L'indépendance belge

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s.n. 1917, 25 Janvrier. L'indépendance belge. Accès à 20 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/p55db7ww2f/
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SSème airnSe. Ho 22 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UN! Î ONE PËNMY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLAMDE : 6 CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION: ÇUDOR HOUSE. TUDOR ST., LONDON. E.C TELEPHONE: CÏTY 3930. 11, PLACE DE LA BOURSE - ' BUREAU A PARIS • TELEPHîj fjfcfg. et _ JEUDI 25 JANVIER 1917. En vente à Londres à 3 h, le mercredi 24 jariv ABONNEMENTS H CONSERVATION PAR LE PROGRÈS. . (l AN, 32 SHILLINGS, j LA SITUATION. ^"^5 Mercredi, midi. Un communiqué de l'Amirauté britannique annonce, qu'un double* combat naval, qui s'est terminé à l'avantage de nos Alliés, a eu lieu dans la Mer du Nord. Le premier engagement s'est produit lundi soir, le second mardi matin vers trois heures. Dans la première affaire, une escadrille britannique en service de patrouille à proximité de la côte hollandaise rencontrait une division allemands de contre-torpilleurs, avec laquelle elle engagea aussitôt le combat. Celui-ci fut de courte durée et l'escadrille ennemie' se dispersa après qu'un de ses contre-torpilleurs eût été coulé. Les autres furent, d'après le communiqué officiel britannique, sérieusement malmenés et seule l'obscurité empêcha de constater les résultats exacts de l'engagement. D'après certains bruits il y aurait dix | bateaux allemands coulés, mais on fera bien de n'accepter cette version que sous réserves, car ii est probable, vu le lieu du combat, que des détails précis seraient déjà arrivés de Hollande ri les Allemands avaient subi un désastre de cette importance. Le second engagement eut pour théâtre le Banc de Schouwen, qui se trouve à douze milles environ de l'île du même nom et à 35 milles au nord de Zee-brugge. Une flottille de contre-torpilleurs allemands venant de Zsebrugge dans l'intention, dit-on, d'exécuter un raid, se vit soudain attaquée par une flottille britannique. Au cours du combat, qui se prolongea jusque vers sept heures du matin, un contre-torpilleur britannique fut torpille, et comme il était complètement désemparé, nos Alliés le firent couler eux-mêmes. Le communiqué officiel britannique ne parle pas des'dégâts infligés à l'ennemi au cours de cette seconde rencontre, inais des informations do se arcs holWi-daise nous apprennent que 1© contre-torpilleur allemand "Y 69," gravement endommagé, est Arrivé, dans le port d'Ymuid'en, où il a débarqué ses blessés et des morts. Il est probable que, ne pouvant être réparé à temps, il sera interné, de même que l'équipage, jusqu'à la fin des hostilités. Le "V 69" était le ''navire-amiral" de la flottille ennemie. Les antres unités allemandes engagées ont été rabattues sur Zeabrugge et la côte belge, à l'exception d'un autre torpilleur lequel, coupé sans doute du gros des forces ennemies, a passé à toute vapeur au nord d'Ymu'iden. Nous ne serions pas surpris d'apprendre que sous le couvert de cette double sortie allemande, ncs ennemis cter-chaient à faciliter le forcement du blocus à l'un ou l'autre "raider" dans le genre du "Mjoewe," eu à l'une ou l'autre de ses victimes en route pour les eaux allemandes avec un équipage de prise. Toujours est-il que l'ennemi a pu s'apercevoir que l'amiral JeUicoe veille et que; ce n'est pas toujours impunément que les bateaux allemands quittent leurs base1*. Celle de Zeebrugge est devenue, paraît-il, inconfortable par suit© de l'épaisseur de la glace à l'intérieur du port, et l'occasion serait belle peut-être pour une escadrille d'aviateurs d'aller vérifier le fait et de profiter de ces cir-con stances exceptionnelles. Quant au ''Moewe," ou le signale tantôt comme coulé, tantôt comme