L'indépendance belge

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s.n. 1915, 15 Septembre. L'indépendance belge. Accès à 21 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/w950g3j593/
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L' INDÉPENDANCE ROYAUME-UN»: ONE PENNYV BELGE. CONTINENT: 15 OENTIME8 ADMINISTRATION ET REDACTION: „ BUREAUX À PARIS : TUDÛR HOUSJi, TUDOR ST., LONDON, B.C. PLACE DE LA BOLRbE_ TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: j238-75. LONDRES, MERCREDI 15 SEPTEMBRE 1915. f3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) ABONNEMENTS . j 6 MOIS, 17 SHILLINGS, f CONSERVATION PAR LE PROGRÈS, 11 AN. 32 SHILLINGS. ' s o m mai r e. LA SITUATION : Nouveaux succès russes dans le Sud.—L'activité des aviateurs. De la fiction à la réalité.—Jules Coucke. Lettre de Suède. Sympathies belges au Brésil. Billet Parisien.—Jean-Bernard. Lettre de Hollande.—Dr Terwagne. Dans les ruines de Termonde.—Henry Sesraert. Etc. LA SITUATION. Mercredi, midi. L'arrivée des Allemands sur la ligne Pétrograd-Vilna n'a pas sensiblement modifié la situation sur le front occidental. L'interception de cette importante voie de communication ne gêne pas considérablement les Russes qui, tant à Dvinsk qu'à Vilna, possèdent des voies latérales qui assurent non seulement k ravitaillement régulier des troupes mais leur permettront, le cas échéant, d'effectuer une retraite rapide et facile. Les lignes allemandes forment maintenant un dangereux saillant à hauteui de Swenziany, qui pourrait bien offrii aux Russes l'occasion d'une riposte avantageuse. A première vue ce saillant semble constituer un danger sérieux pour \ ilna, qui se trouve menacée d'ur enveloppement par le nord et par le sud, mais à Pétrograd on fait valoir que le danger ne sera pas réel tant que l'ennemi n'aura pas franchi la Yilia et quelques autres cours d'eau moins importants qui constituent des lignes de défense naturelles très sérieuses. S'il est vrai, comme l'affirment les bulletins ennemis, que les Allemands ont atteint la ligne de Pétrograd sur plusieurs points, il est évident qu'en ce cas le maréchal von Hindenburg s'efforcera de renouveler, entre Dvinsk et Vilna, la tentative faite à Brest-Litowsk de couper les armées russes en deux. Ce but serait atteint si les Allemands parvenaient à jeter un ou deux corps entre les armées russes opérant au nord et au sud de Vilna. Dans le nord lés tentatives allemandes de tourner la position de Jacobstadt n'ont toujours pas abouti et on annonce maintenant que l'ennemi se retranche sur le Lac Pikstern dans l'intention d'y constituer un point d'appui en vue des opérations futures. Dans le sud nos alliés sont toujours victorieux, et chaque jour augmente 1e nombre de leurs .succès et de leurs prisonniers. Pour la seule journée d'hier ces derniers ont augmenté de 14,000, ce qui, depuis le 1er septembre, donne tn total de 40,000. Pour une armée qui bat en retraite ce n'est vraiment pas mal, et ce doit être pour le grand-duc Nicolas une grande satisfaction de constater l'heureuse intervention de cette réserve stratégique qui, restant dans une inactivité forcée sur la frontière de Buko-\ine pendant des mois, a pu enfin jouer le rôle que le grand stratège princier lui avait assig'né. Il ne faudrait pas cependant conclure trop vite des succès russes en Galicie que nos alliés aient l'intention de poursuivre par le sud une manœuvre offensive dont les marais du Pripetformeraient le pivot. Les autorités militaires russes mettent le public en garde contre toute conclusion par trop optimiste et attirent l'attention sur la nature ardue de la tâche du général Ivanoff en présence des efforts désespérés de l'ennemi de tourner les positions russes par une offensive dans la région de Kovno-Dubno-Kremene.La monotonie des communiqués relatifs aux opérations sur le front occiden tal, traitant invariablement de canonnades et de jets de grenades, n est rompue