L'indépendance belge

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s.n. 1918, 07 Decembre. L'indépendance belge. Accès à 26 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/kd1qf8kg5t/
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Samedi 7 décembre 1918, 10 centimes 89° année. L'INDÉPENDANCE BELGE TÉLÉPHONEi Direction.. .. m h h m A 2278 Administration M m — •* B 73 Rédaction.. ■<>•»•*« m B 75 Adressé télégraphique 3 LINDEBEL - BRUXELLES Fondée en 1829 ADMINISTRATION ET RÉDACTION : RUE DES SABLES, 17 ABONNEMENT « BELGIQUE I Un an, 24 fi*. ; six mois, 12 fr. ; trou mois, 6 francs. ÉTRANGER i Un an, 40 fr.; six mois, 22 (r.j trois mois, 12 francs. ÉLÉVATION Evidemment, nous avons entendu profs rêr beaucoup d'absurdités, formuler de propositions, des opinions révélant l'ignc rance. et la crédulité. Mais fré-quemrner oe& absurdités étaient sublimes. Et pui — changement profond — les idées étaler remises a leur plan, les préoccupation avaient repris leur valeur respective. Oui — et cela parait étrange,il est pre; que monstrueux de l'énoncer — cett guerre a replacé les hommes dans la' vi normale, en lace des grandes réalités qu'il avaient perdues de vue. L'échelle des ve leurs des problèmes a été rétablie. H 11 paraissait pas de romans nouveaux, et Le théâtres étaient fermés. Cela a aidé à rarw iner l'équilibre. Mais je suis convaincu qu même s'il avait paru des livres de psycbc iogie subtile et des comédies et des dra mes lyriques, cet équilibre se serait pre duit. On a revu l'humanité comme en u commencement, et les grands pbénomè nés de ses destinées ont occupé dans la per sée la place qui leur- revient. S'il s'étai publié des romans, on ne les eût pas lus on.ne songeait pas à relire ceux 'd'hier Ce jeune homme à, qui j'avais souvent £ vainement conseillé d'en lire moins et d donner ses loisirs à des ' œuvres ptus gra ves,- est venu me demander des livres e les a choisis sérieux; cet industriel à q1-îes événements donnaient du temps, éta diait l'antiquité dans Maspéro. J'ai rer contré dix amis qui se sont décidés, enfir à lire Pireràne, et des artistes, jadis indiJ ■férents à ce qui n'est, pas l'art, passioc nés par Taine ou par Fustel de Coulangee Partout on a repris contact avec l'His foire, avec le grand roman de l'humanitt Les moins cultivés subissaient l'entra oement. Leur attention, depuis des mok embrassait une scène insolitement vast« Es savaient leur sort étroitement lié à de événements, dont le théâtre était. l'Europ entière; leur existence de demain, la r& iisation de leurs plus chers espoirs dépendaient, de ce qui se passait en Pologne, e Serbie, dans les Dardannelles, à Kiat îchéou, des volontés et des forces de race de peu pies lointains. Ce qu'ils ©spëraien ce qu'ils ' redoutaient, serait ou ne sera pas, selon que s'accompliraient ou n ' s'accompliraient pas des desseins formid£ ■blés suggérés par des idées et par des ir térèts liés. A tout cela, hier ils étaient ir différents : cela ne les concernait pas; il me savaient pas que l'idéal des peuples, a. tent vers Salonique, le llux éternel de .grandes migrations, tout ce qui fait l'His • loire, pouvait exercer sur lètn vie paisibl etrestreinte, une influence violente; il r'araieai qu'il y a une vie de l'Europ qne celle da chaque ville y est attachée lie né l'avaient jamais su et ils l'avaién oublié. Et voici que, non' seulement ils s voyaient entraînés dans la répercussion d ces événements, mais que leur pays ( eux-mêmes y jouaient un -fâfé, un rèl . marquant. Ceux-là mêmes qui savaient nos des! oées liées à de grands drames possible nous y prévoyaient une attitude' passivt Nous les subirions- simplemsnt. Dès - tore pourquoi nous en occuper d'avance '; . quoi bon ? Cela ne nous servirait' pas d-e vantage que d'épiloguer sur le cyclon éventuel. Oui, nous étions solidaires d ■l'Europe, qui, nous serions entraînés dan le cataclysme, s'il se produisait, mais ne ire volonté et notre effort seraient s&n effet sur le dénouement. Aussi, les plu clairvoyants, les pJus éclairés prenaient-il le parti de regarder venir la lourmente e sou.ria.nt, avec là curiosité détachée du spe< ta.teur impuissant, du dilettante a.vert mais sceptique. Or, notre volonté et notre effort 011 compté. Nous ne sommes point des specte ieurs indifférents pu des victimes' passive «et résignées : nous sommes dés acteur du drame, .et des acteurs de premier plar Notre intervention, par trois fois, a. esu ' de conséquences profondes. Nous ne somme pas' les sujets, nous sommes les auteurs d certaines pages de 1a nouvelle histoire Nous participons par-des actes à ce qr s'accomplit, en Europe. ' Si notre sort a" de pendu "de" 'Ce" qu'ont, fait les a.ujtres-, celi des autres a depeindu de ce <rue nous a.von fait. Quand on collabore ainsi à de telles œr vres, ce que l'on faisait hier parait insignt fiant et puéril; et nous avons peine à. com ■prendre comment certains sujets