Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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21 september 1915
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s.n. 1915, 21 September. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 20 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/w08w95440z/
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JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : K El) ACTION & ADMINISTRATION : ANNONCES: BELGIQUE : M (r. par an ; \ fr. pour six mois ; S fr. pour trois mois CAND — 3, RUE DE FLANDRE, 3 — CAND Pour l'étranger, le port en sus TÉLÉPHONÉ 665 Voir ,e taril au bas de ,a dernière PaËe du iollrnaI- Avis officiels de l'autorité allemande ARRÊTÉ S 1. Les arrêtés des 3'novembre 1914 (Bulle-lin officiel des lois et arrêtés p. 28 à 31) et 28 novembre 1914 (Bull-tin officiel des lois et arrêtés p. 58), concernant l'interdiction d'effectuer des payements destinés au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, à la France, la Russie et la Finlande, sont modifiés en ce que les articles 2, 6 et 7 de l'arrêté du 3 novembre 1914 sont remplacés par les articles suivants : Art. 2. « |usqu'à nouvel ordre, il sera sursis, à partir du 31 juillet 1914, à l'exécution de tous les engagements déjà contractés ou qui seront contractés au profit de toute personne morale ou physique domiciliée ou résidant dans des pays indiqués 'à l'article l"r. Si ces engagements doivent être exécutés après le 31 juillet 1914, le sursis entrera en vigueur le jour désigné pour l'exécution. Pendant la durée du sursis, le cours des intérêts dont ces engagements seraient productifs, est arrêté. Sont réputées nulles et non avenues, toutes les conséquences légales ou contractuelles que la non-exécution des engagements susdits auraient pu entraîner pendant la période comprise entre le 31 juillet 1914 et la date de l'entrée en vigueur du présent ! arrêté. « L'interdiction de payer et le sursis sont également opposables à tout cessionnaire des engagements précités, à moins que la cession n'ait eu lieu avant le 31 juillet 1914 ou, si le cessionnaire a son domicile ou sa résidence en Allemagne ou dans le territoire oc-supé de la Belgique, que la cession ne lui ait été faite avant l'entrée en vigueur du présent arrêté. Quiconque, à la suite de l'exécution d'un engagement, est en droit de réclamer une contre-prestation est considéré comme cessionnaire ». Art. 6. i Quiconque, sciemment, contrevient à la prescription de l'article 1" ou tente d'y contrevenir sera passible soit d'une peine d'emprisonnement de 3 ans au plus et d'une amende pouvant aller jusqu'à 50.000 marks, soit d'une de ces peines à l'exclusion de l'autre. Les infractions seront jugées par les tribunaux militaires ». Art. 7. « 11 appartient au Commissaire général des banques en Belgique d'autoriser des ;xcep!ionS à l'interdiction prévue par l'article I"1 ». S 2. Le. présent arrêté entrera en vigueur le jour de sa publication ; dans les cas où il autorise comme pénalité l'application d'une amende ou d'une peine d'emprisonnement (donc à l'exclusion des cas oû seule une peine d'emprisonnement est applicable), il aura effet rétroactif pour toutes les infractions déjà commises mais non encore jugées. Bruxelles, le 12 août 1915. Der Generalgouverneur in Belgien, Freiherr von Bissing, GeneraloËerst. L'arrêté ci-devant est mis en vigeur pour le rayon de l'étape de la 4'"" armée par rapport aux ordonnances du 22 juillet 1915 (Bulletin officiel des arrêtés pour le rayon de l'étape de la 4"'" armée page 4-7). A. H. QU., le 11 septembre 1915. Der Oberbefehlshaber, Herzog Albrecht von Wurttemberg. LA <;ui;iuii; ; Sur ie front occidental t Communiqués olliciels