Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 19 April. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 22 mei 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/2v2c825p9t/
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j)î«iiiini*hè 19 avril 191^ 5 centimes le oiiméro 58me année N° 109 J0 URNAL DE G AND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 16 francs par an ; 7-50 francs pour tix moia ; 4 francs pour trois moii Pour tétranger, le port en su* RÉDACTION & ADMINISTRATION : 8. RUE DE FLANDRE, 8. GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCES• Yolr 1« tarif an bas de la dernière page du journal. Les oéaMales Cléricaux GRAVES ABUS AU MINISTÈRE DE LA GUERRE 50,000,000 DE FRANCS DE TRAVAUX ET ' FOURNITURES DE LA MAIN A LA MAIN M. Buyl, le vaillant député d'Ostende-Furnes, nous communique le texte de la lettre ouvert? ci-après, qu'il vient d'adresser au ministre la guerre : ([Monsieur le ministre, » La situation obérée de nos finances et l'augmentation constante de nos dépenses m'ont incité à étudier de plus près le mode d'emploi des sommes qui sont mises à votre disposition. «En examinant un des aspects de la gestion qui vous est confiée, j'ai été amené à. faire certaines constatations que j'aurais voulu exposer à la Chambre. «J'en ai été empêché par le fait que les éléments sur lesquels je me bose et que j'ai réclamés à la Cour des Comptes, il y a pins de trois mois, ne m'ont été fournis que le ;l avril, c'est-à-dire le lendemain du jour où la Chambre terminait la discussion des budgets et allait en vacances. «Comme l'ordre de nos travaux législatifs ne me donnera plus l'occasion d'en saisir le Parlement avant la clôture de la session, je me vois obligé de recourir ù la présente lettre ouverte pour signaler îi votre attention et à celle de l'opinion publique, le résultat de mes recherches. * «En vue de sauvegarder les intérêts du Trésor, la loi du 15 mai 1846 sur la comptabilité publique, prescrit, en son article 21, que tous. les marchés an nom de l'Etat doivent élre faits avec concurrence, publicité et à forfait, sauf quelques exceptions dûment justifiées. »I.c sévère législateur de 18'iG,-on arré tant celle disposition, voulait assurer un emploi judicieux des crédits budgétaires,, par le libre jeu de la concurrence. » Or. le gouvernement actuel viole manifestement celte disposition légale et, parlant, ne se montre guère soucieux des intérêts de l'Etat. » C'est ainsi qu'il résulle de renseignements puisés à la Cour des comptes,que le département de la guerre que vous dirigez a, au cours de ces trois dernières années, confié, de la main h la main, 22(5 entreprises de travaux et fournitures, comportant une dépense de près de 50.000,000 de francs (exactement fr. 4S,0(vM56.6i). Sur celte somme, plus de 15 millions et demi ont été soustraits h l'industrie nationale po'u-r être remis à des firmes étrangères. » Et pour donner un semblant de justification à ces illégalités, l'on invoque fréquemment le prétexte fallacieux qu'il s'agit de travaux et fournitures spéciaux que l'entrepreneur favorisé serait seul caoable de mener à bonne fin. 11 Ce qui augmente la eravité de ces agissements, c'est que les Chambres sont tenues dans l'absolue ignorance de ces pratiques abusives » En effet, notre gouvernement ne lient aucun compte de 1 article 4(j de la loi sur Ii; comptabilité publique, qui iiorte que, chaque année, les ministres doivent faire connaître au Parlement les marchés supérieurs à fr, 4,000 conclus au nom de- l'Etat par dérogation à la règle de l'adjudication publique. Ppt Que l'on ne croie pas que la Cour des Comptes supplée au silence que le gouvernement observe ù cet égard. Si nous ouvrons ses deux derniers cahiers d'obser-îations, nous voyons que, pour un chiffré de fr. 38,443,584.51, atteint par les marchés « gréé gré passés en 1911 et on 1912 par c ministère de la guerre, elle n'attire l'nt-iMi loi^què sur une entreprise de fr. 33(i nulle 553.05, n'aya.nl pas donné lieu à une .adjudication publique. "Celte absence' de concurrencé et de pu-incité ne peul que léser gravement les in-lerets financiers du pays. "Quoi d'étonnant, dans ces conditions, lue vous-même. Monsieur le Ministre de la tjuerrc. vaus .avez dû avouer des .m^comp- Peuilleton du Journal de Gand 11 les de très ïïèffib'Féux mfliiôiîé pouf IWWP vaux de défense d'Anvers et que vous vous êtes vu