Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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25 november 1918
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s.n. 1918, 25 November. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Geraadpleegd op 20 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/4m9183513v/
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J Lundi 25 novembre 1918 No 239 Tre tième» année ABONNEMENTS: ! un an un seme. an trim*. francs francs francs MVERS • 15 00 800 4-50 gTÉRIEUR 1800 9-50 *•" Intérieur. ao.oo 15.50 s.00 |)ur^'èr^oL«re3Jo| sswtftfBr'?* peuvent dépasser le 31 décemore. bureaux : Marché-aux-CEufs, 9' - ANVERS Téléuhone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR Toute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteur en chef du journal INSERTIONS : La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 cmes Demandes et offres d'emplois . 40 „ Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 „ deuxième insertion „ 26 „ Annonces financières . „ 1 franc Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à forfait, CWT* Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro: centimes ! LE NUMÉRO 10 CENTIMES ,/DMIS PAR LA CENSURE Leurs écoles ifNos lois accordent aux étrangers rési mt dans le pays une liberté sans rçs-icfcion. Les Teutons ne manquèrent pas exploiter de toutes les façons 1 hospita é trop bienveillante dont nous les gra ions. Sans être soumis au moindre intrôle. ils dirigèrent dans le délicieux len que fut pour eux la Belgique dif rentes associations. Fondés par des Jlrangers en .Allemagne, de semblable; Itgànismes eussent été paralysés par la ïn-veillarice la plus tracassière. Dans ci foinain'e. /es écoles jouèrent un rôle ca Iital. Les Teutons sont des propagàn stes trop avertis pour, négliger H oyen 4ont l'application est la plus fa-le et le résultat le plus durable. Ils mprirent que pour perpétuer leui ce en pays étranger, il fallait à toul ix ancrer dans le cœur de leur jeune ipférité le culte aveugle et borné dt ■déal germanique ; il fallait l'empêcher le voir ce qui se passait autour d'elle el //obliger de fixer obstinément ses re lards vers l'Allemagne, l'unique patrie i la grandeur et aux caprices de laquelle >lle devrait un jour sacrifier ses biens el sa vie. Il Dans ce cénacle de teutomanie, de: Hrofesseurs caporaux inoculaient à leur: jeunes recrues le venin dont devait nai tijo un jour le mépris et la haine de tou 1 cè qui n'est pas prussien ; l'admiratioi commandée et systématique de toutes le ■jbalourdises que vomissaient à jet con jfinu la presse et les braillards militaris 'tes. Leurs prétendues écoles furent de: IBasernes où l'on préparait les enfants i Mévènir des troupiers soumis, des instru mients sans initiative au service d'uni SBterie politique. On n'en excluait pas il.- enfants des Belges. Leur présenci jj&v milieu des Allemands établirait de: '■dations de courtoisie entre les famille {«tiges et teutonnes, la courtoisie mène i rait à l'amitié et les Teutons se figi sîwaieiit déjà leurs apôtres prêchant l'évar i igile germanique au sein de nos tlemeu Jjles. Notre patrie peut être fière d'avoi: ■■onservé la pureté de sa race et les tra ditions de ses ancêtres. Du reste, les fa ^piii les belges dont le nom rappelle l'ori gine allemande ont perdu dès la pre Snière génération toute attache et toùti sftffmité avec leur pays d'origine, et l'or afomple parmi leurs membres plus d'ui ^Béfenseur de notre indépendance. Cer Htains autres, dont l'admission dans I: ■■Cité belge est moins reculée, restèren IBt-n rapports étroits avec les Prussien! liauthentiques, et ne parvinrent pas ; Iftagner nos sympathies. Les événement: liront prouvé que la méfiance don: nou: ■Biles entourions était souvent méritée. Hé ■■jouissons-nous de ce que l'antipatliû Hinvétrée que nous avons toujours rts llîen''e Pour ,los adversaires d'outre-Rhii liait été le plus efficace préservatif con Irtre leur invasion. Il n'en reste pas moi.n IF vrafi que les parents qui confièrent l'édli I cation de* leurs enfants à des Teuton: f s exposèrent à un réel danger, car le esprits même les plus personnels se res sentent par moments de l'instruction pre mière dont ils ont été l'objet. Faut-i ajouter que ces prétendues école n étaient que des officines de germani sation où l'enseignement servait d'éti | quette au prosélytisme le plus bas ? A côté de ces séminaires et le plu souvent indépendamment d'eux se ren contre une autre catégorie d'auxiliaire dont on retrouve des représentants dan: j toutes les branches de l'activité pédago gique depuis la bonne d'enfant jusqu'ai j professeur d'université. Ils s'occuper] [ exclusivement