que par 1'«numération de plus en plus fréquente des hauts faits des aviateurs aîliés, qui affirment de jour en jour leur ascendant sur l'ennemi. L'importance prise par l'aviation a déterminé le conseil des ministres français à créer un nouveau sous-secré-tariat de l'aviation dont M. René Bes-nard sera le premier titulaire. C'est là une décision logique rendue nécessaire par l'extraordinaire développement qu'a pris la cinquième arme depuis le début de la guerre. Comme l'a indiqué le sénateur Hum-bert, le nombre des aéroplanes actuellement en service est sept fois supérieur à ce qu'il fut au début. De nouveaux types ont été créés dont les moteurs possèdent une force trois fois supérieure à celle des anciens appareils; leur rayon d'action a doublé, et leur vitesse s'est accrue d'un tiers ! Les écoles d'aviation se sont multipliées à tel point qu'on est parvenu aujourd'hui à fournir plus d'élèves en un mois qu'auparavant en une année. Leur instruction est infiniment plus rapide et le nombre des accidents est six fois moindre que jadis. Grâce à ce développement merveilleux, les Alliés sont à même de venger comme il convient, sur terre allemande, les forfaits sans nombre commis par un ennemi dépourvu de scrupule et d'honneur. Grâce à nos aviateurs, les villes al'emandes sont soumises, à titrer*" représailles, à des bombardements ven-geurs.La dernière expédition militaire aérienne des Alliés était dirigée contre Bensdorf, en Lorraine, au sud-est de Metz, Chatel-en-Argonne, et Lange-marck, où des cantonnements allemands ont été bombardés avec succès. On signale, d'autre part, un nouveau raid sur la cote orientale des Iles Britanniques par un Zeppelin dans la nuit de lundi à mardi. Les bombes qu'il lança ne firent pas de victimes. La ville d'Ypres a été l'objet, dimanche, d'un, bombardement teuton. Environ 300 obus sont tombés sur la ville. Lundi il fut repris. Il y eut moins de projectiles, mais d'un calibre supérieur.En fait d'opérations navales on signale d'Athènes la destruction d'un sous-marin allemand qui aurait été coulé dans la Mer Egée par des torpilleurs français. Parmi les faits saillants de la journée, notons encore le chiffre total des pertes britanniques : 381,982 pour la première année de la guerre ; les pourparlers entamés à New-York en vue d'un emprunt qui atteindrait, dit-on, un milliard de dollars et la demande d'un nouveau crédit de deux cent cinquante millions de livres que M. Asquith déposera aujourd'hui au Parlement. DE LA FICTION À LA RÉALITÉ. Tout comme le primitif, l'homme affim; par vingt siècles de civilisation se complaît au surnaturel : c'est ce qui explique que la croyance aux contes de nourrice est plus répandue qu'on ne le pense généralement. Les esprits forts, prêts à sourire, auraient d'ailleurs mauvaise grâce à dédaigner ces fables naïves qui, à y regarder de près, contiennent déjà, sous des symboles précis ou des allégories voilées, sinon ie principe de toute science, du moins le fond de toute philosophie et d«. toute sagesse... 11 ne manque pas de bonnes gens pour établir des rapprochements inattendus entre les mythes immémoriaux qui forment la substance de ces contes populaires et les événements de la vie qui, à les entendre, n'en sont que l'illustration et le commentaire ; c'est ainsi que la guerre actuelle prête à mille transpositions plus ou moins ingénieuses qui sont l'image même de notre destinée. N'y retrouve» t-on pas, en effet, avec un peu d'imagination, les personnages éternels de la fable et de la légende : la belle princesse persécutée et malheureuse—faut-il dire que c'est la Belgique?