ont p nous, passionner, tout au moins du jfoin de vue où nous les considérions. Lo rnor de s'est élargi.Nous osons regarder au del de nos frontières. Nous en. avons le droi et, nous en sentons le devoir. Plus rien n nous apparaît isolé de la multitude,de l'hiu maiïité, dé la vie collective et de ses inci dents prodigieux. Avant que ceci ne se dé chaînât, une histoire d'amour nous intéres sait par les subtilités et. les heurts de deu: individualités; mais nous comptons au rjourd'hui par milliers les veuves et les San cées. éplôrées; et puis des problèmes domi nant les histoires' d'amour : celui, pa exemple, dé la natalité 'et de la force di : nombre. Naguère nous étions émus pa , une - misère individuelle ou nous, non 'acharnions à la poursuite d'un a,vantag matériel pour un mélier, pour un groupe rpendaht. quatre ans nous avons euppiit* 'îés forces économiques de millions d'hom mes en présence; nous nous demandion 'qvel peuple aurait faim le premier; et, tan dis'que chez nous nous mesurions, riche et pauvres, le pain gris et os qui restait d, blé pour en faire, nous évaluions les eon séquences de 1 it victoire et de la défait sur l'activité et la prospérité des nations iÈf, nous cherchions à démêler dans le con flit les influencés historiques des religions et nous tâchions de deviner ce que serai te socialisme de demain et, quelles idée: vieilles ou nouvelles gouverneraient 1< monde. Pourtant, rions étions à. Bruxelles,. oi quelques mois auparavant, la grande af faire politique était la. querelle du Consei des Hospices. Ceux qu'elle n'intéressait pa s'occupaient de la nudité de Mlle Régine Badet dans la e Femme et le Pantin » ef les jeunes gens cultivés discutaient, a.vei ferveur sur les écrits de Francis Jammes i et sur les modes persanes, tandis que les jeunes femmes s'adonnaient aux danse: rythmiques. Nos idées et nos sentiments sont à lf taille des événements auxquels nous som .mes mêlés. Avant la. guerre, la. pensée d« quelques-uns seulement, s'élevait, celle de: hommes qui nous voyaient, dans le calm.' apparent, mêlés aux' grandes, luttes, au: grands mouvements intellectuels et éco nomiques. Depuis la guerre, la pensée d- tous s'est élargie. Et l'ignoranos èHe^mé-me a pris conscience de l'étendue de ce qu'elle ignore. LE ROI ET LA REINE ! Â PARIS t ' s t Les communications difficiles 5 Les œmiBunicatkmfi avec Paris restent difficiles! Nous nous voyons obligés, par. i- suite de l'absence des détails circonstain- 0 ciës que nous attendons de notre envoyé 0 spécial, de ne publier .que les faits géné-s raus de la visite triomphale que nos sou- - veraims -ônt fait à la capitale française. a Nouis renvoyons à demain la. publica- s tion des -impressions personnelles de no- - tre collaborateur. Voici les notes générales d que les agences nous ont apportées ; ^ L'arrivée â Paris Les souverains "belges, accompagnés- du 2 prince Léopold,.- sont arrivés, ieudi après-midi, à 2 heures, à la gare du Bols de L- Boulogne. Une réception grandiose leur fut t faite. ; Le canon tonna et la musique militaire : joua la. « Brabançonne ». t Sur le quai se trouvaient M. et M™ Poin- 3 carë, . qui reçurent les souverains : M. Cle-menesau et tous les ministres se trou- t vaieai réunis autour du chef de l'Etat. 1 Le coiiège "se forma- et se dirigea vers la - sortie de là gare, au milieu des acclama- - tions du public privilégié qui avait pu pé-. nétrer dai'is la garé. Après que le président de la République - eut conduit la reine Elisabeth a la Victoria découverte, où elle prit place avec Mime . Poincaré, en fa.ee de M. le capitaine de frégate Portier, le chef de l'État vint s'as-. seoir aux côtés du roi Albert, qui occupa'la ,, droite de la première voiture, également ' découverte. s Dans la' troisième voiture, prit place le e prince Léopold, aux côtés de M. Georges i» Clemenceau; en face d'eus, sont a.-ssis le 1 général Duparge et le général. Mordacq. n La suite du cortège se composait de la façon- suivante, d'après l'ordre des calè- s elles i Mme la comtesse d'Oultremont, M. le t bairon Gaiffier d'ÊStroy, ministre de Bel-e gique' à' Paris; M. Defrensce, ministre de France à Bruxelles; M. Saincèi'e, secrê-. taire général de la présidence de la. BépU-. blique; M. Hymans. ministre .des affaires 5 étrangères de Belgique; M. Pichon, minis-. tre dés affaires étrangères; le colonel Joan-s nard: bîton de Ravignan» secrétaire d'am-. bassade, attaché à la. personne de M. Hy-e mâns; le colonel PilUens; le général Rou-s querol, M. le major de Hennin de Boassu à îvjalcourt-, M. l'officier d« service de la prééiidenc^, M- le c^nu'fta^ajï^MuIîer, M. t, Du-ligniei-."' . " ••••-""- •- • l'i était. % :h. 1/4. lorsque le coi-tège se mit e en marche, aux acclamations enihousias-ô tes de :la'foule.et "àu'bruit des musiques. ^ Dans les rues ds Paris L'accueil tait; aux" souverains belgesN pai' la. population parisienne, dès ]eur appari-g tion au seuil