L'indépendance belge

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s.n. 1915, 12 Juin. L'indépendance belge. Accès à 24 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/3t9d50gq95/
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L INDÉPENDANCE BELGE. ROYAUME-UNI: ONE PENNY, CONTINENT: 15 CENTIMES ADMINISTRATION ET REDACTION : BUREAUX A PARIS : ,3 MOIS, 9 SHIILIN6S. -, TUDOR HOUSfc. TUDOR ST., LONDON. E.C. li. PLACE DE LA BOURSE LONDRES, SAMEDI 12 JUIN 1915. ABONNEMENTS : j6 MOIS. 17 SHJ1LINGS. - CONSERVATION PAR LE PROGRES. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: 238*75 11 AN, 32 SHILLINGS, j SOMMAIRE. « LA SITUATION : Lignes allemandes percées à Hébuterne.— Succès russes en Galicie.—La Note des Etats-Unis à l'Allemagne.— Nouvelle activité des troupes serbes. Un ministère national.—Jules Dcstrée. Pourquoi un gouvernement national et les arguments qu'on oppose. Les racines du pacifisme.—Camille Roussel. Lettre d'Italie.—Mario Borsa. Lettre de Grèce.—S. P. Faits menus, menus propos.—Bob. Conférence Lorand. Le sort de M. Fulgence Masson. A l'Association de la Presse belge. En Belgique. Au King Albert's Hospital No. 3.—G. Y. Les Belges à Saint Albans. Echos. Etc. LA SITUATION. Samedi, midi. I On connaît enfin le texte officiel, si impatiemment attendu, de la seconde note adressée par les Etats-Unis à l' Allemagne au sujet de la destruction du "Xusita-nia."Disons tout d£ suite que quoique ferme de ton, la Note ne constitue nullement l'ultimatum auquel, après la " bruyante sortie " de M. Bryan, on croyait devoir s'attendre, et qu'elle laisse, au contraire, la porte ouverte à de nouveaux pourparlers diplomatiques. Le gouvernement américain demande, il est vrai, au gouvernement im-. périal l'assurance qu'il ne soit plus porté atteinte dorénavant ni à la vie des citoyens américains voyageant à bord de navires de commerce appartenant aux nations belligérantes, ni aux droits des navires américains," mais en même temps le gouvernement républicain se déclare prêt à accepter la suggestion du gouvernement impérial d'agir comme intermédiaire entre lui et le gouvernement britannique, en vue de rendre moins terribles les conditions de la guerre actuelle. Le fait le plus caractéristique de la Note est que celle-ci ne se borne pas à revendiquer les droits des Etats-Unis et de leurs citoyen.,, maio qu'elle place au-dessus de ces droits 'bien définis, les principes purement humanitaires méconnus par l'Empire allemand en vouant à. la mort, délibérément, plus de mille êtres inoff'ensifs qui n'avaient pris aucune part à la guerre. En plaçant le conflit sur ce terrain extradiplomatique, le cabinet de Washington a non seulement fait une oeuvre hautement humanitaire, mais il a indiqué au gouvernement impérial le moyen de sortir " honorablement" du dilemme devant lequel il se trouve placé. Comme le disent les officiels de Washington, la guerre n'est au bout de cette Note que si l'Allemagne la désire, c'est-à-dire, si elle renouvelle ses attaques contre les vies et les navires américains. La liste, déjà si longue des victimes des sous-marins teutons, s'est accrue encore depuis hier du chalutier " Britan-nia " et du schooner " Express," qui portent à quarante-cinq le total des navires ds commerce et des bateaux de pêche coulé3 depuis samedi dernier. Sur ce nombre, trente-quatre étaient de nationalité britannique, six neutres., deux français, deux belges, un russe. On annonce d'autre part que le sous-marin "U 4," autrichien, a réussi à torpiller sur les côtes d'Albanie un croiseur britannique, que le communiqué viennois signalait comme ayant été coulé mais que l'amirauté britannique affirme être arrivé à bon port. Le grand succès remporté par les Russes sur le Dniester modifie totalement la situation militaire en Galicie qui hier semblait assez sérieusement compromise. Le danger qui menaçait Lemberg est, pour le