allemands W. T. B\ Berlin, 18 septembre (midi). -Nos aviateurs ont attaqué des navires ennemis devant Dunkerque. Un contre-torpilleur a été atteint. Sur le front, la situation n'a pas changé. Les Français ont essayé en vain de repren- j dre le morceau de tranchée que nous leur avons enlevé près de Perthes. Berlin, 19 septembre. (Midi). Au sud-est de Bray (à la Somme) une explosion très étendue a réussi dans et derrière la position ennemie. Les Français ont subi de's pertes sanglantes dans les combats s'y rat- 1 tachant et favorables pour nous. Nous avons ; fait quelques prisonniers. Tout près à l'ouest < des Argonnes, nous avons fait sauter des I sections ennemies par 1e feu de notre artil- i brie infligeant des pertes considérables à i'ennemi. Le feu d'artillerie continue sur 1 une grande partie du front. Communiqués olliciels français < W. T. B. Paris, 17 septembre (après-midi). En Artois, entre Angres et Sou-chez et au sud d'Arras nos batteries, en réponse au feu de l'ennemi ont violemment canonné les travaux et les ravitaillements ennemis.Entre la Somme et l'Aisne on signale des fusillades de tranchée à tranchée, ainsi qu'une certaine activité de l'artillerie lourde ennemie, à laquelle nous avons énergique-merit riposté. Dans la région de Sapigneul et entre l'Aisne et l'Argonne, la lutte d'artillerie et de bombes s'est poursuivie pendant une partie de la nuit. W. T. B. Paris, 17 septembre (soir). Entre Angres et Souchez et dans le secteur de Neuville, lutte à coups de bombes et de grenades, aux têtes de sapes, et tirs efficaces de nos batteries sur les ouvrages ennemis au sud d'Arras. Activité toujours grande des deux artilleries dans la région de Roye. On signale des combats à la grenade et des feux de mous-queierie nourris de tranchées à tranchées au confluent de la .Vesle et de l'Aisne, jusqu'au canal de l'Aisne à la Marne, et canonnade très- vigoureuse pendant la plus grande partie de la journée entre l'Aisne et l'Argonne, dans le ravin de la Fontaine-aux-Charmes et aux , Courtes-Chausjées. Notre artillerie de divers calibres et nos canons de tranchées ont répondu aux feux de l'ennemi et endommagé en plusieurs points ses positions. En Woevre septentrionale et sur le front de Lorraine, nos batteries ont également exécuté des tirs. Dans les Vosges, bombardement de l'Hih senfirst et de la côte 425. Paris, 18 septembre (après-midi). Nuit mouvementée en Artois, dans le secteur Neuville-Roclincourt, devant Roye et sur le plateau de Quennevières. Rafales fréquentes d'artillerie de divers calibres; lutte de bombes et fusillades, mais sans engagement d'infanterie. Dans la région de Berry-au-Bac, en Champagne, autour de Perthes et entre l'Aisne et l'Argonne canonnades toujours vives. Paris, 18 sepiembre (soir). Dans la région de Lombaertzyde, action réciproque des engins de tranchées. En Artois, l'activité de l'artillerie se poursuit de part et d'autre, particulièrement dans le secieur Neuville-Roclincourt. Dans la région de Roye, lutte e grenades et fusillade accompagnées de luelques actions d'artillerie. Dans la vallée de la Miette, au nord de 3^rry-au-Bac, nous avons enlevé un petit losle ennemi. En Champagne, en réponse à in bombardement par l'ennemi de la région lu camp de Châlons, nous avons violem-nent caonné les bivouacs ennemis. A l'est h Chaillon (au nord-est de Saint-Mihiel), m ballon captif ennemi a été abaitu. Devant ît-Mihiel, notre artillerie a coupé le grand lont, un pont de bajeaux et trois passerel-es. Dans les Vosges, canonnade au Ban-de-iapt et au Violu. Sur le front oriental Communiqués officiels allemands W. T. B. Berlin, 18 sepiembre. Ar-nées du maréchal von Hindenburg. Près de îcntok, nous avons repoussé des