L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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27 januari 1915
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s.n. 1915, 27 Januari. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 25 maart 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/qv3bz62f8r/
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jere Année r*°. **e. S cents (lO Centimes) mercredi 27 janvier 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «Journal Quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées fta bureau de rédaction : N.Z. VOORBURGWAL» 234-240. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbiet, Comité de Rédaction: \ Gustave Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 177 S. Abonnement I En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation l Etranger il. 2.00 „ t, i Conte pour le 27 janvier. Ephêméride : 227 .janvier 1859: Naissance de Guillaume 77, empereur allemand et roi de Prusse. Extraits inédits de l'Histoire de la Chine. (1) „...0r, la Chine était gouvernée à oette époque lointaine par un empereur dont les mandarins les plus savante n'ont pu nous dire le nom. Ce souverain eut d'abord un ïègne glorieux et pacifique. Ses ancêtres avaient rempli le vieil empire du bruit de leurs hauts faits et du produ't de leurs expéditions. Ils avaient, les premiers, émis cet te doctrine — que les Chinois, revenus pjus tard, après leur grande Révolution, à une conception moins particulière du droit, répudièrent avec horreur, — cette doctrine, dis-je, que celui qui est fort a tous droits sur ceux qui sont faibles et que les pires excès sont légitimes pourvu qu'ils demeurent impunis. Cette façon de voir et de faire avait été mise en honneur en Chine par ,un illustre mandarin que les Chroniqueurs appelèrent le ,,Mandarin de Fer" et dont le nom aujourd'hui encore est honni et exécré par tout Chinois digne de ce beau titre. }JLa Bible du fer et du feu que les premiers empereurs de la Chine introduisirent dans l'Empire du Milieu eut d'abord grand succès, par ce qu'elle apportait de richesse et de plaisirs aux grands et aux soldats; mais le peuple qui n'y avait point de part et qui, dans le fond, était demeuré honnête et sain, voyait avec tristesse de telles moeurs qui s'implantaient parmi ceux qui avaient reçu des dieux la mission de conduire le char de l'Etat. Il y eut des velléités de révolte; on les étouffa et pour les éviter à. l'avenir on fit de la Chine un état militaire. De cette façon, on rendit toute * désobéissance au despote punissable de mort. „La Chine, ainsi militarisée et caporalisme, devint un empire extrêmement puissant et riche. Mais ses voisins commencèrent de le détester, car ils n'eurent plus de tranquillité à vivre à ses côtés. L'Empereur de la Chine, ambitieux redoutable, supposait qu'il suffisait d'être fort, d'avoir une bonne armée et beaucoup de canons pour mener, non seulement toute l'Asie mais encore toute la surface connue de la planète, selon son voeu secret. Il était encouragé dans cette idée funeste, et qui devait le conduire à 6a perte, par une foule de courtis<.iis et de généraux à qui il distribuait des places et des honneurs afin qu'ils pensassent comme' lui. ,,11 arriva donc que les peuples d'Asie, sous la menace d'un même danger, conclurent une alliance défensive contre les ambitions inoroyables de l'Empereur de la Chine. Ils n'avaient point l'intention de l'attaquer, mais de se défendre et comme ce prince leur cherchait querelle à tout propos, ils firent bien. D'un autre côté, l'Empereur de la Chine, entouré de conseillers et de faux amis, s'entendait dire tout le jour: ,,Reflet du Soleil-Levant, tes ennemis deviennent de plus en plus puissants! Si tu ne les détruis pas maintenant, tu ne seras jamais le maître du Monde." Et les fils de l'Empereur, qui étaient tous Maréchaux de l'Armée bien que certains n'eussent pas vingt ans, lui répétaient la même chose. Mais l'Empereur attendait son heure. Et ce n'est que lorsqu'il pensa qu'elle était venue, qu'il se décida. ,,Un jour d'été, alors que toute l'Asie était aux bains de Singapour ou se reposait dans les monts de l'Hymalaya, ce prince regagna secrètement Pékin et partit à la bête de ses légions qu'il avait par avance instruites de son dessein. De toute la force de sa nombreuse armée, il pénétra en Corée, jui était à cette époque un pays honorable &t d'une extrême civilisation en même temps que d'une grande prospérité. Il prétendit qu'il n'en voulait point à la Corée même, mais qu'il ne demandait qu'à pas-îer par son territoire pour atteindre les Nippons. Mais l'empereur de Corée, un liéros pur et sans reproche dont les Coréens révèrent la mémoire depuis des siècles, appela sa petite armée et s'opposa à l'envahisseur. Aussi, pour le punir, la Corée în quelques semaines fut réduite à l'état ie désert mais comme