Journal des réfugiés: organe quotidien des réfugiés belges en Hollande

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17 oktober 1914
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s.n. 1914, 17 Oktober. Journal des réfugiés: organe quotidien des réfugiés belges en Hollande. Geraadpleegd op 26 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/s46h12w636/
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Samedi 17 octobre 1914. 10 centimes. lère année, flo. 3. JOURNAL DES RÉFUGIÉS Urg&ne quotidien des reiugies belges en Hollande. Service télégraphique spécial par nos correspondants particuliers de Londres, Pétrograde, Paris, Rome et Washington. Administration-Rédaction : 68 Boschstraat"— Bergen-op-Zoom. Les annonces et les avis aux réfugiés sont reçus à la rédaction, Boschstraat 68 et chez nos principaux dépositaires à Bergen-op-Zoom. La situation générale. A l'Ouest. Le communiqué officiel d'hier est fort explicite iet se passe de tout commentaire. Pour tout dire en deux mots, les alliés ont progressé sur tout le front. L'avance au nord est particulièrement sensible et sera suive avec intérêt pal- les Anversois résidant en Hollande, qui attendent, de ce. mouvement, la libération de leur chère ville. Mais il importe qu'ils fassent encore, d'ici là, d'ample réserves de patience A l'Est. Hier, on nous disait que le siège de P,rzemysl avait été levé pour des raisons stratégiques. Aujourd'hui, une dépêche particulière de Pétrograde nous ldit que les Russes ont fait, au sud de Przemysl, 500 prisonniers. Ce second télégramme vient donc indirectement confirmer le premier. Du front serbe nous arrivé, d'autre part, la nouvelle d'une victoire serbo-monténégrine sous Sarajevo. Les détails nous parviendront demain. Â Sarajewo. Brillante victoire serbo-mont^ncgriîje. (Service spécial du „Journal des Réfugiés.) LONDRES, 16 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — Une dépêche de Céttigné, conformée à Londres de source sure annonce une brillante victoire des forces serbo-monténégrines sur les Autrichiens à Sarajevo. En Belgique. Ce qui s est passé] à Nijlen. Un habitant de la petite commune de Nylen nous apporte les renseignements que voici au sujet de ce qui s'est passé dans cette localité pendant le® jours qui précédèrent le bombardement d'Anvers. Nylen se trouve à proximité de Lierre, dans la direction d'Hé-renthals.Dès leur arrivée dans le viljage les soldats allemands ont incendié l'église, le presbytère, l'hospice des vieillards et le bureau des postes. Six maisons situées derrière l'église ont été également la proie des flammes. Comme la population civile avait fui devant l'envahisseur — ,comb posé principalement d'infanterie — toutes les boutiques furent pillées. Rien n'a été payé, même en bons. A Meit. BREDA, 15 octobre. — Dépêche reçue par le N. R. Ct. — A Meir, en Belgique, un soldat belge a abattu un soldat allemand. Une enquête est (ouverte par l'autorité allemande ,et ,1a ^population craint des représailles. En Allemagne. De nouveaux Zeppelins ? ,Un journal allemand publie la pittoresque information que voici : « On nous assure à Berlin que l'Allemagne s'occupe de la création d'une nouvelle et puissante flotte de Zeppelins. Ceux-ci seraient pourvus de moteurs silencieux permettant aux aéronefs de voler bas sans attirer l'attention. Cette flotte serait destinée à opérer en mer contre les dreadnoughts et croiseurs de l'ennemi et particulièrement contre l'Angleterre Pourvu, mon Dien, qu'il n'y ait pas trop de vent cet automne! En Angleterre. Le flot des réfugiés belles. (Service spécial du „Journal des1 Réfugiés.") LONDRES, 16 octobre. -— Pair dépêche de notre correspondant particulier. — Huit mille réfugiés belges^ parmi lesquels se trouvent des soldats