d'enseigner leur langu II maternelle. On les nomme professeur j i d origine. Il faut chercher leur raisoi y dêtre dans la valeur, que prit la con 1/ naissance de l'allemand depuis quelque | années. Ils préconisèrent à outranc leurs procédés pédagogiques qui devaien plaire a beaucoup de monde et surtou j a eux-mêmes, dont' ils cachaient à mer veille 1 ignorance et l'incapacité. Ce messieurs surent tirer les plus large avantages de leur situation, et ils ne dé daignèrent pas toujours les petits profit de l'espionnage. Leur influence fut heu reusement nulle. Quelques-uns mêm> ! durent démissionner devant l'hostilit de leurs élèves. Us sont partis : qu'ils ne revienneri I plus ! D. S. NOUVELLES ET RÉFLEXIONS UNIVERSITE FLAMANDE : l.université flamande subsistera à Ga.nc [ ninis :iVf'r 'les modalités, ce qui signifie qui tout en respectant les droits du Flamands, on laissera subsister les prérogatives de la langue française. Notre grand, historien Pi ren ne er le savant professeur Frédéric, odieusement déportés en Allemagne à la suite des menées activistes, vous voilà bien vengés ! ACTIVISME : 1 Le roi, dans son discours aux chambres s'est occupé des moindres questions qui intéressent le pays. L'activisme a été l'objet d'une déclaration sévère : il sera impitoyablement recherché et châtié coriune.il le .mérite. Tous les patriotes applaudiront à .la punition sévère de ceux qui, en nos jours de deuil, vinrent ajouter à notre affliction, en étant traîtres à la patrie. HOMMAGE A LA BELGIQUE Vendredi dernier au moment où le roi Albert faisait son entrée à Bruxelles, la population de Christiania, voulant rendre hommage à i notre Pays et au roi, a spontanément pavoisé les maisons particulières et les établissements publics. DANS L'ENSEIGNEMENT : Que va-t-on faire des instituteurs et professeurs qui se sont occupés d'activisme ? Le public se le demande avec impatience. 11 est impossible de confier encore, — ne fut-ce qu'un seul jour, — à ces traîtres l'Ame de nos enfants. Des mesures d'urgence s'imposent. Quelques-unes de ces mesures sont déjà |. lises, nous le savons, mais, c'est, un nettoyage radical que le public réclame. Et surtout que les activistes « honteux » n'échappent, pas ceux qui, tout en niant leur activisme de peur des conséquences qu'entraînerait plus tard l'aveu , franc de leur opinion anti-patriotique, ont parlé et agi comme s'ils l'étaient. Il n'y en a pas mal, non plus, qui déracinaient du cœur des enfants qu'ils étaient chargés d'instruire toute idée de patriotisme, qui, au cominencernent de la guerre bafouaient ceux de leurs collègues et- des élèves qui portaient des rubans ou des insignes aux couleurs belges. Ils suivent maintenant, au besoin ils crieront plus 1 fort que quiconque Vive le roi et. vive la Bel-' gique, mais on ne doit pas se laisser prendre à cette malice. Que l'on passe de .sévères et minutieuses enquêtes. Et surtout que l'on ; ne se fie jias, aux déclarations des directeurs i ou directrices : il y en a parmi eux quelques-uns qui sont, très fortement teintés d'activisme a aussi. Que l'on procède à cette enquête le plus lestement possible et avec §oin. Mais en attendant. que l'on éloigne provisoirement les [ douteux de tout contact avec Les enfants dont les activistes ont. déjà suffisamment déformé g le moral. LA RETRAITE ALLEMANDE Il se confirme que le gouvernement hollandais a laissé passer par son territoire, sans la désarmer et l'interner une partie des troupes allemandes. C'est là un fa.it de la plus haute gravité que la Hollande aura de la peine à expliquer' et a faire admettre. .Nos voisins du nord c.herchent-ifs de parti pris à accumuler leurs torts envers les alliés? Après avoir ravi-' taillé- l'Allemagne pour mettre en ecïiec le 1 blocus, voilà qu'ils sauvent maintenant une i partie de l'armée allemande qui risquait d'être faite, prisonnière. Ils jouent un jeu dangereux, l les Hollandais. AUTRE FAUSSE NOUVELLE > On a annoncé encore que l'ex-empereur, le i .nommé Guillaume de HohenzolLe.ru, aurait > été invité à dîner par des officiers aviateurs : hollandais au camp de Soesterberg. I-e gouvernement hollandais fait démentir caté^oriquernent cette nouvelle, ajoutant qu'il considère Guillaume comme un simple parti-^ culier. BOLCHEVISME Les extrémistes essayent un peu partout d'imposer leurs théories de meurtre et de rapine, mais partout, sauf en Russie, le bon sens populaire en- fait justice. On sait, comment M. Troelstra a échoué piteusement en Hollande et. voici que pour lui enlever ses dernières illusions la population d'Amsterdam a fait hier en l'honneur de la Royauté une des I plus grandioses manifestations qui aient ja-- mais été organisées, en Hollande. I>e même à