Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1915, 18 Septembre. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Accès à 25 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/4f1mg7gn03/
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2e Année N° 18 5 cents Samedi 18 Septembre 1915 Les Nouvelles Journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Rédaction et Administration: Imprimerie électrique Place St. Amor 16, Maestricht. Téléph. Interc. 417 [ Hollande : 1 florin j Abonnement ; Angleterre : 3 shillings par mois. France: 3.60 francs Annonces: 5 cents la ligne. 1 à 10 lignes: 50 cents. Réclames permanentes à forfait. Nous rendons compte de tout ouvrage dont un exemplaire est envoyé à la rédaction. Lettres du Pays Envahi Le chemin de fer Aix-Calais L'état des travaux ;)( Les travaux du fameux chemin de d< fer dit d'Aix-Calais, se poursuivent Û entre Gemmenich et Tongres avec p< un renouveau d'activité. On travail- n le partout avec- une ardeur fébrile et gi l'on avance rapidement. li< Nous avons dit que la voie avait ti été divisée en sections et que chacu- ce ne de celles-ci avait fait l'objet' d'une m entreprise séparée. Il n'y aurait pt ainsi pas moins de 17 sections différentes. Il n'y aurait pas eu d'adjudi- à cations pourtant, les travaux au- W raient ét<§ remis de la main à, la L main, un pourcentage seulement d' étant promis aux entrepreneurs ci- n vils. di Nous envisagerons spécialement 3 aujourd'hui les sections Tongres- ai Glons, Glons-Bassenge et Bassenge- la Wonck (Tunnel). é1 Entre Tongres et Glons, c'est vers di •Glons surtout que se concentre l'ac- et tivité des travailleurs. De Neder- r< heim à Tongres, on se borne à édi- d< fiel- un remblai dont nous avons par- si ié déjà et qui permettra à. la voie la cl traversée des prés humides de la ri- n ve droite du Geer. Entre Nederjieim d et Glons, on déblaie au contraire ; un ti excavateur fonctionne là qui remplit à de terre en quelques minutes toute g une série de wagonnets. b A Glons, la voie traversera le p quartier de la gare sur une suite de cinq ponts viaducs que l'on est occu- _ pé à établir. La voie enjambe ainsi successivement la voie ferrée à 150 mètres en amont de la gare, la route de la gare vers Oborne, le chemin qui se greffe à cette route et conduit vers l'Institut polytechnique, la voie du vicinal et enfin la route qui relie le village de Glons à la gare. Derrière la maison de Mme Jean Bertrand, que la ligne frôle de très près, g le remblai est remplacé par un mur v également en béton armé. Tous ces " •travaux en béton s'effectuent avec des « dames » mécaniques à air com- n primé, qui marchent avec une gran- p de rapidité. La voie passe ensuite sous le châ- s teau de M. Palmers-de Ponthière et il file sous-bois tout le long du quar- ]\ tier de St-Pierre. Elle aboutit à, la C vieille ferme de Brus où elle entrera e dans la colline qu'elle traversera en a un tunnel de 500 ou 600 mètres de t longueur sous le cimetière, qu'un h premier projet travers ait en tran- o chée en en profanant les tombes. s Sous-bois la voie passe à, Boirs, où L l'on vient d'amener à pied-d'œuvre, derrière le château d'Once, les pre- v miers rails et wagonnets de l'entre- 1 preneur, puis elle arrive à Roclenge, où auront lieu les travaux dont ndus a avons parlé. Seulement à partir d'ici r les emprises seront plus importantes. Le dernier projet prévoit en ef • -fet l'édification entre Roclenge et Bassenge d'une vaste gare avec nom- e breuses voies de manœuvre. Outre la t maison Carnier, qui disparaîtra tout I entière, on mettra bas aussi la maison joignante de M. Toussaint. C'est entre Roclenge et Bassenge que viendra se greffer à la grande Q ligne, le