Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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03 januari 1914
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s.n. 1914, 03 Januari. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 17 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/pc2t43kj88/
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JOURNAL DE GAND abonnements ! RÉDACTION & ADMINISTRATION : annonces s BELGIQUE : 16 tranca pai an: 7-50 Irancs pour six mois; 4 francs pour trois mois. 3, RUE DE FLANDRE, 8, GAND Voir le tarif «ù bas de la dernière page du )0urnal. pM -l'étranger, te porte»»*. TÉLÉPHONE G66 Le Sénat et M. Renkin L'envoi tardif au Sénat des budgets donl le vote était indispensable pour le" 1er jau vier n'aura pas soumis nos pères conscrit: i une trop rude épreuve, grâce à la grèv\ Je lu gauche, qui a refusé à juste titre d-prendre part à cette parodie de discussio. il dont Ja légitime protestation a été coi •oborée par celle du seul sénateur >t. :omme indépendant sur la lisle des cléi "aux bruxellois et qui n'avait jamais eu 'occasion d'essayer de manifester son iw lépend^nce. D'ailleurs, le Bien Public lui-même convient du mécontentement qui existe même sur les bancs de la droite du Sénat, en présence du sans-gène avec lequel on traite» celle assemblée de millionnaires. La proleslalion de la gauche est le seul acte de vitalité dont elle se soit montrée capable, nais elle ne suffit pas pour enrayer a déconsidération et le ridicule dont la Chambre d'entérinement est frappée depuis que le gouvernement ne se dorme même plus la peine de faire semblant de croire qu'elle serait capable d'avoir une velléité de volonté. Et pendant qu'à la Commission des XXXI les adversaires du S. U. s'occupent de l'enlizer et de le noyer dans les marécages de. la "eprésentation des intérêts, dont les progressistes avaient eu !a candeur de vouloir Taire loyalement l'expérience cri la donnant pour base au recrutement du Sénat, qui aurait pu ainsi avoir line raison d'Être, c'est le Sénat lui-même qui n'attend pins qu'on le supprime pour se supprimer par sa propre veulerie et justifie l'irrévérencieux dicton populaire, qui a toujours désigné celte assemblée plouto-erntique comme «une cinquième roue à un char ». Il n'y a donc pas eu de discussion au Sénat les bancs de la gauche étaient vides et les cerveaux des occupants de ceux de la droite aussi, semble-t-il, car ils n'ont rien trouvé à dire, sauf quand il s'est agi de leurs automobiles, soumis à une taxe que ces messieurs trouvent naturellement trop lourde (les riches, en Belgique, sont si habitués à ne pas payer leur part d'impôts, et, à ta faire payer parles pauvres) et ils se sont contentés de voter. Mais, avant la grève il y avait, eu, par extraordinaire, au Sénat, une dboussion qui méritait qu'on en parle, et dont on n'a guère parlé, sans doute, parce qu'elle divisait les clérica îx et les mettait dans'une fâcheuse posture. M. Renkin s'est justifié, a>ux applaudissements de la droite, du reproche assez inattendu d'avoir favorisé la fmnr-maçon norie au Congo et de's'ôtre fait le protcc-teur d'un complot maçonnique contre notre sainte religion. Ce n'est là. d'ailleurs, qu'un des multi pies incidents de la lutte homéftque, qui s< poursuit au Cor.go, dans la presse catholique, dans les couloirs (> la Chambre cl même à Rome — une question précise d< M. Speycr, en a arraché l'aveu officiel au gouvernement, q; i avait, commencé par nier cette intrus-ion du Pa.pe-Roi d-ans le: affaires de notre colonie entre les mis sionnairef et M Renkin. M. Renkin est cependant un clérical de tout repos ; il se vante d'être l'élève de Jésuites , il i été l'apologiste de la morale ce s^wnt Alphonse de Liguori, morale si scabreuse que. quand M. Dcmblon annonça l'intentioi de la discuter à la Chambre, li ^résident Schollaert prononça immédiatement Le huis clos. M. Renkin protège les missionnaires et i.àme les franos-maçons d'avoir créé une ogc au Congo, craignant que cela n'in-i :ence les fonctionnâiires. Mais les missionnaires veulent ôlre au Congo les maires absolus, cornue les curés et les moites en Belgique..et en faire une sorte de nou->cau Paraguay Leur arrogance est aussi nvraisemhl, ble que leurs prétentions. Ils considèrent naturellement comme étant lu-dessus des tois. lis traitent de haut la magistrature, Ï.H1. c«! cependant très convenab'ement '.ericalîsée (M. Renkin en a donné l'a s-su-•ance au Sénat, et on peut 1€ croire sur ^™.lc.) c} 0ll> '1 n'y a sur quatre-vingts na^istrafs que deux francs-maçons ; c'est U. Renkin qui l'a dit. Car ces mission-taires, qui veulent être tout au Congo, >nl 1 obsession de la franc-maçcnnerie t se prétendent persécutés par elle — xaclemenl comme les Grecs