Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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11 januari 1914
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s.n. 1914, 11 Januari. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 20 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/4f1mg7h42t/
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JO ÏÏRNÂL DE G AND abonnements i REDACTION & ADMINISTRATION : annonces b BELGIQUE : 15 tranca pa1 an; "7-BO franc» pour six mois; 4 franea pour trois mois. 8, RUE DE FLANDRE, 8, GAND Po\ : l'étranger, le port en tn*. TÉLÉPHONE 665 Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. LE PROCÈS des anciens Ministres bulgares On mande de Sofia au Temps : Los journaux annoncent que c'est M. (jheii.nad.ief lui-même qui aurait exigé la réunion immédiate du Tribunal d'Etat char l«e de statuer sur les accusations dont il esi l'objet et que les défenseurs <ies ancien^ ministres stambouîoviwtes seront MM. Sa va Kovatchef. Tabournof, Slavof el Ivanof; les avocats les plus célèbres chi barreau bulgare. Il est bon que ce soit Le Temps lui-môm^ mi publie cette information, après avoir, Jepuis des mois, publié exclusivement l*&-4 nformations les plus tendancieuses ot sou, vent les plus calomnieuses des officines russes contre le gouvernement libéral bulgare, [[ui se permet de vouloir éoancipcr son pays du muselngc ruse$. Comme M. Ghcimadiiet a beaucoup d'a«| mis en Belgique et que les calomnies russes, pieusement recueillies par la presse française, ont trouvé écho jusque dans un journal c'éricnl belge Le XX• Siècle, il esl bon de préciser les conditions dans lesquelles va se produire ce procès des mini» Inès de l'ancien cabinet libérai! bulgare. Nous en avons parIV- jadis, quand le.? xmrsui-tas furent partiellement autorisée? m.r la majorité, alors russopliile du Sobra-lié, et à la suite d'un vote irrégulier et falsifié par le président de cette assemblée. On sait que les haines des partis sont fé; ykvs eri Bulgarie. Elles vont parfois jus» ju'à l'assassinat. Stamboulov et 1 un de ses collègues, puis ;on successeur Pctkof ont été assassinés* }hennadief a déjà failli l'Aire. C*e>t particulièrement le parti libéral na> vjna'. fondé par Sfamhoûlov fet qu'on désij tne aussi sous le nom de stamboulovisrte) fui est l'objet de haines implacables do la >art de partisans de la Russie, qui s'intiment nationalistes ou progressistes et ont usuellement pour chefs MM. Guèchof et }anef. dont l'aveuglement, l'incapacité et* n servi'ilé envers la Russie ont amené la sitastrophe bulgare l'été dernier. Ces deu,-: partis russophiles de Ni M. Gue-3hof et Danef n'ont guère d'adhérents dans p pays ; les élections qui viennent d'avoir icu pour la première fois sous le régime le la R. P. et avec la liberté la plus entière, 'ont péremptoirement démontré. Sur 203 sièges qu'il y a au Sobranié, ils l'ont pu en conquérir que 6. Mais ils ont 'appui de la Russie, de son argent, de sa iiplomatie, qui ne recule devant rien, pas nème devant le crime, qui n'a cessé de fomenter en Bulgarie des troubles et des conspirations que quand Stambculov eût fait les exemples terribles, mais qui n'a jamais énoncé à faire de la Bulgarie une satra->ie russe. Au fond, la bureouernlie Isarienne de St-^tersbourg déteste la r.;: -înrie, qui donne e dangereux exemple d'un peuple slave li->re, démocratique, se gouvernant liii-mê-ne.Les russophiles n'ont re<■■;ié devant au-•un chantage vis-à-vis du roi "Ferdinand et ie sont imposés à lui par les moyens dont ►ft viert encore d'avoir un échantillon, [uand M. Danef, pour se justifier d'avoir onduit la Bulgarie au désastre, a accusé ? roi d'avoir ordonné à son insu l'attaque irusfluée du 27 juin contre les Serbes. Ce sont les mêmes gens qui font passer ans la presse française les notes les plus aineuses et les plus perfides contre leurs n'-cesseurs libéraux du gouvernement nc-jel et contre Jes anciens ministres stam-oulovistes — à. la grande joie des Grecs, es. Serbes, de tous les ennemis de la Bui- 1 nrie, qui recueillent, grossissent et er.vc- 1 iment par plaisir les informations tendineuses, dictées par les haines de partis. Les poursuites dirigées conl»re 'es anciens linistres ne pouvaient manquer d'être excitées à outrance par tous les ennemis de ! Bulga -ie. (-'est ce que nous avions prévu quand les ont été très maladroitement décidées. , y a plusieurs années, malgré les expli ; itions lumineuses fournies au Sobranié ir le général Savof et. M. Ghennadief. Les irrégularités reprochées aux anciens inistres oni été représentées par leurs en-irnis comme constituant des actes de con- -ission.Il y a eu des irrégularités, et elles étaient ! évita Des. On ne pouvnif porter au budget des fonds tMiné.s h acheter un pnehn tur^. h armer le bande d'insurgé? macédoniens ou n ' ire entrer en contrebande des rations ou s obu.