nouveau chemin de fer pro- ^ jeté par les Allemands entre les c charbonnages de la Campine, Has- c selt et l'Allemagne. c Mais c'est surtout sur le groupe , de Bassenge à, Wonck et spéciale- \ ment dans le tunnel, que les travaux ( sont actuellement poussés avec ardeur.Le tunnel s'ouvre sur la route qui monte du quartier dit de Prusse à Wonck vers Hallembaye, juste à \ l'emplacement d'une ancienne car- i rière, à 150 mètres environ du gros : maronier qui marque l'intersection des deux routes vers Hallembaye et i Houtain. On fore actuellement deux tun- < nels superposés de 3 mètres d'ouverture Ihacun, séparés par un intervalle plein de 3 mètres également. Il suffira quand on sera arrivé au bout d'abattre cet intervalle de 3 mètres 1 qui permet d'éviter les écoulements 1 durant les travaux, pour avoir la hauteur utile de 9 mè:tres que doit 1 compter le tunnel défi nitif. En descendant dans la tranchée, on a accès au premier tunnel d'abord, puis au second. Tous deux sont à l'intérieur fortement étançonnés a l'aide de pièces de bois, la marne siliceuse dont la montagne est faite étant assez friable. Le forage se fait à, lia mine, à la pique et à la pelle. Une pelle à vapeur énorme, dont le ccaitre-poids ne pèse pas moins de 30.000 kg., fonctionne sans arrêt et extrait des quantités de terres que des wagonnets tirés par de petites locomotives évacuent vers l'extérieur- Il n'y a pas moins de cinq locomotives sur les travaux, dont une à air comprimé permet l'entrée dans le tunnel sans dégagement de cendre ni de fumée. Un ventilateur puissant fonctionne pourtant dans les boyaux, mais l'aération n'en constitue pas moins une grosse difficulté. Les travaux, ateliers de réparations, etc., sont actuellement éclairés à l'électricité, le courant étant fourni par une dynamo actionnée par une machine à vapeur.Le tunnel est actuellement arrivé à la côte de 250 mètres du côté de Wonck, et 650 mètres du côté de Lixhe où l'on travaille avec plus d'énergie encore. Les premiers repérages avaient été mal effectués et du côté de Wonck une déviation de 3 mètres sur 30 fut constatée ; on aurait abouti ainsi sur territoire hollandais et le bloc à traverser aurait été, comme nous l'avons dit, de plus de 5 kilomètres. Aujourd'hui, la percée entre Wonck et Lixhe ne mesurera plus que 1650 mètres ; on en est donc arrivé à la moitié et l'ingénieur suisse qui dirige les travaux se déclare très satisfait de leur avancement. Le tunnel percé, il restera évidemment à l'évider jusqu'à 15 mètres de largeur, puis à le bétonner et à le maçonner. Des centaines de wagonnets de pierres, de ciment, de bois de mines ont déjà été amenés à pied-d'œuvre. Il y a sur les travaux à Wonck 200 c- à 300 ouvriers civils étroitement sur- ti- veillés par des militarisés. Ils sont ;i- payés à raison de 40 centimes l'heu- a- re pour une journée de 11 heures ; is ceux qui travaillent dans le tunnel - es touchent le double. Des cultivateurs ié sont fréquemment réquisitionnés is pour aller chercher à la gare de e. Glons des matériaux, rails, wagon- ie nets, machines, etc. Ils sont payés à é- raison de 10 marks par jour et par ie cheval, la journée ne pouvant ja- e- mais comporter plus de deux voya- c- ges, un le matin et un l'après-midi, le Comme on le voit, les entrepre- a- neurs vont largement dans les dé- a- penses. Us ont du reste fort peu de soin de leur matériel qui souffre ré beaucoup ; l'atelier de réparations, le bien installé d'ailleurs, à fort à Je faire. as Enfin tous les étrangers : ingé- é- nieurs, surveillants, contre-maîtres et occupés sur la ligne, affichent une le certitude absolue que la ligne reste- yn ra allemande et même que la Belgi- )î- que, jamais ne recouvrera sa