Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 18 April. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 22 mei 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/6m3319tg0v/
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JO URNAL DE GAND abonnements '• RÉDACTION & ADMINISTRATION ; ANNONCES1 BULOIOnB: 15 franc par an; 7-50 francs pour «ix moi»! 4 fruics pour troii moi» 3, RUE DE FLANDRE, 8. GAND _ , . . .. . .. , , .. . , B2L Pour rétranger, U port en sum TÉLÉPHONE 665 Tolr le Unf au bw de U dernière page du Journal. Le Canada en 1535 ut/Sa sC propose diriger un monument . U mwnoire 4e Champlain. Tandis que tous {-journaux relatent l'événement, H peut «je ïliirtil et intéressant de feuilleter les prenne-«•iKs de l'histoire de cette terre, surnoni-■«. la Nouvelle-France. Elles se composent « manuscrit déposé au cabinet des .titres et £é en vieux français : Bnef el suçante nar-3 de la navigation la,ctc es ysles de Caw-ÏÏ Hoche M « cl Saguenaj et aultres. avec par. i.Jitrcs meurs, tangaige cl ccrimonies des hallalis d'icellcs. lo, l délectable <i veoir. , ' journal de bord du second voyage au r,1.1,11 effectué par le capitaine Jacques Cartier. 1,20 avril 153», il était parti, pour la première lois de Saint-Malo, avec deux navires de soi- 'ol'tpvnïier"voyage réussit. Le hardi Malouin ramena même en Europe plusieurs sauvages, Hurons qui connurent Paris quelque deux cents ars avant l'Ingénu de M. de Voltaire. Le mercredi 19 niai 1535, trois navires quittaient <Je nouveau le port de Saint-Malo à destination 'les terres de Canada : la Grande-Hermine, sous les ordres de Jacques Cartier, capitaine général de l'expédition avec Thomas Sros-inond pour second ; la Petite-Hermine, commandé par le capitaine Maco Jalobert, et YEmeril-lon, par le capitaine Guillaume 1-e Breton. Délectable, en effet, le journal du voyage de 'ces hardis aventuriers de la mer, plein de bravoure, d'audace et d'étonnements. Les indigènes voulurent d'abord s'opposer a la pénétration du capitaine breton. Ils employèrent un moyen naif pour inspirer la terreur: le chef, Donnacona, déguisa trois hommes en diables, avec d^s corne» «longues comme le bras», des vêtements de ^eaux de chien noires et bte.nc.nes et un usage barbouillé de noir. Mais ces personnages assurèrent en vain, de la part du dieu Gudragny, à Jacques Cartier et à ses compagn. ;s qu'ils périraient par le froid, au milieu des glaces et des neiges. les Bretons répondirent aux sauvages que leur dieu Cudragny «n'était qu'un sot et qu'il ne «avait ce qu'il disait ». Et l'expédition s'engagea dans la rivière, remontant jusqu'à Hocfielaga. Jacques Cartier consignait ses observations. Voici l'une des plus curieuses. Il s'agit de la première pipe et du tabac : « Les indigènes ont aussi une herbe de q-uoi il font grand amas l'été durant et en usent de la laçon qui s'ensuit: ils .la font sécher au soleil et, la portent à leur col 'en une petite peau de bête, avec un cornet de pierre ou de bois. Puis, à toute heure, font pou-.rire de la dite herbe et la mettent en l'i:n des bonis du du cornet. Puis mettent un charbon do feu dessus et sucent par l'autre bout, tant ■qu'ils s'emplissent le corps do fumée; tellement qu'elle teur sort par la bouche et les narines comme par un tuyau de cheminée... Nous avons éprouvé la dite fumée, apros laquelle avoir mis dedans notre bouche, semble y avoir mis de la poudre de poivre, tant elle est chaude. » les Canadiens étaient /m ce temps-là, d'après celte relation de voyage, «hommes, femmes, enfants, plus durs que nêtes au froid». Ils venaient chaque jour, entièrement nus, sur la neige et la glace, visiter les navires des Européens. Et Cartier ajoute : « Qui est chose forte à noire de qui ne l'a vue. » I! ramenait do France deux sauvages partis volontairement de leur pays.. Lors du débarquement des Européens, qui rev 'liaient pour la seconde fois, les indigènes s'enfuirent. Mais les deux naturels, appelés T :igno* gny et dom Agaya, se firent reconnaître de leurs compa-priotes. Tous les Ganadoris alors de danser et de témoigner leur joie. Us apportèrent des anguilles et autres poissons, du blé, des melons. Le lendemain, le seigneur de Canada. Donnacona, vint, accompagné de douze barques. Il eut une entrevue avec Taignoagny et dom Agaya. "Et lui commencèrent à conter ce qu'ils avaient vu en France, et le bon traitement qui leur avait été fait. Par quoy fut Donnacona fort joyeux et piia notre capitaine de lui bailler ses bras pour les baiser. • Ouel dut être le récit de ces deux sauvages à leurs compagnons? Cartier ne le reproduit malheureusement pas. Mais il consigne, par la suite, des faii> tendant à prouver