Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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12 februari 1914
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s.n. 1914, 12 Februari. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 23 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/8w3804zz2d/
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JOURNAL DE GAND ABONNEMENTSi BELGIQUE : 15 francs pai an; 7-50 francs pour six mois; 4 francs pour trois moi?. Pov.' l'étranger, le port en tu», "— g-— rm REDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE, 8, GAND TÉLÉPHONE 666 ANNONCESi Voir le tari! au bas de la dernière page du journal. Le JOURNAL DE GAND commencera demain la publication en feuilleton d'un roman omviQnfKWLYlP.l. • HAUTE PEGRE lin v ■ ■■ ■ « ^ ii h l'n Notaire au Bagne La Boyarde DE Paul MAHALIN Jamais le fécond auteur de tant d romans palpitants, le dramaturge triomphant de LA BELLE LIMONADIERE, de LA REINE DE? GUEUX, etc., etc., ne fu' plus heureux que dans ce te œuvre-inuilrcssc HAUTE PÈGRE que tout le monde lira dans le JOURNAL DE GAND Lés ma Sociales LE PROJET SOCIALISTE Bientôt viendra en discussion devant la Chambre le projet d'assurances contre la maladie, la vieillesse et l'invalidité prématurée dû à l'initiative gouvernementale. On sait que deux contre-projets ont été déposés, l'un par M. Peclier, député libéral d'Anvers, l'autre par M. C. Huysmans nu nom de l'extréme-gauche. Xous avons déjà analysé les de<ux premiers projets. Il nous reste à examiner celui du groupe socialiste. Dans les développements de sa proposition, M. Huysmaais pose les trois principes suivants : 1. La pension de vieillesse doitt- être gratuite.2. La pension d'invalidité doit Aire basée s<ur la contribution du patronal et de l'Etat, h l'exclusion de celle de Ja classe ouvrière. 3. L'assurance-maladie doit être basée sur la triple cotisation de la clnsse ouvrière, du patronat et de l'îv'at. Pourquoi la pension do vieillesse doit-cllo être gratuite ? D'à,bord, explique M. lluysmnns, pour une raison de principe, de principe socialiste s'entend. «La classe capitaliste exproprie la classe ouvrière de la plus-value créée par les travailleurs. Il est donc juste et équitable qu'elle fasse une restitution à ceux qui ont créé la richesse publique. » Mais comme M. Huvsman.s se rend bien compte de ce qu'un toi argument no sera que médiocrement goûté par les représentants do la dn.c*e capitaliste au Parlement, il invoque encore d'autres raisons. 11 appelle a ta rescousse IJoyd George, disant à lia Qiambre des Communes, qu'en fait, même sous un régime de pension gratuite, l'ouvrier paye, car il a contribué par sa santé, par r^a forcc. par son habileté à créer In richesse de ki nation et .iH a donc payé d'av iuco sa cotisation a la ejaisse qui lui apurera une retraite pjur ses vieux jours. Kt pu#s, peut-on obliger les ouvriers à faire de.s versements pour Jta constitution d'une [fusion dont profitera seulement une infime minorité? En effet, 7<J pour mille de la population âgée de plus de 15 ans atteignent à peine l'Age de 05 ans ; 93 p. c. des travailleurs auront donc versé pour ces 7 p. c. de privilégiés. C'est ce qui faisait dire par certains socialistes français parlant d'un système de pensions basé sur 1a cotisation ouvrière, ce sont des " retraites pour les morts », expression oui fit forluue daus certains milieux. - F'oiltlln+/"»n jIm 7A.fMM/* 1 /1m fin** A A A Autre considération : 10 payêmefft d'un cotisation aura pour résultat de faire paye par les ouvriers de l'industrie une parti» notable des pensions de la population agri eoI«', Les statistiques prouvent, en effet que ki mortalité est deux ou trois foi) moindre à ut campagne que dans les mi lieux industriels. , D'autre part, dans les industries domi ciliaires et agricoles, les salaires sont telle ment bas que ceux dont la situation esl !u plus intéressante n'ont pas toujoun les ressources nécessaires pour se consti luer une pension décente. Que peut-on pré lever sur les salaires de 2 francs par joui des cordiers de Harnme, sur ceux des ou vrières dentellières, lingères, tricoteuses sur ceux des ouvriers agricoles ? M. Huysmans fait remarquer en pas sant. que c'était là autrefois l'opinion de* membres de la Droite. Seulement ceux-c s'en prévalaient contre l'assurance obliga luire et