subtils s'em->ressa;ent, cet été, de dénoncer au monde omme commises par les Bulgares les atro-s dont ils venaient de se charger la onscience. • P jl s,e trouve, en Belgique, tout un pu->itc de bons jobards cléricaux pour croire n importe quoi quand il s'agit de la ra ne-maçonne rie. Ils ont d'ailleurs de qui tenir : n'a-t-on as vu M. Woeste, qui se croit si malin, va 1er toutes les bourdes qu'il plaisait à .00 1 axnl d inventer à l'usage des imbéciles t accuser M. Goblel d'Alviella d'avoir cé-îbné je ne sais quelles messes noires avec i fabuleuse Diana Vaughan, suppôt direct e Satan ? M. Briffaut, qui est, paraît-il, député de hilippev:lle et qui est allé dire à Thielt ue « si tous les carlellisles ne sont pas es canaMles, du moins toutes les canailles J>nt des carlellisles », s'est mis à exploiter -'lté veine d'imbécillité cléricale et colpor- * > partout, en môme temps que les calom- ' ics dos cléricaux espagnols sur Ferrer, 1 ne conférence de révélations, accompa-nées de projections lumineuses, sur les ^ "crets pleins d'horreurs de la franc-mo- 1 >nnerie. Il a d'ailleurs fini par donner la nausée ux plus intelligents parmi ses amis poli- . ques, et en ce moment, dans la presse c'.é-cale, c'est à qui le désavouera. I! a élo exécuté de haut par le Journal ? Bruxelles et le Hainaut, et. il n'y a guè-? que la Gazelle de Liège et le Patrio'e m essaient de plaider la circonstance tenuante d'une «responsabilité très limite ». 11 aura d'ailleurs l'occasion de s'expli- j u^r à la Chambre de mardi en huit; galons qu'il n'en abusera pas. * kn toul cas. M. Renkin lui a réglé son t >mpie nu ^énnl. \ Le Bulletin Antimaçonniane avait accusé i n procureur d'Etat, M. Detry, d'avoir part à Stanleyvil'e à une parodie sin- j A corffy?e d'un prêtre qui va porter > exrrf me-onefion ; une enquête ayant été ï ijverfe •sur In d'énoncél'on d'un mis* cherché k i \ V»' ^ 'i f**. faire, puis d'avoir, abusant de sèa pouvoirs, mis en prévention onze personnes qui auraient pu en témoigner et d'avoir fait condamner des innocents. C'est celle accusation, vraiment infamante, contre un magistrat qui a servi de base à toute la camnagne antimaçonnique congolaise. Or. M. Renkin est. venu déclarer que, après enquête minutieuse, il avait constaté, la fausseté absolue de toutes ces allégations.M. Defrv n'nvaîf pris nncune part, même indirecte, dans la gaminerie de Slanley-ie, dont les au leurs ont été punis admi-trativeinenl.Quatre des témoins invoqués ont été mis _;s en prévention, mais pas par M. Detry à la suite do l'affarire^de Stanley ville, l.s étaient inculpés de détournements, d'ivresse scanda euse, de rébellion, de violence envers les noirs, voire même de viol, et ont été condamnés ; si toutes ces condamnations n'ont pas été confirmées en appel, elles prouvent, en tout cas, que les poursuites n'avaient pas été intentées à la légère. C'est dans ce joli monde que les feuilles antimaçonniques, qui aiment tant à parler de Vadecard, sont allées recruter leurs informateurs. La casserole en chef qui avait fourni les éléments de la campagne de M. Briffaut avait pour son compte douze préventions : détournements, faux, ivresse, violation du secret des lettres («F.-. Detry, écrivait le Patriote avec une déliicieuse inconscience, ne savait pas que ses billets étaient confiés à un messager qui, la porte une fois refermée, faisait sauter l'enveloppe et prenait copie du billet »), détournement de documents du Parquet, rébellion, violence envers les noirs : :1 a été acquitté, sur certains chefs, bien que les faits fussent ac-' quis, et notamment du chef d-e violation du secret des lettres, « parce que la lettre dont le secrei a été violé n'était pas confiée à la pcote. et parce que la prise de copie d'un document du Parquet ne constitue pas un délourrement — du chef de faux, parce que le L.ux était trop grossièrement fa.it — enfin, iil l'u été en apel du chef ex- viol, parce que les conditions légales du viol n'étaient pas réunies », mais le ministre a déclaré qu'il «lui étant impossible do lire les documents qui relatent les détails ignobles de <.elte al aire, mais qu'il pouvait la résumer comme suit : m A... se trouvant dans un village reniar-»que une jeune femme. 