—les chevalier: braves et valeureux, France et Angle terre, paladins du Droit qui volent à sot secours pour venger l'innocence; puis 1; succession des sortilèges et des cm bûches que les génies maléficieux dres sent sous les pas de nos redresseurs d< torts: monstres sous-marins, dragon: hideux dénonçant leur approche pai des jets de vapeur pestilentiels en qui vous reconnaîtrez san: peine, Fafner et ses gaz asphyxiants.. On peut pousser plus loin ce petit jeu d'analogies jusques et y compris le chapitre final, qui doit consacrer, avee l'aide des bonnes fées, le triomphe de lf justice et de la vertu. Gardons-nous, ce^ pendant, en cédant trop à la fiction, de perdre le fil solide de la réalité. Il se'rai' illusoire de s'engager éperdument dan; le pays des Chimères, et de s'imaginei que par l'effet de quelque coup de baguette magique, nous retrouverons après la guerre, toutes choses en état comme devant. Or, c'est une ôpinior assez répandue parmi nos compatriotes de croire qu'une ère de remarquable prospérité économique succédera à k période de dépression et de marasme qut traverse actuellement la Belgique. Sur quoi se base-t-on pour développer de si brillantes perspectives d'avenir? On ne peut songer à invoquer comme précédent la guerre de 1870, qui nous a épargnés, et durant laquelle .nous étions à peu près dans la situation où se trouvent actuellement les neutres, qui sonten 5 train, surtout la Hollande et les Etats-Unis, de faire, comme on dit, leur pelote. Xous, au contraire, une fois les hostilités terminées, nous aurons à panser nos plaies, à relever nos ruines, à !" restaurer toute notre économie natio-l* naile. Il est donc à présumer que des vues n aussi rassurantes sur nos destinées in-l" dtastrieMes et commerciales reposent sur r de simples intuitions, qui ne sont d'ailleurs pas complètement négligeables, si a on les met en rapport avec certaines données expérimentales. On a constaté, en effet, qu'à une suite d'années criti->- ques .succède généralement, suivant un a rythme assez régulier, une suite e d'années de relèvement économique. Il a n'y a cependant, dans ce mouvement > oscillatoire, rien de fatal ni d'inflexible, bien que certains sociologues se soient i- efforcés de tracer le cycle et de dégager les lois de ces phases alternées en éta-à b'issant leur corrélation avec des phéno-x mènes astronomiques. Mais faut-il le s- dire—nous sommes ici dans le domaine à purement conjectural, et il pourrait être n décevant de s'abandonner à une sorte de st fatalisme économique, sans se préoccuper des conditions positives du réveil de i- l'activité nationale. i- Or, il importe beaucoup de se péné-n trer de certains faits essentiels pour l'o-' rientation de nos efforts en vue derecons-'t tituer la vie organique de la nation. Il s faut notamment toujours se souvenir que la Belgique, pays de grande industrie, tire la majeure partie de ses ressources I du produit de ses exportations, et qu'elle '< occupe, dans l'échelle internationale, le n cinquième rang au point de vue du com- merce extérieur. Telle était, du moins, s 1? situation avant la guerre, [.a retreu-v..erons-nous après? il y a de bonne 11 \i-ons de l'espérer, mais ce ne sera , as sans devoir reconquérir de haute lutte e le terrain perdu sur lequel nos concur-e rents auront eu le loisir de s'installer et de se retrancher d'autant mieux, que 'a durée de la guerre se prolonge au delà s de toute prévision. Pour ne citer qu'un exemple, les Etats-Unis multiplient leurs efforts pour s'implanter sur tous ' les marchés de l'Amérique du Sud, qui constituaient un des débouchés les plus lucratifs pour nos tissages de 'in, de coton et de laine. Comment reprendre notre place au soleil et rentrer en contact avec une clientèle qui nous aura provisoirement abandonnés? Pour poser le problème dans ses termes généraux, comment assurer à notre industrie, qui étouffe dans nos frontières étroites, le II large marché que lui est indispensable? ^ Ces prémisses étant établis, il va do ® soi que nous avons, en principe, tout à s gagner à l'abaissement graduel des barrières douanières et à l'abolition des entraves apportées à la liberté des transactions internationales, Notre politique économique, s'inspirant à la fois du bien-être général et des nécessités