L'indépendance belge

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s.n. 1915, 12 Juillet. L'indépendance belge. Accès à 22 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/b853f4mq01/
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fifipmp. annpp No. 162 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY- CONTINENT: 15 CENTIMES ■ •-* r1 - ADMiNISIKATION ET REDACTION : BUREAUX A PARIS : TUDOR HOTJSE. TUDOR ST., LONDON. E.C. u- PLACE DE LA BOURSE. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: { 23S-75 ^ LONDRES, LUNDI 12 JUILLET* 1915. / 3 MOIS. 9 SHILLINGS, i ABONNEMENTS : J 6 MOIS. 17 SHILLINGS. CONSERVATION PAR LE PROGRÈS 11 AN, 32 SHILLINGS. ) SOMMAIRE. LA SITUATION : La contre-offensive russe en Pologne et en Galicie.—Attaques allemandes repoussées sur le front occidental.— La poussée italienne.—Les opérations dans les Dardanelles. La gnerre et la crise monétaire.—Jules Coucke. Lettre du Donets.—p. Le " Beigian Day."—Henry Segaert. Billet Parisien.— jean-Bernard. Lettre du Havre—Pierre Nodrenge. L'Industrie Belge et le Marché Brésilien. Les Expositions belges. La Ligue des Patriotes. Faits menus, menus propos.—Bob. Le 14 juillet. La Maison des " Dernières Cartouches."—X.X. Echos, etc. LA SITUATION. ♦ Lundi, midi. La réponse allemande à la Note du président Wilson a causé à Washington La situation militaire na pas sut un vif désappointement. Beaucoup de changements appréciables depui voient, dans les suggestions qu'elle con- samedi. tient quant à la sécurité future des pas- L'échec des Autrichiens dans le sec sagers de nationalité américaine, une teur au nord de Krasnik a empêché le insulte directe. armées du général de Mackensen d D'autres y voient surtout une tenta- progresser et a rendu nécessaire l'envc tive pour gagner du temps et laisser se de renforts prélevés sur les troupes ope calmer l'indignation causée par la des- rant à droite et à gauche de l'archidu truction du " Lusitania." Joseph. Des nouvelles de source privé Mais tout le monde est d'accord sur confirment l'importance du succès de un point, c'est-à-dire, que la réponse ne troupes russes et font ressortir que 1 saurait être considérée comme satisfai- grand-duc a su faire entrer en ligne d santé puisqu'e?e élude les points essen- compte des troupes de réserve et sur tiels de la Note présidentielle. tout de l'artillerie, et que l'ennemi es La population pourtant est très calme actuellement en retraite ou sur la défen et a pleine confiance en Hé président Wil- sive sur un assez vaste front. son, dont la politique droite et ferme Pourtant à Pétrograd il y a une ten leur est un sûr garant de ce que la di- dance à ne pas exagérer l'importance d gnité de la République sera, en tout ce succès purement local et on atten état de cause, pleinement sauvegardée avec une patiente confiance le futur dé oans ce conflit. veloppement des opérations. Dans les milieux officieux on croit que Sur le front français ;l y eut de nolj le gouvernement usera tous lies moyens veues attaques allemandes dans le sec diplomatiques en son pouvoir pour dé- teur d>Arras, en Champagne et en Lor terminer 1 Allemagne à modifier son at- ra;ne) mais partout l'ennemi fut repouss tude, et qu 11 n aura pas, quant à pré- sans avoir pu enregistrer le moindre pro sent, recours à d'autres moyens. L'a- ,rr(ks mour pour la pa*' est en effet, très vif * ^ tro bel ont également re aux Etats-Unis, et ce n est certainement ^ un(T offensive allemande sur 1 que contrainte et force que la grande re- droite de ry à hauteur de Ja fa publique passera des paroles aux actes. meuse Maison du Passeur. De plus, le gouvernement de \\ ashine- „ . , , r , ., , ton doit tenir compte de la présence aux SurJles ^tresPar^s du front .1 n y eu Etats-Unis de centaines de mille Aile- ?ueLdes duels d artll!fie, dans !es9,uel mands et de millions d'habitants de des- les FranÇais °nt su affirmer leur suPeno cendance allemande dont beaucoup font ri,l' , ,, . „ , non seulement une active propagande en bulletins allemands sont d ailleur faveur de leur pavs d'originei mais dont tun laconisme: s.gh.fkatif et seul 1 quelques-uns vont jusqu'à la menace. KInnP,*mz semb,e satrsfart. Il vient, ei C'est le cas, par exemple, de certains fet de mnTre un slle"f deL. n°m journaux allemands des Etats de l'Ouest breuses