Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge

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s.n. 1918, 28 Avril. Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/jh3cz33h4z/
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NOTRE AVENIR a i TROIS MOIS 1 fr. £5 HEBUOMADAIHE SOCIAL CIIBÉTIEN BELGE PARAISSANT TOUS LES DIMANCHES LE NUMÉRO 1«0 Cent. 28 AVRIL 1918 BUREAUX : I, Avenue des Ursulines - LE HAVRE I* Année - N° 8 Restons Unis ! PAS DE DIVISIONS LINGUISTI QUES IRREDUCTIBLES! C'est sous ce titre eue Monsieur Roui-let, notre Ministre des Sciences et des Arts et des Affaires économiques, fait paraître, dans « Le Livre du Soldat Belge » (,1918), l'article que nos lecteurs trouverons ci-dessous. Rappelons que Monsieur Poullet est Wallon. Mais c'est un esprit trop ouvert et trop sincèrement attaché à l'union de notre pays pour ne pas avoir été frappé par la prolonde signification sociale de la question flamande et par la nécessité de donner à cette question une solution juste et vraiment nationale. N ous soumettons ces idées, marquées au coin du bon sens, à la méditation de nos lecteurs. Ils retrouveront d'ailleurs dans cet exposé les idées qui furent et sont toujours les nôtres et que nous sommes décidés à défendre énergique- ment pour le salut de la Patrie!.. ★ * ★ Un mot, cliers soldats, de la question des langues! Mais d'abord, le sujet n'est-il pas scabreux;' Ne vaudrait-il pas mieux se taire que de l'agiter devant vous? Voici pourquoi je vous en parle. Je sais que bon nombre d'entre vous se demandent avec anxiété si cette question brûlante n'est pas de. nature à compromettre l'avenir du pays en le divisant irrémédiablement. « Quoi! se disent-ils : Voilà plus de « trois ans que soldats flamands et sol-« dats wallons nous vivons côte à côte « dans les tranchées dans une entente * que rien n'est venu troubler. D'un < même cœur et d'une même âme, nous a. avons défendu fa patrie commune. Les « uns aussi bien que les autres, nous i avons contribué, par notre vaillance, « à maintenir ce renom traditionnel de « bravoure que, de César à Napoléon, « les plus illustres maîtres de l'art de « la guerre n'ont cessé de reconnaître « à la nation Belge. Et voici qu'après « avoir héroïquement souffert et lutté « ensemble pour la même cause, nous i sommes, à raison de divergences lin-« guistiques, exposés à nous diviser ! t Quelle désolation »! Eh bien! Chers amis, je voudrais vous dire les raisons pour lesquelles je ne partage pas vos alarmes. La question des langues est délicate sans doute; dans ses applications pratiques, elle peut mettre aux prises des intérêts, des passions et des préjugés de uature à envenimer les problèmes à résoudre.Mais quand je l'examine froidement, objectivement, sans parti pris, telle qu'elle se pose en Belgique, je ne puis me défendre d'impressions sincèrement optimistes. Il est capital de remarquer, en effet, que les différends linguistiques ne se présentent pas du tout dans notre pays ivec le caractère particulier qu'ils reye-tent ailleurs, en Autriche et en Hongrie, par exemple. Dans ces pays, la question les langues met aux prises des thèses, les prétentions fondamentalement irré-luctibles. C'est que dans ces pays, les groupes linguistiques sont, territoriale-nent, tout autrement répartis que chez ious. On trouve en Autriche, on ren-jontre en Hongrie dans les mêmes provinces, dans les viêmes régions, souvent lans les mêmes villes et villages des populations de race, de langues différentes. De plus, dans ces mêmes pays, l'un de :es groupes, soit à raison de ce qu'il est e plus nombreux, soit à raison de titres ondés sur l'histoire, prétend dominer 'autre et lui. refuse les droits qu'il récla-ne pour lui-même. Les Magyars, les Allemands prétendent dominer les Slaves.Dans notre pays, rien de pareil. Les Flamands et les Wallons ne se trouvent jas répandus et mélangés dans l'ensemble du territoire belge. Ils en occupent, iu contraire, chacun une fraction bien