Informations belges

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07 november 1918
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s.n. 1918, 07 November. Informations belges. Geraadpleegd op 25 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/0k26970m7b/
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INFORMATIONS BELGES Observation importante Les difficultés inhérentes à l'état de guerre rendent actuellement impraticable le contrôle régulier des nanvelles de presse concernant la Belgique occupée ; lorsqu'il s'agit de nouvelles indirectes, il est seulement possible, en certains cas, de s'assurer de l'exactitude de leur texte ou de leur substance, par un contrôle de leur source première de pnblicatiea On aura donc égard aux classifications ci-après : (x) signifie : Information indirecte et qui, tout en présentant des caractères suffisants de vérité, n'a pu être contrôlée sur text* de presse ou sur document. (xx) signifie : Information indirecte qui a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xxx) signifie : Information de source officieuse ou officielle belge. Les notes d'information directe et personnelle ne sont précédées d'aucun signe. Adresser les communications de servioe : 2», rue Jacques-Louer, 3L.E HiVVRE (Seine-Inférieure) Fraaeo. Hommage français aux soldats belges morts pour la Patrie. — M. Defrance, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de la République française près du Gouvernement belge, a fait remettre au ministre de la guerre de Belgique une couronne en hommage aux soldats belges morts au champ d'honneur. Elle a été déposée au cimetière militaire de La Panne. Le bataillon de chemin de fer de l'armée belge cité à l'ordre du jour de l'armée. — Le bataillon de chemin de fer a été cité à l'ordre du jour de l'armée belge dans les termes suivants : « Troupe d'élite qui, depuis le début de la campagne, a fait preuve des plus belles qualités d'activité, d'énergie, d'entrain et d'endurance. « A tout particulièrement affirmé ces qualités au cours des opérations offensives commencées le 28 septembre 1918, durant lesquelles le bataillon de chemin de fer du génie, sous l'énergique impulsion de son chef, le capitaine-commandant Verschueren, secondé par un cadre d'officiers remarquables par son savoir et son dévouement, a travaillé nuit et jour pour mettre en état notre réseau ferré reconquis, malgré les intempéries et les difficultés dues au terrain et aux destructions exécutées par l'ennemi.« En cinq semaines, plus de 80 kilomètres de voies ferrées ont été rétablies dont 40 kilom. de voies nouvelles dans des terrains complètement bouleversés et plus de 270 mètres de pont ont été jetés. » (xx). — Venezuela et Belgique. — Portrait du cardinal Mercier. — Comme le roi Albert, le cardinal Mercier a gagné l'admiration universelle qui s'est manifestée par l'octroi d'honneurs et, surtout, dans la presse. C'est ainsi que, dans lenuméro du 31 août 1918, du grand quotidien de Caracas (Venezuela) El Universal, Ida M. Tarbell, sous le titre ; « Les grands hommes du jour », lui consacre un très intéressant article dont est traduit le portrait ci-après : » Il n'y a rien de: vulgaire dans sa physionomie : ie trait dominant est le nez, grand, magnifique, qui révèle la fermeté ; les lèvres sont épaisses, mais leur geste dit aussi la fermeté ; les yeux, au regard profond, s'assombrissent de paupières fortes ; en tous ses détails, elle remémore les intéressants commentaires émis par le cardinal lui-même au sujet d'un portrait de Saint François de Sales ; « Un vieux compagnon d'université et « ami — disait le cardinal — assurait que, à quarante « ans, un homme est responsable de son apparence. « Saint François de Sales modela la sienne par cin-« quante ans presque de labeur incessant. De tempéra-« ment ardent, jusqu'à la colère, il se changea en un « modèle d'humilité au point que tout le monde parlait « de lui comme de « l'humble saint François de Sales ». « Personne, nul doute, ne commit l'erreur de croire que « cette humilité constituait d'une grâce native issue « d'une nature douce et timide ; au contraire, elle repré-« sentait la victoire de la volonté accoutumée à dominer « les passions et à en appeler au courage de l'esprit « que rien ne peut décourager ni abattre ». (xx). — L'Allemagne n'a jamais voulu faire la lumière sur les crimes de ses armées. — Une opinion de la presse suisse. — Dans le journal La Suisse n° du 30 octobre 1918, M. M. Gauthier-Villars répond a M. Debrit de la Feuille, qui avait des doutes sur la réalité des crimes imputés aux troupes allemandes opérant en Belgique et dans le Nord de la France : » En janvier 1915 », écrit-il, « quand le cardinal Mercier, après avoir vu des prisonniers pendus, brûlés vifs, tués à coups de bottes, proposa au commandant allemand d'ouvrir une enquête contradictoire (commission composée de délégués allemands et de magistrats belges, présidée par un neutre), il n'obtint aucune réponse. « Quand l'évêque de Tournai, âgé de 80 ans, fut sorti du local infect où les soldats l'avaient jeté, assommé de coups de poing, il écrivit à l'épiscopat allemand pour lui demander d'obtenir du gouvernement une enquête sur les abominations commises par les troupes germaniques. Ni les évêques allemands, ni leur gouvernement ne répondirent au vieillard... « Après les tardives demandes d'enquêtes, voici venir les certificats de patriotisme délivrés par les tartufes de l'occupation. M. von der Lancken, chef politique allemand à Bruxelles, affirme, une main sur son cœur, qu'il n'a pu vivre quatre années parmi les Belges « sans les apprécier et les estimer ». « Autre preuve que la galère teutonne s'enfonce ■ un des ignobles journaux germanisés de Bruxelles, organe de la « Kommandantur », pleurniche : « Je suis avec les « papas et les mamans, les épouses et les lianbées, qui « depuis si longtemps, tremblent, en proie à la plus « torturante des angoisses et qui, de tous leurs vœux du « fond de leur cœur et de leur âme endoloris, appellent « le moment où ils presseront sur leur poitrine les êtres « qui leur sont chers. « Je vois avec un sentiment de joie que je ne saurais « exprimer, la misère s'évanouir, tous les maux ame-« nés par la guerre disparaître avec elle. » N° 863 7 Novembre 1918

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Dit item is een uitgave in de reeks Informations belges behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Le Havre van 1916 tot 1919.

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