dans la nécessité de réclamer des crédits complémentaires extrêmement considérables. « Un ancien député catholique influent, h l'époque où il n'était pas encore ministre, s'est élevé véhémentement contre la. méconnaissance des prescriptions légales dont il s'agit. «Ne disait-il pas, en séance <ki 30 mai 1899. en réclamant l'observation du principe de l'adjudication publique : « Il s'agit, en l'espèce, d'une question de « droit, de bon sens et de moralité. Ques-» lion de droit : vous avez à observer la h loi sw la comptabilité de l'Etat. Question » de bon sons: car il ne fout pas être in-iigénieur "pour voir les difficultés ou mè-» ne fatalement cette façon d'adjuger les n travaux, où elle place l'Etat, et le minis-« ire ei ses fonctionnaires. Question de n moralité enfin : car là où il y a de l'ar-» bilraire dans des questions d'argent, il » y a le soupçon, et c'est ce que toiît gou-n vernement doit éviter. » Lorsque la loi sur la comptabilité de « l'Etat a fait un devoir au gouvernement ii de ne traiter que eux adjudication avec n publicité et a forfait, elle avait en vue, a certes, les intérêts du Trésor ; mais elle » voulait aussi mellre les pouvoirs publics ii au-dessus de tout soupçon dans ces ma-n tièires délicates, et elle avait raison, f .e » soupçon salit tout, même ce qu'il y n de n plus désintéressé ei de plus honnête. » » Si des administrateurs communaux s'en prenaient avec autant de désinvolture à l'égard des prescriptions lésâtes, les autorités supérieures ne manqueraient pas de les rappeler à l'ordre et de casser leurs décisions.» Qui ne voit, aiu surpins, l'heureuse action que pourrait exercer, en cette matière, un Comité de contrôle sagement organisé et remplissant son rôle en loute îndépendfin-se ; qui aiu.ra.it pour mission, par exemple, de rechercher dans quelle mesure le gouvernement déroge à bon escient nu principe de l'adjudication, d'en faire rapnorl dans un compte rendu annuel et de stigmatiser les abus que des enquêtes impartiales lui auraient fait découvrir ? ... » Et ce qui est piquant h constater, c'est que parmi les firmes étrangères favorisées par des marchés de gré à gré. on en rencontre qui. ■imis des moments difficiles, sont venues nu secours du .ministère des finances en lui prêtant de l'argent à court lerme. h Axitr llnoenl . Ififilia laflna «vmror^A fxjuiumit se l'aire une luee de i-a gravite ues abus centre lesquels- nous nous élevons, lorsqu'ils sauront que ma documentation n'a porté, jusqu'i-ci, que sur un seul département.» Or, semblables illégalités se produisent dans les divers ministères el principalement dans ce<ux des chemins de fer et des travaux publics. »Je n'hésite pas b conclure qu'il y a là un véritable scandale dont pûtissent nos finances, ainsi que notre industrie nationale, et que j'ai cru de mon devoir de dé: noncer au Pays. ».Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'hommage de mes sentiments les p'l'us distingués. » Ad. BUYL, » Membre die la Chambre »des Représentants.» ECHOS L'école neutre est une « monstruosité ». Découpé dans un mandement de Mgr Nègre, archevêque de Tours, ces lignes édifiantes : , « L'Etat n'a pas le droit d'établir 1 ocole neutre, école sans religion et sans Dieu, ' ni, à plus forte raison, l'école positivement impie. L'école simplement neutre est celle où l'on n'enseigne rien, ni pour, ni contre Dieu et la religion, et d'où est exclue toute direction de l'autorité religieuse. Bref, 1 e-cole neutre est l'école sans religion ei sans Oieu — Or, (• cette école est une monstruosité » L'Eglise catholique, gardienne de la morale naturelle et de la religion surnaturelle, la déclare mauvaise en soi. de sa nature, en tant qu'elle contient un danger pour la foi et les mœurs de 1 enfant, et conduit l'esprit de l'élève à l'ignorance de Dieu..-- n nui— nwavii.