Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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08 januari 1914
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s.n. 1914, 08 Januari. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Geraadpleegd op 22 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/r20rr1qp3f/
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Jeudi 8 Janvier 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES Jeudi S Janvier 1S14 Franco en Belgique Un an : 15 w* » » 6 mois : 8 fr. » » 3 mois : 4 fr„ Franco en Hollande Un an : 22 "<r, » Union postale » 32 ir» On s'abonne au bureau du Journal et dans tous les bureaux de poste, ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 56"/ JOURNAL DE LIÉGE FEUriLE POLITIQUE, LITTERAIRE ET COSMERCULE, - FORCEE EH 1)64 RÉDACTION ET ADMINISTRATION i »OH.I.VAKI> Bg LA SAOTËMÈRK, 25 Annonces, . » ia ligne, 10 cent Réclames. a , » » . »> 40 sent Faits divers franc Réparations judiciaires » 3 francs informations financières » 3 francs Avis de sociétés u pc«s Uïs» 30 cent Émissions. » « 0 „ » 1 franc RÉDACTION TÉLÉPHONE 91? ÉTRANGER FRANCE Lo rondement des impôts Paris, 7. — L'Administration des finances vient de publier le rendement des impôts pour le mois de décembre 1913. Les recouvrements effectués se sont élevés à &4<9.32Q.{XX) fr., accusant une plus-value de 27.590.599 fr. par rapport aux évaluations budgétaires et une plus-value de 25.392.6C0 francs par rapport aux recouvrements effectués en décembre 1912. Le total des plus-values pendant l'année 1913 s'est élevé à 299.S07.332 fr. par rapport aux évaluations budgétaires et à 194 militions 708.2C0 fr. par rapport aux recouvrements effectués dans l'année J012. GooJettc à la côte Fecamp, 7. — La goélette -anglaise de fort tonnage Dagmar, ,du port de iFaversham, s'est mise à la côte aujourd'hui pendant la tempôtç en amont de saint-Valeri en Caux. Des secours viennent de partir de Fecamp. Le mauvais temps rend la situation de la goeletto .critique. ANGLETERRE QuereUo religieuse Une querelle d'évêques anglicans, survenue dans l'Afrique orientale, a mis en émoi toute l'Angleterre religieuse. Les deux grandes sections ce l'Eglise anglicane, la haute Eglise à tendance romaine, la 1 asse Eglise inclinant vers le calvinisme, se dépensent l'une contre l'autre et parlent do reprendre leur liberté d'action et de met-tr lin à l'établissement anglican. A en juger par le nombre des livres et des commentaires qui. remplissent les colonnes de journaux, l'affaire suscite ici un intérêt extraordinaire. Voici les faits : en juin- dernier, les missionnaires des diverses églises protestants qui évangélisent l'Afrique orientale trouvant dans la propagande musulmane et catholique de dangereux adversaires, se sont assemblés à Kikuyu et, essayant d'unir leurs efforts, se sont entendus sur le problème suivant : répartition des territoires à evangéliser entre les Eglises représentées, collaboration étroite des missionnaires relevant de la Fédération, pratique commune de certaines •cérémonies essentielles. Pour marquer solennellement le traité conclu, les Pères de ce petit concile africain résolurent de communier ensemble.Une église presbytérienne fut choisie. Les évCcfues de l'Ouganda et de 'Mombassa officièrent devant des luthériens, des ba-.ptis-tes, etc. Dans une lettre adressée à l'évèque do Saint-AJfoan, (et depuis rendue publique, l'évèqUe de Zanzibar (qui appartient à la haute Eglise), vient de dénoncer cet accord et cette cérémonie. Il a accusé d'hérésie ses frères de Mombassa et de l'Ouganda. Il' eVi a âiipei'j à l'archevêque et aux évèques de la province de Canterbury ; il leur demande de condamner le Colkxme-dc Kikuyu comme incompatible avec les dogmes anglicans. D'où une immense clameur.Après avoir porté sur diverses questions d'importance inégale, la controverse s'est v'itp icéntrali'Scvi sur un point capital : l'épiscopat est-il un élément essentiel de l'E,glise anglicane ? Cette Eglise peut-elle fraterniser avec des Eglises qui ne possèdent «pas d'évt&ques ? Le/ chanoine Knox Litte (haute Eglise) déclare : « Pas d'évêques participant à la succession apostolique, pas de prêtres. Sans prêtres, pas de communion. » L'évêque d'Oxford, le docteur Gore, conclut : «Plutôt que de voir pénétrer dans l'Eglise anglicane des idées aussi contraires à nos idées, nous nous en irons ». Du côté basse Eglise, l'évêque de Dur.h.am et surtout le doyen de sa cathédrale, le célèbre Ilensley Henson, répliquent avec vigueur : « Nous avons beau parcourir les credo fondamentaux de l'Eglise établie, les 39 articles de 1563, les canons de 160i, le livre de prières qui les complète, nulle part nous-n'y lisons que l'épiscopat soit essentiel à l'Eglise. Noos y> lisons plutôt le contraire. » Ce qui semble ressortir de l'examen des textes, c'est que l'opinion a varié. Au début, sous Edtouard-VI, sous Elisabeth et môme sous Jacques 1er. l'église anglicane ne s'était pas encore nettement séparée des églises calvinistes, qui avaient si j fortement influencé son développement. J D'autre part, elle portait les marques I inc-iïacées de cette église catholique, sa mè- j re dont l'oligarchie gouvernementale ve- j nait do la détacher, tout en lui laissant l'épiscopat, utile moyen d'action gouvernemental. Quand elle eut pu ménager les puritains, quand elle les eut mis hors la loi, le gros de l'opinion adhéra à l'institution épiscopale. . Peu à peu la haute église restitua aux évêques Jeur signification ancienne. Ne furent traitées eni égales que les églises ayant des évftques : l'église catholique romaine, l'église vieille catholique, l'église orthodoxe. D'après la Conception anglicane, on le sait, toutes ces églises sont les brandhies nationales d'une' église catholique universelle, -leur ense<m\b!e. A mesure que cette •doctrine gagnait des adhérents, l'opiniion calviniste de la baisse église s'endurcissait. Tournée vers les églises presbytérien ne s qu'elle veut embrasser, elle n:-.