Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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06 januari 1914
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s.n. 1914, 06 Januari. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Geraadpleegd op 16 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/7659c6sx3g/
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Mardi 6 Janvier 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES Mardi 6 Janvier 1914 Franco en Belgique Un an : 18 t » » 6 mois : 8 fr. » » 3 mois : 4 fr. Franco en Hollande Un an : 22 fr. » Union postale » 32 fr. On s'abonne au bureau du Journal et dans tous les bureaux de poste, ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 56V JOURNAL DE LIÈGE FEUIlLE POLITIQUE, LITTERAIRE ET COMMERCIALE. - FOIiDÊE EH 1764 RÉDACTION ET ADMINISTRATION ! BOULEVARD DE LA NAI VKMF.RE, 25 Annonces.- > a !a ligne, 20 cent Réclames. c » . . » 40 cent. Faits divers . 1 franc Réparations judiciaires » 3 francs informations financières » 3 francs Avis de sociétés i« petite uga 30 cent Émissions. . « . . » 1 franc RÉDACTION rfi fpuntuc or? ÉTRANGER A I V ~ J irLËSuKE L'armée contre le parlement Berlin, 4. — Il -est exact que les généraux commandants de corps d'armée ont invité vendredi le préfet de police de Berlin, M. von Jagow, au dîner qu'ils organisent annuellement à l'occasion du nouvel an et auquel assiste l'empereur. cette nouvelle, qui devait rester secrète, surtout après les sévères recommandations faites à tous les convives, a provoqué un très vif mécontentement chez plusieurs des intéressés, en môme temps qu'elle rendait plus violente encore la colère des milieux libéraux. C-ax-ci estiment que l'indiscrétion commise met eu* cause le chef suprême de l'armée et i'tfuit avec celui qui protesta publiquement contre la condamnaûon du lieutenant voi: Forstner ; ils veulent y voir un actj réfléchi de ht camarilla militaire. Ces mêmes milieux disent qu'en lançaui ai: -1 cette .nouvelle à la veille du procès intenté au colonel von 'Reutter, cette ca-niai xlla militaire a tenté d'exercer une prto-sion suprême sur les juges qui auront à se prononcer demain sur le -cas de cet officier.L'irritation des milieux à tendances démocratiques, qui n'a fait, du reste, que croître depuis un mois qu'est discutée et commentée l'affaire, semble donc être arrivée à son paroxysme. La colère est d'autant plus grande que la Tœgliche Rundschau a commis ce matin à son tour une indiscrétion en annonçant, qu'au dîner offert au château royal par l'empereur aux généraux commandants de corps d'armée, ces derniers n'avaient pas caché leur étônitftfnâQt de ce que la grande iii'v.;jorité du Reichstag se fût prononcée, dajiiS l'affaire de iSa'veroaj en exprimant un voie de ménc.aee'au. chancelier., sans cependant avoir une connaissance exacte de la situation. ' toujours d'après la Tœylïêhe Rundschau, lies généraux comniandainits de corps d'armée n'avaient pas non plus caché leur mé- ; contentement de ce qu'au Parlement de l'empire, les centristes et les nationaux-li-bttrauîD eussent laissé passer sans protestation les attaques formulées contre l'armée.Or, les reproches formulés par le haut commandement militaire à l'égard du Parlement ont soudé davantage encore L'union de tous les groupes à tendances démocratiques. Ils voient là un affront fait publiquement au peuple allemand dont ils sont les mandataires. Suivant les impressions recueillies ici, îa nouvelle erreur commise par les milieux militaires n'aura donc d'autre effet que de faire disparaître complètement les hésitations qui se manifestaient encore chez certains dépités du qaatre et du parti naiiov Twil-libéral. U ANGLETERRE CoritJ e les armements Londres, 4. — Après M. Lloyd George, un autre membre du gouvernement a affirmé, peut-être plus nettement encore, des sentiments germanophiles. Il s'agit de sir St'an-lây Buckmaater, le solicitor général, qui, dans un discours fijrpnonicé hier soi]- à Bradïord, a dit, entre autres choses : — Je croîs que lé remède au fardeau croissant des armements militaires et navals réside dans une expression spontanés de l'opinion du peuple anglais blâmant les dépenses' faîtes pour nos forces années, et se déclarant plein de bon vouloir pour ceux contre lesquels ces forces sont préparées..» Si le peuple anglais et le peuple allemand pouvaient se donner la main, toutes ou presque toutes ces dépenses seraient instantanément évitées. » En Allemagne comme en. Angleterre, les travailleurs n'ont aucun motif de querelle, ni aucune raison de se plaindre les uns des autres, et s'ils se serraient amicalement la main, cela servirait énormément leurs intérêts. » Si le fardeau des armements continue à < augmenter dans l'avenir comme dans le *>assé, nous nous préparons des troubles ù Iant nous protéger ton- i •nant du dehors. » ALIE di San Giuliano ! à. Vienne nonce de ta prochaine j Giuliano à Vienne est J iur par la presse ita- ( les journaux d'ailleurs, , acheaxt tout particuliè- , :]ue temps à mettre en j et étroite entente des j « riplice et relèvent avec j susceptible de prouver ïment de la Triple En-; de nature à troubler issances de la Triplice j commun accord lais- l )ins apparemment, par mie et par la plupart j I}Os des événements* ac- * étranger a déclaré que £ issances de la Triplice i de l'Italie, au point