L'indépendance belge

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s.n. 1915, 17 Mai. L'indépendance belge. Accès à 20 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/8w3804zg2j/
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L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY. » BELGE. CONTINENT : 15 CENTIMES k c ;1 place'de lap botose. j3 mois, 9 shillings. ) TELEPHONE: C.ÏY 3960.' ' TEUEPH.-. {et LONDRES, LUNDI 17 MAI 1915. abonnements: {e mois, ^llings. } Conservation par le Progrès. SOMMAIRE. LA SITUATION : Brillant succès britannique au nord d'Arras.—■ Nouvelle avance française du côté de Souchez.—Attaque allemande en Champagne repoussée.—La retraite russe en Galicie.—Un Zeppelin sur la côte anglaise.—Un Zeppelin détruit en Belgique par les avia= teurs alliés.—La crise italienne.—M. Salandra reste au pouvoir.— Mouvement révolutionnaire au Portugal. Tribune libre.—L. Dedyn. "A long way..."—Camille RousseL Notes de l'Afrique du Sud.—Lydijs. BiHet Parisien.—Jean-Bernard. Faits menus et menus propos.—Bob. Arrestation de Mme Henry Car-ton de Wiart. M. Emile Vandervelde à Manchester. L'anniversaire du Roi au Brésil. Les funérailles de Mme Depage à Londres. Lueurs d'aurore.—X. L. Attente.—Camille Guttenstein. Le concert des Alliés.—G.V. Manifestation pro*belge à Yokohama. Le départ pour le front.—Eugène Cox. Les intérêts agricoles. Le " St = Cecelia " porte des secours à l'héroïque Belgique. Echos. Les théâtres. LA SITUATION. ■ * ■ Lundi, midi. Après la série des succès français dans le secteur de Lens, voici les troupes anglaises qui, à leur tour, infligent un sérieux échec aux Allemands au nord-ouest de La Bassée. Nos vaillants alliés ont pris d'assaut, dans la nuit de samedi a dimanche, un kilomètre de tranchées, au sud-ouest de Richcbourg l'Avoué, et au nord-est de Festubert, sur la route de Quinque. Il est probable que ce succès sera poursuivi par la suite et que, s'ajoutant aux succès des Français plus au sud, la pression des Alliés deviendra assez forte pour obliger l'ennemi 'à évacuer ses lignes actuelles. Le fait que les troupes françaises ont, elles aussi, continué leurs progrès des jours précédents permet d'envisager cette éventualité avec confiance. N'os amis ont repris samedi leur marche en avant vers Souchez, où les positions ennemies sont en passe d'être débordées du nord et de l'ouest. Les Allemands tiennent 'encore une partie des maisons du village de Neuville,r.lliés «ans îes secteurs au sud d'Yprès, les efforts de l'ennemi contre cette place ont diminué d'intensité.Les immenses sacrifices qu'ils ont faits dans cette partie du théâtre des opérations pendant les derniers quinze jours n'ont abouti à aucun résultat appréciable, et samedi ils furent obligés d'évacuer leurs positions avancées à Het Sas et à Steenstraate, ainsi que le pont sur le canal de l'Yser. Au cours des combats qui amenèrent ces succès, les troupes belges pure it donner une fois de plus la mesure de leur courage indomptable. En Champagne il y eut quelques actions, d'un caractère local, où 'es Allemands furent les assaillants. L'ennemi réussit un moment à prendre pied, au nord-est de Ville-sur-Tourbe, dans les tranchées françaises mais il ne put s'y maintenir. Contrairement au bulletin teuton, le communiqué français affirme qu'après plusieurs contre-attaques " tout le terrain " fut reconquis et qu'on y compta plus de mille cadavres allemands. Avec plus de raison les bulletins austro-allemands parlent des succès de leurs armes en Galicie Occidentale. Les troupes du général von Mackensen ont, semble-t-il, encore avancé, s'il est vrai, comme l'affirment Vienne et Berlin, que les armées austro-allemandes ont refoulé les Russes de la rive occidentale du San et sont entrées à Sambor, au sud-est de Przemysl, et qu'elles ont occupé la ville de Taroslaw. au nord de Przemvsl ! Les autres opérations militaires st résument à peu de chose. Dans les Dardanelles les Alliés avancent méthodiquement, mais là, comme sur les autres fronts, c'est la guerre des tranchées