- l'obstacle : l'épiscopat, qui intrcvdu.it toutes sortes de conceptions religieuses (traditions apostoli-0u«s, idée catholique du sacrement) auxquelles ûlJe répugne Absolument. 11 y a longtemps fue de ces tendances exposées le cionflit est né. Aujourd'hui, il se renouvelle avec une violence particulière.ITALIE La visite de M. Venizeios Rome, 6. — La presse italienne tout entière commente la vifeifce de M. Venizelos, et quelques journaux lancent des ballons d'essai qui ne peuve ,t manquer d'orienter l'opinion. i olitii®j$ient, M. Venizelos, comme chef d un .gouvernement considéré comme peu amical, esil évidemimènt attendu avec défiance. Cependant 1a démarche adroite consistant à flatter l'amour-propre de ce pays en lui réservant sa première visite, a eu pour effet de permettre à l'homme d'Etat de se présente;- sous des ;auspices favorables. La rnbuna. souligne la grande estime 01(t. M. Venizelos J/vuit dans les milieux politwo-;.i]i(loïnatiq,'jes et rappelle « l'esprit de modération dont il a fait preuve dans an moment d exaltation nationaliste de ses c.-iripatnotes, exaltation bien compréihen-v'le, sinon justifiée' dans toutes ses con-e;'Tuericos. » , La Tnbuna se deïnande quel est le but précis de ce voyage à travers l'Europe. « Les journaux étrangers, dit-il, en ont suppo-e trois. Avant tout, le gouvernement hellénique a besoin, de dissiper les causes de dissentiment qui peuvent s'être élevées entre l'Ita- , lie et la Grèce à 'propos de la frontière mé- : ridionale de l'Albanie, et des desseins ai'rê- j tés de la Grèce en ce qui concerne les îles de la mer Egée. En second lieu, Al. Venizelos a à cœur la conclusion d'un emprunt d'un demi-milliard avec un groupe de financiers fiançais, sccmrne dont la Grèce aurait un besoin urgent pour sa réorganisation intérieure et surtout militaire. En troisième lieu, il serait porteur d'une lettre autographe du roi Constantin pour les chefs des nations que le ministre grec doit visiter, et la première lettre qu'il aura ù remettre est celle adressée par le roi Constantin au .roi d'Italie. ï! est probable, conclut-elle, qu'en ce-moment le dhef du gouvernement d'Athènes est préoccupé de renouer et de maintenir les meilleures relations 'possibles avec1 les puissances de la Triple-Alliance, car l'excès de zèle hellénophile manifesté par certaines puissances de la Triple-Entente avait fini par être plus désavantageux qu'utile à la Grèce. » Quant au Giorvale d'italia, il fait remarquer que l'heure de la -prudence a sonnée pour les Grecs. Les Turcs se sont chargés de les avertir. (( L'importance de plusieurs événements survenus ces derniers temps n'aura certes pas écihappé à M. Venizelos. Tout d'abord, la Turquie a acquis un direadnoug'ht, enlevant ainsi à la Grèce, au point de vue puissance, la suprématie dans l'Egée. En second lieu, le général Izzet pacha, un Albanais, s'est démis de ses fonctions de ministre die la guerre ottoman pour reprendre sa liberté d'action et se mettre à la tête des Albanais contre la Grèce. Enfin, le général Enver pacha a .pris le portefeuille de la .guerre en Turquie, avec un programme quelque peu résolu, pour ne pas "dire ouvertement belliqueux. » AUTRICHE La conférence des associations économiques Budapesth, 7. — Les Associations alle-nande, autrichienne, hongroise et belge de .'Union Economique internationale sont actuellement réunies en conférence là Budapesth sous le haut patronage de l'archiduc Joseph et sous la présidence de M. Weker-lé, ancien président du Conseil des ministres de Hongrie. Les différentes délégations, particulièrement nombreuses, sont représentées au bureau de la Conférence par le duc Ernest Gùnt'her de Se h! e s\v i g"-H o 1 s te i n, président de l'Association allemande ; le baron von Plener, président de l'Association autrichienne et par le sénateur Peltzer de Cler-mont, remplaçant M. do Sadel'eer, minis- 1 tre d'Etat, président de l'Association belge, j L'assemblée, lors de sa première séance, i a examiné la question Rivante : « De la :narrière &&-traiter lesV dans le texte des traités de commerce». La Conférence s'est mise d'accord pour rechercher les questions qui devraient être écartées du texte des traités de commerce. En vue de préparer la solution à donner à cette question, l'association allemande publiera une étude sur la matière. La Con- ! férence a, en outre, décidé lia création j l'une Commission qui aura spécialement à examiner les clauses se rapportant à la [Navigation. D'autre part,, l'usage des certLflcats d'analyse émanant des institutions oflficielles et lestinés au dédouanement des marchandises devrait être étendu ; de même i'obli- j jation pour les Etats de se communiquer J nutuellement les informations officielles j relatives à la- tarification des marchandises :levrait dorénavant faire l'objet d'une cdau-se spéciale dans les traités de commerce, j TOEO.UIE Les réformes arméniennes Constantinople, G. — Une nouvelle con- | versation a eu lieu aujourd'hui entre le grand-vizir, et M. de