en faveur de la liberté subsidiée. Maintenant que le principe de l'obligatior est admis à peu près par tous, M. Huysnians leur retourne l'argument. Il faut souvenir que c'est de bonne guerre. A ceux qui prétendent que la pension gratuite blesserait la dignité des ouvriers, qu'elle développerait chez eux l'imprévoyance et la paresse, l'auteur du projet socialiste se demande pourquoi la dignité de la classe ouvrière serait plus chatouilleuse que celle de certains membres de la famille royale qui ont été gratifiés de fusions, que celle des fonctionnaires et des officiers- Il n'est pas exact de dire que 1 allocation d'une pension gratuite diminue la prévoyance. Au Danemark, où ce système est en vigueur depuis 181)1, les dépôts à la Caisse d'épargne — et principalement les petits versements — ont considérablement augmenté. En Angleterre et au Pays de Galle», le taux de la pension tend à éliminer la bienfaisance publique. Le nombre de secourus de plus de 70 ans a diminué dans la proportion de 69 p. c. depuis 1010. année où le projet de Lloyd George fut aPM.i Huysmans trouve injuste d'obliger les ouvriers gagnant des salaires de 2 a o francs par jour, d'effectuer (les versements [►our se constituer une pension de vieillesse, alors que l'on n'exige nen de semblable des fonctionnaires et des magistrat» (iui ne versent pas un centime et jouissent cependant de la gratuité. Enfin, dernier argument : Pourquoi imposer au patronat industriel une charge dont bénéficiera surtout l'agriculture . Maintenant, comment le projet socialiste justJfie-t-U la cotisation de t'Elut et celle d'U patronat en ce qui concerne la pe.ns.ion d'invalidité? . La cotisation de l'I.t it s explique par des raisons que M. Huysmans a deja fait valoir dans le chapitre de son expose des motus où il traite des pensions de vieillesse. Lite es! du re6le, admise par loul )o monde. Quant à ia cotisation un patronat, on la justifie en disant que I invalidité est un ris-que professionneil au mên titre que 1 usure d'une roue 011 d'une machine et dont la couverture incombe, par conséquent, a l'industriel. Enfin M. Huysmans expuse les raisons pour lesquelles le risque-maladie doit être couvert par la triple cotisation do 1 Etat, du patronat et de la classe ouvrière, ou plutôt il se borne à démontrer la légitimité ('e l'intervention ouvrière, estimant que tes arguments qu'il a développés en faveur de l'intervention de l'Etat, et du patronat en matière de pension de vieillesse et d invalidité sont encore valables dans le domaine de t'assurance-maladie. Ici. le risque n'est pas inhérent h l'exploitation d'une industrie.La maladie cAto'.e tous les IravaiUenirs, sans en excepter personne. C'est un devoir do p oya-nee pour l'ouvrier de n'assurer contre un danger qui le guette Ji chaque instant. Tels sont les prir :pes qui sont fi la base du projet socialiste. M Huysmans rend hommage, au cours de son travail, au D' Barnich, qui lui a prêté, dit-il, <1 l'assistance de sa collaboration intelligente et a bien voulu mettre sur p;ed la partie technique» de sa proposition, fl a renoncé h rédiger un texte législatif nouveau, nour ne pas compliquer les éludes préalables de ia Couim.ssion lies assurances sociales, et il a suivi, ' autant que (loss-blc. la formule transactionnelle de M. Pécher! Il a contresigné ce dernier projet à l'ire subsidiaire pour bien liiorquer combien il lui parais- M ■ sait supérieur h 1'é.bauche gouvernei 1:1er laie, tout en se réservant de défendre <h vant la Chambre sa propre conception. ECHOS I*a machine à naturaliser. Elle continue à fonctionner e vue de 1'a.pplication du projet eo l'aire de ce bon M. Pou Met. Qu'on en juge ! Le dernier feuilleton de naturalisalio: celui du lb janvier, contient, sur dl: h'uit demandes, plus de la moitié, dix, qt émanent d'instituteurs ou d'institutrices. Et parmi ccs dix il y a sept institutrice reigieusc s. . O ! Belgique, pays de Cocagne des nor nettes ! Autour du Parlemen EXCES DE ZELE M. Van Cauwelaert est une des i r atuies l« plus reluisantes des bons pères jésu.les. A < titre, il s'est fait gloke d'eflacer la pei-^onnaKl de Brifaufc. En leeourant au dérivatif d'abord. Pour su enchérir ensuite sur les procédés de La cassi rolo en chef, M. Brifaut. dénonçait, en clôtn à la incite semaine, au gr6 de la pitfjlh:ation t, son Bulletin ant maçonnique. M. Van