Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 23 Maart. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 21 oktober 2018, op https://hetarchief.be/nl/pid/pr7mp4x526/
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JOURNAL DE GAND abonnements : REDACTION & ADMINISTRATION : ANNONCES» BELGIQUE: 16 francs par an; 7-50 francs pour six mois; 4 francs pour trois mois 3i RUE DE FLANDRE. 3, GAND , , Pour l'étranger, le port en sus TÉLÉPHONE 665 aU dermere page du journal. De-ci, de là l i' ir An! nous sommes bien gouvernés, mes gi frfies. et l0UX ^ disent lIue notre situa- c< l ,.;i financière, par exemple, est difficile, si sont des malveillants qui ne songent qu'a ir faire de la peine à nos dirigeants, et vous pouvez être assurés que la Providence les d. puiûra. , _ , . 1,1 On dit qu'il n'y a pas d argent en Belgique et que nos maîtres logent le diable dans le porte-monnaie national ? l'as d'ar-cent ? m y ©n a de trop, au contraire, puisqu'il nous est permis de le donner... au roi \-de Prusse ! . , , te Et croyez bien quie rien n est plus exact. A Bruxelles, un fonctionnaire considérab'e v, des eaux et forêts faisait, l'autre jour, une j, conférence. 11 a obtenu un gros succès on ,, révélant la stupéfiante maestria dont fait ^ meuve en affaires l'administration belge des postes et. télégraphes, aux destins de v laquelle péside l'ineffable M. Scgers. Cette <\ administration, ayant besoin de poteaux Œ pour ses Lignes télégraphiques, n'hésita <| L<;: elle fit en Allemagne de très important.1: achats, au prix honnête de 32 francs n ln pièce. Mais le piquant de l'histoire c'est ]1( Me l'Allemagne, elle, achète ses poteaux, a non pas chez elle, mais chez, nous, el que ^ I* candides Ardennais les lui livrent à 8 fr. n, l'exemplaire. Le bouquet, ce serait que l'on n «pprlt que les poteaux qnue nous vendent ^ les Teutons sont tout simplement ceux ,€ qu'ils achètent chez nous — revendus avec ic un « l>edàt bénéfice »... |>, Voilà un exemple d'impressionnante pro digalité qui donne à réfléchir. On ne nous ^ fora pas croire que c'est le premier venu r< des gouvernements, que c'est un gouverne- ment réduit aux économies qui peut s'offrir (l k luxe d'opérations pareilles... * r " * p Il nous arrive de Russie un joli paradoxe, n qui ne tend à rien moins qu'à organiser, pi loin simplement, la paix européenne, grâce r à une formule qui rappelle assez cellte de le l'œuf de Christophe Colomb. p l'n journal important l'a lancée, et un n diplomate reluisant, le comte Witto, la dé- <1 fend et lui prèle l'autorité de son nom. Elle ti consiste, "tous le savez, à faire sortir l'Aille-magne de la Triplioe, dont la puissance est t< devenue si précaire, pour la faire entrer dans la Triple-Entente. Les quatre grandies nations gagneraient inestimablcmen-t, cer- -tes, à s'entendre au lieu de se menacer, et pourraient consacrer à vingt œuvres fécondes et salutaires les màll'iards qu'elles jettent, aujourd'hui dans le gouffre des armements. Quant à la question épineuse <le l'AIIsacc-Lorraine, les .augures la règlent en donnant, pour l'abandon des provinces annexées, dos compensations à 1 Allemagne par le dé- j membrement de l'empire d'Autriche,qui sem* fi bk bien, au surplus, n'attendre que la dis* ixirition du vieux Pranrois-Josjs.ph pour se c' disloquer... Evidemment. 1'Au.lriche n'a pas te dit son avis, mais il apparaît que 1e!s des e peuples qui 3-a constituent sont avides de voir leurs destins s'orienter selon leurs pré- d féremoes. ri L'idée est paradoxale, c'est entendu. Mais e; elle est jetée dans les esprits. La graine va germer. Ias diplomates qui ont sans doute ntérèt à voir se perpétuer la grande an- a 1,'O'sse européenne se sont empressés de h démentir. N'importe. Une trouvaille qui q correspond au vœu des peuples soucieux de n pouvoir enfin travailler en paix possède en soi une force qu'ils ne peuvent évaluer, et p les étonnera peut-être un jouir. Ivn at- 'e1 tendant qu'elle ait fait son chemin, saluons- p la. Elle est svmptomatiqué. Elle montre que. e' lans fou? les milieux, ^Tne. de plus en c' plus impérieuse la préouj pat ion salutaire d l'écarter le grand cauchemar sanglant... n • * * t Dans cette bizarre et scandaleuse liis-loiiv qui mobilise en ce moment, à Paris, ta Commission d'enquête parlementaire qui procède aux périodiques lessives politiques, il v n une phrase qui surprend et donne à méditer. C'est la conclusion du magistrat (lji, ayant accédé h l'invitation, qu'on lui "1 adressait en haut lieu, d'ajourner compilai- u, sammont les débats judiciaires de l'affaire * Itoehotte, déclara :« De ma vie, je n'ai subi pareille humiliation ». ■! Et dans leur jugeotte simpliste, beau- « îup de braves gens, en lisant ces mots, ,. 