attaques :nnemies. Notre offensive contre la tête de rcnt de Dunabourg se poursuit; nous avons ;ris plusieurs positions avancées. Près de OCilna, nous continuons à progresser. Entre a Wilia et le Niemen, nous avons forcé le :ront"russe à plusieurs endroits. Depuis ce naiin, l'ennemi bat en retraite. Il a laissé 26 jfriciers, 5,380 soldats et 16 mitrailleuses en îc.re pouvoir. Notre aile droite et les ar-nses du maréchal prince Léopold de Bavière ont fait passer des forces importantes ;ur la rive est de la Szczara. L'ennemi commence à reculer. Armées du général feldmaréchal von Mac-censen. Dans la région de Telechany, Logi-schin et au sud-est de Pinsk, nous concluons à repousser les Russes. Le nombre' 3es prisonniers et le butin capturés en poursuivant l'ennemi, dans la direction de Pinsk, s; sont élevés à 21 officiers, 2.5C0 soldais et 3 mitrailleuses. Théâtre de la guerre du Sud-Est. Les Russes battent en retraite devant les troupes allemandes. Après avoir terminé le dénombrement de notre butin de Nowo-Geor-?ie\vsk,nous arrivons aux résultats suivants: 1,640 canons, 23,219 fusils, 103 mitrailleuses, 160,000 projectiles d'artillerie,7,098,000 cartouches. Le nombre des canons capturés a Kovvno est à présent de 1,301. Berlin, 19 septembre. Groupe d'armée' lu général feldmaréchal von Hindenburg. L'attaque encerclante du lieutenant-général von Eichhorn contre Wilna a obtenu un succès complet. Notre aile gauche a atteint Mo-Icdoczno-Smorzon et Wo'rnjany. Des tenta lives de l'ennemi pour déborder avec des forces considérables rassemblées en hâte, ont complètement échoué. Par le mouvement d'encerclement progressant sans cesse et l'aitaque vigoureuse simultanée des armées des généraux von Scholtz et von Gallwitz contre le front de l'ennemi, l'adversaire a été forcé, hier, à une retraite des plus accélérée sur tout le front. La ville de Wilna, fortement retranchée, tomba en nos mains. L'ennemi est poursuivi sur toute la ligne. Groupe d'armée du général feldmarécha' orince Léopold de Bavière. Ici égalemens l'ennemi en retraite est poursuivi. Le grou-03 d'armée a atteint la ligne Nionadowicze-Dorounoje-Dobromsyl. Des arrière-gardes ennemies ont été culbutées. Groupe d'armée du général feldmaréchal von Mackensen. Au nord de Pinsk, la Wis-liza est atteinte. Au sud de la ville, le Stru-"nion a été franchi. Sur le théâtre de la guerre du Sud-Est la ■situation est inchangée. Communiqués officiels autrichiens W. T. B. Vienne, 17 septembre. Les Russes ont tenié, par une contre-attaque, de détruire le résultat de notre attaque de flanc, signalée hier au n.-e. de Bruczlcz. Ils furent refoulés. Notre artillerie a détruit à cette occasion une auto blindée ennemie.Des Jy trois officiers qui l'occupaient, deux furent tués, un fait prisonnier, qui n'était pas blessé; les soldats qui s'y trouvaient furent tous ^ tués, à l'exception du chauffeur qui fut fait tler6 prisonnier. D'ailleurs l'activité de la lutte hier s'est relâchée en Galicie Orientale ainsi qu'à de F la ligne de l'Ikwa; la situation ne s'est pas les 1 modifiée. Dans l'impossibilité de remporter de F un succès dans ces secteurs l'ennemi entre- gros prend des attaques de plus en plus violentes chei eonire nos troupes qui se trouvent dans la con région fortifiée de Volhynie. Les combats occj commencés ici hier, se poursuivent encore. ^ A ia Szozara, rien de nouveau. ^ j W. T. B. Vienne, 18 septembre. L'of- usa! fensive russe en Galicie Orientale a échoué est à la Strypa. L'ennemi a évacué hier le champ de bataille de ces derniers jours et a recalé jusqu'au Sereth. Le matériel abandonné et d'autres indices de départ précipité mal démontrent que la retraite russe s'est pro- atta duite en toute hâte et