L'indépendance belge

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30 juin 1919
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s.n. 1919, 30 Juin. L'indépendance belge. Accès à 22 mars 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/cv4bn9xs72/
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L'INDÉPEMDAMCE BELGE téléphonet Fondée en 1829 abonnement • Direction., - » - - » -- 1 6ELGIQ0Ï , Ob an, 24 ir.» nx mou, 12 b.i Administration ........ 2075 troi. moi», « fruu. /ï^acrion. « ...... « 2074 ADMINISTRATION ET RÉDACTION » RUE DES SABLES. 17 Émaas , Un «n. 40 f,., «, «b. 22 fo, Aires*» tfléjrtpiîqad : L1NDESEL-BRUXELLES trou mou, 12 franc*. Les ConditioDs du pfegrès indnstriel AUX ETATS-UNIS ET EN ANGLETERRE • ■ II Si l'on veut apprécier exactement -la. nature de révolution iniduistrieUe qui s'est accomplie aux Etats-Unis, par comparaison avec ce qui s'est pafc>sé en Angleterre, dan^ le même ordre d'idées, il faut compter aussi avec l'action que les gouvernements des deux nations ont exercée dans ce domaine. iNouis coiitiii'uons a suivre Les développements dont M. Barker entoure ta démonstration dans son' livre sur la politique économique (Economie Statemanaiiip). Tandis que le gouvernement anglais observait -une politique de « laisser faire » et de libre-échange, les Etats-Unis s'engagaient délibéi-êmenit dans les voi&s de la protection douanière. Les objections.que les économistes anglais font au système delà protection : qu'elle entraîne la cherté générale de la vie, qu'elle favorise les riches aux dépens -des 5>auvres, qu'elle encourage la création de monopoles (trusts), vont à rencontre des faits. Les ouvriers américains, encore imparfaitement syndiqués,., reçoivent, sous un ré- ; gime die protection, des salaires triplés des : salaires britannique^, et le coût de la vie, : aux Etats-Unis, est à peine plus élevé qu'en Angleterre. Quant aux trusts, ce n'est pas 3e tarif douanier qui les lait naître. IllS sont d'expression d'une tendance générale de l'industrie contemporaine. Les produits sont1 moins chers quand la production est plus ! abondante et, pour que celle-ci soit plu-, ! abondante, il fa;ik quelle se réalise d'une i façon intense par la concentration des éta-: Missements et des capitaux. C'est seulement alors que l'équipement industriel et Forganisation technique peuvent être por- ; tés à. leuir maximum. Les trusts n'élèvent i pas nécessairement les prix; il arrive souvent qu'ils les font baisser. Voyez œ <pii se passe dans l'industrie du fer et <lans celle du pétrole, deux des industries le3 plus protégées par le tarif douanier américain, et contrôlées par les trusts les plus puissants idu monde : Prix des barres Prix du pétrole raf-u aaer par tonne fine nar ga-llou Années - j Sev-York » — Dollars />ol!ars 1873 120,63 13 1/4 1983 37,75 8 1 8 190Ï ;i? ■ iSli < Ï2 6.30 B est arrivé souvent que les poutrelles américaines ont ' été moins chères que les poutrelles anglaise^, non.protégées. M. Barker n'hésite pas à -déclarer « qu'il vaut mieux, pour une nation et ses ouvriers, jouir d'un maximum de prospérité et se plaindre des trusts — ce que beaucoup d'Américains font — que d'avoir des industries dans le ma<rasmé, en déclin ou en décadence, et se féliciter de l'absence dies mêmes trusts. Après tout le trust est la forme 5a -plus parfaite de l'organisation individuelle, et les abus qu'il fait de sa .puissance peuvent et doivent ôtre réprimés par le-gouvernement. ». En Angleterre aussi, les industries les plus prospères sont aux mains de ya6tes organisations syndicales, (fils, tabacs). Voici des chiffres très curieux relatifs aux grandes industries monopolisées cl es Etaits-Unis : Proportion , Proportion pa rapport à par rapport la population Valeur de a la proauc-Nornl). u ouvrière la produc- non indus* d'ou\riers totale iiou trielle totale Années employés on ftO (Dollars) en 0>0 1904 1,400,453 25.6 5]628,46S.171 llS 1909 2,015,629 30.5 9,053,580^93 43.8 1914 2,476,006 35.2 11,794,060,929 48.6 En 1014, les plus grandes entreprises in-.dustrieiies des Etats-Unis .'avaient eaisemble une production de 2,35i,812,186 livres st., plus considérable — et de beaucoup — que oedle de l'ensemble des industiies du Royaume-Uni. Or, tandis que lies entreprises'américaines les plus vastes n'employaient que go.2 p. c. du nombre total des ouvriers, elles produisaient 4-8.6 p. c. de tous les articles manufacturés aux Etats-Unis. Par contre, les entreprises, américaines moyennes occupaient 64.8 p. c. de la population