Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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13 januari 1914
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s.n. 1914, 13 Januari. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Geraadpleegd op 20 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/gf0ms3m05b/
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Mardi 13 Janvier 191 UN NUMERO CINQ CENTIMES Mardi 13 Janvier 1914 Franco en Belgique Un an : x » » 6 mois : » » 3 mois : Franco en Hollande Un an : 2 » Union postale » 3: On s'abonne au bureau du Jou et dans tous les bureaux de pc ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 567 JOURNAL DE LIÈGE Annonces. , ^ la Sîgriè, W cenî, Réclames. » ...» 40 cent. Faits divers ... « » i franc , Réparations judiciaires » 3 francs Informations financières » 3 francs Avis de sociétés i» petite upie 30 cent- émissions. . „ . „ » 1 franc RÈDAOTÏOH TPI ÉPUrthiC ail FE1ME POLITIQUE, LITTERAIRE ET COMMERCIALE. « FONDEE EN 084 RÉDACTION ET ADMINISTRATION ? BOULEVARD DE LA SAïïVFTVrÈRF.. ÉTRANGE EEANCE Le <( Figaro >, ot M. caillau: Dans le Figaro, M. Gaston Calmette Jblie un long article consacré à, l'af: Prieu et à un nouvel incident où M. < laux et le Comptoir national d'escompt trouvent mis en cause. Sur l'affaire Prieu, M. Calmette pi notamment trois lettres « qui, dit-il, pliquent les raisons de son absolue coi tion, et qui sont toutes postérieures à ticle du Figaro du 8 janvier ». La preir de ces lettres est le récit d'une visite J vendredi soir par M. Antoine de Fonvi conseil du syndicat des (héritiers Prie M. Auguste Schneider, ancien premier c d'avoué parisien, « très versé dans lé i » tentieux des successions litigieuses et » a traité lundi 5, mardi 6 et mercre* » courant, avec les envoyés de M. Caill » et avec M. Caillaux, dans les conditi » que le Figaro a rapportées le lendema En voici le passage principal : M. Schneider, très surpris de ma vis m'a présenté à un journaliste, M. Vi ou du moins à quelqu'un qui se disait a1 la qualité de journaliste. Je priai M. Sch der de [bien vouloir venir avec moi voir Calmette,. au Figaro. M. Schneider me dit alors : — Je n'ai pas à me déranger pour Calmette ,il m'a assez mis de bâtons d les roues ; sans lui, mon affaire serait gléfi à 1 heure actuelle. Comme j'insistais, Mme Schneider, était en train de coucher son bébé dans i pièce à côté, entra brusquement dans pièce et dit : — Fais ce que te dit M. Vidal. Surfc ne suis pas M. de. Fonvielle. Comme j'insistais à nouveau,Mme Schi der adjura, d'une fo.çon assez violente, ! mari de l'écouter et lui dit : — Il ne peut rien t'advenir de bon ! reste tu sais ce que tu as promis à Caillaux ? Je jugeai alors nécessaire de me reti et de mettre fin à des pourparlers qui pouvaient avoir de suite. Une autre lettre émane de M. P. S; vage, un des intéressés du syndicat Pri qui' écrit : Monsieur le Directeur. J'étais parmi ceux qui assistaient à réunion qui avait été provoquée à la su des ôjnotions causées par les articles Figaro. Arrivé un des premiers au rendez-vo je me trouvais en présence de MM. M' niot, Mazars et Boileau. Naturellement, la conversation ton sur les incidents du jour, et comme je r nifestais mon étonnement et mon indig: tion à la proposition de pourcentage : 20 à la succession et 80 % au' gouvemem pour ses besoins électoraux, M. Monn fit à ce moment la déclaration que voie « Que -Al. Schneider l'avait mis au ci rant de l'affaire et lui avait à lui-même c< firmé ces chiffres. » Il ajouta d'ailleurs « que M. Schnek avait trouvé l'échelle excessive et inacc» table. » Tout s'est borné là, mais je trouve < propos suffisamment intéressants. Veuillez agréer, monsieur le Directe! l'assurance de ma considération très d tinguéû. Paris, le 10 janvier 1914. P. Sauvage. Disons cependant que le Figaro fait p céder la 'publication des lettres de ce déclaration assez amphigourique : « J'ajoute néanmoins qu'elles n'ont co: titué pour moi qu'une preuve superflue : n'est pas sur ces pièces qiue j'ai étayé i première accusation. Si j'ai publié se mon nom le récit de ces (négociations croyables contre lesquelles a protesté si vemerit M. Caillaux, c'est parc» que j' avais reçu les détails d'un .ami cher à m cœur, un ami bien placé pour être rens gné on la circonstance ; et dans l'Lmpos bilité où nous serions tous, eni nous re: saut à trahir qui que ce soit, de donner preuve écrite d'une série de conversatio venbales. c'est par respect envers nos l teurs et pour le plus grand bruit des ré' lations qu'il fallait rendlre éclatantes a do ruiner sur l'heure les machination^ ministre, que j'ai, tenu à donner en gare tie; mà signature, ma certitude et ma foi Quant au nouvel incident que soulè M. Calmette, il a trait 'à une somme quatre cent mille francs que le Compte d'escompte aurait mise à la disposition ministre des finances, et le directeur l'igaro s'exprime comme suit : .