11 la fait mander «auprès de Uni. Cette femme allaitait en-» core un enfant. Elle refuse d'entrer dans »la ca.;e où A... voulait l'entraîner; il ha ^saisit pai le poignet et l'attire i\ l'inté-» rieur. On devine la suite. » La question de droit qui s'est posée "était de savoir s'il y avait ou n-on violcn-» ce morale. Le juge d'aippel s'est prononcé »pour la négative. Mais malgré cet acquit-»tcme:it, si !... n'avait été révoqué déjà «pour ses détournements, je l'aurais révo-»quc pour les faits qui avaient servi de lvi-» se a la prévention de viol, car, en toute «hypothèse, ils révélaient une révoltante » immoralité. » Toi est l'informateur de M. Briffaut et du Patriote, l'accusateur de M. Detry et des francs-maçons. M. Renkin a résumé d'un mot la situation : je ne pouvais hésiter entre un. magistrat contre qui rien n'a été prouvé, et un coquin. Maris pont M. Briffaut et Le Patriote, la morale d'un coquin suffit quand il s'agit d'aocuser un franc-maçon. Et c'est eux qui continueront impertuibablement h nous parler de Vadecard et des casseroles maçonniques.Le discours de M. Renkin, on le voit, a été fort insti uctif. Il l'a même été à divers points de vue, notamment à celui du genre de moralisât ion que de pareils agents introduisent au Coiiigo et l'on se demande dans quel cas 'e viol des négresses est puni, si celui cité pai le ministre est de ceux qui échappent à La répression. C'est, cependant là aussi un point de vue qui semblerait devoir attirer l'attention du Patriote. Mais, quant à la campagne anti-maçonnique cl à M. Briffaut, ceci est plus rpie suffisant pour qu'ils soient définitivement jugés. G. L. ECHOS L'ne Fédération du personnel de toutes les écoles professiomLelles . et techniques du royaume vient d'ê-- ' tre fondée. Son but est de travailler à la création 3'une caisse de pension en faveur des [nombres du persor.ncd enseignant ei admi-uLslraliif de ces écoles, ainsi que de leurs neuves et orphelins. Cette Fédération entend conserver un caractère de stricte neutralité politique. Ses moyens d'action sont : Création d'un ^mité de propagande dans chacun des :hefs-lieux de province ; formation d'un Comité central, ayant son siège à Bruxelles. ?t. d'un Comité supérieur de patronage. Déjà, les écoles de la province de Bradant se sont réunies. Au nombre de vingt-rois, englobant, un personnel enseignant rie >lus de 200 membres, elles ont fcrm$ le premier Comité provincial. Les autres provinces ne tarderont pas à mlvre le mouvement. C'est une œuvre louable, bien digne des mcouragements de tous ceux qui ont à ;œur le développement de l'enseignement >rofessionnel. Le Hainaut et les deux Flandres Iravail-ent activement h la formation de leurs Co ni lé s. «M/ BALSAM DELICIEUX ProbUVr? m résoudre. (.es liomm.es sonHls plus b■ • u-rcù\ que tes femmes? t :i professeur iiUemand lôjiojxi isnsi ii celle question : u L'homme est heureux du momenA qu'il i quelque chose pour le rendre heureux, andis que la femme est heureuse aussi ongtemps qu'elle n'a pas quelque chose »iir la rendre malheureuse. »Le fait est dû à ce que la femme a le .eniiment de la responsabilité fort peu dé-, feloppé. Elle se con!>nte du bonheur pré-lent, sans se pré _uper .de l'avenir. » Des choses qui nèsent lourdement sur âWtlt dit l'homn», «Ù »< auitBA et uiquiet, n'exercent sur la femme qu une influence momentanée. La femme est incapable de comprende la signification entière des événements, et, par suite,, prend les choses avec /»!us de légèreté que l'homme » A ce point de vue, i' existe bien des hommes qui sent femmes... et réciproquement. v i tw.,1^. K î/. ~s~l ' Le Nouveau tarif téléphonique interurbain.i Le riouveau tarif des communications téléphoniques interurbaines à l'intérieur du payi a été mis en application jeudi, 1er janvier 1911. A partir de cette date, l'unité de durée des oom muni cation s à destination de i^éseaux non compris dans le groupe téléphonique local est, comme dans les relations internationales, fixé uniformément à trois minutes. La taxe s'établira dorénavant de la manière suivante : pour toute communication intérieure échangée dans le rayon de GO kilomètres, à partir du bureau de raccordement 50 centimes pair unité de conversation; de GO kiiom. jusqu'à 125 kilom., 7T5 centimes, et au delà de 125 kilom., 1 franc, ww La vitalité des sénateurs. La grève des sénateurs de l'opposition,qui s'est produite lundi, est, somme toute, un signe de vitalité de la Haute Assemblée. Muiis le Sénat a donné, depuis sa création, une autre preuve de vitalité peu ordinaire. Ses membres, en général, ne sont pas choisis parmi des gens de la prime adolescence, et pourtant, depuis 1831. sur r>(J4 sénateurs que connut la seconde Chambre, 173 seulement sont morts en fonctions, do'it trois présidents : les comtes de Mé-rode père et fils, et le duc d'Ursel. Les premiers morts furent le baron B-eyls, premier vice-président, élu le 29 août 1831 par Bruxelles ; M. Puissant, sénateur de Charie-roi, et M. De Gorge-Legrand, sénateur de Mon s, élus également en 1831, morts tous liois en 1S32 Le sénateur doyen d'Age au début de la nationalité belge fut M. Van Hoobrouck de Mooreghem, qui, né en avril 175G, devint sénateur à 75 ans. et mourut en 1835. On le voit, le Sénat conserve. Quoi d'étonnant à ce qu'il soit conservateur? \xw Un journal qui disparaît. Après une vaillante carrière de soixante-cinq ans, Economie de •Tournai cesse de paraître. Fondée en' 1858 par Adolphe Delmée, le joyeux chansonnier à qui l'on doit Les Tournai-siens sont là! L'Economie soutint fidèlement la politique libérale et acquit une influence et un développement considérables pour un journal de province. Elle fut dirigée ensuile par J.