croisant sur la cote brésilienne. Non seulement des navires britanniques sont à sa recherche, mais les gouvernements ar gentin, brésilien et chilien ont pris des. mesures afin d'éviter que le "Moewe" commette des actes de piraterie daus les eaux territoriales neutres. La dernière liste des victimes des sous-marins est. moins importante que les précédentes et Lloyd's ne signale qu'un va-peur britannique (3,653 tonnes) et trois neutres (scandinaves) coulés hier. Les opérations sur terre se bornent, sur le front occidental, à des raids, tant allemands que britanniques, ainsi qu'à des engagements entre patrouilles, dont plusieurs dans les Vosges et aux environs do Saint-Miliiel. Sur le front russe (secteur de Riga) les Allemands ont renouvelé deux fois hier leurs tentatives en vue de reprendre les positions perdues au nord de Mitau, mais les Russes les ont chaque fois ré-poussés avec des pertes sérieuses. Le seul fait intéressant signalé du front roumain a trait à l'annonce du passage du canal de Saint-George (un des brag qui forment le delta du Danube) par les troupes bulgares, ^ui disent se maintenir sur la rive septentrionale. 11 est probable que les opérations de l'ennemi dans cette contrée marécageuse ont été grandement facilitées par la gelée. Un débarquement en force de l'ennemi sur la rive gauebe du Danube clans les parages d'Ismaïl constituerait évidemment un fait grave, mais avant cela il reste à l'ennemi à passer le bras de Sulina et celui de Kilia, et en peut être Certain que les Russes suivent attentivement les mouvements de l'adversaire dans cette région. La tentative bulgare n'est probablement qu'une diversion effectués dans le but de détourner les soupçons des Russes du point où Mac-kensen compte dé clan cher sa principale offensive. Ii© seizième Congrès du Labour Pairty qui s'est ouvert mardi à Manchester srtKto suivi avec le plus grand intérêt par tous ceux qu'intéresse l'avenir économique de ce pays. A la séance d'ouverture, M. Wardle, Président, a parlé des devoirs et aussi, des aspirations du Parti. Après avoir effleuré les restrictions apportées à leurs libertés, restrictions consenties pour conquérir une liberté plus grande, M. Wardle a dit que si le parti a donné librement son appui au gouvernement, c'est parce que cette guerre menaçait les fondements même do la liberté. Li nation britannique, a-t-il ajouté, dépend, en temps de guerre, du Labour, pourquoi ne reconnaîtrait-elle pas cette dépendance lorsque la paix sera venue ? Dans la suite de son discours M. Wardle a déclaré que les seules difficultés nées jusqu'ici ont leur origine 'dans les profits exagérés faits par certains et auxquels le-, gouvernement a été trop lent à mettre fin. Le Président a terminé en disant que quoiqu'il arrive, l'Etat ne pourra jamais en revenir à la politique du laisser-faire. Quant au programme du parti, il l'a résumé en ces mots: Justice pour les soldats libérés : pensions adéquates pour les veuves et instruction complète assurée pour les enfants; emploi de tous à de bons salaires et participation adéquate au pouvoir ; justice dans les impôts et plus large part du Labour dans le contrôle de ses destinées ! La première séance s'est terminée par la ratification à une majorité de six contre un, de la participation du groupe travailliste dans le. gouvernement national. LA GUERRE ET LA PAIX. LE PIEGE ALLEMAND. III. La guerre européenne. — L'attentat de Serajevo n'était que le pretexte at= tendu par l'Allemagne. Nous voiri en 1914. Le 28 juin, le prince héritier d'Autriche-Hongrie et sa femme sont tués à Serajevo. L'Autriche-Hongrie assure aussitôt que l'attentat a été commis par des Serbes, des agents panserbes. Le 23 juillet, l'Autriche-Hongrie envoie à Belgrade un ultimatum dans lequel elle formulait des exigences qu'aucune Puissance indépendante ne pouvait accepter dans leur