de tait supérieure, à celle . r valoir leurs forces ( I SSIE :ayî&1aviste 5. — La Novoie Vrc- É caminé la situation de a 1913 et signalé' les. , te le mouvement d'en-jmagne pour la péné- 1 conclut : Il est temps ngermaniste l'idée pan- J our nous. Il faut que { toutes nos forces, à ré- 1 kanique détruite et à vec les Etats slaves qui 1 s devons nous proposer c 1 de -notre politique ex-incessant pour rompre .e qui nous enserre et ' sie et le monde slave i es conséquences. ' r 'OUÏE j î ci'En ver pacha f Constantinople au Tier- { i assisté, pour la pre- € hui, au conseil des mi- N ires de la vieille école c ît sa nomination ; elle ueillie dans les milieux i itère de la guerre est i Aujourd'hui, douze of- r Lés à cause de leur con- ] erre. G » Le Tanin consacre un article de tête ù la nomination d'Enver pacha : « C'est, dit-il, la personnalité la plus ca-^ pable de reorganiser profondément J "armée turque. C'est pour cette raison qu'on 1 a designé. » » Le Tanin dit qu'Enver pacha n'est âgé îx que de 31 ans. té » La nomination d'Enver pacha sera peut-'I. être considérée par l'étranger comme une i- manifestation 'belliqueuse. Tel n'est pas le et cas. Les Jeunes-Turcs veulent seulement protéger l'honneur et l'intégrité de leur e, pays contre toute attaque ; ils ont cousus clence de servir par là-même la paix du u monde. » ■'» Les réformes on Anatclïe Constantinople, 5. — Les pourparlers continuent entre les ambassades de Russie et d'Allemagne et la Porte au sujet des ré-forme-s «à effectuer en Anatolie. Le point aeewais à l'hernie actuelle ost que les puis-■ sanca? présenteront une liste d'inspecteurs généraux choisis panmi les puissances neutres. La Porte.fera.son-CJhoix sut cette liste. I n point reste encore en discussion, à sa-voir quels moyens pourraient être employés :S pour faire exécuter les réformée dœanan-L" <tées par les inspecteurs généraux- au cas où »- la Porte ne les appliquerait pas. f -Le ministère des finances a payé hier-un t- mois d'appointements aux fonctionnaires. Les fonctionnaires du ministère de Tinté-rieur ont abandonné un mois de leurs ap-i- pointements pour contribuer au développe-i- ment de la flotte ottomane. En ver pacha, à, ministre de la euerre, a communiqué au général allemand Liman von Sanders un e nouveau plarii de réorganisation de l'armée n ottomane. t. 2 BALKANS s La Triplice et la préposition e anglaise ^ On mande de Berlin au Temps : La i nple-Alliance est résolue à ajourner q sine die la seconde partie de sa réponse à la note anglaise du 13 décembre. , Cette réponse serait embarrassante à donner vu le. désaccord existant au sujet . j de la question des îles entre le cabinet de 3 Berlin et ceux de Vienne et de Rome. On . ne la donnera donc pas. Par contre, la Triple-Alliance proposera . de procéder à ce qu'on appelle en langage de chancellerie un échange de vues entre t les grandes puissances afin de préparer une acceptable solution du problème. i Malgré les surprises auxquelles nous ont préparés ces dernières semaines on ne prévoyait pas que la question anglaise re-t çût une réplique empreinte d'autant d'in- dilierentc désinvolture. x La Gazette de VAllemagne dit Nord et t la Gazette de Cologne publient deux nou-3 voiles officieuses qui ne laissent subsister aucun doute à ce sujet. La Gazelle de, l'Allemagne du Nord . ..écrit : y « En réponse à ia proposition de sir Ed-: wai'd Grey les puissances de la Triple-Alliance ont déclaré être, d'accord pour ajourner jusqu'au 18 janvier le délai accordé aux troupes, grecques pour évacuer l'Albanie méridionale. On pourra profiter de ce délai pour organiser la gendarmerie albanaise et procéder entre les grandes puissances à l'examen de la question des îles. Cette question ne sera point traitée par un échange de notes entre la Triple-Alliance et la Triple-Entente, mais par un échange de vues européen qui établirait l'accord des grandes puissances. » De même le correspondant berlinois de , la Gazelle de ColoQne écrit : « Le Temps semble vouloir répandre l'opinion que la Triple-Ainance, dans la réponse qu'elle donne aux propositions de sir Edward Grey, n'a pas parlé de la question des îles parce que les puissances qui la composent ne pouvaient arriver à s'entendre à ce sujet. La Triplice a eu, pour renoncer à fournir une explication sur la i question des îles, une raison meilleure que ces prétendues divergences de vues auxquelles le Temps lui-même ne croit pas sérieusement. Les propositions de sir Edward Grey, relatives à la solution de la question des îles, ont été, comme on sait, contre la volonté de leurs initiateurs, interprétées par certains journaux français comme une démarche particulière de la Triple-Entente. L'Angleterre a signalé aussitôt cette déformation de ses intentions. Les gouvernements d'Allemagne, d'Autriche et d'Italie ne pouvaient donc pas non plus alors songer à opposer dans la question des îles le point de vue de la Triple-Alliance à celui de la Triple-Entente. La question des îles doit, comme cela a eu lieu à la conférence des ambassadeurs de Londres, être traitée dans le sens d'un accord européen et non comme une partie engagée entre les deux grands groupements de puis-i sauces sur l'échiquier européen. » i Le Temps répond : « Le souci de ne pas mettre face à face sur ltéçhiquier diplomatique les deux grands groupements européens est