-B. Delmée, à qui succéda M. Hipp. Delcourt, petit-fils de son fondateur. Tous les libéraux regretteront la disparition d'un organe rédigé avec autant de talent que de distinction, et qui rendit aux idées progresssistes et démocratiques les plus grands services. \w% Le Guide des Chemins de fer d'autrefois. Un abonné de la Gazette possède un Guide des chemins de fer de Voici quelques-unes des curieuses constatations qu'il y a faites : Cet indicateur est sur papier bleu foncé et ne contient que quatre feuilles de sept centimètres et demi sur quatorze. Son titre : « Départs des convois de chemin de fer, période de transition à partir du 21 mars 181-2», imprimerie de Ch. Crespin, rue au Lait, 12. Les heures de départ sont seules indiquées par stations et non par ligues. Par prudence, probablement, on n'indiquait pas les heures d'arrivée ; donc pas de ré-cri mina lions possibles. A recommander à notre ministre des chemins de fer. Il y a douze stations de départ, plus cinq, sous la rubrique spéciale «Ligne du Midi». Ce sont : Bruxelles. Ma ines, Anvers, Louvain, Tirlemont, St-Trond, Ans. Ter-monde, Gand, Bruges, Ostende et Courlrai. Puis, sous la seconde rubrique : Bruxelles, Hal, Rraine-le-Comte, Soigndes, Mons. Il y avait donc déjà une ligne de Bruxelles à Anvers, une autre de Ma-limes à Gand, Ostende et Courlrai. Une troisième vers Liège et S(-Trond, et enfin celle du Midi jusqu'à Mons. ■Sur la ligne dite du Midi, il y avait trois trains par jour pour Mons, à 7 h., à 10 h. 30 et G h. 15. et trois en retour. Les trains se croisaient à Braine-le-Comte et le trajet total devait durer une heure trois quarts environ. On a fait quelque chemin depuis lors. | Le Retour de la "Joconde" à Paris Paris, 31 — Le tableau de la Joconde est arrivé à 2 h. 40 et a été transporté immédiatement à l'Ecole die s Beaux-Arts. L1 IDENTIFICATION DU TABLEAU Paris, 31. — L'identification de la Joconde a été longue et minutieuse. Il a fallu comparer le panneau avec une photographie prise quelques jours avant la disparition de la Jocondc el se servir, en outre, d'un procès-verbal dressé de mémoire par M. I.©prieur, deux mois après l'enlèvement et enfin, dern'or détail qui ne permet pas le moindre doute, le cad: s'est adapté merveilleusement au panneau. L'identification est donc certaine. A 4 heures, les photographes rangés dans l'antichambre qui précède le bureau du secré-ariat do l'Ecole des Beaux-Arts ont pris quelques clichés. La Joconde. a été ensuite conduite (tans la salle d'exposition. A L'INSTRUCTION Paris, 3!\ — Après Le retour do la Jocondc, le juge d'ins'niclion a entendu, cet après-midi, comme témoin, Mathilde, l'ancienne maîtresse de Perugg'-a, qui a confirmé sa déposition. AU BALCON ! A propos du « séjour >» de la. Jocondc à Rome, on rapi>orte ce fa t typique: Le il rnier jour de l'exposiition du taljicau, raffluence était tellement considérablt que l'on dut fermer les i>orles. Et, pour donner satisfaction à la foule qui, à grands cris, réclamait la Jocondc, on dut exposer la toile ix un des balcons du parais. Les Négociations avec le Vatican M. le sénateur Speyer avait posé la question suivante au ministre des affaires étrangères : « Est-il exect que des négociations aient eu lieu récemment entre le Saint-Siège et le gouvernement belge au sujet de difficultés qui ont surgi au Congo entre Les agents de ia colonie ou le gouvernement et les mis» sionnaues ? » Dans l'affirmative : )> 1" par quelle voie ces négociations ont-elles eu lieu ? »2° Quand le gouvernement se propose-t-il de publier un livre gris à leur sujet ? » Voici le texte de la réponse adressée le 30 décembre 19i3 par le ministre des affaires étrangères à M. IL Speyer : d L'écho des difficultés qui ont surgi entre je ministre des colonies et les missionnaires belges au Congo, était parvenu jusqu'à Rome. » Comme on devait s'y attendre, elles ont fait, depuis plusieurs mois déjà, l'objet de simples conversations entre notre ministre auprès du Saint Siège et les membres de la sécrétairerie d'Etat » Selon 'es usages, les négociations diplomatiques et les résultats auxquels celles-ci ont about: peuvent seuls donner lieu aux communications que vise la question de M. Speyeir. » Ce qui signifie dans un langage qui n'est pas diplomatique, que le Vatican a demandé des explications à notre gouvernement qui s'est mi en devoir de lui en fournir. 