L'indépendance belge

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s.n. 1914, 26 Octobre. L'indépendance belge. Accès à 25 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/ks6j09x40g/
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E INDEPENDANCE BELGE. I Administration et Rédaction, Tudor Hguse, Tudor Street, E.C. LONDRES, LUNDI, 26 OCTOBRE, 1914. Conservation par le Progrès. LA REVANCHE DU DROIT. Quand j'ai passé par la Hollande vers la fin du mois d'août, on m'a dit : " Mais pourquoi donc le gouvernement belge a-t-il permis aux troupes françaises de passer la frontière de Belgique avant la déclaration de guerre? " De Rome, on m'a écrit : " Il est bien regrettable que le gouvernement belge ait laissé les troupes françaises passer la frontière avant la déclaration de guerre." Aux uns et aux autres j'ai répondu : C'est faux ! Les troupes françaises ne sont pas entrées en Belgique avant l'agression allemande. Si elles avaient passé la frontière, les troupes belges les auraient attaquées comme elles ont attaqué les Allemands. Aux Etats-Unis, M. Dernburg, l'ancien ministre de l'Empire allemand, cherche à accréditer la même légende mensongère. C'est donc une calomnie systématiquement répandue pour égarer l'opinion publique dans les pays neutres. Quand il parle à la tribune du Reichs-tag, le chancelier de l'Empire avoue, il est vrai, qu'en violant la neutralité belge, les Allemands ont commis un attentat contre le droit des gens et une injustice (séance du 4 août), mais il parle à des hommes avertis, qu'il serait vain de chercher à abuser. Dans les milieux insuffisamment informés, les officiers allemands espèrent, en répandant des calomnies, détourner de la Belgique les sympathies agissantes. Ah ! ce n'est pas seulement en armant ses soldats que le gouvernement allemand a savamment préparé et organisé cette guerre odieuse. Le gouvernement belge, par la publication de la " correspondance diplomatique relative à la guerre de 1914 " a fait justice des mensonges. Si la Belgique avait été résolue, en dépit des traités, à prendre parti pour la France contre l'Allemagne, les faits de guerre ne décelleraient-ils pas l'existence d'une convention militaire conclue au préalable avec le gouvernement français ? Si cette Convention préalable avait existé, l'armée belge aurait-elle été seule ?. défendrerîa ligne de la Meuse, de Visé a Namur? Si la Belgique avait été résolue à prendre parti pour la France contre l'Allemagne, aurait-elle, même après l'ultimatum allemand du 2 août, attendu l'entrée des troupes allemandes pour répondre le 4 août seulement aux suggestions du Ministre de France à Bruxelles et pour faire appel aux puissances garantes de sa neutralité? Si la Belgique avait été résolue à prendre parti pour la France contre l'Allemagne, le Ministre de la Justice aurait-il, quelques heures—ô ironie !— avant l'ultimatum allemand, fait saisir un journal belge qui conseillait cette politique ! Toutes ffes interventions des gouvernements belges dans la politique internationale depuis quatre-vingts ans protestent contre cette accusation. Dans toutes les conférences internationales— qu'il s'agisse de la question sociale comme à Berlin, du maintien de la paix comme à La Haye ou d'un règlement de comptes comme à Algésiras—la grande préoccupation de notre pays a été de ne pas prendre parti dans les questions politiques, de s'efforcer, dans la mesure de ses faibles moyens, de maintenir la paix, d'assurer lê mieux être social et de faire Drogresser la civilisation. En retour, de quelles protestations d'amitié n'avons nous pas été comblés surtout par la puissance qui devait nous envahir ! La presse a rappelé les déclarations du Ministre d'Allemagne en 1905 à l'occasion du 75me anniversaire de notre indépendance, les paroles de l'Empereur lui-même en 1911, les affirmations H du secretaire d'Etat aux affaires étrangères disant à la commission du Reich-stag, le 29 avril, 1913, que " la neutralité de la Belgique