L'indépendance belge

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s.n. 1916, 06 Mai. L'indépendance belge. Accès à 23 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/zw18k7628t/
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gjçnie année* L'INDÉPENDANCE No. 106 ROYAUME-UNI : ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE; 5 CENTS) *~ ADM'kisteation et redaction: bureau a paris: ïpdor house, tudor st.. london. b.c. "■ place de la bourse. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.; [238-fl. *** —; — SAMEDI 6 MAI 1916. En vente à Londres à 3 h. lu vendredi 5 mai. f 3 mois, 9 shillings. \ abonnements: -, 6 mois, 17 shillings. l conservation par le progrès» {1 an. 32 shillings. ) LA SITUATION. v en-diusm, 11101. X,a. position des Français dans le secteur de Verdun s'améliore tous les jours. Pu côté du Mort-Homme nos Alliés ont consolidé leurs gains des jours précédents et leur artillerie a arrêté net une attaque ennemie contre une des tranchées récemment oaptuiees. A l'est de la Meuse ainsi qu'en Woevre l'artillerie se livre à un bombardement intermittent. Dans la région cl'Apre-niont, à l'est de Saint-Mihiel, une forte reconnaissance allemande a été re-poussée.Le communiqué de Berlin reconnaît ''un léger succès"" des Français sur le versant sud-ouest du Mort-Homme. Le communiqué de Paris publié à trois heures hier, mentionne les pertes sévères subies par l'ennemi au cours des derniers combats autour du Mort-Homme, dues surtout à I'éfficacité des ''75." Comme le dit le rapport semi-officiel publié par le ministère de la Guerre à Paris, le commandement français devant Verdun a définitivement passé de la défensive à une offensive qui vise à reconquérir, par des contre-attaques locales, le terrain perdu précédemment. Encore quelques succès dans le genre de ceux de ces jours derniers, et toute menace du côté du Mort-Homme aura disparu. Des informations de source hollandaise ■signalent l'activité fiévreuse qui règne, paraît-il, tant en Belgique que dans le Nord de la France. Lès garnisons allemandes de Namur, de Charleroi, et d'autres centres militaires auraient été expédiées vers le front et de Cologne également on annonce le passage d'importants contingents en rouie pour la Belgique et la France. Des troupe3 de réserve campent, nous dit-on, à proximité des principales jonctions de chemin de fer de façon à pouvoir être ■envoyées rapidement sur les points les plus menacés. Le long des canaux, cours d'eau et talus de chemins de fer, des iranchée? sont oreusées à l'effet sans doute de faciliter la résistance en cas de retraite. Comme ces précautions coïncident 'avec l'évacuation, par les civils, de nombreux villages, en Alsace, notamment, et même de Metz, comme on l'a dit hier, on est tenté d'en conclure que les Allemands se préparent " à faire leurs paquets'." Il est certain que l'arrivée de troupes russes en France (le cinquième contingent vient de débarquer à Marseille), et l'introduction'du service militaire obligatoire en Grande-Bretagne (le Bill a été adopté hier en seconde lecture par 328 contre 36 voix), sont des faits de uature à faire réfléchir.les Allemands qui doivent s'attendre à quelque surprise de la part des Alliés. Ceux-ci montrent une certaine activité sur la frontière macédonienne et d'aucuns veulent y voir des symptômes significatifs. C'est ainsi que trois compagnies françaises sont arrivées à l'improviste à ïlorina, où, guidées par des agents locaux, et après avoir coupé les fils téléphoniques et télégraphiques, elles procédèrent à une série de perquisitions qui amenèrent l'arrestation du secrétaire du consulat autrichien à Monastir ainsi que d'une douzaine de Grecs et de Turcs. Le secrétaire du consulat autrichien venait d'arriver d'Athènes Les Grecs et les Turcs ont été placés en état d'arrestation sous l'accusation d'avoir exercé de l'espionnage et de la i contrebande au profit des Germano-Bulgares. Les autorités grecques ont éner-giquement protesté et demandé la mise en liberté des personnes arrêtées, mais l'officier commandant le détachement français s'y est refusé. Les pourparlers au sujet du transport des troupes serbes continuent» La situation politique en Grèce se ressent naturellement de tous ces incidents. Les Vénizélistes sont hautement satisfaits