Cauwelaert, lui. veut atteindra e bloc, frapper de suspicion tout le personnel ex lonial et assouvir les vengeances de la Congr. gation gênée dans ses tentatives d'accapari ment de l'empire africain. Cela ne fait pas précisément drôle et. dan cet interminable discours de taois heures. I député flamingant contribua, par respect de I couleur locale, sans doute, a engendier la îm ladie du soimnieil... Mais la Qiamhre s'anima quand, ramassan tous les misérables pot.ns qui, depuis des inoû traînent dan/s la basse presse, il mil en susp cion toute l'administration e-oloniale. M. Paul Hymens, très énervé, rappela va nement M. Schollaert a ses devoirs de prés dent, et M. Renkin, par trois ou quatre intei ruptioiiB sèches et tranchantes. n:nntia qu i n'était pas décidé à se laisser plus longlemp: circonvenir. La péroraison dé M. \'an Cauwelaert recueil lent les applaudissements discrets de MM. pbonse, Mendrîckx, du «boerke Van Hrussel» de M. Brifaut et du- député nègre Giclon. (".'est plutôt maigre. Mais il 11e faudrait pas s'illusionner sur lf portée de cet accueil glacial. Présentement la droite ne pardonne pas à M Van Cauwelaert ses amendements ullia-llaniiiî gants (jui faillirent mettre en échec 1p projet Poullet el qui -Jonnent encore à la majorité tan de tablature. Au fond le de pu lé anversois a dit brutalement 1 I/eusce sôïi * qje . . L'ju^'.i il i-ii p<i^ encore clérica isé ! Léopold 11 qui se préoccupait avant tout d melt.e en valeur ia merveilleuse affaire congi iaise. s intéressait médiocrement aux conviclioi religieuses et pol litpies de son personnel col mal ; il In recrutait uarmi les éléments les plu aventur ers et les plus audacieux de la boui t'eois c et ce n est pas précisément le parti c; iliohque. absorbé |»ar la digestion de ses frô! -ges qui pouvait lui foumir cette collaboration, en résulté que lorsqu'après l'annexion les e ricaux sont arrivés au Congo, ils y ont trou de nombreux agents coloniaux qui n'étaient 1 disposés a devenir leurs agents électoraux Inde irx. C est ttaile I histoire. M. Van Cauwelaert rf eu que le tort de dire toutes ces choses, avt cet excès <!o zèle que M. de Talleyrand jugea calamitcux. LE BUDGET DU TRAVAIL M. de Liedekerke, chargé de la rédaction d rapport sur le budget du ministère de l'indu trie et du travail, a lu ce document, mardi, 0 section centrale. Document très pâle où l'on ne souffle me des très grosses questions qui feront l'objet d la session spéciale consacrée ù la législalio. sociale. Rien d'étonnant, au surplus, M. de Liedc kerke est un bon danseur ; c'est pour cel; qu'on l'a chargé d'une besogne de calculaleui LA CHAMBRE Fin de la séanco du 10 février M. VAN CAUWELAERT. Vous n'avez donc ■•iiicun souvenir des articles qui ont paru dans l.r. Peuple! Mais M. Brunet a prétendu que les pères jésuites avaient réclamé pour leurs hommes l'exonération de l'impôt. Gjla n'est pas, mais ils ont demandé l'exemption de l'impôt établ sur les'fermes-chapelles — impôt établi contrairement a-ux volontés du ministre. M. ftENKlN. Cela est absolument inexac !- Je ne puis permettre que vouts généralisiez p reils reproches. M. VAN CAUWELAERT. Ce n'est pas à voi que s'adressent ces reproches. M. VANDcyRVELDE. Et a qui s'acLressent-ilî M. VAN C4UWELAE. I". Aux agents de mlonie qui nécessitent à tout instant l'inte vention du ministre. On a imposé des enl'an au-dessous de 14 ans... M. RENKIN. Cette erreur n'a été commi: n que par un seul foneti .maire. n M. VAN CAUWELAER'i. On s'est plaint f y vain. M. RENKIN. Mais non I L'agent en questic n'a été en service que deux mois. Et je n'ai p 1, intervenir que lorsque ceux qui avaient a 1 Plaindre m'ont saisi dm fait. ,j M. VAN CAUWELAERT. Lorsque les md s ion n aires se plaignent des dégâts commis pj les indigènes, les fonctionnaires stimule] s ceux-ci à avoir des exigences excessives. L< mèni-es ag :its ont poursuivi la disparition ,d< 1- postes a bois des jésuites, exceliemmenl ét; blis, alors qu'on en tolérait plus loin qui étaiei insalubres. Et l'on reconnu que les accusations porté* contre les fermes-chapelles n'étaient pas foi I dées. * M. MASSON. Ces attaques ne sont pas le fa de membres de la Chambre. M VAN CAUWELAERT. Vous oubliez ce qi vous avez c t vous-même. Or, ces attaques sor - sorties d'une enquête tendancieuse. { M. RENKIN. Faito par les anciens fonctioi ( naires. M. VAN