Lisbonne les Bolchevistes ont essayé de provoquer une grève générale révolutionnaire, mais sans succès. Lès ouvriers n'ont pas suivi et deux jours plus tard., au cours d'une revue militaire, la population a 5 acclamé l'année en conspuant les bolchevistes. Mais en Russie la terreur règne toujours. Ainsi on mande de Helsingfors que les bol-s ehevistes en divers endroits de la Russie ont ' assassiné ces jours derniers pas moins de cinq cent anciens officiers. Partout on oblige i les étrangers à faire le service du nettoyage des rues. t Aussi l'opposition grandit dltns toute l'Eu-3 rope contre cette bande d'assassins. En Suède le gouvernement songe très sérieusement à rappeler ses représentants de Russie et à rom-1 pre toutes relations avec" lés So*wiets. LA MARCHE DE NOS TROUPES Le 24 novembre 1918 nos troupes ont pour-3 suivi aujourd'hui leur marche vers la frontière I allemande. Les éléments avancés ont atteint la ligne générale Rréé, -Ascii, Genck, Diepenbeek, l Cortessem, Looz — aucun incident à signaler. ADRESSE FLAMANDE AU GOUVERNEMENT BELGE 3 I>e « Cercle d'Etudes Flamand », constitué pendant l'occupation et ;i l'insu des * allemands pour enrayer l'action des activistes, a * envoyé au ministre-président du gouvernement. belge l'adresse suivante : « Au moment où commence pour la Patrie délivrée une vie nouvelle, nous. Flamands de Bruxelles nous voulons affirmer- une nouvelle fois nos volontés et nos désirs de maintenir l'union indéfectible entre Flamands et Wallons, sur la base d'une parfaite égalité des I. langues et d'une entière liberté de culture in--, tellectuelle. Ce faisant nous continuons notre œuvre que nous avons commencée contre les activistes dans les circonstances les plus difficiles durant l'occupation étrangère. Nous ne rappellerons que la lettre que nous avons adressée au Gouvërneur-général Von Rissing contre la création d'une université flamande à Gand ; la lettre adressée au -chancelier Beth-mann-Hollwegf contre -la séparation administrative ; -celle adressée au chancelier von Hert-ling contre le soidisant Conseil des Flandres et la séparation politique, l'adresse se rapportant à ces questions, des sociétés flamandes à l'administrai ion communale de Bruxelles et enfin les manifestations positives qui se sont produites en mainte ville flamande. Puisque les Flamands ont eu dans la lutte héroïque pour l'honneur et la liberté une part s.i glorieuse et que ila reconstruction paisible du Pays ainsi que notre dignité personnelle, nous commandons d'en finir une bonne fois,avec le problème linguistique ; nous en appelons à la déclaration solennelle faite en 1916 par le gouvernement au roi qu'il veut assurer l'égalité de9 peuples flamand et wallon selon le droit et l'équité. .Nous attendons du gouvernement qu'il entreprendra cette, œuvre de régénération en réglant dans ce sens et. sans tarder les questions .les plus urgentes, par l'exécution précise des loi- linguistiques, par la création d'un enseignement complet, flamand, par la transformation de l'Université de Gand d'après la proposition Franck-Van Cauwelaert-An seele, par l'extension de l'emploi du flamand à toute l'administration en 'pays flamand par l'égalité absolue des armées wallonne et flamande.Cette adresse a été revêtue de cinquante signatures, entre autres Celles de M. Prof, docteur Vermeylen ; Fr. Toussa i ni-Van Boelaere ; K. van de Woestijue ; H. Teirlinck ; Dr. Fr. van Kalken, professeur à ^Université libre ; Cuvelier, archiviste; Alfred Hegescheidt, pro-esseur à l'université de Bruxelles ; Jules Lagae, sculpteur : .1. Hoste, président du YVillemfonds. AU COLLEGE ECHEVINAL M. Louis Fransk, nommé ministre des colonies, vient d'envoyer sa démission d'éclievin. Son départ constituera une grande perte pour la ville d'Anvers que l'honneur de sa nomination ne com,pensera pas. On fait d'instantes démarches auprès de l'avocat Paul Baeide pour qu'il accepte une place d'éclievin. M. Baeide, qui jouit dé l'estime unanime de la population, est un homme compétent, sérieux et traivailleur dont la collaboration serait des plus précieuses. Souhaitons qu'il veuille bien consacrer le meilleur de son énergie à la prospérité de notre métropole commerciale. CIVILS ET MILITAIRES Avant la guerre, orr voyait généralement peu d'uniformes au théâtre. C'est tout le contraire à présent : civils et militaires se trouvent partout coude à coude. Aux fauteuils, aux places de premières, on aperçoit des gradés inférieurs ou même de sirhiples soldats en tenue de campagne, et le public fashionable se sent honoré et fier du voisina.ge de tous ces braves ! On les regarde avec sympathie et affection. C'est qu'aujourd'hui l'armée, c'est le peuple, c'est la