« Certes, M. Caillaux va nier cette f" encore ces conciliabules et leur fructue résultat : je m'incline d'avance et je déifci, dans la feuille Havas de ce lur matin, le démenti de ces révélations i prouvables en droit. Mais, cette fois ( Qore, je suis renseigné, je suis certain, r suis sùr, j'affirme ! J'affirme qu'après une visite de M. I ïrtanm, directeur du ComDtoir d'escomp qui se rendit certain mercredi, à cinq ht res, au palais du Louvre, dans le cabir de M. Caillaux, la cause fut entendue, subsidie accordé ; et l'agent financier de même Comptoir d'escompte, M. Laffon, v: confier ensuite au ministre des financ averti, qu'il tentait à son immédiate disj sition 400.009 francs bien liquides, po la publicité politique pensonnelle qu'il plairait de désigner. M. Caillaux va démentir ; M. Lafon d démentir ; M. Emile Ullmann lui-jmêa peut démentir ; mais je serais stupéfié s me donnait sa parole, affirmant « sur s honneur qu'il est étranger à ce verseme et Qu'il l'ignore. » fin attendant, je signale de fait aux < tionnaires dui Comptoir -d'escompte de l'argent remplit ainsi la caisse politiq d'un parti de révolution, et je le dénor au public pour inciter les autres banqv au courage du refus. » M. Caijlaux dément do plus bel Paris, 12. — Le ministre des flnane ttKfflinmique la suivante à l'AVer Havas : . « Ml - Calmette, après avoir accusé jeudi 8 janvier le ministre des finances c faits les plus gravés, est resté 4 jours sa appoi-ter la moindre preuve à l'appui. aujourd'hui àps lettres écrites ava: hier desquelles il paraîtrait ressortir q ni. Caillaux a reçu M. Schneider, représ* ■JM des héritiers Prieu. Une fois de pli M. Caillaux déclare qu'il n'a jamais eu relations ni directes ni indirectes, pas pl avec M. Schneider, dont la campagne M. Calmette lui a révélé l'existence, qu'aA tout autre mandataire des héritiers Prie Il oppose- de même un démenti formel la ridicule histoire du prétendu concoi financier fourni par le directeur d'une gr£ v de société. La fable ne supporte pas d'à £ leurs la discussion. »> ^ D'autre part, le journal Paris-Midi a nonce que M. Ullmann, directeur de l'ét blissement de crédit dont il a été questio oppose le démenti le plus formel au ré< du journal qu'il déclare être de la pu imagination. ajrg Pluie de dementis -ail- r^- Alexis Rostand, président de la S e se ciéte de crédit dont il a été question propos de M. Caillaux ; M. Emile Ullmam directeur de la même société et M. Emi ex_ Laffon, qui avaient été mis en cause à pr ivic- pos la mème affaire, communiquent a l'ar_ Temps le texte des lettres qu'ils adressez ière séparément au directeur du journal d a^e matin qui les a mis en cause. 22ie M- Rostand déclare qu'à aucun momer q & et sous aucune forme, un subside n'a ét jerc demandé, discuté ou promis par un men ion- ^re quelconque de la direction de l'établisse qui mcnt ou par un de ses agents jj 7 M. Ullmann déclare sur l'honneur qu' aux aucun moment il n'a été question d'u: ons concoure quelconque à donner par la se in.» Giété de crédit dont il est directeur. M. Laffon affirme également sur l'hon neur qu'il est étranger au versement e: lai' 3uestion et qu'il l'ignore. La retrait© de M. Delcasse iej. Paris, 12. — Pour remplacer M. Del/cassé •^1 qui a demandé à rentrer définitivement e. France, le président du conseil, ministr des affaires étrangères, a fait signer c M matin, au cours du conseil tenu à l'Elysée ing un mouvement diplomatique qui nomme -M ré_ Paiéologue ambassadeur à St-Pétersbourg M. de Margerie est appelé à la tète de h ijuj direction des affaires politiques, laissée va ine cante par le départ de M. Paiéologue. M ja Chevâlèy est nommé ministre plénipoten tiaire à Christiania. jut fVï. Venizelos à Paris Paris, 12. — M. Venizelos est arrivé i iei- 2 h. 42. Il a été acclamé. son A son arrivée, M. Venizelos a été reçi par le ministre de Grèce, par M. d>e Mur Du gerie. représentant le ministre des affaire: M. étrangères et par de nombreuses notabili tés. De nombreux Grecs ont fait au Prési rer dent du Conseil une très chaleureuse ova ne tion. ALLEMAGNE m- L'équivoque des deux Aliemagnea îu, Le Temps écrit sous ce titre : Tandis que les acquittements de Strasbourg — accueillis avec beaucoup de calme . par 1 immense majorité de la presse d'Ou-it^ tre-Rhin — donnaient la mesure exacte de , l'esprit militaire allemand et du mépris où il tient le pouvoir civil, un débat curieux s'engageait à la Diète prussienne entre un député ultra-conservateur, le comte York > " de Wartenburg et le chancelier de l'em-Un Pire. Il s'agissait des rapports de la Constitu-' ' tion prussienne avec la Constitution impê-o/ riale. Entre ce débat et l'affaire de Sa->nt venle 'Ie lien est direct, étroit, évident. Le j , colonel de Reutter, pour excuser une fla-. , grante violation des lois de l'empire, invo-• quait des ordonnances prussiennes et fai-sait triompher ce.tte thèse devant le conseil dé guérre. Le comte York, cependant, n'est 'er rassuré et il redoute que la contagion ; libérale de la loi impériale n'entame quelque jour l'intégrité de la Constitution prus-eg sienne. Il crie haro sur les quelques réformes, toutes de façade pourtant, qui ont [r changé le' règlement du Reichstag ou la ■ls'_ composition du Conseil fédéral. Il craint que le gouvernement prussien ne puisse, à un moment donné, être mis en échec par le Reichstag. Contre ce risque, le conservatisme prussien s'élève avec, énergie. pé_ Or, que répond lè chancelier — le chan-tte celier d'esprit plus large pourtant que la majorité de ses compatriotes ? Que les changements dont s'alarme le comte York 1&- sont de nulle importance. L'Alsace-Lorrai-c€ ne a trois représentants au Conseil fédéral: lla mais c'est l'empereur — qui est aussi roi us de Prusse — qui dicte le vote de ces trois mandataires . Le Reichstag adresse des questions au gouvernement : mais cela en s'est toujours fait, et le gouvernement ne °P répond que quand