respectable. Mais c'est précisément du côté de la Triple-Alliance qu'il se manifeste de la fa- 1 çon 1^ moins apparente. L'explication de : la Gazette de Cologne nous paraît eri con- < séquence plus ingenieuse qu'exacte. » La crise mis-'istêrielfe en Bulgarie Sofia, 4. — Ce matin, le roi Ferdinand i a reçu en audience île président de la Chambre, et dans l'après-midi il a fait ap- i peler M. Radoslavoff et lui a confié lia mission de former un nouveau ministère. Aussitôt, M. Radoslavoff a convoqué les ministres sortants, et il est en ce moment en consultation avec eux. < On s'attend à ce que tous les membres [ de l'ancien ministère, à l'exception de M. < Ghenadieff, reprennent leur place dans le ( nouveau ministère. : La fraction stamboulovisie du parti ministériel maintient son opfposition à tout accord avec le parti démocrate, dont M. Malinoff est le chef. Les agrariens paraissent disposés à don- : ner, sous condition, leur appui à M. Radoslavoff.Bruit d'armements bulgares ! Paris, 5. — On mftnde de Belgrade au Temps : Le correspondant de la Politika 1 à Sofia mande à son journal que le mi- 1 fiistère de la guerre bulgare presse fiévreu- ' serher.t les préparatifs militaires dans fout 1 le pays. Au cours des derniers six mois, -la Bulgarie est parvenue ià regarnir presque complètement ses arsenaux vidés au 1 cours des deux dernières guerres. Outre les 200.000 fusils commandés en Autriche < et dont 80.000 ont d'éj'à été livrés au gouvernement bulgare, et les énormes quanti- ]-tés de munitions pour l'artillerie acheté -; : chez Krupin et Erhart. en Allemagne. 1 •: 1 autorités militaires ont commandé pour 1 ; million 500. OCO francs de-maté rie] sanitaire c à.diverses fabriques allemandes. Toutes ces ! commandes'ont été faites à crédit, le trésor ] bulgare ne possédant actuellement aucune i espèce de ressources. i Un combat à la frontière g* èco-aibanaise Paris, 5. — On mande de Belgrade au Temps : Selon; des informations de source privée, parvenues ici de Monastir, n'importants détachements albanais auraient franchi ces jours-ci la frontière grecque dans les environs de Koritza. Un violent combat aurait eu lieu à -peu de distance de cette ville entne les envahisseurs et les troupes grecques accourues ià leur rencontre. On ignoie le résultat de l'engagement. Il paraîtrait qutô de nombreuses automobiles transportent des troupes et des munitions grecques auraient traversé Monastir se dirigeant .vers Koritza. ETATS-UNIS Un navire en cscstresse New-York, 5. — Un navire dont le nom est inconnu et qu'on croit être un steamer pétrolier, est en détresse au sud de Nan-tuckét, à 40 milles au sud de Sandy-Hook. Le steamer espagnol Calvo est auprès du navire en perdition. Le journal American publie un message sans fil envoyé par le steamer Calvo qui annonce que le navire en péril serait le De-laware. Le message ajoute qu'un canot contenant le premier officier et six matelots du Calvo a été mis à la mer. mais qu'il a été coulé par les vagues. Les hommes qui le montaient ont pu être sauvés. A 8 heures, l'installation de télégraphie sans fil du navire en perdition avait été mise hors d'usage par la tempête. On distinguait alors l'équipage du navire réfugié à l'avant. Suivant un radiotélégramme reçu la nuit dernière par la Compagnie et retransmis par ce navire, le Calvo avait pris le pétrolier en remorque, mais celui-ci sombra à 15 milles environ à l'est de Sandy-Hook. Le message ne dit pas si l'équipage du pétrolier a péri. Il ne mentionne pas davantage le nom du navire naufragé. New-York. 5. — Un radio-télégramme du vapeur allemand Bavaria, actuellement près de Nnntucket, annonce que le va,peur pétrolier Oklahovia s'en va à la dérive et est partiellement submergé. Le Bavaria a recueilli le icafûKbaine, plusieurs officiers et un certain nombre de matelots. Une vingtaine d'hommes de l'équipage auraient péri. * Le Procès é colonel von Rentier L'ouverture tfes débats Strasbourg, 5. — Les débats du procès intenté au colonel von Reutter et au lieutenant Schadt ont commencé ce matin à 9 iieures. Un nombreux public avait envahi la salle. Une soixantaine de journalistes, parmi lesquels des Français, des Anglais, des Italiens, etc., sont présents. 110 témoins cités. On indique le jour et l'heure de leur déposition. Il en résulte que le jugebent ne sera pas rendu avant mercredi ou jeudi. Le tribunal est présidé par le général de brigade Pelet de Narbonne, assisté de trois colonels, du conseiller Kahn, qui dirige les débats et du conseiller Osteiider au ministère public. Les deux accusés sont défendus par Me Grossard. Le colonel von Reutter est accusé d'avoir fait arrêter Je 28 novembre des civils qu'il retint dans une cave toute la nuit. Le lieutenant Schatt est accusé d'avoir frappé des habitants de Saverne et d'avoir violé plusieurs fois leur domicile Ce que dit ie colonel Le colonel von Reutter prend la responsabilité de tout ce que firent ses subordonnés. Il affirme que quand il vint à Saverne, sur sa demande, il nourrissait lés meilleures dispositions à l'égard dè la population. Tout allait bien dans cette ville quand parut un article dans un journal de Saverne, VAnzeiger, qui gâta les choses. On donne lecture de l'article en question.Le colonel von Reutter continue sa déposition.Après la première démonstration qui se produisit à Saverne, d'éclare-t-il, il