l'ingratitude des deux indigènes, mieux instruits que leurs compatriotes de la valeur des choses. Jacques Cartier trafiquait. Il avait une petite pacotille, «pâtenô-très» (chapelets) et autres menues chose* qu'il échangeait probablement contre les produits du pays, c Niais, ccrit-il naïvement, nous aperçûmes que les deux méchants que nous avions apportés disaient aux indigènes et leur donnaient & entendre que ce que nous leur baillions ne ^aiait rien; et qu'ils auraient haches et couteaux en échange, aussi bien. » Mais de plus graves tribulations vinrent inquiéter les explorateurs au milieu de leurs quartiers d'hiver. Au mois de décembre, une mala. (lie contagieuse et inconnue éclata parmi les indignes. Ln dépit des précautions prises, malgré a défense faite aux habitants du sol de pénétrer dans les retranchements, l'épidémie gagna W Français. Voici le passage du journal qui dépeint leurs angoisses et leums douleurs : « Leur oemeuraieut les jambes grosses et enflées et. los nerfs retirés et noircis comme charbon. Puis montait la dite maladie aux hanches, cuisses, épates, bras, cou. La bouche s'infectait, pour-Ii£i>ar l<& fiôncivfis, que^toute la. chair. on tom " i baUTiïsqTi'à la racine (les aents. îesqueUIS Wffi- j baient presque toutes. » Sur cent dix hommes , de l'expédition, cinquante étaient morts. Dix d<»- | meui aient encore sains. Cartier, pour tAcher de j se rendre compte de la nature du mal, fit pratiquer l'autopsie du cadavre. « Et, dit-il. fut trouvé qu'il avait le cœur blanc et flétri, le poumon noirci et mortifié. * "} Il ne resta bientôt plus que trois hommes complètement sains. Aimi l'expédition, décimée. demeurait, dans ce fort, au milieu des sauvages, sur une terre mal connue, loin, si loin de l'Europe. Le vaillant capitaine usa d'un stratagème à la manièra des anciens Grecs, pour imposer le respect aux naturels. Il fit sortir les trois hommes valides, qui flânèrent devant les fossés. Lui-même se jeta sur eux. feignit de les bousculer, de tes réprimander, de les ramener pour un travail urgent. En même temps, dans l'intérieur du fort, les malades menaient grand tapage <i l'aide de pierres et de bâtons. '1 out ce bruit imitait, paraît-il, les coups qui retentissent sur un chantier de construction. I/es trois hommes valides f suraient trois paresseux dérobant à une besogne considérable. U-s Canadiens ne soupçonnèrent point la catastrophe. Néanmoins, il fallait enfin leur demander des remèdes. Ils indiqueront la manière de fabriquer une décoction de feuilles et dVcorces de l'arbuste appelé épinette blanche. Et tous les Européens malades retrouvèrent la santé, après avoir absorbé quelques rasades de ce breuvage. Celte maladie, inconnue des Bretons, c'était le scorbut. Au printemps, le capitaine, libéré de ce pénibîo hivernage, résolut de mettre à la voile pour l'Europe. Il ne lui restait plus assez d'hommes pour constituer trois équipages. Il dut abandonner un de ses navires. Il a été le-trouvé, dans la vas?, le 2«i septembre 1843. par les habitants de Québec. Un fragment do ce bâtiment est déposé au musée de Saint-Malo. Ix> G mai 1536. les deux autres vaisseaux leva ont. l'ancre. Et la relation, pittoresque jusqu'à la fin. se termine ainsi, à la manière d'un sermon : « Avec beau temps, avons navigué par ta mer. tellement que le 16e jour de juillet 1330 sommes arrives au havre fie Saint-Malo. â la grâce du Créateur. Lequel prions, faisant fin â notre navigation, nous donner sa grâce et paradis à la fin. Amen. » * Tels sont les principaux épisodes de ce hardi voyage, tenté, avec «les bâtiments de faible tonnage, sur des mers inconnues. RENE LE CŒUR ECHOS Cn enseignement politique. Les pédagogues cathodiques sont parvenus à réaliser cet te chose qui semble, â première vue, inconce-able : confessionnaliser « tout » l'enseigne-nent, jusque et y compris les éléments de alcui, le système des poids et mesures, 'hygiène et la géographie. Cela parait absur.be ? Lisez le discours e M. Goblet d'Alviella. Comment «'y prend-on, par exemple, wmr confessionnaliser l'arithmétique élé-nenl-iire ? C'est fort simple. Ouvrez le ma-tuel de M. T- Pérée, en usage dans les :coles congréganistes d'Anvers. On y trouve des «énoncés de problèmes du genre de :elui-ci : « Combien de jours par année sommes-tous tenus: a) d'entendre la messe; b) de le pas manger de viande ? » S'agit-i' de l'hygiène, et veut-on enseigner, de cléricale façon, les propriétés de eau potable ? On dira sérieusement, dans îe cas, avec le Tjeesboek de M. Tiren, en Isa^e dans les écoles bien-pensantes : "L'eau Cst la meilleure des boissons. Uathusalem ne buvait que de l'eau et il 'écut 069 ans. » Quant à la géographie, on