ouvrière et n'arrivaient à fabriquer que 51.4 p. c. de la. production totale. La supériorité de la, production en grand est donc démontrée par ces chiffres. On sait, d'ailleurs, pour prendre un exemple, que les ateliers Ford fabriquent chaque année plus d'automobiles que toutes les manufactures de la Grande-Bretagne.M. Barker se plaint aussi des politiciens. La politique économique de l'Angleterre, écrit-il, doit échapi>er au contrôle de politiciens libres de tout faire et dont la grande préoccupation est de s'assurer le suffrage des électeurs. Les employeurs organisés doivent pouvoir exercer une action dans le Parlement, comme cela se pratique aux Etats-Unis. II importe que les grands intérêts de ]a nation ne soient plus sacrifiés a des considérations de parti et aux appétits des importateurs et des intermédiaires. Les représentants de l'industrie doivent être mis à même d'exiger qu'on suive une politique productiviste et que lès départements ministériels qui ont à s'occuper de l'économié du pays, soient organisés sur une base industrielle et dirigés par des spécialistes do 3a pratique. C'est, la production qui crée la richesse et non le commerce. Aussi la nation doit-elile pouvoir se reposer, en matière économique, non sur des banquiers, des financiers, des lanceurs de sociétés, des agents de change, des marchands, des directeurs de chemins' de ter et les autres représentants de professions improductives qui ont gouverné le Parlement:pend ant longtemps, mais sur-les représentants des industries productives, qui créent la vraie richesse de l'Etat. Il faut suivre une politique de « producteur » et. non tmo politique de « commerçant ». Si l'Angleterre veut faire face aux dépenses de la guerre, elle doit « américaniser » ses industries. Et voici, pour terminer, les principes adoptés pal* la Commission industrielle i américaine de 1902, qui résument toute la i question à cet égard : « Etant donné un peu-| pie "vigoureux et intelligent par tempérament, qui a du talent pour l'invention et la fabrication, qui possède la liberté politique et qui ne connaît pas l'oppression de castes sociales, qui jouit d'un bon système d'éducation intellectuelle et technique, qui dispose d'une nourriture saine et abondante, dont les journées de travail sont convenablement mesurées et chez qui les vocations sont ouvertes et les moyens accessible® à. . tous, on peut due que ce peuple acquerra bientôt des outiis et des machines, avec l'habileté nécessaire pour s'en servir et qu'il réussiira à favoriser sa propre élévation, jusqu'au plus haut degré dans le minimum de temps. Cas conditions existent actuellement, • peu/t-on. dire, dian^ le système industriel des Etats-Unis plus que dans ■ celui de tout autre pays, bien qu'elles soient en voie de réalisation un peu partout dans le monde civilisé. » On peut ne pas partager toutes les idées que M. Barker professe au sujet de ce qu'il appelle « l'improductivité anglaise » et des éléments auxquels il attribue une action décisive relativement au progrès industriel (notamment en ce qui concerne les trade-unions anglaise^). Il faut cependant reconnaître que ces idées méritent notre attention. Si la science et l'industrie gont appelées à collaborer, il convient que l'on décompose tous les facteurs qui contribuent à formel* l'économie nationale, qu'on les soumette à une analyse rigoureuse — c'est l'affaire des économistes — et qu'on leur applique ensuite le traitement qui leur convient, en sacrifiant s'il le faut certaines branches parasitaires de cette économie nationale — c'est l'affaire des industriels et des hommes d'Etat, W. Dans la Faix lit maintenant, il fout croire à la paix. 11 faut la vouloir ardemment, s'efforcer sans relâche de l'affermir. Et il faut y croire. Evidemment, des menaces subsistent. Evidemment, il serait dangereux d'agir comme si on les ignorait. La paix doit être organisée, par la limitation djjs armements et suite ut par mie éducation nouvelle qui fasse entrer dame les esprits, comme ou y avait fait entrer le culte do la force,le respect du droit, la, confiance en l'arbitrage Si amea-s, si décevants que soient les souvenirs, le devoir gst mairric-ria.pt de Uàher d'amener tous les hèriimee, même ÇWJÏ qui VIOIII-MU, 1-u à ce respect et à cette confiancé. U ne faut plus imposer .à aucun. peuple d'autre obligation nouvelle que celle de collaborer à l'oiuvre de paix, d'adopter et d'aippliquer les méthodes que choisira pour cette œuvre la Ligue des Nations. 11 faut s'adresser à tous tes homme», .pour les convaincre, pour les rallier à l'idéal nouveau.