« in'on avait dil commander serré-ment t\ l'étranger. Le principal accusé, le gé: Aral Savnf, ' •rgan:sateur de In victoire bulrare, semait s'être suffisamment justifié h Kir- à Loulé-liiiTgas. à Bonlatr. , l'-i il esl probable (juc malgré !eq ha'nes laces eM'acharncmenl d"s partis bulga- i, ■ 011 n'?ût pas demandé mieux rrae de i sser tomber ces poursuites, mai* M n lennndicf notamment tenait ft pouvoir se • -|er complôtenient et publiquement de ce \ i pouvait rester des accusations portées , a tire lui, bien que l'on eût renoncé l'ac- ,, ser d avoir tiré un profit personnel quel- " -qui; (les nlêi,'n,-iji;qu'j.] aurait per-jXs pour lavor..:! i ci «g omis politiques. S ;'empuis confirnser ce que dit aujourd'hui lemps : Quand j'tlais à Sofia, au mois . soptei.ore, il nie dit qu il était résolu à f, .ger qud ie procès eut lieu dès que ïa pro-anire jerait en otat (J'affaire est vieille " °;iJ?lrKl nns) et Qu'il était décidé j1 ,fs ^mi&s'0n fiour comparaître de- J' Cour,<lte «"Huit réussi f rem,,lire ]« pa.vs dans une situation iu,r- !, i^/ on était loin alors d'être sorti de ! er se tomb a ou la poJi.Uque de M. Danef F n LL S<: la BulÇa''» et au plus fort de . !' avai1 fai1 aPP®' «,J l'alriotisiiie f ' ''"ému*, jusque-là EOienëusenaeint écar- du pouvoir par mm. Guècbof e| Danef, ea , l1TCr Pays d une situation désespe- Ç <loiI'e pa,',e clu'ils oojma;s- I1 cm cette résoiu|jo:i de M Ghennadief t( - 6es ennemis se ".ont offert le luvc d'à- p ri air d'exiger sa démission et d'es- r w Ve 'e représenter comme un ooneus- a nnan». % c ^ Haute Cour va se réunir et eJl« sta- 5 ra sur les accusations portées oontre les jieris ministres. S •n attendant, il y a deux maJins qui s'ap- I- udssfr»l. du résultat de leur habile ma- l i 'is- re otltîs E MM. rfti3cho7"êt DaWèr, dAnt le Tfiyï *fi>ïit de condamner avec une formidable imani-mité la politique d'inconscience, sinon de trahison, dont tout le monde demandait la mise on accusation et le châtiment exemplaire et qui sont parvenus, en détournant l'attention du ruiblic et de la presse sur le vieux procès des anciens ministres slam-boulovisles, à s'assurer le bénéfice dp l'im- J punilé. Georges LORAND. i ECHOS Vrai ? I.e bruit oourt, dit l'Iiulèpendan-ce, que le gouvernement a mus comme condition au subside qu'il doit aoeorder pour les fêtes d'inauguration du canal maritime bruxellois que... l'archevêque de Malines bénira ce canal ! Si cela est vrai, quelle indication .ou velle en ce qui concerne le régime dans lequel nous vivons I Chaque année, il y a bénédiction de la mer, à la cê|e... Nous aurons sans doule, h Bruxelles, chaque année la bénédiction du canal... Ehxir d'jÇrjvers ffi". Le Pposès é Mari CONDAMNATION NECESSAIRE Paris, 10. — On rrm.i :ie <îe Strasbourg au Ma- j Un ; Les milieux parlementaires sont persuadés | que le colonel von Reutr: sera conchamné, sinon | une crise gouvernementale, en Alsace-Lorraine, serait Inévitable. A VAN i L'ARRET Slrasbou:j, 10. — On attend impatieïmnent " l'arrêt c'. l'affaire n on lieu ter. La police a ' pris des mesures étendiues. Des hussards et la gendarmerie montée sont t nus prêts. Les nliord'S du l'alais de Justice sont barrés. L'opi- 1 nion publique s'oppose à ces précaniions qu'elle 5 estime superflues. La piesse du Relchsland prévoit presque unanimement l'acquittement rl s c îiccusés. I a plu-part des journaux font ressor-ir que même une légère punition du colonel 1 n'aurait truèi-e de sigu fixation, afwôs nue le re- 1 présentant du gouvernement a renoncé aux joints essentiels de l'acte d accusati n. Un journal croit savoir que le défe^.seur du ieutenant wp Forstncr. M« Steinel. de Karîs-uhe. a renoncé à la défense en seconde instan- * 'e, parce que 'r~ cr tiques publiques de ses plai-lolr.es lui déplaisent. J C'est l'acquittement J Slrasbouuf, 10. — Le colonel von Reuler et le ieu'enant Se bat ont été acquittés. A~PARIS i A MORT DE EUGENE FOURNI ERE. - LES MILITANTS DU SOCIALISME. - ! APOTRES ET DOCTRINAIRES. { Certains hommes symbolisent réellement ' es milieux et des générations. Ainsi, Eu- 1 ;ène Fournière, que l'on vierit d'enterrer f ' Paris et qui est niort très brusquement - et d'ailleurs prématurément. j Eugène Fuurnièie était le socialiste idéa-iste. Il était en môme temps un apôtre et n doctrinaire. Il avait la foi Je ne dis | oint que ses successeurs manquent de I pi. Mais ils apportent dans les luttes poli- 1 iques un esprit nouveau qui est l'esprit 1 u temps. Ils ne planent plus guère. Eu- ène Fournièrc planait un peu. j II était né d'une famille de très pauvres 1 uvriers picards. Il avait été ouvrier lui- 1 îème. Si je ne me trompe, c'est dans la f ijouterie qu'il avait travaillé. Mais il ^ ossédail cette ardeur que l'on trouvé en- É Dre chez beaucoup d'ouvriers, auditeurs 5 ssidus de toutes les conférences des Uni- ! ersités populaires, élèves infatigables des ssociations polytechniques ou autres. £ oumière, ouvrier, voulait s'instruire. Ce rimaire était, de tempérament, un intel- c tctuel. Très véhément socialiste, et révolution- aire tout d'abord. Il fut un militant du c arti — du parti ouvrier. Il se rendit célè- c re dès ses débuts, en intervenant énorgi t uement au Congrès de Marseille où il < tait délégué de la Chambre syndicale des uvriers bijoutiers et du groupe des Pro- J îtaires... Mais le militant se transforme f ite en un journaliste. Transformation iné- \ itable à cette époque. Aujourd'hui, les c nrnalistes sont trop nombreux, les jo:.r- aux ne vivent plus que d'une vie prér r"; n. 6 eaucoup de militants demeurent attachés fc leur profession. 