bourgeoisie, c'est la classe élevée de la société, c'est, en im mot, la nation. Tous y ont ■collaboré et seront appelés à en faire partie à l'avenir. L'égalité devant le devoir, n'est-ce pas un principe essentiel d'une saine démocraf tié ? Tous ont droit aux mêmes 'places, à la même considération, au même respect. N'ont-. ils pas tous unanimement versé Leur sang pour la patrie ? Et, lorsqu'on prend l'avis des ahefs, il est leiri' Impossible de nous dire quelle fut la classe de là société la plus brave. Elles le furent toutes, elles sacrifièrent unanimement le meilleur d'elles-mêmes pour Le salut de la nation. A LA BANQUE NATIONALE Aj>pe] pressant au public du directeur pour prier la population de remettre en circulation tous Les billets qu'il avait fallu soustraire à 1a. voracité des boches et de verser à la Banque nationale le numéraire or' et argent. Nous appuyons vivement cet appel auprès de la population. Apportons . l'or et l'argent à la banque ; car, en le remettant èn circulation, ils pourraient tomber aux rnains de spéculateurs sans scrupules, alors qu'à la banque ils vont servir à consolider- notre crédit. Par contre, remettons les billets en circulation pour que peu à peu ils remplacent les marcs-papiers de malpropre souvenir. LES DEf4REES ALIMENTAIRES Il est grand temps que le service officiel de contrôle et d'atialyse des produits alimentaires reprenne son activité. A la faveur- du désordre occasionné par la guerre, il est mis en vente mie quantité de produits soi-disant comestibles et alimentaires, dont, la valeur nutritive est illusoire, produits achetés par des consommateurs Ignorants. Ces derniers doivent être protégés par les pouvoirs publics. Certains produits pëuvent être nuisibles ou dangereux. Les maîtres du vol et de l'empoisonnement physique et moral ayant heureusement été chassés de chez nous, il s'impose de se hâter de faire disparaître tout ce qui reste de leur honteuse et néfaste occupation. LE GAZ D'ECLAIRAGE ET LE CHAUFFAGE Signalée à la bienveillante attention du sympathique directeur de la Compagnie du g'az la mauvaise quaiité actuelle du gaz qui manque de carbone et doit être constitué en majeure partie par du gaz à l'eau. Dans les hôpitaux civils et militaires, chez les particuliers, on n'arrive plus à faire fonctionner un réchaud à gaz convenablement. Us brûlent tous en dedans, manquant du carbone à combiner par l'admission d'air. On est obligé de fermer les orifices" de prise d'air' plus ou moins, par tâtonnement .Les réchauds s'échauffent en brûlant en-dedans et Les tubes de caoutchouc s'enflamment. Il serait " souhaitable qu'une notable amélioration pût être apportée à la composition actuelle du gaz sans trop tarder. AU JARDIN /OOLOGIQUE Notre compétent et dévoué directeur M. L'Hoëst, si éprouvé pendant la guerre, s'occupe de reconstituer les collections disparues qui faisaient du Jardin Zoologique d'Anvers une attraction de première ordre. On sait que, grâce aux Américains, un important lot d'animaux sauvages attend eu Hollande le moment propice pour nous parvenir. La générosité de nos frères d'au-delà de l'Atlantique se manifeste décidément dans tous lés domaines. Que serions-nous devenus sans leur aide grandiose ? San® doute aurions-nous eu la victoire, mais Dieu sait quand ! Ils ont, traité la guerre mondiale à rAméricainè, et ils ont rendu à l'humanité entière un servie# qui leirr crée des droits à une éternelle reconnaissance. A l'occasion de l'envoi des bêtes fauves, ne pourrait-on y joindre les deux spécimens réfugiés en Dollande ? Le Kaiser et le Krort-prinz remplaceraient momentanément, et sans grands frais nos tigres de Sibérie qu'il a fallu m al heureusement sacrifier. Ce ne serait peut-être pas d'une allure aussi belle, mais ce serait au moins aussi féroce. LE SERVICE DE LA PROPRETE PUBLIQUE Nous sommes au regret de constater qu'on ne tient aucun compte des réclamations unanimes.' On nous fait remarquer que l'année dernière, ce fut la même chose à pareille époque. Pourquoi ? En été, les véhicules passent chaque jour. En hiver, alors que, par suite du chauffage, les détritus sont, plus abondants, le service se ralentit. Que deviendra-t-il s'il tombe de la neige ? Il y a. urgence, au point de vue sanitaire. On aère moins en hiver, les détritus se décomposent et leurs miasmes favorisent les épidémies. Nous sortons à peine de îa grippe dont la mortalité a-été effrayante. Les habitants vont-ils devoir déverser leurs immondices dans la rue? Ce ne serait pas digne du grand Anvers! DANS LE CORPS MEDICAL Le cercle médical d'Anvers, union professionnelle reconnue par la loi, vient de procéder pour la ville d'Anvers, les faubourgs et les viliages de l'arrondissement