av c toutes ses lenteurs et toute nouvelle avance exige un travail préparatoi'e long et souvent très pénible. Un Zeppelin est passé lundi matin : u-dessus de Ramsgate, sjetant plusieurs bombes incendiaires, qui occasionnèrent quelques dégâts, mais ne causèrent aucune perte en vies humaines. La situation politique en Italie a subi un important changement. Le roi a refusé d'accepter la démission de M. Salandra, qui reste donc en fonctions avec son cabinet. On croit cependant que celui-ci subira quelques modifications et que lors de la réunion de la Chambre, jeudi, le chef de cabinet donnera des explications claires et nettes sur ses intentions. On affirme que c'est à tort que M. Giolitti a été'représenté en ces derniers temps comme un adversaire de l'intervention. Ses "négociations" ayee M. de Bulow n'auraient eu d'autre but que d'amener l'Allemagne et l'Autriche à offrir des concessions suffisantes pour établir le principe du droit de l'Italie à certaines rectifications de frontière.Non seulement la Triple-Alliance aurait été dénoncée, mais une entente avec les Alliés serait déjà conclue. Quant à la situation entre les Etats-Unis et l'Allemagne, elle n'a subi aucun changement. On croit que l'Allemagne retardera le plus possible l'envoi de sa réponse à la note américaine, et qu'elle ne visera qu'à tirer les choses en longueur.Le mouvement révolutionnaire qui vient d'éclater au Portugal n'est pas considéré comme grave. D'ailleurs, la censure portugaise empêche toute information de transpirer et la situation n'est pas suffisamment claire pour permettre de se former un jugement. TRIBUNE LIBRE. Que les yeux s'ouvrent ! La question des représailles préoccupe beaucoup l'opinion publique. On sait que, au front, les soldats réclament le droit d'employer des gaz asphyxiants pour " répondre " aux gaz asphyxiants des Barbares. L'article suivant est relatif à ces représailles. Il montre quel est l'état des esprits dans quelques milieux. Rappelons que notre "Tribune Libre" est ouverte à toutes les opinions. Tirez les premiers, Messieurs les Anglais ! Hélas ! Nous ne sommes plus au temps chevaleresque de la guerre en dentelles ! Les nations alliées doivent finir par comprendre que nous sommes en plein dans la barbarie et qu'il est naïf de doser cette barbarie, d'établir des degrés dans ce qu'on appelle la guerre suivant les procédés civilisés ! Ils s'en moquent un peu, Messieurs les Allemands, de vos degrés de civilisation fit des conventions de La Haye ! Mais on n'a donc rien cru de ce que nous, les pauvres Belges, avons raconté des crimes commis dans notre pays? Nos bons amis les Anglais jettent les hauts cris parce que les Allemands ont quelque peu maltraité les prisonniers de leur armée ! (Ce sont, disent-ils, des hommes désarmés ! Mais ce sont des hommes qui ont osé résister aux Allemands tandis que les braves femmes, les pauvres petits enfants, les vieillards, tous les civils en un mot, assassinés, mis en rangs pour être tués froidement par les mitrailleuses à Dinant et ailleurs, ces Belges n'avaient rien fait, n'avaient pas même cherché à défendre leur territoire contre les hordes teutonnes ! Mais tout cela on ne l'a donc pas cru Ici? On s'étonne que ces bandits emploient des gaz et autres moyens de sauvages ! Mais cela est-il plus barbare que de tuer les femmes qui ne supportent pas leurs viols, que de couler lâchement les bateaux de pêche, de commerce et dî voyageurs, que de faire sauter à la mine les tranchées ou de mettre les hommes en pièces par les obus et les shrapnels ? Une fois dans la barba *ie, il n'y a plus de limites, et les Allemands le feront bien voir! Hier, ils coulaient le " Lusi-tania." Les passagers pouvaient encore essayer de sauver leur vie, ce que les Belges et Dinant et de Namur ne pouvaient pas ! Et ces procédés paraissent ici étonner comme le dernier des crimes alors que tant d'autres l'ont encore dépassé en horreur et en lâcheté! Faudra-t-il que vingt Zeppelins viennent déverser des milliers de tonnes de bombes incendiaires et d'explosifs