de la gare, fut enthousiaste: Toute. la ville avait été pa.voisée aux cou-• ieuirs belges — et, dès midi, l atmoshpère ^ s'était entiéVrée de la nervosité des- grandes démonstrations populaires. ' Une foule énorme se "pressait sur le pa-r-e coulas que le cortège devait suivre, acclamant les troupes venues du front pour ren-dre les honneurs. Lorsque le corlège pa-t rut, une. formidable acclamation reterit.it. , EUe ne cessa, pas durant tout le parcours s Au ministère des Affaires étrangères 1 II était 2 h. -10, lorsque le cortège arriva " au ministère des affaires étrangères, ou ' le pavillon royal fut aussitôt hissé. . M. le président de la. République et M. Clemenceau, chef du cabinet, prirent con-" gé de leurs hôtes royaux. 5 Après quelques instants de repos, le Roi s et la Reine allèrent à l'Elysée rendre "vi-; site à M. Poincaré. L'entrevue dura trois ? quarts d'heui-e; puis les souverains rega-s gnèrent le palais' du ministère des affaires e étrangères. ■ ' A l'aller comme au retour, une foule innombrable les acclama, agitant chapea;ux et mouchoirs. ... 1 Dès leur retour, les souverains reçurent 5 les délégués des sociétés beiges : cette réception dura' une heure environ — puis le corps diplomatique .fut introduit, et ce n'est qu'à 6 heures que les derniers visiteurs " quittèrent le ministère. I A 6 h. 30, le roi A.lbert alla îendre, à M. Clemenceau, la visite que celui-ci lui fit au. quartier généa*al. j Un long entretien eut lieu. Au dehors, la foule ne cessait d'accla-" mer. Le diner â l'Elysée Le diner offert le soir en l'hotmeur des - souverains belges et du prince Léopold, a i réuni 200 convives, MM. Dubost, président du Sénat; Des- - chanei; président de La Chariibre; les mem- - bres du corps diplomatique; M: Clemen-; ceau, les ministres, les maréchaux, _ les an-i ciens présidents du conseil, les anciens mi-r nistres dès affaires étrangères,etc., étaient 3 présents. 3 Le roi Albert et M. Poincaré avaient te : place au centre de la. partie supérieure de i la taHe. La reine Elisabeth était assise â - droite du.président Poincaré, à, la gauche » duquel se tenait le Roi. Le prince Léopold - était assis à gauche de Mme Poincaré. s La musique de la Garde Républicaine î joua pendant le repas. ; Le discours de M- Poincaré M. Poincaré, prenant la parole, dit : " <t Depuis longtemps, la France aspirait ' au. bonheur de recevoir Vos Majestés pour ; leur témoigner sa gratitude et son adrni-^ ration, mais tant que ne fut pas terminé î le long martyre de la Belgique, ses souverains sont restés prisonniers volontaires du grand devoir qu'ils s'étaient assigné. » " M. Poincaré remercia ensuite le Roi et la ' Reine d'être venus au lendemain même de ' la victoire visiter le peuple qui les ' airne ï pairie qu'il a-ime le droit, l'honneur et la ; loyauté. Il rappelle la tragique soirée du ' 2 août 1914, où l'Allemagne somma le Roi ; de livrer passage a,ux trouves allemandes ! et le refus sublime qui -y fut opposé par le 1 souverain belge :• L Pendant plus de quatre années, dit-U, vous ■ avez attendu, sans fléchir, que la justicé vint récompenser ce grand acte de courage et d'honnêteté. Uheure de la justice est venue, parce que vous . n'avè?, jamais .douté d'elle PJl^e ne trahit pas ceux qui croient en elle; elle n'abandonnent pas ceux qui la. veulent, i Dans le petit carré de soi belge què vous avez pu sauver de l'invasion vous êtes resté debout, Fépée à la main, pendant que S. M. la Reme, unissant la grâce la plus tendre à la plus mâle énergie, affrontait à vos côtés le feu des batailles, secourait les réfugiés et donnait-à tous l'exemple du sacrifice dans la constance et la sérénité. Pendant des années, les prodiges d'héroïsme des troupes belges et françaises se sont brisés sans cesse contre un mur d'airain. La fortune de armes tournait aveuglément dans un cercle sans issue. L'Allemagne multipliait dans la Belgique occupée les-intrigues et les vexations, et il semblait que le sort de la Belgique et de son Roi était condamné. Le Roi resta ferme et la Belgique patiente et fidèle. Un jour vin, où, sous le commandement de Votre Majesté les divisions belges et alliées,- de con* cert, ont appuyé vigoureusement l'offensive générale et continue ordonnée par le maréchal Focli, qui nous a valu la victoire. Devant l'Histoire; Votre Majesté a le droit d'être fière d'Elle, de son année et de son peuple. La probité de-la Belgique à. été plus forte que la force, et lorsque s'est effondrée cette puissance impériale qui, pour usurper la dommation universelle, a renié sa signature et a violé son serment, nous pouvons dire que de tous les forfaits dont l'Allemagne a subi le châtiment, l'attentat commis contre la nation belge est celui qui a révolté le plus l'opinion du monde civilisé et a contribué le plus â grouper autour de la France une si grande partie de l'humanité. Pour avoir donné à la guerre toute sa signification morale, la