blessés, viennent encore d'arriver à Douvres aujourd'hui.Le total des léfugiés arrivés en deux jours à Douvres est de dix-huit millte. A leur arrivée à Londres, les "réfugiés sont inscrits ida|ns un registre spécial, puis dirigés vers les hôtels et les maisons particulières. Les secours volontaires de* toute la population londonienne ne cessant !de parvenir au comité central où les dames de la haute Société font pr,euve d'un dévouement [véritablement admirable. Parmi les réfugiés belges se trouvent un aveugle qui a perdu sa femme et dont les trois fils servent dans l'armée belge, et un sourd-muet dont on n® parviendra probablement jamais à savoir le nom. Sa photographie a été prise et affichée à divers .endroits, dans l'espoir que l'on arrivera (ainsi à établir son identité. Entretemps, des cigares lui ont été offerts et le pauvre infirme fume placidement au milieu de la foul^ des Belges qui passent. En Suède. Une démarche. (Service spécial du „JourUal des Réfugiés.") LONDRES, 16 octobre. — Le gouvernement suédois a fait ,une démarche auprès du gouvernement allemand pour- lui demander !de relâcher six steamers suédois qui ont été arrêtés par des croiseurs allemands. Sur Mer. Six torpilleurs autrichiens £raven?ei?t endommagés. (Service spécial du „Journal des Réfugiés.") TRIESTE, 16 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — Un violent incendie a éclaté dans les bassins à iMon-faleone près Trieste, endommageant gravement six torpilleurs prier és dans les docks. On pense que l'incendie a été provoqué volontairement et qu'il avait pour but d'amener la destruction d'un nouveau dreadnought autrichien également amarré dan§ le port. Vn vapeur allemand coulé. Di? autre l?ors de combat. (Service spécial du „Journal des Réfugiés.") LONDRES, 15 octobre de notre ! correspondant particulier. (Offi— l ciel.) Le Pressbureau annonce que le croiseur anglais „Jarmoul;h" a-i coulé le vapeur ,,Markomannia",. de la Hamburg-Amerika Line à proximité de l'île de Sumatra. II! [ a capturé en outre le steamer grec I „Pontoporos". Ces deux navires [ constituaient les transports et réa-f provisionnaient en charbon le croiseur allemand „Emden". | Encore un voilier capturé (Service spécial du „Journal des Réfugiés.") ! TRIESTE, 16 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. Le voilier allemand ,,Cornet" portant à son bord une installation complète de télégraphie sans fil a été capturé (dans l'Adriatique par un croiseur autrichien. On ignore encore pour compte de qui le capitaine du „Comjet" opérait. Dans la mer Noire. (Service spécial du „Jour'nal des Réfugiés.") LONDRES, 16 octobres. — Le bruit court ici qu'un combat est engagé dans la njjer Noire entre le „Goeben" et le „Breslau" d'une part et la flotte russe d'autre part. Ce bruit n'est pas confirmé. • Par contre, il se confirme ,que la flotte turque s'est concentrée et prépare un mouvement. A ANVERS. Quatre jours dans la ville occupée. — Ce que dit Mrs. Creed, la célèbre romancière Anglaise. Nous avons eu la bonne fortune de joindre hier soir Mrs. Creed, la talentueuse romancière anglaise, qui prépare en ,ce moment un volume' sur la guerre et poursuivit en Belgique, au pours des dernières semaines, les études préparatoires de cet ouvrage. Mrs. Creed qui a vu Aerschot et Ter-monde!, a séjourné quelques jours dans Bruxelles pendant l'occupation allemande et (nous arrivait hier d'Anvers où elle a assisté au bombardement et à l'entrée des Allemands. Mrs. Creed a bien voulu nous faire le récit que voici: — Vous savez que j'étais logée depuis trois semaines environ à l'hôtel Terminus. Il y fi 'mercredi huit jours, à l'annonce du bombardement que publiaient les journaux, j'ai passé dei pet 'hôtel 'à l'hôtel Wjagner, jugeant que la proximité de la Gare