11 faut croire aussi qu'elles ne sont pas jugées suffisantes parce que la conversation dure encore !... à l'Etranger LA POLITIQUE ANGLAISE LES ELECTIONS PARTIELLES DE 1013 CONSIDERATIONS GENERALES Londres, 31. — Les quotidiens des divers par-lis s'occupint des résultats des élections Lg.s-latives de l'aimé.'. La prvi.se causervatriee commente avec satisfaction les chilfres de ces sections paitieiies. Il faut, c-pendant, tenir compte de ce que !e vole plurai donne un avantage plus considérable aux oon^rvatî urs dans les évi tions partielles que dans les élections générales. Un électeur conservateur avec dc-s voix dan: vingt districts pourra, dans une 61ect:on générale, voter dans quatre., cinq ou six districts, mais lia pùuparl do ses voix plurales sont' perdues, alors qu aucun vute'Ue sj peru dans une élection par 11:-tic. Pendant i année U y eut 17 tkns partielles. En 1910, cc.^ d.slricts furent représentés j.ar 10 libéraux. 0 cons-e;valeurs cl 1 xabou-riste. Maintenant ies ch ffres sont 9 libéraux et huit conservateurs. Un de ces demi rs fut ôlu comme conservateur libre-échangiste. Les conservateurs ont uagm<rntj leurs voix de 80 ',92 à 85.538. Les libéraux ont souffert une réduction de 84.739 à 74.592 et les labouristcs de 23.733 a 20,790. Il reste donc encore, en dépit du vote plurai, une forte majorité démocrate. D, s trois districts gagnés par les conservateurs, deux ont été dus à la division du vote démocrate, un facteur qui. en l'absence du ballottage, est responsable pour beaucoup de vic-t->ir©s conserva trier s dans ce pays. Ces deux districts ont été Reading et South Lamark. Les torys ont perdu un siège, gagné par les libéraux, dans un des anciens boulevards d€s ulstériens, Londonderry, un résultat d'une importance énorme, cai maintenant l'Uister est représenté a Westminster par une majorité au-! nom sle: 17 home-rulers contre 16 unionistes. 11 est difficile, depuis l'élection de Londonder-ry, de réprésenter l'Uister comme un obstacle i vieux a l'établissement de l'autonomie irlandaise. Or. c'osl la seule province de la Verte-Erin qui soit divisée sur cette question, les autres ayant» toutes une écrasante majorité auto-r. un sle. labouristes, de leur côté, ont perdu un t ir conquis par les libéraux, celui de Ches-te.'field. où les libéraux avaient offert d'ap-pûyer un candidat labouriste, ofîre rejetéc avcc. un tel dédain (iue les libéraux se sont décidés à donner une leçon à leurs alliés de Westminster, en enlevant leur siège d'ur.e si gaillarde manière que leur candidat a obtenu plus de voix que le tory et le socialiste réunis. Cette leçon fera peut-être comprendre aux intransigeants du labourisine que si les radicaux ont le.soin, dans beaucoup de districts, de l'ennui des travaillistes, ceux-ci perdraient les trois quarls de leurs sièges, aux prochaines élections générales, si les radicaux, qui furent leurs alliés fidèles aux élections précédentes,, devenaient leurs adversaires dans la prochaine lutte électorale.Ixjs forces des divers partis, au Parlement, à l'heure acîuellc, sont : Ministériels permanents : 203 libéraux et 76 Irlandais démocrates. - 330. Opposition permanente : 265 torys et 19 Irlandais unionistes. - 284. Indépendants : 39 labourâtes et 8 Irlandais cléricaux du comté de Cork. En général de ces deux groupes, le premier vole presque toujours avec le gouvernement, et le deuxième avcc l'opposition. Mais on voit, en tout cas, que le gouvernement compte sur une majorité ministérielle absolue, à moins d'une surprise, sur l'opposition et les deux groupes indépendants réunis, de sorlo nue l'existence du cabinet Asmiith ne court pas de graves dangers.PETITE CHRONIQUE D'AUTRICHE-HONGRIE UN PROCES POLITIQUE MONSTRE EN HONGRIE - L'AGITATION RUSSE PARMI LES RUTHÉNES HONC.ROI.S - LE TSAR FERDINAND ET LE ROI SALOMON. A Marmaroszigct a été commencé lundi le procès contre Alexandre Kabailyuk et 189 compagnons. qui sont accusés de rébellion et du crime d'excitation contre les lois. Le principal axu.sé, Alexandre Kabalyuck, nommé au>si père Alexius — il est d'ailleurs en fuite — est a cusé d'avoir, de concert avec le comte Vladimir Bobrinsky, président df la Société populaire de prévoyance de la Fédération populaire russe, ainsi qu'avvc le médecin de Czernowitz Roman Gerofsky. l'avocat Dr A exandre. Ge-rofsky et 1 ingénieur Georges Gerofsky. tenté de faire "passer sous la dom.natiom russe des territoires hongrois habités par des Ruthènes grec-orthodoxes. A cet effet, les accusés auraient répandu diverses feuilles volantes et. journaux sur les marchés et foires des Comilats de Mar-maros, Ngocsa et Bereg avec l'appui matériel de la Société de St-Pétersbourg des Ruthènes galiciens. Celte propagande a\ai» pour bu.t de glorifier l'idée nationale russe,*la confession g.