vitales de nos industries d'exportation, ne peut 3 donc être que nettement orientée vers 'e a libre-échange—sous cette réserve qu'il faut tenir compte des contingences, sa-s crifier au malheur des temps, songer que 1 l'absolu ne se réalise pas en ce monde et l1 se résigner, à défaut du triomphe com-e plet des idées libre-échangistes, à ces solutions intermédiaires et mitoyennes dont est faite la vie sociale comme la vie individuelle. Xous aurons donc vraisemblablement à "causer" pour obtenir des tarifs avantageux, à causer avec des amis et particulièrement avec la France, s où l'esprit protectionniste ne laisse pas . d'avoir des racines tenaces. Une Union 3 économique entre les pays a'iiés paraît a de plus en plus probable, et à l'heure . où on en discutera les clauses, la France, , cette nation traditionnellement cheva-e leresque et généreuse, écoutera la voix s de son grand cœur reconnaissant, se r souviendra des titres impérissables que , la Belgique a acquis à la gratitude de s la civilisation occidentale, et eionnera à . notre pays des gages précieux d'amitié en abaissant au minimum en notre fa-j veur ses tarifs douaniers. Sans doute la - politique économique, dont la trame est j tissée d'intérêts positifs, s'accommode _ mal et en tous cas ne s'inspire pas uni-; quement de considérations purement t sentimentales. Il sera donc bon de pou-s voir ajouter à celles-ci le poids d'avan-r tages matériels contre-balançant dans » une certaine mesure les sacrifices con-f sentis à notre profit. C'est sur la na-, ture et l'importance de ces compensa-! tions éventuelles qu'il y a lieu de porter s un examen particulièrement réfléchi et 2 d'appeler toute l'attention des spécia-î listes. Ï JLLES COUCKE. LETTRE DE SUÈDE. La mission de Madame Horta. 1 s On nous écrit de Stockholm, 28 août Je trouve enfin quelques instants poui accomplir ma promesse de vous écrire er cours de route. Me voilà depuis -quelque: semaines en Suède : Dieu, que le temp: passe vite, même au milieu de gens hos ^ tiles ! Le départ de Newcastle se fit à "fonc de cabine"; défense de paraître sur le __ pont jusque bien, bien loin de la côte r une nuit, branle-bas, des vaisseaux nou: entourent, émotion générale, l'ennemi; j Non, nous passons... A Bergen grande activité dans le port mais j'ai à peine le temps de me jeter dans le train poui ' Christiania où je rencontre — après l beaucoup d'indifférents même, de ceu> , qui ne devraient pas l'être—le j premier visage ami. Il m'encou t rage. Il a fait des voyages qui fon époque dans les découvertes, il travaille ^ ici depuis le commencement de la guer-re au bien du pays—qui dira jamais exactement les grands services qu'il e rendus à la Belgique. Il me prépare i a affronter les premières grandes hostili-~ tés et m'envoit chez quelques amis sûrs. [ Je pars pour Gothembourg avec un cou-^ rage renouvelé. ~ C'est la première ville de Suède ot , je m'arrête pour préparer le terrain de mes causeries : je manque mes recommandations, qui sont si précieuses er voyage ; un agent belge ou soi-disant me fait comprendre l'accueil qui m'est ré-j servé, je l'ai déjà constaté du reste. „ C'est momentané peut-être, mais c'est curieux. Je redescends vers le sud des 1 pays scandinaves où il fait de plus en ' plus glacial. Est-ce l'approche du réfri-l gérant qu'est l'Allemand dans les pays neutres pour les Alliés? Le moment n'est pas venu de juger. ' Je dois atteindre Stockholm. J'y suis ' Jrrivée... Je ne vous apprendrais, certes, rien de neuf en vous disant que la Suède est particulièrement pro-germanique en ce moment H*1,ne m'attendais à aucune ' surprise à ce sujet, cependant elle fut, 1 et sérieuse : elle l'est plus profondément que l'on a pu le dire ! Certes, il y 1 a de bonnes exceptions, de grands dé-t vouements qui nous ont été acquis dès la première heure, mais leur action a été : neutralisée par la force aveugle qui mène la Suède et même une partie des ' pays scandinaves