Ûtil sans doute, il est nécessaire de ne pas nourrir une confiance aveugle, de ne rien faire qui suppose la paix acquise sans que nu le fasse tout le monde. Mais il ne faut plus avoir d'autre objectif que celui-là : ia Paix • Las Alliés ont toujours proclamé qu'ils luttaient pour assurer son règne. Ils étaient sincères. Us ont abattu le militarisme prussien. Ils veilleront à ce qu'il ne renaisse pas. Et s'ils constatent qu'il est bien vaincu, ils se libéreront des contraintes que ses menaces lui imposaient, gt de l'angoisse qu'il faisait T'-str sur le monde. Il faut en .arriver là. Si l'on n'y arrivait pas, on se serait battu, on aurait accepté le8 plus lourds sacrifices pour rien. L'humanité lie serait pas plus belle après ces sacrifices qu'avant On n'effacera de l'Histoire l'horreur qui viemt.de la souillai- que si l'on parvient enfin à faire régner la paix. Et toute ta beauté qui surgit de cette horreur ne sera vraiment belle que si elle paie cette conquête : la Paix. Il faut en arriver là, parce que les taches qui s'impdsent aujourd'hui exigent la sécurité.Jamais l'humanité ne s'est trouvée dans la nécessité de travailler autant. Pendant cinq années, elle u diï déserter le travail qui la nourrit et la fait triompher de la nature. Pendant cinq ans, au lieu de construire, on a détruit; pendant cinq ans, on a mal cultivé la terre; pendant cinq ans, on n'a extrait de son sein les trésors que pour les anéantir aussitôt. L'heure est venue de réparer tout cela, de refertiliser la terre, de refaire les instrument du labeur et de produire beaucoup, de produire assez pour res-taurer la santé des hommes amoindrie par trop d'anxiétés, par trop de douleurs, par trop de privations. Si nous ne pouvons pas dans la paix, accomplir cette tâche formidable, si de nouvelles angoisses devaienl nous en détourner, l'humanité s'épuiserait, sombrerait dans la névrose et l'anémie. A cette tâche tout doit êlre sacrifié : les amours-propres, les convenances et les intérêts jjersonnels. Elle demande autant d'éner. gie qu'en a.demandé la guerre, davantage peut-être, car- ce ne sont plus les instinct* violents qui peuvent entraîner et soutenir, et renouveler les élans : c'est la raison, c'es! le sentiment du devoir de solidarité qu: doivent maintenir l'effort constant et régu. lier. L'effort doit être tendu vers deux buts le travail de restauration, le travail poui l'harmonie et l'équilibre duquel il faut con sentir à des sacrifices; la paix pour le main tien de laquelle il faut consentir à des sacrifices aussi. La Conférence de Versailles, qui, San-doute, n'a pas réussi par enchantement i faire d'emblée un monde nouveau, a monta aux hommes un double idéal, et, d'après ce idéal, elle a esquissé le monde nouveau Elle a créé la Ligue des Nations pour orga niser la Paix; elle a assigné à cette ligu la tâche aussi d'organiser le travail su; dis bases nouvelles, dans plus de science e dans plus d'équité. Elle n'a rien résolu, mai; elle . a constitué l'organisme internationu qui a mission de résoudre... Maintenant que la paix est signée, il faut avec confiance, concentrer toutes les volontés sur le développement de cet organisme, voué à la paix et au travail. Il y a des obstacles, beaucoup d'obstacles. U y en avait davantage il y a cinq ans. Le plus difficile est fait : on a rallié tous le? hommes à ix idées que naguère on disait utopiques : l'organisation de la Paix, l'organisation internationale du Travail. Quand les idées ne sont plus simplement repoussées comme des utopies, elles sont bien près d'être réalisées.SERAIT-CE VRAI ? Une déclaration de M. lier ma nn Muller Les journaux <ie Paris, les journaux anglais aussi, sont pleins do détails, d'impressions, de commentaires autour de la cérémonie de la signature. Tout le monde y va de ses retléxions, de ses prophéties. Au milieu de tout cela une courte interview du »< Petit Journa.' » passe presque inaperçue. Et pourtant elle contient ce qui a été dit de plus important à Paris, samedi. C'est une interview de Hermann Muller, ministre des Affaires étrangères et premier plénipotentiaire allemand.. M. Hermann a dit : « Si dur que soit pour nous le traité, nous l'avons signé sans arrière-pensée et avec la volonté d'en exécuter les clauses. » C'est la première fois que pareil langage est tenu an nom de l'Allemagne. Est-il sincère ? S'il l'était, on pourrait espérer, enfin, la paix, la vraie paix. Hélas ! les Allemands nous 'ont appris h douter de leur sincérité. Mais si, pourtant, ils