—i ji mil i W'Vfcm—■ . » Vainement, on a voulu distinguer la neutralité philosophique et la neutralité confessionnelle. Toute neutralité est condamnée par l'Eglise : non seulement celle qui exclut de l'enseignement tout principe religieux, mais encore celle -qui en bannit la religion catholique. » L'école neutre est une monstruosité : elle i constitue un danger pour les mœurs de ; nos enfants ; l'Eglise est adversaire de lou-! te neutralité : que de perles en quelques I lignes. Et c'est nous, après cela, qu'on accusera d'être intolérants ! ww Signe des temps I Dans un établissement d'instruction moyenne, à Arlon, le professeur d'histoire a posé aux dernières compositions la question suivante : « Donnez les bornes de l'archevêché de Malines ! » Il va bien, notre enseignement officiel ! ww Iluy préhistorique. La ville de Hily, si riche en souvenirs du passé historique, n'avait pas encore livré de secrets concernant les hommes primitifSj c'est-à-dire de ceux qui ne connurent point les métaux. Une découverte vient d'être faite h ce sujet.M. Ed. Portai, secrétaire des « Chercheurs de la Wallonie», a trouvé sur le territoire môme de la ville les vestiges d'une station de l'âge de la pierre polie. Mentionnons parmi les armes et les outils recueillis, dont les uns sont en silex, les autres en grès siliceux, des lames cl éclats travaillés, un percuteur ou marteau, des racloirs, des fragments de haches polies, des pointes de flèches. Ces trouvailles ont été contrôlées par M. A. Arnould, chef de gare à Huy-Sud. Voilà une découverte reculant bien loin dans le passé l'âge où l'homme a occupé la région hutoise. ww Mettez-vous donc d'accord i La presse cléricale dénonce,• ^ .. avec une feinte indignation, l'intervention des ministres français, MM. Monis et Caillaux, dans l'affaire Ho oli et te, pour en obtenir la remise. Plusieurs -journaux de gauche lui ont opposé la lettre par laquelle M. le ministre Rcnkin a annoncé au gouverneur général du Congo « qu'il a été décidé qu'il y; ava.il lieu de laisser tomber celte affaire dans l'oubli », s'occupanl de l'affaire du1 P. Ya.n den Bessclaer. 1.1 lui avait signifié qu' « aucun act e de procédure nouveau né doit donc élre effectué ». C'était un ordre formel. La Presse, d'Anvers, prenant la défense de M. le minisire Renkin, écrit : << Où est-il question, là-dedans, de bâillonner la magistrature, d'« enjoindre » au magistrat de cesser les poursuites » ? I.e XXe Siècle, lui, n'a pas essayé d'in- 1 torpréter celte lettre avec l'ingéniosité ca- : suistique de Ta Presse. Il n'y va pas par quatre chemins. Il dit carrément: « Le ministre est. maître des instructions h don- ! ner au Parquet, Il peut requérir des poursuites et en prescrire l'ab'amdon par le ministère public ». (N° du 4 avril.) Voilà la théorie effrontément défendue. , ">i elle est -exerte, elle justifie^ autant MM. les ministres Monis et Caillaux que M. le ministre Renkin. Nous sommes curieux de savoir ce que La Presse trouvera à répondre qu XX0 | Siècle. ww Une anecdote sur Mark Twain. Du Tit-Bits, celte anecdote sur i Mark Twain : « Un des amis de Mark Twain 'ui demandait un jour s'il se souvenait de' la. façon dont il avait gagné de l'argent^ pour la première fois. «Oui, lui répondit.le célèbre humoriste:, c'était h l'école, et j'en ai conservé un souvenir yién.rh'e. Il y avnit, dans celte écolo, m règlement suivant lequel tout élève qui détériorait son nunitre avec une poinL» ou un couteau recevait une correction devant toute la classe ou devait, payer une amende île cinq dollars. Il y ava.it aussi le bâton, «le le connaissais pour l'avoir déjà reçu et je dois dire que c'était peu agréable. » Un jour, je fus obligé de dire à mon père que j'avais enfreint le règ-lememt et que j'avais à choisir entre l'amende et la correction publique. Mou père me répondit : a Sam, il me serait vraiment trop pénible de laisser déshonorer notre _n.om de vant toute 1 école ; c est pourquoi je veux f, payer l'amende. Mais je ne veux pas que -v tu perdes quoi que ce soit. Monte donc... » g Quelques minutes après, je descendais c avec le dos endolori e| aussi avec cinq dol- \- lars. Mais comme je venais d'être puni el c que j'avais déjà reçu des coups, je me dé- j-, eidai à recevoir les autres à l'école. C'esl f, ce que je fis, et je garda- les cinq dollars. p Ce fut la première fois que je gagnai de ]( l'argent. » p ww 1 — Eh bien ! mademoiselle, êtes- . vous satisfaite de votre nouvelle " machine à écrire ? ^ — Hum !... pas trop : elle fait I( auiant de fautes d'orthographe que l'an- P cienne ! r r fi A Le Drame du Figaro I.A CONFRONTATION u Paris, (7. — le juge d'instruction a entendu aujourd'hui M. Glaser. rédacteur au Fir/aro, qui ^ avait été chargé par M. Calmetle de trouver un n graveur pour le cliclié devant servir à la publi- P cation de la lettre «Ton Jo». M. Calmetle avait tenu à ce que les parties non politiques de la lettre fûssent cachées soigneusement pour que personne, môme le