6 1 ourmère avait plaisir h écrire, comme r dus les primoires qui s.- .sop^j. dévè.^r -V-s i. îtellectuellemerii par u-n'effort opiniâtre de c ;ur volonté et dont le cerveau est tout v ouillonn-ant d'idées. Déjà Fournière se ^ laisaiL non pas seulement à resserrer ses g '.ces dans des articles die journaux, mais lns développer dans des articles de re- p ue. il fut un des fondateurs, en tout cas r n des premiers rédacteurs de la Revue So-lalistc, où toutes les théories du parti so- ialiste furent et. sont encore exposées et à iscutées. Naturellement, l'action sociale le condui- f l h ''action politique. Il devint conseiller peut (fl-ne qu U au Parlement H"pr«* n 1 er î eprésenUnt <iu socialisme rural» 1» y 11 >ua honnêtememt un rôle important ; mais, P •' il fut battu par le camdiidat réae- ^nriaue que, quatre années auparavant, s* avait batl* Jui-«iême u>n po;' sur- < * 4 * Et °t lut alors que le vrai Fourniere se 3vjia. Fournière écrivit, touchant le socia d sine ou, d'une façon plus générale, loti- liant l'évolution de la société, des livres n enéreux et fort abondants en idées justes, y exposait ses conceplions e^; ses rêves c< idéalisme social. Il était devenu réforma- q 'ur conseillant de la vie sociale. Et il se P laisait infiniment à remplir ce rôle, qu'il ÎT 2mplissait avec une profonde sincérité, vec une grand® noblesse morale. En outre, n. s prolétaire de la bijouterie, à force de la- q cur, avait conquis une science solide. Il tait tin maître de tu jeunesse. Il ensei- 6 naît l'histoire d'u travail à l'Ecole poly- *( ! en ni que et à l'Ecole des Arts et Métiers. „ J !j *n"ore »t il écrivait toujowv hj ttt «toux - -s* Parfo:s, ies ardeurs d'autrefois s» ranimaient en lui cl, dej-nièrement, ♦Fourrière s en était allé oombattre à Ivrv «n .aveur du socialiste unifié contre 1^ fils du ameux Coûtant, d'Ivry. Mais il était sur-9u.l doctrÎTiaire aima-b'c et discret du so-îWilisme. A cet égard, i! était fort original vt une estime universelle ©ntonrail l'an-nen orafrar révoiulioniiaire du CV3ït!sïi^<5 tfa''sellle- -ERNEST- CH A RI.ES La Crue des Eaux I a Meuse * Samedi midi. La Meuse en aruonl o'est pas très inquiétante A lïuy les bns ports soni inondés, mais aucune maison n'est encore e!teinte par le fléau. Le quai des Récollets et celui de la Batte sont itnpraticables. En aval, la situation est inquiétante, mais il n'y a pas encore d'inondation atteignant bien sérieusement les habitations. •A FLEMALLE-HAUTE Flémalle n est pas inondé. Les travaux effectués récememnt, et qui consistaient à exhausser le quai de 1 m 80. ont pro'.-igé les riverains Une seule maison, en contre-bas de ce nouveau quai, est menacée. L'eau arrive sur le pas de la porte. l/e niveau de la Meuse était stationnaire samedi vers onze heures. On peut donc espérer qu 11 n'y aura pas d'inondations A Flémalle. A JEMEPPE Le chemin de ha 1 âge ol le quai des Cannes jont inondés Les maisons de la partie basse font inondées La circulation du tramway Liëge-ieraing est interrompue : on opère le transbor-tonent des voyageurs à l'aide de camions. mai3 îomme h refte heure ln Meuse ne monte que res lentement, 011 espère qu'on échappeia à un lésnstre. A TILLEL'R Le quai du halage, la rue des Priesl et la rue jabneUe, ainsi que le groupe Coste et les ex-1 unîtés (k* Ja rue \ inAve, où l'eau atteint une lauleur de 70 centimètres, sont inondés. Leeu arrive, dans certaines maisons, à quel-[ues cenumètres du plafond. Rue des Martyrs et rue de la Meuse, M. le ommdssaire de police Malherbe a organisé un ervice do harquelle pour secourir les habitants I danger. Un passage en camion a égalvment êlé orga-tisé par la police pour le transport des per-onnes appelées à leur travail, etc. L'eau bat le seuil de l'églis:-. toute circulation st interrompue dans la commune. A Tilleur-Meuse, à l'entrée du quai des Car- II s, il y a plus d'un mètre d'eau sur ia haussée. A SERAING Au quai des Princes, l'eau pénètre dans les naisons. En face du château Cockerill, ni e dilue a été construite pour empêcher l'eau de >énétrer dans la cour. Cette digue a résisté usqu'à présent. Dos travaux ont été commencés plaça de 'Abbaye où la Meuse menace de déimrder. On ixhausse les murs d'eau qu'on étnye ensuite, ar ils sont, en certains endroits, en assez mau-ais état. A part les habitations du quai des Princes. I n'y a pas de