'iront pensé : Puisque l'humiliation devait 3l.cuisante, courauai l'a-t-il subie.? Personne ne pouvait l'y" obliger, et ufl ma gistrat, selon la célèbre formule, a poui mission de rendre des anrôls, et non de :j services. "Evidemment, il y a dtes ras où ^ l'exercice d'une profession peut être me cs mentanément héroïque, mais si cette ri- ^ gueur des caractères ne se trouve pas chez ceux auxquels est dévolue la haute mission de faire respecter les lois, où donc irons-nous la chercher ? I>; s hommes rouges qui ont reçu mandat de juger les actes des nommes, la faillible humanité n'attend que des exemples... A'< U La croisade louvaniste est, cet le fois, bien finie, et c'est le «vice» qui triomphe sur tOu- re te la ligne. Les k perturbateurs » viennent de rece- re voir une terrible volée de bois vert, sous la :o forme d'une proclamation que tous nos évé-ques — pas u»n de plus, pas uni de moins — p ont tenu à signer. On y rend hommage, un >o hommage qui n'admet point de répliaue, au if vice-recteur. Pour venger ce saint nomme ,it d'avoir été chansonné et brûlé en effigie, >r on lui notifie qu'il n'a lien fait que de juste, jo d'intelligent et de nécessaire. I Tous les griefs des étudiants, les is-se- i ments insupportables, la surveillance sour- o noise et maladroite dont iils disaient — avec au elle bruyante conviction ! — avoir à se plaindre, tout cela est tenu pour nul et non avenu. La consigne est de se soumettre. Quant à re viser les règlements, il n'en peut être question pour le moment, car il impor- \\< le que le dernier mot reste au dogme d'au- ,je torité. C'est pour cela, que les doux épisco- \j l>es annoncent qu'« il appartiendra aux au- ni torités académiques de prendre les mesures ..j, de répression que les derniers incidents i„ rendent, nécessaires ». Et allez donc! Les naïfs éfliacims en rupture de tutelle sauront ce qu'il en coûte d'é- ^ tre allés se plaindre ti Malines. Une autre _j. fois, on ne les y reprendra plus... Ils ap- j-u prendront que cela se paie cher d'avoir osé j, montrer publiquement que tout n'est pas parfait dans l'économie de l'Aima Mater, et que les procédés de ses dirigeants sont j tels que des catholiques eux-mêmes, pour ja peu qu'ils aient gardé quelque désir juré-ni te d'indépendance, peuvent en Mie excé- lC dés jusqu'à tenter d'imprudentes protesta- ,0 tions. Et demain l'ordre va régner h Louvain — tout comme à Varsovie. ECHOS | Les dessous de la sauvage carn- *n pagne yacn^c contre M. Caillaux el ;'' qui a abouti au lamentable drame ir j du Figaro, ne sont pas bien édi fiants. Ge qu'on espérait atteindre et culbuter, ^ c'était moins M. Caillaux que les projets et les réformes dont il était le protagoniste n et en quelque sorte l'incarnation. ^ L'aveu en a été fait, et nous le trouvons dans un passage de la Correspondance pa- llc risienne du Journal de Liège, dont l'auteur VI est un réactionnaire de marque. Voici ce qu'il écrit : «Ivo but de la campagne du Figaro est ^ atteint : le ministre est tombé. Il est, mal- ^ heureusement, tombé dans le sang et, |>our . quelques mois au moins, le pays est débar s rassé de ces projets de généreuse fiscalité.» C'est suggestif. L'égalité dans l'impôt, la diminution des charges qui.pèsent sur les humbles, la pro- vr-poriionnalité entre les ressources léelles p1 et la contribution aux charges de l'Etait-, u> c'est de la « généreuse fiscalité » dont le ^ drame Gâillaux-Calmette a eu au moins le ,9 mérite de débarrasser le pays pour quel que s'mois. C'est toujo-urs ça rie gagné, dit-on. >_ Agréable mentalité ! ^ W\\ gu Le succès des publications offi- nu cielles. ne Le département de l'agriculture, to dont l'initiative est si souvent louée gu (lu haut do la tribune parlementaire, publie nu un Bulletin mensuel de l'Agriculture cl de tic (' Horticulture. m; r,- - . •' qucaiiou a u'innoinbi^bl.' ^ie abonnes : en 1JJ:J, on eu comptait... douize L U pour 1 édition française, 5-pour l'éditio: flamande). En 1914, on n'arrive plus qu\ 11 abonnés (7 d'une pari, 4 de l autiu V Le Bulletin tire ù J.P00 exejnplaireo pog, C^iioUilons, pourlant, il sa louange, fÀ I '! "bonnés. I.os numéros soûl adressûo n ,'ialuitcment aux agronomes, aux admini.s t rations, elc. Le Bulletin n'u guère le im " ne de actualité ! 