moment, écarté, et la brèche que le général von Linsingen était parvenu à faire dans les lignes russes est bouchée. Venant après la brillante attaque russe à Mosciska, le succès de nos alliés prouve que le grand-duc Nicolas garde la situation bien en mains, et que s'il est obligé de céder du terrain, il le fait payer chèrement à l'adversaire. Quoique sérieusement handicapées par la pénurie de munitions, les troupes russes ont montré à Mosciska et à Zarawno qu'elles n'ont rien perdu de leurs magnifiques qualités combattives. Sur le front occidental, les Français ont encore accentué leurs progrès, notamment au sud de Hébuterne, où ils percèrent les lignes allemandes sur un front de deux kilomètres de longueur sux un kilomètre et demi de profondeur. Le butin- fait à Neuville-Saint-Vaast prouve combien ce succès a dû être sensible à l'ennemi, et ou comprend le laconisme des derniers bulletins teutons qui ne parlent pas plus de leurs échecs sur le Dniester et à Hébuterne, qu'ils n'ont osé parler jusqu'à présent de la destruction de deux de leurs dirigeables.Sur le théâtre méridional de -la guerre il n'y a pas de changement, et dans les Dardanelles il semble y avoir un iiou-vel arrêt dans les opérations, le dernier bulletin de Paris-se bornant à signaler que les troupes alliées ont consolidé les îésultats obtenus le 4 juin. Les troupes serbes qui, depuis quelques semaines, avaient été perdues de vue, font de nouveau parler d'elles. Non seulement elles ont pris l'offensive en Albanie, où elle3 s'apprêtent à occuper Durazzo, mais on apprend qu'elles se préparent à attaquer les Autrichiens dès que les inoudations dans la vallée du Danube -rendront possibles de nouvelles opérations militaires dans cette région. L'état sanitaire de l'armée et de la population s'est beaucoup amélioré ; l'épidémie de typhus est enrayée, et le choléra, tant redouté, n'a pas même fait sou apparition. La question de l'augmentation de la production des munitions de guerre reste à l'ordre du jour. Les efforts faits en Grande-Bretagne sont sérieux, et M. Llovd George, au cours d'un discours adressé à des représentants d'usines métallurgiques de la Galles du Sud, a trouvé des paroles énergiques pour démontrer l'impérieuse nécessité de fournir à l'armée les munitions dont elle a besoin. L'Australie, le Canada et l'Afrique du Sud offrent leur concours et on peut espérer que d'ici quelques jours l'industrie sera en mesure de faire face à toutes les exigences de l'armée. En France, les mesures nécessaires ont été prises déjà et en Russie ce problème importent à également trouvé la solution qu'il comportait. UN MINISTÈRE NATIONAL. Notre confrère à Londres, "La Métropole," a donné son appréciation sur la proposition de créer un ministère national. 11 estime que l'agitation de presse en faveur de ce ministère est "purement artificielle." "Elle ne peut, dit "La Métropole," que faire plaisir à quelques politiciens avides d'un marocain flambant neuf et de satisfaire quelques ambitions." La "Métropole" ajoute qu'il est bien inutile de réclamer un ministère national "pour nommer un bourgmestre, préparer des achats de graines ou d'instruments aratoires en vue de la récolte de 1916, ou, plus simplement encore, se croiser les bras. " Cet argument, si spirituel qu'il soit, ne nous paraît pas bien convaincant. Enfin, pour " La Métropole," "c'est lorsque nous serons rentrés victorieux chez nous et non pendant cette terrible crise qu'il conviendra de déterminer la participation de nos hommes d'Etat à l'exercice du gouvernement en vue de la reconstruction de la' Belgique. " " La Métropole " ne pourrait-elle consulter se^ lecteurs sur l'opportunité d'un ministère national? Elle se rendrait compte ainsi elle-même s'il s'agit d'une agitation purement artificielle. Car chacun peut, plus ou moins, apprécier ou entrevoir tout ce qu'il y a à étudier, tout ce qu'il y a à modifier, à