Giers, ambassadeur :1e Russie, mais elle n'a pas eu pour ré- • niiitat de rapproQiher le point de vue delà Porte et celui des puissances concernant i le contrôle des rélormes en Arménie. M. do Giers insiste pour que les diffé- j rends susceptibles de surgir entre l'inspec- | teur générai et le gouvernement ottoman : soient réglés par la Porte, d'accord avec ■ les ambassadeurs des puissances. Le chargé d'affaires d'Allemagne est allé i lier et ce matin s'entretenir à ce sujet ; îvec M. Gulkevitch, conseiller de l'ambas- ; sade de Russie. Cette nuit, une réunion ministérielle >a j ieu au konak du grand-vizir, là Yeiiikeuï. Les délibéi'ations porteront sur la répon-je à donner à l'ambassadeur de Russie, lui part demain en congé. Le conseil, auquel assistera aussi Djavid Dey, discutera le budget en (préparation. LHjavid bey exige d'importantes réductions le crédits. Il semble certain que le budget ie la guerre ne dépassera pas six mil-ions de livres. Réponse à ia presse française Constantinople, G. — Le Tanine critique vivement l'attitude d'une partie de la presse française à l'égard de la Tuirpiie. Le Tanine dit que certains journaux français ne pardonnent pas à Ta Turquie le vouloir vivre, qu'ils l'accablent aujour-i'hui, alors qu'ils gardaient ie silence lors-lue le pays était ensanglanté par les carnages qui eurent lieu sous Abdul Hamid. Le Tanine refuse d'admettre que le langage de ces journaux reflète les sentiments de la nation française. Et il ajoute. <( La presse française doit comprendre ïue l'anéantissement de la Turquie1 nom seulement ne serait pas \à l'avantage de la France, mais lui ferait iperdre toute l'in-iîucnce qu'elle a acquise en Orient. » Le Tanine demande si la Turquie doit rompre toutes relations avec l'Allemagne et s'exposer à son ressentiment pour faire plaisir à la presse parisienne. « La Tuiquie, dit-il, ne peut, jamais devenir l'ennemie de l'a France. Si l'accroissement de puissance de la Turquie 1roi&»le !'éc[uiiibre mélite-rranéen et européen, cette force ne peut jamais être utilisée contre la Fiance, puisque celle ci est notriî meilleur point d'appui. » Officiers supérieurs mis a la retraite Constantinople, 7. — On annonce que le chef d'état-major général Hadi-Pac-ha, l'ex-tninistre de la marine Hourchid Pacha, qui, pendant la guerre balkanique .commandait !e 10e corps et environ 200 autres généraux 3t colonels ont été mis à la retraite. Les iradés ont déjà été signés. Le sous-dhef 1 état-major général Zia Pacha a été nom-né commandant du 2e corps. Des changements importants ont été faits dans l'état-nïajor. La question des Iles Paris, 7. — Le Temps publie la dépêch suivante de Londres : On n'a pas reçu i< de réponse officielle au sujet de la que: tion aes lies et le gouvernement britann; que ne sait pas, en conséquence, s'il et authentique que les puissances de la Tr plice partagent le point de vue de la Grèc en ce qui concerne Mytilène et Gldo. O a toutefois l'impression que les information parues à ce sujet sont exactes. Cependant ne fait, que les puissances de la Triplic ont dit qu'elles ne répondraient, au sujt des îles, que le 10 janvier, laisse subsiste à Londres sinon de l'inquiétude, du moin du malaise. L'Angleterre, en effet, main tient sa résolution de s'abstenir de tout démarche relative à l'Epire tant que l; question des îles et de toutes les iies. n sera pas réglée. On a appris ici'comme ailleurs que h Grèce -avaiv annoncé l'ordre donné par ell à ses troupes d'évacuer. C'est là une ini tiativ.e particulière à la Grèce. On insist sur ce point dans les milieux diplomati ques et on répète qu'aucune interventioi des' puissances tendant à hâter et à faci liter l'évacuation n'est et ne sera possibb tant que ia question des îles demeurera ei suspens. BALKANS Wi.y stêrietax émissaires Brindisi, 7. — On signale dans un hôte de la ville, la présence de trois personna ges mystérieux arrivés, dit-on:, de Durazzo ils seraient, eroit-on, chargés par Essac Pacha de se rencontrer avec dès émissai res d'Izzet Pacha qui doivent amàver dans la soirée de demain, venant de Constan tinople. Un traité serbo-roumain Budapesth, 7. — Le Pesthi Iïirlap, journal de l'opposition, publie le texte du traité qui aurai;, été conclu entre la Roumanie et la Serbie. Ce traité aurait été signé le 10 juin 1913 par les présidents du Conseil et les chefs de l'état-major de chacun des deux Etats. Il se composerait de 16 articles.Dans le deuxième article, les Etats contractants se garantissent l'un à l'autre leurs possessions actuelles et futures. Ils s'engagent, dans le cas d'une attaque effectuée par un adversaire iplus fort à se soutenir l'un l'autre militairement et, dans le cas d'une attaque provenant d'un au-yersaire de force égalq, à observer l'un vis-à-vis de l'autre la neutralité. Dans le cas où la Roumanie serait menacée, la Serbie s'engage -à lui fournir 20J.C-00 hommes et si la Serbie est attaquée, la Roumanie s'engage ià Lui fournir le nombre d'hommes nécei saircs pour garantir l'intégrité de son territoire. Le Roi de Serbie déclare que le territoire situé au nord du Danube et, des Rarpathes transsylvaniéns et "habïtÔ principalement par des Roumains, fait partie de la sphère de s intérêts roumains. Le Roi de Roumanie ttéclàiV que 'îfes" Xerritbiî'e.s' situés au nord du Danube el ù l'ouest de la Theiss font partie de la sphère des intérêts serbes. Un traité de paix ne pourra être conclu (par une des parties contractantes du traité serbo-roumain qu'après entente