Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge

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s.n. 1918, 07 Avril. Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge. Accès à 25 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/fq9q23s83c/
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"i HEBDOMADAIRE SOCIAL CHRETIEN BELGE r" PARAISSANT TOUS JLES DIMANCHES I AO Cent. 7 AVRIL 1918 BUREAUX : I, Avenue des Ursulines - LE HAVRE Ie Année - N° 5 i * i i Haut les Cœurs En ces jwours, où se jouent les destinées de l'Lùrope et de notre pa^s, nos yeux et nos cœurs se tournent vers nos braves soldats, qui ne cessent un instant de mériter par leur bravoure et leur indomptable vaillance l'admiration et l.i reconnaissance de tous. Quand nous disons « nos «oldits », nous voulons dire les soldats de tous les peuples alliés qui se battent en cc moment, coude à coude et pour ainsi dire confondus dans les mêmes rangs... A l'Yser se sont toujours nos braves « jas » qui, dès 1914, mortent la garde devant un ennemi qui ue parviens pas à leur àraicnfeï ce dernier lambeau libre de notre chère Belgique. Ne l'oublions jamais, si bientôt nous pouiions rentrer dans un pays libre, c'est à cîx que nous le devrons... on. ne se découvrira jamais assez respectueusement — quiconque nous soyons — devant ceux qui achètent au front notre liberté au prix de leur sang... « Nos soldats », ce sont aussi ces admirables poilus français, qui f jut l'admiration du monde entier... Les avez-vous encore vu à l'œuvre, chers compatriotes belges, au courant de cette sanglante semaine sainte, se lançant au secours des braves Tommys, se jettant dans le combat avec une bravoure qui vous sert la gorge d'émotion et qui arrache à chaque cœur capable d'estimer à sa juste, valeur tant d'héroïsme, le cri: « ah ! cette belle armée française ! » ? « Nos soldats », ce sont les braves troupes anglaises, qui, par leur obstination magnifique et leur bravoure extraordinaire dans les dernières batailles, ont contraint l'ennemi de témoigner, dans un journal allemand, a nos hommes parlent avec les plus hauts éloges de l'ennemi. Le soldat britannique est énormément brave. ». € Nos soldats », c'est cette jeune armée américaine qui, par la voix du général Pershing, est venue se conf<jndre avec les armées franco-britanniques et qui, par un acte de parfait désintéressement, nous relève dans quel esprit d'abnégation la noble Amérique fait la guerre. Voilà t nos soldats », les soldats alliés unis, confondus tels quel sont unis et confondus les intérêts, l'existence même des peuples alliés... ' Jamais nous avons senti jusque dans nos fibres les plus intimes toute l'importance da la lutte qui s'est engagée. C'est sur cet immense champ de bataille, où le sang le plus pur de notre pays s'échappe à flots par de millions de blessures, que se joue notre avenir... Soyons dignes de ces événements! Sumum Çorda! Haut les cœurs!... Elevons nos âmes au-dessus de toutes les passions, de toutes les incertitudes de ces moments! Tâchons de nous rendre dignes de comprendre le sublime sacrifice de nos sol-datg... et prions pour que Dieu les bénisse ainsi que la Belgique et tous les Alliés ! ! H. VAN WAAS. <fc DR FRANS VAN CAUWtLAERT Appelé par le gouvernement belge, le Dr Fr. Van Cauwelaert, député d'Anvers et leader du mouvement flamand, est arrivé au Havre, le dimanche passé, venant de Hollande. Samedi passé il a été longuement reçu par S. M. le Roi. C'est alec un sentiment de vive reconnaissance que nous nous rappelons tous, hommes d'œuvres et ouvriers flamands et wallons, la part active que M. Van Cauwelaert a pris avant la guerre dans le développement de notre mouvement social et syndical chrétiens. Chacun de nous se souvient de ses conférences magnifiques qu'il fît dans nos deux langues nationales, soit à nos semaine/ sociales, soit à nos cercles d'études, soit à nos réunions ouvrières. Nous souhaitons