Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie

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s.n. 1916, 01 Decembre. Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie. Accès à 25 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/f18sb3z31r/
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Vers la Lumière ORGANE ÉYANGÉLIQUE BELGE 5 cent, le numéro Rédaction et Administration : 58, rue de l'Industrie, Jemappos 5 cent, le numéro I ' ' : ' ' i ' """"" SOMMAIRE Recueillement, par L. S. Pidoux Paix sur la terre, par Ch. Rumpf. La règle de vie, poésie, Ed. Tavan. Bruges, par A. Gautier. C'est la guerre, par L. S. Pidoux, Le fer à gaufres, Louis Favre. Pensée. Où est le mal ? par Marcel Peter. Dépôt de « Vers la Lumière ». Feuilleton ; L'étable (Conte de Noël) par L. S. Pidoux Recueillement Mon Dieu, c'est à toi que je pense (Psaume 42. v. 7). J'ai établi le silence dans mon âme ; j'ai fait cesser l'agitation de mon esprit ; je concentre sur toi, mon Créateur, toute l'ardeur de mon être. Te désire prendre une conscience plus nette de ma dépendance, car je n'existe que par toi et je ne dois vivre que pour toi. Je veux moins te parler que t'entendre, moins t'interroger que te contempler, moins comprendre tes voies que les adorer. Je ne te cherche pas au-delà des nues, au sein de cet azur immobile et dormant. 1 u n'es pas le Dieu lointain, le Très-Haut inaccessible ; tu es l'Etre infini qui se trouve plus près de moi que mon cœur l'est de ma pensée. En toi j'ai la vie, le mouvement et l'être. Tu es la seule réalité et je ne me sens vivre que lorsque, m'ap-puyant sur toi, je veux avec joie ce que tu veux. Je n'éprouve ma liberté que lorsque je t'obéis pleinement. Tandis que je me recueille devant toi, je retrouve, ô Dieu, ceux qui ont vécu de ta vie. Je pense à eux lorsque je pense à toi. Toutes les nobles âmes auxquelles je dois le meilleur de moi-même, mes plus pures inspirations, et qui m'ont éclairé des rayons venus de toi, vivent d'autant plus près de moi que je suis plus près de toi. L.e même mouvement qui me porte vers toi me ramène vers tes créatures et dans ta communion je communie avec elles. Quand je t'écoute et quand je te contemple, je me sens environné de ceux qui t'adorent. Ils sont innombrables et divers, ils parlent des milliers de langues, ils ont d'autres credos que le mien ; mais je n'éprouve aucune gêne auprès d'eux. Je n'entends pas ce qu'ils te disent ou te demandent, je ne regarde pas devant quel autel, dans quel sanctuaire il s sont agenouillés ; je ne vois que tes créatures, faibles et coupables comme moi, comme moi passagères et souffrantes, qui soupirent après toi et que toi seul peux apaiser. Mon Dieu, c'est à toi que je pense, afin d'orienter mon activité. Je ne puis être heureux sans que tu m'approuves ; je ne saurais être malheureux tant que je fais tout pour toi. Mon bonheur suprême, c'est l'harmonie avec tes intentions, mon suprême malheur, de rompre cet accord. Donne-moi, ôte-moi, fais-moi passer par des sentiers de lumière ou par celui du dépouillement, pourvu que j'éprouve ta présence, quelle autre grâce me faudrait-il ? O mon Dieu, préserve-moi de vivre sans penser à toi ; donne-moi la force de me recueillir et détache mon âme de la chaîne funeste des agitations incessantes d'une vie dont tu n'es pas le Souverain Bien. L. S. P. Paix sur la terre ! Encore un Noël rouge, plus lugubre que tous les autres. Les mois se sont écoulés sous le signe de la guerre ; de nouvelles haines se sont allumées ; de nouvelles espérances se sont éteintes. Par centaines de mille, de jeunes vies humaines ont encore été couchées dans les sillons sanglants. Les peuples se ruinent et s'épuisent ; les cœurs crient vers le ciel leur indignation et leur angoisse. Peut-on, au milieu de tout cela, prêter l'oreille au message des anges de Noël ? N'est-ce pas une cruelle ironie que de répéter, en ce mois de décembre 1916, leur cantique de paix et de bienveillance ? Croyez-le, frères qui pleurez, ce n'est pas pour insulter à votre douleur que nous écrivons ces lignes. Notre cœur aussi s'afflige et notre conscience se révolte en face de tant d'abominations. Si cela n'était pas, nous serions indignes du Maître dont nous nous réclamons. Plus que personne nous rougissons, pour sou honneur même, du spectacle que donne la chrétienté divisée contre elle-même, nous maudissons la guerre fratricide. Mais c'est au nom du Christ aussi que nous sentons l'urgent devoir de redire aux âmes : « Paix vous soit ! » Plus que jamais l'humanité a besoin de Lui pour goûter un apaisement efficace et durable. Tous nous avons lu le touchant récit du petit soldat français entonnant sous les murs de Paris assiégé, en 1870, l'hymne de Noël : « Minuit, chrétiens, c'est l'heure solennelle », auquel répondit bientôt, des tranchées allemandes, un autre chant de paix... Et dans la guerre actuelle, à l'occasion des deux derniers Noëls, bien des rapprochements analogues se sont produits sur divers points du vaste front de bataille; des soldats, des blessés ont su oublier un moment ce qui les avait divisés pour son ger à ce qui les unissait, une même filiation