du résultat de l'élection complémentaire de Chios, où leur candidat a été élu, sans opposition, par 6,200 voix, alors que lors de la dernière élection, où' les Vénizélistes s'étaient abstenus, il n'y avait eu que 1,800 votes émis. Il n'est pas étonnant en présence de tous ces incidents (auquels s'ajoutent les difficultés d'obtenir de l'argent pour .combler le déficit budgétaire), qu'on prête à M. Skouloudis l'intention de se retirer du pouvoir. M. Zaïmis a été sondé, dit le correspondant du " Morning Post,". en vue de la constitution éventuelle d'un nouveau cabinet, mais il aurait opposé à ce projet un refus catégo-.riaup- •> En attendant, les troupes turco-btlï-gares, poussées par la faim, se livrent presque journellement à des incursions sur territoire grec où elles pillent les ha bitants. Un des derniers raids de-ee genre eut lieu à Notia, dans le district de Karajovo. Les moines du monastère d'Ossian, tout proche, ayant été dépouillés de toutes leurs provisions, durent abandonner leurs couvent. La faim commence aussi à tenailler les Allemands chez eux. Chaque semaine voit l'introduction d'une nouvelle carte destinée à limiter, au strict minimum, la consommation en vivres de la pojoulation. Celle-ci continue de manifester son mécontentement et on croit que l'arrestation de Liebknecht & eu lieu pour prévenir le leader socialiste de prendre la tête d'un mouvement populaire plus général. Dans le Caucase, les Turcs essayent d'avoir recours à la guerre des tranchées et les Russes font l'impossible pour les. en prévenir. L'épave du Zeppelin " L-20 " qui, désemparé, a échoué en Norvège, étant devenu un dafager public, a été détruit par les troupes norvégiennes, qui tirèrent des feux de salve sur l'enveloppe. L'explosion fut entendue à cinquante kilomètres à la ronde. Les dégâts causés par le mouvement séditieux irlandais sont évalués maintenant à deux millions de livrea mille prisonniers environ sont dès à présent entre les mains des autorités, qui ne laissent sortir personne de Dublin, ni d'Irlande, sans passeport. Le corps du leader O'Rahilly a été découvert parmi.Jes décombres près de la poste, et aux dernières nouvelles on ne signalait plus que quelques escarmouches locales avec des détachements de rebelles dans le sud et dans l'ouest de l'Ile. L'ASSASSINAT EN MER. tïly aura, le 7 mai, un an qu'un officier allemand* que ses compatriotes appellent un héros et que nous appelons, nous, un vulgaire assassin, lâchement, traîtreusemen^fit couler en pleine mer un bâtiment non-armé, uniquement affecté m transport de non-combattants. Nous faisons allusion au torpillage du "Lusitania," forfait abominable que ne s'effara pas de sitôt de la mémoire des hommes. A- bord du "Lusitania" étaient des ci-"jyens américains. Une centaine d'en-,l'eUx perdirent la vie dans la catastrophe, ©t c'est ainsi que le torpillage '' un bâtiment anglais par un sous-ma-"n allemand, à quelques milles des côtes •' ia Grande-Bretagne, donna naissance a un incident diplomatique entre l'Allemagne et les Etats-Unis d'Amérique. ( est cet incident, compliqué d'autres 11'mes allemands, qui doit présentement 'eeevoir une solution, sous peine d'ame-1|ul Une rupture avec la grande Républi V'e étoile©. Avant d'en arriver à telle menace, les Mats-Unis ont fait preuve, vis-à-vis de \ l'Allemagne, du plus intense désir d'amener cette "égarée" à des vues plus humaines. La diplomatie américaine a dépensé des trésors d'angélique patience. Dans de ipultiples notes, dont trop de gens dissertent, sans se donner la peine de les bien comprendre, elle a établi sur des bases formidables un réquisitoire écrasant contre les Huns et leur diabolique méthode ; elle a mont-ré l'étendue de leurs forfaits et, pleine de charité, leur a, dans leur propre intérêt, conseillé l'abandon de ces pratiques monstrueuses. Il faut lire ces notes; il faut les méditer.Il faut voir avec quel art, quel soin, quelle souplesse le président Wilson s'est efforcé de convaincre les Huns qu'ils s'étaient engagés dans une voie détestable.Il faut voir avec quelle-prudence, au début, il s'aventure dans la controverse. Le terrain est nouveau. Il n'y a pas de précédents. Mais peu à peu les faite h'accumulent, les situations se précisent Enfin, il a maîtrisé le sujet et c'est alors, alors seulement <ju'il se hasarde à ^arlei; haut. " Si, dit-il dans sa dernière note, le gouvernement impérial ne renonce pas, sans délai, à sa méthode de guerre sous-marine contre les navires de commerce et de passagers, il ne restera plus au gouvernement des Etats-Unis que la ressource de rompre complètement toutes relations diplomatiques avec le -gouvernement allemand." Mais cette menace, il ne l'a faite qu'après avoir, plusieurs mois aupara-vani, prévenu solennellement le gouvernement allemand que la répétition, par des commandants, d'actes contraires I . aux droits des neutres, serait, en tant qu'ils affectent des citoyens des Etats-Unis, considérée comme " délibérément inamicale. ' ' Ces deux positions montrent avec quelle générosité, quelle ampleur de vue il est intervenu. Président des États-j Unis, il ne s'est pas' borné à élever la voix au nom de ses concitoyens; il n'a cessé d'avoir, la noble préoccupation de faire respecter par dessus tout les droits i de l'humanité. Les Allemands ont décrété que leurs sous-marins ne s'attaqueraient plus uniquement aux ports militaires et aux navires armés pour l'attaque, mais même aux plus innocents navires marchands s'aventurant en haute mer. Fatalement, cette méthode nouvelle entraînait la violation de principes consacrés entre nations civilisées : la liberté de la haute mer, l'obligation de "s'assurer de la nature des marchandises transportées avant la saisie ou la destruction du bateau, enfin l'obligation de respecter la vie des non-combattante, sauf dans le cas où ils-seraient à bord d'un bâtiment offrant de la résistance ou cherchant à s'échapper après avoir reçu l'ordre de se soumettre' à une visite. Fatalement aussi il arriva que de paisibles bâtiments neutres furent victimes de la nouvelle méthode allemande. Des Américains ayant été assassinés dans ces conditions, le Président, qui s'était interdit toute intervention fsnt que î& brutale méthode ne s'appliquait qu'aux navires des Alliés, éleva le voix: "Si, déclara-t-il, un belligérant 11e peut riposter à un ennemi sans attenter à la vie des neutres et à leur propriété, l'humanité, la justice et le respect dû aux Etats neutres l'obligent à cesser ses pratiques. Persister dans de telles conditions constituerait une impardonnable offense contre les droits souverains des nations neutres affectées." L'Allemagne, tout en 11e cherchant pas à contester ouvertement ces principes, persista à les méconnaître. Ainsi que le constate le président dans sa dernière Note, des bâtiments neutres ont été torpillés même au cours de leur voyage d'un port neutre à un autre port neutre; parfois des bateaux marchands ont été prévenus avant d'être coulés ; parfois on a concédé à l'équipage la maigre chance de s'échapper dans les barques de secours, mais très souvent aussi les bateaux ont été torpillés sans préavis et l'équipage a été implacablement assassiné. De grands navires .tels que le " Lusitania " et 1' " Arabie," un simple bateau de passagôrs tel que le " Sus-sex " ont été coulés à vue, actes monstrueux sans aucune justification possible.C'est dans ces conditions que le président a cru devoir passer de l'avis solennel qu'il avait adressé à l'Allemagne dans sa troisième Note à la menace contenue dans sa dernière, de rompre avec une nation qui méconnaît à ce point les droits des neutres et les commandements ■de l'humanité. Le gouvernement américain, déclare-t-il à présent, constate "que le point de vue qu'il a adopté dès le début est justifié, en ce sens que l'emploi de sous-marins pour la destruction du commerce maritime de l'ennemi est nécessairement, en raison du caractère des bateaux employés et des méthodes d'attaque qu'ils impliquent, en complète contradiction avec les principes d'humanité, avec le droit ancien et incontestable des neutres et avec le privilège des non-combattants. Si le gouvernement impérial persiste dans sa guerre sans merci et sans distinction avec des sous-marins contre des bateaux marchands, sans égard pour ce que le gouvernement des Etats-Unis considère comme les règles sacrées et indiscutables du droit des nations et les préceptes reconnus de l'humanité, le dit gouvernement se trouvera finalement obligé de conclure qu'il n'y a pour lui qu'une seule chose à faire. Si le gouvernement impérial ne renonce