L'indépendance belge

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s.n. 1918, 12 Janvrier. L'indépendance belge. Accès à 20 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/td9n29qd88/
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89c afiaée No i) L' INDÉPENDANCE KOYÂUGVIE-UN1 : ONE PENNY BELGE CONTBIMENT: 15 CENTIMEÎ ADMINISTRATION ET REDACTION: BUREAU A PARIS: TUDOE HOUSE. TUDOR ST.. E.C. 4. 11, PLACE DE LA BOURSE. TEIEPHONE: CITY 3960 TELE : 311-57 et 238-75 SAMEDI 12 JANVIER 1918 En vente à Londres à 3 h. ie vendredi 11 janvier i 3 MOIS, 9 SHILLINGS. ABONNEMENTS : \ 6 MOIS, 17 SHILLINGS. CONSERVATION PAR LE PROGRI Il AU, 32 SHILLINGS. LA SITUATION Vendredi, midi. Le premier commentaire allemand sur le discours du Président Wilson nous est parvenu. Il émane de l'officieuse- Norddeutsche Allgemeine Zeitung," qui a été désignée pour donner le "la ' dans le concert des voix de la presse, que le discours présidentiel va, nécessairement, déchaîner. Le mot d'ordre donné par le Bureau de la presse allemande est de déclarer les propositions de M. Wilson comme étant inacceptables et cela signifie, comme nous le faisions pressentir hier, que ,:'esfc, une fois de plus, le parti militariste qui l'.emporte en Allemagne. La "Norddeutsche" voit dans les quatorze points du message américain non pas un programme de paix mondiale, tr'ais "une symphonie de volonté contraire à la paix." L'organe gouvernemental le prend de très haut, et avec la jactance propre aux hobereaux militaristes prussiens, pour qui les guerres sont un sport lucratif, il repousse d'un coup de pied brutal l'évangile de paix de M. Wilson. "Préconiser la libre disposition des peuples," dit la "Norddeutsche," "c'est s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Autriche-Hongrie et proclamer une politique de violence contre les nations au mépris des faits historiques et raciaux.'' L'organe officieux s'élève ensuite con tro le démembrement de la Turquie et traite comnïe une quantité négligeable la liberté des mers et d'autres points au sujet desquels "l'accord est complet, et . dont il ne reste qu'à régler les détails." La "Norddeutsche" serait certaine-. ment fort embarrassée "sî elle devait fournir la preuve de oet accord, et si le commentaire qui nous est transmis par les agences ne contient rien de plus sur les autres points du programme, c'eSst que celui-ci n'a pas été publié "in extenso," et, à ce sujet,, la décision du Président Wilson de faire traduire son programme dans toutes les langues et de le faire lancer, sous forme de proclamation, par les aviateurs alliés, au-dessus du territoire allemand, constitue une sage précaution. Il est, en effet, presque certain que le programme de M. Wilson ne sera pas soumis intégralement à la.population allemande. La fermeture des frontières suisse et hollandaise est, à ce sujet, significative et n'est certainement pas justifiée uniquement par les mouvements de troupes et l'envoi de matériel qui se poursuivent depuis plusieurs semaines et sur lesquels des détails précis sont aux mains des Alliés. La situation actuelle en Allemagne est telle que le Kaiser et sa clique ne peuvent pas risquer de laisser la propagande de paix de M. Wilson "contaminer" la îoule. Celle-ci a été nourrie de mensonges jusqu'à ce jour et la vérité ne peut lui être servie qu'au risque d'une de ces indigestions qui, en politique, s'appellent révolution. Car le gouvernement allemand, malgré toutes les menaces, n'a tout de même pas pu museler totalement toute la presse. Le.- organes socialistes (minoritaires surtout) et certains journaux radicaux et libéraux regimbent et se cabrent. Les "Munchener Neuesten Nachrich-ben," qui avaient toujours la réputation d'un organe pondéré et d'un libéralisme modéré, demande que l'Allemagne fasse connaître ses buts de guerre. "Nous avons ri des prétentions de M. Lloyd George," dit-elle (elle n'avait évidemment pas encore connaissance du message de M. Wilson), "rpais son discours démagogique a reçu l'approbation unanime de l'Entente, alors que l'Allemagne, par son attitude équivoque, ne suscita que suspicions." Avec une candeur qui n'est qu'une cinglante ironie, qu'elle soit voulue ou non, l'organe bavarois ajoute: "Notre cause est si bonne, notre