Centrale tet de pon dôme devait attirer les projectiles de l'assaillant. Et, en effet, je fus en sûreté dans mon nouveau domicile. Les obus ont passé sans l'atteindre. (Peut être vous intéres-sera-t-il de savoir à ce propos que l'Hôtel de l'Europe où vous aviez des amis, et la Taverne .Royale, place Verte, ont été tous deux presque détruits. Tout le poté du Marché aux Souliers qui fait face au Gouvernement provincial et à l'hôtel St. Antoine, siège des légations, a été visé par les obus. C'est évidemment une erreur de repérage. ) Je vous fais 'grâce du récit, cent fois refait, du (bombardement jnêrne pour passer tout de suite à l'arrivée des Allemands. Sachant, d'après les récits de mes hôtes autant que par la fuite éperdue des habitants, que Ja ville ne pouvait tenir, je pensai tout 1 id'abord à me mettre en sûreté pour | l'heure où le 'vainqueur y entrerait. : J'obtins à l'hôtel de passer pour ! une bonne et nr étant revêtue d'un S tablier et d'un bonnet j'attendis les | événements. Vous pensez bien que ma seule nationalité d'Anglaise put été auprès des arrivants une fâ-| cheuse recommandation, î Us entrèrent donc le vendredi, •; venant, me disait-on, (de la porte de Turnhout. Je ne connais pas assez ; la ville pour vous dire l'itinéraire j qu'ils ont suivi; chose purieuse cependant, j'ai vu défiler de leurs j troupes qui venaient de la place de Meir et se dirigeaient vers la ;j gare. On m'a dit «aussi que leur artillerie venue de Lierre avait été dirigée sur Aerschot. Pourquoi? ; J'ai vu un de leurs obusiers tiré 1 pa,r un tracteur automobile. Ils ont l'air pissez menaçants. Les hostilités en France. Communiqué officiel de 15 heures — Les alliés proges-sent sur toute la ligne. (Service spécial du „Journal des Réfugiés.") PARIS, 16 octobre. —- Par dépêche de notre correspondant particulier. Voici le texte du communiqué officiel de 15i. heures, d'aujourd'hui : L'armée allemande venant d'Anvers a atteint Bruges jet Thielt dans la soirée du 14 octobre. A notre aile gauche, l'ennemi a complètement évacué la rive gauche de la Lys et du ,canal de la Brasse. Dans la région de Lpns, la [situation est stationnaire. Entre Arras et Alhert, les progrès que nous avons réalisés sont importants. Au centre, entre l'Oise et la, Meuse, nous avons progressé, par Craonne, vers le nord-est de la route de Berry-au-Bac à Reims et vers le nord de Prunay. Au hord de la région de Reims, plusieurs tranchées allemandes oint été prises d'assaut. Entre la Meuse tet la Moselle, après avoir repoussé, dans la nuit du 13 au 14, les attaques dirigées vers le sud-est (de Verdun, nos troupes ont progressé au sud de la route de Verdun à Metz. A Jnotre aile droite, un mouvement offensif des Allemands au nord de Saint-Dié |a été définitivement arrêté. | Encore ! (Service spécial du „Journal des Réfugiés.") PARIS, 16 octobre. — Les Allemands ont recommencé ce matin à bombarder à distance la cathédrale de Reims. L'obus français. L'agence Reuter donne le tableau suivant de l'effet que produit l'obus français. Les troupes françaises, après avoir bombardé un château occupé par les Allemands, y entrèrent. Dans une des salles ils trouvèrent une compagnie de wurtem-bourgeois pétrifiés sur place. Quelques-uns d'entre eux étaient accoudés aux fenêtres dans l'attitude de tireurs, le doigt sur la gâchette, d'autres jouaient aux cartes et fumaient un cigare. Un officier était debout la bouche ouverte dictant un ordre. Et tous étaient morts figés. Héroïsme collectif. Du „Nord Maritime". — Voici un nouvel actè d'héroïsme qui nous est rapporté par un officier arrivant du front. Il est a l'actif d'un régiment d'infanterie, dont un jour, nous révélerons le numéro, car il convient que ce régiment de braves soit inscrit sur le Livre d'Or de