graveur, n'en eilt connaissance.Le juge d'insiruclion confronta ensuitf Mme Gueydan avec M. Philippoau. Celui-ci confirma ses précédentes déclaration.? au sujet de ce qu'il dit avoir entendu l'hiver dernier dans le Nord-Sud. Mme Gueydan parla à son tour et démentit calégoriquement M. Philippeau. Elle affirma le quelle n'avait jamais pris le Nord-Sud el qu'elle pi n'aurait jamais parlé de choses aussi graves en public et de façon à pouvoir être entendue. te M. Philippeau a cependant d"Mnré qu'il était J', certain de ce qu'il avait avancé. P affirme que-Mme Gueydan était bien la femme qu'il r.vail p< enlenduc et dont il reconnaissait la voix, l'uii- b; malien et les intonations. Mais c'est faux ! c'est faux ! répliqua Mme p, Gueydan, Et puis en voilà assez de cette co-médifl I — fc A PARIS l u\ CAMPAGNE ELECTORALE. - CAL- «1 MU UNIVERSEL. — PAS D'INGIDENTS. — LE PRESTIGE PARLEMENTAIRE é( La campagne électorale se poursuit en d France dans un calme presque absolu. Et ™ on s'aperçoit à quel point l'agitation violen- £ le entretenue par les journaux était super-ficielle et factice. Faut-il en conclure que fe le peuple devient de plus en plus indifférent au Parlement et au recrutement des parle- h m enta ires? j1' Cette indifférence serait un bien grave Jj symptôme. Mais il est tout aussi légitime de penser que le peupli se laisse de moins tr en moins duper par des campagnes menées (T pour des motifs qu'il est de plus en plus d habile à deviner. 11 se rend très bien comp- ri te que la. lutte réelle est entre la démocra-tie et la réaction. Si on a exagéré jus- "-qu'au scandale l'incident Rochettë, c'était uniquement pour créer une confusion el (<-une diversion. Maintenant, les choses sont i,; remises au point. Et la bataille électorale se produira simplement pour les idées ré- ci formatrices ou pour les idées rétrogrades-n Clarté favorable. Il est évident que les f,l idées réformatrices gagneront du terrain. jr On est d'accord pour prévoir que la majorité parlementaire ne sera point modi- -fiée. Mais parce que chacun sait bien où il veut en venir, la période électorale perd beaucoup de son pittoresque habituel. A Paris, on a peine à s'apercevoir que nous sommes en péiriode électorale. La nou- C | velle loi qui a limité l'affichage électoral : rend les candidats très discrets. Les murs ne sont plus bariolés comme autrefois d'affiches multicolores. On pourrait croire que les réunions électorales elles-mêmes sont plus paisibles. En tout caa^ rien ne retentit au oehors de ce i( qui se passe au, dedans. ^ • En province, même calme. A peine, çà et là, quelques bruits plus ridicules, d'ail-leurs, qu'ils ne sont tragiques. La candida- q turc Jean Richepin fait parler d'elle. Jean ei Riche pin est certainement un « sympa thi- n que». Les prévisions, -cependant, sont en- ^ çore en faveur de son adversaire. Qui vi-vrâ verra. Il y a aussi la campagne de l'abbé Le-mire "Contre lui s'acharnent les fanatiques le ; avec tout leur argent et tous leurs moyens 'c extraordinaires de pression.' D'ores et 'l déjà, on peut assurer que si l'abbé Lemire ^ esU>.attu, i;les, faits, grèves de pression éLec- ] aiaim Mil —rirn'rolfifcT' i'.»m 'i<\ ViaUv!,, W."TJg3aEWB—— <m >raJe rendent absolument nécessaire lin- | alidal'io-n de son adversaire. On ne prête ; 1 uére attention à la candidature de l'an- ! ien préfet de police Lépine dans la ban- ( eu,e d'e Paris. Il se peut qu'il soit élu dans i g' te oirconsCTi.ption qui, ti plusieurs relises, a nommé des nationalistes. Mais le ( lit serait secondaire, car M. Lépine n'est as appelé h jouer un rôle sérieux nu Par-■ment. Ailleurs, rien, rien. Le calmo le 1 lus complet. Presque le marasme. Ce qui est du moins significatif et, ajon- f >ns-le. regirettable, c'est l'abstention, près- o ue totale desgens qui « comptent" dnns £ i pays. Parmi les candidats (Jean Riche- I m mis à part), on ne trouve aucune noto- È été. Les intellectuels qui, semble-t-il, se- îient assez désignés pour diriger la poli- f que nationale, sont complètement, exclus j es candidatures. Est-ce qu'ils s'écartent c jx-mêmes ? n faut bien avouer qu'on ne t s recherche pas. Et voilh un fait caracté- f stique. On est unanime ti prévoir que, „ ans tous les parfis, les nouveaux parle- f îcntaires seront effacés et médiocres. Et c j-una.nl le parlementarisme a besoin, chez c ous, de relever son prestige. Ce ne sera <: as encore pour