commençaient à comprendre... L'Angleterre et Sa Belgique Un télégramme du roi George Ceci est très bien. Nos grands alliés ont apprécié notre, attitude et .l'efficacité de notre rôle a l'heure du danger. Ils n'oublient pas! El à l'heure solennelle de la signature , de la paix, le roi d'Angleterre a pensé £ la | Belgique. Il a adressé samedi au Roi ce télé-i gramme : ! Londres, 38 juin. — Le roi George a udrebsé le ; télégramme suivant au roi des Belges à l'occasion i de la signature de la'paix : .En cette Ueare mémorable où la paii du monde entier, si hrutalemeut • violée i) y a cinq a.ua, est de nouveau rétablie la péusée de mou peuple su tourne vers le brave peuple boîge. Ayant toujours présent a la mémoire l'héroïsme avec lequel en 1914. sbu& Ij conduite intrépide de son chef, la Belgique s'est jetée à- travers du trai-tre envahisseur, iç peuple britannique n'ouJaJjera jçïhais 1© martyre térvtM».- crdnré par la B<3jpcM;e i Ça11" «• «IA»" eo \lr, u* liooj^Jî et ce eera ayeà un seaxtimehfc de protonde grati-ïùda et une grande admiration qu'il sê souviendra à. jamais de votre vaillant, et glorieux pays. J'espère que pendant l'ère paisible, qui s'ouvre maintenant pour nous, les blessures de la Belgique te cicatriseront, et que le souvenir do cette cruelle époque 6'effacera au milieu des bienfaits do la paix. Je prie Votre Majesté d'accepter mes félicitations les plus amicales pour elle-même et mes vœux les plus fervents pour la prospérité et la grandeur de la Belgique. Signé : GEORGE, R. L Rien n'imposait cette manifestation. A la cérémonie de samedi, nous étions modestement à notre rang, lin Ang'eterre, on a pensé a nous. On s'est rappelé des t'hosec, déjà lointaines. Et ce télégramme est vraiment émouvant, ECHOS Comme nous l'avons annoncé, la Raine s'est rendue samedi en automobile à Gand, pour visiter les grands blessés qui te trouvent encore en traitement au lazaret du Parc. Reçue par MM le gouverneur Lippéns, le bourgmestre Braun- et le docteur Willems, directeur, la souveraine a parcouru les salles de l'établissement hospitalier et s'est entretenue longuement avec les blessés Elle leur a donné des fleurs, du chocolat, des cigarettes et une coupe de fraises. Avant de se retirer, la Reine épmgla la médaille de son ordre sur la poitrine d'une vingtaine d'infirmières. A son départ comme à son arrivée la Reine a été très acclamée par la foule qui s'était massée an abords du lazaret. Des bruits ont couru, il y a quelque temps déjà, d'après lesquels djss négociations auraient été enlamées en vue <le ia ■cession du Congo, ou d'une partie du Congo, à la Grande-Bretagne. Ces bruits — ne venaient-ils pas d'Allemagne ? — avaient été démentis déjà. .Lord Buxton, gouverneur général do l'Afrique du Sud, vient de les démentir encore officiellement. Le bon sens suffisait, d'ailleurs, à faire justice de la nouvelle évidemment tendancieuse.Une grande manifestation patriotique, organisée par la Ligue du Souvenir, aura lieu le 22 juillet prochain. La Ligue, qui avait choisi primitivement la date du i août, jour anniversaire de la déclaration de guerre, a préféré le 22 juillet pour éviter ux soldats des corvées trop -nombreuses. Elle compte, d'accord avec l'armée, organiser une cérémonie imposante, qui remplacera la traditionnelle revue. Ajoutons que pour cette fête, qui sera unique dans nos annales, on compte sur la présence du Président de la République fran-. çaise. Les autorités militaires belges viennent d'être avisées par le ministre de la Défense nationale qu'ils peuvent accorder aux militaires se trouvant en - Belgique, quelques jours de congé à l'occasion des festivités patriotiques qui seront organisées pour commémorer la victoire, dans leur commune d'origine. Cette mesure sera sans doute accueillie avec joie par nos soldats qui, après avoir clé si longtemps à la peine, connaîtront ainsi le bonheur de pouvoir, en famille, fêter la paix que leur énergie nous a donnée. La Fédération des Pensionnés de l'Etal s'est réunie hier matin, sous la présidence de M. Gie'.eu. Celui-ci a tracé un tableau de la situation dans laquelle se trouvent les ■pensionnés, à qui le gouvernement refuse d'accorder les indemnités de vie chère. 