la vaillance française. Le fait s'est passé dans la région du Soissonnais. Depuis trois jours, le régiment combattait sans arrêt, maintes fois ses bataillons s'étaient élancés à l'assaut des positions ennemies, mais ils avaient dû se replier sous le feu violent de l'adversaire. Enfin, le 3e jour, à la tombée de la nuit, nos soldats obtinrent un avantage marquée. Après une charge vigoureuse à la baïonnette, ils s'emparèrent d'un mamelon qui constituait, pour les Allemands, une position importante. Toutefois, une colline voisine resta entre les mains de l'ennemi, qui s'y retrancha. Il fallait développer l'avantage acquis et harceler les Allemands avant qu'ils aient le temps d'achever leurs fortifications.Le commandant français qui disposait de troupes fraîches, arrivées dans la journée, fit avancer ces trrupes pour achever l'œuvre du régimént, et donna à celui-ci l'ordre de se retirer afin de prendre du repos. Les hommes accueillirent cet ordre avec une véritable consternation. Ils demandèrent instamment, au généra], par l'intermédiaire de leur colonel, qu'on voulut bien leur laisser continuer leur effort jusqu'à la prise de la deuxième position. Le général, profondément ému,leur accorda cette faveur, et ces hommes qui, depuis 72 heures, luttaient sans trêve, trouvèrent encore assez d'énergie pour repartir à l'assaut de la position ennemi. Il ne leur fallut pas moins de 8 heures pour réduire la résistance allemandes, 8 heures pendant lesquelles, hélas ! beaucoup des leurs tombèrent; mais ils menèrent à bien cette difficile opération, et quand enfin, le drapeau du régiment flottait sui; la crête, les vaillants soldats consentirent à se reposer ayant le satisfaction du devoir accompli. Un drapeau sous le cadavres.. Dans une tranchée abandonnée depuis plusieurs jours par l'ennemi, on vient de découvrir enseveli sous un monceau de cadavres, un drapeau allemand. Ce trophée a été transporté au quartier général anglais et remis au général French. Le billet français. D'après la " Nouvelle Gazette de Zurich " on payait le 3 octobre, à Frankfort, les billets de banque français et suisses au cours de 85 mark 75. Le pair est de 80 mark pour 100 francs. Les hostilités en Russie. Au sud de Przemysl. —- Les Russes prennent plusieurs canons, 7 officiers et 500 hommes.(Service spécial du „Journal des Réfugiés.") PETROGRADE, 15 octobre- — I Par dépêche de notre correspon-j dant particulier. — L'armée russe vient de remporter un ncruveaju succès Sur les forces autrichiennes au sud de Przemysl. Sept officiers'et 500 autrichiens été faits prisonniers jet plusieurs canons ont été pris par les Russes. Mais tout ceci, n'est-ce pas, c'est le détail connu, sans intérêt pour vous. Je glisse sur les concerts organisés par la musique des Allemands, au sein de la ville morte. Rien cependant ne pourrait donner une impression plus profonde de désolation que, cette gaité sinistre s'étalant ■— au square, de la igare ou devant l'Athénée — dans un cadre; de maisons hermétiquement closes, de rues désertes et toutes jonchées des uniformes jetés }à par les fuyards, et parmi les hurlements désespérés des chiens abandonnés dans les demeures. Ce qui vous intéressera .s'est ceci. A peine entrés' dans la ville les Allemands se sont installés dans les cafés et hôtels qu'ils ont trouvés' ouverts. Leur état-major est au Grand Hôtel pt le lieu de rendez-vous des „hexr Leutnant' à la mode est' au Grand Laboureur. Tout de suite l'hôtel Wagner aussi fut envahi p'est là que

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal des réfugiés: organe quotidien des réfugiés belges en Hollande behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Bergen-op-Zoom van 1914 tot onbepaald.

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