avec l'autre partie. En cas de différend ou si un souverain de l'une ou de l'autre partie ac-cjiJe un appui diplomatique ou militaire spécial, on s'en rapportera à la décision de l'Empereur de Russie. Le traité est valable pour dix ans et doit être renouvelé un an avant son expiration. Le Pesthi Ilirlap dit que le traité "est dû à l'initiative de M. Chcbeko. Débarquement de Turcs en Aibanie On mande de Valona aux journaux de Londres qu'hier soir est arrivé de Constantinople le vapeur autrichien Mera. ayant à bord 290 soldats et 6 officiers turcs qui devaient débarquer au cours de la nuit pour tenter le soulèvement de la population et proclamer souverain Izzet pacha. Le gouvernement provisoire, d'accord avec la commission de contrôle et les officiers hollandais a fait procéder immédiatement à l'arrestation des Turcs. Le correspondant particulier du Temps à Valona lui télégraphie que la commission de contrôle internationale a été informée de source sûre que des bandes envoyées par le Comité Union et Progrès se préparaient à débarejuer à Saint-Jean-de-Medua. En conséquence elle demande que des précautions soient prises. Après entente avec le colonel Philipps, commandant de Scutari, il a été décidé sous réserve de l'approbation des puissances qu'une compagnie du corps d'occupation de Scutari serait détachée dans la région d'Alessio où elle pourrait surveiller le débarquement redouté. On se montre très ému à Valona des initiatives nouvelles que certains éléments jeunes turcs paraissent vouloir prendre en Albanie. Le Temps reçoit la dépêche suivante de Preveza : On mande de Valona que le gouvernement provisoire albanais vient d'interdire l'entrée des ports libres albanais à tout navire battant pavillon hellène. La question dos chemins de fes* sorbes Belgrade, 7. — Les chambres de commerce et d'industrie ont émis, après une discussion approfondie, un avis d'après lequel les lignes du chemin de fer d'Orient situées sur le territoire serbe doivent être achetées par l'Etat serbe et exploitées par lui et que si cette solution est impossible, l'Etat- serbe doit se réserver le droit de fixer lui-même les tarifs sur ces lignes. L'état de siôgre à Valona Valona, 7. — Le gouvernement a proclamé ce matin l'état de siège. Les 'volontaires albanais continuent à arriver pour s'enrôler dans la gendarmerie. MAROC L'agitation ciar.3 le Sud Mogador, 6. — L'agitation provoquée chez les Srag.iina par les agissements d'Ernbarek est une source de nombreux commentaires sur les marchés indigènes. Les autorités prennent des mesures pour y remédier. El Kiba se trouve toujours dans la région d'Assersif. Au cours d'un combat, ses partisans ont perdu 55 chamelles. On signale plusieurs morts d'indigènes dans le Sous, où règne la famine. Mogactor, 7. — Le combat signalé hier aux environs de Taroudant entre une harka des Mouhis et les partisans d'El Iiiba,s'est produit à Ouled Said. Les dissidents hib-bistes ont été repoussés avec de grosses pertes. On dit qu'El Hibba ne serait plus maintenant dans la région d'Assersif mais chez les Aid Ouadin, dans une contrée privée d'eau. Merebbi Rebo a échoué dans sa tentative de lever une iharka chez les Menaba et les Aid Amrane. Ceux-ci ont déclaré qu'ils ne se mettraient en campagne que si on les payait d'avance. Le frère d'El Hibba con tinue sans succès ses prédications chez e les Amzan. MEXIQUE La bataiJîe d'Gjïnag;a Washington, 6. — Après une dernière journée d'un combat acharné à Ojinaga, les révolutionnaires ont 'battu en retraite hier soir. Selon certaines informations, ils renouvelleront leur attaque quand le général Villa arrivera avea des renforts. Leur retraite, attendue, a, dit-on, .grandement encouragé les partisans du général Iluerta, qui font remarcfuer que leurs adversaires sont inifcérieui'v lorsqu'ils ont à combattre un nombre important de soldats fédéraux. La présence de fuyardsiet de blessés cause de la gêne à Preskfi'O (Texas) où, pa-rait-il, les vivres commencent j ià manquer. La petite vérole et le typtfms ont fait leur apparition dans la ville. Doicblo défaicO des révolutionnaires Mexico, 6. — Il semblé se confirme^ que les fédéraux ont été victorieux à Ojinaga et i à Laredo, et qu'ils ont. infligé de lourd h j pertes aux révolutionnaires dans cette der nière ville. Le nombre des morts, des deux côtés, serait de 1.009. Les dieux villes sont, croit-on, à l'abri ! de nouvelles attaques, et les révolutionnaires sont très découragés.. AEEI0UE DU STJD fVïenacG de grrève des cheminots Des télégrammes de Prétoria à l'agence Reuter annoncent aujourd'hui que, conformément à l'avis exprimé par le comité exécutif de l'Union des chemins de fer de l'Afrique du sud, un grand meeting dés employés de chemins de fer a eu lieu ce soir à Prétoria et a voté une grève générale des chemins de fer de l'Afrique du sud, qui commencera jeudi. Lc-s chefs de l'union avaient été reçus par M. Burton, ministre? des chemins de fer, avant la réunion ; mais ils' ne purent obtenir qu'il acceptât de'revenir sur une décision tendant à diminuer le personnel, ni à ce qu'il réembauchàt /les hommes congédiés.Dans son numéro d'aujourd'hui, le Times expose les origines de ce mouvement : la diminution du personnel dont il s'agit, dit-il, avait été décidée à la'suite d'un rapport 'établi en 1912 pair là' commission des atelieirs de l'administration des chemins de fer, et dans lequel il était constaté quoi y avait, environ 1.750 homme1.? de trop d'ans ies ateliers. Plus tard, on s'aperçut' que les