liberté- ,it C'est là la plus douce de leurs il- us lusions! r- D. D. DE LA VALLEE. ^ Les magasins du chemin de fer ,ir détruits par le feu é- Au moment ïïe mettre sous presse, :e- nous apprenons qu'un violent incen-fi- die a détruit dans la nuit de mardi à è- mercredi les magasins-ateliers du et chemin de fer Aix-Tongres, situés a- à proximité du tunnel à Wonck- Le de feu a éclaté dans les réservoirs à à benzine. Plusieurs machines, wagonnets, etc., sont brûlés. On estime les 00 dégâts à plus de 70.000 francs. LES NOUVELLES DU PAYS .Lies premieres victimes ue îa guerre Nous recevons au sujet des rensci- j nements demandés, la lettre sui- , ante que nous nous empressons -'insérer : Je lis dans votre numéro de di-lanche votre article intitulé: La , remière victime de La guerre. \ Le 5 août 1914, à midi, alors que a compagnie jouissait de quelques ! nstants de repos dans notre rue (rue 'larexhe, à, Herstal) le capitaine Claude, une de nos connaissances, ; st venu dîner à la maison et nous a .ffirmé que les premiers soldats ombés pour la patrie, étaient deux tommes de sa compagnie, qui eut en utre sept blessés, dont deux, si mes ouvenirs sont exacts, appartenant à a Croix Rouge. Ces braves seraient tombés à De-ant-le-Pont, au commencement de 'après-midi du 4 août. (1) Le capitaine Claude a été blessé iux pieds plus tard; il est mainte-lant prisonnier en Allemagne- Un abonné de Gennep. (1) Ce sont les soldats Van Castel :t Paulus, d'Anvers, qui ont été en-errés au cimetière de Devant-le-'ont.Le zeppelin détruit à Bruxelles Le Telegraaf donne, dans son no. d'hier loir, des renseignements qui confirment ,out ce que nous avons dit dans notre no. lu 11 septembre du zeppelin qui a été létruit en tombant sur une maison à Ber-;hem-lez-Bruxelles. Comme nous le Telegraaf dit qu'il y a en 4 officiers allemands :ués et que le dirigeable a été gravement îndommagé. Pour les invalides de la guerre Un généreux habitant de l'agglomération bruxelloise, M. Parmentier, a mis une belle propriété de Woluwe à la disposition d'un comité créé par M. le docteur Lust, et dont nous avons parlé il y a plusieurs mois, pour y installer une école pour les mutilés de la guerre. L'école compte déjà une soixantaine d'élèves. Encore un religieux arrêté Les Allemands viennent d'arrêter à Dourtrai le directeur des Frères de la Charité, un vieillard, qui dirigeait une institution de secours aux malades et blessés. Ce Belge a été emmené en Allemagne. Il est accusé d'avoir entretenu avec les Alliés des relations par télégraphie sans fil alors qu'il ne connaît rien du maniement des appareils. Les réquisitions des chevaux Les Allemands réquisitionnent beaucoup de chevaux pour le moment aux environs de Bruges. 600 chevaux ont dû être fournis par les villages situés entre Bruges et la frontière hollandaise. APPEL EN FAVEUR DU PEUPLE BELGE ™ aux Institutions Philanthropiques, pj aux Comités de Secours aux Œuvres de Bienfaisance, à la Presse et à tous les Donateurs généreux. d. On nous communique l'appel suivant tr que nous nous faisons un devoir de publier : ni La longue durée de la guerre a créé ™ pour tous les hommes d'œuvres — le pro-blême le plus grave et le plus complexe y pour l'avenir économique de la Nation ; ® car l'hospitalité fraternelle si largement ' accordée à nos Réfugiés dans les pays 11 amis ne peut se prolonger indéfiniment, s< la Charité publique, sollicitée de toutes P1 parts, n'est pas inépuisable, et l'étude approfondie de ce que sera, à la fin des hos-tilités, la situation commerciale et indus-trielle de la Belgique, démontre l'urgente s: nécessité de créer, avec la collaboration a active des intéressés, des Œuvres Econo-miques et de Prévoyance Sociale. Dans cet