11 a demandé la révision' de la loi sur le; pensions auxquelles il conviendra.! d'ajouter une indemnité annuelle et viagère de «y"—-■— ' ■i'jO francs.pour les titulaires d'une pepsion ce 500 flancs et moins; de 600 francs pour les titulaires d'une pension de 501 à 1,000 francs; de 700 francs pour ceux qui jouis-eenJ d'une pension de 1,001 à 1,500 fràncs; et de 800 francs pour ceux qui jouissent d'une pension supérieure à 1,500 francs. MM. Vandervelde et Lemonnier ont dépo. ; un projet de loi conforme à ces bases, iû. Gielen a terminé en faisant remarquer que l'indemnité de vie chère est un droit pour les 50,000 pensionnés de l'Etat. Les conditions du transfert en .Angleterre c u coj-ps du capitaine Fryatt viennent d'être déiînilivejnent réglées. A cause de la cérémonie religieuse célé. tiée k Bruges, la dépouille du héros ne parra quitter cette ville que le lundi 7 juillet, pour arriver à Anvers à 2 heures de l'après-midi, et il sera embarqué à 4 heures, bord du destroyer amarré au canal au feucre. -Les autorités de la métropole, ainsi que I sociétés et les scouts, escorteront le cercueil de la gare au lieu d'eaabaaxiu-ement. La bonne nouvelle de la paix, enfin eon-eTue, s'est rapidement répandue dans le inays, dès samedi après-midi, pl a provoqué de nombreuses manifestations, bien que le c.el fût loj-û de les favoriser. Les drapeaux ont de nouveau été hissés •aux fenêtres et, dans certaines -villes, ;e (pavoiseinent fut presque général. Les villages jux mêmes se sont associés ti la joie dès cité« petite- et grandes, et les cortèges qui y défilèrent hier, s'ils ne furent pas les plus solennels, ne furent pas les iriôins émouvants. La, Ligue de l'Enseignement, qui, Rendant i'uocupjiiou, ayait du 6uspeuure ses travaux, a repris sa tàclie et, inspirée par ia situation nouvelle née des événements de {juerra, a élargi l'objectif de ses études et c<; ses efforts. Estimant que des réformes lentes et par-t elles ne peuvent plus convenir aujourd'hui, qu'il faut envisager dans son ensemble le problème de l'educalion nationale, elle a élaiioré un vaste programme d'activité, qui englobe tous le domaines do "l'enseignement.Suiyant ce piogramme, il y a lieu de ré. organiser l'enseignement frcebelien, primaire, moyen, supérieur et professionnel; d'orgbniser le i" degré des école, primaires; de même que l'enseignement pour arriérés t! anormaux; généraliser les cours d'adul-*es, les cours complémentaires, les œuvres post-scolaires el les universités populaires; organiser l'enseignement aux infirmes El i mx mutilés; réformer l'enseignement dans les prisons et les écoles de bienfaisance; or-miser la préparation militaire, l'enseigne- 4Qîlîïi- ro<>- le.- ow.h"'-nalv- l'itî- .-pcctian irtcdieaié et riivgiè.ne sociale de l'enfâïlte; et défendre enfin renseignement leîque. Ce programme, comme on voit, est très vaste, et embrasse l'ensemble des branches de l'éducation nationale. Pour arriver à son buI, la Ligue de l'Enseignement fait appel à toutes les compétences, et prie les -lîrsonnes qui voudraient lui apporter tiffr ' 'boration de bien vouloir lui en faire part- M. Masson a visité les torpilleurs allemands ramenés-de Hollande. Le ministre a profité de sa présence à Anvers pour se mettre 'd'accord avec l'administration communale au sujet du déblaiement des quais., A la suite de cette conférence; des ordres vont être donnés pour que tous les quais et magasins du port soient mis à la disposition du commerce d'ici à quinze jours. M. Tittonï, le nouveau ministre des Affaires étrangères d'Italie et premier plénipotentiaire à: la Conférence de la Paix, fut étudiant en Belgique. L' <• Eventail » rappelle, en effet, qu'il a fait une partie de ses études à l'Université de Liège, et il a gardé, assu-re-t-on, à notre pays une vive sympathie. On sait qu'un service de ferry-boats sera organisé entre Zeebrugge et Douvres à partir du 1er janvier prochain. Chaque bateau pourra contenir environ cinquante wagons. II y aura deux services aller et retour, ce qui fait que journellement deux cents wagons voyageront entre la Belgique et l'Angleterre, via Zeebrugga. On nous informe que le visa de la Sûreté militaire belge ne sera plus exigé à partir du 1er juillet, pour les personnes de nationalité belge ou alliée qui se rendent en France ou en Grande-Bretagne ou qui, revenant de ces pays, rentrent en Belgique. Le passeport national reste cependant obligatoire et devra être visé au départ par l'autorité consulaire du pays de destination. Un saais-fil allemand annonce que le gouvernement hessois vient a'a-dresser au général Mangiu une protestation sous pretexte que vendredi matin, alors que les troupes -françaises se livraient à dos exercices de tir, un obus tomba dans la ville et endommagea le toit d'une maison. Qu'en pensent les habitants d'Havré ? Ce n'est pas un obus, mais des centaines de