recettes ! des chemins de for étaient inférieures aux : évaluations officielles, et en octobre 1913, 1 un certain nombre d'ouvriers furent congédiés.Les ?.r.aders ouvrier,, avsnt à leur jbête M. »Pou4sftVo-, mene-o-èreot :a,.. dé clarer la grève, et le- gouvernement, pour montrer qu'il n'était animé d'aucun esprit vindicatif, côrnmé oii'l'en accusait, fit ouvrir une enquête sur les plaintes du personnel des chemins de fer par une commission spéciale. M. Poutsma fut élu par les employés des chemins de fer pour les représente)- au oin de cette commission. Depuis lors, l'administration a continué les réductions de v/r-rsonneV basées sur des nécessités financières, et la grève, dont les employés la menaçaient au mois d'octeibre est maintenant déclarée. Le gouvernement de l'Union suid-africai-ne t .utefois a aussi la haute direction do^ services de la colonie du Cao e*t du Natal, qui 'sont beaucoup plus anciens que ceux du Transvaal', et comme les membres de ces services plus anciens ont beaucoup à perdre à une grève; il est possible qu'ils exercent, une influence modératrice sur leurs camarades du Transvaal. M. Poutsma, parlant à la réunion qui a proclamé la grève, a dit qu'il ferait appel aux autres catégories de travailleurs de l'Afrique du sud pour appuyer les grévistes dis chemins de fer. Le général Botha, parlant à Pa.ulpieters-burg. a affirmé que la liberté du travail serait assurée, et il a annoncé son intention de faire voter une loi dans ce but. LES INCIDENTS DE SAVERNE —o— Le Procès du coionei von Reutter Strasbourg, 7. — Ce matin, à 9 heures, reprise du procès du colonel von Reutter. Aujourd'hui comparaîtront les officiers de police qui ont pris part aux événements de Saverne. Il reste environ 30 témoins à citer.Le procureur propose de citer également les juges et le procureur impérial arrêtés dans la soirée du 28' novembre. La proposition est acceptée. Le procureur impérial pris à. partie Le conseiller Kaiin donne lecture de la dêpositon d'un fonctionnaire de la police, puis M. Muller, commissaire de l'arrondissement, dépose. Le 9, il a remarqué dans la rue beaucoup de monde. Il ne crut pas qu'il y eut quelque chose d'insolite. Il apprit toutefois quelques instants après que le lieutenant von Forstnei avait été insulté par des enfants. M. Muller continue en affirmant qu'il a eu l'impression, quand il fut interrogé pour la première fois, que le procureur avait cherc'né à modifier le sens de sa déposition. Le procureur proteste. M. Muller laisse échapper ces mots : « Ce fut inouï ! » (uner-hort).Le procureur est indigné et demande que le tribunal le protège contre de pareilles accusations qui tendent à faire croire qu'il a faussé les premières déclarations du témoin.Il est intéressant de noter que M. Muller n'est pas alsacien, mais immigré. M. Muller continue alors sa déposition. Elle est très défavorable au colonel von i Reutter et montre très exactemnet que les ■ mesures prises par le colonel von Reutter étaient injustifiées. Le 28 novembre, il apprit en revenant de voyage ce qui s'était ; pa^sé et il se rendit à la caserne avec M. Grossmann. Tous doux demandèrent au colonel que les patrouilles soient retirées et que les prisonniers soient remis en liberté, j — Si c'est polir cela que vous êtes7 venus, il est inutile que vous insistiez davantage, répondit le cqlonel. C'est moi qui comman- ' de ici et ce serait pour moi une joie si le ' sang coulait dans les rues. .Te ne souffrirai : pas que des personnes s'assemblent sur la place du Château et rient sur le passage des officiers. Les officiers sont constamment offensés et personne ne les protège. Le témoin raconte qu'il resta dans la rue après cet entretien. Ij vit comment un homme fut arrêté qui n'avait fait aucun« manifestation. Cet homme s'était placé devant lui et il lui était parfaitement loisible de s'enfuir. Le témoin ajoute qu'il put voir les faits et gestes de cet homme qui s'était contenté de regarder passer les soldats. M. Muflier a entendu dire à différentes reprises que les événements du 28 novembre avaient été. préparés par les militaires. Le charbon avait été enlevé de la cave des Pandours. Celle-ci avait été préparée dans la journée qui précéda les incidents. Il a entendu dire par un jeune homme, dont il donna le nom, que le lieutenant von Forts-ner avait menacé la population de coups de fusil pour le soir. Un incident Le procureur demande que le jeune hom. me, M. Charles Burger, soit cité. La défense s'y oppose. Le colonel von Reutter affirme qu'il com-prenld que des bruits tels que ceux dont on a parlés, aient pu naître en ville. Il a pris des mesures, préparé les mitrailleuses et ses officiers savaient pertinemment qu'il interviendrait avec énergie si cela était nécessaire. 11 est posstible que de jeunes officiers aient parlé de cela. 11 se serait réjoui si le calme avait régné. Il aurait pu faire son devoir de soldat sans être obligé dé faire le policier. Le colonel proteste que la cave ait été vidée en vue d'arrestations.Le lieutenant von Forstner admet la possibilité d'avoir prononcé les paroles qu'on lui reproche; Il ne s'en souvient pas exactement.Pendant cet incident et pendant que le colonel von 'Reutter parle des mitrailleuses, le public manifeste. Le colonel von Reutter s'arrête et jette des regards courroucés du côté du public. Sur la demande d'un juge.si les mesures policières avaient été prises avant ou après l'était de siège du colonel von Reutter, M. Muller répond ne pouvoir le dire exactement.