pas, sans délai, à sa méthode de guerre sous-ma-rine contre les navires de commerce et de passagers, il ne restera plus au gouvernement des Etats-Unis que la ressource de rompre complètement toutes relations diplomatiques avec le gouvernement allemand." O11 attend la réponse du chef des assassins, K,,, POUR LE RAVITAILLEMENT DE LA BELGIQUE. Annual Meeting du National Committee. UNE SÉANCE MÉMORABLE. C'est dans 'a grande salle de la Man-sion House que s'est tenue cette importante réunion, importante par la qualité des orateurs, importante par l'objet qu: les réunissait : empêcher la famine de s'emparer de la Belgique occupée. Salk éclairée par un large lanterneau et soutenue par deux énormes pilastres et des colonnes, comme un atrium romain au faîte doré, avec, à l'arrière-plan, deux hautes ligures se détachant sur une ornementation classique. Un public d'élite l'occupait, en majorité Anglais, et à la table de la presse tous les représentants des feuilles de Londres. L'assemblée était présidée par The Rig'ht Hon. The Lord-Mayor of London, qui avait à ses côtés M. Asquith, Premier Ministre; S. E. M. Walter Hines Page: ambassadeur des Etats-Unis à Londres ; S. E. Sefior Don Alfonso Merry del Va: y Zulueta, ambassadeur d'Espagne à Londres; S. E. M. Paul Hymans, ministre de Belgique à Londres; S. E. le cardinal Bourne; The Hon. Sir Thomas Mackenzie, Haut Commissaire pour la Nouvelle-Zélande; The Hon. Sir Peter McBride, Agent-Général pour la Victoria; The Rig'ht Hon. viscount Bryce ; His Grâce The duke of Norfolk ; S. E. l'évêque de Rochester ; M. Herbert Hoo-ver ; The Very Rév. J. H. Hertz, grand-rabbin ; The Right Rev. David Paul, de l'Eglise d'Ecosse, ainsi que MM. A. M. Joode, secrétaire hon. et A. Shirley Benn, trésorier hon. du Comité; Mme Vandervelde et de nombreux Belges. M. le consul général Pollet faisait également ipartie du bureau. Le ,îo.rd-ntaire portait les armes de la ville, qui se détachaient sur son costume semi-officiel aux manches de dentelle. Figure intelligente et sympathique. Des yeux noirs expressifs. Beaucoup de cordialité spontanée et, parfois, des g-estes remplis d'effusion. Après un speech assez bref, le duc de Xorfolk, ce généreux philanthrope, lut rapidement le fort intéressant rapport du Comité. Puis M. Asquith se leva; à l'arrivée du Premier, toute la salle il'a\vait applaudi, et, debout, lui avait en quelque sorte dit ses sympathies. Remarque faite trop rarement. M. Asquith a une physionomie plus caractéristique qu'elle n'apparaît sur ses portraits. Ils rendent mal sa chevelure argentée, :ette mèche presque blanche qui recouvre l'oreille gauche comme l'aile d'une perruque, et les carnations chaudes de son teint. C'est notre Frère-Orban, niais avec plus de carrure, des épaules plus robustes. M. Asquith a lu ou discouru sans jamais abandonner le ton familial. Sa voix toutefois, évoquant notre pays, ne manquait pas d'émotion et elle se fit.grave à certains passages. Mettant son binocle, du le tenant en main, il ne fit pas d'autres gestes, calme, ne voulant pas viser en :ette réunion1 privée à des effets oratoires. A la fin de son discours, toute la salle l'acclama. Le cardinal Bourne lui succéda : sur un habit de pasteur il portait la croix ; un :ol rouge rappelait uniquement la pour-ore cardinalice. De la finesse et même de ■a noblesse dans les traits, cheveux argentés, portés courts. Des lunettes sur m nez très effilé. Débit simple, aucune Dose, voix toutefois expressive. Le Haut Commissaire de la généreuse \*ouv,elle-Zélénde, représentant aussi la philanthropique Australie, l'honorable >ir Thomas Mackenzie, rappelant beau-:oup par la barbe et l'expression géné--ale, l'ancien ministre belge de l'agricul-.ure, M. De Bruyn, parla ensuite avec nonhomie et termina par une anecdote îmouvante que nous raconterons. Notre ministre à Londres, M. Paul Hymans, ut son discours, d'une voix pleine et solde, en excellent anglais, articulant par-"aitement, et comme M. Asquith il fut ipplaudi avec une extrême chaleur. En Belgique nous ignorions avec quelle facilité M. Hymans s'exprimait dans la angue de Shakespeare ; nous nous en réjouissons, tous, aujourd'hui, parce qu'elle permet à notre éminent compatriote de rendre à son pays de plus grands services encore. L' "Indépendance Belge" a dit à diverses