Belgique a bien mérité de l'avenir. Débarrassée demain des entraves de sa neutralité qui n'a pas été' pour enè une garantie, elle recouvrera son indépendance et sa souveraineté, recevra les satisfactions auxquelles lui donne droit son supplice prolongé et pourra compter sur la re-cpnnaissance'éternelle de la France, à côté de qui elle a défendu la liberté. M. Poincaré leva son verre en l'honneur des souverains et de la famille royale ét but à la résurrection et â la prospérité de la Belgique. Le discours du Roi. Le roi des Beiges remercia M. Poincaré de ses paroles en son nom et en celui de son armée et de son pays. Il dit que la Belgique fut étroitement associée" à la Finance dans ' la lutte' gigantesque qui .s'achève, qui a été une lutte pour la défense du droit contre lés entreprises arrogantes d'une puissance qui, depuis longtemps, s'organisait , pour la conquête. Lê Roi releva. que ' la. France, qui a été au premier rang dans cette guerre, a dépensé des trésors- d'héroïsme.- Il Et l'élcge de l'armée française et de -ses chefs, notamment -u maréchal Foch, dont, le nom restera, inscrit dans l'Histoire parmi ceux rlçs plus illustres chefs, ainsi que de l'attitude du peuple français, dofit - le câvâsme - admirable s'est' incarne dans la.-grande figuré de l'homme d'Liat, où là France entière s'es£ reconnue et où le retrouvé lés iraifs d'esprit français.. « M, Clamen-c'eâ.U'-'â éi'é^ avec^le- maréchal Foch, un des gfînds arïisanssdéiia .libération du monde. » • - , - • . _ ; Le Roi a conclu.-en disant ; M. le Président, vous avez eu rhonneur de diriger les destinées de la France pendant ces tragiques événements et, je vous apporte, dans cette magnifique capitale, l'hommage d'a dmiration et de gratitude'dé la na tion, belge. C'est un grand honneur pour Moi dé'vous retrouver ici en ce jour de réjouissances et d'effusion, après tant d'autres rencontres dans les heures de péril et d'anxiété. Combien de fois .êtes-vous venu là-bas, dans les plaines humides de la Flandre, dans lés dunes de Nieu-port et de La Panne, tout' près de la ligne et pendant que le canon tonnait, nous apporter, à. la, Reine et â Moi, des témoignages de sympathie qui étaient précieux.' Nos conversations, où votre jugement, lucide et ferme jetait sur les événements de si vives clartés, m'ont laissé des. souvenirs émouvants. J'y trouvais toujours du réconfort et l'impression d'une amitié fidèle- et durable. La. Bélgique, qui ;a toujours aimé et admiré la France, ne pourra jamais oublier l'accueil qu'ont reçut chez erie son gouvernement et tant de familles chassées par l'ennemi, ce qui a crée entre nous une étroite solidarité morale. Nous avons ensemble souffert, espéré: "et vaincu. La nation belge compte sur l'amitié de la nation française. Dégagée des servitudes interna.tina/les que faisaient peser sur elle les traités que la guerre a. ébranlés 'prol'orifté-ment, la Belgique doit, avec l'aide de. la France et de: ses alliés, reconstituer, sa prospérité économique et trouver dans le statut nouveau un élément de solidité, d'équilibre et de durée qui lui permetront de poursuivre- ses destinées. Le Roi a terminé en saluant la France, ses provinces retrouvées et ses- glorieuses armées • LÀ SECONDE JOURNÉE Vendredi, ia première préoccwpation du Roi fiit de rendre visite aux œuvres belges. À 10 heures du matin, il se rendit' à l'Hospice de Courhevaie, puis au Foyer du soldât, beige. On conçoit l'intensiité des- acolamations dont le souverain fut l'objet durant ces visites — de même quê sur son passage dans les voies publiques. La Reine, peaidànt ce temps, accomplissait également des visites dans les hôpitaux et les établissements, de secours. C?est ainsi qu'elle s« rendit, à 10 h. 15, à l'hôpital belge, dans les locaux de l'Hôtel-Dieu, puis elle alla successivement apporte.- le réconfort, de sa. présence" à ses compatriotes, an « Secours d« Guerre », puis dans les différentes œuvres de la' mairie du sisième arrondissement.. Au quai d'Orsay A midi et. demi, les souverains oat déjeuné au, ministère des affaires. étrangères. ECHOS On assure que les départements de la guerre et de l'intérieur préparent, en commun, • en vue de l'appel des classes, un projet de loi qui constituera un système, transactionnel entre le système de 1915 et le régime nouveau que les Chambres sont appelées â. discuter par la suite. Etendant lappel aux classes de 1914 à 1918 inclus, le projet permettra.d'appeler les hommes sans passer par toutes les formalités d'inscription, notamment, exigées par les lois en temps de paix. La date des appels sera fixée par arrêté royal. Ils se succéderont de manière à/pouvoir licencier les anciennes classes actuellement sous les armes. . On croit' que l'appel des classes de 1914 et de 1915 pourra se-faire-au début du mois prochain.L instruction des récrues s'opérera, dans des camps'jusqu'au moment où, la paix" étant re venue, elle pourra être assurée