respectueusement et cordialement le bienvenu à M. Van Cauwelaert et nous exprimons le vœu que sa visite au Havre collabore efficacement à la solution du problème linguistique pour la satisfaction de tous et pour le plus grand bien général de notre chère patrie. LA REDACTION. a—————m Soutenez-nous par votre abonnement Une Déclaration Notre action sociale chrétienne fut toujours caractérisée par des principe^ bien nets et une attitude très franche. L'a rédaction de Notre Avenir et Onze Toekomst ne s'écartera pas, elle non plus, de cette ligne de conduite. Les, raisons en sont bien simples: Toute déclaration de principes émanant de la C. G. U. P. porte au bas de la mention « Au nom de la C. G. U. P. » la signature de ses délégués autorisés et responsables. Seules, ces déclarations constituent des articles de son programme.La C. G. U. P. et les journaux Notre Avenir et Onze Toekomst sont deux institutions parallèles et distinctes. Nos journaux, pas plus que le secrétariat, ne se placent pas uniquement sur le terrain de l'action syndicale. Si le maintien et le développement de l'esprit syndical demeurent leur préoccupation principale et constante, ces organismes, que la prolongation de la guerre a rendu.nécessaire, interviennent dans toutes les questions sociales intéressant les soldats, les ouvriers et les réfugiés. Dans la vie publique comme à l'armée, la question flamande est er reste une question sociale de la plus haute importance.Dans ces conditions, nos journaux et le secrétariat ont le droit et le devoir de faire connaître les opinions de leurs rédacteurs et collaborateurs. Et bien que des articles — comme « Notre point de vue flamand, paru dans Onze Toekomst du 17 mars — expriment l'opinion et les désidérata de la majorité ou de la totalité des membres du bureau, ces articles n'engagent d'autre responsabilité n'-'p celle de leur auteur. Deux grandes idées inspirent et dominent notre action et nos journaux : l'intérêt suprême de la patrie et la discussion courtoise, franche et sincère en vue d'éclaircir et d'éliminer toutes les difficultés de l'heure présente, d'abord, de l'avenir ensuite. Voilé notre point de v.ue. / Au nom de la C. G_. U. P. Henri JttEïMAX. président. (1) Confédération Générale des XJnicns Professionnelles et libres de Belgique. Lettre au Camarade o-o Cher ami, Tu me demandes quelle sera l'attitide de nos journaux Notre Avenir et Oize Toekomst à l'égard des questions qui se rapportent à notre politique intérieure et donnant lieu à des contreverses. Permt-tez-vous, nous dit-tu, l'exposé de ces cai-treverses ou bien ferez-vous, comme toit d'autres, qui sous le couvert d'un supr-nationalisme, prétendent écarter et étoffer toute discussion1 Tu nous signait, à titre d'exemple, la question linges-tique et le mouvement flamand. Nous te sommes bien reconnaissait, cher ami, d'avoir posé cette question, 'a lettre nous offre l'occasion de dire à te sujet toute notre pensée. La voici : Nous partons de ce principe que la o-lution d'une difficulté où d'un problcie se trouve dans la difficulté et dansle problème même. Il s'ensuit que, plus 'ti tâche de pénétrer une difficulté et n problème, plus on a la chance de trouir une solution. Le cœur de la nuit est .a source du jour; le point le plus noir d'n ' gros nuage constitue la porte par où j,s-sera l'éclair. Vouloir fuir une difficile c'est être certain de manquer sa solutii. ' C onséquemment, ne voulant pas moquer une solution, soit au problème h- 1 guistique, soit à un autre frottement dit ] peuvent dépendre l'avenir de notre pas, ' nous ne voulons pas ne pas pénétrer dis les difficultés que ces problèmes peuvit 1 susciter. Au contraire, il nous est avis qu'il fit librement, sincèrement, laisser la pbe ' à un échange d'idées, à la proposition solutions. Pour ce faire, nous préférons faire >-pel à des compétences réelles. Pour filer, par exemple, de cette grande qis-tion sociale qui s'appelle