CAUWELAERT. Nous parlerons c la mentalité des nouveaux fonctionnaires. (Ii lerru-ptio-ns violentes a gauche.") I Eu ce qui concerne les reprochas faits au missionnaires au sujet des 1. s chapelles, ministre a reconnu son erreur et il a adni 1 qurî c'était un système méritoire de civilisi y. lion. On a Cormé contre les jésuites un véritab! dossier secret. M RENKIN. Il n'y a jamais eu de dossi€ secret des jésuites ; c'est une légende, c M. TIBBAUT. Mais le ministre doit recor u naître ce qu'il a écrit dans un document, c'es u-diro que, depuis six ans, des reproches 01 été faits contre les missionnaires ; il y a don I un dossier et il est communiqué aux m agi; tratfl. M. RENKIN. Cela n'est pas. M. VANDERVELDE. Si ce que M. Tibbaut d est vrai, le ministre est incapable ou il esl 1 complice de la franc-maçonnerie. (Rires.) M. C. HUYSMANS. Et comme il n'est pa 1 incapable, il est notre complice. (Hilarité.) ; M. VAN CAUjWELAERT. Des rapports or été faits qui n ont pas été transmis aux je suites. Le substitut Leclercq a eu communicatioi , île ce dossier. M. HYMANS Laissez donc ces insinuation; M. VAN CAUWELAERT. Des insinuations C'est vous qui en lancez. (A gauche ; Qm Qui?) M. C. Huysmans. l'autre jour, à propo du Pèle Cambier... M. C. HUYSMANS. Je maintiens ce que j'e dit. M. VAN CAU|WELAERT. Je proteste conti des accusations ainsi lancées à la légère. Il fai être déformé .. M. C. HUYSMANS. Vous qui soutenez, les se Jetés du Bulletin antimaçonnique de M. Br: faut, vous nous avez attaqués. Vous qui souk liez cet individu... (Exclamations à droite.) M. BRIFAUT. Ces insultes dites par vous 0 par un portefaix ont juste la même valeur ! M. C. HUYSMANS. Monsieur le président je ne répondrai pas a la manière méprisée pa tous les honnêtes gens, do Belgique I (Appl. gauche ) M. VANDERVELDE. M. Brifaut a un mépri aristocratique pour les portefaix ! M. DEMBLON. Je constate qu'on insulte le ouvriers à droite l Vous méprisez les portefaix mais vous n'avez jamais porté le sac I M. GENDEBIEN. Ni vous non plus. M. VAN CAUWELAERT. Jamais on n'a vol lu communiquer les dossiers aux Jésuites ! M. MON VILLE. On nous refuse le doss-'er d désarroi ries chemins de fer. et vous voudrie: les dossiers pour les Jésuites 1 M. VAN CAUWELAERT. Vous voulez, un ois de plus, fane dérailler le débat' 11 1 générale.) L'orateur revient longuement sur les incident , 's fermes-chape h es, et proteste contre leur sur e.jsion pfxvposée par les fonctionnaires colc :iux. •1. RENKIN. Mais toutes ces questions sont ré es. , M. VAN CAUWELAERT. Un peu de bienveil •i y de la part des fonctionnaires les eût résc es sans l'inter vent-.on du ministre. M. Leclercq a agi avec un manque absolu d t vis-à-vis des missionnaires. Il s'était insta! • chez le chef apostat et polygame du villas# <elamat 011s à gauche.) M. FRANCK. Apostat et polygame I \1. HYMANS. Ce chef était officiellement coin ussionné par l'Etal lit le magistrat est un hon •te homme, et il n'est pas franc-maçon. M. FRANCK. Vous faites 1111 tort immense à 1; o.on e. Nous avons besoin d'encourager le dictionnaires, et vous jetez le désarroi parm ix. M. MASSON Et quel mal avons-nous dit de: issionnaires ? M VAN CAUWELAERT. Avons-nous, oui 01 uon, à exam.ner les agissements des agents co oniaux 1 ,t. M. MASSON. Eh bien I alors, nous demandox ;i- une enquête I (Cris à gauche : L'enquête.) M. MONVILLE. Vous nous apportez le dossii is des Jésuites. M. VAN CAUWELAERT. Je me documen ;? où il le faut. a M. VANDERVELDE. En présence des faits gi r. yes que vous apportez contre les fonctionnaire ts je vous invite à réclamer avec moi l'enquête qi je vous proposais en 1911. ;e M. HYMANS. Est-ce que vous croyez que voi faites une besogne patriotique en venant exhib< xi ici des vieilles histoires ? Vous faites, je vous eiis, de la mauvaise et de la méchante besogne n (Applaudissements à gauche.) u M. RENKIN. La vérité sur tous ces faits e 10 parfai'.emenl connue. Ils ont fait l'objet d'ei quête, et tout cela est réglé. 