esprit, plusieurs grandes or- 0 ganisations, s'intéressant aux diverses classes de la société, se sont groupées . autour du Fonds de Secours Belge des , Œuvres Economiques en faveur des Vie- ® times de la Guerre, qui constituera l'or- j( ganisme central où chaque œuvre trouvera le budget nécessaire à son activité propre. Sl Cette activité est établie par l'énuméra- ^ tion suivante, traçant les grandes lignes des nécessités de la situation et du champ r de notre action. LA LIGUE DES FEMMES BELGES 1' «Constance Teichmann» d Parmi toutes les victimes de la guerre, j? les femmes seront peut-être les plus dignes : de pitié. Non seulement la mort leur aura ravi des êtres chers, un père, un époux, ^ un Irère, un fiancé, mais nombre d'entre elles se trouveront réduites à la misère, par suite de la disparition du chef de famille. s Que deviendront les veuves de petits é industriels, d'artistes, d'employés? Que { feront les femmes qui, en plus d'une ni- ï chée d'enfants, auront un mari ou un frère c estropié et infirme à nourrir ? { Quel avenir se prépare pour les femmes { excerçant des métiers de luxe, telles que les dentellières, les brodeuses, les fleuris- c tes, les lingères ? Ne faut-il pas craindre i une grande diminution dans lavdemande ( commerciale, pendant plusieurs années, i Combien de jeunes filles parmi celles £ qui courent le cachet,iront grossir l'armée des pauvres honteux ; combien d'autres < se trouveront privées des moyens néces- < saires pour faire les études qui devaient c leur assurer, plus tard, le pain quotidien. 1 Enfin, combien d'ouvrières seront ié- ] duites à un salaire de famine, par suite de i la lutte ardente que devra livrer notre industrie ruinée pour reconquérir sa clien- J tèle mondiale. j La ligue des femmes belges, «Constance 1 Teichmann», veut, dès à présent, consa- < crer son activité et ses ressources à prévenir les misères morales en relevant la si- i tuation économique de la femme belge. ] LA LIGUE NATIONALE DES &< CLASSES MOYENNES te Les petits Patrons industriels et com- „c nerçants, chassés de. la patrie, ont autant J,,, »ue possible vécu parcimonieusement des m, quelques ressources qu'ils ont pu empor-er ; ne croyant pas à une si longue durée m( de la guerre, ils ont laissé aux plus néces- ja siteux les logements gratuits et les réfectoires populaires ; beaucoup même n'ont m osé profiter de la fraternelle et large hos- „j( pitalité qui, en Angleterre et ailleurs, a |j0 été offerte aux Réfugiés de leur condition nQ sociale. Mais leurs ressources épuisées et les premiers jours d'enthousiasme passés, ils au l'ont pu trouver, comme les ouvriers, à j s 'embaucher là où il y avait pénurie de mi Main d'œuvre agricole ou industrielle. Ils sont donc rares les Réfugiésdes clas- je, ses moyennes qui ont pu trouver un emploi ou une occupation en rapport avec ^-( l jurs connaissances ou leurs aptitudes, et beaucoup ont dû, faute de ressources et 0 j our subvenir avec honneur aux besoins |)a de leur famille, s'adonner, à côté de leurs anciens ouvriers, à de durs et rudes tra- cj. \ aux pour lesquels rien ne les avait préparés.Pour ceux qui sont restés dans la Bel- se gigue occupé, la situation est plus lamentable encore. pt Les Administrations communales ont entamé des travaux de routes et d'utilité e publique pour les ouvriers du gros œuvre, ' mais n'ont rien pu faire pour les métiers d'art, source principale de l'activité des c'asses moyennes dans nos grandes villes. gj Les négoces de l'industrie alimentaire t0 y sont paralysés par le fait des grandes je coopératives créées pour les indigents et j des comités de ravitaillement qui alimen- ' tant la population. S( La clientèle riche, qui faisait vivre les j.