celte fois. Tant pis I J. ERNEST-CHARLES < TRIBUNAUX c LA CAGOULE On lit dans le Peuple : , e Après quelques jours de vacances officieuses, f palais de justice reprend peu à peu son as- 1 >ct des périodes do tn- .il. d Ce qui fait le. sujet des conversations, actuel- ment, c'est une mesure démocratique dont 1 implication e^l de ces jours-ci. Il s'agit du droit, pour les prisonniers, . de Q >rter une cagoule lorsqu'ils sont conduits pu- v iquement par les gendarmes. On applaudit f* la décision ministérielle qui a 1 ïrmis ce nouvel état de choses. Que de fois, en effet, on s'est plaint de voir J humainement conduire des prisonniers, par- •' ds innocents, arrêtés injustement, sous l'œil 11 rocement curieux et impitoyable du public ! Torture morale injustifiée pour les malheu- !UX... i] Nous nôU3 souviendrons toujours de specla- c es douloureux offerts par la force publique, d ms certains cas ; par exemple, des hommes a des femmes, arrêtés uniquement parce qu'ils aient pauvres et sans ressources, et conduits ]< ins les gares, par les gendarmes, pour élre iconduits à la frontière — et menés tandis que d utes les fenêtres des compartiment- des wa- d )ns se garnissaient de têtes curieuses, do phy- lf onomies avides de voir les offres subies par o s déchus ... d C'est une femme qui, la première, o désiré e inéficier de celte autorisation. Son apparition, /anf-hier, la figure masqtiée par une cagoule p anche entre les deux gendermes de rigueur, q fait sensation, raconte le Sofr. V Les témoins, qui jusqu'alors bavardaient en- n e eux pour atténuer l'én.ervemenl de leur b tente —- leur longue ailente — ae turent sou- e lin. Et rien n'était plus étrnnge, phis mv*té- d eux, plus émouvant aussi quo pA«»age daiu silence de celte «femme nu mà*jue < fntre c s gardiens de l'ordre impassible*. J1. On avait pour elle plus de pitié, plu.-, de sym- éthique commisération que ]X)i.:r les «utrçs dé- P nus qui n'avaient pns ju^ô utile pront^r de «faveur» du ministre. d C'est au port de la cagoule que. dans UWi des J is, on pourra mesurer le degré d# po<teur mo- é ilp de certains prisonniers... Mais, quoi qu'il en soit, l'emploi d* la cagoule P jpprimera un grand nombre cV> «crufirances Cl utiles. Et. dès lors, c'esl un grand bioE 1 ARRESTATION l fe deux Agents de Change l A UN KRACH DE PL.USIEURS MILLIONS n A BRUXELLES P NOUVEAUX DETAILS £ Nous avons parlé de celte double arrestation n î.ns une précédente édition. Voici, d'après VE- n ile Belf/e, de nouveaux détails: V LE PRINCIPAL INCULPE ^ M. A. C..., est fort connu sur la place et il i ait en grande estime dans la noblesse belge, \ Ji formait sa principale clientèle et qui avait i: i lui une confiance aveugle. Il gérait, admi- istrait, effectuait les opérations financières de v :s clients résidant en province ou à l'étranger £ qui lui confiaient les clefs des coffres-forts l'ils possédaient dans les banq- : do la capi- i' le. - r L'agent de change devait vendre ou acheter s valeurs d'après les ordres de ses clients et £ •ucher les coupons d'intérêts. C'est lui aussi ^ ii, en ces derniers temps, avait été chargé de d ire timbrer" les titres, — conformément à la ouvelle loi sur les impôts, — et ce avant le amier délai .d'exuiiiatipn.. soit.ie 15. courant* q —H—B——C—■aMMB——BHBZaBBl a Toiis les ans, il"envoyait a ses cnenis un în-entaire des opérations faites. Lcs^clients se, ontentmont. de vérifier ce « papier » sans se de-' nandev s'il concordait avec le contenu de leurs, offres-forts. Ils touchaient leurs intérêts et cela îiir suffisait. XXYIMENT LE POT AUX ROSES FUT DECOUVERT Parmi les clients résidant, à l'étranger se trouait M. de C..., domicilié à Paris el allié à la fa-riille de M. de L..., de Belgique. M. de C... possédait dans une banque de la rue Royale, un coffre-ort renfermant pour 900.000 francs de titres cotés n Bourse. La clef de ce coffre-fort était confiée l'agent de change A. C..., qui touchait les cou-ons des titres et en faisait parvenir le montant leur propriétaire. • Or, il y a une huitaine de jours. M. de C... re-ommanda.il à son gérant financier de ne pas ou-lier de faire «timbrer» ses titres, conformément la nouvelle loi. A. C... fit répondre ù son client u'il pouvait être tranquille h ce sujet, les titres yant déjà été timbrés par ses soins. Enchanté, f. de C... félicita A. C... de son initiative. En même temps, il lui annonça sa prochaine rrivée à