11 publie l'état des ré I ailles, lorsque celles-ci sont fuites !... J est vrai qu'une publication ne serait pa r officielle si elle avait le souci de l'aciu;. ute I \ vm\ a L«?s chiens j)oliciers peuvent eht de bon^ électriciens. A Wasserfuhr, à Gummeroth el j à Herreshagen, trois communes Acsthalienncs limitrophes, l'éclairage électrique s'est trouvé brusquement coupé 3t on ignorait la cause de l'interruption. Un des employés eut alors l'idée d'avoir recours à un chien policier. « L'odeur du roussi qui se sent ordinairement à l'endroit où s'est produit un 30urt-cireuit, se dit l'employé, ne saurai i ^uère échapper au flair d'un auxiliaire i rl juâtre pattes des agents ». En effet, Slro 'l )0, un des meilleurs chiens, policiers, jus- j ifia pleinement cette supposition. On lui !i ,it sentir un morceau de charbon brûlé e' m l'introduisit ensuite dans les couloir.' 11 souterrains. Au bout de quelques instants. I1 l commença à gratter le sol. On creusa i cet endroit cl l'on trouva les traces du •ourt-circuit. Les travaux de Maurice Mae\ei linck. v Miné Georgette Leblanc-Maeler s linck, qui séjourne en ce moi m-ni i c Rome, a été interviewée par un rédacteur [' de la Tribuna, auquel elle a déclaré que Maurice Maeterlinck travaillait en ce mo 11 ment, avec une grande activité, à son pro chaiji livre, qui portera le titre de : L'Iiôli ™ invisible, formant la suite et la conclusion l'e : La Mort. . L'écrivain y parlera des forces invisibles , ■lui opèrent autour de nous et en nous, e' c ■lue la grossièreté de nos sens ou la -super , iicialri'lé de nos observations nous empê L-lien t. de rcconnatlre. v, — Et au théâtre ? demanda le journaliste — Jl ne fait rien pour le moment. Maic „ 1 prépare dans son esprit une légende hu naine, terriblement douloureuse. Te temps îi'est pas encore venu d'en parler, j'en ig.no lG re encore les détails. Il est certain que j'in lerpréterai aussi le drame de mon mari \xw canipagne électorale n"est pas encore virtuellement ouverte, mai: la corruption administrative bat déjà son plein, dit un confrère bruxellois. Nous avons signalé la remise en c jsage die 'la pratique consistant pour les ll aiinisties a écrire des lettres aux députés cléricaux, lettres dans lesquelles les pre ], rniers annoncent aux seconds que telle ou n .e 11o faveur leur est accordée poui* Jeur s irronddssement. « v Voici un exemple : 1« Soigilies désirait avoir une garnison. Le 1 gouvernement fit savoir à la cité de Saint- £ Vincent qu'elle obtiendrait satisfaction, à ,a' condition de contribuer pour 800,000 fr. aux frais de construction d'une caserne. v C'était un peu cher, et Soignies allait re- t, noncei à sou projet. Alors survint M. G.ra- c vis — ancien député clérical blackboulé d aux dernières élections, mais candidat aux «' prochaines — qui promit d'intervenir en laut lieu. Et, quelque temps après, M. de Savoye, sénateur clérical, recevait la let- j: Ire suivante, signée par M. de Bloque- y ville : c « 6-3-1044. s » Mon cher Sénateur, * s » Comme suite aux deux démarches que J_ vous êtes venu faire chez moi, j'ai le plaisir de vous annoncer que je consens à fixer à 250,000 francs la quote-part argent i verser par Soignies, pour la construction de la caserne d'artillerie. A raison d'autres démarches, il me serait impossible de descendre plus bas. » La différence est notable, de 800,000 5 j; 230^000 francs, et c'est un véritable cadeau, t Seulement, à Soignies, les mauvaises langues — pour affirmer cela il faut évidem- t< ment être animé (le parti-pris vis-à-vis de a nos maîtres — racontent aujourd'hui .que t{ toute cetU affaire était manigancée de longue main, qu'il n'a jamais été sérieusement question de demander une contribu- ê tion de 800,000 fr. h la ville de Soignies, mais qu'il fallait avoir l'air, au ministère de la guerre, de consentir un sacrifice aux élus cléricaux. w%* £ Education royale. Le Manchester Guardian raconte t une fort suggestive histoire concernant le_roi .d]pspagne. Deripièrç- ent, tandis qu'il visitait ie musee cic ayonne, Alphonse XIII s'arrêta devant i tableau représentant la mort de Henri J. Tout à coup, il s'écria : — Mais il ne meurt pas de mort natu-11e ! — Sans doute, répondit quelqu'un. Votre ajesté se rappelle qu'Henri IV mourut ►sassiné. — Assassiné ? fit le roi. Et pair qui ? — Par un moine roimné Ravaillac. Alphonse XIII réfléchit un moment