-Le témoin termine sa déposition en citant un exemple de la mauvaise volonté du colonel à l'égard de la direction d'ar-rondissement. Le colonel aurait accusé le directeur d'arrondisscmenit de lâcheté et de faiblesse et aurait demandé que le directeur d'arrondissement fasse mettre le maire eu prison. La défense proteste avec énergie. La déposition du- brigadier îViutschler On entend alors un brigadier de. police nommé Mutschler. 11 rapporte les faits qui lui ont été signalés. Il parle également de la" population de Saverne qu'il connaît parfaitement depuis 41 ans, Cette .population est paisible, dit-il. Il y a eu des attroupe-jnonts'dans. toutes les rues de la ville mais ceux qui les avaient provoqués n'étaient pas des manifestants, mais des curieux. Il cite un cas où lé lieutenant von iFortsnév fut procédé par trois, hommes .à travers . toute la ville. Le 10 novembre, le peuple fut ■'■ahue joa^rau-sr>ir.kr. i? ia police intervint et fit tout son devoir. Le public était en -majeure partie composé àej femmes et de petits enfants. Personne n'a jaaiais. demandé la protection de la police et lui-même personnellement n'a jamais appris que les officiers aient été insultés. 11 a ceipendan/t interrogé, dos personnes arrêtées lors de la bagarre d.u 28 • novem'.ji'e.. 11 fait rire lorsqu'il dit que les :; patrouilles, envoyées par le colonel von Reutter sortaient pour chercher des person- , nés à arrêter et n'en trouvaient pas to-u- j jours. Dépositions contradictoires M. Guntz, . adljoint au maire, âgé de 60 ; ans, raconte la violation de domicile commise dans sa propre maison. M1. Gui'liiot, journaliste à Saverne, raconte l'arrestation dont il a é té l'objet quand il se rendait à la poste. Il dit ensuite comment il a été relâché. M. F.roomel, secrétaire du procureur, vient affirmer que la première déposition du témoin Muller fut transcrite 'sans aucune altération. M. Muller insiste pour qu'on demande au témoin si au cours de sa déposition il n'a pas été : .obligé d'intervenir à plusieurs reprises pour rectifier les paroles à lui attribuées.Le témoin nie. M. Muller insiste et répète que sa déposition est interprétée de façon tendancieuse. (Sensation). On entend ensuite le dapitaine de gendarmerie Schott qui raconte que son secrétaire, M. Schroder, apprit à Saverne que M. Ma©e aurait donné des instructions à chaque gendarme en particulier en vue des j dépositions à faire. Les gendarmes interrogés par lui nièrent le fait. Le témoin Schroder est cité pour confirmer cette très grave déposition. Puis c'est un professeur immigré de Saverne, 'M. Brocke, qui est cité par la dé- i fense pour déeilarer que le 28 novembre il ! aurait.'dit qu'il était heureux que les &oî- , dats intervenaient puis une institutrice, Mlle Goehrke, déclare qu'elle entendit des j cris et des hurlements dans la rue. Elle a ; eu T impression que les manifestants étaient des étrangers. EJlle vit des c-nfants insulter dedx officiers dans la rue et jeter sur eux de la-boue. Sur 1a demande de la d'éfense, le témoin affirme qu'il est absolument impartial dans sa déposition. On entend enfin le médecin militaire Vogt qui accompagnait le lieutenant vbn Forstner-dans ses promenades en ville. Il déelà. re que le lieutenant et lui-même ont été très souvent insultés par la foule et que des pierres leur furent lancées. Le témoin fut insulté personnellement à plusieurs reprises.Après/ l'audition dé plusieurs témoins, qui donnent divers renseignements concernant les insultes subies par les officiers, l'audience de la -matinée est levée. Au moment de la sortie; des agents de police gardent les abords du tribunal. L'audience de l'après-midi Strasbourg, 7. — La séance de l'a^rès- ; midi a été reprise à i heures. M. Wittamm, premier procureur impérial de Saverne, a demandé à témoigner.; Il a lu dams la pressé que le colonel tchi 'Reutter avait dit que le procureur n'aValt.' pas agi comme- il le devait an sujet du'cas] d'un sous-officier qu'il a jugé. Le témoin a été 35 ans officier- de réserve. I Il a porté l'uniforme avec honneur et a présidé à différentes reprises ' lés sociétés des vétérans. Ll n'est donc pas prévenu : contre les militaires. M. Wittamm lit une lettre qu'il a reçue d'Oberhafen de soldats qui lui demandent compte de ce qu'il a dit au sujet des dames des officiers qui auraient eu une attitude provocante. Comme il considère cet-t elettre comme une menace, il en a référé à ses supérieurs. Il n'a pas voulu dire que les dames des officiers voulaient être provocantes. Elles ont été provocantes de fait par leur-attitude. Le qolonel von Reutter lui a envoyé une lettre personnelle pour lui demander des "explications. Il les lui a données dans le sens ci-dessus. ; . Depuis ce jour, le procureur n'a plus rien entendu jusqu'au jour du témoignage du colonel. La défense intervient pour discuter l'attitude des dames cl'oJficiers. Il était naturel que le colonel expliquât les fait§. M. Wittamm trouve incorrect qu'un cas privé, qui était terminé honnêtement, soit porté devant le tribunal. La défense proteste une seconde fois. Le conseiller Jahn prétend que la chose était prouvée et remercie M. 'Wittamm, qui s'en va peu satisfait de cette solution. M. Ivrauss, qui" a déjà témoigné, a de-mandiéi à revenir pour défendre les magistrats de Saverne contre les accusations du colonel von, Reutter. Le témoin dit : Le colonel aurait dû dé.