Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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07 januari 1914
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s.n. 1914, 07 Januari. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Geraadpleegd op 25 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/hh6c24rn96/
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«/• -J : «r « -~ .1 ^ UN NUMERO CINQ CENTTMRS Mercredi 7 Janvier 1914- Franco en Belgique Un an : ÎS "s, » » 6 mois : 8 fr. » » 3 mois : 4 ir. Francs en Hollande Un an : 22 fr. » Union postale » 32 fr. On s'abonne au bureau du Journal et dans tous les bureaux de poste., administration TÉI fpunwr KR"? JOURNAL DE LIÈGE fEUlilE POLiTiPiiE, LITTERAIRE ET COMMERCIALE. - FONDEE ES 1784 RÉDACTION ET AI>HIMST1UTIOl\ : BOTOEVAK» DE LA SABTMIlfeKE, 28 Annonces. . 9 la ligne t W ceafe Réclames. „ . . . » 40 cent Faits divers < . . „ » 1 franc Réparations judiciaires, * 3 francs Informations financières » 3 francs Avis de sociétés i« petite %«i 30 cent. Émissions. « . . , . ' » 1 frane EÉDACTION TÉLÉPHONÉ 9Î7 ETRANGER FRANCE L'opération blanche de M. Cailla": Le Figaro taille des croupières au che de la (nouvelle majorité : Le rachat de l'Ouest, tout le monde s le rappelle, a été edmme l'impôt sur 1 richesse acquise, la constante marotte d notre ministre des finances actuçl. C'étai la grande pensée de ce grand cerveau. 11 était indispensable autant qu'urgent d'après lui, de constituer «le réseau me dèle» qui, sous , la direction de L'Etat, s« rait donné en exemple aux grandes Coin pagnies pour l'économie de sa gestion 11 naiieicre autant que pour la rapidité e la sécurité de sa parfaite. exploitation D'ailleurs; /ajoutait/ |à i!a tiiiïteine de h Chambre e: répétait à la tribune du Séna M. Caillaux, dont la -conviction entrain! les votes : « Le rachat de l'Ouest sera uni » opération blanche qui ne coûtera riéi » au Trésor. » Ces mots ont été prononcés.textuellement par deux fois, en* novembre et décembri 1003, par le ministre, des finances d'au jour d'hui. En décembre 1913, c'est-à-dire cinq an nées après les affirmations insensées de M Gailiaux, l'opération blanche se traduit pai une chargé d'un milliard, malgré les pro diges de travail et d'activité que M. Cla veille accomplit avec la petite élite <le col Iâ'bo&tèurs qui l'entoure. Les chiffres son indiscutables kt d'ailleurs indiscutés. Le réseau de l'Etat, eh moins de cinc années, a' emprunté 503 millions et o.em dont -100 millions sous forme d'obligations ; 31S millions de Bons du Trésor, non remboursés en obligations, pèsent sur l'exercice 1913 et obèrent notre compte d'avances consenties -sur emprunt. Quant au budgel ordinaire du même réseau, il présente un déficit" dô 327 misions et demi, dont 8C millions pour l'année 1913, 76 millions poui l'a'nriéè 1912 09 millions pour 1911, 53 millions pour 1910 et 93 millions pour la première année de 1'exploitatfon. Et nous ne comptons pas dans le déficit de 1913 une- petite "somme de 19 .millions de dépenses inscrite au cahip^des crédits supplémentaires ! Voilà «l'opération blamiehe» de iM. Cail-laux : cilï* ne devait rien coûter au Trésor-, elle, coûte un milliard ! Mgr Tissier proscrit le tango Reims, 6. — Mgr Tissier, évtque de Chà-lons, vient de publier un mandement dans lequel il s'élève contre le tango, danse profondément dangereuse pour les mœurs, dit-il, et qui tend, par un engouement in Concevable, à se répandre de plus en plus. Mgr Tissier apipolle l'attention des familles chrétiennes sur ce sujet et leur recommande de s'interdire de prendre part ù cette dami^e ou de lui ouvrir leurs salons. Il attire l'attention d-cs directeurs de conscience qui, dans les villes surtout, combattront de toute leur énergie un des plus puissants dissolvants de la moralité française.ALLEMAGNE Ouverture de la Chambre cr Alsace-,Lorraine Strasbourg, 6. — Ce matin, à 10 heures, a été ouverte la session parlementaire de la Seconde Chambre d'Alsace-Lorraine. Un service religieux a été célébré à la cathédrale pour les députés catholiques et à l'église Saint-Guillaume pour les députés protestants. Le statthalter comte de Wedel assistait au service protestant. L'ouverture officielle de la session a eu lieu & 11 heures .au Palais Impérial. Le statthalter îd'Alsace-Lorraine a prononcé un discours. Le secrétaire d'Etat M. Zorn von Bulach et' les secrétaires d'Etat \aux différents ministères assistaient- à la cérémonie. La première séance aura lieu cet après-midi, à 3 heures. ITALIE Les relations franco-italicnnes ftorrte, G. — On remarque dans les cercles politiques lè rapport établi par la Stampa entre le discours prononcé à l'occasion du nouvel-an par M. Barrère, ambassadeur de France à Rome, et les déclarations faites iptar le président du conseil au. cours d'une récente interview et dans laquelle M. Giolitti exprima à l'égard des relations de son paye, et de la France des sentiments particulièrement amicaux. La Stampa en tire cette conclusion que les rapports des deux nations sœurs prendront bientôt un nouvel essor. T'UJiO.UIE La Turquie belliqueuse Constantinople, 6. — La Dresse turque déclare que la Turquie doit maintenir sa supériorité navale sur la Grèce et préconise l'achat de nouveaux dreadnoughts. Le commandant du croiseur tlamidiè, Reouif Bey, die retour d'Angleterre, est nommé commandant du super-dreadnought Sultan-Osman (ancien * Hiu.de-Jajteiro). «ALE/ANS Izzet Pacha proclame prince de l'Albanie Paris, 6. — Le Temps reçoit de son correspondant de Berlin ies deux dépêches suivantes : Le correspondant de la Gazette de Francfort, à ConslanU'.rl0ple confirme qu'lz-zet. pacha a été élu Prince d'Albanie dans une assemblée 'secrètç jes chefs albanais tenue à Durazzo. Ii£Zet pacha se rendra dans le courant de Ia semaine prochaine à Valona avec la déportation albanaise qui est venue le chercher à Constantinople. Les conditions poséU par izzet padha à son acceptation du titre de prince d'Albanie auraient été les avivantes : 1° L'Albanie sera If; -une principauté #et non un royaume. 