dans les. régiments.M. Henry Orban vient d'être appele aux fonctions de directeur de la, succursale de Bruxelles de la Banque de Paris et des Pays-Bas, en remplacement de feu le chevalier Raphaël de Bauer. On annonce la mort, à Ixeîles, du général retraité Michel, ancien ministre de la guerre. II. semble, décidément que la sûreté civile n'emploie pas, vis-à-vis des Allemands restés en Belgique, la manière forte... Elle ne les inquiète pas, si deux citoyens belges, honorablement connus, consentent à répondre d'eux. Cette formalité paraît bien insuffisante. D'autre part, d'autres Allemands, chez qui des .perquisitions ont été faites, ont, été laissés en repos sous prétexté qu'on n'avait pas trouve chez eux de documents compromettants! Comme si ces gens suspects n'avaient pas pris le som élémentaire de mettre leurs papiers en lieu suri Un peu plus de sévérité serait pourtant nécessaire en ce moment. L'administration postale ne néglige rien pour supprimer les difficultés actuelles dans les divers services. Des instructions viennent d'être données, notamment, pour que le service dès mandats, cpii a..déjà été rétabli dans les Flandres, soit étendu, au fur et à mesure des possibilités, au resté du pays. On recherché le moyen de rétablir également le service des quittances dans le plus bref délai ceux des abonnements aux journaux et des chè<iues postaux, à partir du 1er janvier prochain. De même, les opérations des caisses d'épargne et de retraite pourront être reprises sous .peu dans les divers bureaux de poste. Afin d'éviter tout malentendu, le service spécial de la restauration du Comité .central .industriel de Belgique nous prie de signaler .aux intéressés, pour leur éviter des démarches et des pertes de temps inutiles, que tous ceux qui font partie d'une association, d'une chambre de commerce,, ou d'un organisme corporatif ou professionnel, doivent sJadresser, pour être renseignés sur les points qui les concernent, aux organisations dont ils sont membres.Seuls, les industriels non groupés doivent donc en référer a.u Comité central industriel (bureaux du service spécial de la restauration), 1, rue du Gentilhomme, à Bruxelles, tous les jours non fériés, de 11 heures du matin à midi.. Ces pau-.Tes Allemands! Us ont si peur de nous, à. présent!.., 11 parait que les agents allemands des services des voies de communication, qui doivent être employés sur notre territoire, — conformément aux conditions dé l'armistice t*- envisagent avec épeuvaatc là "perspective, dé se .retrouver au milieu de nous >anb la protection des baïonnettes* des armées -de là Kultjir, Pour avoir été lés témomàMîeâ.actés.de cruauté et de brigandage perpétrés en Belgique, ils connaissent les' ."-sentiments., de particulière sympathie.que nous leur: avons voués! Us' doivent dône être •' protégés, ét Tétat-ma-jor a remis à chacun d'entre eux un làisser-passetA rédige' en français, - en anglais et en aûéma.ncL attestant que le dit agent travaille au." profit et sous le contrôle des'armées-alliées et qu'il doit êtrè- bien traité. Ces agents porteront, en outre, un brassard en étoffe blanche numéroté, portant en noir les lettres V. C. (voies de communication). Qu'on se le dise et qu'on les laisse bien en "paix!. Ils collaborent, malgré eux, à l'oeuvre de notre restauration. " ,%'ous disions, hier, qu'on estime à 100 milliards le total des dommages causés â la Fran-.C^ par les Allemands — 100 milliards dont 20 .niitliards pour les bateaux coulés par les sous-; marins, il y a là une coquille : les 2fl milliards relatifs à la destruction par les sous-; marins se rapportent aux dommages subis, ; sor,'mer, par l'Angleterre. ' La Commission centrale des voies et moyens de l'oeuvre « Le Foyer des Orphelins », organise un thé privé le mercredi 11 décembre prochain, dans le grand hall de l'hôtel Astoria, . rue Royale, La. séance, à laquelle collaboreront Mlle Van Dyck, premier prix du Conservatoire d'Anvers; MM. Raoul de Lay, du théâtre royal de la. Monnaie, Lambert, Scharrès, et d'autres artistes' en renom, commencera à 3 heures. La Société d!archéologie. de Bruxelles s'est réunie en assemblée générale, la première depuis la. libération du territoire. A. cette occasion, :le président, 5L Albert Joly, -a retracé 1- aetiyité de la société pendant la guerre ; il a rendu un hommage ému à M. E. Hucq, tué d'une, manière barbare à Tamines, aux membres tombés au "champ d'hôrmeur ainsi qu'aux autres membres qui ont été emprisonnés ou emmenés en captivité. Puis M. G. Desmarez, dans une brillante causerie, a donné un aperçu de i'histoire de Bruxelles, faisant particulièrement ressortir le rôle que la ville de Bruxelles a joué dans l'unification du pays, dont, à partir de l'époque des ducs de Bourgogne, elle était le centre, la. véritable capitale toujours jalouse des droits de la nation et exerçant, par ses arts, , par ses richesses et par 1a. clairvoyance de ses magistrats