perfectionner, et tout ce qu'il y a à créer, et à organiser pour le moment où nous rentrerons en Belgique. Il faut pourtant bien se rendre çompte de cc que nous réserve l'avenir et ne pas se trouver devant les difficultés sans savoir comment les surmonter. C'est pourquoi, pour le bien du pays, et dans cet intérêt seul, nous réclamons la collaboration aux affaires gouvernementales d'hommes appartenant à des opinions diverses et la participation effective des autorités économiques et industrielles à la rédaction du programme des mesures, lois et décrets à yrendre en vue de la reconstitution de la patrie. La "Métropole" paraît bien d'accord avec nous sur la question de ce principe. Mais nous différons d'avis quant à la date et au mode d'application. Bornons-nous, pour le moment, à faire cette constatation. M. Jules Destrée, le distingué et sympathique député <le Charleroi, de son côté paraît partager notre manière de voir, car voici la lettre qu'il adresse a la "Métropole" : Monsieur le Rédacteur en Chef, Vous voulez bien m'imiter à parler franc au sujet du Ministère National. Je n'ai malheureusement pas le loisir de vous développer ma manière de voir. Je note seulement mon complet accord avec vous sur la nécessité d'une activité plus sérieuse de la part de notre Ministère des A ffaires Etrangères et sur celle de la collaboration constante des leaders de l'ancienne opposition qui est, comme vous le dites fort bien, le vœu de tous les Belges. Vous vous plaisez à croire qu'elle n'a jamais été négligée. S'il en était ainsi, on n'aurait pas réclamé un ministère national, puisque nous l'aurions eu. Veuillez agréer mes sincères salutations.{signé) JULES DESTRÉE. 10 juin 1915. Il serait intéressant de connaître l'opinion d'autres personnalités. POURQUOI UN GOUVERNEMENT NATIONAL— ET LES ARGUMENTS QU'ON OPPOSE. Un gouvernement national est nécessaire : (1) Pour empêcher des suspicions parmi nos soldats—suspicions qui sont le résultat de faits que "l'Indépendance Belge" a exposés à différentes reprises. (2) Parce que la forme d'un gouvernement national est la seule qui soit juste, ce que personne ne nie—et que son principe est issu du Droit... (3) Parce que le contrôle est de toute nécessité pour maintenir l'impartialité gouvernementale entre tous les citoyens, à quelque parti politique qu'ils appar» tiennent. Voilà les trois points essentiels qui militent en faveur d'un gouvernement national. Quels sont les arguments qu'on oppose? Ils peuvent se résumer ainsi: ... (1)Le Parlement ne peut être réuni et, par conséquent, un changement de ministère ne peut avoir lieu. (2) Les personnalités qui seraient désignées pour faire partie de ce gouvernement national seraient dans une situation morale inférieure lors de la rentrée en Belgique. (3) Certains des membres du ministère n'ont pas de travail utile à accomplir actuellement, dans leurs départements. Les réponses à ces arguments sont aussi courtes que décisives, et les voici : (1) Le Parlement n'a que faire en ce qui concerne la nomination des minis= très, puisqu'il est convenu, de commun accord, que la trêve des partis doit exister. C'est le Roi qui nomme les ministres et non le Parlement, Et l'intérêt national exige la présence de représentants de tous les partis dans le ministère. (2) Les personnalités qui entreraient dans un ministère national ont pour devoir de placer les intérêts moraux du pays au-dessus de leurs convenances personnelles. (3) Le travail de tous les ministres dans un ministère national est important, parce qu'il comporte le contrôle sur les actes gouvernementaux dans l'intérêt de l'impartialité et du respect de TOUS les droits... Nous ne vouions pas polémiquer ni en dire plus. Mais nous constatons que les réponses résumées ci-dessus sont irréfutables si l'on se place à un point de Vue qui n'est pas un point de vue politique. Et les journaux qui osent prétendre que ce sont des politiciens qui proposent la création d'un gouvernement national sont eux-mêmes des politiciens qui tâchent de dissimuler sous une accusation purement gratuite les visées politiques qui sont les leurs. Il ne faut rien ajouter à cela. LES RACINES DU PACIFISME. Les "nouvelles."