il veut. Le Reichstag peut clore par des votes les interpellations: Sl" mais ces votes n'ont aucune valeur politi-j1" que ni constitutionnelle, et le gouvernement n'en tient aucun compte "s Ce résumé, eue nous extrayons fidèlement , du discours de M. die Bethmann, nous le iiî recommandons aux méditations de ceux de nos compatriotes qui, en parlant des « deux Allemagnes », ont l'air <lè croire qu'il y a " chez nos voisins une contrepartie réelle à l'arbitraire illimité, dont l'affaire de Save verne donne un échantillon. Un. de nos con-de frères socialistes nous dit : « Avez-vous )ir donc oublié la motion de, défiance votée au iu Reichstag par 343 voix contre 542 ? » Eh 1 lu non, nous ne l'avons pas oubliée, nom plus que celle de 1908. Mais nous sommes obli->is &és de constater que l'une a été aussi sté-ux rile que l'autre. Le ReicTnstag a blâmé les lia officiers de Saverne le 4 décembre. Mais dj le 10 janvier, la justice militaire les a a.l> n- sous, et le même jour le chancelier s'est ;n- écrié : « Le désir le plus cher à tout Prus-je sien est de voir l'armée du roi rester intacte sous la conduite de son roi et ne pas 11- devenir une armée de Parlement. » te, 0^'il y ait en Allemagne deux courants u_ d'idées différents, dont l'un évolue vers le ,et libéralisme, dont l'autre se développe vers le une brutalité croissante, c'est évident. Mais ce que la force de ces deux courants se ba nt lance, c'est inexact. Des « deux Allema-es g"nes ». il y en a une qui tient le pouvoir, >o- qui mèmie l'armée, qui domine l'enseignent ment, qui dispose de tous les moyens d'ac-ui tion de l'Etat le plus centralisé qui fut jamais — cette Allemagne-là, c'est l'Allema >it gne autoritaire, caporaliste et de plus en ne plus pangermaniste. L'autre Allemagne se i'il soulage, è. l'heure de ses pires colères, par on un vote platonique au Reichstag. Mais ja-nt mais — nous insistons sur ce jamais — elle ne tente de traduire en actes ses velléités LC„ indécises. L'enquête contre les postiers 110 de Saverns g® Berlin, 12. —L'enquête faite par l'administration des postes concernant la remise de cartes postales injurieuses ou aipprô-le batives au colonel von Reutter et à d'au-:es très officiers de la garnison de Saverae, a ce donné les résultats suivants. Le nombre des cartes injurieuses s'élevait à plusieurs le ' centaines. Quelques envois dont on aurait es pu remarquer le caractère offensant ont ns échappé à l'attention du personnel des pos-II tes, mais les cas où il en a été ainsi doi-ît- vent être considérés comme d,es exceptions ue vu que plusieurs centaines de cartes inju-n- rieuses o.nt été considérées comme îna'dmis-is, sibles et ont été retournées. Sur les nom-de breuses cartes appro-'batives expédiées à Sans verne, deux seulement on£ été d'abord' re-rte tenues par le 'personnel postal qui a eu' ec des doutes concernant l'admissibilité des >u. expressions^employées. Elles ont été ensuite à remises au'destinataire'par ordre de la rs direction du bureau de postes, l'une sans n. retard et l'autre à la distribution suivante. il- Autre inquisition Strasbourg, 12. — On annonce que la n- rection defe postes de Strasbourg a ou\ une enquête afin de rechercher l'emph n, du télégraphe qui a révélé l'existence • •it télégrammes du prince héritier au géné re von Deimling et au colonel von Reuitei L'empereur bûcheron Paris, 12. — On mande de Berlin 3- Temps : Sur le conseil de ses médeci: à l'Empereur Guillaume se soumet dop ^ quelques jours à un régime d'entraîneme le physique. On le voit tous les matins da le parc de Sans-Souci couper, à coups 11 hache, de gros troncs d'arbre et lefe rédu. 11 en petites bûches. u lt EUSSIE é La santé du tsarévitch '• Saint-Pétersbourg, 11. — Le tsarévitch pris une part active aux fêtes de Noël Tsarkoie-Selo. Il a distribué lui-même d ^ Radeaux aux soldats des différents ré{ 1 men'ts dont il est colonel. BALKANS i Une commission martiale à Vaior Valona, 11. — Hier, dans l'après-midi, été constitué, sous la présidence du colon Weér, |coimmandant de la gendarme ri \ un conseil de guerre qui comprend en out , trois officiers et trois juges civils. \ Ce matin ont commencé devant ce co seil de guerre les débats du procès inten ' >à Bekir /Vga, principal accusé, ainsi qu 6 -officiers turcs et à 5 chefs de bande q ' sont arrivés lundi dernier à Valona avi 200 hommes à bord; du Mer an, alfin de pr voquer un mouvement anti-gouvernement dans -le but de mettre sur le trône d'Alb. nie un prince musulman et qui échoua pc suite de l'arrestation, en temps opportui de tous les membres du complot. Quelqu< L civils compromis dans cette affaire do vent également comparaître devant le ooi seil de guerre. Les débats dureront probablement 5 o 6 jours. La crise roumaine Buckarest, 12. — Le Roi étant rétabli, IV! Majoresco va lui remettre la démission d cabinet. On considère comme, certain que M. J Bratiano, chef des libéraux, sera charg de la formation du nouveau cabinet. La guerre civile en Albanie Valona, 12. — Lors de la dernière ren contre entre les troupes d'Essad Pacha e la gendarmerie du gouvernement provi soire, les troupes d'Essad Paoha ont ét battues. Elles étaient commandées par I fils adoptif du mufti de Tirana et par de représentants du mufti de Dibra. La situation de la ville d'E-lBassan con tinue à être très critique. On craint que le bandes qui l'assiègent n'enlèvent la place BITLGAIUE La dissolution du Parlement ajournée