verra, par cet ixtrnit d'un livre classique, publié en fla-nand par M. Keylen, professeur â l'école tormale de Malines, on verra que cette icience elle-même est devenue matière h iropagande électorale : "Depuis 188i-, aucun impôt n'a été créé, li augmenté (il s'agit, bien entendu, de la Belgique), dit NT. Tleylen : par contre, quel-(ues-uns ont été supprimés ou diminués. » Les Belges jouissent d'une aisance re-ative : c'est en .partie grAce aux divers mi-tistères catholiques qui se sont succédés ln Belgique. »Les productions agricoles augmentent, "'est. une preuve du progrès de l'agricul-« ire tombée en décadence avant le 10 juin ;S8i. Ce progrès est dit h l'action persis-nnte du gouvernement. » Voilé ce qu'on apprend aux élèves des Irolcs libres. On comprend que les catho-iques ne veulent pas entendre parler d'une Imposition de loi qui soumettrait leurs éta-•lissements d'enseignement à l'inspection le l'Etat. Géants préhistoriques. On vient de découvrir, en Grande-Bretagne, ù Dysarf, dans le comté -de Louth, mois squelettes hu-! nains d'une taille gigantesque. Le crâne le l'uni d'eux, très bien conservé, mesure i ;5 centimètres du sommet, de la tête au nenton, <H les os des jambes sont d'un vo- [ unie et d'une longueur exceptionnels. On estime que ces géants, qui vécurent r ! y a plusieurs milliers d'années, avaient » rois mètres do haut.. ww La liberté n'a pas de prix, mais j les Américains, gens pratiques, la trouvent trop coûteuse. Il s'agit ! de la célèbre statue de Bartholdi fjui, depuis 1<SS0, se dresse h l'entrée du ' port de New-York. Une Commission du Conseil municipal ( de cette ville lui reproche de ne servir à rien, d'encombrer le port et d'exiger cinquante mille francs par an de frais d'en- ; (retien et de réparations. Recouverte de < minces fetiilles de cuivre, l'eau de mer la < réduit peu à peu à l'état d'écumoire. Le Colosse de Rhodes n'a vécu que cinquante-six ans : la Liberté éclairant le monde at-teii. dra-t-elle cet ûg : ? i Humour anglais. — Je dois vous dire q^e je nr j payerai ce costume qu'à la fit i d'avril. — Cela n'a pas d'importance, monsieur ; — Et quand pourrai-je venir essayer? — Le lr>r Propos liâbres et varies A L'HOPITAL Le roi de Suéde a été malade. Le pauvre homme! Mais cela arrive à tout le monde; la garde qui veille aux barrières du Louvre n'arrêta jamais coryza en route vers les augustes narines d'un Louis quelconque. Or. mailade, le roi de Suède n'avait qu'un*: chose à faire : s'aller coucher, tel le charbonnier du coin ou le commissionnaire d< la gare, et ainsi fit-il. Certes, je ne pense pas que le pauvre homme le plus dolent et le plus pauvre souhaite aux grands de la terre la colique miserere ou la cirrhose du foie. Dans le1-misères quotidiennes où il croupit, il s'étonne que tant de douleurs s'abattent sur som toit en ruines, tandis que tous les parfums de l'opulence soulèvent les boucles blondes et molles do son voisin le grand seigneur — à moins qu'il ne soit chauve. Il s'étonne et subit, lédhant, au moral, son intarissable plaie, mais il n'ira jamais — !i moins que déséquilibré — jusqu'à imaginer que pour adoucir son malheur personnel il doive désirer le malheur de l'autre. Si pourtant sans qu'il l'ait désiré. l'Autre, îe roi, le pontife, le seigneur connaît la peine et la souffrance, il éprouvera à constater l'égalité des plus hauts et des plus bas sous le niveau, par exemple, du mal aux àents, un sentiment de général aplatissement. d'abdication totale, d'humiliation îniversellement consentie qui aura son iinère et endormante douceur. Un Suédois a pu se dire l'autre jour : <J'ai mal au ventre et le roi aussi». Ce n'est pas une consolation, c'est la constatation d'un fait d'où ressort l'inutilité îe la. plainte. Mais, d'ordinaire, quand un roi a mal au ✓entre, il n'en est pas moins entouré d'un aompeux décor de larbins dorés et de mé-ïicfistres arclii-déeorés. Les diplomates lui lisent que cc n'est, rien, les prêtres lui assurent que le Très-Haut, veille sur lui et sous ses fenêtres la musique militaire joue m sourdine des valses lentes. Ali 1 certes, le monarque n'en est pas jilus vite guéri, mais le pauvre homme — qui a fnal au ventre à son tour, comme un roi, peut se demander si toute cette mise en scène n'est pas une injuste consolation. Or, malade, le roi de Suède a été se faire opérer à l'hôpital comme tout le monde et n'importe qui, viril comme un maçon, courageux comme un charretier, dans le sinistre décor des murs antiseptiques peints au ripolin. Ah ! que ceux qui ont passé par là penseront donc avec plus de"cordialité au pauvre homme, le roi, qui n'a pas même déposé sa couronne sur la table de nuit. BOBBY AU SÉNAT i-in