à une importante opération chirurgicale* Les membres du bureau y oui procédé avec le plus grand soin et diligence. Il fallait amputer d'urgence des parties gangrénées d'activisme. L'opération a été radicale. Les produits de la résection, qui exhalaient une odeur nauséabonde, ont été éloignées,, car on doutait qu'elles puissent être désinfectées. L'opération patriotique a bien réussi et le corpsN médical d'Anvers et faubourgs plus sain et mieux portant qu'aupara vaut- se sent L'âme heureuse en coudoyant nos soldats qui ont donné à tous un si bel exemple de santé morale. Souhaitons que les autres corps constitués aient le meine courage et la même décision que le Cercle Médical d'Anvers. Aux grands maux les grands remèdes. — Vileite. AVIATION : Dimanche midi, exercices impressionnants d'un de nos avions portant nos couleurs au-dessus de la place de la Banque : virage sur place et tour complet sur l'aile. La hardiesse de l'aviateur qui frisait la témérité quand il se laissait tomber en cheminée pour reprendre l'horizontale presqu'au niveau des toits exi-tait l'admiration. Bravo! Mais de grâce, vaillant fils de la patrie belge, soyez prudent, votre vie est encore trop précieuse au pays pour ainsi risquer de vous ca'sser le cou pour nos beaux yeux. Théâtres, concerts, etc. AUX VARIETES Là première représentation française de la Tosca au Théâtre des Variétés, due à l'initiative rapide du jeune et sympathique directeur M. Georges Villier, à eu lieu samedi soir devant une salle bondée, composée en grande partie de l'élite air verso ise. Le général Drubbel, avec son état-major, avait tenu à l'honorer de sa présence. Remarquez atrssi parmi les notabilités le bourgmestre Devos. L'an dernier déjà M. Viliier avait fait revivre à Anvers dans de bonnes conditions l'opéra et l'opéra-comique et, bien que jouant ces ouvrages d'expression latine en flamand, il avait été en butte aux vilainies des « activistes » qui réussirent à lui faire défendre cette année de jouer le répertoire. Heureusement, la précipitation des événement, a mis vite un terme aux menées de ces tristes sites, et il nous fut donné d'entendre la Tosca en français. .L'ouvrage de Puc-ciui nous fut présenté dans de bonnes conditions. Mlle Dellys que nous connaissions est douée d'une voix chaude et étendue mise air service d'un tempérament ; elle fut donc une émouvante Tosca. M.Jean Weber, des Galeries de Bruxelles, était encore un inconnu du public an verso is. 11 possède un jolie voix de ténor léger qu'il conduit avec style et avec goût.. Peut-être lui conduit avec style un peu plus de cira leur. Que dire de M. Georges Viliier ? Il incarna si bien le tyran Scarpia qu'il souleva toute la salle. Au second acte riotanuneni, il fut tragique et superbe. Nombreux rappels après chaque acte, notamment après le deuxième. Les rôles épisodiques furent tenus.à Ja satisfaction générale par MM. Fabry, Dils, Wera et Mlle .Francine. L'orchestre fut bon sous la direction de l'excellent musicien M. Cluytens. L'intermède patriotique entre le 2m« et le 3me acte : Brabançonne de la. délivrance d'Albert Deknont par Georges Viliier et Marseillaise par la. charmante et gracietrse Mlle Krinkels, drapeaux belge et français déployés, fut une émouvante manifestation franco-belge.au milieu du plus vif enthousiasme. Soirée réconfortante d'art dont orr fut privé si longtemps, qui laissera le meilleur souvenir. On se sépara, en se promettant d'y revenir bientôt. — O. Pera. LA COMEDIE : Nous sommes serrés depuis plus de quatre longues années de toutes représentations de comédie en langue française. Si la troupe d'opéra de Georges Viliier va au Royal, pourquoi ne rouvrirait-on pas les Variétés? On dit : il n'y. a pas fie troupe de comédie. Soit, mais il existe à Anvers d'excellentes sociétés d'amateurs et notamment le «Gardénia» qui nous a donné de fort belles soirées. L'une de ces sociétés ne voudrait-elle pas combler le vœu de l'armée et du public anversois ? Frais déduits, la recette pourrait être attribuée à une boiure œuvre, il y en a tant à soutenir. Qu'en pensent les sociétés et l'administration du coquet Théâtre des Variétés ?. — A. Bel. Chambre de commerce d'Anv«rs COMITÉ CENTRAL Séance du 23 novemre 1918 prksidknck de M. CASTELEIN Monsieur le président rend hommages à l'armée et au roi pour la délivrance triomphale dont le pays leur est redevable. Il communique le télégramme suivant adressé hier au nom de la Chambre de commerce à Sa Majesté le roi à l'occasion de sa rentrée dans sa capitale. A Sa Majesté le Roi « La Chambre de commerce d'Anvers, heureuse et fière «de la délivrance et du triomphe de la patrie offre à Votre Majesté l'expression de son admiration pour