est déterminée par des conventions internationales et que • l'Allemagne est décidée à respecter ces conventions." Depuis, le Ministre d'Allemagne à Bruxelles a dévoilé le but de toutes ces protestations. Il fallait rassurer la France du côté du Nord pour ' lui faire porter toutes ses forces du côté > de l'Est. Comprend-t-on l'indignation de la na-, tion belge tout entière quand elle s'est L aperçue qu'elle avait été aussi odieusement trompée ! Combien d'entre nous n'ont pas été tentés de regretter la loyauté avec laquelle nous avions exécuté nos obligations et rempli notre devoir ! Il ne faut pas céder à cette tentation. Il ne faut jamais regretter d'avoir rempli son devoir. Déjà d'ailleurs nous pouvons compter sur les réparations du droit et sur le châtiment de l'injustice qui sera punie par où elle a péché. Si l'Allemagne à contre elle aujour- ■ d'hui toutes les forces de la Grande : Bretagne, si l'armée du maréchal French s'égale en héroïsme et en ténacité aux , armées de Wellington, si les jjiers sont fermées aux navires allemands, c'est pareeque l'Allemagne a violé le droit en envahîssant la Belgique. Si la France a pu mobiliser et concentrer sans être attaquée, une armée qui fait dés prodiges, c'est parce que les ■ armées allemandes se sont jetées sur la Belgique au lieu de foncer par la trouée de Stenay sur le Nord français. Si les forteresses del'Est français n'ont pas encore subi l'épreuve du bombardement, si cette ligne de fer est encore inviolée, c'est parce que les lourds «canons allemands ont été à Namur, à Liège et à Anvers au lieu d'aller à Verdun. Les armées françaises et anglaise, notre héroïque petite armée belge, commandée par un Roi, auquel nous ne pouvons penser sans un sentiment ému de fierté et d'admiration—avancent d'un mouvement lent et continu. Nous savons d'une certitude sereine qu'un moment viendra—tin peu plus tôt, un peu • plus tard—où les deux parties de l'étau ■ se rapprocheront irrésistiblement pour écraser les masses allemandes. Tout cela, parce que l'Allemagne a, . suivant l'aveu de son chancelier, com-( mis une injustice initiale. Dieu se plaît ainsi à tirer le châtiment de la faute même. Ce n'est pas la force qui primera le droit; c'est le droit violé qui finira ! par écraser la force criminelle. E. MELOT, député de Namur. MISE AU POINT. ) ^ Le devoir n'est pas de rentrer 1 a Anvers. . Certains journaux paraissent avoir été mal informés, s'il faut en juger d'après leur compte-rendu, sur ce qui s'est passé au cours d'une réunion tenue 1 ces jours-ci à Londrès entre Belges, et 3 qui avait pour objet spécial d'examiner ; la question de savoir s'il convient que _ les anversois, actuellement en exil, re-. prennent le chemin de leur cité. S'il est exact qu'au cours de cette assemblée, un orateur a seiyblé émettre l'oprnion que le retour était à envisager, il est " tout à fait certain que son avis est - resté isolé et que l'unanimité présente - de nos concitoyens a marqué nettement s qu'elle entendait ne pas rentrer dans - Anvers avant que la ville fut libérée de : la précaire domination allemande. Cette c attitude décidée sera fort approuvée. s Nous sommes sûrs, en effet, que ce 2 sentiment est rigoureusement conforme à î celui du gouvernement belge lui-même, - dont la direction doit être strictement : su,vie en pareille matière. , Qui donc n'aperçoit pas qu'il ne s'agit : pas là d'une question d'intérêt local, mais bien au contraire d'un problème impor- 3 tant dont la solution intéresse non s seulement la Belgique, mais même nos s admirables et fidèles alliés. Certes nous savons aussi que divers 3 Anversois, dont la grande autorité n'est ; discutée par personne, s'efforcent en ce - moment, par la parole et par la plume, 5 d'inviter tous ceux qui sont réfugiés en - Hollande à regagner Anvers. Les initiateurs de cette campagne - s'inspirent assurément de considérations r d'ordre élevé et se préoccupent avant ; tout de rendre de kjvie à la grande ville. s pour éviter sans