rapidité. Les pertes de que l'ennemi a éprouvées devant nos lignes don sont reconnues comme très importantes. tien A l'Ikwa, la situation est inchangée. Dans E la région fortifiée de Volhynie, les combats lerii se poursuivent avec des forces russes numé- de riquement supérieures. Nous avons repous- me, sé un grand nombre d'attaques. Aujourd'hui dail ncos y avons reculé des parties de notre 0( front sur des positions préparées d'avance ^ olus à l'ouest. . Des forces impériales et royales en Li- 101 fhuanie ont forcé, en collaboration avec nos allies, le passage sur la rive nord de la lral Szczara. Crc Communiqué officiel russe 31 vie; W. T. B. St-Pétersbourg, 18 septembre. Dans la région de Riga, combats de petits détachements sur l'Eckau et en quelques endroits de la rive ouest de la Duna entre Ja-cobstadt et Dunabourg, Les attaques de l'ennemi à l'ouest et au sud-ouest de Dunabourg £ continuent. Entre la route de Dunabourg et le lac Samara, l'offensive ennemie a été ar- ^ rêtée. Dans une escarmouche au nord de g Swenzcany, le village Dawgeliscki est resté aux mains de l'ennemi.Les combats à l'ouest 0 de Vilna, entrepris depuis longtemps avec 1 acharnement, se développent. A la rive gau- 1101 che de la Vilisia entre la voie Vilna-Nowo- ma Swenzcany et Molodetscho W.leisk, des dé- ■ tachements ennemis atteignirent à certains endroits la voie Nowo-Wileisk-Molodetscho. En plusieurs points de cette région, autour des lacs Modziol Narotsch et Svir et au sud- ' est de Swenzcany, combats de forts détache- mu ments de cavalerie: Les Allemands ont en- siti irepris d'énergiques attaques dans la direc- < lion de Vilna, au sud-est de Meschazola. qui Au sud-est d'Orany, des attaques répé- re-' iées de l'ennemi contre les villages d'Eis- ten monty et de Katsischki ont été enrayées. Au ,jjs sud de Dasischhi, les Allemands, après d'à- » charnés combats, ont réussi à occuper Rad-■'.rmy. Au village de Jakuboschki, toutes les attaques allemandes ont été enrayées. L'en- a nemi, qui s'est avancé jusqu'à Szezara, nous Inl1 attaque près du village du même nom. Il a cassé sur la rive d-oite de ce cours d'eau. t Pendant l'offensive ennemie le long de la de; voie Kobryn-Minsk se sont développés des ëx combats à la hauteur de la station de Molo-kowschi, à l'ouest de Pinsk (déjà en possession des Allemands). Au combat pour la possession de Derachew, nous avons obtenu un succès. Ex Nous avons occupé les villages Janowka e! Pzlawa, au nord-est de Butschany. Par des actions audacieuses, nos troupes continuent avec succès, sur tout le front dans 'a région au sud de Rovvno, à contenir les contre-attaques- ennemies, entreprises à quelques endroits avec des contingents im ve; portants. le I r le front italo-autrichien Communiqué officiel autrichien '. T. B. Vienne, 18 septembre. — A la fronde Carintliie et du Tyrôl, rien de saillant, , Un incendie de forêt devant notre position orena, au sud de Scliluderbach, contraignit taliens à évacuer leurs lignes. Dans la région litch, l'ennemi s'efforce, eu subissant de ;ses pertes, de s'approcher de nos retran-nents. Des attaques italiennes répétées, re le Ravelnik et nos positions au versant dental du Javorcek, ont échoué. 