L'indépendance belge

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s.n. 1915, 30 Octobre. L'indépendance belge. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/6h4cn6zt9v/
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L'INDÉPENDANCE lEP W? W éT? "H? CONTINENT : 15 CENTIMES. ROYAUME-UNI : ONE PENNY |y| W*m P f iPW (HOLLANDE : 5 CENTS.) administsation et redaction: „ gubeau a paris : ,, .-rq , I^or house^tudqb st london, e.c. J 311-sf ' et LONDRES, SAMEDI 30 OCTOBRE 1915. abonnements: 6 mois! 17 IISlinII: Conservation par le Progrès. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: \ 238-75. li an. 32 shillings. ' à U M M A 1 K t,. L'A SITUATION : L'Allemagne se préoccupe de la paix. —L'attitude des Alliés. — Nouveau succès français en Champagne. — Pertes considérables des Allemands en Russie. —.Progrès des Italiens sur l'Isonzo. — Les Français à Stroumitza.—Progrès bulgares vers Mitro* vitza. — Le roi Georges victime d'un accident de cheval. — Le général Joffre à Londres. La vie rouge.—Franz Hellens. Lettre de Hollande. — Dr Ter-wagne. Correspondance : L'impartialité. Lettre du Hâvre. — Pierre Nodrenge. Ligue des Patriotes. En Belgique. Echos. Etc. LA SITUATION. Samedi, midi. I Les bruits de prétendues négociation I de paix qui sont périodiquement mis e ■ ureulation par les milieux germanopfai I !es se répandent de nouveau avec insis I II y a quelques jours, certains organe I espagnols ont publié un télégramme d ■ Home annonçant que le prince Campe ■ reale, sénateur italien et beau-frère d' I irince de Bûlow, aurait informé se ■ amis que l'ex-chancelier de l'Empir I jumettra incessamment au roi Alphon I .s et au président Wilson un projet in I (iiquant les conditions de paix que l'Ai I lemagne serait prête à discuter. I Aujourd'hui, des journaux suisses an I aoncent que le prince de Biilow, parti e I mission spéciale, avec deux autres hau I -«s personnalités, est chargé de trouver ■ ?vec le concours de Monsignor Marchet I te, la formule définitive pour la concln ■ ion de la paix, et que Benoît XV agis ■ M comme intermédiaire, présenterai I ans Puissances de l'Entente. Tous ces bruits confirment que l'Aile I magne est pressée d'amener les Alliés ■ conclure, le plus rapi '.ement possible I «ne paix avantageuse pour elle et qv ■ laisserait ses innombrables crimes iir I Or, les Alliés, est-il besoin de le dire ■ irait résolus, plus fermement que jamai: II ne signer la paix que lorsque, selon le ■ paroles de M. Asquith, la Belgique aur ■ «trouvé tout ce qu'elle a sacrifié, los I que la France sera assurée contre tout ■'.tavelle menace d'agression, lorsque le ■ èoifcs des petites nations seront pleine Huent guarantis, et lorsque la puissanc ■ militaire de la Prusse sera définitive ■ sent détruite ! I M. Briand, le nouveau Premier frai: ■ pis, s'est expi-imé dans le même ser I hier en autorisant le représentent d ' Times " à déclarer que le changemen I de ministère'en France ne signifie nulle I ment qu'il y.ait un changement de pc La politique de la France se résume, ■ -dit le chef de cabinet, dans le mot " vie ■ toire." Quant* à la définition que le not ■ veau cabinet entend donner à ce mol I je ne saurais mieux la donner, a ajout I M. Briand, qu'en répétant les parole I prononcées par mon prédécesseur et co I %ue, M. Viviani, dans son discours d I 26 avril, lorsqu'il disait: " Nous ne de I poserons les armes qu'après avoir assur I la triomphe du droit, qu'après avoir en I pêche la possibilité du renouvellemei; ■ de pareils crimes, qu'après avoir rend I J la Belgique son indépendance polit ■ lue et économique, qu'après avoir re ■ c°nquis l'Alsace et la Lorraine." La