s'adressa .au directeur dé l'arrondissement et lui demanda de proclamer l'état de siège. Ce fut en vain. De nouveaux incidents se produisirent le lendemain de cette démarche. Le colonel remarqua qu'il n'y avait pas de police dans la rue pour réagir. Le/.colonel partit alors en congé et le lieutenant colonel Sonntag prit le commandement du régiment. C'est en son afeetn.ce que se produisit l'incident du drapeau français. Line enquêta fut immédiatement ouverte. Le colonel est-visiblement fatigué. Il continue néanmoins à dire comment, de retour à Saverne, il reçut des lettres anonymes. Il en lit une dans laquelle il est menacé et clans laquelle on lui dit entre autres choses que, dans deux ans, le drapeau français flottera sur l'ALsa^e. Le colonel entendit, le soir du 26 novembre. des hurlements dans La rue. Il se rendit compte que le lieutenant von Forstner et d'autres officiers avaient été offensés. 11 envoya le lieutenant Schadt avec 4 hommes baïonnettes au canon, et lui donnq, l'ordre d'arrêter les manifestants. Deux arrestations furent opérées qui ne furent pas maintenues par la police locale. Le colonel eut alors l'impression qu'on se moquait de lui. Dans son récit, le colonel ne suitj>as toujours l'ordre chronologique des faits. 11 revient maintenant en arrière pour parler de son discours aux soldats, auxquels il avit dit qu'ils ne devaient pas tra-•Mr les secrets de la caserne. Le lendemain, cependant, la presse rapportait ses allocutions. Le colonel fit alors arrêter plusieurs Alsaciens, entre autres son ordonnance dont cependant il n'avait qu'à se louer. Le colonel,après cette déclaration, revient aux faits du 25 novembre. Il dit les mesures de prudence qu'il avait prises et les patrouilles qu'il envoya dans la ville. Le soir on sut que le Ueuteriant von Forstner et d'autres officiers avaient encore été insultés. Ils affirmèrent cpi'il n'y avait pas de.police dans la rue. C'ost alors qu'il prit des mesures radicales. Il rappelle qu'il s'est basé pour lé faire sur le décret prussien de 1820. En sa qualité de èoldàt prussien, il admettait la validité de ce décret. Il envoya donc le lieutenant Schadt avec ses hommes sur la place du Château. Celui-ci, sur l'ordre du colonel, envoya des hommes dans la rué et arrêta les manifestants. Sur une question que lui pose le conseiller de justice, le Colonel dit que la foule r.îassÔe dans la rue se composait d'une centaine de personnes. Il n'y avait à Saverne aucune autorité civile, déclare encore le colonel. Le président du département de Strasbourg et le maire étaient malades. Le vendredi soir, 28 personnes furent arrêtées et parmi elles le juge et le procu- Le colonel voulait absolument montrer i qu'il s'agissait de mesures sérieuses et c'est i pourquoi il fit enfermer les civils dans la î cave des Pandours. S'il les avait remis aux autorités civiles, celles-ci certainement les t auraient remises en liberté. Quand on lui 3 'fit remarquer que la surexcitation était : grande, il affirma qu'il ordonnerait aux : soldats de se servir de leurs armes si cela ) était nécessaire. Pour lui il s'agissait de sauvegarder l'autorité. 11 fit enfermer les personnes arrêtées dans la éave du château parce qu'il n'avait pas d'autre local disponible.Le .colonel couvre le lieutenant Schadt. Il affirme que de même que pour les incidents du 28 novembre, quand le lieutenant Schadt commit le délit de violation de domicile, il agissait selon ses ordres. Il termine en disant qu'il avait la conviction d'avoir bien agi et de ne pas avoir ' outrepassé ses droits. 11 a préservé la population d'incidents plus graves et sauvegardé l'honneur de l'armée. 11 est d'atVis' que si les autorités civiles- étaient intervenues dès le début et si les coupables avaient été punis, les incidents d.' 27 auraient été évités. Il n'a agi que pour faire ce que ne firent pas les autorités civiles. Sur la demande du conseiller de justice, il affirme qu'il a agi pai'ce qu'il croyait agir légalement et que dans un cas semblable il n'agirait pas autrement. Après l'interrogatoire du lieutenant Schadt, on passe à l'audition des témoins. Le premier témoin entendu est le directeur d'arrondissement de Saverne, M. Mahl. 11 déclare qu'il n'a eu connaissance des premiers incidents que par la voie des journaux. Le colonel ne s'est jamais adressé à lui. Il considère ce fait comme une offense personnelle. Il était le représentant des autorités compétentes et c'est cette autorité qui a été ignorée par le colonel. Le 8 novembre dernier, M. Mahl apprit que le brigadier de police avait reçu upe lettre du colonel von Reutter demandant protection pour les officiers.. Cette protection fut immédiatement accordée. M. Mahl prit toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder l'honneur militaire et mit à la disposition du maire les 5 gendarmes qui se trouvaient à Saverne. Le dimanche suivant., c'eit-à-dire le 9 novembre, il sut par une lettre adressée aux autorités policières par le colonel von Reutter, que celui-ci menaçait do mettre Saverne en état de siège. La lettre fut ouverte par le garde champêtre. La nouvelle fut immédiatement connue en ville. M. Mahl répondit que l'état de siège ne pouvait être établi que par l'Empereur. La lettre fut renvoyée par le colonel avec l'annotation : «Je fais ce que je dois faire ». M. Mahl est d'avis qu'il n'y aurait pas eu de troubles à Saverne si le lieutenant von Forstner n'avait pas fait son service 1e dimanche ët_ les jours suivant? H sî des patrouilles n'avaient circulé dans les rues de la ville. Un incident se produit alors au tribunal. Le conseiller Jahn l'e^oclie à M. MaJil d'avoir influencé ses témoins qui auraient prétendu qu'ordre avait été donné de ne pas procéder ' avec trop de sévérité. M. Malhl affirme qu'il n'en est rien. Le procureur demande pourquoi M. Mahl n'est pas allé; chez le colonel pour s'entendre avec lui. M. Mahl répond que ce n'était pas à lui à aller chez le colonel, car il n'avait rien à lui demander. Le mardi U novembre, M. Mahl se rendit à la gare pour recevoir M. de Wedel, statt-lialter d'Alsacé-Lorraine, qui venait chasser dans les environs. 