iir ta seancc au m ru ru M. VIi\(iK ajoute: La tactique suivit' par le parti catholique est liés simple: le renforcement du pouvoir cen-1 al au détriment du pouvoir communal, en matière d'enseignement ! (Très bien ! à gauche.) L'autonomie provinciale a été de même sacrifiée. Pour l octroi des subsides, la province est forcée par le pouvoir central d'assister des l-eoies adoplables dont elle n'a pas pu contrôler la valeur. M. POULLET intervient pour observer que le gouvernement a voulu sauvegarder les droits des ouvriers qui doivent pouvoir envoyer leurs enfants dans tes écoles calliouc^s auxquelles la province ne peut refuser son appui. M. VINCK, après avoir rappelé les deux régimes sous lesquels sont placés les instituteurs des écoles libres et ceux de> écoles officielles, termine en faisant appel à la modération et à l'esprit de conciliation de ses adversaires. Pourquoi faut-il que nous ne parlions d'apaisement que dans des circonstances pénibles, aux jours de deuil? Pourquoi faut-il que vous oubliez le.s effets désastreux de l'intransigeance, quand nous vous disions que vous allez diviser le pays en deux catégories de citoyens, séparés à tout jamais par des sentiments de haine 1 (Très bien ! à gauche.) M. POULLET. Le projet qui nous occupe a fait l'objet de différentes critiques de la part de l'opposition ; des critiques sur des points fondamentaux e| sur des points d'application: durée de l'obligation scolaire, sanctions, modalités de l'octroi de» subsides. Le reproche qui nous touche le plus est celui d'intransigeance. La loi actuelle n'a fait, que s'inspirer d'une situation de fait. L'enseignement communal n'a pas été atteint par la loi de 1895. M. SPEYER. M. Flechet a cité des chiffres qui tendent à prouver le contraire. M. POULLET. Pourquoi faut-il que nous devions toujours répéter la même chose? On se plaît h dire que dans le pays flamand l'enseignement communal n'existe pas. C'est faux ! D'ailleurs, nous n'avons pas contrarié l'enseignement public, qui a continué à se développer normalement. En 1884. il y avait 8.205 classes. en 1890. 8.581 : en 1900. 9.936. avec, 480.000 élèves, et en 1911. 11.961 classes, avec 514,000 élèves. Il n'est donc pas exact d'affirmer que les lois que nous avons fait voter aient été néfastes à l'enseignement communal. M. DE LAXXOY. De telle sorte que le nombre des Ronnof. et des Garnier a augmenté ! M. POULLET. Il n'y a jamais aucun journal belge qui ait pris la* responsabilité de cette ineptie ! M. DELANNOY. Et le Sifflet ? M. RUZETTE. Jamais on n'a attaqué les éco-ks communales. M. POULLET. I o nombre de? écoles communales diminue d'année en année. Il n'y en a plus que 178. Fréquemment interrompu par la gauche, le ministre des sciences et des arts déclare, aux applaudissements de la droite, que c'est, le vieux principe de 1879 qid reparaît. En réalité, ce, nue vous voulez, cc n'est pas le développement i-» l'enseignement communal, c'est le renforcement de renseignement communal au détriment, de l'enseignement libre. Nous avons reçu de toutes parts des marques d'encouragement, et notamment de ta part des instituteurs qui considèrent le projet actuel comme assurant un progrès considérable au système d'intervention de l'Etat. Le ministre justifie l'égalité de traitement pour les écoles adoptables et pour les écoles officielles. Vous êtes, dit M. Poullet, incurablement sectaires. (Exclamations et rires à gauche.) Vous ne voulez pas reconnaître que la loi consacre ces deux grands principes : l'obligation scolaire et la gratuité généralisée. Tons les partis politiques sont d'accord sur l'obligation de l'Instruction publique, mais ils ne veulent pas de l'école obligatoire. Comment ne comprenez-vous pas nue si nous n'accordions pas des subsides égaux, des traitements égaux, indirectement vous forcez les enfants à suivre les cours des écoles communales. (Très bien! à droite.) 11 semblait nue vous auriez pu, lorsque vous parlez de justice et. de tolérance, vous écrier: -< Nous demandons pour nous ries écoles neutres. mais nous vous accordons que pour les milliers d'enfants catholiques, vous ayez droit aux écoles confessionnelles que réclament les mandataires de notre parti. (Appl. à droite.) 