-ecque-orlhodoxe et ses prêtres d'insulter la nation hongroise et les autorités de la monarchie hongroise ainsi que d'exciter la haine contre la Hongrie. L'acte d'accusation cite plusieurs' passages caractéristiques de ces imprimés haineux Ainsi dans une revue intitulée « La foi et ''Eglise» il est di<t : Le lar russe est mécontent de notre empereur et il conquerra tous les territoires habités par les Ruthènes, jusqu'à la Theiss Si vous ne vous convertissiez pas à la religion grecque-orthodoxe le tsar russe apparaîtra bientôt dans le pays et il placera les convertis à lia religion grecque-orientale à sa commandera alors & ses soldats de faire fusiller ceux qui sont à sa gauche par ceux qui sont à sa droite. » Dans les motifs de l'acte d'accusa Ion on fait ressortir qu.e cette agitation rus-sophile dure depuis dos années déjà. Â Vienne, on colporte l'histoire suivante dont le héros est le tsar Ferdinand de Bulgarie. On sait que le Cobourg était un grand amateur de théâtre. Il a gardé cette prédilection et [tendant s>"s nombreux voyages à l'étranger, il passe la plupart de ses soirées dans les théâtres des grandes villes, afin d'y jouir des plaisirs artistiques, que ne peut lui procurer son petit théâtre do la cour à Sofia. Peu de temps avant que la guerre des Balkans éclatât, il assista à la représentation d'une pièce intitulée Le langage des oiseaux, au Burgtheater de Vienne. Ferdinand de Bulgarie fut très enchanté de la repré-s niai ion et l'acteur Reimers, dans le rô]p du roi Salomon, lui fit une telle impression, que pendant un entr'acte il alla sur la scène pour lui faire ses compliments. En cette occasion, il le pria de lui prêter p^ur quoique temps son costume orientât!, parce qu'il eût voulu se faire photographier « en roi Salomon ». Reimers, naturelllemenl, accéda volontiers au désir du roi. On se demande quel but le tsar Ferdinand poursuivait en s'affubiant de ce costume. Peut-être n'était-ce que par plaisir que lui vînt cette idée bizarre, plaisir qui ne serait pas rare chez lui, peut-être aussi a-t-il voulu exprimer qu'il se considérait comme le plus sage des rois balkaniques et connue roi d'Orient. Dans tous les cas, il n'avait pas appris le «langage d^s oiseaux», ajoute le narrateur de ec-t épisode viennois du roi des Bulgares, sans cela il aurait dû comprendre ce que les moineaux de Sofia sifflaient sur tous les toits au sujet de ses alliés déloyaux. ~ PETITE CHRONIQUE D'ANGLETERRE PROSPERITE GENERALE - LES INVENTIONS DE» 1913 - BILAN SUFFRAGISTE Londres, 2. — La nouvelle année commence Ici au milieu d'une prospérité générale qu'accusent les statist.ques, si nombreuses et variées, que publient aujourd'hui nos confrères Jondonniens. La misère, surtout, a considérablement diminué, grâce aux effets heureux de l'Insurance-Act de Lloyd-Georges, et à l'admirable organisation des nouveaux Labour-Ex-changes.Les travailleurs britanniques ont obtenu, directement, de sérieux avantages. Le dernier, daté d'hier, a été la conquête des chiffres mi-nima de cinq shillings par jour (fr. 6.25) pour les adultes et de deux shillings pour les enfants dans toutes les mines de la principauté de Galles. On sait qu'à la suite de la victorieuse grève générale des mineurs anglais, on avait déjà obtenu l'inscription dans la législation du principe du salaire minimum, mais sans le chiffre. Voilà qui est fait maintenant dans les mines galloises, et il en sera bientôt de même dans celles de l'Angleterre et de l'Ecosse. Une des Statistiques les plus intéressantes est ce le qui se rapporte aux brevets d inventions pris en Angleterre pendant l'année. Le chiffre i d environ 30,000. dont plus de 400 correspondent à des femmes inventeurs. Sur ce point, romme sur bien d'autres, le mouvement féministe a réalisé des progrès Surprenants. Par contre, en oe qui concerne les suffragettes militantes, leur débâcle est complète. On se mo-ipie d'elles dans les revues des théâtres et des music-haLs, et dans les rues on les hue, ou même on les assomme quand, à la suite d'un Incendie, d'un;1 explosion ou d'un autre geste analogue, oy-s st hasardent à en assumer la responsabilité. Et puis, disons-le franchement, le public im-partial n'admeTpas que, tand s que des enthousiastes naïves paient de leur personne et donnent jusqu'à leur dernier shilling, il y en ait qui se Ment créé une brillante situation personnelle, à l'abri de tout danger, attaquant tous ceux qui ne s'inoiinent pas devant leur volonté, comme nr'ss Qïristabelle Pankhurst. qui mène une douce existence à Paris, alors que, sur ses conseils, les militantes de Londres, y compris sa mère et sa pauvre sœur Sylvia, font, sans se lasser, la grève héroïque mais douloiw**"0^ de faim. Le mauvais