-clarer ce qu'il avait à dire contre le procureur, en sa présence. \ . Le colonel prétend qu'il n'a dit que ce qu'il avait à dire sans penser à offenser personne. Il répète les faits. Un sous-officier fut, accusé de vol. v M. Krauss examine le cas. Il ouvrit une , enquête dont le résultat fut d'établir que "dé sous-officier était innocent. Le colonel a le devoir de défendre ses subordonnés. C'est pour cela qu'il se plaignit aux supérieurs du procureur Krauss. Le conseiller Jahn affirme qu'il n'y avait pas là une atteinte contre le sous-officier. Ml. Krauss a fait son devoir. Le colonel prétend que M. Krauss, dans sa déposition, a été influencé. M. Krauss proteste. Il répond que le do-lonel n'a jamais cessé ses bonnes relations avec lui. La défense prétend que le colonel a agi en homme qui ne commît pas la loi et n'a manifesté que le sentiment d'un homme honnête. Le procureur réplique que tout ce que le colonel à rappelé au suiet du cas du sous-officier est faux. Il rectifie et donne la véritable version des faits. L'audience continue, m— Paris, 7. — M. Caillaux dépo^ra, dès la rentrée de la Cliarnbre, un projet d'emprunt sur le capital destiné à couvrir les nouvelles dépenses -résultant du vote de la loi de trois ans*. Il demandera à la commission compétente de déposer très rapidement son rapport, afin que la Chambre puisse le discuter dans un délai extrêmement bref, /oit en quelques jours. Le gouvernement engagera sa responsabilité pour lé vote des dispositions essen- , tielies' du projet et demandera ensuite au , Sénat de le voter rapidement. •£ Paris, 7. — La greve dont les ouvriers temporaires menaçaient, la Société dp Gaz depuis huit ' jours''environ,'a 'été ' tentécT aujourd'hui. Le nombre des grévistes est encore insi- • gnifiant à l'heure actuelle. -X- Paris, 7. — Une dépèche de Marrakesch au Temps annonce que .le caïd Anfious, faisant définitivement sa' soumission, est arrivé au Dar-el-n'Dougùi. Il va continuer ' 60ii voyage sur Marrakesch. Berlin, 7. — Selon le Lokal Ahzeigcr, les \ i puissances de la Triplice remettront inces-! samment à Londres leur réponse à la proposition anglaise au sujet "des îles de la mer Egée. La Triplice accepte que Ohio et Mytilène restent à la Grèce en partie à cause de l'impossibilité d'obliger la Grèce à les évacuer et par analogie avec le pré- --cèdent' d'Andrinople, que les Turcs purent garder, malgré la décision catégorique des ■ puissances. -5£ Vienne, 7. — On mande de Constantinople au Wiener Abcndblalt qu'Izzet-Pacha a lancé une proclamation dans laquelle il déclare accepter le trône d'Albanie. Les nouvelles parvenues de toutes parts ne permettent plus de douter qu'un complot serait actuellement en préparation, complot que les journaux de Vienne considèrent cependant comme une mauvaise plaisanterie. Prétoria, 7. — Un avis formel a été adressé à toutes les., succursales des Syndicats ouvriers des chemins de' fer de provoquer la grève à partir de minuit. A l'issue du conseil de cabinet, tenu ce matin, le ministre, M. Smuts Malal et le chef de la police se sont rendus en hâte à Johannesburg. Le gouvernement a complété les mesures prises pour le maintien de l'ordre. «■■■i —1? T"1 ■■■■ Billet Parisien ... (Correspondance particulière du Journal de Liège). Paris, 5 janvier 1914. Parlons théâtre ! A Paris, c'est un sujet ; toujours brûlant d'actualité. Et il l'est aujourd'hui d'autant plus que cinq, fauteuils directoriaux ont de nouveaux occupants et que nous sommes à l'orée d'une année nouvelle. Que sera ,au théâtre, l'an neuf ? Nous n'attendons aucun Chantecler et Parsijal, hélas, c'est déjà hier ! Deux auteurs retiennent, dès à présent, toute notre attention : Henry Bataille et Edmond ,EJo3tand.. L'un et l'autre commirent une erreur, le Phalène de l'un et le Chantecler de l'autre furent, peut-être, in-, . dignes de leur réputation respective. ils nous promettent, dhacun dé son côté,; un Fav.st' (nouveau, poétique et gran-diosè.On nous promet également la rentrée au théâtre de François de Curel, qui serait^ joué à l'Ambigu ; on sait déj'à qù'Àbel Her-j mant — qui, au Temps, prend le sceptre' de Jules Claretie — préparé, en collabora--lion avec Alfred Savoir, un drame mon-; clain pour la Porte St-Martin. Le théâtre Antoine montera une pièces de M. Emile Fabre, à gros effet. Pour les théâtres subventionnés, voici, les piomesses de 1911 : une oeuvre de Gaston Devore et une autre en vers de J.-J.i Frappa à la Comédie Française. Une pièce de M. Brieux pour l'Odéon et une œuvre de Mme Rostand, en collaboration avec; M. Maurice pour- l'Opéra Comique, le jeune-Tiarko Riehepin devant commettre la mu-, •sique. En mars, Lucien, Guitry sera au Gymnase-et interprétera up rôle- « de <son âge » dans la pièce'd'Henry ' Lavedàh. ' Ce sera le: joyepx don {lu Printemps. Le joyeux don de, l'automne sera la Manon; fille galante, - de MM. Henry Bataille et Albert Fl'ameiît. A l'Opéra Comique, on nous prépare une reprise du Rêve que chanterait le ténoi* Devriès et la Gaîté Lyrique a décidé de remettre à la scène, dans des décors nouveaux, Hérodiade. Albert Carré prépare le Foyer de MM. Mirbeau et Natanson avec M. de Féraudy, dès qu'il rentrera de voyage — sans doute fin février. — Le même nouveau directeur est actuellement occupé ■ à ' engager Galipeau, qui deviendrait pensionnaire .chez Molière. L'année 1914 nous apportera également quelques procès bien parisiens : celui de Mlle Arbell, qui ne permet ài personne d'interpréter du Massenet sans son consentement écrit ; celui de M. Le Bargy; contre la Comédie Française ; celui de Ré-jane contre Lugné-Poë ; celui de Paul Franck contre le jeune présomptueux Poirier.Enfin — c'est le clou —1 on espère voir Lucien Guitry directeur d'une scène nouvelle aux Champs-Elysées. Voilà les projets... Attendons... M. Mounet-Sully, vous le savez, est candidat à l'Académie des Beaux-Arts. Il a la foi et, pour un comédien, avoir la foi c'est", pour un banquier avoir du crédit et poui" un danseur de la souplesse. Sa foi sulfira-t-elle à le faire asseoir sous la coupole ? Enigme et relations. En tous cas, M. Mo un et est un hommé plein de bon sens. Je détache d'une interview que nous lui prîmes hier cette déclaration à propos du rôle du Misanthrope : '.