maisons inondées A Seraing. Le fleuve continue fi monter, mais faiblement et très lentement. AUX ABORDS DE LIEGE Au pont du Val-Benoît, l'eau circule des leux côtés, Sous les viaducs carrossables ; cependant, 011 parvient encore ft passer du côte le Liège, assez aisément, et du cô'é de Kin-;empois, au prix d'une gymnastique assez nalaisée. A Kinkempois, la rue de Renory est en parie inondée, près de la rue Renlcin. De 110111-ireuses caves, est-il besoin de le dire, sont-aondées.A LIEGE L'administration des Ponts et Chaussées a n\s des nies: s, dès vendredi soir, pour em-•écher les inondations. Des travaux ont été ef-ectués un peu partout. ji;s:jue samedi, dans la iiiitinée. Au Pont-dcs \j ches, le garde corps en pierre a été renforcé et garni de terre glaise ; e nombreux élançons 01ÏI été placés ensuite, .es murs d'eau, le long des quais, ont été ex-Laussés. Il est heureux que '-elle sage mesure .it été prise, car, a II h. du matin, l'eau arri-ait à d:.\ centimètres du faite de ces travaux uppiénvuit aires. Par mesure de prudimee, la ■irculation <tes : as a été interrompue sous le «ont. On opère, aux dnix bouts, le transborde-nent des voyageurs. Au quai . i-Léonard, les eaux sont arrivées à 5 oentirnèLres du niveau du quai. Une digue a été construite a l'île Monsin ; eWs-ci eot en i>artie submergée LN AVAL UL LIEUE Comme c'était prévu, pendant la nuit de ven-redi à samedi, la Melise a monté par bonds , fli-ayants. Si bien que vendredi, vers i tieu-es du matin, elle débordait d'une faguii ia-uiélanle dans divers endroits. La situation se présentait de la même façon u'en février l'JiO. Aussi, pendant toute la nuit, os riverains, on le comprendra aisément, ne armèrent pas un œil. Fiévreusement, ils sau-aient iout ce que l'eau pouvait atteindre et mporter. Ce fut vers 3 heures du matin que (a crue e fit sentir le plus rapidement, c'était par onds de plusieurs centimètres que le fleuve rossissait. A Bressoux, l'eau inonde les nombreux ter iiins avoisinant le fleuve. Au champ des nia-œuvres, la Meuse déborde le quai de lu'lage t se déverse sur toute la campagne C'est un aste lac où l'eau atteint plus de deux mètres e hauteur, les nombreuses briqueteries, les abilations, le vélodrome, tout est actuellement ubmergé. el le courant est très violent. Déjà on a organisé un service de ecours our les nombreux habitants dont les denicu-;s se trouvent à l'endroit dit « La Lèche ». A JUTILLE Et W ANDRE L'eau vient battre contie la ligue de Liège Maestricht. A Souvcrain-Wandre, le coup d'œil est parti-ilièrement impressionnant et lamentable à la >is. 'l'onte l'île Monsin est sous l'eau. Plus loin, vers Wandre, la situation est aus-désastreuse. La partie basse de la coin-îune est inondée sur une étendue de plusieurs 2ctares. De l'eau partout l La circulation est. Dur ainsi dire, impossib'e Avenue du Font,-la principale rue de la com-iune, des charrettes transportent ies pas-mts. vers Ilerstal ou viee-\ersa. Le train Liége-Herstal-Vv'imilre ne va, en ef-t, que jusqu'au pont, du côté de Merstal. De nombreuses habitations sont inondées, 'auIras ont leurs caves envahies. Dans cer-ins re^-de-chausséj. l'eau atteint un mètre 1 Les ru<« aboutissant au charbonnage Suer-ond soir! envahies par l'eau. Pendant toute la nuit de vendredi à samedi, - fut un Ça-et-vient continuel des habitants li procédaioNt au sauvetage de tout ce qui juvdit être emporté par les flots. Certains ont ême dû demaivder I hospitalité à d'autres ha-tants.A Cheratte, i*oau e t également partout. On i saurait compter le nombre d'habitations li sont actuellement inondées. Près de l'arrêt î Sarolay, la Meuse est h quelques centimètres ir la chaussée de Liège a Maestricht et ce tir, peut-être l'eau aura envahi la grand'route. Vers Hermalle, la Meuse recouvre actuelle-ent tous les terrains des environs. De nom* ■«us<îs vUl*t sont ^ L UMJ'-IlilBiBMB! A VISE A DevanHe-Pont, la situation est lamentable, smon critique. Toutes les habitations sont inondées. Encore que les habitants fussent sur le ijui-viVe depuis hier, ils ont été pris au dépourvu, tellement les eaux ont monté brusquement et ont pris des proportions au-delà des ©révisions. Beaucoup de provisions qui n'ont- pu être sauvées a temps ont été emportées par les flots. C'est un véritable déssatre pour ces pauvres gens. Samedi après-midi. I>e niveau de la Meuse a monté de près de doux mètres depuis vendredi à midi. L échelle du ]K>at de Wandre accuse une hauteur de 5b m. 90. Vcrfcliedi soir, l'Administration communale, prévenue du danger par le Service des Ponts et Lxiauôsées, dépé, na ies policieis chez les riverais pour les aviser des précautions à prendre. Dans toute ia traversée de Herstal la Meuse esl sortie de son lit et a inondé les parties bassee. A Coronmeuse, elle passe par dessus le déversoir en un torrent impétueux qui inonde le chaiet Bauorihaye. Presque toute l'Ile Monsin est couverte d'eau. La tête de la rue de J11-phle