'information du communiqué officiel italien 6 septembre, d'après laquelle nous ferions jede bombes contenant de l'acide prussique, évidemment une invention malveillante. Communiqué officiel italien f. T. B. Rome, 17 septembre. — Les inforions se confirment d'après lesquelles notre 3ue du 14 septembre' contre les ouvrages défense ennemis établis sur les hauteurs linant le bassin de la Presena (vallée de ova) a causé des dégâts. ans le haut Cordevole, le feu de notre artil-: a dispersé une colonne ennemie en marche Barda vers Corvana. Un de nos détache-its de reconnaissance est entré en contact, s la vallée Ponlebana (Fella), avec un défaillent ennemi qu'il a attaqué. otre artillerie a canonné avec succès des ipes et du train ennemi, au Karst. Nos avia-s racontèrent avoir remarqué de nombreux ns sur la route ferrée de Nabresina et Santa ce vers Trieste. Cette ligne fut alors bom-dée par nos avions, aux environs de Capro-i. Un aviateur ennemi a lancé une bombe Begliano. Aux Dardanelles Communiqué officiel anglais )e la frontière hollandaise, lù septembre. — inirauté anglaise communique : .'ennemi a déclaré qu'il a coulé le sous-marin 7 » aux Dardanelles, que 3 officiers et hommes de l'équipage étaient prisonniers, iomnie depuis le 4 sepiembre on est sans ivelles de ce navire, on peut accepter l'infor-lion ci-dessus comme exacte. En Angleterre A la Chambre des Communes V la dernière séance de la Chambre des couines sir Asquith a fait un exposé de la ation militaire et a conclu de la sorte : La guerre actuelle est une guerre de techni-:, d'organisation,"de persévérance.La victoire iendra à celui qui pourra tenir le plus long-ips et c'est ce que nous voulons l » (Applau-sements).iir Asquith a également fait d'autres conimu-ations. Les avances et promesses faites à ulres nations s'élèvent actuellement à 250 lions de livres sterling. Crédits de guerre .e Daily Telegraph donne la liste suivante ; crédits de guerre votés en Angleterre : ïrcice 1014-16: 5 août 1914 L 100.000.000 16 nov. 1914 220.000.000 1 mars 1915 37.000.000 Total de l'exercice : 302.000.000 îrcice suivant : 1 mars 1915 250.000.000 15 juin 1915 250,000 000 28 juill. 1915 150.000.000 Total général : 1.012.000.000 _es Communes ont voté cette semaine un nouai crédit de 250 millions L. S., ce qui porte otal à ce moment à L. S. 1.202.000.000. Feuilleton du Journal de Gand 98 Le Comte Monte-Cristo PAR ALEXANDRE DUMAS Le gouvernement français, sans les protéger ouvertement, comme vous savez, tolérait les migrations partielles, Fernand sollicita et obtint la permission d'aller servir en Grèce, en demeurant toujours porté néanmoins sur les contrôles de l'armée. Quelque temps après on apprit que le comte de Morcerf, c'était le nom qu'il por-•ait, était entré au service d'Ali-Pacha avec le grade de générai instructeur. Ali-Pacha fut tué, comme vous savez ;mais j want de mourir il récompensa les services de Fernand en lui laissant une somme considérable avec laquelle Fernand revint en France, où son grade de lieutenant général ; 'ui fut confirmé. De sorte qu'aujourd'hui?... demanda l'abbé. De sorte qu'aujourd'hui,poursuivit Ca-dercusse, il possède un hôtel magnifique à Paris, rue du Helder, n" 27. L'abbé ouvrit la bouche demeura un instant comme un homme qui hésite, mais faisant un effort sur lui-même ■ Et Mercéçjès, dit-il, on m'a assuré qu'elle avait disparu? Disparu, dit Caderousse, oui comme disparaît le soleil pour se lever le lendemain plus éclatant. A-t-elle donc fait fortune aussi? demanda l'abbé avec un sourire Ironique. Mercédès est à cette heure une des plus grandes dames de Paris, dit Caderousse. Continuez, dit l'abbé il me semble que j'écoute le récit d'un rêve. Mais j'ai vu moi-même des choses si extraordinaires, que oelles que vous me dites m'étonnent moins. Mercédès fut d'abord désespérée dû coup qui lui enlevait Edmond. Je vous ïi dit ses instances près de M. de Villefort et son dévouement pour le père de Dantès. Au milieu de son désespoir une nouvelle! douleur vint l'atteindre, ce 'futTe départ de fernaad, de Fernand dont elle ignorait le crime, et qu'elle regardait comme son frère. Fernand partit, Mercédès demeura seule. Trois mois s'écoulèrent pour elle dans les larmes ; pas ds nouvelles