11 rencontra sur le quai de la gare le colonel von Reutter. Celui-ci fut grossier \ son égard et lui reprocha de l'avoir calomnié auprès du com- -mandant du 15e corps, le général Deim-ling.M. Mahl lui répondit qu'il n'en était rien et qu'il ne se considérait pas comme le subordonné du colonel, mais comme son égal. M. Mahl fut approuvé par le statthalter. Quand celui-ci arriva, le statthalter lui défendit de se rendre chez le colonel, car il n'avait pas besoin de lui. M. Mahl est ensuite amené à parler des faits qui se produisirent le jeudi soir 26 novembre. Le vendredi 27 novembre, M. Mahl n'était pas à Saverne. Il connut les faits à Strasbourg en entrant chez M. Man-del, où il devait dîner. Le dîner fut mouvementé. paraît-il, car M. Mandel fut appelé à diverses reprises au téléphone et apprit les 28 arrestations les unes après les autres. Pendant tout le dîner, il ne fut question que des incidents de Saverne et même le général Deimling leva son verre à la ville de Saverne avec le directeur de ! l'arrondissement. M. Mahl termine sa déposition en disant qu'il avait pris toutes les mesures nécessaires pour protéger les officiers. S'il en avait pris davantage il se serait rendu ridicule.Sur la demande de la défense si, au cas où les personnes arrêtées le 27 novembre auraient été renvoyées de la caserne à la prison départementale, il y aurait eu rébellion, M. Mahl répond négativement. A \ 3/4 heiirç, îa séance est levée. Elle reprendra à 4 heures. Reprise des débats Strasbourg, 5. — A4 heures précises, les débats sont repris. Le lieutenant Schadt fait une déclaration au sujet de l'expression-méprisante du peuple employé par lui lors de son-interrogatoire. Il entendait par là les voyous et non le peuple d'Alsace-Lorraine. C'est ensuite le brigadier de gendarmerie qui vient déposer devant le juge. Il fait le récit des divers incidents déjà connus. 11 a été ble.ssé d'un coup de pierre le 9 novembre dernier. Il a reçu du directeur d'arrondissement' des instructions très sévères de procéder avec énergie. Il n'a jamais entendu le cri de : Vive la France ! que l'on prétend avoir été poussé dans les rues. A la demande de la défense, le gendarme affirma, que le 27 novembre la population qui :-e trouvait dans la rue était. t7ès nom-n'retse. Oh l'évaluait do à SU; .personnes. Il insiste sur cette circonstance que les oiiiicïiers ont été provoqués dans lés rues, /mais il fait'remarquer' que la plupart des provocations provenaient de petits enfants. I/ufiseS'^aY; Grosmânii' .pre ri d à son tour la parole. Il dit tout ce «d'il ;sait des faits qui se sont' passés • pendani les trois semai- • nés que durèrent les incidents. La version correspond (à celle du directeur d'arrondissement, M. Mahl. Celui-ci refusa d'accueilr lir aucune explication et aucune critique. Il voulait, disait-il, sauver l'autorité à toute force. M.; Spiecker a l'impression que le fcolo-nel agissait d'après des principe- bien ar- . rêtés, mais peu conformes à la légalité. Enfin, c'est le procureur Krauss qui exprime la conviction que la population dè ■ Saverne est la population la plus paisible de l'Alsace-Lorraine. Il y avait dans la i population une grande animosité contre le lieutenant von Forstner et contre le colo nel von Reutter, mais pas contre le mili : tarisme en général. l Le lieutenant avait eu une attitude pro ; vocatrice et le colonel n'était pas aime i par cette bonne raison qu'il n'avait pas si entrer en contact avec le peuple. Il fu maladroit et souvent, peut-être, mal com pris. Tout autre à sa place aurait eu plus d< succès. Le colonel, à ce moment, fait remarque: que toutes les histoires qu'on raconte à soi sujet sont calomnieuses. Le témoin ■ continue en disant que si h population, a été surexcitée, ce n'est pas pai la presàe, domme on» l'a dit, mais par le* racontars des anciens soldats qui publié rent les faits et gestes du lieutenant Vor Forstner. Puis le procureur Krauss fait, en détail, le récit des incidents du 27 novembre. Toui se passa si tranquillement qu'on aurait pu croire que -ce fussent des .spectres qui opéraient là. Il eut l'impression, que c'étaient des cosaques q.ui se mouvaient aans les rues de Saverne. Il assista au départ du régiment et ne put remarquer qu'une chose, c'est que la population avait pitié des soldats.M. Brandt, juge de paix de Saverne, prend à son tour la parole. Il fait le récit des incidents. Le 26 novembre, il vit arrêter un homme qui n'avait absolument rien fait. 11 n'entendit aucun cri, si ce n'est que le premier vers de la chanson patriotique : « L'Allemagne au-dessus