23 I. Albanie restcîra pendant dix ans sous Je contrôle de 1 Autriche et de l'Italie. eolïïanie La démis&ian du eabinet ^lJO£es.c<?' l}rés:dent du conseil, a ««Mttçe afficieIleni«Hi hier à Ja chambre d<mn»li?e ^,Ue ; c'Al»i^et dont il est le chef \o?r -•'1-> m,- H'l,ssion «MPi'ès Ja fête de du\r>' V ?>pràs le calendrier ortho- a ex-nlin demai»- M. Majoreaco lement'le gouvernement et le Par-ï lr ë r??' été »«#» pour sau-dant fa c^e ^ il ■tIe 1^, Roumanie pen-achevée Lp J^K^que. Leur fission est considérait nnrm re se retil*e donc, en nécessaires ' e nouvelles élections sont puis assez^io^â11 cabinet était prévue de-ihiêr jar \I $lgtempS' et J'annonce faite! ajoresco n'a que le caractère i — 1 ■ ■■■«■«v.jc.tu.ihi d'une simple formalité. Le nouveau ministère sera formé par M. Bratiano, chef du parti libéral, qui possède de remarquables qualités politiques et une expérience déjà longue du pouvoir. Autant qu'on peut le prévoir, M. Bratiano aura surtout à s'occuper de questions économiques et sociales ; problème agraire, développement de l'outillage national, etc. Le ministère Majoresco avait été constitué..le 'ler/14 octobre 1912, grâce à l'union des conservateurs dirigés par M1. Majoresco et des conservateurs-démocrates dont le leader est M. Take Jonesco. Il est superflu de rappeler les brillants succès que ces deux- hommes d'Etat ont obtenus dans le domaine de la politique extérieure. Ids laissent la Roumanie plus grande qu'ils ne l'ont trouvée, plus grande par le territoire et surtout par le prestige. MAROC L'agitation Mogador, 5. — L'agitation provoquée chez les .Straghna par les agissements d'Emba-rouk est la source de nombreux commentaires sur les marchés indigènes. Les autorités prenaient des' mesures pour y remédier.El ili'i'bbaih. se trolive toujours dans la région d'Assersii. Au cours d'un combat ses partisans ont perdu 55 chamelles. On signale plusieurs morts d'indigènes dans le Sous, où règne la famine. Raisouii réapparaît Tange-r. 6. — Raisouii, qui a groupé I autour de lui en ces derniers temps un cer-; tairj nombre de rebelles, s'est mis à la tète ! d'une fraction de la tribu des -Djebala. Il paa'aît vouloir attaquer les Espagnols dans î»a. région d:El Ksar. Il vient de razzier près d'Arzila'le petit village Tounsa. ■ MEXIQUE La situation Washington, 5. — Le sixième jour des hostilités à Oyinaga s'est terminé d'une façon indécise. Kendu l'urieux par l'impuissance des révolutionnaires à s'emparer de la ville, le général Villa vint en toute hâte, ià la-tète de renforts, prendre le commandement suprême. On continue à publier de sombres récits du combat ; mais le correspondant du ne croit pas que plus de 200 hommes aient péri dans les deux camps Selon ses évaluations, les révolutionnaires étaient environ 6.000 et les fédéraux à peu près 4.iXX). Les deux armées, d'après lui, sont bien approvisionnées. La {désertion des fédéraux en territoire américain a presque cessé et il est possible que la bataille continue pendant quelques jours encore. Bien que des combats à la frontière Soient toujours susceptibles d'amener des complications internationales, on ne juge pas ici que le résultat de cette lutte puisse avoir une importance spéciale. L'opinion publique' se nortè 'de; nouveau sur les aspects plus larges du problème mexicain, et le mécontentement soulevé par l'attiiude du président Wilson s'accroît indubitablement.Bans les milieux qui lui étaient sympathiques jusqu'à présent, on critique la façon dont le président Wilson a souligné de nouveau les difficultés Tcte la situation en appelant M. Lind .et en conférant avec lui sans donner au puiblic aucune indication sur la question de savoir s'il a une politique. De pareilles critiques sont, dans une certaine mesure, déraisonnables, et il est possible qu'elles soient prématurées, mais elles sdnt significatives en tant qu'indices du revirement général. 11 est 'à remarquer aussi que parmi les membres du Congrès on parle beaucoup de ne pas tenir compte, quand cette assemblée se réunira, de la promesse arrachée à ses principaux membres par le président Wilson de ne pas discuter la question du Mexique. CHILI Pour mettre de l'o/dre dani les rfinances Santiago du Chili, 6. — Afin de mettre de l'ordre dans les finances publiques et pour équilibrer le- dépenses et les recettes, le gouvernement vient de décider que tous /es projets de loi comportant des dépense s, reconnaissant des dettes ou engageant la responsabilité de la nation, seraient signés par tes ministres des départements intéressés et par le ministre des finances. Toute loi comportant une dépense devra également, lorsqu'elle sera promulguée, porter la signature du ministre des finances avec celle du ministre intéressé. LES INCIDENTS DE SAVERNE Le Procès du colonel m Rentier Nous avons rendu compte hier matin dos débats du procès intenté au colonel von Reutter et nous avons dit ce que l'upônt l'interrogatoire du prévenu et les dépositions de M. Mahl, sous-piéu'et de Sayerne. L'audience