Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie

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s.n. 1916, 01 Avril. Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie. Accès à 19 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/z02z31q042/
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ORGANE ÉYANGÉLIQUE BELGE 5 cent. Be numéro Rédaction et Administration : 41, rue des Damzelles, Marcinelle-Charleroi 5 cent. 8e sraasméﻩ SOMMAIRE Le triomphe de la vie, par Louis Noir. Le Fils de l'homme, pensée de M. Wagner. L'autre combat. Ce que peut la confiance. La maison, par Emma Gautier. Le pain de la maison. Recours à Dieu, poésie, Alex. Vinet. Que faut-il lire ? par R. Ostermann. D'où viendra la victoire ? E. Borel-Brun. Le doigt sur la plaie, par R. Ostermann. Diderot et la Bible. A ceux qui cherchent : Le Matérialisme. Feuilleton par Edm. Wiétrich. Dépôts de « Vers la Lumière ». LE TRIOMPHE DE LÀ Y1E Pensées de Pâques Beaucoup de gens sincères sont troublés à l'approche de Pâques. Ils ne peuvent se résoudre à fêter seulement la résurrection de la nature, l'herbe qui pousse et le printemps qui fait épanouir les bourgeons et les fleurs. Ils voudraient croire autre chose, percer Je mystère de Pâques et savcïr si l'on peut, en conscience, affirmer la résurrection de Jésus-Christ et la victoire sur la moi t. * * Les prêtres et les notables du peuple juif ont condamné Jésus, la foule et les soldats se sont acharnés sur ce saint. Abandonné de tous, il a expiré après quelques heures d'indicibles souffrances. Quelques amis ont réclamé son cadavre et l'ont couché pâle et froid dans le sépulcre. Qu'est-il arrivé ensuite ? Malgré toutes les preuves accumulées contre eux, les disciples l'ont proclamé vivant. Qui a raison ? Les amis ou les ennemis de Jé^us ? Voilà le problème historique. Mais i! y a aussi un problème moral et religieux. Jésus représente ce que l'humanité a de meilleur : la justice qui prend la défense des faibles, la compassion qui sympathise, soulage et pardonne, l'amour persévérant qui relève les déchus, oriente vers la perfection et donne le bonheur. Cet effort héroïque pour terrasser le péché et la souffrance, pour rendre à l'humanité découragée confiance en la vie et en elle-même, a abouti à une lamentable défaite. Tous ceux qui profitaient des injustices séculaires, tous ceux qui voulaient se livrer, sans être dérangés, à leurs passions égoïstes, se sont abrités derrière la religion formaliste et hypocrite pour abattre le trop audacieux réformateur. Dieu a laissé faire. N'est-ce pas aussi sa défaite ? N'y a-t-il pas de revanche après la victoire cynique du mal ? Enfin, il y a un problème personnel et le voici : En essayant de vivre comme Jésus, en luttant contre mes passions, en me dévouant pour ceux qui souffrent, en tentant de leur communiquer un idéal de sincérité et d'amour, suis-je condamné à être comme Lui la victime d'une belle cause perdue ou puis-je espérer quand même la victoire de Dieu et le triomphe final du Bien ? Voilà pourquoi le problème de Pâques ne peut nous laisser indifférents. * * * Nous ne pouvons ici embrasser dans son ampleur le problème historique. Nous renvoyons nos lecteurs aux livres nombreux et documentés des savants qui l'ont traité et nous sommes prêts à les indiquer à ceux qui ne les connaîtraient pas. Nous nous bornons à résumer l'argument principal, qui nous paraît concluant : Les disciples profondément abattus pai le supplice de Jésus, n'ont pas tardé à se ressaisir. Ce changement doit avoir une cause. Quelque chose s'est passé entre le vendredi saint et la Pentecôte. Les disciples ont déclaré avoir vu leur Maître vivant et cela à plusieurs reprises. Il est possible qu'ils aient eu des visions. Mais d'où venaient ces visions ? Il est impossible moralement qu'ils aient menti, car plusieurs ont scellé de leur sang leur témoignage et l'on ne se laisse pas condamner à mort pour soutenir uri mensonge. •i» -i-*Examinons de plus près le problème moral et religieux. Les disciples ne se sont pas contentés de proclamer des doctrines. Ils ont prêché Jésus, non seulement en paroles, mais en actions. Comme Lui ils ont attaqué l'hypocrisie et les injustices, comme Lui ils se sont penches sur les misères humaines pour les soulager, comme Lui ils ont demandé aux pécheurs de chang'er de vie et de croire à la puissance de l'amour. S'ils n'avaient pas senti en eux la présence permanente de leur Maître, ils n'auraient pas eu l'ambition extraordinaire de convaincre le monde, ils seraient restés une petite secte juive, attachée tristement à un beau rêve sans lendemain. Leur nom même ne serait pas parvenu jusqu'à nous. Mais ils ont cru de toute leur âme à un Sauveur, vivant aussi réellement en eux qu'il avait marché en personne devant eux. Avec Lui ils ont pu attaquer victorieusement les vieilles coutumes païennes et les mœurs corrompues de leur temps et les remplacer par un idéal de sainteté, plein de jeunesse et d'espérance. Ils ont bravé journellement les menaces de mort et les supplices. Et cela est capital. La pensée de la mort éveille en tout homme