et t: — Un roi assassiné !... et par un moine ! Puis il ajouta : — On ne m'avait jamais dit cela ! \\\\ Jxi bon juge a passé le détroit. Il opère dans le comté de Hall. On | lui amena l'autre jour une pauvre I femme chargée de sept, enfants et | li allait être expulsée de son logis, parce fellc devait trente shillings au proprié-ire. Le droit du poursuivant était formel : situation de la malheureuse digne de pi-3. Le bon juge a déclaré, non sans hu-our, qu'elle payerait un sou par mois. On mse qu'elle aura réglé sa dette vers 1944. wvv Humour anglais. Notre vieil ami Marmaduke de Softbrains ayant eu un léger ac-cident d'auto, se promène dans lo liage, en attendant que les réparation/' i lient terminées. Et. le monocle à l'œil, il intemple avec mépris les misérables instructions et leurs non moins misera-es habitants. Tout à coup — une fois, esî pas coutume -— une inspiration lui ont : La duchesse lui a dit, hier, que lu eilleuie façon de nourrir une meule est leur donner des biscuits spéciaux uni-icirient fabriqués à leur usage. I.ord Soft-uns entre du ns la première épicerie ve-ie - la seule du village — et de son u le plus majestueux, il interroge le roui-crçant : Avez-vons des biscuits de chien dans 'tre sale petite baroque ? — Sans doute, mylurd, sans doitte ! réuni le brave commerçant. Puis il ajoute : — Mvlord veut-il les emporler ou bien î manger ici ? Dans les Balkans L'HYMNE ALBAN S En même temps qu'elle recevait dos pu-issan-s un souverain. l'Albanie clait dotéo d'un m nie national. Sans dont:, n'eût-il pas manié, dans son folklore, de vioux chants patrio-îues et guenr.'ors (|i»i eussent pu remplir ce île. F/1 le avait l'embarras du choix. Mais un arstro ila-l'icn, M. Nondella, a . ré venu ses dors. 11 a composé, h l'intention du nouvel Etat, ie marche qui a de l'allure, à défaut de cou-ur locale. I. Albanie, au surplus, n'est pas le •emier )>a.\s oui reçoive de l'étranger un don vre.il: l'hymne royal espagnol est du grand rédéric, et le God s ave Ihc King, 1res proba-i.nnent français, a t-on prétendu. Quai qu'il cm soit, les citoyens de Durazzo ennent d'avoir tout loisir d'apprendre, avant us leurs compatriotes, le chant national offi-el trois jours durant, la r sique municipale 5 Bari, spécialement appelée en Albanie pour rayer rofrttVée dai prince Guillanime, le leur a ué a raison de quinze à vingt fois par jouir, rrès-diner et soirée. A vrai dire, cette musique, encore que fort >nne. n'a pas enthousiasmé tout le monde, et us d'un paysan, plu* d'un montagnard, des tadins même, lui préfèrent h haute voix les mples instruments qui, depuis leur enfance, if lisaient h charmer leurs oreilles : des pi->aux champêtres, un tambourin. Tempête dévastatrice dans l Ardcnne française Chûrlcii le, 21. — Une violente tempête sévit *ÇJÎi!? V' sur l€s Ardennes. A Tagnon, près de îinei, îuusieurs maisons se sont écroulées. Le M de lo.e ondulée de la gare a été enle\é^ « . cotés (lcs ai'b;es sont brisés, des no-arrachés et des cheminées nts dcSats matériels sont très imnor- )QIJP DE GRISOU Scrajcvo, 21. — Il s'est produit hier la .mo ue charbon de Zenica une explosion de 'jsou qui a enseveli cinq ouvriers. Ces ou-îers, vnaisenibtablenient, ont été tués. Un ouvrier qui a été sauvé est gravement essé. On procède au sau\t?lage. LE DRAME DU FIGARO Ly I \jT\1 Vi- c ' i la Commission d'Enquête L âe l'Affaire Rochette » ! R< cli •v et La Commission t. " entend les magistrats <îï 11 M. Goi-'l, substitut du procureur général, ra- j ' ' 'J conte que M. Fabre, en rentrant du ministère au t g, m parquet, paraissait ennuyé, nerveux. 11 en oon- , e < lut 'lue son entretien avec M. Monis l'avait ' troublé. al A ses questions, M. Fabre lui dit que M. Mo- j p, nis voulait le renvoi de l'affaire. «Je ne crois 1 m I>as, dit-il, que M. Monis y tienne, mais M. Gail- i l* laux le veut, l'exige. » i p. Quelques jours après, M. Fabre lui dit qu'il se 1 i- rendait ù une nouvelle convocation du président , du Conseil pour lui annoncer que M. Bidault de JJ t'Isle lui accordait la remise. Là séance est suspendue à midi quant. 