de tout. » Le conseiller Jahn, à ce moment, décide de liquider la question du 27 novembre, et appelle les officiers à témoigner sur ces faits. Le lieutenant Kuarin, officier d'ordonnance, arriva au château après l'heure de la gymnastique des officiers, quand il entendit des insultes provenant de jeunes gens à l'adresse des officiers. Contrairement aux dires du procureur, du juge et des témoins précédents; il entendit des cris dans la rue. Le lieutenant Brunswick, le 26 novembre, revenant de la gymnastique, entendit lui aussi des cris et des insultes. Ce fut lui qui fut chargé de la surveillance des personnes enfermées dans les caves des Pandours. Il affirme les avoir traitées avec humanité et dit qu'il fut insulté à plusieurs reprises. Le lieutenant von Forstner, qui revenait vers le château avec les autres officiers, après l'heure de la gymnastique, entendit [ des cris et des insultés. U entendit des ; cils de : Vive la France !'et m... pour la Prusse ! Il affirme avoir reçu 403 lettres d'insultes de 400 habitants de Saverne. L'audience continue. Strasbourg, 5. — On annonce que le commandant militaire\a .porté plainte contre le Zabemer Anzeiger à cause d'un article publié par ce journal sur les mauvais Traite-: ments infliges aux soldats par le lieutenant von Forstner et le sergent Hoflich. # Saint-Pétersbourg, ô. — Le Vetcherna Vremia constate que les pourparlers entre la Russie et l'Allemagne continuent et déclare que le compromis ne satisfait pas les cercles dirigeants de Saint-Pétersbourg. Il reconnaît, non sans raison, que le maintient du général von Sanders à Constantinople, en. qualité de membre du Conseil supérieur de la ' guerre, donne à celui-ci des pouvoirs extraordinaires et toute possibilité d'intervenir directement dans les affaires de l'Empire ottoman. Là nomination d'un autre général au commandement d'Andrinople complique' davantage la situation générale de laquelle il iéssort què l'Allemagne tend à obtenir de la Turquie des privilèges exceptionnels. Aussi le compromis proposé par l'Allemagne ne peut nullement donner satisfaction à l'opinion russe qui suit toujours avec un extrême intérêt cette importante question. Sofia 5. — Les députés du parti agri-cole, qui représentent la fraction la plus importante de ,l'opposition au Sobranié, se sont réunis pour délibérer sut la situation créée par la démission du cabinet. Ils ont décidé de s'abstenir de toute participation dans le gouvernement, de n'assumer aucun engagement, de ne soutenir aucun mi-nistèire, ouel qu'il soj^ et de s'en tenir strictement aux décisions du récent congrès dé leur parti; Le ministre de la guerre a ordonné la libération de la 35e classe. Il ne reste plus que 2 classes sous les drapeaux. En Belgique Déception prochaine Le XXe Siècle considère comme une mauvaise plaisanterie, la proposition de surseoir là la discussion du projet scolaire pour s'occuper sans tarder de la question coloniale mise au premier plan de l'actualité par le discours du Roi. Il s'en indigne et prétend que le pays a été consulté le 2 juin 1912 sur la loi scolaire qu'il aurait approuvée à l'unanimité. Il ajoute même que le projet Poullet serait défendu par nombre de non-catholiques notoires. Qu'il veuille les nommer ; nous n'en connaissons aucun. Au contraire, tous les libéraux le condamnent avec la même vigueur et animés d'un même sentiment : la défense de l'écolt neutre. Ml Poullet ayant déposé son projet le 20 juin 1913, il eut été difficile de le juger le 2 juin i912. A-t on voté alors sur le principe ? Nullement. La presse catholique — et notamment le XXe Siècle — a mené' sa campagne contre les Bonnot, et les Garniier de l'opposition.La faute du' cartel ayant été commise, toute sa polémique a été menée de façon à --r. tirer largement profit. Et la question scolaire a été laissée à l'écart- H serait donc logique et rationnel de la soumettre ,aux électeurs. Si la discussion du projét Poullet continue, elle se prolongera longtemps encore,! les articles les plus importants n'ayant pas encore été examinés : subsides, soupe scolaire, Création d'écoles, question des langues. inspection médicale, etc. Le XX Siècle s'imagine que lés derniers' titres seront discutés et adoptés au pas de charge. Jeune, il est encore à l'âge des illusions et il se prépore une déception cruelkJ... Dès maintenant, l'on peut prédire que si le débat se poursuit sans une interruption de - quelques semaines pour l'examen (ie question coloniale et de deux ou trois bu gets, de nouveau le Sénat aura sujet de , plaindre, faute de travail, i Le gouvernement aura rendu, comme plaisir, stérile, l'un des grands pouvoirs < l'Etat. Si M. de Broqueville voulait lei relire le discours de M. Halot, ipeut-être m ; difierait-il son attitude. Le veto de M. Wceste N'en déplaise au XXe Siècle, rien que chapitre sur les traitements des institi teurs devra être examiné avec la pli grande attentioini. Les instituteurs catholiques eux-mênu î?,,en. ,sont pas satisfaits. Leur organe, ! Cliristene School, ne vient-il pas d'éciirf « Il y a dans la droite une puissance qui posé son veto contre un grand nombi d'améliorations demandées, tant au poii de vue national qu'au point de vue mora Nous craignons que de tout ce que nou demandons, rien me se réalise, à moins qu nous ne réussissions à diminuer l'étendu de ce veto. » De quel veto