la « questn flamande », nous désirons que se soi-t c des flamands patriotes et unionistes d t nous disent, dans l'intérêt supérieur e c la Patrie, ce qu'ils attendent du gouv- a nement et de chacun, pour solutionr g sincèrement ce "problème. à Il ne suffit pas de créer sur tous les toits « Taisez-vous! Ne touchez pas à cela! » C'est trop facile. Mais cela ne résoud rien. Or, nous voulons-nous résoudre. Nous voulons préparer une solution à toute question qui s'est posée pendant la guerre comme une conséquence naturelle de cette guerre, comme, par exemple, l'alcoolisme, le relèvement économique du pays, la protection des prisonniers, la question linguistique etc. Nous dirons à tous ceux — flamands ei wallons — qui désirent nous écrire à ce sujet : éclairez-nous par votre expérience, 2Kir vos études et par votre patriotisme. il lais nous exigeons de tous que l'on s'inspire de deux grandes idées : 1.) le bien de la 2"itrie; 2.) pas d'ingérence étrangère dans nos affaires intérieures. Nous sommes assez grands clercs, ce me semble, pour arranger nos « affaires » entre nous et nous sommes réputés avoir—assez de sang-froid et de sens des réalités pour ne pas craindre une discussion courtoise et patriotique. En tout premier lieu donc, pas d'ingérence ennemie, pas jilus dans ta question linguistique que dans une autre. L'Allemagne est l'ennemi. Elle est la cause de nos douleurs et de nos ruines, et nous, flamands, nous serions de ridicules naïfs de ne pas comprendre que cet amour aussi inattendu que cynique des Allemands pour sauver notre vie flamande ne constitue rien d'autre qu'une véritable perfidie. C'est la raison pour laquelle nous nous dressons par principe contre l'activisme. C'est pourquoi nous le condamnons sans réserve. L'Allemagne veut déchirer ■ l'unité belge. Nous nous y opposons de toutes nos forces, de toute notre âme. Mais nous aimons à être logiaue ans nous-mêmes. Nos alliés eux-mêmes ont trop de tact et de clairvoyance que pour intervenir dans nos affaires intérieures. Ci vous êtes d'accord, avec, nous sur ces principes — disons-nous à nos correspondants — écrivez-nous, faites le courtoisement, énergiquement, même acerbement, nous caOvprenons que tous les tempéraments ne sont pas les mêmes. Mais surtout pas de suspicion vis-à-vis de 7ios compatriotes chaaue foiè qu'ils se permettent d'émettre un avis qui n'est pas le vôtre! Qui donc ose prétendre au monopole du patriotisme? Qui do ne oserait porter atteinte sans rougir à la fierté patriotique de son prochain... à ce sentiment sacré qui se nomme « l'amour du pays et de sa grandeur », à ce sentiment qui remplit actuellement nos âmes et tous les moments de notre vie? Chaque Belge le sait — et surtout chaque chrétien doit le savoir — que jeter la suspicion sur un autre est un crime dont l'es conséquences ne sont pas entrevues par ceux qui mesurent la conviction des autres à leur aune. Confiance! confiance mutuelle entre les Belges, entre toutes les classes sociales, entre nos deux populations flamandes et wallonnes ! Confiance par la lumière des discussions saines, modérées et au-dessus de , tout la Belgique libre, unie et indivisible dans le respect des droits et des cqnvic-tions de chacun! II. H. A QUI DE DROIT Le Havre, 2 avril 1918. Monsieur le rédacteur, , Permettez-moi de vous demander de ' \ bien vouloir insérer ces quelques lignes dans votre honoré journal ": Nous, plantons du Ministère, nous 1 commençons à travailler, le dimanche < matin, vers 7 heures, et nous sommes , ainsi dans l'impossibilité de remplir nos devoirs chrétiens. < Ne pourriez-vous pas, par voie de vo- / tre feuille, attirer l'attention de l'auto- ^ rite compétente sur cette situation, pour que nous, plantons, qui sommes pour ' la plupart des invalides de guerre, nous ] puissions remplir nos devoirs religieux ^ et jouir un peu plus du repos dominical? Avec mes remerciements anticipés, je 1 vous présente, monsieur