qui avait continué par l'audition des témoins à charge et à décharge, s'est terminée par quelques autres témoi-Ettiages sans grande importance : « M. Guiess est d'avis que tout le déploiement de l'onees militaires était parfaitement inutile et que les arrestations étaient injustifiées. Par contre, un élève du collège, nommé Ewers, un tout 'jeune homme, e&t d'un avis contraire. Il a entendu toute une série d'injures lancées au lieutenant von Forstner. Le capitaine Vogt a entendu un vacarme et des cris épouvantables près du canal dans la soirée du 23 novembre. Il a vu comment les officiers arrêtaient les civils et les conduisaient au poste. Il a assisté de sa fenêtre aux sommations faites par le lieutenant Schadt à la foulo, et il insiste tout particulièrement sur la persistance des cris : il s'en rapporte au témoignage'de iM. Brandt ej. de M. Krause. Or, ceux-ci ont affirmé le contraire. Il est d avis que les arrestations étaient justifiées. B a eu l'impression que le mouve-ment de révolte était prémédité. 11 a constaté également que. la police n'a pus fait son devoir.' Le procureur Krause est rappelé' à la barre et déclare qu'une erreur de sa part est impossible car,, le soir même, il a écrit un rapport très exact et détaillé sur les incidents qui s'étaient délroulés. Il maintient formellement sa première déposition et explique la surexcitation des jeunes officiers par le fait que des gamins avaient crie, devant le bâtiment dans lequel : o fait la gymnastique, e>\ d'signant le lie-* i-tenant von Forstner : « Il est là-dedans )•. Il y a contradiction complète entre les dépositions des témoins civils, et militaires ; on le fait vivement remarquer dans l'auditoire. On, entend alors plusieurs lieutenants, camarades du lieutenant von Forstner, qui tous font des déclarations et des dépositions favorables au .colonel von Reutter. Enfin, le conseil décide la citation de quatre nouveaux témoins. L'audience fut levée à 8 h. 1/2. L'audience do mardi Strasbourg, 6. — Ce matin, à 9 h., ont repris les débats du procès intenté au colonel von Reutter. L assistance est moins nombreuse qu'hier. On remarque cependant la présence de plusieurs généraux et un fonctionnaire du ministère de la guerre, à Berlin. Le premier témoin entendu est un jeune lieutenant, le lieutenant Bootge, qui raconte comment il a été insulte et comment il a fait arrêter plusieurs personnes. Mmè Ebèl's fait part des incidents des 10 et 11 novembre. Elle rappelle les insultes que la population adressa aux soldats. Elle raconte qu'une prime de dix mark était accordée à celui qui insulterait le plus le lieutenant. Elle ajoute qu'un ouvrier socialiste est venu de Muihouse et qu'il aurait dit à un ouvrier de Saverne que les compagnons viendraient de Mulhouse pour aider 'es habitants de Saverne à jeter le lieutenant à l'eau. Hle raconte la conversation qu'elle eut avec le maire de Sayerne. Le maire aurait déclaré que si le lieutenant von Fornster était venu en ville on ne l'aurait pas tué, mais battu. Mme Ebers affirme qu'un employé de la majirie, qu'eue ne peut nommer, a dit qu i! aurait fallu arrêter encore plus de Savernois qu'on ne l'avait fait. Un jeune officier intervient à ce moment et raconte une scène qui se déroula dans un restaurant. Le lieutenant Brunswick dit que 9 Alsaciens y étaient entrés. Ils trouvèrent plusieurs officiers attablés dans le restaurant. Ils manifestèrent, dit le lieutenant, l'intention d'éteindre tous les becs de gaz et de faire un mauvais parti au.t jeunes officiers. C'est à ce moment que le colonel von Reutter entra dans l'établissement. Mme Ebers continue ensuite sa déposi. tion. Elle rapporte plusieurs faits qui sont ià l'éloge du colonel. i ■ Mme Ebers est une immigrée. Elle est à Saverne depuis 20 ans. Sa déposition semble avoir produit sur le tribunal une profonde impression. Elle paraît accueillie avec ioie dans la salle par l'élément militaire. L'audience est suspendue. A la sortie, les officiers serrent la main de Mme Ebers A la reprise de l'audience, M. Mahl, revenant sur l'entre vue qu'il eut sur le quai de ia gare aveic le colonel von Reutter, déclare que le statthalter ne lui avait pas défendu d'aller voir le'colonel mais avait approuvé sa conduite. Or.) entend a.lors plusieurs dépositions de soldats qui présentent neu d'intérêt, puis pa.r.'usisent 'à la. barre plusieurs personnes . qui ont été .arrêtées- lors des bagarres du -i'8 novembre dernier. Les dépositions des soldats et des personnes arrêtées sont contradictoires. Les soldats affirment et les témoins civils nienit. L'audience est levée à 1 heure précise. Elle sera- reprise ce soir, à A heures. Reprise des débats Strasbourg, 6. — Lé oublie s'intéresse de plus en iplus aux débats du procès du colonel Voai Reutter. La foule stationne au dehors, attendant le moment où elle pourra apercevoir le colonel Von Reutter et le lieutenant Von Fortsner. A l'intérieur, toutes les places-sont occupées bien avant l'heure d'ouverture des débats. Le colonel entre dans la salle en même temps que le chef d'état-major général Von Walrdersee et se rend immédiatement à la place Çitii lui est affectée. Les débfats recommencent à 4 heure® précises.G est tout d'ahord Mine Ebers, qui prête serment, afin de pouvoir retourner à Saverne ; puis c'est le défilé des témoins. Le soldat Pass a entendu chanter et crier le soir du 26 novembre. Ml Simon, habitant de Saverne, a voulu se rendre compte de ce qui s'est jmssé dans la rue, il est descendu mais fut aussitôt arrêté par le soldat Pass. Le