été arrêtées avant d'avoir pu se développer ; l'ennemi a subi de lourdes pertes. Des deux côtés de l'Ourcq l'ennemi a vainement, à plusieurs reprises, attaqué nos lignes dans la matinée. Après avoir amené des forces fraîches il a recommencé l'après-midi. Après de violents combats, nos contre-attaques ont brisé l'assaut de l'ennemi de part et d'autre d'Oulchy-le-Château. Au N. et au N.-E. de Château-Thierry nos troupes de couverture ont harrassé l'ennemi dans l'approche de nos nouvelles positions. Ce n'est que le soir que se sont produites de fortes attaques qui ont échoué avec de lourdes pertes pour l'ennemi.Au front de la Marne, action d'artillerie. Entre la Marne et l'Ardre, les Franco-Anglais ont continué leurs attaques. Ils ont été repoussés avec de lourdes pertes. Attaques réussies dans les lignes alliées près d'Aubervillers. Activité d'artillerie LONDRES, 22. — Reuter officiel : Au cours de la journée du 21, nous avons continué à gagner du terrain au S. E. de Hébuterne. En coopération avec les Français, nous avons entrepris une petite action nocturne bien réussie au S. de Villers-Bretonneux, et avons capturé quelques prisonniers et des mitrailleuses. LONDRES, 22. — Reuter officie! soir : Action de l'artillerie ennemie au S. d'Arras et a l'E. du bois de Nieppe. M. Clemenceau à Château-Thierry PARIS, 22, — Havas : M. Clemenceau, président du conseil, accompagné de M. René Renoult, président de la commission de l'armée à la Chambre, a passé la journée de dimanche sur le front de bataille au milieu des troupes. Parti samedi soir de Paris, M. Clemenceau a tenu à aller voir et féliciter le général en chef et les commandants d'armée qui viennent de remporter la deuxième victoire de la Marne et les combattants français, anglais, américains et italiens, dont la vaillance a triomphé de l'ennemi. Chez tous il a constaté un moral admirable, exalté par la victoire, et un entrain endiablé dans la poursuite des Allemands. Au cours de sa tournée, le président du conseil, apprenant que Château-Thierry venait d'être repris de haute lutte, a voulu constater lui-même l'état de la valeureuse cité champenoise, encore toute chaude de la bataille. Durant cette visite émouvante M. Clemenceau et M. René Renoult ont parcouru les principales artères de la ville, encombrées des ruines, des décombres et des cadavres, qui marquaient le passage des barbares et l'intensité du combat. L'aurore de la victoire... PARIS, 22. — Commentaire Havas : La journée d'hier a été l'aurore de la victoire : les Allemands ont évacué de nuit Château-Thierry. A l'O. sous la poussée des troupes françaises et américaines, et attaqués également par des détachements du général Mitry qui traversèrent la Marne, ils ont été refoulés de 8 à 10 km. L'ennemi se défend énergiquement et se cramponne à Soissons et Oulchy-le-Châ-k teau, qui sont les pilliers de sa résistance. Les combats sont devenus beaucoup plus acharnés aussi entre la Marne et Reims. Au pied de la montagne de Reims, les Français, les Anglais et les Italiens ont rivalisé de courage, et quoique les Allemands fussent remarquablement renforcés, ils ont remporté dans de nouvelles attaques de nouveaux succès. L'ennemi dans son recul tente des efforts désespérés pour garder ses deux ailes de l'Ourcq à Soissons et de la Marne à Reims. Les armées de von Bôhm souffrent de la forme en cul-de-sac qu'affectent leurs positions et où elles se trouvent fort exposées, Un honneur qui vient à propos ! BERLIN, 22. — Wolff : Par décret impérial du 19 et en récompense des services rendus, le grand état-major est, en ce qui concerne les dignités, mis au même pied que les autorités centrales de l'empire.

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