semâmes pour telegraph.er a dont un des plus répandus va jusqu'à f°! de Wurtemberg qu .1 a remporte d dire que si le président Wilson n'accepte bnIlant® succès f.yec les reg,ment pas la branche d'olivier (sic) que lui tend ^rtembergeo.s qu il a sous ses ordres le Kaiser, il devra être mis en accusa- 11 a âo'n d ailleurs de ne pas entrer ljon | • ce sujet dans des détails qui ne pour raient qu'être embarrassants pour lui. Sur le front italien les troupes du ge néral Cadorna continuent leur pressio contre les lignes autrichiennes et Toi Mais les Allemands sont, nous l'avons mi*10, serrée de près, peut tomber d'un dit déjà, de mauvais psychologues et ils heure à l'autre aux mains de nos alliés sont en passe par leur attitude provopa- Dies télégrammes de Suisse disen tricç de soulever l'opinion publique con- que les Autrichiens s'apprêtent égale tre eux et de déchaîner une tempête dont ment à évacuer Gorizia, où il ne rest ils sentiront bientôt la violence. déjà plus que la population militaire Déjà il est question d'arrêter les rep- L'investissement de Trente progress tiles allemands qui, à la tête du vaste et les troupes italiennes ont gagné di service d'espionnage organisé aux terrain sur k» deux côtés de la ville d Etats-Unis, comme partout où il y a 1 Adige. des intérêts allemands en jeu, et qui, à t)n possède maintenant le chiffre de ce qu'on dit, se sont engagés à détruire soldats allemands qui se sont rendus ai les navires américains ou belligérants général Botha et qui atteignent le tota qui partent des ports américains. de 204 officiers et 3,166 hommes. Le officiers ont 'été mis en liberté sur pa rôle, les troupes régulières seront in ternées, les réservistes pourront rentre conditionnellement chez eux. LA GUERRE ET LA CRISE MONÉTAIRE. Les six mois de guerre que nous ve- créter l'inconvertibilité des billets, mai nons de traverser ont révélé la fragilité on en a émis en telle quantité de tout et l'insuffisance de l'appareil de circula- espèce et en stipulant des délais de rem • 1 nvKtprlwles boursement si éloignés qu'un morato on à base ™°nétarre <1™ eX!Ste che* Ies rium devenait superflu. L'Angletem différentes nations européennes. I our a adopté [e systëme du mora&torium conjurer des crises économiques et n- ma;s en fait, la convertibilité inté nancières redoutables qui se seraient o-rale des billets ep numéraire serait im transformées en véritables catastrophes, possible. L'or, par un drainage continu les pays mono-métallistes aussi'bien que tond à disparaître de plus en plus de h 1rs pavs bj-métallistes se sont trouvés circulation pour aller grossir les réser accu'és "aux mêmes expédients: le mo- ves accumulées dans les grands établis r r , . , , sements financiers. ratorium et le cours force des billets de . ,- Ln vue de faire rflee r.wx besoins hannue L effet du moratorium est d ac- . 11» , . banque, u tnci uu la guerre, les Banques de France, d'An corder un sursis aux débiteurs pour 1 exe- gktcrrei dc R.ussic ,ct Vllemagne on cution de leurs obligations ; le cours for- accru, en effet, dans des proportions con cé a comme conséquence de rendre incon- srdérables leur encaisse métallique vertibles en monnaie métallique les bil- Comparées aux réserves d'or de janvie lets de banque dont la convertibilité en 1914, celles dc .janvier 1915 révèlen espèces est précisément un des attributs pour la Banque de France une augmen essentiels. En Belgique et en France, on tation dc Fr. 700.850,000 et pour 1; a eu recours à ces deux méthodes à la Banque impériale d'Allemagne un sur fois ; en Allemagne, on s'est borné à dé- croît de Fr. 1.121,997.000 ; au 10 févrie 1915, l'accroissement à la Banque d'An- de £68,352,305. Les billets de banque gleterre, par rapport à l'an dernier, était anglais sont donc gagés par de l'or dans de Fr. 601,229,975. En même temps, la la proportion énorme de 80 p.c. de leur circulation fiduciaire de ces banques pre- valeur. Seulement il faut ajouter que, com- nait un volume énorme, qu'est venu gon- me tous les titres de crédit quelconques fier encore l'afflux des bons ou obliga- sont, de même que les billets, également tions du Trésor : en janvier 1915, rela- convertibles en or, ces réserves—si im- tivement à janvier 1914, l'augmentation portantes qu'elles puissent être— atteignait 3e chiffre de