0\s droits que nous défendons comme cl-loyeris belges, nous les défendrons fermement. Commrnt ! Vous nous feriez ce marchandage de subsides et vous nous diriez : « Vous aurez des subsides pour vos écoles confessionnelles, mais à condition que ces écoles confessionnelles, réclamées par les catholiques se soumettent â la neutralité scolaire dont nous ne voulons pas.» Mon ! cela ne sera pas. (Appl. à droite.) M. COLLE AUX. Vous nous reprochez de ne pas vous faire de concession, mais vous avez déclaré d'avance que vous voterez contre tous les amendements que nous vous proposerons. Ni. POULLET expose les obligations faites aux instituteurs des écoles adoptables. Les garanties nécessaires pour l'octroi des subsides sont stipulées dans la loi. de telle sorte que l^s pères de famille aient tous leurs apaisements. Le local, le programme de l'enseignement, la direction de l'école, l'éducation morale et physique des élèves, etc.. sont, soumis fi l'examen, du nouysrnenwnt. Ctiaaue classe. do'J. être inspectée annuellement. Chaque annee, la direct ion de l'école fournit h l'inspecteur un rap- J port sur le fonctionnement de l'école. L Un colloqm s'engage entre lo ministre et M. Lekeu au sujet de la liste des manuels en usage dans les écoles adoptables. j. M. LEKEU. Nous retenons de cet incident que le contrôle des manuels scolaires est refusé <\ au Parlement. $ M. POULLET. Pardon ! Qu'il n'y ait pas de r confusion ! Je suis responsable si l'article 6 r n'est pas respecté. C'est à vous, qui suspectez (j le gouvernement, de prouver que Particle 6 est violé. (Applaudissements à droite.) [i M. Poullet, montre les avantages des dispositions de l'article 7. Quand on dit que la loi est r une loi d'inégalités, il ne faut pas seulement r tenir compte des subsides complémentaires. Il a faut aussi envisager les subsides résultant de 0 l'article 7. » , M. SPEYER. Mais vous confondez les subsides de l'Etat, ceux de la province et ceux des communes ! , M. POULLET. Pas du tout. Il est faux de dire que,pour les subsi es complémentaires. les écoles adoplables aient été s.vsléniuLquenient favorisées. Pour les écoles '■•inuiiunal is, il > aura 1 million S04,000 francs, [an s (j::e pour les écoles ad pt;;bles. il y aura <«3,000 francs. La vérité n'est pas que nous ayons fait une [ anivre seclaiiv. La vérité est, suivant la parolt d<» M. Woeste, qu'avec la loi nouvelle les écoles adoptables et tes écoles libres ne seront pas nuses sur le même pied, mais il y aura pour les écoles adoptables un peu plus d'égalité, un 1 peu plus de justice. (Longs applaudissements f a droite. Les sénateurs catholiques viennent féliciter le ministre.) M. LEKEU. Voilà la petite comédie habituelle ! M. ORBAN DE XIVRY. Vous pourriez égale-nient féliciter M. le ministre. 1 M. LEKEU. Je n'en ai garde. C'est la procès- r s:on des coffres-forts reconnaissants I M. IIALLET. Et moi, je le félicite. 11 est d'un ^ aplomb étonnant. M. BRUXARD (de Nivelles) s gnale le grand nombre d illettrés que l'on peut ei >re consta- 1 ter en Belgique. MM. \ IX'CK et BRUXABD combattent succès- ' sivement le principe de la loi en discussion. La séance est levée à 0 heures. ' I La séance est ouverte à 2 1/4 h., sous la { présidence de M. DE FAVEREAU. M. LIBIOULLE, par motion d'ordre, 1 rend hommage aux victimes de l'incendie f l du charbonnage de Trieu-Kaisin. Il émet 1 le vœu que le gouvernement vienne en t aide aux ouvriers contraints de chômer , pendant plusieurs mois. < M. LEKEU demande que le gouverne- t ment majore le crédit du fonds de chôma- 1 ; ge et montre que l'accident de Gilly doit [ attirer l'attention du législateur sur les ^ » conditions particulièrement dangereuses du : travail dans les mines. : M. HUBERT expose les circonstances dans lesquelles l'accident s'est produit. De [ même^ qu'à Strépy-Bracquegnies, les ouvriers trouveront à s'employer dans d'au- , très charbonnages où la main d'œuvre i ; manque. i = M. DE ROO. Les familles des victimes 1 1 seront secourues par la caisse de secours 1 1 <ui faveur des victimes des accidents du ! j travail. ( ; Le Sénat reprend alors la discussion de la loi scolaire. > M. HALLET continuant son discours, constate que la loi a été faite beaucoup trop rapidement. Il signale toute une série ' d'imperfections et d'imprécisions que oon-lient le texte. Au lieu de faire une loi insti- , tuant l'instruction obligatoire avec, comme seul objectif, le désir d'y faire participer le plus grarîd nombre d'enfants possible, on s'est borné à faire une loi qui permet lait d'assurer dos subsides aux écoles confessionnelles et l'on y a ajouté, après coup, des dispositions pour faire croire que 1 le seul objectif était l'instruction obligatoire. t i s Autour du Pailement LE NOUVEAU SENATEUR' M. Hubert Brunard, le successeur au Séna! du regretté M. Sam Wiener, a prêté seraient jeudi. Il est, au physique, l'opposé de son prédécesseur. Autant M. Wiener était robuste, vigoureux, haut en couleur, autant M. Brunard paraît chétif et malingre. Mais cette débilité appareille cache une très grande énergie et une combativité extraordinaire. Depuis quatorze ans. M. Brunard est séna 'eur