l'œuvre héroïque accomplie à la tête de nos glorieux soldats dans l'union indéfectible de tout le peuple lelge. Ces quatre années d'épreuves, de résistance et de vaillance de la nation entière serrée autour de ses souverains resteront une des plus nobles pages de l'histoire de l'humanité. La Chambre de commerce promet à Votre Majesté le concours énergique et résolu du commerce anversois' à la restauration économique du pays. Elle présente à Votre Majesté et à Sa Majesté la bien aimée reine Elisabeth l'hommage de sa gratitude, fie son dévouement patriotique et de son indissoluble attachement aux institutions et. à la dynastie nationales. Le Président, ff. E. CASTELEIN. Le procès verbal de la dernière séance ayant eu lieu le 21 septembre 1915 est approuvé. Il s'ouvre un échange de vues, a.u sujet de .la reconstitution du Comité central. L'importance des élections qui devront avoir lieu à ce sujet justifie d'attendre pour y procéder qu'un plus grand nombre de membres de la Chambre soit rentré à Anvers. Le président rend compte des interventions et résolutions de groupements belges réunis-durant l'occupation pour s'occuper de inesir -s concernant la restauration économique du pays. — Le Comité examine les mesures à prendre pour le prompt règlement des réquisitions allemandes de « marchandises e rimasse. » Les présidents des diverses sections conféreront' à cet. égard pour s'entendre sur des propositions à soumettre à une prochaine séance. Le ecrétaire général, ff. GliORGKS BLOCK. La note du docteur Soif et l'opinion française Le Journal dks . débats écrit au sujet de la la note du docteur Soif demandant que les conditions de l'armistice soient adoucies : « M. soif considère comme un droit l'usage de ce qu'on nous a volé. Il ne veut pas nous restituer notre matériel de chemin de fer sous prétexte, que cela empêcherait le ravitaillement de l'Allemagne en denrées, charbon, etc. Eh bien, et nous? Avec, sa tranquille impudence nationale, M. Soif trouve tout naturel et juste que le voleur continue de jouir des produits de son brigandage et il repousse avec indignation les réclamations du volé. Pour que lui et ses.compatriotes arrivent à une juste conception des choses correspondant aux réalités présentes, nous devons resserrer notre étreinte et non la relâcher. Il est juste et nécessaire que les bourreaux éprouvent à leur tour- les traitements qu'ils ont infligés à leurs victimes. Quoi qu'ils subissent, ce sera peu de chose en comparaison de .ce qu'ils ont perpétré. La reddition de la flotte allemande C'est le 25 de ce mois que les Allemande ont rendu leur flotte aux Anglais. La flotte britannique, accompagnée de l'escadre militaire, de petits croiseurs français et de torpilleurs, quitta, le matin, à quatre heures, les basés au nord et au sud du pont du Forth pour se rendre à l'endroit où la. livraison de la flotte allemande devait se faire. Cet endroit était situé à trente milles de la côte. Les navires britanniques partis à la rencontre des Allemands, naviguèrent en deux formations, à une distance de dix kilomètres, laissant de la.sorte un espace que traversaient Les navires aile mands à livrer. A la tête d'une de ses formations voguait le Lion, que les Allemands signalèrent si fréquemment comme coulé. Pour parer à toute éventualité, en cas de trahison, tous lés navires étaient, prêts àu combat et les hommes se trouvaient à leur poste. On s'abstint de toute cérémonie, et l'on ne s'adressa. aucun salut, ni autre signe de courtoisie usuel. Vers neuf heures, le croiseur Cardiif signala les navires allemands, et peu après on aperçut le Cardiff avec un ballon captif à la remorque et entouré de dirigeables, devançant la flotte allemande. A la tète de cette flotte, commandée par l'amiral von Reuter, qui se trouvait à bord du Frikdrich der grossi-:, on remarquait cinq croiseurs de bataille : le Skydlitz, le Derflingkr, Le Hindenburg, ,'e von dkr Ta.nn et le Molktk. Ensuite, précédés du Frieqbich dfr grosse, arrivèrent le Kinc. Al-bkrt, le Kaiserin, le Princè-Regënt I.uitpold, le Kaiser, le Baykrn, le Grosser Kurfurst, le Kronpri.nz Wilhelm et le Markgraf. Finalement suivaient sept croiseurs légers précédés par le Karlsruh, après lesquels arrivaient cinquante torpilleurs en groupes de dix. Les navires britanniques se placèrent aux endroits désignés et les navires allemands ga.gnèrent silencieusement. les leurs. Sitôt ancrés, les navires ennemis, les .Anglais les inspectèrent pour s'assurer que la livraison s'est effectuée conformément, aux clauses de l'armistice en ce qui concerne l'armement, l'état du navire, etc. Au cours du trajet, un contie-torpilleur allemand heurta une mine et coula. D'autre part, en raison