Sofia, 12. — Le bruit que le gouverne | ment aurait décidé de dissoudre le Sobra ; nié est prématuré. Le Président du Con ! seil déclare aujourd'hui qu'il n'a pas épui ' sé tous les moyens susceptibles de permet | tre à la Chambre de travailler. MEXIQUE Réclamations anglaises Mexico, 12. — Source anglaise. — Les com munieations par chemin de fer sont inter ; rompues entre la Vera Cruz et Mexico de ! puis samedi soir, les insurgés ayant fui i sauter un train à la dynamite (à Boca-Dil Monte, coupant ainsi la ligne entre le; : deux océans. Le ministre d'Angleterre, M. Carden, r fait des représentations au général Iiuerta la ligne appartenant 4 des Anglais. Le contrat de concession prévoyant le cas où il sera nécessaire de faire garde] la ligne par des troupes britanniques, or se demande jusqu'où l'Anigleterre est dis posée à aller dans l'usage de son droit pouj protéger les intérêts de ses nationaux'. AFIMOUE Dl) SUD Mesures d'ordre Johannesburg, 11. — Le nombre des chefs I grévistes actuellement] en prison est de douze. La ville est calme, mais les tram-. ways ont cessé de circuler et les banques i sont fermées. ! Un comité puissant a été constitué poui j assurer la reprise et le fonctioimement df ] tous les services publics. ; Dans les mines, la tranquillité règne. Aucun symptôme d'agitation ne se remarque i chez les indigènes, mais on craint une pé-! nurie du charbon, dont on n'est approvisionné que pour une semaine. La situation a été examinée hier par les sociétés minières, et il a été décidé de continuer l'exploitation des mines aussi longtemps que possible et de ne rapatrier les ! indigènes qu'au dernier moment. ! La population, émue par l'attentat & la dynamite dirigé vendredi dernier contre le 1 train-poste du Cap et par le soulèvement des indigènes è Jagersfontein. considère les préparatifs faits par le gouvernement comme justifiés, étant donnée la possibilité de désordres de la part des indigènes et des Hindous. Un service de trains limités est fait pendant le jour, mais les trains de nuit ont été supprimés. Les généraux boei's Dewet et Delarey ont offert leurs services au général Botha, premier ministre de l'Union. Il est impossible de prévoir le tour que prendront les événements. Grève du bâtiment Prétoria, 12. — Les membres de la Fédération des ouvriers du bâtiment et des sociétés affiliées ont déclaré la grève ce matin par sympathie pour les cheminots. CHINE La dictature de Yuan-Chi-Kaj Pékin, 12. — Le président Yuan-Chi-Kaï a déclaré dans un édit. qu'il dissolvait le Parlement parce qu'il lui est impossible d'être en nombre pour délibérer. Dans un second édit il s'attache à démontrer la nécessité de modifier les lois concernant le Parlement et les élections et promet solennellement de convoquer le Parlement après la modification de ces lois. Il charge en même temps le conseil d'administration de lui faire connaître le résultat de ses délibérations touchant l'institution d'une commission chargée de s'occuper de la réforme de la Constitution. JAPON Une éruption volcanique Tokio", 12. — Une violente éruption volcanique a eu lieu dans l'île de Sakoura-chima. La ville de Kagochima et les villages environnants soiit en flammes. rai '1 _ . Strasbourg, 12. — M. Rehm, profess au à la /Faculté de droit de Strasbourg, lg blie, dans l'édition de (midi de la S in lis Purger Post, un article de tète dans leq nj. il affirme que le décret du "17 octobre 1* ng sur lequel se sont basés les juges qui acquitté le colonel von Reutter, n'a p aucune valeur en Prusse actuellement qu'il n'en a jamais eu dans l'Alsace-L raine. Si cependant, ajoute le professeur, juges ont pu supposer que le colonel, se -basant sur ce décret, avait agi de bor a foi, il ne pouvait plus le faire pour ce < à a rapport 'à la privation de la liberté es ftigée aux 28 habitants de Saverne pendî rj. ume nuit entière. La bonne foi, dans ce dernier cas, ne s lisait pas pour provoquer l'acquitteme: Tout au plus aurait-elle pu être la bt d'une mesure de grâce à l'égard du < a lonel. a II serait conforme au principe juridiqi el écrit en terminant M. Rehm, que le pi e, sident du tribunal ou à son défaut son s re périeur ou le Roi de Prusse lui-même i terjetassent appel du jugement pronon i- samedi matin. té * ù Berlin, 12. — Le cihangememt d'affectati îi à Constantinople, du général Liman vi îc Sanders, surprend désagréablement l'oj j- lion publique. il Le Courrier de la Bourse et plusieu i- autres organes cherchent les motifs qui o ,r amené cette volte-face du gouverneme i, turc et croient les voir dans les intentioi ■s belliqueuses de la Turquie à l'égard de i- Grèce, intentions qui obligent la Turquie i- ménager la France et la Russie pour s'a surer, dans un conflit prochain, l'amit u financière de l'une et l'amité de l'autre. Sofia, 12. — Aujourd'hui a été déposé a !. Sobranié, un projet demandant une ei i quête parlementaire sur la gestion des ci binets Guesdorff et Daneff en général, < particulièrement après la déclaration c è guerre. •* Sofia, 12. — Après lecture de la déclan tion ministérielle ,1e ministre cles financt t prie le Sobranié, avant de commencer le . débats sur cette déclaration, de voter le i deux douzièmes provisoires nécessaires no > pas au gouvernement actuel, mais à l'Etai 5 Une vive discussion s'engage. La séanc continue. * ; Sofia, 12. — D'après des renseignement ^ de source officieuse, le président du Con seil aurait