paix par la victoire," telle es ■ jt telle doit être la devise de tout cabine | Par paix, M. Briand entend la re; ■ teiration du droit de chaque pays de vi I |re sa vie propre ; par victoire, il enten I 'i destruction du militarisme allemand ■ Ou ne saurait, évidemment, mieu ■ jfre, et ces' mâles paroles sont la mei ■ «lire réponse qu'on puisse faire au ■ huches manœuvres de nos ennemis. la dernière de ces manœuvres est cell I 1® consiste à essayer de détacher 1 Russie du groupe des Alliés en lui of-s fïant Constantinople et les districts sla-î ves de la Galicie. Tout le territoire russe occupé par les - Puissances Centrales, à l'exception de la Pologne (qui serait érigée en royaume s indépendant), serait restitué au Tsar, e quant à la Turquie, elle serait dédômma- - gée de la perte de Constantinople par la i rétrocession de l'Egypte et par d'autres s avantages découlant de l'agrandisse-e ment de l'empire allemand ! # "Une réponse indirecte à cette proposi- - tion vient d'être donnée par le gouver- - nement japonais, qui déclare adhérer, elle aussi, à la Déclaration des gouverne- • ments français, russe et britannique, si-i gnée à Londres le 5 septembre 1914 par - laquelle lesdits gouvernements s'enga-■, gent à ne pas conclure une paix séparée - pendant la guerre actuelle ! On a appris avec une vive émotion - l'accident de cheval dont le roi George a t été victime au cours de son séjour récent en France. Empressons-nous de dire que l'état de Sa Majesté s'est beaucoup amé-à lioré et que tout danger de complication i, semble écarté. ,j Le général Joffi-e est arrivé à Lon- - dres en vue de conférer avec lord Kit-chener au sujet de certaines questions militaires. Le généralissime français a été i'objsei de chaleureuses ovations de s la part de la population londonienne, a Les nouvelles du théâtre de la guerre i- sont plutôt rares. e Sur le front français les Allemands is ont été expulsés d'une nouvelle section !- du fameux ouvrage de "La Courtine," e en Champagne, où leurs pertes ont été - de 200 prisonniers non-blessés >et de 400 hommes tués ou blessés. En Russie, les attaques allemandes s contre Riga est Dvinsk continuent u d'être repoussées avec des pertes que le t communiqué russe caractérise comme i- " cruelles." Dans le sud, la contre-offen-i- sive austro-allemande n'a fait aucun progrès et une attaque particulièrement a violente dans le secteur de Kumanovka, à l'ouest de Chartorysk, a été repoussée avec des pertes énormes infligées aux as-saillants.é Les Italiens continuent d'attaquer sur :s tout le front et leur artillerie réalise tous i- les jours des miracles d'audace et de u précision. >- En Serbie, les Français occupent la é ville de Stroumitza,mais les Serbesn'ont i- pu se maintenir à Veles (Kuprulu), que t les Bulgares ont repris. D'Uskub, qui, n décidément est resté entre leurs mains, i- les Bulgares avancent dans la di-:- rection nord-ouest vers Katschanik, sur la ligne Uskub-Mitrovitza. fc Quant à l'attitude de la Roumanie, t la " Hestia," d'Athènes, apprend qu'une entente entre les Alliés et la - Roumanie est sur le point d'être con- - clue'. Les offres au gouvernement de Bu-d carest comprendraient la cession, par la ! Russie, de la Bessarabie. L'interven-x tion de la Roumanie commencerait par - le libre passage accordé aux troupes rus-ï ses de passer par le territoire roumain. Si cette nouvelle était confirmée, la e défaite des Puissances Centrales serait a assurée à bref délai. LA VIE ROUGE. En face de la hiort. I " est étrange d'observer comme la \ insurge et s'obstine en face de la mo: ^ 1 on veut saisir la valeur réelle et p< pantede la vie, il faut aller aux endro °u elle se dispute avec la fatalité, da cÇs réseaux inextricables de tranche °u les hommes se serrent, alignés, co 0ndus, sous le feu qui les guette, ou da .ctte interminable traînée de ruines q 0nt les villes et les villages saccaerés p les obus et l'incendie. est là que la vie donne une rude leç 3llp Optiques et aux timorés ! ar un contraste étrange et saisissat "istinct de vivre, la volonté chez 1 Pus clairvoyants,: se réveillent aux m ,n'nts ies pjus inattendus et aux plac lS '?'us menacées. Il semble même q Me recherche le danger pour mie 1>I ie affirmer' son triomphe, et qu'elle tient à jg •t. planter son drapeau en face de l'ennemi, ?i_ et sur ses propres débris. Et son visage j, t rouge, rayé de sang, sinistrement coloré ^ par l'incendie, demeure dans le vent et ^ dans l'ombre, dans le soleil et l'accalmie, es • ci comme un symbole sans cesse renaissant. ^ ns Le printemps dans les ruines. ^ ue Lorsque je vis pour la première fois ti ar les vastes plaines Inondées, devant ces C petites localités à demi-détruites, Rams- e: m cape lie, Pervyse, Oostkerke, devenues o comme de minuscules forteresses sur il it, lesquelles s'acharnait l'artillerie enn"e- ti es mie, c'était au cœur même de l'hiver, q o- par une journée de rafales et de pluie v es. qui augmentait encore 3a désolation du ei ue paysage. Vraiment, il semblait qiue la le .ix mort avait définitivement conquis cette je région. De loin en. loin, on apercevait la < masse, confuse d'un village détruit. Cà i et là, émergeait de l'eau blafarde un pi- 1 gnon isolé, lamentablement déchiré, et quelques arbres se dressaient encore, tordus, déchiquetés, sur des lagunes de boue obsciure. Le spectacle était terrifiant, et il n'était pas besoin de la voîx du canon pour lui donner cet aspect qu'il semblait devoir revêtir pour toujours. m Lorsque je revis les campagnes inondées au printemps, une transformation, miraculeuse s'y était opérée. On croyait rêver. Sous le ciel tranquille et bleu, de larges parties de terre se découvraient p. toute roses de je ne sais quelles florai-j. son.s. Des coins de gazon frais brillaient sous un soleil merveilleux, et ces îs arbres sans forme, que l'on croyait a morts, avaient l'air de s'être redressés, ie couverts de feuilles tendres. La verdure L. s'échappait on ne sait d'où, d'entre les murs écroulés, peut-être de la bouche ;a des .morts ensevelis sous l'eau... Et sur 35 les lagunes engraissées par la boue, à côté de petits monticules sombres qui pouvaient être d'es cadavres, des bêtes vivaient encore, qui avaient passé on ne r_ sait comment l'atroce hiver dans ce dé-r, I«ge! s- Le renouveau et les hommes. 1_ Je me souviens de ce que fut le prin-lr temps pour tous ces hommes accroupis Y dans les tranchées. Le plupart avaient îe horriblement souffert de l'eau et du froid. Plusieurs en conservaient la mar-,n que intérieure et sourde. a L'arrivée des premiers beaux jours fut ^ une féerie. Elle transforma les corps et les esprits. Il n'est pas nécessaire de re-s" dire ici l'extraordinaire faculté d'assi-lU milation du soldat à la guerre, mais il est curieux de noter combien la vitalité 1_ de ces hommes se renforce dans le dan-fe" ger. Les longs mois d'hiver passés, le , ls printemps leur apparut comme l'an-,a nonce d'une période d'activité nouvelle. 