entièreté. L'Autriche-Hongrie exigeait uue réponse dans les quarante-huit heures. ■ Le gouvernement serbe répondit le 25 juillet par une note qui acceptait presque toutes les réclamations du cabinet deVienne et pour le surplus faisait cette proposition : be gouvernement roy.il serbe, considérant U est; île l'intérêt' coiuniuu de ne uas oré- eipiter la solution de cette question, est prêt, comme toujours, à accepter une entente pacifique, en remettant cette question, soit à la décision du Tribunal International de La Haye, --oit aux grandes Puissances qui ont pri-, part à. l'élaboration de la déclaration que le gouvernement serbe a faite le 18-31 mars 1909. La note serbe fut remise à Vienne le 25 juillet. i L'Autriche-Hongrie la trouva insuffisante, repoussa la suggestion de recourir à l'arbitrage et la Serbie ne s'étant pas pliées à ses volontés, les armées austro-hongroises attaquèrent Belgrade ie 28 juillet. C'était la guerre avec la Russie,.c'était la guerre européenne. Que l'attentat de Serajevo n'ait été qu'un prétexta permettant à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie de mettre leurs criminels projets à exécution, aucun esprit suffisamment informé n'en doute plus aujourd'hui. Dès la première heure, les Allemands et leurs alliés ne s'y sont point ' tron.yés et nous possédons maintenant des doc .jmeuts qui prouvent que les Empires Centraux avaient déjà cru tenir l'occasion propice en 1911. C'est M. Ciolitti, l'ami du prince de Biiiow, qui i-.ous l'a révélé dans la séance de la Chambre i; dienne du 5 décembre 1914. Ce jour-là, prenant la parole après M. ' Sniandra, M. Giolitti s'est exprimé en ces termes : .Le président du Conseil, dans son discours, a clairement exprimé les raisons pour lesquelles l'Italie a proclamé sa neutralité et, parlant de la déclaration de neutralité, il a dit quel a été l'objet de débats passionnés et d'avis divers. 151i bien! Puisqu'il importe surtout que la loyauté do l'Italie sefit maintenue au-dessus de toute discussion, .j'ai le devoir de rappeler un ! précédent qui démontrg combien est fondée l'interprétation donnée par le gouvernement à nos traités au début de la guerre et comment cette interprétation fut admise même par nos alliés. Pendant la. guerre balkanique, exactement le 9 août, élant absent de Rome, je reçus de jnon collègue do San Giuliano le télégramme suivant : "L'Autriche a fait part à nous et à l'Allemagne de son intention d'agir contre la Serbie et elle définit son action de défensive, espérant appliquer lo casus fœderis à la Triple Alliance, clioso que je crois inapplicable. Je cherche à m'entendra avec l'Allemagne pour unir nos efforts en vue d'empêcher l'action autrichienne, mais il pourra devenir nécessaire de diro clairement que nous, nous no considérons pas l'action projetée copimo défensive et quo, par conséquent, nous no pensons pas qu'il y ait lieu de faire jouer le casus fœderis. Je te prie de me télégrapher à Borne pour me dire si .tu approuves." Je répondis en ces termes: "L'Autriche agit^contro la Serbie et il est évident qu'il n'y a^pas lieu d'invoquer le casus feederis. C'est une action qu'elle accomplit pour son propro compte; il ne s'agit pas de défense puisque personno ne songe à l'attaquer. Il est nécessaire que l'on fasso savoir cela à l'Autriche de la façon la plus formelle et, il faut l'espérer, en l'action de l'Allemagne pour dissuader l'Autriche de se lancer dans une très périlleuse aventure." Il en fut fait ainsi. Et l'interprétation donnée par nous obtint l'adhésion des alliés et nos rapports amicaux n'isn furent pas le moins dn.mocclo. trov' 's. L'Autriche, c'est-à-dire l'Allemagne, recula, mais dans sa pensée ce n'était que partie remise. L'occasion serbe se représenterait. Von Bernhardi nous en prévenait : La situation tendue entre l'Autriche et la Serbie suffirait à elle seule probablement pour la déchaîner (la guerre). En supposant qu'on réussisse, pour lo moment, à écarter cette lutte, l'antagonisme entre la Serbie et l'Autriche n'en subsiste pas moins.