obtenu du Roi un décret de dis solution de la Chambre pour le cas où ell refuserait de voter le budget au cours d sa séance d'aujourdttmi. *> -X- Rome, 12. — Cet après-midi on a levé le scellés apposés sur l'appartement du car dinal Rampolla, en présence du juge d'ins traction italien qui est intervenu à la suit de la dénonciation formelle concernant 1; disparition du testament du cardinal. L juge d'instruction du Vatican et les re présentants des héritiers y assistaient. L juge italien a déclaré qu'à raison de 1; dénonciation il devait procéder à une per quisition et que celle-ci afin de ne pas en traver la procédure civile .aurait lieu ei même temps que l'inventaire. Le Cap, 12. — L'agitateur socialiste Har ' ri son, a été arrêté cet après-midi, à la suit d'un discours prononcé dans une reunioi de .grévistes, où il excitait les cheminots ; faire sauter les chemins de fer. Durban, 12. — La grève s'étend de plu: en plus. L6 syndicat des mécaniciens î proclamé la grève. Johannesburg, 12. — Le directeur de: chemins de fer annonce que la situatioi e^t très satisfaisante et que les hommes qu travaillent sont assez nombreux pour assu rer le service. Le travail continue toujours dans les usi nés de Petermaritzburg. -X- Kimberley. 12. — On a tenté cette nuit d< faire sauter le pont du chemin de fer_ < Fourteenstream. Ce pont, situé sur un nom important, traverse le fleuve Vaal, sur h tronçon >d'ê chemin de fer conduisant à Jo hannesburg et à Mafeking. Cette tentative a échoué, mais les ai guillages de jonction des lignes ont été en dommagés et les rails arrachés. De forts piquets de gardes sont main tenant sur les lieux. Les Saintes Milices Dimanche a eu lieu, sous la présidence de M. N. Goblet l'assemblée générale di Comité fédéral de l'Union catholique d( l'arroindissement de Liège. Du rapport de M. Lahaye, secrétaire nous extrayons les chiffres suivants : A. — L'Union catholique compte 618: membres individuels dont 60G3 électeurs e a droit de ce chef à 22S délégués se répar tissant ainsi : Membres Division électeurs Délégué: Liège Centre Ire 181 3 » Avroy 2e 376 14 » Sud ~ 3e 469 17 » Ouest 4e 278 11 » Nord 5e 220 9 » Outre-Ms0 6e 187 8 » Pétinne 7e 274 11 Canton de Dalhem 480 17 » Fexhe-Slins 022 22 i» Fléron 513 20 o» Grivegnéle 399 15 » Herstal 334 13 ■» llollog.-aux-Pr03 608 22 » Louveigné. 468 17 » St-Nicolas 2i8 10 » Seraing 376 14 6003 228 B. — Société affiliées 1) D'abord la Fédération Ouvrière Catlio lique qui, défalcation faite des membres ap partenant déjà à l'U. compte 3109 membre: électeurs et a droit à 105 délégués. A ce jour, la F. O. C. a nommé 102 délé gués ; il lui reste à en désigner 3. 2) La Fédération du Haut du .canton d< Ilollogne-aux-Pierres compte toujours en dé falcant les membres qui font déjià partie di l'U. C., 409 membres électeurs qui sont re présentés' au comité central par 15 délé gués. 3) Le cercle St-Jean de Hermalle, qu ! compte, sans les doubles emplois, 50 mem J bres, a droit à 1 délégué. | 4) La Jeune Garde de Fléron, toujours c J tenant compte des doubles emplois, comp ZZ1 65 membres électeurs et a droit à 2 dél ji y I gués. ^ En tout le Comité Fédéral est compos de 35S délégués y compris 2 sénateurs, députés, 3 conseillers provinciaux qui soi euir rpembres de droit. pu- 1 En Belgique lus * • • - et or Continuons la lutte ! Les cléricaux se plaignent de voir l'op les Positi°n poursuivre la lutte contre le pre en jet scolaire au détriment d'autres projeta ne Ce reproche est illogique. C'est le droit e i le désir des opposants de défendre leur jn_ amendements et d'attaquer le texte mi nistériel. Ils répondent ainsi au vœu d< l'immense majorité des libéraux. LJj>_ La Chambre va s'occuper des proposition; it.® l?s 'Pi115 dangereuses de la loi, de l'inéga Sg lité des subsides, de la soupe scolaire, de >0_ la. création des écoles dépendant de la iDé pu.ta.tion permanente. ie Le Gouvernement et la majorité peuvent-•é.' ils exiger que des questions aussi impor-u_ tantes soient discutées au pied levé ? ^ L'opposition, aux applaudissements du ^ pays, défendra l'autonomie communale, la liberté de l'enseignement et l'école neutre. Si d'autres projets souffrent de la prolon. )n gation du débat, à oiui la faute ? m Aux appétits cléricaux. Au lendemain de n_ la longue discussion sur la loi militaire, au lendemain de l'examen des nouveaux rs impôts, il n'y avait plus qu'à reprendre ,)t l'ordre diu jour fixé depuis longtemps. ^ Le parti clérical ne l'a pas voulu ; il est 1S venu l'encombrer de la loi scolaire. la Pourquoi cette 'hûte ? La loi Schollaert , de 1895 ne suffisait-elle là l'essor des écoles s_ catholiques. , Le million compensateur, qui se multipliait, ne l'avait-il pas complétée suffisamment : Le gouvernement a voulu prendre u sa revanche de l'échec du bon scolaire et j. apaiser la boulimie des sectaires. t. Il porte donc la responsabilité de la si- tuation actuelle. e Les électeurs le proclameront. Il faut donc continuer La lutte avec la même opiniâtreté, la même ténacité, le L_ même entrain. Des milliers de partisans de s l'école neutre applaudissent à chaque jour s de gagné, Car c'est un jour de moins vers s la défaite finale que le Sénat nous évitera ,i_ s'il le veut en faisant traîner la discussion jusqu'à la veille des élections, de fa-e çon que la loi ne puisse être promulguée a/va rit le renouvellement législatif. Dès lors, si celui-ci diminue la majo-s rité la loi restera