sur Londres pour que les Anglais se décident à croire, pour que leurs yeux s'ouvrent! Les menaces au sujet du " Lusi-tania " ont été traitées de bluff ici ! L'attaque de Londres par les Zeppelins est considérée de la même façon. Hélas ! Il ne faudra plus longtemps attendre, je le crains, pour que Londres mis à feu et à sang, voie trop tard que, quand on a affaire à des animaux de cette espèce, on ne parle plus d'humanité ni de règles de civilisation pour restreindre les moyens de défense! C'est par l'asphyxie qu'on fait sortir les bêtes puantes de leurs terriers, c'est par les gaz, et n'importe quel moyen qu'il faut sauver notre pays de ce qui le menace, si on continue à faire du sentiment alors qu'on lutte avec un pays qui ne reculera devant aucun moyen, dut-il- jeter sur vos villes des bombes chargées de cultures de bacilles de la peste et du choléra ! Ce n'est pas .user de représailles que de dire aux allemands : Nous donnerons à vos soldats prisonniers exactement les mêmes soins et la même nourriture que celle que vous jugez suffisante pour les nôtres. Ce n'est pas user de représailles que de dire aux allemands : "Chaque fois que vous coulerez un de nos bateaux de commerce, donc propriété privée, nous dédommagerons les propriétaires lésés par la remise d'un de vosnavires de mêmevaleurqui est immobilisé dans nos ports ou par la saisie de biens de même valeur de vos nationaux, à commencer par les propriétés de votre, bandit en chef, par les ordres de qui ces brigandages sont commis !" Ce n'est pas user de représailles que de ne pas loger les officiers prisonniers, dont plusieurs ont certainement commandé les massacres des populations civiles belges, dans des châteaux ! Nous qui avons pendant tant d'années vécu près de l'Allemagne et en Allemagne, nous connaissons la mentalité de ces gens-là et pour eux vos mesures humanitaires ne sont que des signes de faiblesse et de peur! Leur orgueil incommensurable ne comprends pas autrement votre mentalité que leur barbarie ne leur permet pas d'apprécier. Que chacun ouvre les yeux, pendant qu'il en est encore temps ! Sus à ces bêtes féroces par les gaz, par le fer, par le feu, par tous les moyens, il n'y en a pas de trop violents, sinon, qui sera dévoré? L. DEDYN. "A LONG WAY... A LONG WAY..." Lundi.—La route est longue, et le but, comme l'horizon dans l'aube matinal, paraît plus près, aux regards des voyageurs, qu'il n'est en réalité... Et la série de petites surprises de la route continue à se produire. - Les Etats-Unis contiii.ient à faire les gros yeux à l'Allemagne... Et celle-ci, avec une feinte d'humilité, parait vouloir concéder quelques... paroles: — Cela rappelle, dit-on, le mauvais sujet qui, venant de jeter une boule de neige sur un respectable passant, prend un air contrit: "Je ne le ferai plus," dit-il... Mais il tient une autre boule de neige dans la main, derrière son dos!... Les Etats-Unis paraissent faire les gros yeux à un mauvais sujet de cette espèce... Cela représente l'incident, un peu terne, de la route aujourd'hui. Seul, le départ de " Herr" Dernburg lui donne une lueur de gaieté. Mais, heureusement, il y a quelques spectacles plus réconfortants. Les chants de colère du peuple italien contre ceux qui prétendent leur faire observer une humiliante neutralité contre un ennemi commun, font retentir les échos... Bravo. Il y a espoir. Quand le peuple veut fermement quelque chose, il n'v a pas un Giolitti ni un Kaiser qui pourrait l'en empêcher... Mais, comme' dit le personnage de la comédie : — La question c'est de vouloir... Il semble bien que le peuple italien veuille... Et les Portugais? Autre incident de même espèce, plus curieux encore celui-là. Révolte portugaise purement républicaine, disent les dépêches. — Comment, comment? on se révolte en République? disent narquoisement les incompréhensifs, ceux qui n'aiment pas qu'on parle d'autocratie... Eh oui, on se révolte en République— et ces "rougeoles-là" se produiront jusqu'au jour où les gouvernements républicains eux-mêmes auront compris l'utilité de la décentralisation des pouvoirs parlementaires, administratifs t judiciaires. Le Portugal souffre du manque de cohésion. Que le Portugal jette donc un regard sur les institutions suisses : il y trouvera une leçon. Mais les Allemands, que font-ils aujourd'hui le longue de la route... Musent-ils ? • Je vous recommande à ce sujet la lecture d'un article du "Times," intitulé le " Point de vue des Allemands." 