projeciiles de toute espèce que les Allemand firent pleuvoir presque par jeu sur cette petite localité wallonne qui servit de véritable champ d'expériences. Ce n'esl pas un motif stratégique qui voua la paisible commune située loin du front il une destruction complète. Les Allemands, après en avoir odieusement chassé les habitants, essayèrent sur leurs demeures l'efficacité de bombardements par l'artillerie ou attaques d'avions ; la localité fut dévastée et ses habitants ruinés. Vraiment les gens de la Hesse sont bien mal venus de se plaindre pour un seul coun de canon qui fit trembler chez eux quelque lucarne 1 Peu de bâtiments publics reçoivent, en un jour, autant de visiteurs que les bureaux de poste C'est un va-et-vient continuel, à certaines heures, même dans les faubourgs. En raison de ce mouvement, on ne comprend pas pourquoi « tous » nos bureaux de poste sont fermés à partir de 6 heures du soir. C'est trop tût. Et il est véritablement pénible de ne plus pouvoir acheter des timbres, a Bruxelles, après 6 heures du soir. Que les bureaux secondaires terminent leurs opérations à ce moment de la journée, soit. Mais au moins q"e le publi" rmisse s'adres-! ser encore jusqu'à 7 ou 9 heure», comme avant la guerre, aux guichets de la posle : centrale. BELGIQUE ET HOLLANDE Nos lecteurs connaissent la thèse hollandaise en ce qui concerne la revision des traités de 1S39. Le gouvernement hollandais prétendait qu'il appartenait d'abord à la Belgique et à la Hollande de se met tue d'accord sur le., questions en litige et qu'une fous l'entente obtenue-, la ratification des grandes puissances n'aurait pilus qu'à intervenir. pour la forme. Au contraire, le gouvernement 'belge défendait ce point de vue qu'il ne s'agit pas de telle ou telle convention à conclure avec la Holland® sur telle ou telle question relative à l'Escaut ou au Limbourg, niais bien d'une revision générale du traité, revision à laquelle l'Eurofie tout entière est intéressée. S'il en est aiàsn, disaient les délégués belges, la ratification des puissances ne peut être une ratification de pure forme; les Alliés ont intérêt à participer aux discussions qua fixeront le régime définitif de l'Escaut et du Limbourg. Pour le dire d'un mot, les Hollandais proposaient un duo; les Belges, un concert. La Commission des « Cinq » qui, comme on sait, est coi^posée des ministres des Affai-a-es étrangères des Etats-Unis, de Grande-Bretagne. de France, d'Italie vient de décider que les négociations se poursuivraient en seance pléniere. Elie a admis la procédure belge. Elle estime que la révision des traités de 1839 est une question d'ordre général qui regarde non seulement la Belgique <jt la Hollande, mais toutes les puissances alliées. Nos délégués n'ont jamais dit autie chose quand ils ont relusé de se prêter à une conversation particulière avec la Hojlaude. I^a nouvelle décis.on des « Cinq « leur donne raison. ♦-a » LA RECONSTITUTION NATIONALE i si est iiie Mails? NOTRE ENQUETE A TRAVERS LE PAYS ' II L'industrie charbonnière I L'industrie diarboiiineie est la pius importante qui soit. Elle intéresse tout le ntpnue, parce que tout le monde aii est tributaire uans une certaine mesuré. Elle est en tout cas la Ciel de notre vie nalionaie. litie îugle la prouuction de nos usines, et ehe peut donner ou retirer à 'voionié au pai ucuiiar sa part 4c bonheur au loyer, — car nos couonujftys ont apprécie <jvoo îer--i4iu^j).uHdâiiil i fl.ceupg.ti$L tpdla .'étendue ae ia uulres.se qui lesuilé de ta penunfe. <je lil&liÏHôs combustibles. Aussi, dans notre pays, la question des i-aa.ju.LB iul '-mj l'.i.M'iiii. longtemps a i ordre du jour général. Elie l'est encore, puisque les prix restent invariables et que i hiver, lentement, approche avec ses menaces el ses dangers. Le problème du cuauffage, qui s'est si douloureusement pose au cours de l'hiver dernier, ne nous ueuar i assera uonc. l hiver prochain, ni de l'anxiélé, ni môme peut-être de l'angoisse. Mais ce problème est-il donc insoluble ? *** On paie le bon charbon domestique à Bruxelles en moyenne cent quarante irancs les inide kilos, alors qu'au charbonnage, à ChaiiCi ui, par exemple, il coûte. quatre-vingt-dix francs. Le tout-venant, vendu ici en moyenne à cent et douze Irancs, coûte au charbonnage cinquante-œux îranos. 