vers le fleuve est inondée, ainsi que trois maisons qui se trouvent en cet endroit. Il en est de même de ia ferme Creaner. I/Ç niveau de la Dérivation vient de battre le tablier du p nt de bois. Toutes les maisons d^ i'fle Monsin, qui se trouvent en aval de ce pont sont inondées il y en a ainsi une trentaine. Sur le pont de bois des hommes, armés de tongs harpons, enlèvent au passage des branches d'arbras, tonneaux, planches, etc., qui passent a leur portée. La Naye déborde et couvre tous les pies environnants. A Milsaucy. une impasse est submergée. Au Ponçay, une quinzaine de maisons ont leurs murs baignés par les eaux Des cuisines-caves ont 1 m. 50 d'eau ; sur la pointe de l'île Monsin, vers le pont de Wandre. la chalet Roussel et .la métairie Piquet émergent seuls. E11 aval du pont de Wandre J'eau passe pardessus la digue de chez Hareng et inonde les immenses pris de-Jonckey. Lu, il y a environ une trentaine d e maisons entourées d'eau. Les murs de la fabrique Bayens sont battus par la nappe mouvante. On a vu passer, samedi, avant midi, un pavillon en bois qui avait 3 A 4 m. de hauteur et qui.,paraissait être un pigeonnier d'agrément. Le soubassement y attenait encore et fais-ait • onîjrepoids, de sorte que la petite habitation s'en allait droite sur les eaux. Des désastres sont craints dans toute la traversée de Herstal ou la crue est venue si rapidement que les riverains n'ont pu mettre leur mP-r-'lier et leurs provisions en sûreté. La Vtsd e A GIIAUDFONTÀINE Un pont emporté Le pont de Cliaudfontaine a été emporté dans la nuit de vendredi à samedi par la violence du courant. On connaît ce pom. suspendu, de forme assez gracieuse, mais dont la solidité était fort douteuse depuis "quelque dix mis. De temps en tmips, on v< nait le vérifier ; les ingénieurs ho chaiervt la tète , les bureaux déclaraient qu'il fallait faire quelque chose, mais qu'on attendrait bien encore quelque i>eu, et, finalement, on la ssait les choses en état. Le pont résistait, Lui, de son mieux, mais la rapidité et la violence du couratn a eu raison de lui, celle fois. Les Ponts et Chaussées sont maintenant fixis fit ne peuvent plus avoir le moindre doute sur la nécessité de le remplacer : il n'existe plus. Déjà vendredi, vers / h. du soir. le niveau des eaux touchait au tableau du pont el les voyageurs descendant de la gare n'osaient plus le franchir sans appréhension. Peu après, l'inondation commençait à envahir la chaussée, sur l'une et l'autre rives, mais surtout sur la rive droite. La Vcsdre. en effet, fait un coude et les eaux eurent bientôt recouvert champs et prairies, entraînant des meules et déracinant des haies. A 0 h. du soir, la chaussée conduisant à la gare était recouverte de dix centimètres d'eau et celle-ci s'écoulait h travers le viaduc jus-ques aux maisons construites un peu en contrebas, derrière le talus du chemin de fer. Malgré les précautions prises, plusieurs rez-de-chaussée furent inondés, dont la demeure de M. Tomsin, spécialement. Tout le lieu dit «Gadot» avait été également inondé. Vers 11 h., le courant s'était frayé un passage à travers la propriété de M. Béck, directeur du Kursaal de CJiaudfontaine et à travers aussi les jardins de celui-ci. A l'Hôtel du Pont, le rez-de-elhaussée élaib sous l'eau. La buvette de M. Pérée et l'établissement Truisfonta'nes étaient entourés par les eaux. C'est vers 1 1/2 h., que le pont a été eni- rA»»' A VBRVIERS Le danger n été grand à Veniers et dans ton. *e la vallée, jusque vers. 2 h .d umatin, dans la nuit de vendredi à samedi. Il a plu, en effet, jusqu'à ce mom nt. Enfin, le déluge avant cessé, la crue s'est aiTêtée. Les eaux torrentueuses de la Vesdre battaient le sommet des p liers des ponts (t ce spectacle était si curieux que jusque passé minuit les badauds restèrent accoudés, sous la drache. à le considérer. Le ftmplc ruisseau de Mongombroux a fait de sérieux dégâts. Refoulé dans ses canalisations, il a soulevé les plaques de fer recouvrant son lit et transformé en lac le uuai de la Batte, les rues Devaux, de 1« Tuilerie et du Vieil Hôpital. On a dû établir des barrages pour éviter des aooidents et faire sortir des mondés de chez eux au moyen d'échelles. La place Saucy et l'impasse des Foulons qui s'y amorce ont été submergées et 011 y a nu installer des passerelles en bois pour les habitants.A deux pas, ou Pont Dicktus, les eaux houleuses passaient par è-coups sur le pont dont on a cru prudent d'interdire l'utilisation de 6 à 11 h. 11:1 soir. En Gérard-Champs, le quai de la Vesdre, très long, les rues de la Vesdre et du Progrès ont été recouvertes entièrement. tram n'a plus pu gravir Ensival et des voilures ont été bloquées à Pepinster par les eaux. Vers (» h., il a fallu qu'un camion fasse traverser le pont de Francomont, impraticable, à une trentaine de personnes en détresse. Les gens d'Ensival ont dû s'imposer de grands détours pour rentrer chez eux. Toutes les caves