soldat Pass affirme que M. Simon a chante et crié. Ce dernier, ipar contre, affirme qu'il n'en est rien. M. Elsensohn, un petit homme sec, ouvrier de fabrique, raconte ses mésaventures le sourire aux lèvres. Il vit des gamins se sauver devant les soldats, puis apparaître le lieutenant Schadt, qui l'emmena à la cave des pandours, où il contracta une inflammation des yeux. M. Elsensohn s'énerve et se fait rappeler à l'ordre, mais il ne veut pas se taire. Le témoin- dit qu'il a été insulté par le colonel qui lui aurait dit : « Tu es un ivrogne. » L'impression produite est .grande dans la salle. Le cojonel s'excuse en disant que le témoin n'avait pas enlevé sa casquette devant le colonel prussien. Le soldat Doerr dépose ensuite. Il a arrête un ieune homme qui criait dans la rue. L ouvrier Oeikel était en train de rouler une oigarette quand le soldat Doerr vînt lui dire qiu'il était arrêté parce qu'il avait dit : Sale prussien. Le soldat Doerr maintient sa version. M-. Deikel réplique que son père est immigré et qu'il aurait, par conséquent insulté son père. La séance tend, à dfevenir mouvementée. Les Savernois manifestent plus de vivacité que ce matin. Apres quelques autres dépositions de peu d importance, l'audience est levée à ô heures et sera reprise dierhain à 9 heures. L'impression à. Berlin Berlin, G. — Le Hcrliner Tageblalt trouve que le procès de Strasbourg met en évidence la barrière qui sépare l'armée du peuple allemand. La Gazette de la Croix cherche à élever encore cette barrière en invoquant une loi qui date de l'<337, aux termes de laquelle tout ofîlieier a le droit de se servir de ses armes contre la population allemande dans tous le., cas qu'il lui plaira. Malheureusement, la Gazette de la Croix oublie que nous sommes en 1914 et non pas en 1837, et i application rigoureuse de cette ordoi:. nan-ce-.pourrait conduire à' une'révolution. La l'ont elle-même regrette cette mésentente entre les autorités civiles et militaire. Pour remettre les choses â leur place, i! faudrait un coup de tonnerre de Ber-lm : mais le chancelier de l'Empire n'en est pas • .-.paiilc ; on le sait, en Alsace, et on._ag>t en eo'.-séqueiîce. M. de Bethmann-'!v,v;y croit-il pouvoir maîtriser son che-. : en lui abandonnant les rênes ? On volt par là que M. von Ja,govv, le préfet de police, n'est nas le seul à attaquer le chancelier de l'Empire. Nous entrons dans une crise, la plus grave que l'Allemagne ait jamais connue D'un côté, l'armée, avec le kronprinz à sa tôte ; de l'autre, toute l'Allemagne moderne, ou du moins celle dont les conceptions son postérieures à 1820. Les journaux allemands ont parfaitemen constaté l'importance de cette crise et le grandes répercussions possibles de la partie qui se joue à Strasbourg ; c'est ains qu'ils consacrent de huit à dix colonnes ai procès du colonel -von Reutter, tandis qui les conservateurs cherchent à peser d'un< façon personnelle sur l'Empereur et sui son entourage. On voudrait lui faire ren voyer son chancelier et le voir abandon ner son rôle d'arbitre en la partie poui devenir le premier des réactionnaires.L'Eut pereur est bien trop sage pour les écouter iL'irritation de l'Empereur Berlin, 6. — Le Berliner 'l'ageblatt confirme que le colonel von Reutter a bien reçu, le 1er janvier, un télégramme de félicitations du Kronprinz l'encourageant à conserver une attitude énergique. Il paraut que. dès .qu'il;,eut connaissance de cette dépèche, l'Empereur décida de rappeler le Kronprinz du. poste relativement indépéndant qu'il occupait comme colonel du régiment de hussards de Dantzig. Ce ne fut pas d'ailleurs contre son désir que le Prln.ce fut nommé à l'état-major de Berlin puisqu'il en avait fait la demande en septembre d'ernier. On a beaucoup, remarqué que le Prince ne fut pas invité, le 1er janvier, au grand dîner que l'Empereur donna aux généraux commandant, de corps d'armée et fut simplement prié de venir assister ù la conférence qui suivit ce dîner. Los télégrammes du prince impérial Berlin, 6. — La Gazette de Francfort publie une communication qui lui aurait été envoyée d'une source bien informée et d'après laquelle le prince impérial aurait adressé deux télégrammes au général Deim-ling et non pas au colonel von Reutter. Le premier télégramme serait antérieur aux événements du 28 novembre et serait ainsi conçu : « Allez-y toujours ferme. » (S.) Frédéric Guillaume, Prince impérial. Le deuxième télégramme daterait du 29 novembre et ne contiendrait que ceci : « Bravo ! » (.S.) Frédéric Guillaume, Prince impérial. N. B On fait remarquer que le prince impérial s'appelle Guillaume et signe toujours ainsi. Paris, 6. — On ana-once la mort du duo de Rohan, député du Morbihan. "K* Athènes,-G. ■■ La Chambre va entrer en vacances. Elle se réunira après les éjections municipales qiui sont fixées au 22 février.M. Venizelcs est parti uour Rome. De fortes secousses sismiques ont été ressenties en Elide et dans le Peloponèse Elles ont occasionné d'importants dégâts matériels.