temps FROID EXCESSIF Charollcs, 2. — Un froid très rigoureux sévit actuellement dans le Charollais. Le thermomètre1 marquait ce matin sur certains points 16 et 18 degrés en-dessous de zéro. On signale plusieurs. décès causés par le froid. ^ * LA VENTE D'J RI0-DE-JANE1R0 A LA TURQUIE UNE EXPLICATION Rio-dc-Janeiro, 2 (officielle). — Le gouvernement bnésillien ayeral proposé aux constructeurs de remplacer le dreadmought Rio-de-Janeiro par un autre dreadnought conforme au, nouveau programme naval, sains aucune perte pour le Trésor, les constructeurs pouvaient donc disposer l.brement du Rio-dc-Janeiro sans aucune intervention du gouvernement brésilien.La proposition ayant été acceptée, le nouveau navire de guenre sera consiruL dans les conditions indiquées par le ministre do la marine, la maison Armstrong ayant entame pour son propre compte des négociations de vente du Hm de-Janeiro, qui lui était retourné. INTERPELLATION A LA CHAMBRE HELLENIQUE Athènes, 2. — Plusieurs députés ont interpellé le gouvernement sur l'achat du dreadnought Rio de Janeiro par la Turquie. M. Ve« nize»os a conf.rmé l'achat. Il s'esl borné à assurer la Chambre que la Grèce était décidée à maintenir sa suprématie. Il a également donné l'assurance que les hautes personnaltés maritimes de la Grèce étaient complètement rassurées. (Applaud.) * LES EVENEMENTS DU MEXIQUE FUITE AU-DELA DE LA FRONTIERE New-York, 2. — D'après une dépêche de Pre-sidio, après une attaque violent dés rebeJles pendant trois jours, les fédéraux d'Ojinaga s'enfuirent, à une heure avancée, hier soir, sur le territoire américain. 11 est encore impossible de fixer les portes, mais, d s deux côtés, elles peuvent ôlre évaluées au moins à 1.000 tués et blessés. De nombreux fédlôraux blessés ont passé de l'autre côté du fleuve, où ils sont soignés par la Croix-Rouge. A un endroit, 300 fédéraux armés et non blessés ont traversé le liieuve ; malgré leurs protestations, ils ont été désarmés par les Américains, qui les ont obligés à regagner le Mexique. La Croix-Rouge se sert d'une petite église comme hôpital. FRANCE UNE LOCOMOTIVE EJ—IALLEE Paris, 2. — On mande de Beauvais au Matin : Un train-poste arrivait en gare hier, vers 5 h. du soir, lorsque l'essieu de la locomotive se brisa. La locomotive, ayant déraillé, continua ^ route, brisant tout sur son passage. Le mécanicien et le chauffeur furent grièvement blessés. A * ALLEMAGNE LES MAUVAIS TRAITEMENTS 1 DANS LA MARINE Berlin, S/. — Devant le Conseil do 0uerre de l'escadre des navires éclaireurs, à K el, se présentaient h er le lieutenant de vaisseau H eu-gens tedt et les quartier.s-inaî.rcs Mucke et llan> cr.ck, du croiseur tîœln% que commande le prince A 'aibart, truis.cme . -s de l'empereur • Tous trois étalent inculpés de mauvais traitements envers :eurs subordonnés : Muclce, dans quarante e un cas. et llandrick, dans vingt et un. Quant au lieutenant-, on lui reprochait de s être arrogé un droji de punition qui ne lui appartenait pas. Encore sous l'empire de la terrejr, plusieurs des recrues mahraiiées, bexi qu e.ivs aient reconnu avoir pieu-ré de douleur et avoir reçu de leurs bourreaux, non s'ulement des coups de pied et de baïonnette dans lo bas des reins, mais encore des coups de po.ng en ple;ne figure, ont ajouté qu ^ si e.'es a\. ien't été frappées, cc.a « i c leur avait pas fait de mai» ou que « c'était pour r.re «». Le lieiiienan: a été condamné à dix jours d'arrêts à ia chambre, Mucke à trois mois de pr.son et llandrick à cinq semaines d'arrêts moyens. Pour un motif analogue, le Conseil de guerre a infligé ensuite un mois de pr.son au quartier-maître Naumann, du croiseur Stralsrund. Enfn et toujours pour la même raison, le sous-officier Beck, du 1er régiment de la garde, à Potsd'am, dont le pr.nee Oscar, cinquième fris du kui'sor. est le chef, a été condamné à six semaines d'arrêts. DEFENSE DE RIRE Stuttgart. 2. — Les Lusligc Dlatter, paraissant à Stuttgart, ont été suspendues, à cause d'une alusion aux incidents de Saverne. ANGLETERRE LE DOCTEUR COOK DEBUTE AU MUSIC-HALL Londres. 