5. M VAN CAUWELAERT. Aussi je vais les faii Lr connaître à la gauche. Le devoir du magistn dont ie parlais avant d'être interrompu était d'à .s les chez les missionnaires, au lieu de les faii •s venir chez le chef noir. l- Le Pcre devra refuser de comparaître et it juge le condamnera aussitôt à une amende e 50 fr. ! Ce sont la des procédés déplorables, d !S sastreux pour notre action coloniale, i- M. MASSON. Est-ce qu'en Belgique on pei se refuser à comparaître devant le juge ? Lfc M. VAN CAUWELAERT. Le parquet, en Be gique, est autrement soucieux de l'honneur de q .nculpés. it Or, l'agent qui avait fait prévaloir la jusllc a été frappé de six peines, jusqu'à la révocal ui t- Il a fallu l'intervention du ministre et le retoi de lintéiessé en Belgique, pour iui faire rendt Q justice. i- Et le cas du R. P. De Meulemesler, il n'esl pr de missionnaire plus méritant et nul n'a été pu x calomnié. e Je dis que de tels faits de la part des fonctioi s naires sont de la véritable inconscience, t- Nous en arrivons au cas du Père Cambier. M. HYMANS. Le magistrat que vous allez a e laquer doit comparaître devant le tribunal d'aj pel de Borna. J'ai protesté, il y a quinze jour; r jo proteste encore contre des procédés que j qualifie de déplorables. i- M. VAN CAUWELAERT. J'expose des faits qi t- --ni été discutés publiquement et sur lesquels 1 t ministre s'est expliqué. c M. HYMANS. C'est honteux ! La Chambre es un dépotoir. C'est un procédé jésu tique. (Vie lentes interruptions. M. le président martel: son pupitre.) 11 M. VAN CAUWELAERT. Toute l'altitude d 3 l'opposition n'a qu'une raison, c'est de ni'enipi cher d'établir des faits qui sont incontestable: 5 fout ce que je dis est connu. Les fa ts ont ét produits ici sous la responsabilité du ministr t hr-meme. Quand le magistrat s'est atlaqué au Père Can ber, celui-ci n'en était pas informé. Durant ui 1 111 'is 011 a conservé au secret les deux person nés qui l'accusaient et c'est l'intervention du Pè re Cambier qui a obligé le magistrat à lever 1 1 secret On a commis une véritable infamie. • ? M. HYMANS. Qu'en savez-vous ? (Nouvelle s interruptions.) M. VAN CAUWELAERT. On pouvait agir ave i prudence et discrétion. M. MASSON. Mais un non-lieu est inlerveni e Que voulez-vous de plus ? t M. VANDERVELDE. Quand les socialiste disent un mot de la magistrature, on les raj pelle à l'ordre ; ici on jeut impunément all« quer un magistrat I M. PONCELET. Il s'agit d'un cas partiel lier ! (Exclamations à gauche.) j M. VAN CAUWELAERT. Quand on voit toi ce que les magistrats mettent en œuvre pou couvrir les agents civils, nous constatons un r profonde différence. i M. DEMBLON. Allez faire une ncuvaine Saint-Potin I (Rires à l'extrême-gauche.) s M. FRANCK. C'est accuser toute la magistrr turc congolaise de faire des différences suivan s la qualité des prévenus. t M. RENKIN. Je vous demande qui vous ac cusez ? J'ai le droit de le savoir ! M. VAN CAUWELAERT. .Te vais vous le dire M. HYMANS, Voire discours est une suit de potins et ele ragots indignes de la Chambre 1 Si demain on dit que votre magistrature es : une magistrature de classe et de parti, vou, n'aurez pas le droit de protester! M. 1 IbBAUT. Les magistrats n'ont pas un mentalité coloniale l M VAN CAUWELAERT. Vous avez un 5 étrange mentalité ! (Exclamations à gauche.) Alors que vous ne cessez de dire (pie noln justice est une justice ele parti, et nous ne pour rions signaler le cas des magistrats punis d chef de faits commis par eux. Le magistrat qui a instruit contre le Pcn Devos n'esl plus au Congo, en raison mêmi de ces faits. M. C. HUYSMANS. Eh bien ! alors de que vous plaigirz-vous ? M. FRANCK. Voilà un fait* Et les autres ? M. VAN CALi W ilLAERT. Ces faits mor.fron que ceiln:ns fonctionnaires rnannuonf de l'es prit colonial. La gravité des faits gîL dan: la multiplicité eles interventions rendues n<5 cessaires eV.i ministr? des colonies. Si la colonie est perdue, ce sera par le fonc { tionnarisirc, i'oçe le dire. - M. REN'K I. Ce langage est injuste, ei j< proteste. (Très h en I sur plusieurs bancs.1 M. VAN CAUWELAKRl'. Comme député ji j puis plus dire qu'un ministr?. M. RENKIN De telles par les dé. iralisen , Ps fonctionnaires, voilà la vérité. ! M. VAX C UJWELAERi. Il y a d excellent: fonctionnaires. ks M. RENKIN. Je déplore ce langage, qui tend à attaquer tous nos fonctionnaires ! >r M- VAN CAUWELAERT. Je ne les attaque pas tous je élis que la proportion de ceux dont Le il faïut se plaindre est trop grande. (Exclamations à gauche Bruit prolongé. Colloques.) i- Nous, catholiques, nous pouvons dire que s, nous avons donné à la colonie le meilleur de ie nous-mêmes, en lin elonnant les missionnaires. M. HYMANS. Vous