11 met les choses au net. Et l'on peut résumer cet article par cette déclaration : — Les Huns sont au point culminant de leur forces... C'est vrai. Ils ont repris une confiance illimitée en eux-mêmes. L'échec de Paris les avait démonté. Mais ils se sont repris aujourd'hui. Le fait que les Alliés n'ont pw percer leurs lignes en France et en Belgique, alors qu'eux, les Allemands, sont en train de repousser les Russes, leur Hit croire à l'invincibilité de leurs lignes de résistance. Leur pays est indemne d'envahisseurs. Aucun neutre n'a encore tiré l'épée contre eux. Les Allemands se sont fournis de munitions en quantité — et, quant au point de vue économique, ils paraissent n'avoir pas à souffrir beaucoup. Ils font la guerre (ayant préparé celle-ci depuis tant d'années) avec moins de dépenses que d'autres... Bref, ils peuvent se dire : — Nous sommes en état de résister... C'est là leur point de vue... Le point de vue des Alliés c'est que, chaque jour, nos armées doivent se fortifier, que chaque jour les travaux militaires, industriels, moraux doivent se développer ... Il faut que l'équilibre des forces qui, actuellement, parait s'établir en Allemagne, soit détruite un jour par des forces nouvelles, lentement acquises. Quand viendra ce jour?... Toutes les forces vives de nos nations doivent tendre à réaliser les forces nouvelles Forts contre l'adversité, soyons forts dans le travail—dans le travail qui, mathématiquement, doit arriver à dépasser en puissance celui des Huns... CAMILLE ROUSSEL. NOTES DE L'AFRIQUE DU SUD. - - La rebellion sud-africaine et son prophète.—Ce qu'un Belge peut faire avec deux lapins blancs. Johannesburg, 17 avril 1915. La question est toujoyrs agitée de savoir si le général Delarey, un des généraux qui se sont le plus illustrés pendant la guerre anglo-boer, n'était pas de coeur avec la rébellion et sur le point d'y prendre une part active. Le fait de s'être trouvé, au moment de sa mort, en compagnie du général Beyers, traître à son devoir, les conciliabules qu'il aurait eus avec les leaders des rebelles, les lettres qu'il leur aurait écrites sont autant de circonstances qui feront beaucoup douter de son loyalisme, et il est peut-être heureux pour la mémoire du général qu'un accident l'ait emporté avant qu'il se fût comproaiis davantage. Quoi qu'il en soit, tout le monde s'accorde généralement à reconnaître que Delarey était la droiture et l'honnêteté mêmes et que s'il a jamais été amené à considérer l'adoption d'une attitude anticonstitutionnelle, ouvertement hostile au gouvernement, c'est qu'une influence toute-puissante a faussé son jugement, égaré son sentiment du devoir. Delarey était un homme imbu des principes religieux les plus stricts, un de ces anciens Dutch qui se livrent à une lecture quotidienne de la bible et s'en inspirent — souvent malheureusement dans un sens latéral et très étroit — dans les circonstances les plus ordinaires de la vie. Il était âgé déjà et de plus en plus soucieux de trouver pour sa conduite des indices certains de !a volonté divine quand il est entré en rapport avec Nicholas von Rensburg, connu pour ses merveilleuses prophéties. Il l'a depuis lors fréquemment \ isité et est arrivé, paraît-il, à ne rien faire d'important sans le consulter. Le prophète. Ce que le prophète von Rensburg a pu dire au général Delarey pour le persuader de son pouvoir surnaturel,cela ou l'ignorera toujours; il est infiniment probable que le général, homme simple sans grande culture, à l'esprit affaibli peut-être, aura pris pour des message*, divins, des manifestations purement psychiques, quelquefois curieusement