—(Article écrit pondant la guerre balkanique.) Et lorsque cet antagonisme entretenu et cultivé par l'Autriche dégénérera en conflit, l'Allemagne aux aguets interviendra aussitôt : Au cas où l'Autriche et la liussio en viendraient aux mains, nous n'avons pas le droit de rester tranquillement spectateurs, en exposant notre alliée à être vaincue par une force supérieure; il faut au contraire que nous volions immédiatement à son secours au risque même de déchaîner une guerre européenne puisquo aussi bien celle-ci est inévitable. Von Bernhardi a été bon prophète— prophète de malheur. D'ailleurs, on ne saurait assez le répéter, aucun Allemand quelque peu clairvoyant ne s'y est trompé. Dès le jour de l'envoi de l'ultimatum austro-hongrois à la Serbie, le danger de guerre s'est impesé à leur esprit comme une certitude. Dès qu'il a connaissance, du texte de l'ultimatum, le comité directeur de la "Social-démocratie allemande," à Berlin, lance un manifeste. Que dit le comité? Ceci: Si nous condamnons les menées du nationalisme panserbe, la frivole provocation à la guerre du gouvernement austro-hongrois suscite notre plrfs énergique protestation. Les exigences- de ce gouvernement ont une brutalité qui ne s'est jamais rue encore dans l'Histoire du monde à l'égard d'une nation indépendante, et elles ne peuvent être calculées que pour provoquer 1a. guejre. Le Comité ajoute: Le prolétariat conscient d'Allemague, au nom de l'humanité et de la civilisation, élève une protestation enflammée contre 1«b criminelles intrigues des fauteurs de guerre. Il exige impérieusement du gouvernement allemand qu'il use de son influence sur le gouvernement autrichien pour le maintien de la j paix, et si l'horrible guerre ne pouvait être j empêchée, qu'il ne se mêle en rien au conflit. Aucune goutte de sang d'un soldat allemand ne doit être sacrifiée aux frénésies ambitieuses des gouvernants autrichiens, aux calculs de profit de l'impérialisme. Cela n'empêéhera pas dix jours plus tard la social-démocratie de se laisser conter par M. de Bethmann-IIoIlweg que c'étaient la France et la Russie qui avaient provoqué la guerre ? Mais poursuivons. Que dit Haase, alors président du groupe parlementaire socialiste au Reich-stag, que dit Haase au meeting organisé à Bruxelles le 29 juillet par le bureau international socialiste? Ceci: L'Autriche depuis vingt-cinq ans a voulu étrangler économiquement la Serbie: l'ultimatum était donc en réalité uno véritable provocation à une Euerre voulue et désirée. La ' réponse de la Serbie fut, on le sait, rédigée dans un esprit tellement modéré que, si la bonne foi é. it admissible du eôté autrichien, la paix devait être assurée. L'Autriche voulait la guerre... Ce qui est effroyable, c'est que cette folie criminelle peut couvrir de sang l'Europe entière. Un télégramme a fait connaître que l'Autriche ne voulait pas prolonger la guerre contre la Serbie, mais qu'ello voulait seulement occuper Belgrade pour infliger une leçon aux Serbes. Ce rôle de l'instituteur punissant l'élève n'est-il pas à la fois ridicule et odieux? L'Autriche semble vouloir compter sur l'Allemagne; mais les socialistes allemands déclarent que les traités secrets n'engagent pas le prolétariat. Le prolétariat allemand dit que l'Allemagne ne doit pas intervenir même si la Russie intervient. Mais que pouvait l'avis platonique du prolétariat allemand contre la volonté du militarisme révélée par l'exposé de von Bernhardi ? L'acte d'accusation du " Vorwaerts." A partir du jour où la ilote provocatrice fut remise à Belgrade, le 23 juillet, la vérité apparut clairement aux rédacteurs du ' 'Vorwaerts'' ; et aux événements qui se déroulaient tragiquement ils