lettre morte. Le aurmonagfe parlementaire Après la loi militaire, après les impôts, 2 ie gom-ermement a décrété d'urgence la 3 discussion de la loi scolaire. Depuis lors,' le surmenage parlementaire est devenu excessif et le mandat de député très difficile à remplir. M. Asou, député libéral de Tournai, prend sa retraite simplement pour ce motif. « Les conditions dans lesquelles le travail législatif s'accomplit actuellement, a-t^il dit, m'empêohent de remplir et mon mandat et nies occupations professionnelles, comme je voudrais pouvoir le faire. Tous ceux qui sont dans mon cas souffrent des mêmes inconvénients ; aussi j'estime que si le régime actuel doit être maintenu, la charge de dé- ; puté ne sera plus accessible dans l'avenir qu'à des personnes habitant Bruxelles et à d'autres qui n'ont aucune occupation. » La cause de ce surmenage parlementaire ? j Donner des millions aux écoles congréga-i nistes. t Le grief Aujourd'hui s'ouvrira à la Chambre l'interpellation sur le rôle des missionnaires 5 au Congo. Elle est attendue avec impa-1 tience par tous les partis. Un journal clé' rical ayant déclaré que le ministre des co-' lonies avait ipe'ut-ètre manqué un peu 1 d'énergie dans la question des missionnai-1 res, un autre lui répond : « Nous trouvons qu'il a usé, au contraire, de beaucoup d'énergie et de finesse en faveur des Detry, Leclercq et consorts». Voilà le grief articulé contre M. Renkin, le grief que M. Brifaut portera -à. la tri-! bune! - Le ministre de colonies a rempli son ' devoir; il a défendu ses magistrats injus-! tement incriminés. Si c'est là de la finesse ! L'on peut s'attendre d'ailleurs à une solide riposte de sa part à Valentin. Le bourgmestre de Gand Une manifestation a eu lieu à Gand en l'honneur de M. Braun. Elle a prouvé qu'il comptait d'unanimes sympathies. Dans sa réponse aux discours qui le congratulaient, i AI. Braun a annoncé que l'heure de la retraite sonnerait bientôt pour lui. D'énergiques protestations ont accueilli l'allusion à la retraite de l'éminent magistrat communal, que tout le (parti Jibéral espère voir rester à la tête de la cj4é gantoise pendant de longues années encore. Les hommages qui sont allés à lui au cours de cette manifestation l'inviteront à rendre de nouveaux services ià la ville de Qand et au libéralisme. Le service Ostende-Douvreg Pendant le mois de décembre dernier, les - malles de la ligne Ostendo-Douvres ont transporté 8317 voyageurs ("7.287 pendant le mois de décembre 1912). Pendant l'année 1&13 le nombre des pas-; sagers a atteint 256.474 tandis qu'il était de -193.599 pendant l'année 1912. LA CRUE*DES EAUX Les prévisions se sont réalisées et, la gelée aidant, le péril semble définitivement écarté. A Liège, la 4iminuH°n est très sensible et on annonce' une légère baisse sur la Meuse namuroise. Sur la Meuse liégeoise, la. décime sera retardée peut-être un peu par les eaux venant de l'amont et la hausse constatée à j Jemeppe ne s'explique que de cette façon. | LA MEUSE A Liège-Avroy, oin enregistre une baisse de 11 centimètres, ainsi qu'là Liége-Foiide- | rie. et -à Visé, >la décrue est de 9 centimètres, j Dans la traversée de Liège, la Meuse ' .était à 6 heures du soir de 3 m. 79 au-dessus de l'étiage et de 3 m. 43 au-dessus j de la ligne de flottaison. La circulation du tram Liége-Se-raing : 1 est toujours interrompue depaiis Tilleur jusqu'au pont de Seraing. La rue du Pairay : est inondée. Au quai des Carmes, à Jemeppe, il y a 50 centimètres d'eau dans les maisons. La rue des Mineurs est également at- ' teinte. A Tilleur, l'eau inonde toujours les extré-mités de l'agglomération vers Jemeppe et ; n Sclessin et les parties basses des rues a te sinantes sont inondées. §- En aval de Liège la situation est sa faisante, mais le coup d'eau a causé é pertes innombrables. 3 A iWlandre, là Cheratte. à Visé, de nt it breuses habitations se trouvent dans état lamentable. A Jupille, tous les terrains des Prés la Leche, de Droixhe, sont inondés. Vers Wandre, l'Ile Monsin, les Doss; la place Wérihet, la rue du Pont, coi nuent & être submergées et toute circu tion est toujours impossible. A Cheratte, même situation qu'hier. La Meuse a décru dé vingt centimètres 1 puis dimanche matin, comme l'indique % cote 58.60 relevée lundi matin, au pont • Wandre. • , Voici les dernières cotes relevées hier s 5 la .Meuse ': * ' ; Hastière 94.51 ! Dinant oo.'sO Havelange 80.24 Huy 70.05 A/vroy (59.01 Fonderie 60 59 Visé 53.72 DANS LA VALLEE DE L'OURTHE L'Ourthe continue son mouvement de d crue. Dimanche matin elle cotait 66.10 ; c manche,. (1 5 'heures, la cote était 65.95. Lundi, dans l'après-midi, uine nouvel baisse de 20 centimètres s'était manifesté Une activité des plus fébriles règne dai tous les villages de la région. Des ouvrie sont occupés à enlever le limon recouvra: les mes ; les ménagères lavent à granc eau, tandis que les hommes sont occupés poîmper les eaux. A Tilft A Colonstère, à l'hôtel Steigen, Mme Ste gen et sa servante ont voulu, en voyar hausser les eaux, aller chercher des moi tons qui se trouvaient dans une dépei dance plus proche de l'Ourthe. La propriété, tout récemment arrangé) est recouverte de déblais et les deux ma heu ré uses femmes s'enlisèrent dans le terres détrempées. Heureusement leurs cris furent entendu à temps, car sans un secours immédiai elles étaient vouées à une mort épouvante ble. Tous les moutons sont noyés. Un autre habitant de