-( n étiers de luxe, s'est expatrié, ou s'est vu (U forcée de ménager ses revenus grande-n ent diminués. — La clientèle ouvrière, P qtii formait la base du petit commerce, vit de l'assistance publique. Ceux qui travaillaient pour l'exportati- p on industrielle ne peuvent ni recevoir des matières premières, ni expédier leurs produits. , Pour tous, c'est la misère ! Mais plus dure encore est la situation du petit patron des villes et villages détruits le long de la ligne de feu. L'ouvrier a pu emporter les petites économies, qu'il gardait serrées dans son armoire, ou toucher le montant de son livret de Caisse d'Epargne ; le cultivateur a, dans certains cas, sauvé son bétail ; mais le petit patron industriel et commerçant des régions dévastées, n'a emporté ni sa maison de commerce, ni ses marchandises, ni ses créances, ni sa clientèle ; il a perdu tout ce qui constituait son avoir. Quand le pays sera libéré, Vouvrier retrouvera du travail ; le cultivateur retrouvera ses terres, mais lui ne retrouvera ni sa maison qui aura été incendiée, ni ses marchandises qui ont été pillées, ni ses machines détruites ou emportées, ni sa clientèle dispersée, ni ses créanciers morts ou insolvables ! Pour lui, c'est la ruine totale. Les classes moyennes devront attendre de longues années avant que le pays, si éprouvé, puisse faire refleurir les arts et I les lettres, encourager les dépenses de luxe et d'agrément. Pour elles, la détresse sera d'autant plus profonde que leur aisance passée leur rendra plus dure la si- l tuation misérable à laquelle elles seront réduites. Une sollicitude spéciale s'impose donc 1 en faveur de ces classes, car on ne peut les aider ni par des aumônes, ni par des distributions gratuites ; seules des œuvres économiques de tout ordre créées en leur fawur, pourront sauver la situation. UNION DE DEFENSE DES { INTERETS AGRICOLES r Les humbles travailleurs de la terre c sont parfois oubliés, parce que le faible s ; écho de leur voix et le manque de grou-î pement, les empêchent de réclamer bien c - haut leur part des largesses distribuées et j des indemnités accordées ; leur misère, c pour être moins bruyante, n'en est que t s plus intéressante. 1 î Ils retrouveront leurs terres, mais en t - quel état ? Les pouvoirs publics rebâti- 3 ront, espérons-le, leurs fermes et leurs t 3 chaumières, mais tant de pertes resteront ignorées ; tant de misères échapperont s aux secours officiels. 3 Là aussi, il faudra l'initiative privée s créant des organismes, pour aider à re- r - constituer le cheptel national, doter les l t écuries de chevaux reproducteurs, rendre s . la vie aux terrains devenus improductifs ( - par les inondations d'eaux salées, procu- i 3 rer les outils et le crédit nécessaire, etc. 1 3 A ceux qui veulent aider la Belgique, j - l'exposé ci-dessus démontre, que donner { pour le Fonds de Secours Belge des Œu- ( e vres Economiques, c'est décupler l'effi- - cacité de leur générosité. Les statistiques industrielles du Japon, ; - des Indes et des Etats-Unis, prouvent que i partout on a créé des usines pour suppléer i à ce que notre pays ne pouvait plus exporter.En France, de grands mouvements d'exportation, largement subsidiés, s'emploient à étendre l'action de l'industrie sur le marché mondial. ' En Angleterre, le gouvernement, sage- ' ment inspiré, aide par ses souscriptions à la création de nouvelles industries. Seule parmi toutes les nations belligé- 1 rantes, la Belgique se voit arrêtée com- , plètement dans son expansion ; il y aura donc lieu, après la guerre, de réorganiser notre production nationale. Notre œuvre aura à créer : Des Ecoles professionnelles adaptées aux besoins nouveaux, tant pour les mu- , tilés et les