épée est si forte, que le monde doit respecter nos demandes. Nos chefs doivent donner au « ^ monde l'opportunité de juge-r nos exi gences. Nous demandons aux chefs o qu'ils veulent. Est-ce le bassin de Brie; et d© Longwy," la'côte de Flandre et h nord-est de la Serbie 1 Est-ce une indem nité de 200 milliards ? Se sentent-ils asse forts pour faire des conquêtes dans oett guerre et éviter une guerre future Sont-ils •préparés pour les'conséquence ■■politiques internes?" Voilà ce qui s'appelle mettre les pied dans le plat ! Ce langage clair, qui ser: celui de la diplomatie démocratique di demain, est^également celui qu'utilisen à Brest-Litov.sk les délégués bolshévistes que le développement des pourparler semble devoir laver définitivement di soupçon de trahison que, du côté de Alliés déçus, on était un peu pressé ,-semble-t-il, de porter sur eux.. Lors de la dernière réunion, à laquell s'est opérée un rapprochement de boi augure entre les délégués bolshévistes e ukrainiens, qui doit singulièrement con trarier les Allemands, M. Trotsky a di aux délégués centraux qu'il n'était pa venu à Brest-Litovsk comme le représen tant d'une nation vaincue et qu'il étai là pour agir en révolutionnaire. "Nous travaillons pour une Russi libre et indépendante," a-t-il dit, "e . pour l'avenir de la grande masse des tra vailleurs. Si las impérialistes refusen d'aller au-devant des vœux librement ex primés des peuples libres, les démocratie ■ ouvrières des Puissances Centrales pèse ro'nt de tout leur poids sur eux. Elles n toléreront pas que la jeune Russie soi effacée de la carte du monde et mise au; fers par les impérialistes triomphants. S ce moyen devait échouer,^ la déiaosratij russe luttera jusqu'au bout. En oe câs ce ne sera pas la guerre dans les tran chées sur le front, mais un soulèvemen général du peuple et des barricades par tout contre les oppresseurs." Trotsky, on le voit, se rapproche, ra pidement du point de vue des Alliés, qu est que rien 3e sérieux ne peut être fait dans la voie d'une paix réellement du rable et juste, sans le concours du prolé tariat allemand, et nous maintenons quant à nous, que, à moins que Trotsky Lénine et les autres Bolshévistes soien des traîtres à leur patrie, les pourparler de Brest-Litovsk doivent, par la forci des choses, tourner en notre faveur, puis que nos principes se rapprochent le plu: des leurs. Déjà Lénine déclare qu'en vui de la possibilité de la rupture des négo dations de paix "il est nécessaire d'ajour ner la dislocation de l'armée et d'envisa ger cles mesures propres à restaurer s; puissance combative et à défendre Pétro grad." Ce n'est pas le moment, pour les Alliés de se chicaner avec les Bolshévistes ai sujet des erreurs du passé. Nous devon: compter avec les faits, et. ceux-ci doiven' dicter notre conduite. L'heure approchi où les Bofshévistes pourront payer h dette qu'ils ont contractée vis-à-vis de: Puissances de l'Entente. A nous de pro fiter des circonstances nouvelles, et s notre diplomatie, attardée et désorientée est incapable de s'adapter au régime nouveau, comme semblent l'indiquer d; récents événements, qu'on fasse plact aux représentants du prolétariat, qui île demandent qu'à sauter dans la brèche Puisque cette guerre doit aboutir ai triomphe des principes démocratiques, i n'est que juste que la démocratie prenne une part et une responsabilité plus gran des à la confection de cette paix mondiah dont elle est appelée à être le gardien. Car le prolétariat des Puissances Alliées se rend nettement compte qu'une victoire allemande serait une catastrophe pour les idées démocratiques et, comme l'a dit'M. Balfour dans le discours qu'i" a prononcé hier à Edimbourg (voir ei] dépêches) toutes les. horreurs par lesquelles nous avons passé ne seraient rien comparées à celles qui nous attendraient-, nous, nos enfants et nos petits-enfants, si cette guerre devait se terminer par une paix allemande. UN DISCOURS DE M. BALFOUR M. Balfour, secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères, parlant à Edimbourg la nuit dernière, a fait un* parallèle entre les buts de guerre des Alliés et ceux des Puissances Centrales. Il a montré l'accord parfait des Alliés, dont témoignent les mémorables dis cours de M. Lloyd George et du