Bruxelles — il désirait, disait-il, procé-er à un inventaire de ses titres. Par retour du ourrier, il reçut une lettre, signée d'un employé u financier bruxellois, et le priait de ne pas se éranger, A. C... se trouvant en voyage. /«Qu'à cela ne tienne, répondit aussitôt M. de L. La présence à Bruxelles de M. A. C... n'est as absolument nécessaire et l'on aura qu'à me emettre la clef de « mon » coffre-fort. Je me ren-rai moi-même h la banque et procéderai bien Dut seul à l'inventaire de mes titres. » La réponse que reçut M. de C... fui exlraordi-aire : On lui dit ou'ij était inutile de se dépla-er... la clef du coffre-fort, ayant été perdue ! M. de C... prit auss:tôl le train pour Bruxelles, t hier, vendredi, après-midi, il débarquait ù la are du Midi. Quelques instants plus tard il se lisait'conduire en laxi aux bureaux de l'agent e change. Ce fut A. C... lui-même qui le recul. Il pleurait. ! confessa immédiatement la vérité : «Il est inutile que vous vous rendiez à la'ban-ue, déclara-t-il. Vous m'avez confié 900,000 fr. : otre coffre-fort n'en contient plus que 20,000 !...»> M. de G..., atterré, n'insista pas. 11 se rendit nmédialemenf, chez son parent. M. de L.... qui ab'te Bruxelles, et qui avait, lui aussi, confié l'agent de change la 'gérance de son porte-mille — contenant, des titres pour plus de trois îillions de francs !... LE PARQUET INTERVIENT Affolés par cette extraordinaire nouvelle — y avait environ trente ans que l'agent de îange C... gérait et administrait le portefeuille e. la famille de L..., MM. de L... et de C... lièrent déposer plainte au Parquet. M. Ost, substitut du procureur du roi, reçut iurs doléances. Quelques instants plus lard. I. Van Damme. juge d'instruction, était saisi e l'affaire. Sur son ordre,., !\,L. Ertel, officier e police judiciaire, fit organiser une surveil-mee aux différentes gares de la capitale, car il pouvait supposer que A. C..., la suite e la visifr crue lui avait faite le comte de C..., U voulu fuir à l'étranger. D'autre part, M. Van Damme chargeait la olice d'Ixelles et celle de Saint-Gilles ainsi lie les agents judiciaines De Henneau et Louis incent de se rendre en auto chez A. C-... ave-ue de la Toison d50r, et chez M. De C..., son sau-frèiv; et associé, demeurant rue .Tourdan, :• de los amener au -Palais de Justice. Les aux financiers furent ainsi arrêtés chez eux. A. C... fut confronté tout d'abord avec le )mto C.... dans le cabinet de M. Van Dam-le. Il avoua s'être emparé des 880.000 fr. de 1res manquants et de les avoir mis en re-3rt ! Le financier fut confronté ensuite avec ' comte de L..., et il avoua avoir également, ^tourné les trois millions de titres dont- il ntait 5posifaire depuis plus de trente ans. Et il en .ait. de même, ajouta A. C..., de titres que comte de Cl.... de Bruxelles. — également, un arent des comtes de L... et de C... — lui avait >nfiés. COMMENT LES FONDS AURAIENT ETE DILAPIDES Interrogé sur les mobiles qui l'avaient pous-ï h tromper la confiance de ses clients. M. . C... raconta à M. Van Damme qu'il y a en-iron vingt-cinq ans, un de ses employés dis-arut en lui dérobant une somnw de 250.000 k X),000 francs. Pour faire face à ses engageants et pour ne pas voir sombrer sa maison, . C... n'hésita pas h « emprunter » à la fa-lille du comte de L... les titres nécessaires i>ur parfaire la somme qu'il lui fallait. Il mit ys premiers titres en reports. A quelque temps 3 là, il subit de nouvelles pertes : des clients 3 le payaient pas ; des spéculations tournèrent lal el, en 1900, sa maison éprouva une perte e 400,000 francs, à la suite de la constitution 'un trust financier. A chaque nouvelle perte, avait, poussé par la nécessité, fait de nou-eaux « emprunts » à ses clients et ce à leur îsu toujours. Mais, ajouta-t-il, de nombreux titres se trouent encore en report chez des agents de chan-e et dans des banques de la place. Quant à M. De C..., le beau-frère de A. C...» prétend être l'employé de ce dernier et igno-er tout de ses agissements. Cependant, M. Van Damme n'a pas hésité le mettre sous mandat d'arrêt, ainsi que C..., et ce du chef de détournements frau-uleux.ON APPOSE DES SCELLES Vendredi soir, à 11 heures, MM. Van Damme t .Ost. .a.CfiomEQgnés du_greffier Ryc]<x, _de_M, reumeton du Journal de (tana 11 LA VOLEUSE i DE BONHEUR ORAND ROMAN DRAMATIQUE LEON SA.Z1 E PREMIERE PARTIE • ••-TK'-.-.