—L'aveuglement des Allemands.—Les théories absurdes.—Les erreurs de M. Bryan. Samedi.—Série de "nouvelles" favorable aux Alliés aujourd'hui. Ces nouvelles méritent d'être énumérées : Victoire russe en Galicie, succès italien à Monfalçone, avance des Serbes sur Du-razzo, léger progrès aux Dardanelles, la "Note" d-es Etats-Unis, succès en France... Voilà une "Dernière Heure" qui ne manque pas de certains appâts... Un fait, peu important, mais qui est de nature à montrer quel est l'état d'esprit en Allemagne, c'est 'e silence des journaux d'Outre-Rhin ne soufflant mot de la destruction des Zeppelins en Belgique. Il ne faut pas que l'opinion publique allemande soit éclairée: on peut expliquer par ces petits faits la situation morale de la population allemande : elle agit dans l'ignorance où ses maîtres la maintiennent—et, des lors, on comprend que ces aveuglés par la persuasion... du censeur,-se sacrifient pour les maîtres en question. Cette malheureuse population ressemble aux victimes de l'esclavage, jadis. Lorsqu'un propriétaire d'esclave voulait séparer, par exemple, des enfants de leur mère, pour les vendre, il, évitait la haine de ces martyrs en leur disant : "On me force à vendre vos enfants; c'est l'acheteur qui m'.y oblige, et je suis vraiment désqlé!",.. La haine des martyrs . se reportait sur' l'acheteur qui "obligeait" leur maître à les vendre. Et le maître coupable, pour faire croire à ses bons sentiments, versait quelques larmes de crocodi'es... La population allemande est dans la même situation morale. Les autocrates qui la dirigent commettent des crimes et disent : — Ce n'est pas moi,; c'est l'ennemi. Si je vous fais tuer par milliers, c'est de là faute de l'ennemi. Tapez'dessus... Et ces malheureux étant maintenus, pour la plupart, dans l'ignorance—ils perpètrent avec enthousiasme des crimes qu'ils croient constituer des représailles alors que ce sont des attaques... Au point de vue philosophique, tout cela possède un intérêt...désolant. Du même genre est l'intérêt qui s'attache aux déclarations de M. Bryan, quant au pacifisme. Dans son •manifeste au peuple des Etats-Unis, il s'écrie : — La force est le vieux système qui doit être supprimé : le nouveau système, c'est la persuasion. Et, avec raison, il vitupère contre les "chiens de guerre." Mais quel illogisme en ce qui concerne les faits ! On en arrive à se demander si l'honorable M. Bryan a été mis au courant de; faits de la guerre; ou bien si son absorption complète par l'amour du pacifisme l'a empêché de connaître ces faits?... En effet, l'Allemagne déclare : — Mon système à moi, c'est la Force, et je vais jusqu'au bout de ma force, sans souci de l'innocence, sans souci des crimes à commettre. Je me moque des sentiments humanitaires. Et l'Allemagne commet ses crimes, elle use de sa force qui est formidable, elle tue des innocents, elle se rit des théories de M. Bryan, et elle dit : " Je trouverai toujours un savant théoricien pour justifier mes crimes — ou tout au moins pour les expliquer." Tandis que tous ces crimes sont commis, M. Bryan fait des discours sur le pacifisme. S'il était aux mains de l'Allemagne. qelle-ci lui mettrait un bandeau sur la bouche et il devrait se taire : n'est-ce pas ce qui le menace si les Prussiens étaient victorieux? M. Bryan devrait aller faire un "petit tour" en Belgique, pour voir... En réalité,' agir comme le fait M, Bryan, c'est trahir les intérêts du pacifisme.Comment ? ■ Si l'Allemagne était victorieuse, elle imposerait sa force. Or, le pacifisme ne peut pas exister par l'obligation du respect de la force. Cela est inhumain