de la rue du Marteau sont pleines d'eau boueuse. Les sous-sols de l'Htôel des Vos tes ont été envahis et il a fallu mander des loldats et une pompe à bras du service d'in-fcmdie pour évacuer l'eau qui menaçait d'atteindre les accumulateurs et l'on a dû s'y tenir toute la nuit. Samedi, il restait 60 centimètres d'eau dans la salle des machines. A Ensival. la Grand'Place a été sous l'eau et l'Hôtel-de-Vi lie isolé. Samedi, l^s établissements Petit et Pirnav et Ltvron (automobiles) ont du chômer, la roue hydraulique étant inuti-1 sable. En Beribou-Lambermont, chômage forcé à la f'Iature Voos, où l'on a pu sauver les marchandises. A Renoupré-Andrimont. les g amies firn -, La Vesdre, h Délainago et Pelt-zer ont dû aussi chômer. Mais samedi atin, la baisse a été foudroyants : 1 m. 50 en ouel-qi.es heures de temps ! Les dégâts seront' sé-r.eux. Autour du Parlement lu tM A U.N 11 h PAKLUM&Vi AIH1£ Est-ce ur. sport Depuis quelque temps des particuliers prennent plaisir à saisir le bureau de lia Chambre do plaintes contre des membres de la Législature en vue d'obtenir, dans un débat. 6ur les autorisations de poursuites, un déballage de lin- r< ge familial aux yeux du public. Est-il besoin de dire que dans la plupart des m cas, ce linge n'est ^.as sale et que ces plaintes, m quand elles ne contiennent pas des diffama-t*>.n>, comme celle dirigée iadis contre M. Léon > Meysmans, reposent sur des racontars ou vi- vi sent des vétilles et peccadilles. C'est ainsi que le bureau de la Chambre a dû jeter au panier des plaintes coiHie MM. Giron! et Hubin, pour ne parler que de députés de n. l'opposition Car, lorsque des plaintes analo- q. gués, tout aussi téméraires, empressons-nous de {• le dire, parviennent au bureau et visent d^s n droitiers, on se montre plus que discret et la },î presse ne souffle mot. s< La presse cléricale n'agit pas avec pareil- s»j le réserve et pour avoir claironné, avec forces es insinuations le bruit de poursuites oontre un député de l'extrême-gauche, il est certains jour- -i0 naux réactionnaires qui pourraient bien con-naître d'autres poursuites. Les faits reprochés au représentant relèvent pj absolument de la vie privée et l'on annonce que Ju les accusations tourneraient à la confusion des iô accusateurs. sc Nous pouvons assurer, au surplus, que de nombreux députés catholiques sont absolument ni hostiles aux poursuites. M. PAUL-EMILE JANSON A LA CHAMBRE g' Une nouvelle circulait vendredi, à la Chani-bre, et y faisait sensation ; las délégués de l'As-eociat'OT! Libérale de Tournai étaient venus offrir à M. Paul-Emile Janson, la première oan-didature législative sur la liste libérale, en rem-placement de M. Asou, qui renonce à son m<an- ^ dat et rémittent avocat a accepté. Ce sera, et pour le groupe parlementaire libéral, une brillante acquisition. . UN TRIBUNAL D'AMIRAUTE n On vient de distribuer aux membres de la II Chambre le texte du projet de Loi de M. in Franck, qui institue un tribunal disciplinaire II de la marine marchande. h< Cette juridiction s'intitulera «Tribunal d'amirauté». Ge tribunal sera composé d'un prési- \'. dent et de deux assesseurs techniques. Le président est nommé par le roi, parmi les juristes la ayant eu une connaissance spéciale des affaires ci mardimes ou ayant rompu, depuis dix ans au 111 moins, les fonctions de greffier eu de greffier- m adjoint auprès du tribunal de commerce d'un a des ports de mer diu pays. er Les assesseurs techniques seront choisis, pour chaque affaire, parmi les capitaines ou anciens et capitaines de navires, les ingénieurs mariti- m mes, les chefis pilotes ou anciens chefs pilotes, cc les patrons pêcheurs et anciens patrons pé- ce cheurs. Le tribunal d'amirauté est chargé d'enquêter cl sur les accidents do navigation maritime el de p< statuer sur les fautes et. les contraventions aux pi règlements à l'occasion de ces accidents. m Le tribunal d'amirauté a juridiction: sur les je capitaines, patrons, officiers et mécaniciens de et navires de mer belges, y compris les capitaines, lu officiers et mécaniciens faisant le service des (]( fleuves et ports maritimes ; sur les pilotes de mer. de rivière ou de bassin, en tant qu'ils a> servent à bord de navires de mer belges, et sur les capitaines, patrons, officiers et pilotes de v< m:r, quelle que soit la nationalité de ceux-ci, \\ pour les accidents survenus dans ies eaux 1er- p. ritonates belges. Ce tribunal, rçui sié-jbra à Anvers, pourra prononcer des péages de police c. la suspension ti< tempora re ou permanente du droit de commander un navire belge ou d'y exercer les fonc- te tions de pilote, d'officier ou do mécanicien. L'instruction se fera à l'audience, publique- m ment et contradictoirement. Ces décisions ne préjugeront pas aux pour- fa suites civiles aux poursuites pour homic'de volontaire. « qi La Cour d'appel de Bruxelles, assistée de deux irîr assesseiM-s techniques, statuera en deuxième ressort. d* to