< Il n'est pas indispensable que cette œuvre admirable soit jouée plutôt par un comédien que par un tragédien. La distinction que l'on fait généralement entre le tragédien et fce comédien est d'ailleurs fausse. Il n'y a pas de tragédiens, il n'y a pas de comédiens, il y a des artistes, c'est à dire des hommes doués d'une sensibilité particulière, ayant la faculté de s'assimiler tels ou tels personnages, de loger en eux, si. j'ose dire, ieur âme. Et quand on a possédé un peu l'âme d'Œdipe ou celle d'Hamlet, à plus forte raison peut-on essayer de faire revivre en soi l'âme d'Al-:-este. »> Parlant du Tango, l'admirable artiste croit au besoin contemporain de dépenser ies nerfs en ayant l'air de les mâter. C'est évidemment une explication ! Mais je" préfère, sur le même sujet, les réflexions dé ce M. Stilb, professeur de fangOj qui écrit à un confrère : « Pourquoi toute une société, préférant k ce qu'elle appelle le tango chaste d'au? ;res tangos tels que le tango-ballet, le ango- langoureux, le tango-amoureux et le ungorobscène, va-t-elle demander des leT ;ons à des artistes de music-hall qui, naturellement, lui montrent ce qu'ils savent, es pas qu'ils, sont habitués à danser avec les femmes de mœurs libres, des pas spé-•iajix, forcément excentriques et de genre . ulgaire ? Mystères de la mode ? Attrait lu i i ait défendu ? J'ajoute que cette spr; ciété est beaucoup moins nombreuse et >.eaucoup; moins française que l'on pour-ait le croire. Elie se composé èn très ma-éure partie d'étrangers qui viennent dans lotre pays de' liberté s'offrir des licences ru il leur serait assurément moins facile de îrendre cSiez eux. Ne daubons pas trop nor tre France fètarde et noceuse. Elle est dus fanfaronne de vice que foncièrement vâtée... » Et, notez-lé, c'est terriblement vrai, ça. Paris-Télégramm es. En Belgique ,. La rentrée La rentrée s'est faite dans le plus grand laLme et il n'y avait pas précisément foule ians les tribunes. Par ccmtre, assez 'bien de députés présents. Les députés socialistes déclarent dans .es couloirs qu'ils vont réclamer la discussion des lois sociales. Et le projet scolaire ? On continuera a e discuter en attendant qu'il soit' ajourné Le par la forue des événements. C'est p. shhplmert qui présidait la séance et la plupart des ministres étaient à,leur banc. Dans les couloirs on annonçait que tous [es bruits relatifs au départ ele M. cïe Bro-luèville du département de la guerre sont adicalement faux. Qui succédera, dès lors, 'à M. Levie ? M. HoninckK Le nouveau député dé Namur a prêté serment au début de la séance, après lp. «•édification des pouvoirs. De haute taille, il a un aspect sympathique. Cheveux noirs, taillés en brosse, aioustache et petite barbe en pointe, front :rès vaste, yeux vifs. Après avoir été félicité par les membres ie la Gauche, il a eu une longue conversation avec MM. Monville, Coclq; et Lemon-aier.M. Honinékx a l'intention de participer -à la discussion des articles du préjet scolaire qui recommencé de suite par un discours de M. Ozeray. Séances du matin La Chambre va, être soumise, semble-t-il, à un formidable surmenage. Séances du matin, séances de l'après-midi de 2 à 6 heures, et l'on entrevoit même à l'horizon des séances du soir. Les premières séances seraient tenues pour faire plaisir aux socialistes, ,les secondes aux cléricaux et les troisièmes au Sénat. Plaisanterie à part, le mandat de député n'est plus une sinécure, au contraire, et d'ici .au 15 mai la Chambre ' aura abattre large besogne. Dans tous les cas, la discussion Idu "projet Scolaire n'est; «pas encore à la veille de prendre lin. Et le projet sur la Société nationale des Habitations ouvrières réclamera également beaucoup de temps. Dès lors, si l'on ne tient pas de séances.'., de nuit, .le Sénat n'aura rien à se mettre sous la dent d'ici au mois.de mars et peut-être au mois d'avril. Agréable perspective.! Réunion socialiste Le Conseil géhérali du parti socialiste a tenu une réunion à la Maison du Peuple. M. Bertrand présidait. Le Conseil s'est occupé, paraît-il, de la loi scolaire et a décidé de discuter les articles avec l'ampleur nécessàire, mais aucune demandé d'ajournement ne sera faite même pour la question coloniale. Ce «-mi intéresse surtout les socialistes, cest r<examen des projets -de loi sur lés assurances sociales et les habitations ouvrières.Ils ont décidé d'en réclamer la discussion le.plus tôt possible. L'on s'est occupé aussi de l'emploi à faire du don de M. Solvay. La réunion ne s'est pas occupée du S. U. mais elle le fera dans sa prochaine séance. La deg-ringclade de la Rente La Rente .continue, à dégringoler. Elle est actuellement à 76.40 et l'on, redoute qu'elle tombe encore... On faisait remarquer en Bourse, à' ce

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1832 tot 1940.

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