L'indépendance belge

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s.n. 1916, 22 Fevrier. L'indépendance belge. Accès à 22 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/513tt4gp0q/
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No, 45 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE : 5 CENTS.) ADMINISTRATION ET REDACTION-Ïtrû0& HOUSIS. TUDOE ST., LOÎ'DON, E.C. TELEPHONE: CITY 3960. BUREAU A î*ABIS : U, PLACE DE LA BOURSE. TELEPH.î LONDRES, -MARDI 22 FEVRIER 1916. ,S MOIS, 9 SHILLINGS. ) ABONNEMENTS ; Js MOIS, 17 SHILLINGS, f CONSERVATION PAR LE PROGRÈS. ( t AN. 32 SHILLINGS. S O M M A I R E. LA SITUATION : Nombreux raids et combats aériens. — Un Zeppelin abattu en France.—Attaque allemande au sud de la Somme repoussée.—Exploits d'nn sous=marin allié dans îe Bosphore,—Non» veaux succès russes en Arménie.—Nouveau- crédits pour la guerre en Grande-Bretagne et en Allemagne. Justice militaire.—Emile Rover. Lettre des Etats-Unis, Billet PflrKÎftn.—— ÎA!în-lWi'inr'-î. Pfl R&t-rfitflttV. ÎTfr» LA SITUATION. Mardi, midi. La journée d'hier a été la journée d« aviateurs, efc plus particulièrement cell des aviateurs alliés. A signaler, parmi leurs principaux c ploits, un raid.de 26 aviateurs britami ques sur Don, an sud de Lille; un aute exécuté par 17 aéroplaues français su l'aérodrome de Habsheim et la gare d Mulhouse ; un troisième effectué par un escadrille française de 28 appareils cor tre la fabrique de munitions, allemande Pagny-les-Mete. Par ailleurs, les avis te u r s français combattirent des aviateuî ennemis, qui tentèrent de survoler h lignes alliées, et il en est résulté de mu' tiples combats aériens d'où nos intrép: des pilotes sont, sans exception aucune sortis vainqueurs. C'est ainsi que dans la région d© Vi gneulIes-Hatfcbnchatel, sept appareil français attaquèrent .quatre avions al'c msnds. dont dèu> furonfc obligés de de; cendre," ifcsrdeux autres devant chcrelie leur salut dansia fuite. D'autres combats aériens eurent lieu l'un à l'est d'Altkirch, en Alsace, l'an tre dans la région d'Epinal, un troisiè me au nord de la Forêt de Parroy. A: cours de ces duels isolés, les aviateur français descendirent, l'un un Fokker deux autres un Albatros, tandis qu l'artillerie de nos Alliés en abattit u: troisième. Mais l'exploit le'pin s remarquable es du à la'section des autos-canons de îxe vigny, qui est parvenue à toucher, d'un bombe, incendiaire, un Zeppelin qui évo Juait au sud do Ste-Menehould. Le-mas todonte des aire, en flammes, est tomb aux environs de Brabanb-îe-Roi. Cet exploit magnifique est de la plu haute importance en C9 sens qu'il prouv que nous possédons une arme efficae contre les cuirassés de l'air qui pou vaient, jusqu'à présent, se croire invul nérables. C'est, en effet, à part îe Zep pelin abattu par le regretté lieutenan 'A arneford, le seul dirigeable frappé : mort au cours d'un raid et il est permi d'espérer que dès maintenant des ordre seront donnés pour multiplier le nombr d autos-canons dans les zones susœpli blés de recevoir la visite des aéronefs en nemis. Signalons à ce propos qu'on pari* beaucoup d'un obus incendiaire non ex plosible qui viendrait d'être inventé e' qui, visible la nuit au cours de toute si trajectoire, dégagerait une telle chaleu: qu'il mettrait inévitablement le feu at dirigeable qu'il toucherait. Quoiqu'il en soit, on peut être con vaincu qu'il en sera de la terreur de: Zeppelins comme de celle des sous-ma rins, le génie des' Alliés trouvera h moyen de combattre efficacement les uni comme il a déjà trouvé le moyen d'en rayer l'action des autres, et nos ennemi: devront trouvèr autre chose pour frappe; les imaginations. Sur une partie clu front