une action décisive sur la marche des événements. M. Charles Terlinden a ensuite établi un parallèle fort instructif entre les diverses époques qui ont préparé l'unité de la nation. Dégageant une impressionnante leçon de ces événements historiques, il a fait appel à toutes les forces vives du pays qui, dans un esprit d'union et de concorde, doivent concourir é. 1a. consolidation de l'édifice social, à la réparation des maux causés par la guerre. M. M. Schweisthàl, a montré le Roi, lui-même libérateur du pays, descendant d'Everard T'Sèrclaes, surnommé le libérateur; le Boi a également dans ses veines le sang du fameux -chancelier du Brabant, JérômB van der NOot, qui/refusa énergiquement-de violer la. Char, te, cette joyeuse entrée 3ur laquelle-il avait prêté serment. --Le conférencier' a cité- ensuite.parmi les a.ïeux du Roi le plus fameux des bourgmestres de Bruxelles des temps anciéns, Jean de Locquenghien. La fille de Thomas, lady Charlotte Bruce, baronne de Melsbrouck (cette terre venait de Jean dé Locquenghien), épousa le prince Ma-ximilien de Hornes d'Overyssche, trisaïeul de la comtesse de Flandre, lui-même a.lJié aux familles de Mêrode, de Lalaing-Hoogstraeten, de Croy, de Ligne, de la Bierre du Fay, d'Eg-morid-Buren, et à gi'-and nombre d'autres familles belges bien connues. Une bourse spéciale-de 1,200 francs, instituée par le gouvernement en vue d'encourager l'étude du chant au Conservatoire royal de Bruxelles. sera conférée à. la suite d'un concours auquel soni admissibles tous les Belges n'ayant pas dépassé l'âge de 25 ans pour les hommes et de 20 ans pour les femmes. Les inscriptions seront reçues au secrétariat du Conservatoire jusqu'au 15 décembre. Le concours aura lieu le jeudi 19 décembre, à 10 heures.Les demandes doivent être accompagné de l'extrait de naissance de l'aspirant et d'un certificat émanant du directeur d'une école de musique^ou d'un professeur de chant, et constatant que le postulant possède les connaissances musicales et les dispositions requises pour se présenter au concours. Le service du consulat d'Angleterre est provisoirement assuré à la chancellerie de la légation, rue de Spa, 2. Le bureau consulaire sera ouvert tous les jours (sauf les samedis et jours fériés) de deux heures et demie à quatre héures èt demie. La Réception de M. Hoover à l'Hôtel de Ville C'est, aujourd'hui après-midi que M. Herbert Hoover sera solennellement reçu à l'Hôtel de Ville. On a eu, comme on sait, l'heureuse inspiration d'associer les enfants. des écoles à cette manifestation de sympathie. La participation scolaire consistera en un défilé d'une délégaUon. de chacune des écoles, commu--nales et: libres, de la ville et des faubourgs. Après s'être formé aux boulevards du centre, le cortège arrivera Grand'Place, à 3 heures, accompagné, notamment, de l'Harmonie communale. Il sera précédé d'un groupe porteur des drapeaux belge, américain et alliés; les enfants porteront en sautoir les couleurs locales et américaines et chaque école sera accompagnée de son drapeau. Los enfants exécuteront Grand'Place une marche en serpentine de façon à occuper toute l'étendue de la place. Au moment où M. Hoover apparaîtra au balcon de l'Hôtel de Ville, un groupe de jeunes filles des écoles, moyennes et normales chantera l'hynine américain''. Ensuite, aura lieu une exécution d'ensemble de la Brabançonne chantée par tous les enfants réunis et" avec accompagnement d'orchestre.La cérémonie se terminera par un nouveau défilé du cortège (fui quittera la Grand'Place par la rue de la Tète-d'Or. U B1HIÉLLE Parmi les nouveaux ministres, il en est un qui dirige le département des affaires économiques, dont la dénomination intrigue un peu le grand public. C'est un rouage important, qui fut créé, pendant l'exil du gouvernement au Havre et dont les premiers chefs furent M. Paul Hymans, d'abord, MM. Poullet et Coo_ remân, ensuite. Ce rouage administratif,est donc transplante i Bhixnîîês Ûàné de très mauvaises côndi; tions, car le ministre, MT Henri Jaspai', est à peu prés* èèur'ïûi, àvéc* quelques fonctionnaires, ' là plus grande partie du personnel étant encore en Fiance^ L'activité propre-du département est donc frappée en quelque sorte de paralysie. "Néanmoins, le' ministre et son conseil consultatif"teçhnique peuvent s'entretenir avec .les ' Personnalités les plus compétentes .de-l'industrie et du commerce» et c'est la un travail préparatoire des.plus profitables.