5 c i» Interrogatoire ij de M" Maurice Bernard et Réticence grave ij A Ja reprise de la séance de la Commission p( '• d'enquctc, on entend l'avocat M0 Maurice Ber-ii nard. Il déclare qu'il éprouva un sentiment de u surprise et d'indignation à la lecture de certaines rG 5{ d «'.positions. Il se demande comment M. Monis, (0 j. qu'il n'a jamais vu, qui ne lui a jamais parlé, a q., . pu mettre en mouvement un appareil aussi for- m midable et vaincre tant de résistances. Il proteste avec énergie contre l'attitude qui lui a été la '•i imputée par Je procureur général. Il affirme a, i- n'avoir jamais élevé de menaces et n'avoir essayé sur lui aucune intimidation. Après avoir dil Sl s qu'il se considérait lié par le secret profession- èc nel pour certains faits, il raconte qu'un jour une personne, dont il ne peut dire le nom, mais qui &{ n'est ni un homme politique, ni un journaliste, vint le trouver et lui déclara qu'il pouvait de- n mander la remise de l'affaire Rochette au pro- n «-tireur général, qu'elle serait accordée d'avance. t<- Il n'y crut pas beaucoup. Il alla toutefois voir j; \I. Fabre, mais il affirme qu'il n'accomplissait ni pas de mission el que celle visite ne fut suggérée ( \ ni par .le président du Conseil, ni par le ministre p des finances. M* Bernard explique l'intérêt capital qu'il pou- <;.{ v ait y avoir pour Rochette ù retarder sa comparution devant la Cour. i- Il demanda donc b. M. Fabre de consentir à sl n appuyer sa requête auprès du président des >); i. appels correctionnels.^ M. Fabre parut gêné et ). la conversation se termina par ces mots : r( e «Voyez Bidault de l'Isle ». ,, n L avocat écrivit à ce dernier, qui répondit, le y 25 mars 3911, par une lettre de refus très cour- <], t. loise. p i- M* Bernard ajoute : «J'ai su plus tard que le j'étais parti un jour trop tôt». d n II affirme qu'il n'a eu, ni devant M. Fabre, n: ,1 ni devant M. Bloch-Laroque, une attitude coni- il i- minatoire. Le 30 mars, il recul de M. Bloch-Laroque un petit bleu le priant de passer chez io lui le lendemain. 11 se rendit au rendez-vous. B it Le substitut, lui dit : «Allez demander la remi-i- se à Bidault do l'Isle. Elle est accordée ». le M® Bernard s'y refusa; mais M. Bloch-Laroque il- insista en lui disant : « .lo vous le demande com- »• a me un service, llcndez-le-moi, sinon, vous me *-r, mettriez dans un mauvais cas». C'est alors qu'il écrivit une nouvelle lettre A rt M. Bidaiult di? l'Isle, qui lui répondit le 2 avril f A qu'après réflexhn et en présence de son in sis-us lance el de son'éital de santé, il consentait à rc- mettr.3 l'affaire. fc j, M° Bernard affirme n'avoir fait dans cette n i- affaire que des démarches compatibles avec sa l>rofession. ji Malgré l'insistance de M. Jaurès, M® Bernard dt — refuse de dire le nom de la personne qui lui conseilla de demander la remise de l'affaire, n affirmant qu'elle serait accord«:*e. M. Ja«urè> en te exprime h regret et ajoute: L'opinion dégagera ei cette conclusion que l'émissaire inconnu ne d« pouvant venir du camp des magistrats, est \-enu ti du camp des gouvernante. L it M® Bernard répète que quoiqu'un qui n'ap- e| le partient ni a la ]>olil que, ni à !a presse, ni au n ^ monde gouvernemental est venu lui apporter u un avts. Cette perscjnne lai,i a paru assez digne ti 3. de foii pour qu'il fît la démarche auprès de M. n «s Bidault de l'Isle. n r- En ce qui concerne M. Caillaux, M. Bernard C. î'VIare (pic des observations touchant l'affaire c* Rochelle eurent lieu entre M. Caillaux et lui ; p — elles sont rigoureusement, couvertes par le se- JitcI professionnel. ci M. Barrés questionne M. Bernard. Il dil : Vous R attribuez^u personnage dont vous avez parlé un p pouvoir monslrueux. L'opinion publique va être v a ap]>elée à reconnaître dans ce personnage votre D le client Rochette. Alors quelle suspicion allez-vous o< déchaîner? c< M. lîernard répond: J'ai dit tout ce que je q n croyais pouvoir dire. La séance est suspendue» d< di p La campagne ® jdu journal "Le Rappel,,^ M. Dumesnil, directeur du Rappel, explique dans quelles conditions il fit la connaissance de Rochette, deux ans après son arrestation ; il déclare qu'il ne participa à aucune de ses affairés et ne reçut de lui aucun centime de publicité ou1 de subvention. La campagne du Rappel fut motivée uniquement par les irrégularités constatées S dans l'instruction et. par la conviction que Ro- | chelte avait été arrêté par ordre politique. l" i M. Dumesnil déclare qu il avait entendu dire u ! qu'une pression avait été faite sur Je procureur j général pour s'opposer à une nouvelle remise lt t de l'affaire. C'est alors qu'il se renseigna et | alla trouver M. Gaillaux. Celui-ci le renvoya au ?" j président du Conseil. 