11 y a ià un écart considérable qui doit être justifié, ou pour tout le moins e&phqué, par le courtage 'des intermédiaires et ies nais de transport. De toute laçon, ii y a pour le particulier qui consomme dans ie i>ays, [nus ou moins loin des charbonnages, une formidable différence qui concourt largement à l'augmentation du coût de la vie. Quelle que soit l'explication qu'on puisse trouver a cette situation, celle-ci est préjudiciable aux intérêts de. la masse, et ces intérêts ont le droit d'être protégés. Il semble, en tout cas, que la différence entre le. prix d'achat au charbonnage et le prix de vente à la clientèle est excessive. Elle constitue, pour le courtier comme pour le livreur, un surbénéfice qui, dans les circonstances actuelles, est au moins inadmissible. Sans doute, il y a la difficulté du transport, la rareté des chevaux, la cherté de la nourriture, mais tout cela s'e6t amélioré, et si cela ne s'améliore pas davantage, le prix maintenu en hausse du charbon est une des raisons de la situation difficile où nous .sommes. C'est l'opinion des gens raisonnables. Mais il n'y a pas seulement que les intermédiaires et les camionneurs qui ont intensifié leurs gains, l'industrie charbonnière aurait lait de même. Le prix de revient a été majoré par elle de quinze francs à la tonne. Or, l'augmentation des salaires, — vingt-cinq pour cent en janvier dernier, — ne représente qu'une" charge de neuf francs; il y a donc là un écart de six francs à la tonne. On a prétendu que c'était là aussi un surbénéfice que réausait l'industrie charbonnière, et on a lait observer que les char-bunnages, qui. sont en mesure de produire au maximum en ce moment, sont ceux qui ont produit au maximum pendant l'occupation. Ce sont ceux qui réa.isèrent alorf de gros bénéfices qui continuent aujourd'hui... à notre détriment. Le prix actuel des oharbons, comprenant le surfenéfice en question, s'applique mcon. tostablement aux stocks extraits avant l'augmentation des salaires. Or, on a évalué les stocks au 1er janvier dernier, pour le bassin de Charleroi seul, à 1 million 200 mille tonnes, alors qu'il n'était au 31 décembre 1913 que de 675,820 tonnes pour les trois bassins du Hainaut Le surbénéfioe dans ce cas serait de 1,200,000 x 15, soit 18,000,000 de francs. On s'est demandé s'il était possible que, profilant des cu'constances et de la situal'on où se trouve le pays, l'industrie charbon, nière eût admis d'encaisser de formidables bénéfices cueillis sur la misère publique? Certains se sont irrités de cette... gourmandise, et un industriel que j'interrogeais à ce propos me disait ; — « C'est l'industrie tout entièa-e, Monsieur, qui eht lésée, et comn\e le particulier oui est le client de l'industrie, l'est « -ssi, ii se voit donc lésé doublement, directement et indirectement. Croyez-moi il n'est pas une industrie qui ne se plaigne de la haussa des charbons. Il n'en est pas une qui n'en souffre... " Ce qui est vrai c'est que cea plaintes j.e les aii enteuiflues un peu partout. 11 e«t des industries pour lesquelles les prix des charbons sont une question de vie ou die mort, car ils se répercutent sur ceux des cokes par une hausse d'environ 200 p. <x et rien que l'industrie métallurgique consommait, en 1913, plus de deux millions de tonnes de coke belge et plus d,e six cent mille tonnes ce cokes étrangers. Or, il faut en Belgique neuf cent kilos de coke pour obtenir une toimç de fonte; le "prix de revient de la fonte, qui était de 73 franc.-, gjti 1913, sera, donc formidable-ment augmenté! Oh! sans doute la concurrence etrangèrre fera diminuer les prix, ruais qui donc dira quand elle s'eseroemî Un de mes interlocuteurs au couirs de ma promenade dans les pays charbonniers ma disait : — .< Voulez-vous noter un fait typiquo et exact? L'autorité militaire anelaiisu ayant pris possession du nouvel hôpital de Charleroi achetant en janvier dernier vingt tonnes de charbon ibelge, au prix de 67.50 et 68 francs la tonne. Depuis, des instructions ont interdit de payer encore les charbons belges au-delà die cinquante-cinq francs la tonne- " parce qu'à ce pirix le chairbon est importé d'Angleterre ot rendu sur place...» Or, notez que les salaires ont considérablement haussé en Angleterre, que le fret y est élevé, et pourtant on p,eut livrer à Charleroi du charbon anglais à beaucoup meilleur compte que celui qui est extrait dans le bassin de Charleroi même! « Tout le monde eût donc atteint. Tout la monde plaint, hormis, disent les méchantes langues, ceux qui ont en portefeuille dea valeurs charbonnières. Mais l'industrie tout entière esit aux aguets. Elle a besoin de charbon. Si les prix des charbons restent 6levés, ies prix de revient d$s produits qu'elle fabrique seront élevés d'autant. Le problème de la