doute des souffrances à ^ la population. t Mais ce point devue, s'il est important, t n'est pas le seul à envisager, et nous r sommes sûrs que ces concitoyens se ï trompent quand ils pensent que restituer dès à présent à An\v-rs, une partie de - son activité doit servir la cause de t l'indépendance du pays. Que les Allemands souhaitent voir la 5 grande ville reprendre à bref délai son - aspect habituel, c'est trop naturel ! Ils 1 ne manqueront pas de triompher d'un ! pareil résultat et de montrer complai- • samment au monde que, dans Anvers, - où i's avaient tant d'attaches et - d'intérêts, il leur a suffi de paraître et t de parler pour faire accourir à leur i appel toute une population prête à accepter leur contact. Finie la légende mensongère des • Allemands barbares et brutaux ! Leurs i paroles de paix et leurs promesses ont : été recueil ies avec confiance par tous : ceux qu; avaient fui leur approche et ' qui viennent d • plein gré se soumettre 1 à leurs lois. Il n'est pas nécessaire d'insister • beaucoup, pour que chaque Belge, avant i tout attaché à son pays, ne comprenne ; qu'il faut se refuser résolument à refaire i la vie là où les Prussiens prolongent ^ leur séjour, ont commencé par créer le vide et setner la ruine. Il y a dés gens qui pensent rentrer à "Anvers, sans manquer au devoir. Ce sont les pauvres malheureux qui, en dépit de la générosité hollandaise, sont condamnés à la misère le long de la frontière et qui préfèrent, dans leur immense détresse, souffrir chez eux que de souffrir à l'étranger. Comment pourrions nous ne pas comprendre leur retour aux humbles foyers laissés derrière eux ! Il y a aussi les fonctionnaires dont la place à Anvers est obligée. Ce sont, à titre d'exemple, les magistrats du Parquet ou les agents de police. Ce sont les attachés au service de la bienfaisance ou de l'état civil. Ce sont les receveurs ou les agents de la conservation des . hypothèques, etc., etc. Mais tous ceux t dont la présence à Anvers n'est ni > indispensable, ni obligatoire, doivent , s'abstenir de rentrer, s'ils ont le moyen ! de rester dehors, et se refuser à faire le' jeu trop évident de ces doux Allemands, ] dont les promesses, au surplus, ne devraient plus pouvoir illusionner personne. Telle a été la thèse du gouvernement, prescrite à ses sujets depuis la guerre, et fidèlement observée partout jusqu'içi dans le pays envahi. Ils doivent s'abstenir de prêter leur concours à l'ennemi et résister à l'ennemi et résister à toutes les manœuvres, d'ordre divers, exercées à leur égard pour les inviter à reprendre une activité qui ne peut que desservir r leur patrie. Le souci de la patrie, de l'intérêt j collectif, de l'issue finale de la lutte, » voilà ce que chacun doit considérer t avant tout et adopter comme règle de - sa conduite. Ajoutons enfin, qu'il est très téméraire . d'engager les Anversois à rentrer chez-] eux en leur disant qu'ils n'ont plus de péril à redouter. En admettant même ï que les' Allemands respectent leur pro-t messe de se bien tenir, n'est-il pas t évident qu'une heure, particulièrement > tragique, pourra venir où les Alliés t devront à leur tour faire le siège ; d'Anvers ? Que fera à ce moment la » confiante population qui aura cédé à de , fâcheuses illusions ? Et ne peut-on même supposer que si les Allemands ; sont si empressés de voir beaucoup t d'Anversois dans Anvers, c'est surtout pour leur imposer le rôle de protecteur^ [ et d'otages forcés au moment où quelque bombardement viendrait à tioubler t leurs occupations ? NOTÊDU JOUR. ; l ! L'Opinion du Président Poincare. < (De notre correspondant spécial.) Bordeaux, 20 oefobre. ' i Tout le monde a grand espoir ; cela se traduit par les discours, les sermons, 1 : les articles de journaux, les conversa- ' ; tions. Dimanche dernier, un pasteur a 1 ; pris pour thème de son prêche ce pas- ' , sage de la Genèse: " Ne regrette rien ' . et ne regarde point derrière toi de peur que tu ne périsse." Il faut regarder droit