18 Cela se traduisit chez eux"* tie& chanta et des travaux. Chacun se trouva une e occupation, et l'on ne pensa plus aux souffrances de l'inaction dans le froid. s II semblait qu'une vie en quelque sorte normale reprenait pour eux. Un de mes amis, peintre de talent, et Jq qui, dans les tranchées inondées, avait totalement oublié la peinture, se reprit soudain devant le spectacle du prin- ^ temps. Il parvint à se procurer des toiles je et des couleurs. Et voici ie côté piquant 1 de la chose : tandis qu'avant la guerre sa manière était mièvre et raffinée, il a brossait maintenant des toiles solides, [11 , ^ d'un coloris éclatant, cb mtantes, gorgées de vie ; et ses sujets, il les prenait dans la terre renaissante, devant lui, 36 . . . ' > parmi les ruines qui semblaient se relever ! L'exemple de ce peintre, on le retrouve à d'autres degrés chez la plupart lr des soldats. 13 • j 'Je me souviens d'une anecdote que me conta un sergent. Dès que les hostilités éclatèrent, un de ses amis, fils d'hon-^ nêtes et calmes commerçants de Bruxelles, s'engagea à l'armée. Ses parents, contrairement à son attente, ne s'oppo-' sèrent nullement à son départ. Lorsqu'il les quitta, les adieux se firent dans la !_ boutique - paternelle, et tandis que la mère essuyait une larme, le père, qui servait en ce moment un client, s'inter-rompit un moment, puis, sans se dépar-j tir de son calme accoutumé, il embrassa " son fils en lui disant d'une voix toute pa-t ternelle : , — Va, mon fils, la guerre te fera du ï bien ! # ' Ce trait, malgré sa tou nure un peu s paradoxale, n'est-il pas caractéristique? Il y a des hommes à qui la guerre aura j rendu la vie... it Le foyer dans les ruines. Mais c'est parmi les civils que l'on — trouve les plus poignants exemples de vitalité opiniâtre. On se souvient des habitants de Ma-lines qui, obligés d'évacuer la ville à plusieurs reprises, y "revinrent cependant en masse, sans se soucier du danger. A Pervyse, dont il ne reste plus une pierre de-^ bout aujourd'hui, une parts- de la population refusa de quitter le foyer. On com-'' prit qu'il serait inhumain d'ordonner ^ l'évacuation complète des communes de 1 't l'humble morceau de terre qui était de-e meuré à nous, au prix d'efforts héroï-ques. Un grand nombre de ces terriens têtus payèrent de leur vie l'attachement à leurs demeures ; il y eut des femmes is tuées avec leur enfant dans leurs bras. ïs Cela ne fit pas fuir les autres ! Et ce qui s- est plus étrange, c'est que dans les caves es ou ils vivaient, sous les murs branlants, .ir ils n'avaient pas renoncé à leurs habi-e- tudes pittoresques. J'ai vu une femme r, qui brossait le trottoir à grande eau de-ie vant sa maison à demi démolie. Des lu enfants jouaient dans les rues, malgré la le bombardement presque quotidien, et te je vis un jour deux gamins qui arra- « *1 an. 32 shillin ait la chaient un nid de fauvette dans les t. Cà ruines de l'église, à quelques pas des un pi- tranchées de première ligne, é, et Des paysans sont demeurés dans leurs core, fermes, travaillant aux champs, sous les es de obus, jusqu'à ce qu'un de ceux-ci eût démoli leur toit; et alors encore s'achar- 1 n'é- naient-i!s dans les ruines ! pour Des habitants de Nieuport, obligés t de- d'abandonner leurs maisons rasées par le plus épouvantable bombardement qui inon- ait saccagé le front belge, avaient cons- ation. truit des abris souterrains aux environs, oyait et menaient là une existence de troglo- u, de dytes, exerçant de petits négoces parmi aient les soldats qui partagaient avec eux leur lorai- soupe et leur bonne humeur ! bril- Ypres aussi donna longtemps l'exem- :t ces pie d'une résistance obstinée parmi la oyait population civHe. Aujourd'hui, les der- issés, nières maisons sont tombées; mais avec rdure quel magnifique courage ne vit-on pas *e les rester les hommes jusqu'au dernier me- juche ment. Les bombardements successifs ;t sur n'avaient guère modifié leur train de ue, à vie. Sur la grand'place, en face des s qui Halles massacrées, des échoppes se bêtes