Fr. 4,579,600,000 seraient de beaucoup insuffisantes pour pour la France, Fr. 3,257,250,000 pour faire face à toutes les demandes de rem- l'Allemagne, Fr. 3,424,775,000 pour la boursement. Fin janvier dernier, elles Russie. On se trouve donc, en fait, sous ne dépassaient pas 32 pour cent par rap- le régime du cours forcé dans tous les port aux engagements de la Banque pays de l'Europe, et c'est précisément d'Angleterre, tandis,oue la proportion „ cette éventualité inéluctable en temps était de 51 pour cent l'an dernier à la d crise qui rend illusoire le système de même époque. On peut en conclure convertibilité des billets de banque en qu'il est aussi chimérique de chercher à espèces. Pour en garantir le fonctionne- résoudre le problème de la convertibi- ment, des règles plus ou moins rigou- lité parfaite que celui de la quadrature reuses régissent presque partout l'émis- du cercle car, depuis l'extension prise sion des billets. Le plus souvent, le mon- Par les titres de crédit et les substituts tant de ceux-ci doit être dans un certain de tous genres de la monnaie métalli- 11 rapport, fixé par la loi, avec l'encaisse que, celle-ci joue un rôle de plus en plus s métallique. En Belgique, cette propor- effacé et subalterne comme instrument tion est d'un tiers : il en résulte qu'il n'y intermédiaire des échanges. L'or et - a pas de couverture métallique pour les ' argent ont perdu leur antique pre-s deux tiers de billets de banque, ce qui ne éminence; découronnés de leur prestige e présente en temps normal aucun incon- traditionnel, ils n'interviennent plus que 'i vénient, car la plupart des transactions Pour une part infime dans 1 ensemble - s'effectuent sans intervention de nuiné- des paiements. La pratique commer-c raire, et ce n'est qu'exceptionnellement ciale les remplace avantageusement par e que l'on change des billets en espèces. des billets, et économise même ceux-ci s Mais il n'en va plus de même pendant les Par l'emploi de plus en plus généralisé e périodes critiques. Les récents événe- ae-s effets de commerce, des chèques et e mentis il ont abondamment prouvé, et des virements de compte. C est par - l'on se souvient encore des foules qui se centaines de milliards notamment, que t pressaient, fin juillet 1914, aux guichets sc chiffrent, en Angleterre et aux Etats- - des banques belges pour tenter, vaine- Unis- les transactions réglées annuellement d'ailleurs, d'obtenir de l'or et de mcnt dans les chambres de compensa- - l'argent en échange de billets. tiun ou clearing-houses par de simples e Dès que cette éventualité se produit, jeux d écriture, sans débourser un cen-J la Banque Nationale n'est plus en me- time en numéraire. - sure de satisfaire aux demandes de rem- Des économistes en ont conclu que, boursement et le gouvernement doit im- dans l'appareil circulatoire, les espèces - poser le cours forcé. Il apparaît ainsi que métalliques constituent un véritable poids - toutes les mesures prises pour parer à mort et qu'on se conformerait aux ten- - cette extrémité sont inopérantes, et l'ex- dances spontanées de l'évolution sociale è périence les condamne une fois de plus. en adoptant une simple monnaie de - L'Angleterre elle-même, qui possède à compte, : ans valeur intrinsèque, qui rem-Londres le principal marché monétaire Parait les mêmes fonctions que le numé- . du monde et où, en principe, tout crédit raire sans €n avoir les inconvénients : j est convertible en or, n'a pas échappé c'est ^ée maîtresse dont s'inspire# en- . complètement au sort commun. Comme tre autres, la théorie du comptabilisme le dit le professeur J. S. Nicholson dans social de M- Ernest Solvay. Il ne faut t un article sur " L'Abandon de l'étalon Pas perdre de vue cependant que l'or et s d'or," publié dans le numéro d'avril de l'argent ne sont pas seulement des in- " The Quarterly Review," elle est ac- struments intermédiaires des échanges; tuellement, d'une façon déguisée, sous 'ls j°uent aussi le rôle d étalon, c est-a- 5 le régime de l'inconvertibilité ou du dire' de commune mesure des valeurs, e moins sous celui de la convertibilité im- et. cette fonction n'a cessé d'être rem- 1 parfaite, en dépit des prescriptions ex- Pl'e Par celui des deux métaux que l'on trêmement sévères qui réglementent l'é- apprécie le plus et qui est actuellement ~ mission des billets quand celle-ci dépasse I,or- C'est pourquoi l'on a pu ingénieu- 0 une certaine limite, qui est en ce mo- sement comparer la circulation qui est s ment de £18,450,000, il faut une couver- presqu'exclusivement fiduciaire et dont ture métallique équivalente à chaque la base seule reste monétaire, à une énor- k nouveau billet qui entre dans la circula- me touP'e animée d'un mouvement de tion. Fin janvier 1915, après six mois de rotation de plus en plus rapide et pivo- guerre, les billets émis par la Banque ta.nt ,sur une P°inte métallique qui s'a- d'Angleterre représentaient £86,802,605, mincit chaque jour davantage. 