vie chère sera angoissant aussi longtemps que les prix des charbons rester ront élevés. Et quand l'industrie réclame, eti vue de contrats nouveaux, des garantiea^^ quant à la qualité. — on les lui refuse. af^H filment les industriels. Or, aujourd'hui, a^H prix fort, la qualité est variable, souve^B mauvaise Ori livre parfois de la poussiere^B En luisant la part des exagérations. ij^H a dans tout cela un faisceau do plaintes se généralisent. La commission parlementaire jfl \ifaires économiques s est déjà occu^H problème; une .interpellation fourni^H Chambre l'oo usi.n de faire de n^H résultat de ces debab, sera-t-il do f ris maxima, comme certain dent? C'est à voir. JH Je suis, en tout état de cauJH sources et j'ai obtenu du groi^B tral de l'industrie chorbonni^B 'air is-sen.ients -m ia si-iu. j^Ê J'en ferai part bien-tôt... j • » V Lettre de Londril Le Labour Party et la Ligue des Nations* 28 juin. Le parti ouvrier anglais vient de tenir à Southport une importante réunion, au cû'irs de laquelle il a examiné les conditions d admission de l'Allemagne au sein de la Ligue des Nations. M. Ramsay Mac Donald s'est naturellement prononcé en faveur d'une ad. mission aussi prompte que possible. «Maintenant que l'Allemagne a aécidè do signer le traité de paix, a-f-il déclaré, et quelle g reconnu l'opportunité de coopérer avec les 'lémocraties du monde, la conférence est d'avis que l'admission rauide de l'Allemagne dans la Ligue des Mations et la revision immédiate, par oette Ligue, des rigoureuses disp >sitions du traité de paix, qui ne sont jias d'accord avec les déclarations faite.-. au nom des Alliés au moment de la signature de l'armistice, sont des mesures nécessaires tant au point de vue de l'honneur que de l'opportunité. » En conséquence, M. Ramsay Mac Donald lait un appel au parti ouvrier en laveur d'une campagne rigoureuse pour soutenir cette politique, marquant ainsi un premier pas, dit-il, vers la réconciliation des peuple? et mie nouvelle ère de cooDération interna tionale et de ferme volonté. M. Ramsay Mac Donald a bien voulu reconnaître ensuite que si l'Allemagne avait ' été à la place des Alliés à cette heure, ses ' conditions de paix auraient été de beaucoup plus sévères. « L'.Ulemagne, dit-il, doit supporter le poids de ses actes, mais le châtiment qu'elle a encouru ne doit pas être inspiré par l'esprit de vengeance. La paix doit être mie paix de liberté et non pas celle rêvée par les petits Napoléons de white-HalJ, qui favoriserait la fermentation du levain militaire. On doit, conclut-il, faire de la Ligue des Nations la « Ligue des Peuples, » comprenant tous nos anciens ennemus. u Le nouvel emprunt Tralalgar-Square présente aujourd'hui ua i aspect joyeux. Du haut en bas de la. colon- 1 rie de Nelson des flammes et des drapeaux t rappellent le signal hisforique.Des baraques en planchas et en toile aux couleurs joyeu- / ses ont poussé autour des grands bassins; / aux sons de la musique, la foule se presse / de répondre à l'appel du gouvernement. Et l'argent sort des roffres-forts avec une incroyable facilité Une société anglaise a souscrit iSO.OOO livres sterling. De Los Angeles Mlle Marie Pickford, la" charmante étoile de cinéma, a ciblé qu'elle voulait participer à l'emprunt pour 5,UO0 livres. Un autre acteur die cinéma, M. Douglas Fair. bax-i's, figure parmi les premiers souscripteurs. « Vous avez avalé le Hun, écrivait-il en envoyant son chèque; mais il faut de l'argent pour bien le digérer. ■ Le ministre de l'Aviation a autorisé la distribution de prospectus en faveur de l'emprunt au moyen d'aéroplanes. Une grande démonstration publique a heu ce l samedi ; elle a pour but d'attirer spécialement l'attention des femmes anglaises sur' la nécessité pour elles d'apporter leur quote-part à l'emprunt, tout en manifestant leur satisfaction de voir la paix conclue. On compte sur la présence d'un fort contingent de femmes, q> on! app.->-ié leur admirable collaboration à toutes tes entreprises die i guerre : usines de munitions, hôpitaux. transports, travaux agricoles, que sais-je ? - Tant est vaste le domaine de l'activité des i femmes anglaises qui s'adaptèrent aux besognes les plus rudes et aux tâches les plua ditfieiles ' l Venons-nous dans le cortège qui doit pas-ser près de la promenade de la volière, der- ) tiare la caserne des Horse Guards, les gentilles dactylos des ministères, dont le habit r ■ ' / ' i V V r—V V ' ^BfnÊÊntÊ^UBEÊÊÊÊBÊÊÊMÊEÊÊIBÊÊIBÊnÊUBB&BB^^^^^^^^!aa^ ^ J8

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