suppléant et comme tel il participa à ton tes les luttes des libéraux unis dv; la capitale "Membre très écoulé du barreau, il est au le conseil juridique de l'Union syndicale Chambre de commerce de Bruxelles. M. Brunard a publié de nombreuses élu de législation comparée et un travail très d< menté sur la réforme des tarifs téléphonique C'ait aussi un anticlérical très décidé. ! ——s«— . Il fit pari ie du Comité du monumôht Fei > et il siège encore activement au Comité de Ligue Belge des Droits de l'Homme. L'ATTENTAT SCOLAIRE AU SENAT On a remarqué la corn, .'aisance avec laqueii jeudi dernier, M. de Favêreau, président du S nat. offrait â l'orateur d'opposition, M. Halle d'interrompre son discouis et do 1e reprendi â la séance de vendredi alors que l'heure régie mentairo de la clôture n'était pas arrivée. Cet! prévenance contrastait avec l'attitude de 1 droit1 qui, pas plus lard qu'avant-hier, voulais obliger l'orateur do l'opposition à dépasser cett heure. Nous croyons savoir que les droitiers se son-' réunis à nouveau jeudi et qu'ils ont décide d-réclamer la clôture de la discussion général-aujourd'h .i vendredi. Il reste cependant quinz orateurs inscrits, parmi le quels sept catlioli mes. Si la majorité nersisle dans cette inter lion d'étranglement, on peut s'attendre â de vives protestations et à de non moins vifs in---cidents do séance. ■ i n i à l'Etranger L'IMBROGLIO ME' GAIN LES PROJETS FUTURS DE LA MAISON E \CIlb New-York, 17. — On commence à soupçonner que les projets de la Maison Blanche sont' beau coup plus vastes qu'on ne l'avait cru jusqu'ici, et que le gouvernement américain profitera di» l'occasion que lui a fournie sottement le dictateur Huerta pour régler définitivement ta question américaine de la même façon qu'il régla la question cubaine lors de la dernière insurrection qui renversa lo président Estrada-Pal-rna. En effet, s'il ne s'agissait que de donnei une leçon à Huerta, aurait-il été nécessaire d'en voyer aux eaux mexicaines la flotte de l'Atlantique, alors qu'on avait déjà trois cuirassés à Tampico et sept autres navires de guerre a Ve-ra-Cruz?Qu'auraient pu faire, ci l:e , ■;.es forces, les quelques canonnières qui composent loule lu marine de guerre du Mexique? L'envoi de la flotte de l'Atlantique n'aurait don été qu'un prétexte pour envoyer en même temps la fork armée yankee capable de marcher, au besoin, sur Mexico, et de s'en emparer d'autant plus facilement que la plupart des forces encore fidè les au dictateur ont été envoyées au Nord poui essayer d'arrêter les progrès inquiétants de Car ranza et de Pancho Villa. D'autre part,.-le pré- ' t Wilson ayant don né des preuves de son désir de conserver 1? paix, et ne s'élant décidé à agir- énergiquemeir qu'en présence d'une insulte qu'aucune natior ne saurait tolérer, il est évident qu'il aura der r èro lu,, sur ce point, tous les Américains sani distinction de partis, quelque er-v-s que puis sent être les mesures nu'i! ^ - -ndre i l'avenir LA FRANCE El I.' MISE AU POIX ■ Londres, -,17. — Au sujet des bruits sensation nels qu'on fait courir à propos du voyage dei souverains anglais à Paris et. de la prochaine entrevue de M. Doumergue avec sir Edward Grey. lé Morning Posl, généralement fort bien renseigné sur les affaires extérieures, a publié un article de fond, sous lo titre «The Royal Visit to Paris», lequel est une véritable mise au point. «Nous ne prévoyons pas, dit le grand journal conservateur, que la visite du roi apporte la moindre modification dans la politique anglaise ou dans la politique française (Any modification of english or of french policy). » Ce que notre confrère croit.et sur ce point tous les journaux britanniques sont d'accord, c'est que cette visite contribuera à resserrer les liens qui unissent les deux pays et à faire disparaître, d'un commun accord, certains malentendus qui obscurcissent encore l'horizon de l'Europe au point de vue international. i. . PETITE CHRONIQUE D'ALLEMAGNE Ln pudeur officielle c»i Allemagne. — Un couple impudique de danseurs de tango. — La saisie d'un-tableau de Feuerbacb. Un négociant du nom ce Gustave Mandel comparaissait devant un tribunal berlino;s, ac-'eusé d'avoir colporté des images impudiques. Sur l'ordre du Parquet, la police avait saisi, en décembre dernier, dans plusieurs papeteries i berlinoises, des cartes-postales illustrées repré-| sentant un couple de danseurs de tango. Le cavalier était en habit, tandis que la dame portail une toilette de bal décolletée. Le procureur du roi. comme preuve de l'impudicité de la toilette de la danseuse, a donné au tribunal tes détails suivants: «Rien que la toilette do bal sur les cartes incriminées est