le rédacteur, 1 l'assurance de nos sentiments de haut estime. E. V. D. V. ★ ★ ★ N. B. — Nous sommes complètement d'accord avec les plaintes fondées de notre ami et nous trouvons qu'en fait les conditions de travail pourraient être améliorées sur ce point. Il peut être assuré que nous transmettrons sa lettre à l'autorité compétente, LE SYSTEME "ROWAN" O-O Un de nos amis, travaillant dans les usines de guerre, nous adresse l'intéressante communication qui suit, sur le système a Rowan ». Nous eng'ag'eons vi-vementn os lecteurs à imiter cet exemple et à nous faire parvenir leurs opi-nions et leurs désidérata sur l'importante question des méthodes d'organisation du travail industriel. LE SYSTEME « ROWAN » Lesystème « Rowan » est une certaine méthode de travail qui avant la guerre était adoptée dans quelques ateliers et usines et depuis le début des hostilités a pris une grande extension. Ce fait s'explique facilement, le matériel de guerre se fabricant surtout en séries. Le système « Rowan » est une espèce de travail à la pièce. Dans le cas du travail à la pièce proprement dit, l'ouvrier reçoit une rémunération convenue, ainsi par exemple, quand* une pièce lui est payée 2 francs, il recevra autant de fois la somme de 2 francs qu'il aura achevé de pièces en une journée. Ceci n'est pas le cas pour le système « Rowan ». Au fond, c'est un tarif de travail à la pièce appliqué d'une façon incomplète; la plupart du temps nos ouvriers n'en saisissent pas la véritable signification par -suite des calculs compliqués qui en constituent la base. Prenons, par exemple, un ouvrier qui, pour faire une certaine besogne, est payé sur la base de 100 francs. S'il parvient à exécuter ce travail sur la base de 70 fr. il fait un bénéfice de 30 %. Mais au lieu dp calculer ces 30 % sur la base de 100 fr., on prend 130. On constate immédiatement que le chiffre 30 calculé sur 100 est plus grand que s'il était calculé sur 130. Et c'est là une perte que l'ouvrier subit dans le système « Rowan ». L'ouvrier ne comprend pas ces calculs, mais il ne manque pas de s'apercevoir qu'il n'a pas reçu le salaire auquel il a droit. C'est un fait qu'il ne faut pas perdre de vue; il est inutile d'en signaler la grande importance: il décourage les travailleurs et provoque une diminution de production. Cette diminution est encore accentuée par la revision continuelle des tarifs qui, parfois, suissent une modification de 100 %. Il s'en suit également que, quand quelques bons ouvriers doivent travailler avec des éléments moins capables, us se voient obligés de limiter leur production de façon que celle-ci n'excède pas trop le maximum des moins capables. De là une nouvelle cause de diminution de production. A mon avis le système « Rowan » n'est pas à recommander. Si, toutefois, sous prétexte d'augmenter la production, on voulait l'introduire, les prix devraient être fixés au moyen d'un contrat collectif, qui lierait pour un délai déterminé le patron et les ouvriers. JACK. AVIS IMPORTANT Nos amis savent quelles difficultés font éprouver à tous la rareté du papier; et leur surprise n'aura pas été médiocre de nous voir, en de telles circonstances, lancer un nouveau journal. Ils se rendent compte, sans aucun doute, de l'effort que nous avons fait. Aussi comprendront-ils certainement l'insistance que nous mettons à leur demander d'observer toujours la règle suivante: Acheter autant que possible, chaque semaine, leur numéro de Notre Avenir, chez le même marchand, ou bien, ce qui est mieux encore, PRENDRE UN ABONNEMENT AU JOURNAL. Nous comptons sur un petit effort de leur part en ce sens. Prix de l'abonnement: Belgique et France: 3 mois fr. 1.25 Un an fr. 5.— Union postale: 3 mois fr. 1.75 Un an fr. 7,

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Cet article est une édition du titre Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Le Havre .

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