Président Wilson. Les Etats-Unis n'ont pris que récemment la place qui leur revient dans la communauté politique des nations occidentales, et cette nouvelle phase de leur collaboration à la grande œuvre humanitaire n'aurait pu être présentée dans des termes plus nebles que ceux dont le Président Wilson s'est servi dans ses déclarations. Si l'esprit qui a animé ces déclarations publique depuis le début de la guerre continue diriger la politique américaine d - l'avenir, nous pouvons dire que nou j aurons dorénavant, comme gardien d 7 toutes les grandes causes qui sont ae ; tuellement en jeu dans la guerre, un - des plus puissantes et peut-être la plu s puissante des communautés qui peuver s diriger le progrès de l'humanité. ' Ces deux discours de M. Lloyd Georg s et du Président Wilson ne contienne! rien qui ne fut implicitement conten 3 dans les déclarations faites antérieure i ment par ces hommes d'Etat et pa s d'autres; H s ont simplement précisé cei t tains points. Jamais nous ne sommes er , très en guerre pour des motifs égoïstes 3 nous n'y sommes pas restés pour de i motifs égoïstes et ce n'est pas pour de ; motifs égoïstes que nous irons jusqu'à , bout. Je regrette d'autre part de n'avoi > pu constater de modification essentieli i dans l'attitude des Puissances Centre b les. Invitées par le Président Wilso - d'abord, puis par lé Pape, puis par de b hommes d'Etat de l'Entente, à déclare 3 leurs buts de guerre, elles ont système - tiquement refusé. La seule modificatio b dont je me souvienne c'est qu'elles or reconnu qu'il pourrait être bon pou } l'humanité que des arrangements pui; t sent se faire, après cette guerre, pou - éviter "des guerres futures. C'est u t progrès sur leur théorie qui disait que 1 - guerre faisait partie des plans de Die s sur la terre, que la guerre était un gran - instrument de progrès et que le triomph 3 des forts sur les faibles était la seule me L thode d'assurer ce progrès. Nous savon ; tous comment ils ont mis la pratiqu i d'accord avec cette "théorie. L V, jn'.t \a Belgique ' Tout en enregistrant ce léger progrè l moral, je ne trouve jusqu'ici dans l'att tude du gouvernement allemand rien qi puisse faire croire qu'il a commencé _ comprendre l'horreur morale que les me ; thodes et les buts allemands ont irtspir à tous ceux qui les ont étudiés. • "Si je parle de la Belgique, ce n'es _ pas pour répéter le récit des horreur qui ont commencés lorsque l'Allemagn a envahi ce pays qu'elle s'était eirgs - gée par traité à protéger, et qui ont cor 3 tinué sans interruption jusqu'ici, et qi , continueront jusqu'à ce que l'Allemagn . soit chassée du territoire belge. Mai . je cite le cas de la Belgique parce qu' , est caractéristique des méthodes et d . la morale allemandes. Quand ils parler . de la paix, quelle est une des condition . que les Allemands rejettent sans hési . tation et d'une manière absolue?-C'e;-. la suggestion qu'ils auraient à reconsti tuer le pays qu'ils ont, contre toute me t ralité internationale, complètement dé , truit. 1 âchez de vous figurer ce que l'A] , lemagne a fait à la Belgique et l'éta - dans lequel elle a l'intention de l'aban , donner, si elle est forcée de l'abandon [ ner, après la guerre. i Vous le savez, il y a en Allemagn . toute une école d'hommes d'état qui d: sent que ce serait une criminelle foli que d'abandonner la Belgique. L'ami . ral von lirpitz, l'inventeur de la guerr . sous-marine, qui représente une grand ; partie de l'opinion publique en Aile • magne, a déclaré qu'il serait fatal pou I Allemagne d'abandonner Anvers, d'à bandonner la côte belge et je crois mêm : qu'en dehors d'Ostende et de Zeebrugg : il lui fallait encore Calais et Boulogne Ceci représente, évidemment, l'écol : extrême, ou une des écoles extrêmes Mais les éléments plus modérés profes sent eux-mêmes le principe absolu qu l'Allemagne ne doit rien faire pour re ! placer la Belgique dans les condition ! où elle se trouvait avant les agissement allemands. Or, quelles sont les condi tions dans lesquelles l'Allemagne l'a bartdonnerait ? La Belgique est un peti pays industriel à population dense. Se habitants dépendent en très grande par tie de ses usines, de ses machines, de se industries, qui, édifiées peu à peu, on produit l'admiration