1 tandis que la réserve en numéraire était JULES COUCKE. LETTRE DU DONETZ. t — — ^ A l'est d'Enakiévo, à 25 verstes, se nique, et l'on y donnait souvent des fêtes " trouve Débaltsévo, centre important de réussies. jonction de voies ferrées vers Jassinova- Lorsque le vénérable Michel François, E taïa, Novo-Tcherkassk, Lougansk et de Seraing, renonça à ses fonctions d'ad- 1 Koupiansk. Nous sommes ici sur le pla- ministrateur-délégué, tout le personnel, ' teau situé à environ 400 mètres au-des- Russes et Belges au grand complet, lui sus du niveau de la mer. Le climat y est offrit un banquet d'adieu presque pathé- s très sain. C'est la vie forcée au grand tique, au cours duquel les sentiments cor- 1 air et les vents s'y font particulièrement diaux des Russes et des Belges se mani- ' sentir, surtout en hiver. Au printemps testèrent librement. 5 et en été les promenades en voiture dans A l'est de Débaltsévo, à 32 verstes, se " les steppes ne manquent pas d'agrément, trouve la grosse agglomération indus-Partout des fleurs des champs en abon- trielle du Donetz-Jiourevka, entreprise r dance, des chants d'oiseaux. Tout à coup officiellement russe créée par feu Alton arrive devant un creux de terrain, un chevsky, de Kharkov, et M. B. Her- ■ vallon boisé au fond duquel coule un bertz, de Pétrograd. De nombreux corn-ruisseau, une petite rivière, où générale- patriotes ont été attachés, surtout à ment un grand propriétaire possède sa l'époque de la construction et de la résidence d'été. Nous avons connu des mise en marche, notamment M. V. colonels de cosaques très accueillants, Latinis, bien connu ; M. ITendricks, au-aimant recevoir nos compatriotes. Et jourd'hui à Pétrograd ; M. A. Everaerts, s après une semaine de labeur acharné, actuellement à Tubize. 5 nous étions heureux autrefois d'aller Des Belges y sont encore occupés ; l'in- ■ passer un dimanche, un jour férié, dans génieur en chef est un Liégeois, portant ■ ces oasis tranquilles, isolées, si loin des un nom connu, mais le groupe dirigeant ; grandes villes et où l'on rencontrait par- est français et le directeur-général est un i fois une société gaie, des dames s'expri- excellent Bourguignon que nous con- ■ mant très correctement en français, fai- nûmes à Varsovie et que nous avons " sant de la musique, au courant des choses revu, après bien des années, à Pétro-- d'art et de littérature. Il est vrai que ces grad. I^es montagnes seules ne se ren-1 dames vivaient en hiver à Kharkov, Mos- contrent pas, dit-on vulgairement, et cou ou Pétrograd, ou faisaient de fré- c'est bien vrai. quents séjours à l'étranger. L'usine possède cinq hauts-fourneaux Débaltsévo fut longtemps un vrai et d'importants laminoirs. La société a centre wallon. Nombreux étaient les Lié- repris les charbonnages de la Société geois et. les Sérésiens occupés à la So- Alexiéevka à Palovska, à 4 verstes au ciété de l'Usine mécanique de Débal- nord de Jourievka, qui donnent du bon tsévo, entreprise à statuts russes, mais charbon à coke transformé en coke sur où le groupe dirigeant fut belge pen- place par des batteries de fours système dant plusieurs années. Actuellement l'af- Evence Coppée. faire a été reprise par un groupe russe. La société a repris également les Débaltsévo, bien que localité peu im- usines de l'Oural, à Tsaritsine, et les La- portante, posséda deux clubs pendant la minoirs et Tréfileries de Pétrograd. période précitée : celui du personnel des Bref, cet ensemble est devenu l'un des chemins de fer et celui de l'usine méca- plus importants en Russie. Un Français très compétent, M. P. Darcy, préside ses destinées, et le directeur-général de trois affaires est