ïî. Le Martyre de Lucienne Simone avait le cœur do sa mère, toul l'action, de croyance, de générosité. ni„(es' ?'JUC k ces qualités que la gouver-vn s',atNua Pollr 'a're céder l'enfant. j.4-)4 l'attira doucement à elle, la prit 3/es brus comme lorsqu'elle lui racon-mi r•" cee cl fantastiques histoires 2' 1 "Mt'iveillaiçnl, la plongeaient dans (les «rases infinies. a>m°ne aimait les caresses, cher ange.,. 'rc bercée... aimait se sentir ai- lri^ns résistance cl!e céda il son inslitu-e' se laissa asseoir sur les genoux ELf*9 anguleux peut-être de la fille d'AI-iiw,' -",la,s sul' lesquels elle trouvait du I. < croyait-elle, un peu d'affection, «tt dit"1' souo'eux e"e <^couta^ ce qui lui " Soyons, («a gtigoscat. — comraîiiî% l'institurice. — Vous m'aimez bien moi 1 — Oui, miss. — Je suis votre amie? .o:^ yv —. Oui, miss. — Vous croyez bien tout ce que je vous dis, n'est-ce pas ? - Oui, miss... je crois ce que.vous me dites.' — Alors, pourquoi ce soir ne pas m'écou-ter... ne pas me croire?... — Parce que jamais vous ne m'avez parlé Comme ce soir... parce que jamais il ne s'est passé autour de moi des choses comme aujouid hui... parce que jamais on ne m'a sépaiée de ma maman... comme on le fait maintenant. — Puisque je vous dis que cette séparation n'est que momentanée... — Elle ni durera pas ? — Mais non... — Alors, pourquoi que ma maman pleurait tant? — Parce que votre mère a une grande peine, et un grand chagrin... — Et quand les mamans on! du chagrin, on doit leur enlever leur enfant ? — Non, sans doute... Mais votre mère a élé forcée à cause de cela.de s'absenter... elle n'a pu vous emmener. L'enfant réfléchit une seconde et reprit : — Et c'est à cause de ce chagrin quo mon papa avait l'air si furieux... qu'il était dans une grande colère... c'est parce que ma maman avait de la peine que mon papa m'a fuit parler, m'a demandé où nous étions allées avec-petite mère... a dit qu'on m'avait fait la leçon, que je ne dirais rien... C'est pour cela qu il n'a pas voulu embrasser sa petite fille... quil-m'a bousculée ! presque frappée ? La question de 1 enfant était, presque déconcertante. " Pour y répondre, /"Anglaise chercha à 'la tourner. — Votre p$re est un soldat, un officier, ma mignonne... il a, vous le savez, par-foi* l« W soir, il avait de gros ennuis aussi... El comme pour ne pas doubler ses tourments votre mère ne voulait,pas lui djre ce qui causait sa peine, c'est *à vous qu'il l'a demandé, voilà... Et comme vous ne répondiez pas... il a eu un mouvement nerveux.Lentement Simone, regardant bien l'Anglaise dans les yeux, dit : — Non, miss... ce n'est pas cela... ça ne peut pas être cela... » Maman n'avait pas de chagrin durant la journée... » Elle riait avec moi... tout le temps de notre promenade. » C'est ce soir seulement que je l'ai vue pleurer. — C'est en rentrant qu'elle a appris la mauvaise nouvelle. -- Une nouvelle mauvaise... mais papa disait que petite mère avait mal fait... — Vous avez mal compris, Simone... les-petites filles 11e peuvent pas tout comprendre ce que disent les grandes personnes. — Oh 1 si... mais j'ai dit à mon. papa que maman n'avait pas mal fait, que ma mère n'avait pu mal faire. — C'est évident, ma mignonne... Tout le monde le sait, votre père, votre bon oncle Elme qui était là, vos grands-parents chez qui nous sommes... — Alors, pourquoi papa ne voulait-il -as que maman m'embrasse, que c'est mon oncle ELme qui m'a poussée dans les bras de ma maman ? » Vous voyez, bien... on m'a séparée de petite mère. 4 » Je ne r.everrai plus peiite mère... ''■? — Si cela était, ma chérie... ce n'est pas chez bon papa qu'on vous aurait conduite... comprenez-moi... Ici, cette maison est comme la maison de votre père.., Vctre mère peut à tout instant y venir. Cette phrase fut la phrase Ueureuse qui L'enfant fut frappée de l'apparente justesse du raisonnement. i Elle commença à se laisser convaincre, il — C'est la vérité... — fit-ei.le, baissant- la tôle — maman peut venir ici tous les i .ours, à toul instant. — Donc, quand votre mère le voudra... c vous la reverrez. * La sentant faiblir, l'Anglaise insisla. r _— Croyez-moi, ma mignonne, je vous < aime bien, moi. Je suis un peu votre ma- < mari, beaucoup votre grande amie... je ne ; .'erai rien qui put vous causer de la peine...