parle le Christene School Plus loin, il ajoute : «Si vous voulez qu vos desiderata soient "réalisés, tâchez d gagner à notre cause le ministre d'Eta M. .Woeste. » Quelles sont les améliorations demar dees ? La Chambre sera certainement ci rieuse de 'es connaître en dépit du vet de.iMi. Woeste. Les partis Répondant à la fcarangue du présiden du Sénat, le Roi a, comme on le sait, don né aux partis les meilleurs conseils, notr souverain étant animé du désir de voi les Belges unis, uniquement préoccupés d lia grandeur de la patrie. Dès lors, les partis lorsqu'ils sont ai pouvoir doivent éviter tout Ce qui est d .nature à vexer les opposants, à froisse leurs sentiments, à mettre la main sur leur libertés. Le cabinet .de Broqueville, en voulant leu imposer une loi scolaire que certains clé ricaux vont même jusquVr blâmer ouvei temen,t,.a méconnu le principe proclamé'.pa. le Uoi. La fiction Constitutionnelle veut q.uei le' .•harangues royales cuent été approuvées, si non rédigées, par le gouvernement. Moi _ se-trahit ici une volonté personnelle d'union Dans tous les cas, le ministère a. mécon nu cette grande idée, grouper tous les Bel ges vers un même but, en s'abstenant i jaire voter un projet qui déchirera la pa trie en déchaînant la guerre scolaire. La rentrée La rentrée de la Chambre aura lieu de main là 2 heures. A l'ordre du jour : h projet, scolaire. Mais il faut s'attendre C une, motion d'ordre. ;Lê3 séances se prolongeront-elles jusqu't six heures. Aucune décision n'n été priseT cet égard, mais on peut" asfcurer que .1: mesure .ciécidée avant les vacantes de Noël sera maintenue: ■»- . D'ici au 15. mai,■ lcs>.d£çui*é<r<doiveiit s'attendre à un. nouveau surmenage et, à par lir du mois.de mars, les séances du ma tir ne. feront pas. défaut. Les lois sociales Le groupe libéral de la Chambre a dé. pose une proposition de .loi sur le « cre dit. professionnel en faveur de la petite bourgeoisie commençante et industrielle >\ Cette proposition est conforme ià' une au-tre, frajppée de caducité par la dissolu-tion des Chambres. Elle examine le problème du crédit sous toutes ses formes. Le fonds de commerce peut être donné en gage ,dans les conditions déterminées pai la présente loi. Le gage comprend Tensemible des valeurs qui composent le fonds de commerce et notamment la clientèle, l'enseigne, l'organisation commerciale, les marqués, le droit au bail, le mobilier de magasin et l'outillage, le tlout sauf stipulation <yon-traire.11 peut comprendre les marchandises en stock à concurrence de 50 p. c. de leur valeur. M. Louis Franck, qui a écrit les développements de cette proposition de loi, parlant des «mesures cqntre les abus dont le petit conViîièrce et la .petite industrie souffrent de'la part dè leurs Clients», écrit : «Parmi ces abus,'on signale, à juste titre, les réclamations et les contestations surgissant tardivement, longtemps après la livraison.» >Si entre commerçants, la simple réception vaut tigr&ition, 'il s'en faut do beaucoup que la jurisprudence montre la môme rigueur à l'égard des non-commer-cants, et il est légitime qu'un certain délai leur soit laissé. Si cependant un client a reçu un produit ouvré ou une marchandise et l'a gardé, pendant un dé: lai raisonnable fixé dans la proposition dè loi à un mois, sans présenter d'observations pair écyit' ou sans iréc^amen* d'expertise, il est légitime que la fourniture soit considérée comme conforme aux conventions.» S'il y a lieu à- expertise, elle devra pouvoir se faire sans procédure par simple requête, les parties étant convoquées par lettre. >> Cette procédure simplifiée est déjà appliquée dans la loi sur le contrat de transport et dans la nouvelle- loi maritime. Elle donne les meilleurs résultats. >> Le petit commerce et la petite industrie se plaignent également à bon droit des frais de justice. Aussi la proposition de loi organise-t-elle pour le recouvrement des factures une procédure simplifiée. Sur simple requête, pour les factures ne dépassant pas 500 francs, on pourra désormais obtenir du président du tribunal de commerce une cédule^ ordonnant de compai'aî-tre à une date fixée, soit devànt le président, soit devant l'un des juges qu'il désigne. » — La Manifestation Heiieputte On nous écrit de Maeseyck : Tous nos petits journaux cléricaux donnent le programme des fêtes qui seront données ici le dimanche 26 avril là l'occasion du 25e anniversaire de l'entrée par ordre de l'évoque de Liège, de M. Helle-putte dans la vie politique. Il y a cette annte vingt-cinq ans .que M. Ilelleputte a succédé" à M. P. Comesse, de joyeuse mémoire— il avait mérité le nom de ferblantier national. Maèseyck a toujours été favorisée.Le programme annonce : Grande îéteep-.tion à la station, grande manifestation à l'hôtel de ville, grand banquet chez les Religieuses Ursulines, messe basse. Cette messe basse étonne — il fallait absolument une messe pontificale avec l'assistance de tous les curés de l'arrondissement — car M. Ilelleputte est bien élu de la Province par l'intermédiaire de l'évêque et il faut largement manifester sa reconnaissance à la Providence. « Mgr Rutten est l'auteur d'un cours célèbre d'Apologétique chrétienne. On comprend difficilement qu'il ait accordé son haut patronage à. des fêtes fixées à un dimanche, au jour du Seigneur. Monseigneur Rutten doit pourtant connaître le Mandement