11 se rendi' trois fois au lS • ministère d* l'intérieur. A la troisième fois, M. 1" j Monis lui dit que tout était arrangé t que le | Parquet et l'avocat étaient d'accord. Il oroisa f, ' dans l'antichambre le procureur général. H ip n'intervint ô. acun moment dans la question de la remise. Son rôle se réduisit à un désir de documentation. Confrontation de MM. Moriis et Fabre La Commission confronte ensuite MM. Me rs et Fabre, qui sont en désaccord sur plusieurs points. Le président demande a M. Monis s'il donna des ordres formels au procureur Fabre 11 pour la remise de l'affaire. '■ M. Monis rappelle la partie de sa déposition lc dans laquelle il indique qu'en dem ndant la ;s remise de l'affaire, il avait indiqué qu'avant 5i tout la procédure devait être sauvegardée et a qu'aucune entrave ne devait être apportée à la marche de la justice. 3" M. Fabre repi que qu'il reçut bien un ordre, lé tandis q'.ie M. Monis maintient qu'il n'en donna 1C aucun. M. Fabre ajoute qu'ap cet entretien, 11 il supplia M. Monis de laisser l'aflaire suivre son cours. M. Monis répondit alors que la remise devait ■ri être prononcée: que M. Caillaux le voulait. 2, M. Fabre ajoute qu'après cet entretien, il 5* n'essaya pas d«° fairo i-evenir M. Monis sur sa > décision, car l'ordre avait été donné sur un r ton qui n'admettait pas de réplique. Cependant i:" ii ajouta que ce n'est que trois jours plus tard 't qu'un coup de téléphone do la présidence du Conseil lui rappela la demande de M. Monis et 'c l'invita à passer à la présidence du Conseil. M. Monis déclare qu'il fut complètement étranger à ce coup de téléphone, i- M. Fabre déclare d'ailleurs qu'il ne reconnut pas la voix de M. Monis, mais que neuf fois sur dix le président du Conseil ne téléphonait pas lui-même. et Plusieurs membres do la Commission font > '• remarquer que ce coup de téléphone ne fut pas mentionné dans le document Fabre, ce h quoi M. Fabre répond qu'il n'eut jamais l'intention r- de mettre dans ce document tout ce qui s'était passé. ic M. Monis termine en déclarant qu'il n'a que du rpépris pour de semblables accusation; et il c- mena toute sa vie l'existence la plus simple, et fi- il ira rien à se reprocher. li- Séance levée. Séance lundi malin pour l'audiiton ûîe .-MM. s. Briond, Barthou et Caillau*. û- ic LA' MORT DE M. GALMET® "à Le premier interrogatoire 4 de Mme Caillaux ^ Les déclarations de l'inculpée Paris, 21. — M® Labori et M® André Hesse, défenseur de Mme Caillaux, asseoient à l'inter-e rogatoire de cette dernière. a Après les premières formalités d'identité, le juge d'instruction a demandé à Mme Caillaux d tto faire le résumé de sa vie. ii L'inculpée, qui paraissait très émue, a décli-î, né son âge, 30 «ans, et elle expose les circons-n tances dr .ses deux mariages. Bile avait épousé a en 1S9i M. Léo Claretie. Deux filles naquirent e «le cette union. L'une mourut k six mois ; l'a/u-u tre, Germaine, est Agée aujourd'hui de 19 ans. Le divorce fut prononcé a son profit en 1911 et >- elle se remania en 1912 à M. Caillaux. Ce fut un u mariage d'amour. Nous avions l'un pour l'a/utre r une affection très grande. De plus, notre situa-e tion de fortune était sensiblement égale. Je f. m'associai tout de suite à la vie publique de mon mari, partageant ses joies et ses peines, d C'est dire que la campagne de presse menée e contre lui depuis deux ans m'a profondément» ; peinée. 1 , ;- A ce moment Mme Caillaux est prise d'une crise do .Larmes qui interrompt ses déclarations, s Réconfortée par kes deux d#tenseurs, elle re-n prend en disant que la douleur devait être plus e vive encore depuis la constitution du cabinet e Doumergue. Les attaques ayant redoublé, une s certaine animosité se manifesta dans le monde contre moi. Dans certains salons, il me sembla e que le vide se faisait lorsque je paraissais. Mme Caillaux ajouta qu'elle avait été outrée de la campagnp menée contre son mari. Son in-diguation ne connut j>lus de bprnes .quand elle fDuuievou au Journal ae uanu eu ( IMITE PÈGRE I t PAR vui d'U Paul M A HA LIN Z LA BÔYARDE j w* 1 = ''p*** pl'U. TROISIEME PARTIE ' « le l'Aventure de Mlle Àlliette - l'éc voii Puis, prenant la bougie qui brûlait sur cuu I ® 'able dt la jcuue fille, et l'approchant des - "deaux du lit : 1 dt\ „7 '"■es ^'ens Sofesnes ne se plaindront >::i noaua-t-il. Nous ne sommes pas en- eui ijio U aul^'' e' je 'eu,r ^orinc 1° d'ar- l'.'Y • t'ra| X efta COUR DES FONTAINES ' "c {v c 110 invit î116 ^uu.r' ^ l,eu Pr^'s à l'heure où les L liuridon se mettaient i table au nici riPr,.;. u