n< Echos Parlementaires « LE TIRAGE AU SORT DES SECTIONS Singulier résultat dû au hasard : 1 n que la fï< droite de la Chambre dispose d'une majorité de seize voix, c'est la gauche qui, par l'effet *n du sort, se trouve avoir la majorité dans les sections de janvier. <9 ta Dans la première section, elle dispose, en d* effet, d£ 10 voix contre 15, et il en est de même dans la troisième, dans la quatrième et dans la sixième. vc Dans la deuxième, lu gauche a 9 voix contre 22 ; dans la cinquième, elle a 10 voix contre 21. ac ■ «<► ai La grève des chauffeurs lT1 d'autotaxis bruxellois $ — "» ie Les grévistes sont au nombre de quatre cents. té Leurs revendications sont de trois ordres. Ils m trouvent tout d'abord ju'on leur fait oayer l'es- n; sence un prix extiorbltant. Ensuite, ils ne veu- g* lent plus avoir à supporter les frais d'accident n* qui arrivent aux voitures et dont 011 ne peut les P€ rendre responsables. Ils refusent encore d'entrer dans les frais d'usure des pneus. n" Ls grévistes ont tenu une réunion, à 5 % h. P du matin, a ia Maison du Peuple eu La constlution d'un Syndicat des chauffeurs de taxi a été décidée. 420 adhésions ont été re- ay cueillies. Tous les inscrits ont versé une pre- fl 1 inière cotisation de 2 fr. 25. £c Les grévistes ont décidé d'envoyer une délé- Pn galion au bourgmestre de Bruxelles. Ils invo- quent le contrat de la Ville avec la Compagnie. de Ce contrat dit «qu'aucune retenue ne peut être faite sur les salaires». J u Or, des retenues sont faites pour les accidents au pont d'arrière, pour l'usure des pneus, pour 101 la livrée qui coûte 230 francs, etc. n0 Des amendes sont infligées aux grévistes pour cr' les erreurs de compte qu'ils peuvent commettre. Sr C'st du moins ce qu Us prétendent. Ç1 Les chauffeurs ne veulent plus payer l'es- , sence ; ils sont prêts à renoncer pour cela aux 6 >2 p. c. sur la recette qui leur sont octroyés actuellement. r'. ««Les cochers, disent-ils, ne payent pas l'avoine de leurs chevaux Pourquoi payerions-nous l'1' l'essence de nos... chevaux-vapeur?» I, Les grévistes tiendront deux réunions par jour à la Maison du Peuple. r mi Un architecte et un agent de poliœ « égorgent leurs enfants et se tuent Berlin, 9 — On mande de Soltfau (Prusse) jp iju'un architecte et sa femme se sont suicidé». de fcprès avoir tranché la gorge de leurs cinq en- VÉ fants. La sœur de l'architecte s'est également luicidée. * On mande d'autre part de Hambourg qu'un P* igent de police sest pendu après avoir égale- u peni tranché la gorge de trois fillettes. n( m I LA CHAMBRE Séance du 9 ianvicr , Présidence de M. SCHOLLAERT, président. LA IX). SCOLAIRE M. MECHELYNCK. Voici comment j'entends cliger mon amendement - d'abord supprimer, ins l'aiinéa C de l'article 15 du gouverne-&nt, l'exemption prévue pour les agents diplé-ès ou dispensés cîa l'examen, de telle manière ie tous soient mis sur le même pied. lous pro]x*sons ensuite de supprimer l'alinéa D sant le traitement des agents non mariés et vaut en commun, quri exercent leurs fonctions, aïs l :s écoif?s adoptées et adoptai)les. Il est indispensable qu'il y aît dans ie° écoles, optables une personne connue et responsable, îand nous avons discuté ja loi sur ia piotec->n de l'enfonce, nous avons décidé que l'on «urrait confier l?s enfanis a des Sociétés; mais »us avons insisté pour qu'une personne fût dé-jnée comme responsable et le gouvernement ,'st rallié à notre manière de voir. La situation t la même dans le cas actuel. Lors de la discussion de la loi de 188-i. M. V. cobs déclara que Ion n'adoptait pas l'école telle ou telle congrégation, mais l'école de . ou tel particulic Or, aujourd'hui, on nous opose de consacrn- légalement l'écôie d'une rection. Qu'est cette direction? Veut-on donner personnification civile à un groupe de périmés ? M. WOESTE. U n'est pas question de person-fication civile. M. MECHELYNCK. Il es-t donc question d'un oupe de personnes. Qui sera responsable à l'é-ird de la loi, à l'égard des tiers ? M. POULLET. On n'innove pas. M. MECHELYNCK. O11 se sert du nivit «« direc-)n » parce que c*-ia répond aux instructions innées par le clergé catholique pour la condui-de ses écoles. Ln réalii \ c'est le curé qui est sera le directe; ir de l'école. M. POULLET. l i reur I M. MECHELYNCK. Un vade-mecum des écoles )res, publié par l'imprimeur du diocèse de wnur. donne la définition de ces directions, stipule qu'elles sont placées sous la direction imédiate du curé et sous l'autorité épiscopale. ajoute que l'exercice de cette direction est tarent à la mission pastorale. «Tout instituteur adopté ou non», ajoute le ide-meciuii, Ce chapitre démontre l'organisation devant quelle se trouve l'Etat. Ces écoles libres sont, I réalité, sous l'autorité du curé de Ja corn-une et d'un groupe de personnes. Nous de-andons qu'il y ait une personne déterminée laquelle l'Etat puisse réclamer l'exécution des igagements contractés. J'estime que