dressaient encore, les jours de marché, >n ne comme à l'ordinaire, plus clair semées, e dé- il est vrai. Les cafés épargnés demeuraient ouverts. Comme j'étais entré un jour dans l'un d'eux, le patron m'invita à " visiter " son étage dont une partie Pni}" était démolie par un obus. C'était de- oupis venu unc curiosité de la maison, et aient l'homme faisait les honneurs avec une ;t du sorte de fierté nullement désolée. Cha- mar- cun en prenait son parti et entendait vivre malgré tout. rs fut je me souviens d'un autre détail pit- ps et toresque. Bien que la cathédrale fût eji- ie re- fièrement démolie, le sacristain s'obsti- assl" nait à demeurer à sa garde. Il est vrai aïs il qu'elle contenait encore des choses pré- tahté cieuses parmi ses ruines. Il continuait à dan- servir de-eicerone aux étrangers, rares, -S 'e sans doute, qui passaient-par là. Au lieu I an" de la description des trésors, il leur re- velle. trpca'', l.'hlstoirp 1 " "-i dc- tn • '' . hanti chapitre émouvant de ce drame sacré i une d'un nouveau genre; et il tenait en ré- > a_ux serve des souvenifs soigneusement triés froid, parmi les décombres) débris de vitraux, nt, et I avait reprit H prin-toiles ■ quant H uerre M ée, il I lides, H gor-1 'enait H t lui, I rele- H le re-1 upart ae me ■ tilités I 'hon- I Bru- I rents, H oppo- I squ'jl I ns la I ue la I ' qui I inter- ■ lépar- ■ irassa ■ pa- ra du i peu ■ ique? H aura I : l'on I es de I : Ma- I plu- nt en H s. Per- ■ de- popu- I corn- H onner I es de it de- I héroï-rriensïment I m mes I bras. I :e qui I caves I lants, I habi- H emme >u de- Des H îalgré H :n, et I arra- H as. de moulures, et autres objets pieux brutalement mutiles... Le triomphe de la vie. Si l'on s'écarte du front, pour revenir à l'arrière, cette poussée de vitalité, étrangement têtue, décroît graduellement. J'ai pénétré dans quelques milieux, à une distance assez grande du front. Bien que la guerre n'y ait fait aucun ravage, on y sent tout de suite une vie moins initense que celle qui se dresse là-bais, en face du danger quotidien. Si l'on, entre dans un de ces réduits, où des réfugiés s'entassent autour d'une table commune, en. commence à sentir la misère et sa lassitude. D'où vient cet extraordinaire attachement au milieu que les hommes manifestent surtout dans les moments les plus critiques et de préférence en face même de la mort? C'est peu de dire que l'homme est un être sédentaire, que l'instinct le rive à l'endroit de ses habitudes et de son bien. Il est vrai qu'il garde fermement ancré dans s'a mémoire le souvenir des rudes travaux qui lui ont fait acquérir ce qu'il possède. On ne quitte pas sans peine un tel passé. Mais ceux qui sont demeurés quand même auraient pu fuir comme les autres, certains de trouver bon accueil. Ils ne l'ont pas fait; ils se sont laissés tuer. plutôt que d'abandonner "leur vie." Il y a autre chose qui gouverne l'entêtement de l'homme jusque devant le trépas. Il y a le besoin de vie, la volonté de vivre ; plus encore : il y a cette pui s-sance mystérieuse qui veut que la vie se manifeste sur les tombeaux, pour bien affirmer qu'elle est la plus forte, la plus belle, qu'elle ferme toutes les blessures et efface toutes les souffrances. Les peintres anciens s'exercèrent souvent à composer une suite à la mort. Le "Triomphe de la mort" fuit un de leurs thèmes favoris. Le spectacle dont nous venons de parler serait digne du nbrean rh»c rpRftr&s 11 vt n jnt les éléments d'un thème non moins émouvant, éternel, le "Triomphe de la vie." FRANZ HELLENS. l S6ème année, No. 257

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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