Vjii sans eau, le docteur Des- tici; iv '™3 entnuit dans un 1 i t café de la des ïi» i 11 Fcn,:iilws — au Palais-Royal — sur Sauçhe du ]>assage par lequel son 1. .s; raccorde à la rue Montesquieu. i s Ui «£■ r ^esperrières était de r C^nstulons, pourlant, b sa louange. z qu'aux termes <hi traité imposé par le Mai s tre, il n'avait point cessé,depuis des années, <j de rendre à ce dernier, — par l'entremise du sieur Blanchard, son factotum, — un d compte exact et fidèle des faits et gestes de n Rose Grimont, a C'est ainsi que, six semaines aiupara- c vaut, il n'avail pas manqué do le prévenir du complot organisé par la courlisane con- cl tre la vie, contre l'argent de M. de Ker tnor. En apprenant ce guet-apens, l'ancien no-taire avait prononcé ce mot : — Enfin !... Car, à mesure que, de jour en jour, il lésespérai>t davantage de retrouver Andrée, I sciilaU se réveiller, s'amonceler on lui, ■)l>us \ ivace et plus terrible, sa haine contre 1* a misérable créaituie qui avait été la cause le son malheur. Aussi, depuis son arrivée à Paris, l'é- ® jiait-il — tout en cherchant l'enfant volée — soutenu par l'espoir de la saisir, de l'écraser sur un nouveau méfait cl de pou- P voir crier au inonde en la jetant sous le a coup de la loi : P — Voilà la femme que j'ai frappée jadis, 01 devançant la besogne du bourreau. J'étais • un juge alors et non un meurtrier et un vo-l'Ur. J'usais de mon droit de punir. N otre I' ■levoir à vous, société cl justice, est de la frapper à voire lour. L'arrêt qui l'atteindra 11 effacera celui sous lequel vous avez flétri un innocent. [:[' Or, parvenir h ce but n'était déjà pas R chose si facile. S1 La Bovarde, en effet, était la prudence même: Elle vivait en marge du Code, jus- gi ticiable seulement de l'opinion. Pendant di des années, il n'avait pas été possible de la ù surprendre en défau-t d'honnêteté, dans le v< sons si net et légal de ce vocable si élastique qi :l si multifaoe. n Ruiner un aruani n'est point un délit. AuU'imwiK il faudrait iwtitwf ww pi z ai ne de nouvelles Chambres, lesquelles siégei'a.icnt joui- et nuit, sans lovées d'uu-dience et sans vacances. Songez si Maxime Gérard avait frémi d'une joie farouche lorsqu'on lui avail annoncé ce que la cour tisane préparait 1 Un assassinai suivi de vol ! Il n'y allait pour elle rien moins que do l'échafaud. Lorsqu'à ce propos, Desperrières avail demandé an sieur i31ancliard : — Quelles son! les intentions du Maître? — Laisser faire, lui avait-il été brièvement répondu. • I^e docteur avait insisté : — C'est bien ; mais quoi sera mon rôle là-dcd<ans ? — Assister à ce qui aura lieu et y prendre pari, s'il le faut, afin d'être en état d'en témoigner au besoin. — Diable !... Mais c'est de la complicité, cela !... Kl les articles 59 et 60 du Code pénal sont là, qui ne badinent guère ! — Soyez tranquille : s'il entre dans les projets du Maître que la justice fasse son couvre, vous serez averti assez à temps pour pouvoir vous mettre en sûreté — vous et votre part <hi gâteau... Sur'celle promesse, le médecin avait été tranquille... du rùlé de Ferragus. Ou.i, ruais voilà que, d';;;." autre »ôfé, d'autres incidents, d'auU'es dangers avaient surgi : cet Odon qui se mêlait de ressusciter!... 101 puis, les hôtes de la Villa des Roses, qui s'avisaient de connaître les assassins !... Certes, il était urgent do supprimer ces gens, pour s'assurer de leur discrétion, et de peur que Maxime Gérard ne s'opposât à celte exécution nécessaire, il serait souverainement habile de ne l'en prévenir qu'alors qu'il n'aurait plus le temps, ni les moyens de l'empêcher. Voilà pourquoi au Heu d'adresser, à la h«urev «u»i «a »yai\ i'babi- . 'MMH—PTOOBlli tude, un rapport au sieur Blanchard sur ce s qui était survenu, Je médecin avait jugé plus opportun et plus adroit d'aller l'en in- ,| former verbalement — assez tard — dans le café où il savait le rencontrer dans la soirée. 