- ■Quand les agents du département recrutés à. l'étranger rentreront, un contact indispensable sera établi entre eux et les industriels et commerçants restés au pays.. En ^attendant ce contact, M. le ministre des 'affaires économiques a bien voulu préciser, pour les. représentants de la presse, le but et l'organisation du département dont il a la charge. *** Ce ministère comprend cinq divisions essentielles qui prennent toutes, hormis la dernière, la dénomination d' « office ». Il y a l'office des questions industrielles, l'office des questions commerciales, l'office des questions financières, l'office des dommages de guerre et la direction du cabinet. Ce dernier service s'occupe de grouper la documentation sur ce qui se fait à l'étranger. Il est- dirigé par M. Van La.ngenhove, ancien. secrétaire de l'Institut Solvay. Tout ce que les différents offices ont réalisé jusqu'ici ne vise que des travaux de documentation en vue de la restauration économique du pays, car le ministre désire, et ses conseillers-techniques sont d'accord avec lui, que le réveil soit le fait des industriels ét des commerçants eux-mêmes. On demande beaucoup à fÉtat, mais l'Etat he peut pas tout faire : il doit soutenir, encourager les efforts, susciter les initiatives, entraîner ' i'entousiasme de la grande industrie et du grand commerce.— «. Et à ce propos, disait M. Jaspar, je ne connais rien de plus beau et de plus grand que cette inépuisable force de travail que nous voyons éclore autour de nous à chaque instant, et qui est d'autant plus extraordinaire qu'elle se produit chez un peuple qui a tant souffert matériellement et moralement pendant quatre années. Il y a partout un désir intense de travaill Ceci révèle une formidable ressource nationale, qui autorise toutes les espérances pour l'avenir. » Mais le renouveau économique va-t-il pouvoir ainsi, aisément, s'établir, confiant dans oette superbe énergie dont notre peuple témoigne?— « Il y a, ajoutait le ministre, un tel désir de travail qu'on à péine à comprendre que la reprise des affaires ne puisse se réaliser tout de suite! » Voyons les explications du ministre. Ce sont les gouvernements étrangers, les gouvernements alliés qui disposent des moyens de production dont ils ont strictement réglementé le dosage. Ce sont eux aussi qui disposent du tonnage disponible et qui- l'utilisent au gré des besoins de tous, dont ils sont juges. Donc, ce sont nos alliés qui, seuls, peuvent nous permettre de nous ravitailler en matériel et produits d'industries. Ce sont des obstacles, et des obstacles légitimes que nous devons admettre, que nous ne pouvons vouloir surmonter, pour l'instant, car la paix n'est pas proclamée, nous sommes toujours en temps de guerre. L'armistice laisse la porte ouverte à la paix ou à la guerre : comme il est impossible de démobiliser, il est indispensable de conserver sans en rien modifier,. l'organisation de guerre du pays. **-* Par la visite des grands centres industriels on se rend compte de la ruine que les Allemands ont volontairement déchaînée dans le pays. L'état dans lequel se trouvent les grandes usines constitue un immense désastre. Pour amener le réveil de notre merveilleuse industrie il faudra l'aide et la protection de nos alliés, et nous l'aurons, car les Etats-Unis, comme la France et l'Angleterre, nous l'ont promise- à maintes reprises et tiendront parole. Sans cette aide puissante nous ne pourrions rien, oar 'la question du matériel est à la base de la consommation et à la base de la main-d'oeuvre. Tôutefois, il faut agir avec méthode. Nous ne pouvons admettre la liberté d'acheter et la liberté de travailler en cette période de reconstitution, sans un contrôle du gouvernement, car nous pourrions, sans le vouloir, laisser se développer la chance de l'accaparement. Il y a dans le pays des industriels qui ont continué à travailler pendant la guerre-; il y en a eu qui n'ont pas vu détruire leurs installations; allons-nous donner en prime à ceux-là le droit de travailler, alors que ceux qui ont été ruinés devront se Croiser les bras? Le désir, la volonté du gouvernement est de résoudre le problème en assurant l'application de deux principes ; la justice, l'égalité. Pouï cela, le département des affaires économiques confiera la répartition des matières premières à des groupements industriels. Les commandes des industriels seront transmises, après contrôle, par ces groupements au « Comptoir national d'achat », qui fonctionnait à Paris et à Londres, et qui sera transféré à Bruxelles. Le u Comptoir national d'achat », placé sous le contrôle du gouvernement, s'adressera à la grande « Commission interalliée pour la reconstitution agricole ef industrielle de la Belgique ». Cette commission est souveraine. Sauf pour ce qui concerne 1? ravitaillement, et qui est soumis à la « Commission for Relief », elle répartit toutes les commandes dans le monde. Elle appose son visa sur les commandes qu'elle fait parvenir; si elle en accepte le principe et la quantité, aux pays producteurs. Dans chacun de cèux-ci un oragnisme central répartira â son to.ur les commandes entre les producteurs nationaux. Les difficultés sont donc levées... si l'on peut trouver le tonnage nécessaire au transport. Pour nous, ici encore, c'est au bon vouloir de nos alliés que nous devons faire appel et nous savons que ce ne sera pas en vain. — « Notez, nous dit M. Jaspar, que ce régime méthodique que nous allons appliquer es! la politique que les industriels réclament, <? quelques exceptions isolées. C'est la seule qui puisse assurer la justice .» Mais quelques objections ou quelques questions ont été soumises déjà au départe, ment des affaires économiques. Des indus» triels ont eu la preuve que leur outillage, en» levé par les Allemands, se trouve dans 1* partie aujourd'hui occupée par les alliés. Pourront-ils rentrer en possession de leuï bien ? — « Sans aucun doute, répond le ministre, mais n'oublions pas que nous sommes en période d'armistice et que le maréchal Foch et la commissoin d'armistice siégeant à Spa ont seuls qualifié pour prendre des décisions.