-X- Roine, 6. Dajis les cercles officiels, on n. a aucune nouvelle de l'arrivée prochaine de M. Venizelos à Rome. On croit qu'il ira d'abord à Pau. .Madrid, G. — L'ambassadeur dé France a Madrid et le président du conseil ont eu daûs la matinée un long entretien Ml. Gecfïray part ce soir pour Paris. Madrid, G. — El Païs croit savoir que les troupes espagnoles débarqueront pro-ciiamement sur le territoire compris entre Aihucemas et Penon de Veles. Ce journal ajoute que le commandant militaire de Melilla aurait demandé 25.0C0 nommes pour effectuer cette opération. *X" Cerbère, 6. — A Aimaroza (province de Castelion), line bombe a éclaté dans la rue ue la Trinidad. L'explosion a causé des dégâts importants aux maisons. L'auteur dê l'attentat qui était dirigé contre le chef du parti libéral, M. de-' Alma-ravaz, a été arrêté. On a trouvé à son domicile sept cartouches de dynamite prêtes à être lancées. ■£ New-York, G. — Suivant une dépêche du cap Haïtien, le président a ordonné à une colonne de troupes régulières de se porter mimédiatement vers la frontière du Nord-Est pour réprimer l'insurrection. Le général Jamor, gouverneur du département du Nord, s'est réfugié au consulat des Etats-Unis.Selon le Neiv-York Herald, le mouvement révolutionnaire de certains centres a pour objet de protester contre la manière dont furent imposés les candidats officiels lors des élections du 1er octobre. •=—— «a « » n,i Lettre de Barcelone —as Correspondance particulière du Journal de Liège. Barcelone, 4 janvier 1914. Barcelone est la ville d'Espagne qui a le mieux accepté la coopération de l'étranger au point de vue de l'industrie et du commerce. Aujourd'hui elle ne peut plus s'en passer car son développement actuel et futur en dépend. Il faut reconnaître que le Catalan a facilité cette intrusion par ses qualités cle travail et de persévérance qui se trouvaient à l'état latent chez le peuple et la bourgeoisie. Il y a un demi-siècle crue plusieurs nations ont établi à Barcelone des industries très prospères aujourd'hui, et depuis 'vingt ans le nombre d'affaires étrangères a augmenté dans une proportion considérable. La colonie la plus importante est celle des Français ; on la trouve dans l'industrie des tissus et des laines, dans le commerce, surtout d'articles de nouveautés et <:;i!i.-' Utie foule d'autres r,etites fabrications.-Les Fiançait ont daris les mains deux services publias, celui des eaux et du gaz ; en outre; il y a deux ans, une société s'est constituée au capital de trente millions de francs avec des capitaux français et suisses « l'Energia Eîéètrica :lo tiat'à-iuna », patronnée par la Compagnie Gcne-* raie d'électricité de Paris (groupe Asaria). L'objet de cette société est. d'utiliser une partie de la force hydraulique des Pyrénées et de la transformer en électricité. La banque française est bien représentée à Barcelone par le crédit Lyonnais qui possède deux agences dans la ville, et par la Banque Aruns que l'on: peut considérer comme une succursale de la banque Perrier de Paris. La seconde colonie importante est constituée par les Allemands. Comme toujours, ils dominent l'industrie mécanique et électrique. Il y a l'A E G. t de Berlin avec des. bureaux bien organisés un immense stock de matériel et un« ateliej t de réparations. ; Ensuite la Siemens Schuckert, montée d« la même façon que l'A. E. G., mais en i plus elle possède aux environs de Barce-i lone de grands ateliers de .construction de ; petit et gros matériel électrique. Viennent ; ensuite une infinité de représentants de • grosses maisons, allemandes, telle» que Schutte, Otto, Kôppe'l. Bubenger, etc., ayant toutes des bureaux et des magasins. La ■ banque allemande a une filiale à Barcelone protégeant et aidant ses nationaux, le Banco Aleman Trasantlantico. Les colonies suisse et anglaise viennent après et sont aussi bien représentées. La Belgique, au contraire, a peu d'intérêts à Barcelone et seuls les tramways appartiennent au puissant trust d<5- Bruxelles « la Financière de transports et d'entreprises industrielles ». Les Belges vivant à Barcelone sont très peu nombreux ; il n'y- en a pas quarante inscrits au Consulat. Là ciomme ailleurs, la Belgique est effacée 'par l'Allemagne qui s'impose par son génie commercial et sa ténacité. < Les Allemands sont arrivés llà-bas avec des représentations, se sont installés d'abord modestement puis, grâce à la protection de leurs banques, ils se sont procure des stocks de matériel varié. Ils ont alors commencé à lutter contre la concurrence faisant de grands sacrifices au début et se contentant de petits bénéfices. Le facteur important pour le succès provient surtout de l'appui financier permettant ainsi de dovelop.per les installations au fur et à mesure des nécessités et exigences de la clientèle. Les Banques belges n'ont pas voulu faire Ce sacrifice, les rapports consulaires l'ont déclaré à diverses reprises, notamment en Espagne, au Brésil et eni Argentine, mais en général ils ne sont pas écoutés. Aussi l'expansion de l'industrie belge est sérieusement en danger si on ne porte immédiatement un remède à cet état de choses. Si les petits Belges ont la prétention et la noble ambition de conserver leur influence dans l'industrie à l'étranger, ils doivent lutter contre les grandes nations, ce qui exige de grands sacrifices. On a trouvé et l'on trouve encore assez facilement de l'argent belge pour créer des affaires de chemins; de fer et'de tramways dans le monde entier; pourquoi n'en chercherait-on pas pour l'industrie de la construction mécanique et électrique, pour la métallurgie èt le commerce. Et . puisque nous parions de Barcelone, est-ce que les Belges n'auraient pas dû, étant donné qu'ils possédaient les tramways et deux compagnies de 'Chemins de fer secondaires, établir des ateliers de construction, de matériel roulant, d'équipement électrique, de machines-outils, d'appareils mécaniques, etc., etc.' Il est certain, qu'au lieu d'acheter des voitures.