n'avez rien tonné du is tout que la suspicion. c M. VAN CAUWELAERT. S'il plaît un jour à le nies enfants d'aller comme missionnaires au ! Congo, ils iront. Que l'on inculque h nos jeunes gens l'initia->t t.ive, afin que la colonie ne soit plus un re-i- fuge pour ceux qui ont subi les orages de la vie. •e M. HYMANS. Ah I vraiment, vous faites eie it la jolie réclame à la colonie 1 1- M. VAN CAUW ELAERT. Que ceux là aillent e relever le prestige national. Quant ù nous, nous sommes prêts à donner l'appui de notre le vote p^ur tout ce qui sera nécessaire à la co-e tonie. Nous serons unanimes à soutenir le gou-4. vernement. M. HYMANS. Pas da cabotinage 1 Assez de it comédie ! M. VAN CAUWELAERT Si la colonie devait) 1- se perdre, la Belgique rétrograderait devant las s nations. Pour qu elle reste vivante evt progressive, il nous faut les missions ; il faut la paix e aux missionnaires ! (MM. Henderickx. Van den Perre, Van Brussel et de Pélichy applau-r drlssent.) e M. DEL VAUX. Jamais on n'aura fait phis grand tort à la colonie I (Très bien l sur plu-' s sieurs bancs.) s La Chambre reprendra la discussion mardi prochain. L. Demain mercredi, fin du débat scolaire et discussion de la loi sur la ( tles habitations ouvrières. La séance est levée à 5 heures, e r --i e (Séance du 11 février) ii La séance est ouverte ù 2 heures, soué e la présidcince eie M. SCHOLLAERT. H ,t ' "»LE PROJET SCOLAIRE ^ '• Chambre adopte sans discussion les e nrlic.eo ô'u, 31, li'i et 31, avec un aineneie* ment du gouvernement disant que les amé-e lioratie.ils de traitement -des instituteurs seront appliquées rétroactivement au 1er j; janvier 1914. e Le second vole est fixé à mercredi. LA SOCIKTE NATIONALE * D'HABITATIONS A DON MARCHE La Chambre aborde la discussion du pro- - jet créant celle Société. 3 M. MOY ERSOEN développe longuement s le projet. c ~ 1 ' Dans les Balkans ; COUPS DE FEU SUR UN NAVIRE ITALIEN? Rome, 11. — l.o Gionialc d'ttalia publie une dépêche <|.e Brindl-i. disant, qu'un navire marchand italien, dans la Iravvsée de Vallona, à I Santi-Quaranta. a essuyé dc.s coups de feu ti-r rés de la côte albana se. » à I fcJ ranger i PETITE CUHOXIQUR D'ALLEMAGNE LES CONTRIBUABLES FRAUi^ouù UiJilEN- NEN1' UNE AMNlSt'lE Gii.M^i.ALr. — LtS AGENTS DE POLICL BERLINOIS' Li M. VON JAGOV — LE NOUVEL HAôii DE c COUR. • L'iniiiôt d'un milliard de mail; puur couvrir ' les frais det> i.ôuvçjles foimutxuiis niiniuiivs, un 5 impôt sur le revenu et ,->ui la loriuue, a été accompagné d'une loi ace uiani u i pan.on e néral poui tous tes cuiilnbuanlvS qui u'avaienl pas déclaré leurs re\cnus connue i exigeait lu G loi. Pour uulaut qu'on puisse en jugvr, cette nios-ix a eu un plein succès. II.j uhvj., nombre de contribuables te sont décidés" a piôliler du pardon générai pour déclarer plus ou moins 1 . exacienient leurs revenus, el il en ressort que la torlune publique en Prusse est de beaucoup ; supérieure a ce epie l'on savait. D'énormes for-5 tunes étaient souslrailes à 1 obligation de l'impôt sur la fortune et sur les revenus et en de 1 rares occasions seulement le lise parvenait à sais.r les fraudeurs, car il ne peut, hors êtes cas . absolu 1 ont évidents, ordonner u.ue enquête spéciale. ' l'onoiiiit l'année écoulée, 2.U50 procès pour détournements fiscaux ont été internés par l'ad-1111 n - : ation, soit 456 de plus que 1 année précédente.Dana 2,441 cas, les gouvernements ont édicté . des amendes pour les sommés fraudées, en tout pour près d'un million de mark. Dans 1,877 cas, les amendes ont été payées immédiatement, sans protestation, soit pour une somme do GoU^U mark ; dans 2'Jo eus, leo intéressés ont exigé une procédure judiciaire, dont 43 cas ont abouii a ues acauitteinents. - » Le Bouchon de Cristal ® PAR Maurice LEBLANC .. : — J'ai à te parîer, VorengJade. .Au même instant. Daubrecq. qui avj réussi à passer, surgissait, el s'écria — Monsieur Yorpnglade, j'ai reçu vot lettre. Je suis fr votre disposition. VorengWide regarda los deux homm* reconnut Praêviiiïe, reconnut Dauhrecq, sourit : — Ah ! oh ! il parait que mon retour élr attendu! avec impatience. De quoi do».ic s' pit-il ? D'une certaine canrespcœdance n'e: ee pas ? - Mais oui... mais ou«... irétponcKrc l«s deux honm es. empressés autour de lu — Trop tard, déclnra-t-il. — Hein ? Quoi ? Qu'est-ce que vous < tes ? * ; — Je dis <7" elle est vendue. 