et ridicule, et la guerre perpétuelle serait un résultat de la situation anormale. La conclusion est simple : en laissant les crimes s'accomplir par la force, en laissant les innocents sans une défense universelle, en défendant les théories qu'il défend, M. Bryan trahit les intérêts du pacifisme. Il nous fait l'effet d'un gourmand qui, aimant les pommes, passerait son temps à couper les racines de tous les pommiers qu'il rencontrerait. Aimant le pacifisme, il atteint, par ses théories insouciantes des faits, les racines mêmes du pacifisme. CAMILLE ROUSSEL. LETTRE D'ITALIE. Nous recevons de M. Mario Borsa, rédacteur en chef de l'important journal, " Il Secolo," de Milan, la lettre suivante, dont nous remercions -vivement l'auteur Mila.no, 6 juin 1915. Monsieur et Cher Confrère, La guerre que l'Italie a entreprise n'est pas seulement une guerre pour la rédemption de ceux de ses enfants qui restent encore sous le joug autrichien. C'est aussi une guerre pour la défense du droit, de la liberté et de la civilisation européenne. Cela est compris par tous les esprits, cultivés d'Italie et cela, vous le saurez aussi, mon' cher confrèrç. Mais peut-être ignorez-vous que notre guerre est ainsi comprise même par une grande partie de notre population .la plus humble qui, en ces longs mois d'attente et de préparation, a acquis la conviction qu'une grande injustice a été commise en Europe et que l'Italie, pour être digne de son honneur national et de ses traditions historiques, devait aider à la réparer. Une preuve de ce que je vous dis vous la trouverez dans cet épisode que j'ai le plaisir de porter à la connaissance de vos lecteurs : dans de nombreuses villes, nos réservistes sont partis au cri de " Vive la Belgique !" Ces cris s'ente-ndèrent à Domodossola, à Florence, à Ferrara et dans beaucoup d'autres villes. Pendant que le train partait et que les parents saluaient en pleurant les êtres chers qui s'en allaient au front, les réservistes se penchaient et criaient avec enthousiasme : " Vive l'Italie! Vive la Belgique !" Qui donc a appris à nos ouvriers et à nos pauvres paysans à joindre ces deux noms dans une même pensée? Qui leur a donne l'idée de la grande injustice consommée en Europe? Heureusement, en ces longs mois de préparation, ils ont été nombreux ceux qui sont allés au milieu du peuple italien prononcer le nom de la Belgique avec autant de respect et de vénération qu'on prononçait, au temps de la première barbarie, le nom des martyrs. Mais parmi ces hommes généreux, la première place revient à deux de vos illustres compatriotes : les députés Georges Lorand et Jules Destrée.Lorsque, en ces derniers jours, nous recevions la nouvelle des réservistes qui partaient au cri de " Vive la Belgique ! ", nous disions, dans notre rédaction : " Voilà la bonne propagande de nos amis Lorand et Destrée." Et de même que nous disions cela entre nous, je Vous demande la permission, mon cher collègue, de le pouvoir dire aussi dans les colonnes de "l'Indépendance Belge." Lorand et Destrée ne sont plus en Italie, mais notre pensée reconnaissante les suit, surtout en ce moment, parce que c'est eux qui ont tant coopéré parmi nous à la sainte croisade pour la revendication du droit européen. Nous n'oublierons jamais comment ils l'ont fait. Le tact, la délicatesse, la finesse avec lesquelles — étant donné leur situation — ils ont su parler sans choquer aucune susceptibilité, sans jamais dépasser les bornes qu'eux-mêmes — propagandistes étrangers en Italie — s'étaient rigoureusement imposées. Georges Lorand, qui parle italien comme chacun de nous, a visité d'un « bout à l'autre toute la Péninsule. U n'y a pas, on peut dire, une petite bourgade qui n'ai pas entendu sa parole honnête et franche en défense de sa Belgique 86ème année. Ho. V37

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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