d'avaries subies à ses machines, le Kjln ne se trouva pas au rendez-vous. Au retour des navires biitanniques à Rosyth, les corps de musique jouèrent le Rule Bri-tannia. L'amiral Beatty se trouva sua- Le pont'du Queen Elisabeth. IL fut chaleureusement. acclamé par les équipages de la flotte. Il avait été déterminé que les deux files de navires alliés se rangeraient, des deux côtés de la. flotte livrée. Les-Allemands avaient reçu ordre de diriger tous les canons vers l'avant où l'arrière, afin de les empêcher éventuellement de tirer à droite ou à gauche. Les navires ne pouvaient pas avoir de munitions à bord. Il fallut deux tirelires et. demie pour laisser passer la flotte allemande. Alors, les deux flottes se dirigèrent vers l'ouest, et le dernier acte du drame fut joué quand le soleil disparut déjà et quand 1a- fière flotte jeta l'ancre devant. la rive sud du Firth of Forth, où elle fut immédiatement entourée par la première escadre britannique, tandis qu'un cuirassé britannique prit i>oste au milieu de la. rivière. Au coucher du soleil, quand des avions britanniques survolèrent la flotte ennemie, tous les pavillons allemands furent, descendus. Ils ne seront plus jamais hisst^s sur ces bateaux. Pendant toute la journée on avait été', en communication avec la flotte ennemie par télégraphie sans fil. Ordre avait été donné que les équipages britanniques ne pouvaient pas fraterniser avec les Allemands. A son retour à bord du Queen Elisabeth l'amiral Beatty fit célébrer un service d'actions de grâce, La reddition de la flotte allemande par laquelle celle-ci est réduite à la position insignifiante d'une puissance de troisième- rang, constitue un des événements les plus dramatiques et les plus décisifs (Lans l'histoire de la guerre et une humiliation sans précédent pour l'Allemagne. A cette occasion l'amiral Beatty a adressé à la flotte anglaise l'ordre de jour suivant : « Je félicite les amiraux, Les capitaines, Les officiers et les marins de la grande flotte à l'occasion de la victoire que nôus avons remportée sur la force maritime de nos ennemis. Le fait que le dernier acte ne fut pas un combat naval ne diminue en rien- la signification de ce fait d'armes. Quoique nous n'ayons pas eu l'occasion de livrer le combat décisif que nous avons si longtemps attendu pour La Liberté du monde, l'impôt extraordinaire que l'ennemi nous paye à présent nous permet d'être contents. Sans être entré en duel av-ec nous il nous donne un témoignage de la perfection sans égale de notre grande flotte et nous ne pouvons oublier que -e témoignage est donné par ceux qui sont le le mieux placés pour en juger. Je désire exprimer nia reconnaissance à tous ceux qui m'ont aidé à maintenir la grande flotte dans une position qui Lui permit d'entrer à n'importe quel moment en action, et :'i tous ceux sur qui reposait la charge difficile et étendue d'obtenir ce degré de perfection qui nous permit de réaliser, tant de choses. » C'est là une belle journée pour les Anglais. Elle les venge splendidement des atrocités que 'a harbarie-allemande leur a fait subir. L'idée du prince Licknowsky De Londres, le 27 : Au cours d'un interview sur la demande di modifications des conditions de l'armistice qui doit être attribuée ;i l'initiative du prince Lu hnowsky, M. Asqùith ilii : Si je devais répondre à la lettre de Liclî-nowsky ou à une lettre analogue je dirais qu'à mon avis les conditions de l'armistice ne dépassent pas les nécessités. Là faute en est à l'Allemagne. Dans un interview, au sujet de l'appel du prince Lichnowsky, lord Haldane dit <■ Aussi longtemps qu'on ne confiait pas les faits, il est impossible de dire si les affirmations du prince sont justifiées. Toute la faute est à l'Allemagne et il est nécessaire d'avoir des données exactes pour juger les faits. » Le président de la république dans la Meuse I)e Paris, le 22 : l.p président de la république et Mme Pnin-caré, accompagnés des sénateurs et des députés du département,- ont visité mercredi les populations délivrées du nord de la Meuse. A Verdun, le collège a été reçu par le préfet, le commandant d'armes, T'évêque Ginisty et par les troupes américaines. M. Poincaié a successivement parcouru Etain, Bouligny, Spincourt, Marville, Ire-Le-Sec, où les Allemands ont accumulé les ruines. Les routes sont encombrées de prisonniers chassés d'Allemagne, parmi lesquels on constate la présence de nombreux suspects. A Montmedy, le président a été reçu par une foule nombreuse Intimement mêlée aux troupes américaines. Le maire lui a souhaité la bienvenue en termes chaleureux, et M. Poincaré a exprimé à la population, du haut du perron de l'hôtel -le ville, les sentiments de la France à l'égard des