1 — Vendue ! mais ii qui ? — A irionsovir, répliqua 'N'orraiglade. i désignant sen romr:ignon de voyage, Wonsteur q.:i a jugé, que l'a/faire val! l'en un petil dérangement, et qui est vei Gu-devanl. de moi iusqu'à Amiens, k moi-w.euf &e<!. w vwillart 4 fié de fourrures, et cout3>é sur u.:e caiine, salua. — G'esit Lupin, pensa Prasvilie, il esl hors de doute que c'est Lupin. Jit il jeta un wuip d'œil du cûfé des in» pecteu-rs, prul à les a,rpcler. Mais le monsieur ùgv expliqua : — Oui, il 111'a semblé quo celte correspondance méritai! quelques heures de chemin de fer, et la dépense de deux billets tî'alki g et retour. ■* — Deux billets 1 — Un pour moi, et le second pour un de mes amis. — Un de vos amis '? — Oui. l'I nous a quittés il y a quelques minuties, et, par les couloirs,' il ji gagné l'avant du train. Il était très pressé. Pirasville comprit ; Lupin avait eu la précaution d'emmener «n complice, et ce complice emportait la correspondance. Dé-TT cidémcnl la partie ét a M penrae. Lupin le-» nait la proie solidement II n'y avait qu'à s'incliner et a subir les conditions du vain-re queu-r. — Soit, monsieur, dit-il. Quand l'Iirn'e ?- sera venue, nois nous vei-rons. A bleuet tô1. Dnr.lireeq, tu entendras pn.r*-?.r de moi. Kt H ajouta, entraînant Vorenglade : ut _ Quant 4 toi, Vorenglado, tù joues là a" un jeux dangereux :t- — Et pourauoi donc, mon Dieu? fit l'ancien député. !1;' TI-s s'en allèrent tous les deux. Daubrecq ii- n'avait p*- d't u-n mot, et il restait immobile. oomnie cloué au sol. li- Le mon=!-e:r Agé s'approcha de lui et . murmura : — Dis donc, Dauibrecq. il faut te réveiller, mon vieux... Ije chloroforme, neut- :n être ?... .1 Daubrecq serra les poings et poussa un nt grognement sourd. tu —Ah ! fit le monsieur âgé... je vois que tu me reconnais... Alors tu te rappelles * «itrtvue, U y a styêieufs m'M imvi je suis ven.u te deinandieir. dans ta maisc doi square Lamartine, ton appui ©n favei de G»iil»bert ? Je t'ai dit ce jour-là : « Bc los arme«. Sqaivc Gilbert, ©t ie te lais-tranefuilJe. Sinon je te prends la liste d( vingt-sept, et tu es ficlm. » Eh bien, crx>:6 que tu es fichu. Voilé, oe que c'est qi de ne pas s'einteiKlre avec ce bon rnonsiei Lupin. On eçit sûr ubi jour ou l'autre d' perdre jusqu'à sa clieniise ! Enfin, que cel te serve de leçon. » Ali ! ton portefeuille que j'oubliiais eie l rendit. Excaisc-nioi si tu le tiouves u.11 pe ailég'é. Il y avait dedans, oulre un no:ni)i respeotoble de bid'Iels, le reçu du gard* nieubl«6 où fu as mis en d>épôt le nie>biiliiic d'Enghiten que lu m'avais repris. J'ai cr devoir t epargnier la peine de le dégage toi-même.A l'henre qu'il est,ce do.rt être fai » Non, rue me remercie pas. Il n'y a pa de quoi. Adieu, Daubrecq. Et tu as be^ji d'un louis ou deaix pour l'acheter un aulr bouchon de caraie, je suis ià. Adieu, Dai becq. Il s'éloigna. Il n'avait pas fait cinquante pas qu-s 1 bruit d'une délonalion retentit. Il se retourna. Daubrecq s'étaiil fait sauter la cet^e-'Ie. — De projundis ! murmura Lupin, qi enleva son chaire au Un mois plius lard. G;j)>crl, dont la pei n avaii'l été e-onimuce en ce'.'ie des travau forcés à perpétuité, s évadât de !'!!« de Ht la vc:le même du jour où on devait l'en barepior pouir la Guyane. Etrange évasion, dont les moin-d: d<! taiJs elenieurenl inexplicables, el qui, ai tant que le. coup de fusil du boulevard Arc go, contribua au prestige d'Arsène Lupii — Somme toute, me dit Lupin, a.pr^ m'avoir raconté les diverses phases d l'histoire, somme toute, aucune entrepris ne m'a donné plus de mol, ne m'a coût #us d'«(f«rts qui «Us n que nous appellerons, si vous vou ez bien il' « I.c bourlwn de cristal, ou comme quoi i, s ne /au! jamais perdre courage ». e » En dou/.e heures, de six heures du ma s tin à six heures du soir, j'ai réparé siJ e mois de malchances, d'erreu-rs, de tâtonne e men/ts et die défaites. Ces douze heures-là, r je les compte certes parmi les plus belltc; y et les plus glorieuses de ma vie. a — Et Giibert, qu'esMl devenu ? — 1.1 cultive ses terres, au fond de l'Ai e gérie, sous son vrai nom, sous son seui u nom d'Antoine Mergy. Il a épousé une An e glaise, et ils ont u-n fils qu'il a voulu appe-i- 1er Arstae. Je reçois souvent de lui de bon r nés 1-eltrcs enjouées el affectueuses. Tenez, u encore une aujourd'hui. Lisez : « Patron, r si vous saviez