* Autre question. Pour activer la recons.titu' tion du pays, ne pourrait-on faire travailler pour nous les usines de la rive gauche dp Rhin ? Il y a des éléments à faire valoir, selon le ministre, à rencontre dé cette idée", n y a d'abord les réserves relatives à. rarmis-tice, et ensuite il est peut-être dangereux pour l'avenir, de faire en sorte, par une situation que nous aurions créée nous-mêmes, que les .Allemands redeviénnent nos clients? La question des relations commerciales avec rAllemagne relève cie 18- compétence du con-grè> de paix. D'autre part, si nous vidons l'Allemagne, — car certains préconisent l'enlèvement de l'outillage, — de ce qui peut actionner son industrie, comment parviendrons-nous à nous faire payer les indemnités-qu'elle nous devra? .1 La question des dommages de. guerre est aussi du ressort du département des affaires économiques. Ces indemnités sont de quatre ordres : Dommages causés aux personnes dans leurs biens; Dommages causés aux personnes; Dommages causés aux: orphelins de la guerre ; Dommages causés aux mutilés civils et militaires.Tout sera tenté pour faire réparer par les Allemands eux-mêmes les dommages qui sont leur fait. Mais vis-à-vis de l'Etat le droit à l'indemnité a été reconnu par un premier arrêté-loi. Un second arrêté a établi la procédure à suivre pour l'évaluation des dommages. Uti troisième autorise l'Etat à donner des provisions sur les dommages de guerre. Enfin, un quatrième arrêté permet de mettre en gage ou de céder son droit à des dommages de guer re sous~Téserve du contrôle du gouvernement Ces arrêtés-loi ont été pris à la fin du mois de novembre, au moment de la rentrée : ils n'ont pas été appliqués. Une loi définitive sur les dommages de guerre interviendra, comme une loi relative aux mutilés et une autre concernant les orphelins de la guerre. Ces projets seront déposés bientôt,.Ce sera l'oeuvre de demain. La Question des Loyers Le projet de loi Le projet de loi de M. Vandervelde, ministre de la justice, relatif aux loyers, vient d'être publié. En raison de l'intérêt général qui relève de cette grosse question des loyers, nous donnons ci-dessous les dispositions du projet : Article premier. — Les cours et tribunaux no condamneront au paiement des loyers afférents à la jouissance d'immeubles pendant la période écoulée du 4 août 1914 au jour de la cessation du temps de guerre qu'à concurrence du soldé impayé de la moitié des loyers échus, lorsque les baux auront été conclus avant cette période,. Néanmoins, le preneur sera condamné au paiement soit de la totalité de sa dette, soitd'upe quotité supérieurê à la moitié, si le bailleur prouve que les ressources du preneur et de son conjoint non séparé de corps, déduction faite de leurs charges, lui permettaient pendant la guerre ou lui permettent à la date de l'action, de -s'acquitter de la totalité des loyers échus ou d'une quotité supérieure à la moitié. Art. 2. — Les cours et tribunaux condamneront au paiement de la totalité des loyers échus et non payés afférents à la jouissance d'immeubles pendant la période visée à l'article i lorsque les baux auront été conclus depuis le 4 août 1914, Néanmoins, le preneur ne sera condamné qu'au paiement d'une somme inférieure au chiffre de sa dette, sans que la réduction puisse dépasser la moitié des loyers, payés ou non payés, échus pendant cette période, s'il prouve que ses ressources et celles de son conjoint non séparé de corps, déduction faite de leurs charges, ne lui permettaient pas pendant la guerre ou ne lui permettent pas à la date de l'action, de s'acquitter de la totalité des loyers. Art. 3. — Lorsqu'un bail antérieur au 4 août 1914 ayant pris fin, un nouveau bail aura été conclu après cette date au profit du même preneur ou de son conjoint sans que le chiffre du loyer ait été nidifié, les loyers échus seront régis par l'ar., t cle 1er. Art. 4. — Les loyers dus en vertu des baux visés à l'article 1er seront régis selon l'article 2, lorsque le chiffre en aura été modifié par une convention postérieure au 4 août 1914. Art. 5. — Les preuves à fournir selon les arti.

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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