telle qu'elle ne couvre pas de façon pudique le c rps de la danseuse : au contraire, elle fait ressortir de façon piquante les charmes de ce co»ps féminin. Le décollelage est tel qu'il ne peut répondre à la réalité ; nu contraire, il est de nature à augmenter encore l'indécence de la reproduction. En outre.' \a position des deux danseurs, l'un vis-à-vis de l'autre, éveille la sensation que te couple se trouve sous l'empire de pensées à des actes de nature des plus intimes!» Le défenseur a protesté contre cet exposé des molifs au moins «tiré par les cheveux» pour construire un cas d'attentat à la morale publique. Si le ministère public exige une toilette de bal cachant les charmes de la femme, il de-i mande jctuelque. chose d'iniD0.35ible. Pour être Routtleron du Journal de Gand LA VOLEUSE DE BONHEUR grand roman dramatique * P AR 3 LEON SA.Z1 JEJ <7'r PREMIERE PARTIS ' V. "'«JVr*, Le Martyre de Lucienne docteur, appelé Cînt {ois, parut enfin. ^ hit Elme qu'il aperçut le premier, voyant dans quel état de surexcitation 88 trouvait le b'e.ssé, il voulut se fâcher. — Mais c'ett la mort que tous chercher, «piracit voulez-vous que je puisse vo-us opérer dans ces conditions ? "vous avez une fièvre épouvantable I C'est, possible docteur... mais mon opé-ratiori importe peu i>our le moment-•• .Sau-Ve* d'abord ma femme, et ma fière tombe- ™ aussitôt. < > Le docteur alors s'approcha de madame de Caussiei. Jous ses soins elle reprit enfin ses sens. premières paroles furent : ~7 Lucfenne !.. Où est Lucienne? Ln silencel général suivit cette question. yW répondre en effet ? Marthe reprit ; zj . —. . ■ -— Je veux voir Luciennc... Je veux la voir à toute force. Elle se leva vivement, quitta le canapé sur lequel, jusque-là, elle était étendue. Avant qu'on eût pu la retenir, el'e s'élança vers la porte en appelant : — Lucienne, Lucienne! Viens... C'est moi, c'est moi qui dois partir ! Elme, avec stupeur, entendit ses paro- — Que dit-elle ? fit-il. Que dit-elle ? Et il eut l'atroce vision de la folie subite ayant frappé la jeune femme. Mais on avait rattrapé Marthe. On la ramena au canapé, bien qu'elle se débattît. — Non I laissez-moi... Je ne veux pas que Lucienne soit chassée... Je ne veux pas que Lucienne soit punie... Je ne veux pas... Laissez-moi partir. Elme se tourna désespéré vers le docteur.-—Folle? interrogea-t-il. Le docteur, pendant ce temps, avait vivement ouvert va trousse que portait son aide. — Rassurez-vous, dit-il à l'officier de marine, c? n'est rien... sairexcitation des nerfs. Nous allons calmer ça ! Tl avait débouché un flacon de chloroforme dont il répandit quelques gouttes du contenu sur un linge. Pendant qu'on maintenait la jeune femme sur le canapé, il lui appliqua le linge chloroformé sur îe visage. Marthe se débattit encore un peu, puis sous l'influence du narcotique dont l'effet fut presque immédiat, elle demeura inerte, plongée dans un profond sommeil. — Vous pouvez maintenant la porter sur son lit et la coucher, dit le dodeur aux domestiques. Elle dormira ainsi paisiblement quatre ou cinq heures. Se tournant vers l'of^Qier <ie — CTest pius qu'il ne nous faut pour vous r< tirer d'affaire à votre tour. g On emporta avec mille précautions la dormeuse.Puis le docteur, son aide, Elme et Ar- d mand passèrent- dans une chambre amé- n nagée à lu hâte, où devait se faire l'opération.— Je vais, mon cher malade, — dit le , médecin à Elme — vous envoyer retrou-ver madame de Caussiel, dans le pays des rêves. — Vous voulez nVendormir ? , — C'est indispensable. — Ne pouvez-vous m'opérer comme ça ?... — Non ! non, jamais de la vie. I — Je suis assez courageux, docteur, je i supporte assez bien la douleur, vous le voyez du reste. ( — Parbleu, j'en suis stupéfait... Faire f ce que vous faites, vous trémousser comme un homme valide, avec une balle toute j fraîche dans le corps, il faut èlrc un marir ' comme vous pour être debout... — Alors, continuons comme ça. — Impossible... L'opération est assez longue, très délicate... Je suis plus tranquille et je travaille mieux sur l'inerte... 