nous avons le droit d'intervenir de proposer ù M. le ministre des amende-ents qui s'imposent. J'attends de lui qu'il re-nnaisse le fondement de nos observations sur point. (Très bien 1 à gauche.) Dans les formufles d'adoption on prévoit une anse attribuant è la commune un droit d'ins-setion sur les écoles. Or, vos inspecteurs sup-lment en fait cette clause. Cela est arrivé pour ie éoole de Tronchiennes. C'est un abus que sous sign^f. Pareille biffure a celte signifi-tion qiîe, fécole une fois adoptée, cesse de i appartenir pour devenir l'école du clergé »nt vos inspecteurs se font les complices. M. POULLET. Ce n'est pas digne de vous, ^portez des faits et des preuves. M. MECHELYNCK. Vos inspecteurs ne peu-nt pas exercer une inspection sérieuse sur insemble des écoles Ils surveillent les écoles ibliques, imais n'osent pas agir pour les éco-5 du curé. (Bruit à droite.) M. POULLET. Je proteste contre cette accusa-iii qui n'est appuyée d'aucune preuve. M. TROCLET. Vous ne nommez ces inspec-urs que sur la recommandation des curés ! M. POULLET. Vous nous trompez. Je nom--f> les plus dignes et très impartialement. M. D ALLEMAGNE. L'opposition ne cite auoun it probant. M MECHELYNCK. J'affirme la vérité de ce ie je dis. Avez-vous oublié i'exemple cité hier r M. Rover ? M. POULLET II y ava't là une erreur. M. MECHELYNCK. Il n'est pas digne de nous faire un pareil reproche lorsque nous a.ppor-ns à la connaissance d.u pays los faits qui >us ont été révélés. Faites une enquête. M. POULLET. Vous avez citer un fait, et en-r.ï ! \f. MECHELYNCK. C'est déjà quelque chose. \i. GOBLETT. C'est trop peu pour généraliser. Vf. MECHELYNCK. Reconnaissez qu'il est dif-ile pour nous do découvrir des faits de nre. Il est symptomatique d'un état d'esprit tu i étan t. II importe, je le répète, que nous connaissions } noms de ceux qui constituent la direction l'école. M. MAROILLE. Il n'y a rien de choquant à 4ia. No d'itesvous pas continuellement que us détestez les Sociétés secrètes. (On rit.) VL MECHELYNCK. L'article 15 règle les traf-nents des instituteurs des écoles adoptées éfc "op table s. [>a règle du payement '"nlégral des traitements x instituteurs étant d'ordlre public, pourquoi pas donner une certitude aux intéressés, en écrivant le principe dans la loi. Vous n'avez donc aucune l>onne raison de us opposer ù l'amendement de MM Royer et asson. Mais la loi va plus loin et stipule que traitement des instituteurs des écoles adop-?s et adoptables doit, en principe, être le mê-5 que celui d^s instituteurs des écoles comrnu-îles. Dans la loi de 1895. l'on stipulait que I'é--llté subissait, des exceptions en ce qui concer-le personnel non diplômé des écoles ou dis-nsés de l'examen. I'out dans le projet de loi incite à permettre x écoles libres d'avoir un personnel enset-nnt au rabais, afin de pouvoir faire la con-rrer.ee aux écoles officielles. ,cs communes sont averties qu'elles pourront oir des instituteurs libres à meilleur prix que lutre, grâce aux dispenses admises par le uvernement cl qui permettent de 11e pas yer le taux fixé par l'article. U. POULLET. Relisez la discussion de la loi 1895. U. MECHELYNCK. Mais c'est celle-là que, xpose en ce moment. ^ous n'avez évidemment pas révélé vos Initions et vous n'avez garde do les faire con-ître davantage aujourd'hui. Votre pensée se-'ite, c'est de faire pénétrer partout l'e>sei-ement. congréganiste sous le contrôle de l'auJ •ité ecclésiastique. (Très bien ! h gauche.)' itrc loi de 1895 a eu pour effet de déterminer situation honteuse, un nombre plus con-lérablo encore que par le passé d'instituteurs diplômés et a prix réduits. > principe de l'égalité des traitements n'est applicable non plus lorsqu'il s'agit d'insti-' oiu-s congréganisles. La conséquence en a ■ que les instituteurs religieux qui étaient, 1999, de 4,000 sont aujourd'hui au nombre 0,5001 • Vujourd'hui la dispense disparaît. Mais vous lintenez l'autorisation de payer aux instituas qui appartiennent aux congrégation» reli-'uses n'importe quelle somme. C'est ôvldem-int pruv-fT les communes à prendre, par in-"ôt, des instituteurs congréganistes oui traîneront pour les couvents. Cela ne vous ef-lie-t-il pas ! (Très bien ! a gauche.) Dans la brochure de Stépnane, cet aspect s choses est mis en vive lumière par des stituteurs Caïques oatholiques. On les piece ns 1 obligation de choisir entre rôle de Jet et la perspective de mourir de faim, Pt-ille législation prépare une nouvelle ruée nstituteurs congréganistes. iJourquoi les ap-lez-vous des « agents vivant en commun » 2 la n'est pas franc. • M. POULLET. C'est à cause des abus que ►us avons constaté dans les administrations rteliistes, à cause des chstinottons ocfolîes at toujours çntrt les instituteurs reltewjx ti - - X Irtmani'he 11 janvier 191^ 5 cenfinies Je nnméro 58me année - - N° 11

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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