listincte. Il n'y a pas de groupes, wal-ons quelque peu consistants disséminés lans les provinces flamandes. Il n'y pas le groupes flamands, vivant de leur vie propre, répandus dans les provinces wal lonnes. D'autre part, aucun des deu: groupes n'a jamais invoqué soit la loi di nombre, soit un titre historique quelcon que pour prétendre s'imposer à l'autre Il ne saurait donc y avoir d'antago nisme irréductible entre eux. Sous l'ancien régime, d'ailleurs, on ; vu nos pères vivre côte à côte, dans de patries indivisibles, sans que les diftï-rences de langue provoquassent jamaT un antagonisme permanent entre eux Dans la principauté de Liège, par exem pie, les Wallons de la Cité épiscopali ont toujours -vécu en parfaite harmonit avec les Flamands du Comté de Loo: (Limbourg belge actuel). Les Wallon: du Brabant wallon, de leur côté, n'a vaient aucun conflit avec les Flamand: du Brabant flamand et du Marquisai d'Anvers, avec lesquels ils formaient un tout politiquement et administrai vement un. Il n'y aura pas davantage d'antago nisme permanent dans l'avenir. C'est le conclusion à laquelle on arrive lorsqut Von analyse, objectivement, dans ses traits caractéristiques, le programme des revendications flamandes. Rien dans et programme n'est de nature à alarmer m les intérêts wallons ni les susceptibilités wallonnes. Supposé le programme entièrement réalisé, qu'y aurait-il de changé en Wallonie?Rien, absolument rien. Que demandent, en effet, les Flamands1? Ils veulent — dans le pays flamand, et pas ailleurs — être jugés et administrés dans leur langue. Ils veulent —• dans le pays flamand toujours — que l'organisation de l'enseignement à tous les degrés, soit en harmonie avec le ca.-ractère flajnand du pays. Ils veulent qu'au sein de l'armée des soldats flamands se trouvent placés, au point de vue de la langue dont leurs chefs se serviront vis-à-vis d'eux, sur un pied de parfaite égalité avec les soldats wallons. Ils désirent, enfin, que la vie privée et publique, en pays flamand, ait un cachet flamand, tout comme en M allonie elle a et doit conserver un cachet français. En un mot, ils veulent que dans une Belgique une et indivisible la culture flamande ait sa place au soleil, qu'elle soit respectée, favorisée et soutenue par les pouvoirs publics dans une mesure parfaitement égale à celle dont jouit la culture française. Qu'y a-t-il dans ce programme qui atteigne de la façon la plus indirecte les intérêts permanents et fondamentaux de la Wallonie? Qu'y aurait-il de changé à Liège, dans le Hamaut, dans le Luxembourg si ce programme vient à se réaliser dans les provinces flamandes? Rien, je le répète, absolument rien! Il n'y a donc pas, en Belgique, opposition irréductible d'intérêts et de tendances entre Flamands et Wallons. Et dès lors il n'y a pas lieu de redouter pour l'avenir du pays, pour le maintien de son unité et de son indivisibilité, certaines divergences de vues, qui, quoique bruyantes et passionnées, portent bien plus sur des questions d'application que sur des questions de principe.Non! Nous ne nous diviserons pas, entre Flamands et Wallons parce que notre culture à chacun peut atteindre son plein et entier essor, sous le drapeau d'une patrie commune, également chère aux uns et aux autres! Non! Nous ne nous diviserons pas, parce que les dissensions intestines ont toujours entraîné la perte des petites nations, et que nous tenons à sauvegarder cette autonomie et cette indépendance que nos ancêtres ne nous ont assurées qu'au prix des efforts les plus opiniâtres et des sacrifices les plus douloureux.Nous resterons unis à jamais parce que cette patrie à laquelle tant des nôtres ont sacrifié leur vie nous est devenue plus chère encore, par les souffrances qu'elle a endurées, et par le prix que nous aura coûté sa défense et sa restauration! P. POULLET, Ministre des Sciences et des Arts BON VOYAGE ! M. Albert Van Hecke, professeur à l'Université de Louvain et membre de notre secrétariat social du Havre, est parti cette semaine pour l'Amérique. Notre ami a été désigné par le gouvernement belge pour faire partie de la mission chargée d'étudier dans la grande république les situations industrielles et £ de travail. i Déjà en 1910-1917, M. Van Hecke a passé 18 mois en Amérique. 