3 I.'aller ego du Maître était là, en effet. I était iussis dans un coin à gauche, vis- ^ i-vis du comptoir, entouré de journaux et dévorant lé « Premier-Paris « du Constitua r lionnel devant une demi-tasse vide. ^ Ce «Premier-Pai is» donnait les états de service de plusieurs magistrats récemment ; nommés dans le ressort de la Cour de Pa- t ris. lin rcilatant, entre autres, oeux de M. Le Prévost de Beaugé, appelé aux fonctions de procureur général, il rappelait que ce dernier avait commencé sa carrière dans j les Vosges, où, substitut, nombre d'années auparavant, il avait instruit d'office l'affa.i-ie du fameux notaire de Reiniremont. Cel article paraissait intéresser vivement \I. Blanchard. Au physique, celui-ci était, un homme de Iaille moyenne, lin peu «voûté», comme Vs gens qui passent les trois quarts de la . journée à écrire. Ce que l'on apercevait de sa figure entre les conserves à verres brouillés qui lui mas- l quaient Ir'; yeux, les favoris touffus et gri- -sonnants qui lui cmbroussailtaienit Ules r joues, et les cheveux abondants qui lui '■eiffaient, lui couvraient le fronl et dé va- f 'aient j\i.- Tu'au\ sourcils : ce que l'en aper- ' rêvait de sa figure, éveillait uns idée de '. pure végétation, I Toute sa personne, en somme, au pre- ' nver aspect surtout, sa mise, ses manières, - n langage présentaient avec beaucoup d'énergie l'apparence spécialement parisienne du bipède que les romantiques désignaient naguère par le mot: épicier. Et pourtant, sous la placide pesanteur de son allure, il v avait une puissante originalité. Vous auriez juré que oa terne et déboa«:ùrc visa m ça£bù4 ouei<m twihl« . secret sous les verres de ses lunettes, les con broussailles de ses favoris et l'empiétement sur de ses cheveux. rett A la vue de Desperrières qui entrait : Kcr — Tiens 1 tiens! liens! c'est le docteur! tl s'exclama le liseur. Eh bien! vous n'avez prit pas de rhance. J'ai fini mon journal et je _ suis près de partir. , par — Gela se trouve h merveille, au contrai- re. Je venais-justement vous chercher. s Voire beau-frère vous attend. dite Ceci était une phrase convenue. Voire _ b^nu-frere vous attend signifiait simple- g, ment: Il faut que je fous parle tout de [ne suite. , . _ M. Blanchard se leva, régla son gloria, prit sa canne et son chapeau et demanda en L manière d'acquit : ave — Alors, vous ne voulez pas accepter ^ une chope ? Puis, tout bas : . y _ — C.a chauffe ? — Ça brûle même. Et le médecin ajouta tout haut: ^ — Merci. Nous n'avons pas le temps. Ça sem pour plus tard. ren Ils sortirent, traversèrent la cour des Fontaines, coupèrent Jia galere d'Orléans, • — tout cela silencieusement, — et s'engagèrent dans te Palais-Royal. Les promeneurs y étaient clairsemés à cette heure et en " celle saison. Quelques rares .passants se hà- laiont le long des galerios. où les bouti- HUL quiers c-omiuençaioiit à éteindre. Dans le - ja.rdin, il n'y avait personne. Ce fut dans L celui-ci que <cs doux hommes entrèrent. Quand ils furent auprès du bassin : yeu " _ t;, y a donc du nouveau ? interrogea tes le secrétaire de Ferragus. Il — Beaucoup. ~ — Voyons. mé — D'abord, le prince Odon n'est pas vot mort... nu' M, Blanchard eut un sourire goguenard : l> — Mon brave ami, déclara-t-il, si c'est là \o*A 1» nwi uw vqus a,v«ç it m'oftrir,^ w—o——ai—— snseille d'aller incontinent le brocanter ur le carreau du Temple... Il y a belle lu-:11e que nous sommes certains que M. de iermor se porté comme un charme... Il y eut ur.e pose, puis Desperrières re-rit : — Savez-vous pareillement que, sauvé ar quelqu'un dont il ignore ou dont il pré->nd taire le nom, le'prince a été recueilli, Suresnes, sur le quai, dans une propriété lté la Villa des Ruses ? — Nous savons cola aussi, repartit M. ilanchard avec placidité ; nous savons mêle mieux que cela... — Quoi encore ? i»* — Le nom de ce mystérieux sauveteur. Le médecin considéra son interlocuteur vec un étonnement prolongé. j H poursuivit avec humeur: — M. de Kermor a reparu hier...- — Chez Tortoni, d'abord, dans le petit alon qui donne sur la rue Taitbout ; avec ne demi-douzaino d'amis et plusieurs de-aoiselles de plaisir; à l'Opéra, ensuite, ans la loge de Rose Grimont, qu'il avait encontrée chez le susdit Tortoni... I^a surprise du docteur croissait à l'égal e son dépit. — Vous y étiez ? s'exetamn-t-il. — A mon Age ! protesia le secrétaire. lIi ! mon pain re garçon, il y a beau temps ue je ne veille plus, — Alors, c'est le Maître qui... L'autre l'interrompit sévèrement: — Le Maître va où il veut et fait ce qu'il eut. Ce sont ses affaires, et il n'a de cornp-es à rcnd"e à personne. II ajouta après un silence : — Je ne vous cacherai pas qu'il est forl (îécontent de n'avoir pas reçu oe matin 'otre rapport sur les incidents de cette iuit... Dcsjimères répliqua avec embarras ; ""S. (4 . Lundi 23 mars î 91 'i 5 centimes le numéro —OM——————— 58me année ■ N ~ 1\° 82 1

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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