l'angoisse poignante du néant et l'appréhension non moins poignante d'une rencontre avec une justice inévitable. Etre condamné à mourir, autant dire : être réduit à tomber lourdement dans l'inconnu et dans le vide. Eh bien ! les apôtres n'ont connu, après la résurrection, ni cette angoisse, ni cette appréhension. Ils ont couru au devant des souffrances et de la mort avec audace et même avec joie. Ils savaient que leur Maître était « toujours avec eux jusqu'à la fin du monde » et ils s'écriaient : « Il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ ». Ils ont cru iné-branlablementàla revanche delà vie et au triomphe de l'amour, et cette foi, ils l'ont inoculée à l'humanité. Sans eux nous aurions sombré — ou nous sombrerions aujourd'hui — dans le pessimisme et la désespérance, car en définitive toute foi en un idéal se greffe sur la foi des premiers chrétiens et constitue une victoire de Dieu. * * * Alors, pourquoi n'avons-nous pas la confiance conquérante des premiers>cV<,rétiens ? Serait-ce ce que la résurrection n'est pas enseignée ? Au contraire, elle constitue un article important du catéchisme catholique ou protestant, elle occupe une grande place dans la prédication chrétienne. Mais elle reste pour le grand nombre un dogme sec et froid au lieu d'être l'espérance indispensable, la grande paire d'ailes qu'on emporte jusque dans la tombe. Ce qui nous manque, ce n'est pas la croyance en la résurrection, c'est le souffle qui anime le Christ. Nous n'avons pas, comme L ui, comme ses premiers disciples, pris résolument parti pour Dieu, pour la vérité, pour la justice, pour l'amour. Nous ne sommes pas lancés, comme Lui, à corps perdu, dans la lutte contre le mal, décidés à vaincre à tout prix. Il faut revivre la vie du Christ pour savoir qu'elle triomphe et qu'elle ressuscite.La pire des hérésies n'est donc pas de douter de la résurrection historique, c'est de refuser de ressusciter moralement. On a imaginé à cet effet un christianisme commode et confortable qui ne nous prive de rien, n'exige de nous aucun héroïsme et dont on jouit comme d'un luxe ajouté à tant d'autres. Combien de gens ne demandent à Dieu que des biens, des avantages, des secours matériels ! Ils ne veulent pas comprendre que Jésus n'a pas voulu créer une classe nouvelle, plus haïssable que les autres, celle des parvenus religieux, satisfaits d'avoir tiré leur épingle du jeu, mais qu'il est venu éveiller les consciences, émouvoir les cœurs, enrôler les bonnes volontés, supprimer le péché et la misère, abattre l'org'ueil, libérer l'homme de ses passions. Seulement la résurrection n'est pas une fatalité, pas plus que le progrès. Ceux qui s'étaient imaginé que l'humanité avançait lentement, automatiquement, commencent à s'apercevoir qu'il n'en est rien. De sinistres reculs, de terribles catastrophes, qui la font rétrograder vers la barbarie, sont toujours possibles. De même ne ressuscite pas n'importe qui. Les reculades et les catastrophes morales sont, hélas, par trop fréquentes. Il s'agit donc de faire acte de volonté. Celui-là seul qui veut vivi e vivra et fera vivre. Ressuscité, il sera une semence de résurrection. Devant le problème personnel, qui se pose inévitablement à tout homme, il s'agit donc de savoir si nous avons une croyance morte et inutile en la résurrection ou si nous avons la vie pure, aimante, joyeuse du Ressuscité, la vie qui triomphe. Louis Noir. v ... LUI FILS D.jEJ L'HOMME — Qui donc es-tu ? — Je suis le Fils de l'Homme. Chaque coup frappé sur le faible et l'innocent meurtrit ma face. Pas de larme dont je ne pleure ; pas de rayon de soleil dont je ne me réjouisse. Je suis dans l'assemblée de ceux qui s'aiment, dans la solitude de ceux qu'on oublie. Je meurs avec les justes qu'on outrage et qu'on persécute, et de toutes leurs cendres, je renais. Que de fois ne suis-je pas mort, depuis que je marche dans vos rangs! Avec vous, on m'a pendu aux gibets, brûlé sur les bûchers. Mais de toutes les prisons, je m'évade ; de tous les tombeaux, je ressuscite. Je serai avec vous jusqu'à la fin du monde ! L'homme de foi, lui aussi voit le chaos, l'injustice de la vie, l'impassible brutalité des lois naturelles. Mais il ne se résigne pas à la sentence de la fatalité aveugle. Les vestiges de l'Esprit qu'il sent en lui, l'empêchent de s'abandonner et de se soumettre. S'il est plongé dans la nuit, assailli par la tourmente, la boussole l'empêche de se désorienter. Il n'admet pas que la chose soit jugée, et reste en appel. Sous le coup même qui l'assomme et semble pé-remptoire, il dit : Je maintiendrai ! Au fond, la foi c'est l'audace poussée jusqu'à l'infini : Notre Foi, c'est la victoire qui a vaincu le monde (I Jean, 5, 4). Ch. Wagner. ocO^OOo- —i PENSEE Science sans conscience est la ruine de l'âme. Rabelais. NUMÉRO 6 u Là où est l'esprit du Christ, là, est la liberté Saint-Paul, 2 Cor. 3, v. 17. AVRIL-MAI 1916

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Cet article est une édition du titre Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à - du 1915 au 1917.

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