Tilff, qui a un exploitation à Sauheid, a subi une pert analogue : deux cent cinquante poules on été submergées dans la nuit de vendredi ; samedi. Le quai de l'Ourthe, la rue du Bac, l'im passe du quai, le commencement de la ru du Presbytère sont sous l'eau. Les nouvel les constructions, fortement exhaussées n'ont pas souffert ; d'autres sont seulemen cernées par l'eau ; mais les anciennes mai sons ont leur rez-de-chaussée envahi ; ui service de barques a été tout de suite orga nisé ét 011 a pu ravitailler tous les prison niers qui, il faut l'avouer, ont su ni leur: ennuis avec philosophie et bonne humeur A citer spécialement, le garde-champê tre Joseph Leblanc qui, depuis vendred soir, n'a cessé de circuler, rendant tou: les services imaginables, allant de l'un i l'autre, faisant u à pied » le service entn les barques et les maisons. La plfvçe du Saucy est complètement sub mergée. Les ouvriers ne peuvent arriver è la Vieille-Montagne où, du reste, une par tie des travaux sont suspendus. DANS LA VALLEE DE LA VESDRE Le Vesdre.. on l'a dit très justement, res semble à une soupe au lait: à la première fonte, elle gonfle, gonfle d'une façon etf frayante, elle produit d'effarantes alertes met l'angoisse dans les coeurs. Puis cll< dégonfle, s'apaise avec la même rapidit< qu'élite avait monté, - et les étrangers, le: profanes, qui arrivent, vingt-quatre heure: plus tard, sont tout surpris de nsavoir plu: rioni à voir. Ç'a été le cas encore cette fois ci. Hier, la Vesdre avait repris son aspec normal de rivière tortueuse qui coule bas très bas, sous les ponts, dont vendredi ell< atteignait la voûte. Quant à la Gileppe, elle était encore hier, bien jolie à voir. L'eau formant cas cade sur les déversoirs, dévalait avec bruit éclaboussaint d'écume tous les arbrisseau: sortis de la roche, qui se couvraient d'un< multitude d'aiguiilies^de glace. Car le froic éU.it coupant là au-dessus du barrage dimanche après-midi, il y avait dixi degré: sous zéro. Cette température a été atteinte cette nuit à Venviers. Hier, elle n'empêcha pas des centaine: de touristes de se rendre au barrage. On c dit qui! y aurait pour des millions de dé giâts dans la vallée de la Vesdre ; nouf croyons le bruit fortement exagéré. Dans tous les cas, nombre de riveraim accusent le barrage de tous leurs mai' heurs et certaines compétences ne leur don nent pas tort. C'est ce qui ressort d'une interview qut le bourgmestre de Dolhain, M. Bodson, e l'éclievin des travaux accordèrent à un d< nos confrères de Bruxelles. Voilà quatre ans que la commune ré clame oontre le trop plein du bassin di Barrage. Celui-ci peut contenir à peu près 12 millions 500.000 mètres cubes d'eau. Or l'on demande que fi'amaia -le bassin ne renferme plus de 10 millions de mètres eu foes afin de laisser, en cas de pluie, d( fonte rapide des neiges, un Aide disponible de 2 millions et demi. — C'est simple à faire, disent les Dol hainois ; il n'y a qu'à déverser le « troi plein » dans la Vesdre. Et une « Commis sion des Inondations » s'est constituée poui obtenir du gouvernement qu'il prenne le: mesures nécessaires. Le gouvernement fai la sourde oreille : on se demande pour quoi. — Le mal que vous signalez, dit l'Etat nous l'avons prévu et c'est si vrai que ce: derniers jours, on a (maintenu le volumi d'eau constamment à <11 millions et dem de mètres cubes. Sinon, ,1e Barrage eût déji débondé le 1er ianvier dernier. — Si vous aviez pris vos précautions, ré pliquent les Dolhainois, nous n'eussions pa eu à déplorer les désastres d'aujourd'hui notre petite ville sous l'eau pendant uni grande partie de la nuit, notre usine d'élec tricité inondée, notre oopudation atterréi par le manque de lumière, notre industrii fortement compromise et menacée de de voir chômer, nos maisons envahies par le: eaux ot pleines, aujourd'hui que celles-c s© sont retirées, de limon et de gravier. — 'C'est à la fonte des neiges qu'il fau ! vous en prendre, ripostent les autorités. I DaJis la journée de vendredi, la Gileppi a reçu un excédent de 1 million 286,977 mè très cubes d'eau en quelques heures. Com ; me depuis le 1er janvier le bassin étai rempli, le débordement était inévitable Aussi s'est-il fait aivec une rapidité effrayante : la lame d'eau n'avait pas moin: de 81 centimètres de hauteur, ce qui re présente un débordement de 12.000 litre: à la seconde. Jugez de ce que cela fait pa heure !... Il est résulté cpie la Vesdre £ /oi- .monté en moins de quatre'heures de 2 ni. 50^ La vitesse d;u flot était de 5 m. 65 à la se-tis- condle — .1111 vrai torrent — et le .débit des était de 508 mètres cubes à la seconde.!... •— Ouais, dit encore le bourgime&tre de ►m- Dolhain, niais si l'on ne déboisait opas à um outrance et honteusement — le mt>t a été dit — notre superbe forêt de l'Hertogen-de wald, la fonte des neiges de nos Ftcgnes ne ferait pas sentir ses effets d'aussi funeste iy, façon. C'est le gouvernement qui a fait iti- construire le Barrage ; c'est au gouvernera- ment aussi qu'appartient la forêt ; c'est donc le gouvernement qui est responsable. A lui d'aviser. Si le Barrage a craquait », le- Dolhain et Verviers seraient anéantis !... la Conflit, on le voit, qrui mérite l'attention* dé LA SAM3RE Les cotes relevées hier à midi 3ur la ur Sambre, comparées à cejles du matin, inorv trent bien Ja marche des eaux sur la rivière. La plus forte hausse est celle relevée à Charleroi ; elle y atteint O m. 45 en 4 heures. Ce