occidental, le aviateurs boches sont parvenus à trom per la vigilance des Alliés et ont pu bom barder Fumes, Poperinghe, Amiens Lunéville, Dombasle et Nancy. Sur les autres fronts également, le aviateurs ont été très actifs. Sur le froni italien, une escadrille d'aviateurs àutri chiens a bombardé certains points dai provinces de Bresciâ et de Milan, tel s que Desenzano, Salo, Trez-zo et Gargna e no, faisant plusieurs victimes et n'épai gnant pas même les hôpitaux, dont un :- celui de Feltvenelli, fut touché. En Galicie, les appareils russes boni . bardèrent la gare et la ville de Buczac r et de Monasterpisko, au moyen de boni e bes incendiaires qui provoquèrent d p. multiples incendies. Sur 1e front égyptien, un aviateur bri à tannique à détruit, au moyen d'un - bombe, d'importants établissements m\ •s lit-aires turcs situés à El Hassana, à un s centaine de kilomètres à l'est de Suez. - Les opérations militaires propremen - dites n'ont pas chômé non plus. E: -, France, les Allemands, dans îe secteur d Lihons, au sud de la Somme, tentéren - une attaque précédée d'une émission d s ga2 asphyxiants. Le front d'attaque a'e - tendait sur huit kilomètres, mais l'inten - site du feu d'artillerie et d'infanteiï r français fut telle que l'ennemi ne pu quitter ses tranchées et l'attaque échou , complètement. D'autres alertes eurent lieu en Artoi? - mais sans résultat et dans d'autres sec i teurs seule l'artillerie est intervenue. 3 En Alsace, on signale de fortes inon , dations qui gênent considérablement le b opérations. Altkirch et lllfurth, ains i qu'une grande partie de la vallée di çôte de Colmar s-ont sous l'eau. Dans 1 t Snndgaii la grosse artillerie ne cess . ct9 donner et on s'attend toujours t+ de 3 événements de ce côté. A Strasbourg u; . incendie, dont les causés sont inconnues . a détruit -lès établissements frigorifique g qui contenaient les stocks def viande di 15e corps d'armée. Tous les stocks, d'un-s valeur de plusieurs millions de mark s ont été détruits. • En Arménie, les Russes, au cours d< . leur poursuite, ont encore capturé t-roi . batteries de campagne turques et plu . sieurs centaines d'Askaris. Au sud-és t, d'Erzeroum, les cosaques ont repris con i tact avec l'arrière-garde turque. Un en s gagement eut lieu, au cours duquel le 3 Turcs perdirent beaucoup de monde 5 tant en tués qu'en prisonniers. Dans l'Est Africain, sur la frontièr* . de l'Uganda, les troupes du généra Smuts repoussèrent une attaque aile > mande au cours de laquelle l'enneni . perdit 53 hommes. ) On annonce de Salonique qu'un sous i marin des Alliés, entrant dans le Bos » phore, y a torpillé, la semaine dernière ! un bateau français, îe " Rhône,' amarré sous les fenêtres du palai: . de Dolrna Bagtche ainsi que six voilier: ? turcs chargés de munitions. Le "Rhône' . avait été capturé par les Turcs an débui s des hostilités. 5 La Chambre des Communes a été sai . siê hier d'une demande de crédits d< ; 420 millions de livres pour poursuivre h • guerre, portent- le total des crédits de mandés à ce jour à £2,082,000.000. On annonce également pour la fin de - ce mois on les premiers jours du moi; - de mars, un nouvel emprunt allemand er , vue duquel nos ennemis font d'importants préparatifs dans les pays neutres, > dans l'espoir d'y recueillir des souscrip-; tions. Mais la baisse du mark n'est guère . faite pour engager les neutres a entre! ■ dans cette voie. JUSTICE MILITAIRE. L Indépendance Belge'' du 11 f vrier a reproduit in extenso un arrê royal du 27 janvier achevant de régi la question des recours contre les jug ments rendus par les conseils de guer en campagne, et le Rapport au Roi, s gné de MM. «îe Broqueville et Carte oe