versla Kulturgermani-[ que. Les causes en sont profondes et connues : les classes dirigeantes de l'armée complètent leur enseignement en ' Allemagne, la classe bourgeoise a des relations essentiellement commerciales ! avec les pays du centre et passe ' par toutes les nécessités et tous • les avantages des échanges industriels, commerciaux et financiers ; la ' classe ouvrière est en .admiration devant 1 l'organisation du mouvement social allemand, et non seulement par des affinités d'esprit, mais encore par l'envoi de secours en temps de grève, etc. Elle ; se croit obligée, et peut-être avec quel-1 que raison, à une juste reconnaissance ' envers des frères de misère. Cependant, i.l ne faudrait point en conclure à un aveuglement absolu. Si ' l'on néglige les origines qui dominent les • raisons profondes, il y a actuellement ' une grande partie de la population dont ; l'opinion s'est principalement formée ■ aux histoires colportées par les émis-' saires et les journaux de l'Allemagne. 1 Toutes les raisons initiales de la euerre r ' r r ont étc transformées en faveur de l'Al- • lemagne, toutes ses victoires grossies 1 en raison des distances, toutes ses fautes ; et tous nos désastres diminués, expliqués comme des faits inévitables • de la guerre. Si l'on ajoute à cette action incessante la peur ou la haine de la Russie, on : s'expliquera aisément ce que la sincérité, ou ce qui paraît l'être, de nos ennemis ■ à dû former ici de convictions. L'honnêteté de l'ensemble de la population accepte d'autant mieux comme évan- : gile ce qui se raconte qu'il n'y a ■ pour ainsi dire aucune cloche adverse qui se fait entendre. Les journaux français ne pénétrent évidemment pas dans ■ la masse, et quant aux journaux anglais, quelle action, qu'une action négative, pourraient avoir des journaux d'un pays ■ prétenduement responsable de la guerre ! Aussi mon arrivée fut-elle au premier : abord assez froidement accueillie, on fut • certes aimable, mais ce fut tout. Alors, i connaissant mes compatriotes, sachant ; combien sur eux la bonne foi a d'action, ; je me mis à l'œuvre avec une confiance . nouvelle : les oreilles s'ouvrirent avec les yeux et puis les portes aussi. Après 15 [ jours de travail incessant les trois plus : grands journaux du pays, le "Svenska Dagblaclet," organe conservateur, le ; "Dagens Nyheter," organe libéral et le > "Social-Démocrat," journal socialiste, annoncèrent ma campagne en faveur de nos pauvres. Car vous l'ai-je dit, je reste à l'écart,de l'action politique et pour plus de garantie je m'entends avec les hommes politiques des trois partis... qui m'aident de leurs conseils. Je viens de vous faire voir le côté sombre de mes premières impressions, il en est déjà d'autres, des dévouements à notre cause s'affirment, j'ai bataillé pendant 5 semaines en particulier, j'affronte demain le grand public, arriverai-je à l'apitoyer, je ne sais... je commence par le Norrland à Umea ppur remonter ensuite jusqu'au fin fond à Rurina... il y . fait très froid ! Je ne dégèlerai pas le pôle nord mais peut-être arriverai-jc à réchauffer quelques cœurs charitables. J- H. La presse suédoise et Mme Horta. En même temps que la lettre qui pré-; cède nous arrivent de Suède les trois premiers journaux de Stockholm, qui annoncent la bienvenue à Mme Horta partie là-bas—on le sait—dans l'idée de faire de la propagande dans son pays d'origine en faveur de notre malheureux pays. Nonobstant l'esprit général favorable aux Allemands, la voix de la vaillante conférencière a déjà trouvé un heureux écho dans son pays, .s£ nous en jugeons par les articles élegieux que nous avons isous les yeux, et dont nous extrayons quelques passages : L« " Dagens Nyheter," journal libéral, après avoir expoaé le but du voyage, ajoute- "La vos de celle qui avait ru, changeait souvent pendant la oonversation, en serait-il possible autrement? Peuton demander à ceux qui ont vécu 1914-1915 en Belgique, de parler