veuves, que pour remplacer les J métiers déchus ; | Des Unions industrielles et commerciales de produits modernes ; Des Comptoirs de vente et d'exporta- ' tion pour la production artistique belge ; Des Syndicats procurant des machines- 1 outils perfectionnées à la population ur- ' baine et rurale ; Des Mutualités de crédit pour négo- 1 ciants et commerçants ; Des Bibliothèques, des Collections, des 1 Revues techniques et des Œuvres de presse ; Des milieux de formation sociologique pour la direction des diverses œuvres. En un mot, elle devra aider, encourager et créer tout ce qui peut rendre au peuple belge sa prospérité détruite et son bonheur perdu. Nous espérons pour cette œuvre d'une si haute portée sociale, le concours de toutes les âmes généreuses et de toutes les organisations, tant scientifiques que philanthropiques, car nous aider, c'est perpétuer dans l'Histoire de la Renaissance de la Belgique, le souvenir de la solidarité et du grand cœur des nations amies. Pour les Fonds de Secours Belge des Œuvres Economiques en faveur des Victimes de la Guerre : Président d'Honneur : M. Gustave Fran-cotte, ancien Ministre de l'Industrie et du Travail. Administrateurs : Mlle M. Belpaire, présidente de la Ligue des Femmes belges « Constance Teichmann » et Membre fondateur de la Ligue sociale d'Acheteurs. L. Duykers, Secrétaire de la Ligue contre l'immoralité publique. M. H. Lambrechts, Directeur au Ministère de l'Industrie et du Travail, Secrétaire adjoint de l'Institut International des Classes Moyennes. N. Berger, directeur des Œuvres agricoles du Hainaut. J. Fol, Président du Tribunal du Conseil des Prud'hommes. J. Rooms, Président de l'Association des intérêts de la Petite Bourgeoisie. L. Sadones, Secrétaire adjoint de la Ligue Nationale des Classes Moyennes.E. VLIEBERGH, Professeur à l'Université de Louvain, Président des Caisses de Crédit rural. C. Wybo, Artiste peintre, Président du Comité des Réfugiés belges à Rouen. Trésorier général : H. Renaert, Expert-comptable au Tribunal de Bruxelles, Chef de la comptabilité de la Chambre des Représentants de Belgique. Président délégué en FRANCE : Baron Gillès de Pélichy, Député à la Chambre de Belgique. Président délégué en ANGLETERRE : G. Day, Commissaire de l'Union de Crédit à Bruxelles et Conseiller communal.Envois gratuits pour le front Le bureau de poste de Baarle-Duc nous fait savoir qu'on peut expédier gratuitement tous les quinze jours un petit paquet, d'un poids maximum de un kilo, aux soldats belges au front et en France. Il est sévèrement défendu d'insérer des correspondances dans les envois. On peut expédier du tabac et des cigares dans les paquets pour le front. Cela est également admis dans les autres, mais sans certitude que des droits de douane ne seront pas perçus. L'emballage doit être solide et permettre de vérifier facilement le contenu. Belgisch Dagblad Nous saluons avec joie la naissance d'un nouveau confrère quotidien Belgisch Dagblad qui paraît à La Haye depuis le 15 septembre avec comme directeurs MM. dr. Terwagne et Ch. Herbiet et comme rédacteurs-en chef MM. E. Vreumont et L. du Castillon. Celui-là au moins est un journal bien belge qui remplacera avanta- ■ geusement le Vlaamsche Stem et autres organes louches déjà oubliés. Nous souhaitons à notre nouveau confrère, tout imprégné d'une belle ardeur , patriotique, le grand succès qu'il mérite ! et qu'il ne tardera pas de rencontrer par- ■ mi nos compatriotes flamands. CONSULAT DE BELGIQUE A MAESTRICHT Paiement des Coupons M. Baudour, au Consulat de Belgi-|ue, paie à nouveau intégralement les :oupons échus de rente belge et des >ons du Trésor, et fait une avance des i/4 sur les coupons des obligations ga-anties par