Wiart, dont le "Moniteur Belge" -d janvier-4 février le fait, précéder. Cet arrêté tend à concilier les det tendances qui depuis un certain temj divisaient les agents de la justice organ sée au front: juges civils et militaire auditeurs et avocats. Certains d'ei •' eux désiraient la suppression de- toi jj cours contre les jugements des consei '■e guerre en campagne, et e'étaiei '< ailleurs efforcés de la réaliser. Les ai notampient la plupart de? jeun Siei 1915.l* ^ 7 et 1S ja é- avocats qui, se trouvant dans les rang: té de l'armée, sont choisis ou désignés d'of er fice pour défendre les prévenus devan! e- les juridictions militaires, soutenaient re que îe droit d'appel existait toujoun •i- pour les condamnés, de même que celu >n de se pourvoir ensuite en cassation, es Ce conflit avait abouti à un arrêt- dç la Cour militaire que j'ai inséré dan: ix mon article du 4 janvier, et qui portai; ps notamment les "considérants" que .i- voici : * Attendu que sans doute te souci de mainte a- nir parmi les troupes de campagne une diSci lt plies absolue et sévère s'impose dans i'intérê-Js et pour le salut mémo do Farinée ; que {ou! jj; le rnoade est d'aecord pour affirmer la nécessité d'une réprei&icp nroinj >te et énergique dés fatitéa graves, du riia?iqumeîit à îâ dis-cipîine ; 0. Mais que s'il fallait en induire que ta justîc* militaire devrais s'exerc&r aantrait. n unité, qu'une erreur manifeste, due peut-être à des renseignements erronés ou à des faux témoignages, deviendrait irréparable, ce serait tomber dans l'arbitraire plus fatat encore pour le maintien de l'ordre dans l'armée--car en entravant les droits de la défense, l'on provoquerait le découragement et peut-être la méfiance des hommes envers leurs chefs: Attendu tftie vainement l'on invoque le retard possible dans l'exécution des peine3 qui devraient être immédiatement appliquées, i puisqu'on cas d'urgefice et à moins de circonstances exceptionnelles qu'une loi devrait prévoir, la cour, dont là siège est au grand quartier général et qui peut juger sur pièces, pourrait, étant assurée du concours de3 autorités militaires et judiciaires, se réunir et statuer quelques heures après le prononcé de le pre-3 mière décisions Par ces motifs La Cour reçoit l'appel. > Ainsi les partisans du maintien des recours ordinaires l'avaient emporté. Et - non seulement la cour militaire avait dé-s cidé que la loi belge n'avait pas supprimé j - ces recours pour le temps de guerre, mais I 3 elle avait en outre proclamé, dans les termes les plus nobles, les raisons de prin- - cipe qui s'opposaient à cette suppression. 5 Malheureusement, un arrêté-loi, daté • du 18 décembre 1915, supprima pure- 5 ment et simplement le recours en cassation. Un autre arrêté-loi, en date du 28 6 décembre, décida que la faculté d'appe-3 1er des jugements rendus par les conseils 3 do guerre en campagne ou par certains & d'entre eux, peut être temporairement • suspendu, en tout ou en partie, par un - arrêté royal délibéré en conseil des mi- • nistres. 5 Et l'arrêté royal du 29 janvier 1916, h délibéré dans ces conditions, porte que 1 "l'appel contre les jugements rendus par les conseils de guerre en campagne > n'est reçu que si le jugement contient ■ quelque contravention expresse à la loi ou est rendu sur une procédure dans Ia- ■ quelle les formes soit substantielles, soit ® prescrites à peine de nullité, ont été vio-1 îées." Il ajoute que "l'appel est réputé ! nul et non-avenu, si, dans le délai 5 fixé pour la déclaration, la partie appe- - lante n'a. pas déposé au greffe un mé-? moiro indiquant les moyens sur lesquels 1 est fondé son recours." Enfin, un arrêté-loi, de même date, 3 don rie an prévenu trois jours