11 y donna une longue série de conférences qui obtinrent le plus grand succès. Connaissant l'inébranlable attachement i de notre ami à notre action sociale chré-5 tienne, nous sommes persuadés que le voyage de M. Van Hecke rapportera les s meilleurs fruits pour le pays et pour nos organisations ! Bon voyage, cher ami! ; VAINCRE Sous le titre Vaincre, et sans signature, la Reçue des Deux Mondes publie une étude remarquable des données actuelles de la guerre. La proposition initiale et qui en domine tout le développement nous indique que le plus grave danger qui puisse en ce moment menacer l'Entente « serait qu'elle se fit illusion sur l'inéluctable nécessité de mener la lutte jusqu'au bout. » Ne prenons pas l'expression « jusqu'au bout • dans le sens vague où on l'employait à certaines heures, et quand cette expression traduisait plutôt l'enthousiasme que la résolution méthodique de vaincre. Ici, « jusqu'au bout » signifie jusqu'à des conditionsô précises et formelles de paix, dont nous avons tous désormais conscience et'que l'écrivain de la Revue des Deux Mondes formule ainsi: » Ce ne sont pas seulement deux groupes de nations que la guerre actuelle a mis en présence, ce sont deux civilisations, ou, pour employer ce mot dans le sens le plus large, deux religions op-p nées : c'est, du côté, un idéal de liberté et de justice humaines; de l'autre, une civilisation purement matérielle et fondée sur la force. La lutte ne peut pas finir par un compromis, mais seulement par la défaite d'un des deux partis. Où le règne du sabre ou le règne du droit. » Depuis le début de la guerre, ce di-lemne n'a pas cessé un instant d'être rigoureux. Toute autre doctrine est celle de la capitulation et de la défaite; et les Etats-Unis, sous la haute inspiration du président Wilsôn, adoptent maintenant la première avec éclat, mettant en jeu, pour la faire triompher, toutes leurs prodigieuses ressources. Cette doctrine s'appuie sur l'observation suivante que jamais l'Allemagne, à aucun moment n'a renoncé et ne pouvait ethniquement renoncer à son rêve d'hégémonie. Comme l'a écrit un représentant qualifié de la race: « L'Etat national allemand n'a pas été seulement adoré, il a été divinisé ». L'auteur de Vaincre y ajoute la plus forte démonstration, que les incidents diplomatiques de oes jours derniers éclairent singulièrement.Répétons-le donc sans nous lasser, car nous sommes là dans la réalité profonde. Une paix, et même une paix d'arrangements moyens, — sans compter qu'elle eût constitué pour nous un vrai désastre, -—• n'a jamais été nossible avec l'Allemagne, sous un gouvernement quelconque et par des combinaisons quelconques. L'Allemagne n'a jamais abandonné une minute son vaste programme d« conquêtes. Elle l'a simplement voilé à des tournants difficiles de la guerre, pour ,nous attirer dans des pourparlers et nous faire mettre bas les armes. Puis, nous pouvons nous figurer notre sort par les négociations de Brest-Litovsk et par les propos du comte Hert-ling. Alfred Cap us de l'Académie française. BONS CONSEILS Nous prions nos abonnés de bien vouloir nous envoyer, avant le 10 mai, le montant de leur abonnement. On n'enverra plus le journal à quiconque n'aurait pas envoyé le montant. Pour tous les renseignements, abonnements, annonces, etc., s'adresser à J. Van Buggenhout, 1, avenue des Ursulines, Le Havre. Prix de l'abonnement: Belgique et France: 3 mois fr. 1.25 Un an fr. 5.