du monde. L'Aile magne a dépouillé complètement la Bel gique de toutes ses matières^ premières de toutes se machines. Si elle a main tenu ses mines, c'est uniquement dan son intérêt à elle ; et si demain les force allemandes quittaient la Belgique, elle y laisseraient une population privée d' tout et affamée.. Et pourtant, ils croien apparemment, qu'il est contraire à l'hon neur de l'Allemagne de faire quoique ci soit pour réparer le tor^ énorme qu'il: s lui ont infligé de propos délibéré et sans à scrupules. Ce ne sont pas des torts cau-e sés précipitamment par une soldatesque s indisciplinée ; ce sont des blessures pré-e méditées infligées à une nation innocen- - te. La Belgique n'a rien fait contre l'Al-e lemagne. L'Allemagne était liée à la s Belgique par tous les traités de l'hon-it neur. Ses obligations ont été reconnues par ses propres hommes d'Etat; mais e elles ont été déchirées et jetées au vent, it L'excuse donnée est "la nécessité u militaire.'' Cette excuse n'en est pas ■- une. Mais en supposant, pour les besoins r de la discussion, qu'elle puisse être un •- moment admise, une nation qui aurait - le moindre sentiment généreux ne dirait-; elle pas : "Nous avons été forcés d'agir s ainsi ; mais maintenant que les causes s de nécessité absolue ont dispari!, nous u allons faire tout ce que nous pouvons pour réparer le tort immense que nous r avons causé à des voisins innocents et e pacifiques." Mais l'Allemagne a un autre sens de n l'honneur, et elle annonce au monde que s sa digntié serait outragée si on lui de-r niandait de réparer le mal qu'elle a in? - fligé pendant 3 ans à ce malheureux peu-n pie. Voilà le résultat de la "Realpoli-t tik" cultivée par les Allemands. r La simple énumération de nos buts de i- guerre montre par contraste ce que sont r les buts ennemis. Si la jeunesse afle-r> mande est sacrifiée c'est pour éviter que a l'iniquité commise en 1871 ne soit re-u dressée ; pour éviter que la Belgique ne d soit restaurée dans l'état où son protec-e teur l'avait trouvée en 1914; pour éviter - que la grande œuvre de l'unité italienne s soit complétée ; pour éviter de réparer e l'iniquité du partage de la Pologne commise en 1772, par un prédécesseur de T Empereur d'Allemagne ae ' uel ; pour rendre la Mésopotamie et l'Arabie aux Turcs, ainsi que Jérusalem; pour rendre j la Grèce à ceux qui l'ont trahie; pour ^ empêcher de remédier aux souffrances de la Roumanie, de la Serbie et du Monté-» négro ; enfin, pour empêcher les nationalités trop longtemps opprimées par la " Kultur " allemande de reprendre leurs s traditions nationales et de contribuer, à e leur manière, à la civilisation commune de l'Europe. Voilà pourquoi les Puissances cen-traies se battent ; et non, comme leurs e gouvernements le leur disent; " pour s l'existence même de leur pays, menacé ,1 par les ambitions des Puissances de e l'Entente." \ LA PARTICIPATION AMÉRICAINE Un million d'Américains prêt à combattre Le Secrétaire du département de la - guerre, M. Baker, a fait personnclle-t ment à la Commission des Affaires mili-" taires du Sénat une déclaration très fi anche des préparatifs de guerre des Etats-Unis et des résultats atteints à ce g jour. Il a appuyé sa déclaration des faits e et chiffres suivants : 1. Une grande armée est en campa- e gne et à l'instruction, si grande que de e nouveaux compléments d'hommes peu- - vent être équipés et instruits aussi rapi-r dement que ceux qui ont terminé leur - instruction pourront être transportés. e 2. L'armée a été levée et sélectionnée e sans entraves sérieuses pour les indus- • tries du pays. e 3. L'instruction de l'armée se poilr- • suit rapidement et son moral est élevé. - La composition de l'armée est au dessus s de toute critique. Son équipement, qui - au début ne peut être fourni assez rapi-5 dement, est à présent complet et des ré-? serves seront rapidement accumulées. - Des armes du genre le plus moderne et - le plus efficace, comprenant de l'artille-t rie, des mitrailleuses, des fusils automa-5 tiques et des petites armes, ont été - fournies ou achetées pour tout soldat en s France et seront fournies à tout soldat t qui pourra se trouver en France en - 1918. 