à'compter 1 du jugement pour faire sa déclaration ! d'appel au greffe du conseil de guerre. • La transaction ainsi intervenue est assez ingénieuse. Il faut bien reconnaître - qu'elle n'est pas entièrement conforme à ' la pensée de la cour militaire. Celle-ci considérait que l'accueil d'un appel, en '• cas d'erreur do fait aussi bien que d'er- • reur de droit, ne saurait porter atteinte ■ à la discipline, au contraire. Toutefois la ! possibilité d'un recours et partant d'un • contrôle, telle qu'elle résulte de la législa-toin précitée, est d'importance eonsidé- : rable. La Cour militaire est appelée à faire office de Cour de cassation enmêmetemps que de Cour d'appel. On pourrait objecter qu'il est assez singulier de charger essentiellement une juridiction où domine l'élément militaire, de trancher des questions juridiques. L'arrêt du 11 décembre 1915 serait pourtant de nature à nous rassurer, s'il était permis de faire i confiance à un texte législatif en considération de la juridiction qui doit l'appliquer. Mais la loi peut durer un certain temps, et la composition des cours et tribunaux varie d'un jour à l'autre. Espérons toutefois que notre cour militaire continuera de s'inspirer des idées qui lui ont dicté son bel arrêt du 11 décembre. Quoi qu'il en soit, les jugements des conseils de guerre seront îe plus souvent définitifs, mais nos législateurs de fortune — qu'on veuille croire que je n'emploie pas cette expression dans un sens péjoratif—entendent qu'ils nesoient rendus que sur une procédure absolument régulière. Bien que mes précédents articles sur la matière aient été pour I' " Indépendance " l'occasion d'une saisie contre laquelle je veux m'àbstenir de récriminer — j'ai cru cependant devoir y revenir, d'abord parce qu'il est bon d'attirer l'attention des justiciables sur les lois nouvelles qu'ils " sont censés ne pas ignorer," ensuite parce qu'en l'occurrence il est des mesures à prendre dans l'intérêt d'une bonne justice. La gratitude de tous les Belges pour ceux qui dans les tranchées ont défendu et continuent de défendre la patrie, est profonde. Les civils en exil s'efforcent, chacun dans la mesure de ses moyens, de leur procurer des chaussettes, du tabac et des douceurs. L'intendance va faire l'objet de toutes les prooccupations du premier ministre socialiste qu'ait eu la Belgique. Des soins intelligents, prompts et dévoués en cas de blessure ou de maladie; une aide fraternelle à ceux qui ne sont plus aptes au service de campagne ; des garanties de scrupuleuse justice en cas de poursuites devant les tribunaux militaires, tout cela rentre dans notre dette envers eux. j Elles seraient particulièrement odieuses. If;- erreurs ■-rndifiairoo rtanf. MMiank victimes les héros de Liège, de Haelem d'Anvers ou de î'Yser. Tout doit être tenté pour les éviter. Ne prenons pas injustement l'honneur à des hommes qui étaient prêts à donner pour nous leur vi*. M. Carton de Wiart a, j'en suis convaincu, le souci d'y veiller. Or, les garanties de justice militaire résultant des arrêtés-lois et des arrêtés royaux qu'il a contre-signes, seraient illusoires si la défense des prévenus devant les conseils de guerre n'était pas sérieusement organisée. Un simulacre de défense n'a jamais satisfait au vœu de la. loi ; il y satisferait moins que jamais dans les corconst-ances présentes. En effet, la combinaison adoptée a pour but d'assurer le respect de toutes les formes légales de procédure, y compris celles qui sont relatives à la formation des conseils de guerre; en cas de violation de la loi, un recours est ouvert aux intéressés. Mais ce recours doit être : exercé dans les trois jours du jugement, et il doit être, dans îe