-des machines, des moteurs et du petit matériel à l'étranger, on se serait adressé atix firmes belges, car on y aurait trouvé l'économie de frais éuiormes de transport et de douane et la satisfaction des dirigeants qui auraient pu examiner et suivre la construction de la marchandise. Maintenant cela a été fait par l'Allemagne et l'Espagne elle-même.4 A Barcelone, il y a quinze ans, les Belges avaient les eaux, les tramways et des ohemins de fer, mais il n'existait pas un <.•> in uJat de carrière ni une banque belge ni une firme belge industrielle Lien établie. Et bien, ce fut une grosse faute qui a tari une source de l'expansion de notre mdsutrie. Tous les Belges, après avoir résidé quelques années en Espagne, emportent la conviction que la Belgique n'a ipias su conquérir le beau champ d'action qu'offrait ce pays à notre industrie. Dernièrement, une autre colonie est venue s'iniplanter à Barcelone, c'est celle des Américains. Euix ne se sont pas introduits en Espagne peu à peu, mais au contraire brusquement avec l'appui des hautes banques surtout et par leur réputation mondiale de gens hardis et entreprenants. Nous voulons parler du groupe canadien « Pear-son », qui a fondé à Barcelone une colossale entreprise sous le nom de la Barce-lona Traction Light and Power Cy, dont on a parlé dans toute la presse. Très habi-: lement, il est arrivé déployant le drapeau canadien car le Yankee eût été antipathique aux Espagnols qui n'ont pas oublié ni pardonén la perte de leurs colonies ; en outre les lois canadiennes présentent certains avantages au point de vue de la constitution des sociétés anoaiymes. Le trust américain a, en deux ans de temps, absor- i bé à peu près toutes les entreprises fioris- ! santés de Barcelone Electricité, celle ap- j partenant aux Allemands et celle des Fran- I çais (groupe dont il est question au début : de cette lettre) l'exploitation des tramways et d'un chemin de fer belges, puis ils ont obtenu des concessions à perpétuité de chutes d'eau dans les Pyrénées. Ils ont alors conçu un vaste programme pour utiliser ces chutes d'eau, en créer d'autres, en un mot amener à Barcelone trois cent mille chevaux hydrauliques dont^cent cinquante mille au début. Les travaux furent menés à l'américaine, avec une organisation que l'on ne voit pas en; Elurojpe. Le premier barrage servant ià capter les eaux aura 49 mètres de haut et donnera lieu à une chute capable de fournir 57.000 HP., le 'second doit avoir une hauteur de 80 mètres avec 80.0C0 IIP. et un emmagasinement de ;220 millions de mètres cubes d'eau. Plus de ceait millions de francs ont été employés à cette œuvre gigantesque et aujourd'hui on est à lia veille de la réalisation d'une première partie du programme. Malheureusement, ils ont en ce moment une très mauvaise presse boursière parce que le groupe de la Barcelona Traction est aussi à la tète de grosses affaires au Mexique et au Brésil. Or, ces deux pays supportent l'un une crise politique, et l'autre une crise économique des plus terribles, ce q-ui a influencé défavorablement le succès de ces entreprises. D'autre part, la situation financière depuis les deux malheureuses guerres balkaniques, est des plus mauvaise sur les gran-i des rdaees de l'Europe. Toutes ces circonstances rendent le public méfiant et pessimiste, ce qui pourrait entraver la réussite rapide de ces formidables entre-pj ises, qui ont besoin de beaucoup d'argent.Il est certain qu'une transformation va se produire en Catalogne. L'industrie déjà assez développée prendra un essort considérable, de nouvelles usines naîtront et celles existantes pourront s'agrandir grâce au prix minime de ia force motrice. On a déjà constaté depuis un an un accroissement considérable d'installations de petits moteurs chez les particuliers, d'éclairage électrique dans la ville et dans les habitations. La Catalogne a un bel avenir devant elle, on bâtit de nouveaux quartiers, on exécute des travaux très importants pour l'extension du port, les tramways doivent cons truire de nouvelles lignes et enfin en 191 il y aura une grande exposition interne tionale des applications de l'électricité. C sera un événement plein de conséquence heureuses pour Barcelone. L'emplacemen de 1 exposition est déjà choisi et plusieur puissances ont pris rengagement d'y par ticiper d'une façon grandiose. Le conseil communal a voté un crédit di dix millions de pesetas, la députatioi provinciale deux millions et le gouverne ment doit la subventionner ; elle a été ap prouvée par les Cortès et le rdi d'Espagm est' président d'honneur du comité. Tau fait prévoir un immense succès, car Bar-celone, dons deux ans, offrira un intérêt spécial pour l'industrie électrique, 4 cause des installations des grandes compagnies dont nous avons parlé. Un autre facteur de nature à faire croître la prospérité de Barcelone, c'est le calme politique qui y règne depuis deux ans. fout le monde se souvient encore des malheureux événements qui se sont passés à Barcelone lors du iusillement de Ferrer ; on était alors à l'époque des troubles, des grèves et des bombes ; Barcelone avait la réputation d'une vij[le révolutionnaire,dans laquelle on ne pouvait vivre tranquillement. Aujourd'hui, cela est tout à fait changé et la ville est parfaitement calme. Malgré cela, en Europe on se figure, qu'à Barcelone il y a.toujours un peu d'effervescence teouvent les télégrammes grossissent les nouvellesi envoyées de là-bas et exagèrent de petits incidents qui passeraient inaperçus si la ville ne conservait ..sa réputation de jadis. Attendons quelques aimées et donnons le temps aux influences américaines, allemandes