4. Une armée importante se trouve , déjà-en France, où officiers et hommes - ont reçu une instruction complémentaire s spéciale, et sont actuellement prêts pour s le service actif. ; 5. Des voies de communication et ; d'approvisionnement, de vastes maga- c sins et autres commodités sont en voie - de construction en France. : 6. De grands programmes pour 'a > confection d'éauipements Supplémen taires et pour la production d'engins de guerre ont été élaborés. 7. Aucune armée d'une pareille importance n'a jamais été levée, équipée et instruite aussi rapidement dans l'histoire du monde. Jamais de telles provisions ont faites pour le confort, la santé et le bien-être d'une armée. M. Baker a tenu à faire cette déclaration sur les préparations de l'armée des Etats-Unis d'Amérique pour deux raisons. La première, parce que le peuple américain était en droit de connaître la splendide efficacité avec laquelle une démocratie a été à même d'organiser les effectifs et la puissance matérielle des Etats-Unis pour une grande cause; la seconde, parce que l'armée américaine en I-1 rance sous le œmmandement du général Pershing, et les Alliés de l'Amérique étaient en clroit d'avoir le bénéfice de la dépression morale que doit produire sur l'ennemi l'annonce que la démocratie américaine à, sans hésitation, dressé toutes ses ressources contre la machine militaire allemande. Parmi les faits cités par M. Baker à l'appui de sa revue optimiste de la force guerrière du pays, il y a lieu de signaler qu'en neuf mois, soit du 1er avril au 31 décembre 1917, l'armée a été augmentée de 9,524 à 110,856 officiers et de 202,510 à 1,428,650 hommes. Aujourd'hui, l'armée américaine est six fois plus grande qu'elle ne l'était avec son,, maximum d'hommes lors de la guerre hispano-américaine, et une fois et demi ph»s grande • que toute force, qu'ait jamais mobilisé la nation. Pour l'année fiscale de 1915, le congrès avait acocrdé au département de la guerre un crédit de Fr. 740,000,000; les crédits accordés pour l'année 1918 excèdent Fr. 37,500,000,000, s,oit plus de 50 fois les crédits d'une année normale .-et dix fois le total des crédits accordés pour toutes les dépenses du gouvernement en 1915. Les crédits pour l'artillerie en 1918 s'élèvent à Fr. 16,000,000,000, dont plus de la moitié ont été consacrés à des contrats par de nouveaux procédés de fabrication. Le département de l'artillerie s'est -élevé de 97 officiers à plus de 3,000 officiers et un personnel de 26,000 hommes engagés. En plus, de la sélection et de l'instruction de cette nouvelle force, la confection des contrats et leur exécution subséquente, il y a eu une étude continuelle d armes nouvelles et d'inventions d'engins de guerre. Le matériel pour la guerre de tranchée seul, a coûté Fr. 1,410 millions. Quelques contrats concernent des engins si modernes que l'industrie américaine a du être adaptée à leur fabrication.Le corps d'aviation a été porté de 65 officiers et 1,100 hommes à 4,000 officiers et 82,000 hommes. Ce département coûte Fr. 3,740,000,000, soit cinq fois le total des dépenses du département de la guerre en 1915. LES CRIMES ALLEMANDS 36 éxécutions capitales à Mons de Gand,' que nous avons annoncées l'autre jour, voici que 1' "Echo Belge" signale que les Allemands ont fait fusiller à Mons 36 patriotes encore, et toujours sous prétexte d'espionnage. Où et quand s'arrêteront les criminels allemands dans leur œuvre sanguinaire? Suivant les "Nouvelles" de La 'Haye, un employé des Douanes à Maeseyck nommé Emile Stévigny a également été fusillé. En dehors des victimes qui sont tombés sous les balles allemandes à Gand,' on signale la condamnation aux travaux forcés de trois sujets hollandais, ainsi que de nombreux Belges. De plus, un grand nombre de nos compatriotes se trouvent en prison en instance de jugement, si l'on peut appeler ainsi les "travaux" des côurs militaires boches, qui n'ont rien de commun avec la justice et l'équité. , Attendons nous à voir s'allonger de nouvelles victimes, la liste déjà trop longue, de nos martyres. AUTOUR DE LA GUERRE -«>- GRANDE-BRETAGNE — Un amendement hostile au souf-frage des femmes avait été déposé à la Chambre des Lords. Il a été défait hier par 134 voix contre 7L

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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