prémonitoires, mais qu'il est absolument puéril de vouloir considérer comme un mode d'expression de la force suprême qui préside à nos destinées.. Et c'est ainsi qu'un des plus braves et des plus glorieux généraux du Transvaal sera devenu le jouet inconscient d'illusions créées et entretenues par un visionnaire de village. Il n'est pas le seul, d'ailleurs. Beyers, Kemp et tous les autres chefs rebelles semblent avoir été plus ou moins sous l'influence du prophète, et il peut paraître étrange, mail il. n'est certes pas exagéré de dire que la rébellion n'aurait jamais eu lieu, si le prophète Von Rensburg n'avait pas existé et s'il ne s'était pas trouvé des ignorants et des fanatiques pour croire à ses divagations, des sceptiques et des malins pour les exploiter. Il est regrettable qu'il n'y ait aucun recueil des prophéties de Von Rensburg. J'aurais pu choisir, tandis que je suis obligé de citer celles qui me tombent sous la main et elles ne sont peut-être pas des plus convaincantes. Après le début des hostilités entre la Serbie et l'Autriche Von Rensburg annonce que l'Europe sera bientôt à feu et à sang, d'où grand émerveillement parmi les Boers quand la nouvelle se réalise. Vous êtes édifié. lue» revts ucs pivpiicu» , Une autre fois, dans un de ses rêves extatiques, le prophète aperçut le général Delarey en compagnie de Beyers, tous deux en tête nue, en route pour Lichtenburg, puis le général Delarey seul dans une voiture couverte de fleurs et le village de Lichtenburg se voilant sous des nuages obscurs. Quelques jours après, le général Delarey est victime d'un malheureux accident. Son cercueil est conduit dans une voiture chargée de couronnes. La ville de Lichtenburg est en deuil. Ici, il n'y a pas à dire, il y a un certain rapprochement entre la prédiction et les faits. Enfin, Von Rensburg, encore en extase, voit un jour les Allemands du sud-ouest s'avançant sur les territoires de l'Union et les Anglais, en fuite, se retirant au-delà de Vereeniging, tandis que les Boers vont à l'encontre de l'envahisseur et font la paix avec lui. Jusqu'à présent, heureusement, c'est plutôt le contraire qui s'est produit, et l'infortuné Von Rensburg est en ce moment dans une des prisons de Johannesburg, méditant amèrement peut-être sur l'incertitude de ses inspirations divines. Une physionomie. J'aurais voulu voir le prophète et vous donner mes impressions personnelles. J'emprunte les suivantes à l'un des journaux locaux, le "Star" : "Il y a un signe de détresse mentale dans son geste de lassitude quand le prophète, assis sur un des bancs du tribunal, se passe la main sur le front. Le visionnaire de Lichtenburg et ses compagnons de captivité diffèrent entièrement d'aspect. Von Rensburg est vêtu d'une tunique en kaki verdâtre, ouverte sur un gilet foncé. Sa chemise est déboutonnée, les extrémités du collet '■cartées sur une gorge brune. Il porte jn pantalon à côtes avec un liseré vert à a couture des côtés. Son large chapeau -St aussi garni d'un cordon vert. C'est jn Messie venu avant son heure, un Tolstoï par la douceur, mais manquant ie la force rude et primitive du rêveur noscovite. Les traits et l'expression l'ont rien d'agressif, et même sous la narbe brune, inculte, on aperçoit dans le Das de la figure, particulièrement au menton, des signes distinctifs de fai-alesse. Tout le pouvoir de l'homme est dans ses sourcils haut plantés, dans ses yeux contemplatifs d'un bleu trouble. 3es yeux vous attirent. Ce sont les yeux ivec lesquels le rêveur a vu le monde î travers les âges. Ce ne sont pas les yeux de sa race. Ils n'ont pas ce regard que l'on remarque chez quelques Dutch ie la campagne — ce regard expressif le la distance commun à tous ceux ha-oitués à scruter les vastes horizons du veld. Le regard du prophète est intérieur et suit les fantaisies de son extase. Dn dirait que de tels yeux ont peu servi a, explorer le. monde intérieur ils réflé- S6ème année. |jg

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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