ce que c'est bon d'être uo [. honnête homme, de se lever Le matin ave< s une longue journée de travail devant soi. ;1 et de se coucher ta soir harassé de fatigue e Mais, vous le savez, n'est-ce l'as ? Arsène .. Lupin a sa manière d'être un honnête homme. manière u-n lieu spéciale, pas très ca-Italique. Mais bah! au jugement dernier, le livre de ses bonnes actions sera tellement rempli qu'on passera l'éponge sur le reste. Je tous aime bien, patron n !,e brave enfant, ajouta Lupin, tout pensif. — lût Mme Mergy ? — Elle demeure avec son fils, ainsi que son petit Jacques. — Vous l'avez revue ? — Je ne lai pas revue. — Tiens ! I.upin hésita quelques secondes, pois i' me dit en souriant : — Mon cher a"-i, Je vais vous révéler un secret qui va m* couvrir de ridicule à vr-yeux. Mais vwa savez que j'ai toujours été sentimental corrrw» un coUégien, "et naît s comme une oie blanche. Eh bien ! le soir a où je suis revenu . rs Clarisse Mergv. et e où je lui ai annoncé les nouvelles do la o journée — dont une partie, d'aHieurs, lui t* watt deux çlwa^j, pi-ofondcrrient. D'abord, que j'éprouvais ^ pour cile un sentiment beaucoup p!us vif que je ne croyais ; ensuite et | «• contre, qu'elle éprouvait, pour moi, un sentiment qui n'était dénué ni de mépris, ni do rancune, ni même d'une certaine aversion. — Bah ! Et pourquoi donc ? — Pourquoi ? Parce que Clarisse Mergy est une très honnête teminme, et que je ne suis... qu'Arsène Lupin. — Ah ! — Mon Dieu, oui, bandit sympathique, cambrioleur romanesque et chevaleresque, pas mauvais diable au fond... tout ce'que vous voudrez... N'empêche que, pour une femme vraiment honnôle. de caractère droit et de nature équilibrée, je ne suis... quoi... qu'une simpie fripouille. Je compris que la blessure était plus aiguë qu'il ne l'avouait, et je lui dis : — Aiors. comme ça, vous 1'..vez aimée? — Je crois même, dit-il d'un ton i lilleur, que je l'ai demandée en mariage. N' est-ce pas ? je venais de sauver son fils... Alors... je m'imaginais... Quelle douche!... cela a jeté un froid entre nous... Depuis... — Mais depuis, vous l'avez oubliée? — Oh ! certes. Mais combien diffici'e-ment ! El pour mettre entre elle r-t moi une barrière infranchissable, je me suis marié. — Allons donc ! vous êtes marié, vous, Lupin ? — Tout ce qu'il y a de plus marié, et le plus légitimement du monde. Un dos plus grands noms de France. Fille unique... Fortune colossale... Comment! vou« ne e-nn naissez pas celle aventure là ? : v - ' pourtant la peine d'èlre comme. Et sans p us tarder, Lunin, qn: était en veine de confidences, se nr'i à r-n rwint-r l'histoire de son mariage avec de Sarzeau-Vend ' re, [ nccs?" de Hor.r-bon-Condé. aujourd'hui sœur " r>- \u-guste, humble relifiTUse cl«Uré« OU C9U-mi Osuuwîa.iaq-vv Mais, dès les premiers mots, il s'arrêta, comme si tout-à-coup son récit ne i'eûtplus Intéressé, et il demeura songeur. — Qu'est-ce que vous avez, Lupin ? — Moi ? Rien. — Mais si... Et puis, tenez, voilà que vous souriez... C'est la cachette de Daubrecq, son œil de verre, nui vous fait rire 1 — Ma foi, non. — En ce cas ? — Rien, je vous dis... rien qu'un souvenir...— Un souvenir agréable ? — Oui... oui... délicieux môme. C'était la nuit, au large de 1 Ile de Ré, sur la har-que de pêche où Clarisse et moi nous emmenions Gilbert... Nous étions seuls, tous les deux, à l'arrière du bateau... Et je me rappelle... J'ai parié... j'ai dit des mois et des mots' encore... tout ce que j'avais sur le coeur... Et puis... elpuis. ce fut le si'en-ee, le silence qui trouble et qui dé rme... — Elh bien ? — Eh bien! je vous jure que la femme que j'ai serrée contre moi... nh ! pas longtemps, que'ques secondes... N'importe! je vous jure Dieu que ce n6ta.it pas seulement une mère reconnaissante, ni une amie qui se laisse attendrir, mais une femme aussi uneMemme tremblante el bouleversée ' Il I - -ana : ht qui s'enfuyait le lendemain, pour ne plus me revoir. H se tut de nouveau. Puis il murmura : — Clarisse... Clarisse... le jour où je serai las et désabusé, j'irai vous r^'rouvrr. là-bas. dans 'a petite maison la petite maison blanche... où vnu<T m' tendez. Clarisse... où je su:s *f>r r m'attendez... ' ' ,V.w m Jeudi 12 février 1914 5 centimes le numéro 58me année — N° 43

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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