apportèrent, dès lors, jusqu'au 3 août, les commentaires les plus lumineux et les plus accusateurs. Il n'y a qu'à les citer en suivant, jour à jour: Le 23 juillet: En vérité le danger que l'on en vienne à la guerre contre la Serbie est aujourd'hui incomparablement plus grand que jamais. Il est bien possible que les gouvernements autrichiens veuillent la guerre, et même que leur fièvre guerrière soit encore attisée de lierlin. Le 24 juillet: Ils veulent la guerre, les gens sans conscience qui ont influence et font pencher la balance à la Holburg de Vienne. Ils veulent la guerre! c'était depuis des semaines le cri de la presse excitatrice noire-jaune. Ils veulent la guerre; l'ultimatum autrichien le montre clairement au monde entier... Sans nul doute Herr von Bethmann-Holhveg a promis à Berehlhold do le couvrir. Le 25 juillet : Balkans fument encore du sang de milliers d'hommes massacrés; la fumée y monte encore des villages dépeuplés et des villes pillées; des foules do sans-travail, de veuves et d'orphelins y parcourent le pays, et voici que la furie de la guerre déchaînée par l'impérialisme autrichien se prépara à frapper de nouveau l'Europe de mort et de ruine. Le 27 juillet: Les gouvernements russe et français, par crainte de complications intérieures, sont pacifiques. La social-démocratie allemande rend le gouvernement allemand responsable de toutes les décisions futures de l'Autriche. Le 28 juillet : Heureusement, l'Angleterre a pris l'initiative pour la conservation do la paix. Les quatre Etats neutres — Angleterre, France, Allemagne et Italie — suivant la proposition anglaise, prendraient lo rôle de médiateurs. C'est une proposition équitable pour tous. C'est la plus grossière excitation à la guerre d'encourager l'Autriche à donner, sans égal.!? aux avertissemnts des Puissances, "une bonne leçon" à la Serbie... Lo pire danger de guerre n'est pas en ce moment le Tsarisme, ^mais l'Autriche obéissant à de mauvais conseils. L'Angleterre et la Russie ont échoué sur la suspension des hostilités autrichiennes ju qu'à nouvel ordre. L'Autriche a refusé parce qu'elle veut d'abord laisser la parole aux fusils. Le 30 juillet: L'Allemagne semble avoir refusé d'appuyer cette demande la première et la plus importante, celle qui est décisive, ~ pour la question de la guerre mondiale. C'est une position que nous ne parvenons pas il comprendre, une position qui impose précisément au gouverne- • ment la plus épouvantable responsabilité, devant le peuplo allemand, devant 1 étranger, devant lo forum de l'Histoire du monde. Et, en Angleterre, c'est une idée admise que l'empereur allemand, en sa qualité d'allié et de conseiller de l'Autriche peut, en secouant sa toge, faire sortir de ses plis la paix ou la guerre. L'Angleterre a raison. Au point où nous eu sommes, la décision dépend de Guillaume II. Enfui, le 31 juillet : Celte fois ce n'est vraiment pas un mensonge conventionnel de dire quo tous les Etats montrent leurs dispositions à des négociations loyalement conciliantes... Et l'Autriche aurait l'incompréhensible manque de conscience de rester sourde a tout conseil de modération? Et l'Allemagne serait résolue ii passer par où le voudrait un pareil camarade d'alliance, au risque d'une guerre mondiale:' Nous no pouvons le croire. Nous élevons la plus haute protestation contre une telle politique d'une irresponsabilité sans exemple. Pour tous les hommes de bonne foi qui liront ces citations exactes, la conclusion s'impose d'elle-même. Les articles du " Vorwaerts " constituent un acte d'accusation écrasant, et pour le Kaiser, et pour les socialistes qui l'ont suivi. Le 31 juillet, date du dernier extrait du "Vorwaerts," la '"'Gazette de Cologne" imprimait des lignes significatives : Il semble qu'en ce moment ni la France ni la Russie ne soient complètement prêtes à U guerre. Si la guerre générale