1 Ecoutez-moi... c Le docteur lut sans doute dans son re- s gard car il dit en souriant : — Oui !... oui !... c'est entendu... je f vous promets <_1e vous réveiller en même * temps que madame de Caussiel. ' Alors Elme tout à fait rassuré serra la main de son beau-frère, du docteur, qui £ allait lui labourer les chairs, et se laissa t appliquer sur le visage l'éponge de chloroforme!... f ...L'opération réussit admirablement. * Fort heureusement la plaie était plus grave en apparence qu'en réalité. t La balle avait labouré les chairs et était venue se loger au-dessus du poumon, mais t imitant daaa tes muscles st Isa ç*. ( rois graisseuses, sans entamer aucun organe. ^ Elme devait bientôt être guéri. Son énergie, son courage, sa nature ardente ne pouvaient d'ailleurs pas lui permettre de rester au lit... — Surtout, docteur — avait-il bien re-omniandé — faites un pansement qui me permette de vaquer à mes occupations comme si rien ne me gênait. Pour tout le monde on trouva une expli-•ation quelconque de maladresse, un sim-,>.e acciderîl. C'était la version officielle, dont d'ailleurs personne ne fut dupe. Naturellement, lu nouvelle du drame se répandit dans Paris comme une traînée de poudre. Les amis, par curiosité plus que par attachement, vinrent déposer leur carte chez de Magne y et de Caussiel. Un voulait savoir quelq-ue clio-sc de plus-Mais les portes demeuraient absolument closes et les domestiques stylés ne répondaient rien, ne parlaient que du prétendu accident. Ni Elme, ni Armand, au demeurant, n'étaient en état de recevoir des visites, d'entendre et de tenir de 'banales conversations.La disparition cle Lucienne les préoccupait suffisamment. A la Préfecture de police, malgré toutes les recherches, on ne savait encore rien. Le commissaire du quartier n'avait signalé auc'un accident dans son administration.Madame de Magney, donc, ne s'était fait aucun mal en sautant de voiture ou bien elle avait trouvé un asile inconnu. Le champ était ouvert à toutes les hypothèses.Ce fut le marquis et la marquise qui trouvèrent encore le moyou d'aggraver litutUon twidue,. Le capitaine avait tenu à faire prévenir ses parents de ce qui s'était passé dans te soirée après le départ de chez lui. Lo marquis et la marquise avaient l'habitude do ne se lever qu'à dix heures du matin. Pour rion au monde, ils n'auraient rompu avec cette habitude, po,ur rien, sauf pour aller à l'Elysée ou h Versailles assister- au petit lever du roi. Comme il n'y avait pas de roi... pas de petit lever, par conséquent, las deux nobles personnages demeuraient au lit dans leur indifférente et égoïste paresse. Cependant, quand on leur disait que leur gendre était blessé, que leur fiille Marthe était très malade, le marquis et la marquise de Magney se décidèrent à faire tout de mémo quelque chose. — Allons les voir, dit le marquis. La marquise soupira : — Ah ! les enfants nous donnent bian du mal. Et tranquillement, sans plus se presser, elle trempa son pain beurré dans la tasse de chocotet crémeux qu'on venait de lui apporter. A chaque bouchée, tout en passant sa langue de vieille chaite sur ses lèvres aussi minces que gourmandes, elle geignait : — Mon Dieu!... que voilà du dérangement ! — Oh! oui!... appuya le marquis. Dérangement... c'était tout, ce que ces deux vieux maniaques redoutaient... un dérangement quelconque, une modification dams leurs habitudes, dans leur routine.Comment l'existence de leur fils était compromise, son honneur à terre, son bonheur on morceaux... ils ne voyaient, eux, qu'une déplorable cause de dérangement ! L«ur fille Marthe avait passé la nuit en Droit 4 tivfo fuxier.l» pas encore débarrassée, on Craignait pour sa raison... Eux avaient dormi comme de coutume... Ils avaient la migraine quand leiur nombre d'heures de sommeil leur manquait. Et la migraine les rendait maussades. Leur gendre avait été blessé d'un coup de feu par leur fils, qui avait essayé, dans sa rage de tuer Lucienne..., il y avait en somme un assassinat..., et eux cherchaient à ne pas avoir la migraine. Bons parents!... excellents ancêtres I.., :< — Nous avons d'ailleurs eu notre part d'émotion — déclarait le marquis. En voilà assei. . — Nous ne sommes plus d'âge à être secoués de cettt façon. — C'est évident. Les émotions dont parlait la marquise d'où provenaient-elles Elles provenaient, ces émotions, qu'on aurait cru colossales, tout simplement de la garde de Simone. Quanl le capitaine revint après sa poursuite infructueuse, qu'il crut que sa femme lui échappa't. il résolut aussitôt pour terminer cette douloureuse affaire de mettre en dehors de l'influence de sa mère l'enfant Simone,qui seule pouvait lui donner les éclaircissements, les renseignements dort il avait besoin. — Habillez rapidement l'enfant dit-il à la gouvernante anglaise — vous ferez vous-même votre malle en y mettant vos effets, ceux de Simone, comme pour un voyage. — Long ? — questionna l'Anglaise. — Assez long... 011 vous expédiera ee qui n'aura pu trouver plaoe dans votre mnlle. — Bien, monsieur... quand devons-nous (ire prêtes '! — Immédiatement, ts- Très bien, . . . , "" - ~ ~ C* ""Y*f _ r Samedi 18 avril î 91 'i 5 centimes le numéro 58me année N° 108

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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