sont les eaux venant de la France, , dont nous signalions l'arrivée hier à Solre-sur-Sambre, qui viennent de marquer leur passage ià Charleroi. Une nouvelle hausse y est encore à prévoir. Des renseignements transmis de Mau-é- beuge annoncent que la situation ne s'améliore pas cilans le bassin ; la crue en aval i_ de cette localité atteint actuellement une hauteur de 2 m. 13 au-dessus de la flot-le taison normale. Il continue à pleuvoir et e. les eaux montent toujours ; il est impos-iS sible de prévoir, dès maintenant, où la rs hausse s'arrêtera. it Les renseignements sur les affluents do le la Sambre, en Belgique, ne sont pas plus à rassurants ; l'Eau d'Heure, à Walcourt, se trouve à 1 m. 95 au-dessus de son niveau d étiage, et, depuis 10 heures, une neige abondante s'est mise à tomber. [t A Charleroi, le poste j'.luviométrique « enregistic une chute d'eau de 12 millimè-i_ ^es pencant la matinée et la neige cors -mei'ce egalément à tomber ferme. .Leshauteurs relevées à midi sont données L_ ci-après avec la hausse qu'elles accusent 3 « .r cede d" 8 heures : Solre-sur-Sambre 122.06 + 0.0f> s Charleroi, 101,65 + 0,45 Namur, 79.02 + 0.0* Le soir, le relevé donne : Solre sur-Saniwre, 121 95 Charleroi, 10104 b Namur. 80;U -«ca-o-a*— "** ■x La rectification de la Meuse et les inondations Nous publions avec plaisir la requête ci-1 après qui vient d'être adressée par l'Ad-. ministration communale de Herstal à tous , les Sénateurs et Députés de l'arrondisse-t ment. Les autres administrations communales 1 riveraines du fleuve vont agir dans le même sens, de. même que le comité d'action pour la rectification de la Meuse, si dévoué à j celte question d'intérêt général si importante pour toute une région de la pro- - vin ce de Liège. | ^ Monsieur le Député, ' Notre administration vient d'adresser à M. le .Ministre des travaux publics la lettre ci-après sur laquelle nous attirons de nouveau et d'une façon très pressante toute votre attention. I-Ierstai, ie 10 janvier 1914. Nous nous permettons de venir insister de nouveau sur la nécessité de réaliser à bref délai les travaux de rectification de la Meuse. : Ces travaux sont promis depuis plus de trente ans et nous attendons vainement leur réalisation. : Cependant, les inondations désastreuses : et répétées dont souffrent les communes ; d aval, auraient dû inciter le Gouvernement ; à hâter les travaux projetés. ; M. le Ministre Delbecke était venu sur ■ les lieux en mars 1910, à la suite de la visite du Comité d'action pour la rectification de la Meuse à laquelle assistait notre ; Bourgmestre comme délégué de la commune.M. le Ministre Van de Vyvere est venu examiner la Meuse en aval de Liège en mai 1912 et des articles de journaux ont déclaré que les travaux allaient entrer en voie de i réalisation. Le 3 décembre 1913, notre Bourgmestre accompagnait le Comité d'action reçu par ; M. le Ministre Helleiputte et, là encore, 1 des promesses et des déclarations de sympathie ont été largement faites. ; Mais ce sont des actes qu'il faudrait, étant donné la situation lamentable qui existe encore en ce moment à l'aval de i Liège. Les pluies torrentielles de ces derniers ; jours ont occasionné des inondations désastreuses pour les habitants de l'Ile Monsin, dai 'Rivage, de Chertai et de toutes les communes riveraines d'aval. : Les dégâts résultant de cette inondation seront cette fois encore, importants et oné-: reux, d'autant plus "que l'envahissement des eaux a été .brusque et paraît devoir être d'une certaine durée. ' Une superficie d'environ 200 hectares sur i le seul territoire de Herstal a été complètement inondée en une nuit, mettant ainsi les habitants dans une pénible situation. Plusieurs de ceux-ci ont dû déménager ; d'urgence, n'emportant avec eux que le i strict nécessaire. Le reste de leur mobilier et leurs provisions sont entraînés par les flots. 1 Dans les terrains de culture, la terre arable est emportée par le courant, très vio-• lent, en ce moment. i II va falloir s'ocauper du ravitaillement d'Aabitants des Iles Monsin et Marexhe, qui se trouvent dans l'impossibilité de sortir de leur demeure, inondée jusqu'au pre-, niier étage, et difficilement accessible. Nous i assistons au même spectacle qiue lors des ; terribles inondations de 1910 et les plaintes i ne tarderont pas à affluer. 1 Déî'à, on nous signale crue nombre d'animaux domestiques sont entraînés par les eaux, causant ainsi des pertes sérieuses. > 5 Le^ fléau s'étend sur toutes les communes : de l'aval, causant partout de grands ra-. vages. Nous espérons que le .retour trop fré-» quent de ces calamités si désastreuses, dé-> Cidera le Gouvernement /à s'occuper enfin des travaux de rectification! de la Meuse ; réctaimée par toutes les populations éprou-i vées, depuis un très grand nombre d'années.; Veuillez agréer, etc. U paraîtrait que vous allez être appelé i très prochainement à voter le budget extra- - ordinaire qui comporte pour 186 millions ■ de travaux divers. Or, il paraîtrait que nos légitimes espérances sorit de 'nouveau déçues en ce sens qu'aucune somme n'est prévue spéciale-; ment pour les travaux de rectification de la Meuse en aval de Liège dont les projets ' £°nt cependaint terminés par MM. les ingé-: nieurs du service compétent. l Dans ce budget considérable, de 13G mil-

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1832 tot 1940.

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