et anglaises de se faire sentir sur l'industrie et le commerce catalans et Barcelone deviendra non seulement la première vifile d'Espagne mais encore une grande ville d'Europe. Mais il est regrettable que la Belgique n'ait pas pris une part plus importante à cette évolution. Car l'Espagne est un des rares pays d'Europe acceptant encore aisément l'aide de l'étranger. En ontre elle offre un grand champ d'action économique par ses richesses minières et la fertilité du sol ; cela fait prévoir que le placement des capitaux trouvera dans l'avenir une rémunération avantageuse. Voyez d'ailleurs les tramways, les eaux et l'électricité dont, les recettes augmentent d'une façon surprenante. Efnfin lé syndicalisme n'est pas encore très répandu parmi l'élément ouvrier, qui est bien plus facile à diriger qu'en Italie où l'esprit d'association et de résistance contre le patron est arrivé à un tel point que les étrangers commencent à craindre de faire de nouvelles affaires dans ce pays, Notis avons encore 50 ans pour travailler en Espagne, après çn nous renverra très probablement, mais ep un demi-siècle on peut faire -quelque chose A l'œuvre donc, courageusement^ ' A. T. TJio. Âr%r&\jL —a ,p jpw Répondant à notre article de vendredi, dans- lequel il dénonce des injures dont nous le défions bien de prouver l'existence, VExjness a un accès de franchise qui nous , ravit. - Il reconnaît bien que le but qu'il poursuit est d'exclure du libéralisme uni, les retardataires, les pusillanimes, les conservateurs apeurés qui ne veulent pas du S. U. pur et simple immédiat à la commune ; ils sont invités par YExpress à voter pour les cléricaux. Voici le. passage, il mérite d'être lu et médité : (i Et parce que les Progressistes liégeois n'entendent pas que, sur cette question essentielle du droit de suffrage, les candidats et propagandistes de l'autre Association puissent l'aire des réservés et combattre la Déclaration des Gauches, on les accuse de vouloir exclure du parti libéral ceux qui s'opposent au S. U. appliqué aux élections communales et provinciales ! » Cela n'a pas le sens commun ! » Ce sont ces retardataires, cette infime poignée de conservateurs outranciers, qui s'excluent eux-mêmes du parti libéral en s'opposant à ce qui est le vœu unanime de la masse libérale et démocratique. » Et l'on voudrait que ce soit cette minorité, reconnue insignifiante, qui dicte la loi ! » Au surplus, puisque tous .les mandataires libéraux, à la Chambre et au Sénat, ont accepté et proclamé le S. U. sans restriction, ce que demandent les Progressistes, c'est tout simplement que l'Association Libérale ratifie le vote des mandataires auxquels elle a, depuis ce vote, accordé à nouveau ses suffrages et sa confiance. » N'est-ce pas éminemment logique et naturel ? » Et il faudrait que tout cela fût mis en échec parce que le S. U. à la commune fait peur :à quelques libéraux pusillanimes, qui, très vraisemblablement, ont, pour la plupart, incliné à droite lors du mémorable scrutin du 2 juin 19.12, et qui sont fatalement destinés à se détacher du parti libéral dans son inévitable évolution démocratique ! » Nos amis de l'Association Progressiste ne le pensent pas. i» Et ils ont raison. » Comme ils ont cent fois raison de préférer, à cette petite masse amorphe de conservateurs apeurés — qui voient aujourd'hui de q,ue leur coûte le sauveur clérical ! — la phalange nombreuse, militante et enthousiaste des convaincus et des ardents, sans lesquels rien ne peut être tenté ni espéré. » Ce« simples considérations suffisent pour déterminer nettement où se trouve la vraie intransigeance. » Nous ne craignons, sous ce rapport, au-cur jugement impartial. » Une simple ^question-. Combien y en a-t-il, parmi! ces mandataires, dont on invoque le témoignage, qui verraient sans- appréhension instaurer le S. U. pur et simple à la commune ? Ils ont, <à la veille des élections cartel-listes de 1912, émis un vote-de résignation, sacrifiant leutts préférences personnelles aux besoins de 1a tactique électorale, imposée par les ardents et les. convaincus qui se disaient, certains de renverser ainsi' le eomvernen'ient clérical. Cette brillante. tactique nous a valu la débâcle du 2 juin 1912. Et la déclaration toute momentanée, toute occasionnello dès gauches libérales, a vu son autorité sombrer dans le naufrage des espérances du ipays libéral. Ce dernier sait aujourd'hui ce que vaut la tactique des ardents et des cfonvaincus, auxquels LEx-press le somme de sacrifier la masse amorphe mais profonde de .ceux qui réfléchissent.Nous doutons fort que les libéraux liégeois obéissent aux sommations et aux injures du dernier défenseur de la politique cartel liste. En Belgique u — | ^> m "S r_ Le ministre des finances M. Levie, paraît-il, est très ennuyé d'êti e encore ministre, fl avait annoncé qu'il s< n rait démissionnaire avant le 1er junvie et il est toujours rue de la Loi. Dans une réunion. cléricale, il a pari ô de son départ avec le regret de rie pas êtr ^ encore parti. II n'entçnd! nas s'occuper d futur -emprunt. ; en ùn mot, il en a asseî ^ 'M. de BroqueVille va donc devoir prer e dre une. détermination. Quel sera l'élu d son choix ? On le dit toujours embarrassé si embarrassé, que l'on prétend qu'il fi nira par diriger nos finances. 