M. P. Mineur. Notr excellent compatriote, un Liégeois, M L. Lhoest, est directeur des usines d l'Oural-Volga. A 12 verstes à l'est de Jouriévka (1 gare est devenue Altchevskoe) se irouv la gare de Slavianoserbsk (anciennemen Biélaïa). Il semble qu'on débaptise aisé ment les gares dans cette région. L domaine charbonnier de la Société d Biélaiâ (adresse postale : Tchougougol mot formé de la contraction des deu: mots russes désignant la fonte et 1 charbon) a été loué ou cédé en partie , la société métallurgique de Taganrog e en partie à la Société Mé.tallurgiqu russo-belge. Ces charbonnages possè dent du bon charbon à coke et les so ciétés précitées ont tenu à assumer leur approvisionnements. Un Liégeois, M H. Bia, y réside encore, comme repré sentant de la société des charbonnages et fut autrefois l'un des Belges les plu accueillants que nous ayons rencontrés, Non loin de là est le siège d'exploita tion de la Société des Explosifs Pavier dont le directeur est également un Lié geois, M. Bailly. Cette société a exé cuté, très rapidement et dans des condi tions très satisfaisantes, d'importante commandes pour l'Etat. Lougansk, à 27 verstes à l'est d Slavianose/bsk, est une ville qui se dé veloppe beaucoup. Sa population actuell est évaluée à 55,000 habitants. On trouve les grandes usines Hartmann qui ont pris une grande extension; l'an cienne Fabrique d'Outils, entreprise bel ge devenue fabrique de pointes, et le Emailîeries, autre entreprise belge e liquidation, mais certainement suscep tible de réorganisation. Les anciens ac tionnaires de la Fabrique d'Outils on en certainement tort de lâcher leur affair trop tôt, car la valeur de leur terrain, ; eau se de l'extension de la ville, a con sidérablement augmenté en dix ans e leur industrie devait nécessairemen prospérer. Au sud de Lougansk on trouve ; Ouspensk ou aux environs : les Fonde ries de Lougansk, entreprise belge pros père qui fait principalement les cylindre de laminoirs, et les Hauts-Fourneaux d l'Olkovaïa, autre entreprise belge, qu a connu des années faibles, mais qui es en bonne voie de relèvement. La région de Lougansk paraît appelé à un avenir meilleur par suite de la con tinuation de la ligne de chemin de fe vers Millerovo, et de la création de 1; ligne de la Compagnie Nord Donetz, en treprise russo-française, qui a améliori considérablement les communication entre cette région et Kharkov. No: compatriotes peuvent actuellement si rendre en wagon-lit de Lougansk i Kharkow en 10 heures au lieu de 17. P. LE "BELGIAN DAY." En Nouvelle-Galles du Sud : 14 Mai 1915. Parmi les contrées et les nattons cm lisées qui ont contribué avec une si tou chante unanimité à secourir notre vail lante patrie au milieu des épreuve qu'elle traverse, l'Etat de Nouvelle Galles du Sud occupe certes une des tou tes premières places. Nos " Lettre d'Australie " ont déjà montré, à nos lec teurs combien généreuses se montraien les populations australiennes envers 1< fonds de secours permanents pour 1; Belgique et, dans sa dernière lettre, no tre correspondant à Sydney signalai l'effort nouveau qui se préparait en ré ponse à l'appel de la Commission fo: Relief in Belgium. Je viens de recevoir les détails com plets sur la journée du 14 mai, le " Bel gian Day " organisé dans tout l'Etat di Nouvelles-Galles du Sud, et je pense qui nulle part ailleurs la sympathie et l'ad miration pour la Belgique n'ont si pro fondément remué le sentiment public, m se sont extériorisés d'une manière auss vivante et n'ont produit des résultat matériels plus considérables. Dès la réception de l'appel de la Coin mission for Relief in Belgium, le comit exécutif du " National Belgium Relie Fund " confia à M. Hugh \Vard fe soi) d'organiser une journée, au cours dc la quelle 1 héroïsme belge soit commémor dans tout l'Etat et où toutes les res sources possibles soient mises en ceuvi pour récolter de l'argent destiné à secoU rir les Belges du pays. Dans toutes les localités de l'état d'. sous-comités furent installés et il fut de cidé qu# le 14 mai, toutes les \illes, toiles villages seraient décorés aux cou leurs belges, qu'à une heure, ce "jour dans toutes les familles, dans toutes 1" assemblées un toast serait porté à l

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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