l'Etat belge. LA GUERRE ■ — w «kl m* m m La Situation Nous publiions il y a un mois une nterview d'un grand industriel an-lais, chef d'une des plus importan-es fabriques de munitions de la Grande-Bretagne, qui nous disait sa onfiance absolue dans le succès des alliés, nous dépeignait l'activité in-essante qui règne dans les usines 'outre-Manche et l'énorme produc-ion qu'elles atteignent et nous disait nfin qu'à son avis la grande offen-ive se produirait au printemps pro-hain, les Alliés devant être en ce aoment, au point de vue des réser-res et du ravitaillement en matériel le guerre et en munitions, dans un tat de supériorité écrasante vis-à-ris de l'Allemagne- Cette personnalité nous disait aus-i à, ce moment que les Anglais avaient coulé déjà, un total de 42 ous-marins allemands. Ce détail tous permet aujourd'hui de déterminer la valeur de l'interview qui nous ut accordée et de jauger la confiante qu'elle méritait. Les journaux reproduisent en ef-et une lettre du maréchal French latant de trois semaines et publiée )ar le New-York Times. Or dans :ette lettre le généralissime anglais 'ixe lui aussi exactement au même :hiffre de 42, le nombre des sous-narins allemands envoyés par les Anglais au fond des mers. Les journaux ajoutent que ces 42 ious-marins, c'est à deux unités près e total de ce que possédaient les Al-emands, d'après des documents of-:iciels, le 1er juillet 1914 au moment >ù la guerre allait éclater. Tous les sous-marins actuellement în action ont donc été construits depuis la guerre et ils ne doivent pas ître fort nombreux, car on estime ju'une douzaine encore ont été coulés par les Français et les Italiens. Et tout ceci prouve que les fameuses armes sur lesquelles comptaient tant nos ennemis: sous-marins et zeppelins, ont fait plus de bruit que de mal, car si leur action sur les civils furent désastreuses et funestes, elles n'eurent au point de vue militaire aucune utilité réelle appréciable. Les Allemands, là aussi, se trompèrent lourdement. * * * Sur les^ fronts russes, nos amis ont décidément le bon bout. Ils ont repris l'offensive, non ■- point sur toute la ligne encore, mais énergi-quement en Courlande et en Galicie, tandis qu'entre ces deux ailes leur centre tient ferme et ne bouge plus. Un bulletin officiel russe dit que le moment critique est arrivé pour les Allemands. Nous croyons en effet de mieux en mieux, suivant l'avis qu'en a donné plusieurs fois ici notre distingué collaborateur Pierre de Sam-brée, que c'est en Russie que l'Allemagne se cassera les reins. Elle s'est engagée dans une aventure extrêmement dangereuse dont nous commençons seulement à discerner les fins. Nous parlions hier des importantes usines Ochta qui ont été détruites près de Petersbourg par des émissaires payés par l'Allemagne et qui ont été une des grandes causes de la crise de ravitaillement que les armées du Tsar ont heureusement surmontée- Ce malheur est aujour d'hui réparé. Cette usine et quantité d'autres fournissent des aliments à la consommation j ournalière du front. Les Russes envisagent l'avenir avec une assurance et une confiance qui prouvent combien la situation s'est améliorée pour eux. * * * La Quadruple Entente a fait, pa-raît-il, de nouvelles propositions à la Bulgarie et cela au moment même où celle-ci vient enfin de signer le fameux accord avec la Turquie au sujet de Dedeagatch. On sait que cet accord n'engage point définitivement les Bulgares. Il faut espérer que ceux-ci, malgré le bandeau que les diplomates allemands leur serrent avec tant d'astuce sur les yeux, y verront assez pour ne point jouer, à côté de la Turquie, le rôle du guillotiné par persuation.

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