d'Edmond, pas de nouvelles de Fernand ; rien devant Les yeux qu'un vieillard qui s'en allait mourant de désespoir. Un soir, après être restée toute la journée assise comme c'était son habit- ' à l'angle des deux chemins qui se rendent de Marseille aux Catalans, elle rentra chez elle plus abattue qu'elle ne l'avait encore été; ni son amant ni son ami ne revenaient par l'un ou l'autre de ces deux chemins, et elle n'avait de nouvelles ni de l'un ni de l'autre. Tout à coup il lui sembla entendre un pas connu ; elle se retourna avec anxiété, la porte s'ouvrit, elle vit apparaître Fernand avec son uniforme de sous-lieutenant. Ce n'était pas la moitié de ce qu'elle pleurait, mais c'était une portion de sa vie passée qui revenait à elle. Mercédès saisit les mains de Fernand avec un transport que celui-ci prit pour de l'amour, et qui n'était que la joie de n'être plus -seule au monde et de revoir enfin un amf après les longues heures de la tristesse solitaire.; F.J pujsi .il faut le dire,1 Fernand n'avait ; jamais été haï. il n 'était pas aimé voilà tout ; un autre tenait tout le cœur de Mercédès, cet autre était absent... était disparu... était mort oeut-être. A cette dernièrè , idée, Mercédès éclatait en sanglots et se tordait les bras de douleur ; mais cette idée, j i I qu'elle repoussait autrefiis quand elle lui était suggérée par un autre, lui revenait maintenant toute seule à l'esprit; d'ailleurs, de son côté, le vieux Dantès ne cessait de lui dire; « Notre Edmond est mort, car s'il n'était pas mort il nous reviendrait. » Le vieillard mourut, corme je vous l'ai dit ; s'il eût vécu, peut-être A'iercédès ne fût-elle jamais devenue la femme d'un autre; car il eût été là pour lui reprocher son infidélité. Fernand comprit tela. Quand il connut la "mort du vieillard, il revint. Cette fois il était lieutenant. Au premier voyage, il n'avait pas dit à Mercédès un mot d'amour; au second, il lui rappela qu'il l'aimait, Mercédès lui demanda six mois encore pour attendre et pleurer Edmond. Au fait,dit l'abbé avec un sourire amer, cela faisait dix-huit mois en tout. Que peut demander davantage l'amant le plus adoré? Puis 11 murmura les paroles du poète anglais ; Frailty, thy name is xvoman! Six mois après, reprit, Caderousse. le mariafë ent lléû à l'église, des Accoules. C'était la même église où elle devait épouser Edmond, murmura le prêtre; il n'y avait oue le fiancé de changé voilà tout. Mercédès se maria donc, continua Caderousse ; mais, quoique aux yeux de tous elle parfit cal»ne, elle ne manqua pas moins de s'évanouir en passant devant la Réserve, où dix-huit mois auparavant avaient été célébrées ses fiançailles avec celui qu'elle eût vu qu'elle aimait encore, si elle eût osé regarder au fond de son cœur. Fernand plus heureux, mais non pas plus tranquille, car je le vis à cette époque et il :raignait sans cesse le retour d'Edmond,Fernand s'occupa aussitôt de dépayser sa femme et de s'exiler lui-même : il y avait à la fois trop de dangers et de souvenirs à rester aux Catalans. Huit jours après la noce ils partirent. Et revîtes-vous Mercédès? demanda le prêtre. Oui, au moment de la guerre d'Espagne, à Perpignan, où Fernand l'avait laissée; elle faisait alors l'éducation de son fils. L'abbé tressaillit. De son fils? dit-il. Oui, répondit Caderousse, du petit Albert. Mais pour instruire ce fils, continua l'abbé, elle avait donc reçu de l'éducation elle-même? 11 me semblait avoir entendu dire à Edmond que c'était la fille d'un simple pêcheur, belle mais inculte, ' (A suivre). ' Mardi 2! septembre ÎOIT» £3 centimes le numéro 59me année — N° '264

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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