31. — Le docteur Cook, l'auteur de cette galéjade énorme que constituait son voyage au Pôle Nord, couronne par sa réception solennelle à Copenhague, en 1909. prétend maintenant que c'est p-ar une aberration passagère qu'il a admis à un moment donné l'inexactitude de son premier récit. Il entend 93 réhabiliter aux yeux du monde enter à l'aide de confrences faiies dans les music-hJls et qu'il a commencées, il y a deux ans. \ L'explorateur polaire, un homme d'une quarantaine d'années, à la carrure large et au visage plutôt plaisant, a lait, hier après midi, ses débuts en Angleterre, sur la scène du Pavillon Music-Hail. Une heure durant, il a tenté de prouver ses droits à la oonq . te du Pôle. Mais si ses exploits restent douteux, il n'en est pas de même de sa ha.ne contre Pcary.D'après Cook, il n'esi pour ainsi dire pas un crime que l'amiral amér eain n a t. commis, «le; uis le parjure jusqu'à i cannibalisme, en <»assant par l'assassinat. Malgré l'a s.Artion du confère n ier :e cln-qûante-six evT»l.orate,irs pol or s "nn ssent le bien-fondé de ce qu'il avance, iJ est douteux que le public britannique, justement fier de ses héros polaires, lui accordo l'accueil en'.housias-te qu'il espérait. t ITALIE DEFAITE ARABE EN TRIPOLITAINE -Tripoli, 31. — Le colonel Miani, avant d'opérer. avec sa colonne, dans la région de Murzuk. a décide de disperser ce qui restait de la méhafda de Mohamed Ben Abdailah, déjà battue dans de précédents combats et qui était retranchée à Maharuga et à Guida, dans un terrain difficile pour l'artillerie. Le 24 décembre, la colonn ■ a a taqué à la baïonnette les positions ennemies. Après cinq heures de combat, lc6 Arabes ont essuyé une défaite complète et ont pris la fuite dans toutes les directions sous le feu de l'artillerie. Us ont abandonné de nombreux morts parmi lesquels Mohamed Ben Abdallah e! plusieurs notables. La troisième compagnie érythréenne sVîst emparée d?un drapeau ver!. Les Italiens ont eu un officier tué. quatre officiers et un sous-officier blessés, treize Erythréens et quatre Lybisséens tués, soixante Erythréens et .seize ^ybisséens blessés. Le colonel Miani a occupé Maharuga pour affirmer la souveraineté italienne sur la région Les pays aux alentours sont tranquilles. Ije gouvernement a félicité les troupes. VA IICAN L'AUTORITE JUDICIAIRE EST SAISIE DE L'AFFAIRE RAMPOLLA On télégraphie de R. décembre, au A latin de Paris • L'oppos'.t.on si^iiiiiuii hi^r soir par la duchesse de Cairipoix:..o c . ti^tainer.t en egis-tré daiiù lu journée, à la requête de sa belle-mère, la baronne do Perrana, fait entrer l'aflane Ra polla da s une nouvelle phase En effet, les scellés précédemment apposés à lu requête de Mgr de Bisogno n'avaient d'autie effet que de permettre à un représentant de la fabrique de Saint-Pierre d'assistei au dépouillement des papiers; cette apposition n'avait nullement pour but la sauvegarae des intérêts des héritiers. La formalité de l'apposition des nouveaux-scellés par un préteur fut accomplie de nuit et en grande hâte. Maintenant c'est l'autorité judiciaire qui va entrer e ^u. Ou le procureur du roi ne re'è\ a aucune présomptfion de soustraction de testament — et alors il ne pourra pas empêcher la levée des scellés et l'envoi en possession de la baronne de Perrana — ou bien il estimera que le mystère doit être éclairci dans •l'intérêt de la justice, et alors il ordonnera une instruction. t Ce'le-ci commencera par une perquisition minutieuse de l'appartement, un inventaire détaillé et la mise sous scellés de tout ce que le juge instructeur jugera nécessaire. Dès ce" matin, toutefois, la baronne de Perrana, par son représentant, a déposé une demande à l'effet de faire lever les soellés et procéder aux opérations d'inventaire.La procédure civile prévoit que les scellés ne pourront pas être levés avant, trois jours. Ce délai expiré, le magistrat enquêteur interviendra, et les choses pourront traîner assez longtemps, puisque la seule recherche du testament dans la bibliothèque du cardinal nécessitera, d'après le Giornale d ltalia, la visite de trente-six mille volumes. UNE PLAINTE Rome, 31. — La Tribuna croit savoir que V» commissaire de la Sûreté. M. Bérlili. a déposé plainte contre inconnu, pour soustraction du testament du cardinal Ranupolla Celte plainte serait fondée, non seulement sur le bruit grave il persistant répandu au sujet de la disparition 0u testament, mais encore sur les éléments recueillis par les fonctionnaires, pendant les recherches pour retrouver cet acte. UNE PRECAUTION Paris, 2. — Excclsior reproduit une dépérhe d:- Rome, annonçant que. sur Tordre du pape, M. Merry d<el \ al a adressé à tous les cardinaux une circulaire leur ordonnant, afin d'é-^ à t'uvenir un scanda'e analogue à celui que prov qua le testament du cardinal Rampol-la, de déposer leurs testaments et généralement leurs doou-ments scorets chez le notaire du St-►Siège,GRECE UN NOUVEAU MINISTERE Athènes, si. — Le. ministre de l'intérieur a tournis à la Chambre un projet créant Un ministère des postes, des chemins de fer et des communications. Le projet sera voté au cours de la première session. Les journaux annoncent qu'il est très probable que M. Venizelos, profitant des vacances parlementaires, v.stfera certaines oapilAtes 49 Samedi 3 janvier I9i'i j—^——————^— 5 centimes le nnméro 58me année N0 S

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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