devant soi pour essayer de percevoir l'avenir heureux que l'on attend, qui est certain. Mais un regard en arrière n'est certes pas pour décourager, bien au contraire. Depuis deux mois et demi que la guerre est déclarée nous avons vu la France non seulement résister à l'envahisseur, mais le repousser chaque jour un peu davantage. Le fameux plan de l'attaque brusquée qui devait nous écraser dans les trois premières semaines et nous mettre à la merci du Kaizer a échoué, et nos vaillants soldats sont en train de refouler cette armée formidable, qui a pu avancer grâce à sa force numérique mais recule depuis le 6 septembre et sera obligée de se retrancher bientôt de l'autre côté du Rhin, où les Alliés la poursuivront. Car la victoire ne sera complète que lorsque l'Allemagne sera prise comme dans un étau entre les Russes les écrasant d'un côté et les armées franco-anglaises les repoussant de l'autre.Nous verrons cela. Tous ceux qui suivent les mouvements des armées, qui connaissent les ressources des Alliés et peuvent percer les intentions des gouvernants en sont convaincus.Tous les chefs, les ministres, le Président de la République en ont la certitude et ce n'est pas une attitude de convention, c'est l'opinion raisonnée de tous ceux qui ont la lourde responsabilité des événements contemporains. Les populations rurales partagent cette opinion réconfortante. M. Raoul Peret, l'ancien ministre du commerce, qui est une des réserves de la politique saine et féconde de demain m'écrivait hier de Poitiers où il se multiplie pour les ravitaillements : " La population est calme et son esprit excellent. Nous voyons la situation telle que vous la définissez vous-même—une guerre longue, très longue, mais la victoire complète au bout. C'est également pe que m'écrivait ces jours ci le Président de la République en me remerciant du petit mot que je lui avais adressé après le bombardement de sa propriété de Lampigny." C'est en allant porter mes condoléances à M. Poincaré sur la destruction de sa maison familiale que j'ai pu recueillir les mêmes impressions. L'acharnement des Prussiens et contre sa demeure et contre le tombeau des siens ne l'a ni surpris ni trop affecté. — Ces marques de haine particulière ^ et personnelle m'honorent m'a-t-il dit. Le représentant de la France qui se défend si merveilleusement et qui sera ' sûrement victorieux demain, ne pouvait ' échapper aux méchancetés de ces bandits. Ils m'ont fait la large part; j'ai éprouvé comme une satisfaction morale. Quant au résultat, quand je lui demandais son opinion, il n'eut pas une minute d'hésitation. — Nous leur arracherons la victoire. 1 Ce sera peut-être plus long que beaucoup ne l'avaient prévu, mais nous triompherons.Ce n'était pas là une affirmation de circonstance, mais l'opinion sincère d'un Français qui a mesuré l'étendue du sacrifice que nous avions encore à faire. J'ai retrouvé la même conviction chez le ministre de la guerre peu communica-tif à son habitude, mais qui n'admet même pas qu'on puisse douter une seule minute. -— La victoire, disait-il, hier encore, mais nous l'aurons, une victoire telle que nous le désirons quelque formidables que soient les forces qu'on nous I oppose. Quand on a vu la tenue admirable de nos soldats sur la ligne de feu, aucune hésitation n'est possible. — Ce sera long ? — Naturellement; on n'abaf pas un colosse comme l'empire allemand en quelques jours. Mais nous vaincrons; il faut que personne n'ait d'hésitation ou de cfoute à ce sujet. Ce sont là des réconfortantes, paroles et comme un adjuvent au moment où le pays va avoir à affronter les souffrances inévitables de l'hiver. Regardons droit devant nous, c'est là bas qu'est la résurrection et la délivrance de ce pays qui a été courbé pendant quarante-quatre ans et qui est en train de se redresser pour imposer sa volonté à son tour- 55eme annee, ONE PENNY. No. 290.

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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