3 Cet écho art:il une valeur quelconque Dans tous les cas, plaignons l'homme po litique'qui aura à diriger demain la po Il tique financière du. cabinet. Il sera condamné, à la suite des g as > pillages de ses prédécesseurs, à conclun => un emprunt dans des conditions néfastes comme si la Belgique était da Turquie ot 3 la Chine ! , ' • Et, s'il y parvient, cet emprunt servirc \ a couvrir les dépenses extraordinaires mai< comment bouchera-t-il les budgets à l'ordi-s naire ? ■ En faisant appel à de nouveaux impôts • au lendemain des élections. Quelqu'il soit J donc, le futur ministre des finances ne sera ; pas précisément couché sur un lit de roses ' et il est là peu près certain dé connaître toutes les amertumes de l'impopularité de par les lourdes fautes du gouvernement clérical. Simple constatation La Ohambre rentre aujourd'hui et de nouveau va s'occuper de la loi scolaire. Si 1 on parlait d'autre Chose, tel est le sentiment public. Il se manifestera à la Chambre et autre part Que l'on ajourne, que l'on s'oecupe des budgets' et de 1a question coloniale ! Depuis le début des vacances de Noël, sachant l'impopularité du projet, la presse cléricale, à nart ir>. KXe Siècle, n'en a plus soufflé mot. Elle redoute d'une part le conflit des langues, de l'autre les reproches des instituteurs Chrétiens méconnus par M. Woeste. Et M. Woeste lui-même n est pas très enthousiasmé des garanties que renseignement libre devra donner à, l'Etat. En réclamant l'ajournement, l'opposition aura aveci elle l'opinioni publique. La question coloniale La question coloniale ne prime-t-elle pas la question scolaire. Si le XXe Siècle an doute, qu'il lise le Patriote. Hier encore, il publiait un article de trois colonnes sous ce titre « M. le Ministre de la Colonie, après avoir induit le Sénat en erreur, s'adresse au clergé belge. » Le Pair:.!>le. accuse M. Renkiri d avoir trompe la haute assemblée. Le ministre des colonies* se- laissera-t-il attaquer avec cette violence ? L'interpellation Brunet lui permettra de répondre et d'exposer les faits plus complètement qu'au Sénat, mais il est evident qu'elle ne saurait tenir dans le cadre dune séance et qu'elle réclamera un long débat. Le dépôt annexe Il vient d'être constitué au siège de 1 etat-major de chacun des régiments d'infanterie, un dépôt annexe où seront mis les armes, effets, équipements, munitions des hommes appartenant aux trois plus jeunes classes de milice en congé. En cas de rappel, ordinaire ou urgent pour le camp, les manœuvres ou en cas de mobilisation, ce sont les dépôts annexes que les fantassins devront rejoindre. Quant aux cavaliers et aux artilleurs, ils auront à se rendre au dépôt de la division.Cependant,dans certaines garnisons-frontières : Ilasselt, Charleroi, Mons, Tournai, Bruges et Ostende, on ne conservera dans les dépôts-amiexes que les armes et effets des classes en congé encore susceptibles de rappel en temps de paix. Le dépôt-annexe est une innovation très-importante qui facilitera la mobilisation. Les rengages Le 10 janvier, les chefs de corps enverront à M. de Broqueville un relevé du nombre des rengagés. Seront-ils nombreux ? S'il en est ainsi, l'instruction des miliciens en sera facilitée. Les militaires connus sous ce#nom, s'engageront à rester sous les drapeaux une ou plusieurs périodes de quatre mois après le renvoi de leur classe dans ses foyers. Ils auront droit à des suppléments de solde et à des primes de libération ainsi qu'à des congés. En outre, le rengagé qui aura fourni un service supplémentaire d'un minimum de douze mois pourra obtenir l'incorporation d'un frère dans une arme à court terme (15 mois). Le département de la guerre espère, au moyen des rengagés constituer dans les unités un noyau permanent d'anciens soldats auxquels l'on puisse spécialement recourir pour occuper certaines fonctions ou certains emplois réglementés dans les corps et détachements. M. Poïncaré et la Belgique Recevant l'un de nos compatriotes à l')21ysée, le président de la République française a fait un bel éloge de la Belgique, parlé de ses artistes et de ses littérateurs avec une, vive sympathie et une juste conception de leurs œuvres. A une demande de son interlocuteur s'il viendrait bientôt en Belgique, où il serait reçu avec enthousiasme,. M. Poincaré a répondu en souriant qu'il en avait le désir, mais qu'un président n'était pas toujours libre de ses actes. ' Le chef de l'Etat, chez nos voisins, a parlé également du Roi et de la» Reine en termes très amicaux. La régi© des chemins de fer A propos de la régie des chemins de fer, le Moniteur des Employés écrit : « Evidemment, ce serait très heureux pour le. gouvernement qui est effrayé tout de même de l'accroissement excessif de la dette publique. Celle-ci en paraîtrait allégée considérablement, et le budget de la dette publique diminuerait sensiblement. En réalisé, l'apération serait très heureuse et nos fin aine es y gagneraient én clarté si elle était réalisée honnêtement. Mais un peut douter quelle le soit. ' Déjà, en effet, le rapporteur du budget admet sans barguigner comme capital à détacher de la dette la somme de deux milliards deux cehts millions: Sur quoi se base-t-il ? Il serait intéressant de le savoir. Ce fut la tactique coffistante des ministres, des chemins de fer. depuis olusieurs années, de grossir exagérément "le chiffre des. capitaux engagés dans notre réseau ferré-Y. y avait naguère huit cènts millions de différence — une paille — entre les esti- I mations de M. Liefcaërt et de M. Ilanrez Or, c est là le point essentiel. Car,, plus on grossira le capital des chemins de fer, efc plus- ce capital exigera de rémunération;

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1832 tot 1940.

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