même délai, appuyé d'un mémoire. C'est-à-dire que le droit d'appel du prévenu est subordonné à la vigilance, à la science et à la conscience, comme également à l'indépendance de son défenseur. Il faut en-cor© que celui-ci ait'le temps de faire le nécessaire. Voilà sur quoi je demande à M. Carton de Wiart de réfléchir encore. La défense des prévenus est-elle organisée devant les conseils de guerre en campagne, comme il serait désirable qu'elle le fût ? Je n'en déciderai point, le front ta'ayant- été interdit. Mais les renseignements qui me parviennent me laissent à cet égard quelque inquiétude. Récemment, aux ordres de l'armée, a paru ceci: " Le. fait qu'un militaire est admis à plaider devant un conseil de guerre on devant la cour militaire lui assure la liberté et Vindépendance dont jouit tout avocat en pareille c'rconstance', niais iê ne lui enlève nidlement son caractère militaire et ne le dispense pas du respect et des égards qu'il doit à ses supérieurs. " Il peut donc être appelé par les nécessités de la défense à discuter les avis ou faits allégués par un officier, mais cette discussion doit se faire en termes respectueux et toute infraction à ce de- I voir doit être immédiatement arrêtée par le président. " Cela ne peut diminuer en rien, du reste, la liberté de la défense ; tout avocat qui a de Véducation et quelque maîtrise de la parole, saura toujours exprimer et faire comprendre ce qu'il veut dire sans s'écarter des règles de la convenance et de la courtoisie." J'ai vu parfois de vieux avocats tenir plus ou moins tête à un président de cour ou de tribunal. Et encore se gardaient-ils, dans l'intérêt de leur client, d'indisposer les juges. Mais j'ai toujours observé chez mes jeunes confrères qu'un magistrat interpellait, un respect confinant à la crainte. Je crois qu'il est vraiment bien inutile de leur tenir militairement des propos d'intimidation. Car c'est une erreur de leur attribuer à tous une " maîtrise de la parole" qui leur permettrait de contredire un supérieur sans risquer de lui paraître discourtois. Sous la robe, et sauf les droits de police du président de l'audience, l'avocat est l'égal du juge. Il le faut, non pas dans son intérêt, mais dans l'intérêt ;i& la justice. Puisque cette égalité est impossible sous l'uniforme, le soldat ou ie gradé inférieur devrait être envoyé en orage et être, dans toute la mesure du possible, assimilé à un civil, quand il est chargé de la défense d'un prévenu, pour tout le temps nécessaire à l'accomplissement de sa mission, y compris les trois jours du délai d'appel. Et une toge devrait être mise à sa disposition pour plaider. Car si l'habit ne fait pas le moine, c'est pourtant à son habit qu'on îe reconnaît ordinairement. Et lui-même, pour faire un bon moine, ne doit-il pas être sous sa robe da bure? De même-, à moins que les juges eux-mêmes ne soient habillés comme tout le monde, il faut se sentir en robe pour être un bon avocat. Souvent cela seul peut donner cette liberté de parole sans quoi la défense d'un prévenu n'est qu'une parodie. Il est vrai çjue Napoléon aurait voulu couper la langue à tous les avocats. Mais nous comptons sur M. Carton de Wiart pour qu'en Belgique non occupée on ne puisse même temporairement leur couper le sifflet. EMILE ROYER, •Député de Tournai-Ath. LETTRE DES ETATS-UNIS. -*■-•-ffriiifi.fi. .. .i Le Parlement de M. Melichros. (De notre correspondant.) Charlestown, février. NoSre colonie grecque. La question grecque va-t-elle se ré 'soudre enfin à la satisfaction des honnêtes gens? Beaucoup de nos journaux parmi lesquels le "Washington Times' et îe "New-York Worfld," qui, depuis le second renvoi ide M. Vénizélos, n 'on cessé de prédire