régions liberées. Son discours a été longuement acclamé. Le cortège officiel s'est eu-suie rendu à Stenay, Mouzay et Dun, où les populations ont beaucoup souffert de l'occit-' pat ion allemande. Le président est reparti mercredi soir pour Paris, où est rentré jeudi matin. La question du séjour en Hollande de l'ex-Kaiser De Londres, le 22 . Un haut fonctionnaire britannique, interviewé par le Daily Mail, fit les déclarations suivantes : Pour autant que nous sachions Guillaume II demeure envore empereur d'Allemagne et roi de Prusse. Le gouvernement â Berlin, bien qu'il soit, déjà constitué depuis deux semaines, ne notifia pas encore l'abdication aux gouvernements alliés, ni aux Etats-Unis. Nous sommes certains que, si l'abdication eût été faite dans Les formes usuelles, on en eût informé le gouvernement américain. Le kaiser, qui ne renonça pas formellement au trône, considère encore connue siens la couronne impériale et le trône de PrusseJDans ces circonstances, il faut, bien que le monde admette la probabilité de son retour. Tandis que Les Pays-Bas ne doutent pas que Les puissances en guerre avec l'Allemagne regardent- comme désagréable Le droit d'asile qu'on lui octroya., les gouvernements associés n'ont pas encore fait Jusqu'ici une démarche collective en vue d'obtenir son expulsion de la Hollande. Les démarches du docteur Soif Le gouvernement allemand cherche par tous les moyens à apitoyer l'Entente en dépeignant sous les plus sombres ouieurs la situation intérieure du pays. Le but visible de cette manoeuvre est d'obtenir une modification dans les conditions de l'armistice. La manceuvie sst d'autant plus apparente qu'il y a un mois :i peine le gouvernement allemand, par son service de propagande, inondait le monde d'in-formations vantant la situation excellente du peuple allemand, notamment en ce qui cou cernait les approvisionnements. 1^ secrétaire d'Etat. Soif multiplie Les notes et, les demandes pressantes. Il vient, par exemple, de s'adresser de nouveau aux gouvernements alliés, prétextant que Le maintien, du blocus cause la famine en Allemagne. De nombreux télégrammes appuient dans la presse cette tentative réitérée. Pour se rendre compte de l'impies sion que produit aux Etats-Unis cette manœuvre il suffit de citer1 les commentaires suivants que publie le Wall Street Joi rnal : « Les protestations pleurnichardes de Soif ex. itent un sentiment de répulsion. Nous n'avons jamais entendu dire que les Serbes, les Belges, les Français aient manqué pareillement de dignité et pourtant Dieu sait s'ils auraient eu des raisons de pleurer : mais les Larmes allemandes sont faciles. L'Allemand, qui renverse son adversaire dans un combat loyal, n'est pas satisfait, à moins qu'il ne lui donne des coups de pied dans la figure, si un Américain jette à terie un Allemand, il l'aide à se relever. Mais ils devraient nous épargner leur exhihi tion larmoyante. Si nous avons des Larmes à verser, nous les conserverons pour les victimes de l'Allemagne en Belgique et ailleurs. Des Allemands eux-mêmes sont- obligés de reconnaître combien Les conditions de l'armistice imposé par les alliés sont modérées quand on Les compare à celles que l'Allemagne se proposait fie dicter si elle avait été victorieuse. Le Nf.ue Wiener Tageblatt publie- une lettre écrite Le 10 octobre dernier par feu Bail in, Je directeur de la compagnie Hamburg-Amerika, au directeur de la National Zeitung. Bal i Lu, qui entrevoyait quelles étaient les conditions en-visa.gëes par les alliés, évrivait : « Les condi tion s militaires, économiques et politiques rie l'Entente sont beaucoup plus modérées que ne le faLsait prévoir notre situation. Il suffit de [>enser à ce qu'auraient été les nôtres si nous avions été vainqueurs. Nous aurions exigé au moins l'occupation de Paris et de Londres et nous aurions dicté la paix à Buckingham-Palace et annexé tout Le continent de l'Oural au golfe de Gascogne. » EXTÉRIEUR ALLEMAGNE La propagande allemande continue De Berne, Le £3 : . Il est digne de remarque que r\llemagne révolutionnaire se montre dans sa propagande au moins aussi active que l'Allemagne impériale. Jamais l'agence Wolff, jamais les correspondants des journaux et des agences allemandes à l'étranger, jamais la presse officieuse, représentée ajourd'hui par les journaux socialistes, n'ont déployé autant de zèle et d'acharnement, et le plus singulier est. que cette

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Dit item is een uitgave in de reeks Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle behorende tot de categorie Financieel-economische pers. Uitgegeven in Anvers van 1889 tot 1919.

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