de Carême de l'an de grâce 1864. Voici le langage de Monseigneur de Montpellier le 25 janvier 1864- : « Sous l'ancienne loi le commmandemewt de la sanctification du jour du Seigneur était si rigide, qu'il interdisait aux Israélites jusqu'à l'apprêt de: mets destinés au repas de ce jour. Cett< ddfense n'existe plus parmi nous. 11 es donc permis aux ménagères de préparei les repas de leur famille, aux domestiques ceux de leurs maîtres et de les servir. Mais nous rappellerons aux maîtres qu'il ne leui est point permis de disposer, sans de graves raisons, du jour du Seigneur, pou/ donner des festins et de-s fêtes, dont les apprêts et le'service ne laissent pa§ à leurs gens le temps nécessaire pour satisfaire à leurs devoirs spirituels et sanétifier <e saint jour selon l'esprit- de la loi. Les personnes de cette condition, saul des circonstances exceptionnelles, ont assez de loisirs pour se réunir pendant la semaine; et par leur position elles doivent donner aux classes inéfrieures l'exemple de la piété, de la recijnnaissance envers Dieu et de la soumission à ses commandements. Et pour qu'elles ne puissent prétexter désormais cause d'ignorance, nous ne nous contentons point de leur rappeler aujourd'hui la portée de la loi de Dieu-, inais nous chargeons encore leurs pasteurs de leur, expliquer en particulier leurs devoirs sur ce point... Nous devons déclarer contraire & la sanctification de ce jour la conduite de certaines personnes qui, après avoir assisté à la hâte • à une messe basse tout au matin, passent à la campagne, en courses, en voyages, en amusements, le reste de ce saint jour, sans plus s'occuper de prières ni d'exercices de religion. C'est là un abus qu'il importe d'autant plus de. signaler et de combattre qu'il devient chaque année plus frélquent. » La Propagande Libérale FEDERATION DES JEUNES GARDES LIBERALES ET PROGRESSISTES L'assemblée générale annuelle de la Fédération des Jeunes Gardes Libérales et Progressistes de l'arrondissement de Liège aura lieu, le mercredi 21 janvier courant, à 7 h. 3/4 cln soir, au local, place du Théâtre, n° 4. En vue de cette assemblée, les Présidents, secrétaires et trésoriers des groupes ront instamment priés de vouloir bien veil-.er a la préparation, pour la date ci-dessus, des rapports à fournir sur la gestion de l'exercice'écoulé,, et des projets de budger pour -l'exercice qui commence. Ils voudront bien dresseir, en môme temps la liste exacte ae leurs membres ayant acquitté la dernière cotisation annuelle. Chronique Locale a LA JOURNEE Mardi a janvier, 6e jour de Vannée, 1 l'ois Rois. Lever du soleil 7M, coucher 15.53. Lever de la dune H.2-5, coucher 1.53. EXPOSITIONS Au Cercle des Beaux-Arts. — De 10 à 1 cl de 2 à G heures, Exposition des œuvres de MM. A. et M. Caron, visible jusqu'au 6' janvier. Institut Archéologique Liégeois. — Hôtel d'Aiiscmbourg : Exposition d'objets précieux, visible jusqu'au 15 janvier. CONFERENCES Ecole moyenne. — A 8 h. 1/2, conférence par M. L. Dechesne, sur la Hongrie (projections lumineuses). THEATRES Théâtre Royal. — A 7 h. IJ2, avec réductions aux sociétés, La Hiercheuse et Mam'-zelle Nitouche. Théâtre du Gymnase. — A 8 h., avec réductions aux sociétés, FrancsrMaçons et Boubou roche. Pavillon de Flore. — A 8 h., avec réductions aux sociétés, Qui est-ce qu'est l'maisse et La -Veuve Joyeuse. MUSI28-HALL8 ET CSNEMA8 Cinéma Royal (Régina). — Music-IIall-cinéma. Spectacle permanent. Cinéma Pathé. — Tous les soirs, à huit heures, cinématographe : les jeudi et dimanche, matinée à 3 heures. REUNIONS ET FETES DIVERSES Palais de Glace. — Patinage sur glace de 10 à 12 1/2, de 14 1/2 à 18 1/2, de 20 à 23 112 heures. EP HEM ERI DE Tout est belge, et il n'y a pas jusqu'à ce pauvre Fragson qui n'ait risqué de l'être. Il y a quelques jours, à propos du centenaire de l'inventeur de la pomme de terre, un journal nous apprit que ce tubercule était cultivé en Flandre bien avant Par-mentier.ÎSous ne nous sommes pas trop réjouis parce qu'il s'agissait d'une chose utile, certes, mais sans délicatesse, parce que, d'autre part, l'homme• à célébrer surtout n'est pas Parmentier, mais bien l'inventeur de la pomme de terre frite et qu'enfin les précurseurs proposés à notre orgueil étaient des Flamands. Aujourd'hui, on nous annonce que le précurseur du cinéma était aussi un Belge, le physicien. Plateau Nous courons au Larousse et nous apprenons que Plateau était bruxellois. Déception. H nous faut tout de suite un précurseur d'actualité qui soil Wallon. Nos ancêtres ne dansaieiit-ils pas le tango y Avec un peu de bonne volonté, tes chercheurs accompliraient une œuvre patriotique. Compère Guilleri. Le temps. — Après le dégel qui fit sortir de terre tout ce limon,-.la pluie nous iette encore de la boue et voici qu'on annonce la crue des eaux. Périrons-nous dans ce bourbier qui nous vient du çiel, du sol et du fleuve ? Trois vendredis treize. _ La jec. ture de l'Almanach est recommandée aux gons prévoyants, mais elle troublera les superstitieux. L'année 1914 aura, en effet, trois vendredis treize : le 13 février, le 13 mars et le 13 novembre. Dans certains pays, on a remplacé par 12 bis, les chiffres 13 des chambres d'hôtel et des cabines de bains et quelqu'un pro-

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1832 tot 1940.

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