— Oh ! non. * — Si je vous dis... Simone, il faut vous ( coucher... écoutez-moi, ma chérie, crovez-noi... " | » Cou chez-vous et bien que vous n'ayez ms embrassé encore votre maman, ici... ivant ce nouveau sommeil... endormez-vous, ma jolie... repartez dons voire rêve lout h l'heure interrompu... « Je suas sûre que votre bon ami, l'ange r qui vient avec vous le soi r; en réve, faire 1 de si bonnes parties de jeu..-, vous attend 1 avec impatience. « Endormez-vous, nm Simorc. Tout en parlant., tout en berçant la fillette, l'institutrice la déshabillait. — Là! — fit-elle — quand l'enfant fut ' en toilette de nuit,- car on no l'avait velue : qu-e goanmalrement pour l'emmener. — Là, 1 vous voici prête à partir dans le beau rêve tout bleu et tout en or, comme en font les ; enfants sages. ; Elle l'emporta jusqu'au (grand lit. et dans les draps blancs glissa son corps tout rose, qui se dessinait, lel une grande poupée aux formes parfaites sous sa longue chemise de nuit. — Je suis là, moi... tou* près..; à côté de vous... — Vous ne me quittez pas ? — Non... Et demain m&tiîi vçm* v-erre* mUtrci votrs mère. — Demain... oui, peuf-êire... je reverrai na maman, répondit l'enfant avec ..une ntonatiop qui frappa l'institutrice. Après un échange de: baisers et de bon-les caresses, l'enfant ferma les yeux. — Elle dort, se dit l'Anglaise. Elle dort ,nfin. Alors, sa nature sauvage et rebelle, dégagée de c>et(e étreinte servile qui la ployait t lui pesait lourdement, elle poussa un ;ros soupir. — Ouf!!!... Enfin finie c-elte soirée aux événements... Finie la corvée.-Je vais donc io u voir, me reposer un peu à mon tour. Avec un rire amer, elle ajouta, en se décidant. : — Que les femmes de nos maîtres les rompenl... c'est parfait... Mais eliles ne levraient pas en faire supporter le contrecoup aux autres... Miss Sampson, fill© de petits boutiquiers le Londres, obligée de chercher du travail, 'lait le type accompli de celte variété d'iris. itutricç.s que la mode veut que les familles rnnça.ises fassent venir d outre-Manche. Jalouse, haineuse, âpre au gain et do-ée d'une ambition sans soruples qui, sous les dehors bibliques d'austères, ne recu-eraii pas devant la bonne infamie pouvant a i i î-e r de cette situation de personne ù gale, de domestique d'un rang un peu plus ilevé. Mais admirable comédienne, très habile, i'entendant fort bien à diriger sa barque, son instinct pratique lui commandait de ouer ce rôle d'attachement et d'affection )i-ès de Simone, tout comme ses parents devaient, dans leur boutique sombre, enfu- i née, sourire à la pratique, même quand ;elle-ci les dérangeait pour rien et ne se montrait pas satisfaite. Elle jouait, d'ailleure, son rôle dans la perfection. Madauns d9 Magney avait en «lie la plus kSwoHl* confiance. , Et Simone, qu'elle gâtait, dorlotait, à uu elle racontait tant de belles histoires", avaii pour elle une sérieuse affection. Ayant rempli la tâche qu'on exigeait d'elle, miss Snmpson, dooe, se prépara i se coucher. Elle fit sa toilette de nuit et se camp* devant une glace pour s'arranger. Comme bien des Anglaises, c'était un< fausse maigre que miss Sampson. Sous la longue robe qui ressemblait à Ui fourrèou, et qu elle vpula.it ainsi pour coiv server plus accentué son type d'Anglaise on ne pouvait soupçonner quelle jeune fil -te, frêle encort, c'est vrai, mais offrant d/ gracieuses espérances se. cachaient. Les braô étaient minces mais parfaits d< forme. Et sous la dentelle, dégagée du corset droit, et plat apparaissait, naissante et. ter me, la go ge, merveilleuse de forme, d< blancheur dosée. Avec satisiaction, miss Sampson se re garda c sourit à son image. Le miroir lui renvoya l'éclat de deuj yeux pervenche, aya.nt des éclairs verts, al la lueui de dénis nacrées admirables, petites, serrées, niguëes comme celles d'ur ieune loup et ne rappelant en rien les dent! :1e cheval dont nos caricaturistes doten* leurs Anglaises. Potn les enserrer dans un coquet bonnet, elle dénoua ses cheveux. Ce fut oonmie une cascade d'or fauve sut ses épaules. — Certes — dit-elle en passant dan» eurs vagues ses doigts caressants, — ma lame dt Magney a une belle chevelure Monde, mais qu'est-ce auprès de celle-là 1 Souriant, une flamme dans les yeux, el entre ses lèvres rouges ses dents un pev plus serrées, elle murmura : — Monsieur de Magney, conmaisseur... se doute de tout cela ; il sait deviner dans les vétemenU ridicule celle qui les porte» —- CA svivtx^

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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