divine, une même espérance chrétienne. Dira-t-on que c'est hypocrisie ou stupide illusion, et que cet instant de trêve ne fait que rendre plus odieux le cliquetis des armes qu'il interrompt à peine ? Bien plutôt nous y voyons un hommage, imparfait et passager sans doute, mais digne d'être recueilli, à ce qui devrait être, à ce qui serait si les hommes enfin voulaient écouter la voix du Dieu d'amour. L'illusion ? elle est dans le pacifisme sans Dieu, dans les théories de ceux qui prétendent imposer le désarmement définitif aux nations, alors que les individus restent bardés de haine, réciproque et révoltés contre leur Créateur. Il n'y a pas grand'chose à espérer d'une société qui persiste à se griser de ces utopies-là. « Il n'y a point de paix pour les méchants, écrivait déjà Esaïe ; ils sont comme la mer agitée qui ne peut se calmer, et dont les eaux soulèvent la vase et le limon. » L'année 1917 amènera le cinquantenaire du premier Congrès de la paix, réuni à Genève au mois de septembre 1867. On y avait applaudi le général Garibaldi, on y avait prononcé d'excellentes paroles ; mais les chrétiens qui y assistèrent en conservèrent un triste souvenir, tellement leurs convictions religieuses y furent malmenées. « On se serait cru, écrit un témoin oculaire, bien plutôt au milieu d'un Conseil de guerre ». L'Esprit de paix avait fait totalement défaut ; faut-il s'étonner si les beaux rêves d'alors se sont effondrés sous la poussée des passions égoïstes et des intérêts réalistes ? Nous ne savons ce qu'il faut attendre des futurs congrès, des discussions diplomatiques, des traités internationaux ; loin de nous la pensée de Jes décrier à l'avance. Mais notre humanité meurtrie a besoin de tout autre chose pour panser ses blessures. L'apaisement ne peut naître dans les cœurs que d'un sincère désir de mutuelle justice, d'une transformation totale des dispositions de l'homme à l'égard del'hom-me son frère ; il ne peut y demeurer que si ces cœurs se sont ouverts d'abord au souffle de la grâce divine manifestée en Jésus-Christ. Si au milieu des angoisses et des désillusions de cette fin d'année nous caressons l'invincible espoir de temps meilleurs, c'est que nous croyons au Dieu qui peut accomplir des miracles dans les poitrines humaines. Réconciliés avec lui par le Christ Sauveur, nous avons l'expérience de sa puissance pour mettre fin aux douloureux conflits qui longtemps avaient agité et tourmenté nos âmes. Autour de nous, nous l'avons vu opérer cette même œuvre de restauration morale, dans des maisons qui étaient le théâtre de guerres perpétuelles, et où sa présence a ramené la concorde et le bonheur, dans des existences de violen ce et d'anarchie où il a rétabli l'équilibre pour toujours. Et désormais nous le savons, ce n'est point un vain mirage, ce sont de splendi-des réalités qu'expriment les paroles du message de Noël: « Paix sur la terre pour les hommes de bonne volonté ! » Ce message nous vous l'adressons, cœurs altérés de justice meilleure ; puisse-t-il fortifier en vous la décision d'être les champions de toute cause bonne et sainte, à l'instar du Crucifié de Golgotha. Nous vous l'envoyons par delà les frontières, exilés, internés, prisonniers et soldats dont nous devinons les souffrances en ce troisième Noël de guerre : auprès du Christ, vous sentirez s'adoucir les regrets de l'absence, s'apaiser les colères qu'a fait naître l'hostilité des hommes, et vous goûterez les joies de sa Présence partout consolante. Et à vous-mêmes nous les redisons, âmes en deuil, pour qui le souvenir de l'année écoulée restera encadré de noir; car c'est pour vous surtout qu'il est venu, l'enfant divin salué par ces paroles : « Le soleil levant nous a visités d'en-haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans l'ombre de la mort, et pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. » Unissons-nous donc pour appeler sur nous et sur notre pauvre terre cette paix de Dieu qui surpasse toute intelligence ! Ch. Rumpf. — LA RÈGLE DE VIE Suivre pas à pas la route qui monte Vers l'azur des cieux, Choisir la plus sûre et non la plus prompte Et marcher joyeux ; Lorsque le vertige et l'incertitude Troublent le chemin, Laisser le Devoir dans sa poigne rude Vous prendre par la main. Avoir soin de toujours tenir en laisse Le rêve dompté, Et, vienne l'épreuve, armer sa faiblesse D'âpre volonté ; Mais craindre surtout, lorsque l'âme rampe Sous l'orage noir, Que le vent de l'ombre éteigne la lampe Où veille l'espoir. Avoir l'âme simple, ouverte à toute heure ; Le long du sentier, Vers|tout*ce qui souffre et tout ce qui pleure Pencher sa pitié ; Et dans cette vie, où même le sage L'est encore si peu, 411er son chemin, semant au passage Tout le bien qu'on peut ! Ed. Tavan. ■■Illll «■■■llll Ml II 11 I II II— l III lllllll illilB I— Il ■ II I H M liMHIMJP———0—B—É NUMÉRO 10 "Là où est l'esprit du Christ, là est la liberté v. Saint-Paul, 2 Cor. 3, v. 17. DÉCEMBRE 1916

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Cet article est une édition du titre Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à - du 1915 au 1917.

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