de co qu'ils ont vu, les yeux secs et la veix un;formément forte? Malgré tout ce qu'on a dit de la souffrance de la Belgique, l'histoire est toujours nouvelle et plus terrible encore quand elle est racontée pa,r quel-qu un qui a vi> de près les misères et partagé le sort qui a frappé le peuple le plus malheureux de cette guerre mondiale!" Le journal conservateur, le " Svenska Bagbla-det," qui reflète le plus dans le pays l'esprit pro-germanique^ rend compte de l'interview sou» la rubrique: ""Ln témoin suédois de la misère en Belgique — un appel aux trois pays scandinaves." En même temps que nous lisons dans les journaux d'AMemagne l'explication relativement optimiste sur la situation en Belgique, nous arrive à Stockholm un témoin de la désolation et de la misère là-bas. "Je viens, dit Mme Horta, parce que je me sentais "'obligée" de venir, sans penser à votre politique et sans me soucier si le moment est favorable ou non pour provoquer de l'intérêt en faveur de notre pays. Je viens vous apporter lesi impressions des horreurs de la guerre de quelqu'un qui a vu et qui entend rester nonobstant à l'écart de la terrible question: faute et responsabilités." Je^ vous décrirai les misères auxquelles j'ai assisté, et les cris d'angoisse que j'ai entendus, je vous exposera.' quelques dévastations : vous vous formerez une opinion après. — Cependant, dit l'interviewer, qu'espérez vous ici du résultat en présence de l'iramensilé des besoins ? — Ce que j'espère? Point du tout, ce que d'autres ont pu faire en Amérique ou ailleurs. J'entends mettre ma connaissance de la Suède et de sa laja^ue au service de mon pays da'doption dans un moment d'immense détresse. Tout ce qui est Belge ou seulement de cœur, travaille fébrilement, s'essaye comme moi à des chose? oui ne sont même pas de leur domaine, et après tout., les petits ruisseaux ne font-ils pas les grandes rivières ? Quoiqu'il en soit, dit-elle aveo un sourire plein d'espoir, j'ouvrirai le cœur des femmes dont les hommes me fermeront leur bourse; j'ouvrirai les yeux à oeux qui ne peuvent voir et je crierai la vérité dans 1 oreille des sourds." Le grand journal le u'-Social-Démocrate"—on sait que le parti socialiste constitue en ce moment la^ fraction la plus importante du Rikstag— publie, à son tour, un article en première colonne du journal plein d'éloges non seulement sur la pensée^ généreuse de sa compatriote, mais sur l'utilité qu'il y a pour le peuple à entendre la voix qui va s'élever jusque dans les f-ns fonds du pays." Nous renouvelons nos vœux de succès à la vaillante conférencière, qui connaissant les antipathies de son pays pour certains de. nos Alliés, n'a pas reculé devant les très grandes difficultés qui devaient l'attendre là-bas. Sa lettre n'en fait pas mention, mais nous savons déjà toute la réelle énergie qu'il lui a fallu pour introduire sa cause devant le pays. Le premier accueil fut plus que froid, mais il devait se faire chaleureux après quelques semaines de travail opiniâtre. On sait du reste que l'activité des femmes en Suède et Norvège est l'une des caractéristiques du pays et que c'est parmi elles que se recrutent les grandes propagandistes en faveur de toutes les questions sociales et humanitaires. SYMPATHIES BELGES AU BRÉSIL. i- i- Les derniers journaux du Brésil nous i- apportent les échos des manifestations 'r organisées le 25 juillet à l'occasion de la fête de la Reine Eiizabeth. î- Une réception eut lieu chez M. Dcl-coigne, ministre de Belgique à Rio, et toute i'élite de la Société btisilitime se fît un devoir de sympathie de s'y rendre. Le ministre des Affaires Etrangères envoya une magnifique corbeille de fleurs et la Ligue pour les Alliés, dont l'activité est très connue, fit de même. Tout le corps diplomatique prit part à la fête, à laquelle assistait Mme S6èffle année. No. 218

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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