doit éclater, le moment est aussi favorable que possible pour l'Autriche et pour nous. Ce qui n'empêchera pas, deux jours après, la "Gazette de Cologne" d'accuser la France et la Russie d'avoir voulu la guerre. Le 1er août PA.llem.agne déclare la guerre à la Russie, déchaînant la guerre européenne. Et dès lors commence la campagne des Allemands tendant à faire accroire que l'Allemagne n'a fait que se défendre, qu'elle a été menacée par la mobilisation russe ordonnée le 31 juillet et que c'est l'Angleterre qui a poussé la Russie à la guerre. D'ARSAC, Rédacteur-en-chef du "Soir" de Bruxelles. (4 suivre.) LETTRE DE RUSSIE. ' Le Budget de 1917. {De notre correspondant.) Résultats rassurants. Le "Messager des Finances, de l'Industrie et du Commerce" vient de publier, en un fascicule de 135 pages, le projet de budget pour 1917 et le rapport du ministre des finances. Ce rapport comprend 53 pages. Il donne beaucoup de détails fort intéressants. Il indique, par exemple, la progression des recettes ordinaires pour les divers départements et régions de l'Empire pendant la période du 1er août 1915 au 1er août 1916 comparée à la période du 1er août 1914 au 1er août 1915. Voici cette progression: Sibérie, 95.2 p.c. ; Pétrograd eifc Moscou, 62 p.c. ; Banque Impériale et Hôtel des Monnaies, 50.5 p.c. ; Douanes, 47.4 p.c.; Russie Centrale, 46.9 p.c.; Zone terre noire, 46.4 p.c.; Petite Russie, 42.8 p.c.; Asie Centrale, 39.9 p.c.; Sud, 32.2 p.c.; Sud-Ouest, 29.8 p.c.; Caucase, 28.4 p.c. ; Nord, 26.8 p.c. ; Est, 12.5 p.c. Il y a, par contre, diminution pour la Pologne, 96.6 p.c.; les provinces ba.ltiques, 52.1 j).c. et le Nord-Ouest, 37.5 p.c., ces régions étant occupées par l'ennemi ou se trouvant dans la zone des opérations de guerre. Mais, pour l'ensemble du pays, la progression est de 44.8 p.c. (plus, 1,081 millions de roubles). Les chiffres bruts sont de 3,492 millions contre 2,411 en 1914-1915. Ils étaient de 3,547 millions pour 1913-1914, de sorte que la période du 1er août 1915 au 1er août 1916 a donné "les mêmes ressources ordinaires que la même période de 1913-1914, malgré la guerre et l'occupation de la Pologne et d'une partie des jnovinees baltiques et du Nord-Ouest. Aussi le projet de budget de 1917, étant donnés ces résultats rassurants, prévoit-il un total de ressources ordi naires de 3,998,631,714 roubles, soit, en chiffres ronds, le joli chiffre de 4 milliards de roubles. Les principaux chapitres du budget sur lesquels le ministre des finances prévoit de forts accroissements de recettes sent: les impôts directs, 57.4 p.c.; les chemins de fer de l'Etat, 41,2 p.c. et les impôts indirects, 35,1 p.c.. Il a fallu naturellement augmenter la taxe de base de divers impôts pour combler le vide causé par la disparition subite des recettes du monopole d'Etat de l'alcool. Ces recettes, qui avaient été de 886 millions de roubles en 1913, sont tombées à 19,200,000 en 1915. Les prévisions étaient de 36 millions pour 1916; elles sont de 31,500,000 pour 1917. Les derniers stocks sont écoulés dans un but; industriel eu bien il s'agit d'écouler le matériel. Grande activité économique. Parmi les recettes ordinaires en constante augmentation, celles des pestes et télégraphes sont intéressantes et témoignent d'une grande activité économique intérieure. Les voici pour les années 1911 à 1917 : En millions de roubles : Postes Télégraphes et téléphones 19X1 68.2 34.5 1912 72.7 38.0 1913 79.1 40.7 1914 80.6 46.9 1915 85.9 62.0 1916 prévisions 94.7 70.6 1917 ,, 114.0 85.7 L'augmentation de ces ressources esfi due en partie à une augmentation temporaire des tarifs, mais il faut tenir compte, par contre, de la disparition des recettes des régions occupées (Pologne et partie des uroviuces baltiaues et du

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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