reprises l'œuvre accomplie par M. Herbert Hoover, l'actif, le zélé président du comité international, et rendu nommage à son incomparable dévouement.C'est l'une des plus hautes figures n'éée par la philanthropie née de la Guerre., Tout Belge saciiant Ja recon naissance saura garder son nom. Sa modestie semble égaler sa bonté et c'est d'un ton dépourvu de toute prétention, qu'il a débité son discours, plein de cœur, accueilli par de multiples approbations. Une harangue de sir Peter McBride, agent-général pour Victoria, d'une silhouette pleine de relief, niais d'une voix moins vigoureuse, précéda lé discours final. C'est le Grand Rabbin qui s'en chargea. Il le prononça avec un certain éclat, accentuant les phrases, se séparant du traditionalisme dont l'assemblée s'était préoccupée, sans recueillir pour cela une plus ample moisson de bravos. La barbe épaisse niais élégante, les cheveux légèrement frisés, il rappelle les anciennes figures du peuple d'Israël non sans garder un aspect très sympathique. Quelques mots heureux du lord-maire, 'précédant le thé coutumîer, terminèrent cette réunion mémorable, où l'on ne s'était occupé que du sort de la Belgique. Tous ces beaux discours n'avaient pris qu'urie heure. Rien d'inutile n'avait été dit et tout ce que l'on avait à apprendre chacun l'avait su. A retenir à la rentrée au pays. LES DISCOURS. DISCOURS DU LORD-MAÏRE. Le lord-maire, ouvrant la séance, s commencé par rendre hommage aux organisateurs de cette "œuvre gigantesque" et au dévouement .sans bornes du président de la Commission neutre de Secours, M. Herbert Hoover, l'âme de ce vaste organisme, qui n'a pas son pareil dans l'histoire. Il s'agit, en effet, de pourvoir à la subsistance de tout, un peuple dont la détresse est lamentable et dont l'alimentation dépend uniquement, depuis des mois, du fonctionnement régulier du Comité. Malheureusement, les fonds considérables qu'exige cette œuvre commencent à manquer' ; le déficit grandit rapidement et il est nécessaire de faire un pressant appel à la générosité du public afin qu'il remédie à cette situation par de nouveaux dons. Le lord-maire annonça ensuite qu'il avait reçu un télégramme du roi Albert, dont il donna lecture et dont voici le texte : LA DEPECHE DU ROI. ]e suis profondément heureux d'up-prendre les résultats ■magnifiques obtenus l'année dernière par les efforts du National Committee for Relief in Belgium, qui ont contribué dans line si grande mesure à soulager les souffrances et a stimuler le courage de la population belge. ] 'adresse mes plus sincères remerciements à tous ceux qui en Grande-Bretagne et dans les possessions anglaises ont si généreusement collaboré à ce travail d'assistance et de confraternité. ALBERT. LE RAPPORT DU COMITE. Le duc de Norfolk, succédant au lord-maire, donne lecture du premier rapport annuel du Comité, qui constitue un résumé .succinct du labeur immense accompli depuis un an. Voici quelques chiffres mentionnés dans cet intéressant document : Le total des dons reçus au 26 avril 1916 atteint £1,637,714 2s. 3d., dont £1,600,000 ont été versés à la Commission neutre pour l'achat de vivres au profit des Belges nécessiteux de la Belgique occupée. Dans ce total, le Royaume-Uni figure pour £415,511, la balance, soit £1,220,280, provenant des Dominions et des colonies britanniques d'outre-mer. Ainsi la Nouvelle-Galles du Sud a versé à elle seule £419,469 (plus que toute la. Grande-Bretagne) et continue de verser mensuellement plus de £30,000'! Le rapport remercie tous ceux qui par1 la plume ou par la parole ont apporté leur aide à cette œuvre humanitaire, et il exprime son admiration toute particulière pour et sa confiance absolue en M. Hoover et ses collègues, qui s'acquittent si admirablement de la lourde tâche qu'ils ont entreprise. Le rapport se termine par un appel : pressant à la générosité de l'Empire, dont dépend le sort de plus de trois millions de Belges nécessiteux, dont les souffrances, déjà grandes, augmenteraient encore si les secours attendus n'at--. rivaient pas ! DISCOURS DE M. ASQUITH. Accueilli par une salve cfapplaudissements, le Premier Ministre prend la parole., Il loue les résultats satisfaisants du

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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