— i Union postale: 3 mois fr. 1.75 Un an fr. 7. Ce une l'Allemagne a lait en Belgique UN DISCOURS DE M. BALFOUR Au coûts d'un dîner en l'honneur des délégués belges au comité de commerce anglo-belge, M. Balfour a tfrononcé un discours : A ous sommes, a-t-il dit, en présence de quelque chose de plus, et de plus li mte portée que les simples intérêts de l'industrie et du commerce des de îx pays en voisinage amical qui ont à tenir compte de leurs facultés et de leurs intérêts respectifs. Nous avons, entre ancre chose, à redresser un grand tort international.Il n'y a, on Grande-Bretagne, dd-^s nos colonies d'outre-mer et aux Etats-l nis, ni homme, ni femme, ni enfant qui ne connaisse ces torts infligés a la Belgique et le traitement infâme dont elle a été victime aux mains des Allemands, qui ne connaisse la criante violation du droit des gens qui laissera une tache indélébile sur les pages de l'histoire de l'Allemagne, si toutefois, il se trouve "quelqu'un qui croie qu'il vaille la peine d'écrire l'histoire de l'Allemagne. Il n'y a, dis-je, ni homme, ni femme, ni enfant dans l'univers entier, qui ne soit au courant de ces iniquités. Ce qu'on connaît moins et ce qu'on devrait connaître beaucoup mieux, c'est le traitenlent auquel lêAllemagne, de sang-froid et méthodiquement, a soumis la Belgique depuis ses premières atrocités. L''invasion de l'armée allemande et les attentats commis par cette armée sont des choses horribles et inavouables, niais je ne suis pas sûr que les tortures lentes et méthodiques auxquelles la Belgique est soumise de sang-froid, depuis l'occupation allemande, ne soient pas une chose plus horrible, même quand on y réfléchit, quoique l'horreur en soit moins dramatique que celle des premiers attentats qui ont figé le sang dans les veines de l'humanité. A quelle tâche, les Allemands se sont-ils attelés? En premier lieu: ruiner le commerce, l'industrie, les facultés commerciales et industrielles d'une nation qui était leur voisine, leur amie et qu'ils s'étaient engagés à protéger. De sang-froid et cela de leur propre aveu, ils éprouvent une vive joie à la pensée que si, demain on signait la paix, il faudrait au bas mot, de nombreux mois à l'intelligence belge, aux capitaux belges, à l'industrie belge, à l'esprit d'initiative belge pour faire de nouveau concurrence à l'Allemagne rivale. Voilà la première chose que les Allemands ont faite. Un autre attentat commis par eux consiste à avoir de sang-froid et de propos délibérés, dépouillé la Belgique de tout ce qui était matériel, industriel, matières premières, organisme de production essentielle à toutes industries. La ruée dès sauvages à travers un pays agricole apporte des cruautés et des désastres, mais après tout, il est impossible de détruire le sol d'un pays. Ce pays ravagé peut, après un intervalle très court, étonnamment court, retrouver son ancienne prospérité agricole. Mais quand il s'agit de l'outillage compliqué de l'industrie, dans un pays doté de mines et de manufactures, qu'on dépouille ensuite de tout capital fixe es%fhitiel à servir l'industrie, cela certes, constitue une plaie beaucoup plus profonde, beaucoup plus lente à guérir que tout le mal causé par le simple passage d'une armée d'invasion.C'est ce tort immense que, de propos délibérés, les Allemands ont infligé aux manufactures et aux industries d'une nation qui ne compte pas parmi les plus grandes de l'Europe, mais qui est certainement l'une des premières nations européennes en ce qui concerne les mines et les autres industries et manufactures. Rien ne peut dépasser le cynisme avec lequel les Allemands ont procédé, ce cynisme est même allé plus loin. On nous a beaucoup répété, et surtout les Allemands,, que la force constituait le droit, et que la morale elle-même est une chose insignifiante en face de la volonté de domination. Tant nue ces allégations restent à l'état de belles phrases dans des ouvrages de philosophie, on peut en sourire et laisser passer. Mais quand elles prennent la forme que je viens de décrire, il me semble que le dé*

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Cet article est une édition du titre Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Le Havre .

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