la chute prochaine d< Constantin, nous assurent que le mar de Sophie de Prusse n'en a plus pou; longtemps et qu'il ira bientôt rejoindre son beau-frère, à côté duquel il fera, du reste, bonne figure, car, n 'ont-ils pas montré îe même mépris pour les chiffons de papier? La colonie grecque de notre ville el des environs est en effervescence. Elk n'a guère connu ni le repos ni la pais depuis «n an et demi, mais depuis une couple de semaines, sa condition s'est aggravée et, en oe moment, ce n'est plus de l'effervescence, c'est de l'ébullition. Je parle de nos Grecs bien connus, établis dans les affaires et, pour la plupart, trfej respectés. Je ne parle pas des Grecs qui me viennent .ici que pour y accumuler une petite somme et retourner ensuite dans leur pays. Ceux-ci, très nombreux 'avant la guerre, ont presqu'entièrement disparu de nos charbonnages, où ils abondaient. Ils ont été rappelés sous les drapeaux, et je sais personnellement qu'en s'en allant, ils étaient convaincus que c'était du même côté que les Italiens qu'ils allaient combattre. Ils seront bien désappointés s'il .n'en est ainsi. Les Grecs et les Italiens, dans nos charbonnages, s'entendent si bien ensemble qu'on les confond souvent les uns avec les autres. Aujourd'hui, mon .intention est de par-ter des Grecs qui sont trop solidement ancrés en Amérique pour songer jamais à rentrer au pays natal. Je parlerai aussi des Arméniens et des Syriens, anciens sujets du Sultan, dont il y a une colonie très considérable dans cette région. Ils ne vont pas travailler dans les mines. { ,S yl /•».-aÎ «*x4-r* » ; r- /-ni/-l.- rf. . fruits, boutiquiers, hôteliers, restaurateurs et fabricants de tapis. Nos italiens. Je ovous présenterai en outre une . classe d'Italiens trop peu nombreuse, parmi laquelle on trouve surtout des i maçons, tailleurs de pierre, peintres, menuisiers et entrepreneurs. Ils proviennent surtout du nord de l'Italie. Ce sont les Piémontais, des Lombards, ^ des Vénitiens qui ont abandonné toute idée de retour. Avec eux se confondent beaucoup de citoyens suisses qui por-, tent des noms italiens et parlent la langue italienne. Un nombre assez considérable de ces hommes parlent français, ayant travaillé en ' France et en Belgique avant de venir en Amérique. Ces gens ne vont jamais travailler dans les mines. Il n'y en a peut-être pas un parmi eux qui, travaillant â la journée, gagne moins de 4 dollars par journée de huit heures. La plupart réussissent très bien dans les entreprises de travaux publics et particuliers. Ils sont très recherchés comme entrepreneurs, car ils travaillent à très bon compte, sont ennemis de la chicane et savent toujours trouver des bras, même quand la main-d'œuvre est rare, comme actuellement. Si on veut .avoir un travail bien fait et h bon marché, sans procès et avec rapidité, on s'entend avec un Minotti, un Capellari ou un Criveîli. Si ceux-ci sont trop occupés et ne peuvent entreprendre votre besogne, ils vous procureront cjuelqu'ami dont ils répondront comme d'eux-mêmes, non point par des paroles seulement, mais en versant, s'il le faut, toute caution demandée. Bref, ce sont des Italiens très sérieux, très recherchés et très utiles. Beaucoup d'entre eux sont ce qu'en Amérique on apneile des "prominent citizens," c'est-à-dire de citoyens très importants. En attendant les nouvelles. Avant la guerre, tout ce monde que je viens de décrire : Grecs, Arméniens', Italiens, Syriens, se connaissaient, mais ne se fréquentaient guère. Chacun poursuivait le dollar américain avec toute l'énergie dont il était capable, et, le soir

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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