c'était au nom de l'Empereur et de la Culture de la Chine, les joldats de l'Empereur du Milieu ne s'arrêtèrent pas de commettre des excès. Et ils Furent tous récompensés comme c'est la soutume dans un état militaire. C'est alors que tous les pays de l'Asie se levèrent comme un seul homme. On vit accourir de tous les coins de l'horizon des soldats hardis et décidés qui voulaient faire payer à l'empereur de la Chine ses crimes I et sa folie. En vain le principal mandarin ' de ce prince, chancelier de sa Maison, i tenta-t-il de justifier la conduite de son maître. Les Asiatiques furent bientôt a-ux , portes de Pékin alors que les Nippons envoyèrent sur les côtes de la Chine leur flotte composée de 32.000 jonques. La Chine fut réduite; elle succomba. Ses peuplades furent affamées et ses troupes furent battues. L'Empereur et ses mandarins, enfermés dans leur capitale,, durent se rendre et remettre leur yatagan aux généraux alliés. Et la reddition de la capitale eut lieu le jour où l'empereur do la Chine célébrait d'ordinaire sa fête anniversaire.Or ne sait pas ce qui advint de cet em pereur ni quel fut le sort de ses fils, car la page du manuscrit qui contient ses hauts faits est déchirée en cet endroit. Aussi toutes les suppositions sont permises à cet égard, mais l'historien digne de ce nom ne se permettrait point une telle fantaisie depuis que le fameux mandarin Mom-Sen a appris aux Chinois à ne pas plus regarder au delà d'un document qu'au delà de leurs lunettes. Tout ce que l'on peut dire c'est que cette guerre finit par le triomphe du Bon et par Ta perte et la déchéance du Mauvais. Ainsi l'ont voulu les Dieux immortels pour le bien des hommes et même pour le bien des Chinois. Et puisque nous sommes le 27 janvier, nous donnons bien volontiers à ce fragment inédit de l'Histoire d'un Empire, fameux par sa Kultur, l'hospitalité de nos colonnes. Car l'Histoire est un éternel recommencement, même quand c'est l'Histoire de la Chine. Il faut, du moins, l'espérer... (1) Fragments retrouvés à la Bibliothèque communale de ***. René Herbert. o m* Nos braves. Le „XXe Siècle" nous apporte'la relation d'une cérémonie émouvante entre toutes: la remise des décorations aux drapeaux, aux officiers et aux soldats des lime et 12mè de ligne appartenant tous deux à la fameuse troisième division : Les troupes avaient été disposées en rectangle, encadrant les deux drapeaux derrière lesquels étaient réunis les soldats du lime et du 12me, à qui leur belle conduite avait mérité la décoration. „ Le Roi, suivi des commandants Galet, Preu d'homme, Doutrepont et Blampain, s'étant avancé à pied, au milieu des troupes, a attaché la croix de sa main, aux drapeaux des deux régiments sur lesquels brillait déjà brodé en lettres d'or, le nom de ,,Dixmude". On sait que leurs bataillons se couvrirent de gloire dans cette ville à présent dévastée. Face au drapeau, le Roi a prononcé l'allocution suivante: „Officiers, sous-officiers et soldats des lime et 12me régiments de ligne ! ,,La Nation est fière de vous ; en son nom, je vous remercie et je vous félicite. J'ai une confiance absolue dans votre dévouement à la Patrie, je suis heureux d'avoir une occasion solennelle de l'exprimer devant vous. „Je sais qu'en toutes circonstances, devant les obstacles et au milieu des dangers, vous maintiendrez toujours l'honneur du Drapeau." Sa Majesté a ensuite décoré les officiers efc les soldats. Parmi la longue énumération de décorés et de faits d'armes des vaillants de cette vaillante brigade qui fait notre confrère, nous relevons ceci: Le goldat volontaire Dumoulin, qui, depuis le début de la guerre, donne l'exemple du courage et de l'audace. Dumoulin, qui est âgé de cinquante-deux ans, est un tireur émérite. Ceux qui le connaissent bien et qui l'ont vu à l'œuvre s'accordent à dire qu'il ne tire jamais un coup de fusil sans abattre son homme. Il a ramené à lui "seul une quarantaine de prisonniers depuis le mois d'août. Son dernier exploit est tout récent. Il s'approcha à revers d'une petite ferme de la rive gauche de l'Yser, occupée par des soldats allemands. Il en voit cinq réunis autour d'un sixième qui faisait la cuisine. Il s'avance en rampant, jusqu'à une centaine de mètres de l'epnemi. Pan! le cuisinier tombe mort. Les cinq ,,Kameraden" sortent fusil au poing. „Les mains en l'air!" crie Dumoulin. Aussitôt, les Allemands jettent leurs armes et se rendent. Signe particulier: Dumoulin a toujours deux fusils quand il part seul en expédition. Le soldat Demar'eau, du lime, qui porta des ordres sous un violent feu de shrapnels. Fait prisonnier par les Allemands il est mis au mur avec quelques-uns de ses camarades. Les Allemands tirent; il se laisse tomber et fait le mort. Le sang qui coule des blessures de son voisin ajqute à l'illusion. Deinarteau profite de l'éloignement des assassins pour s'enfuir et rejoindre ses camarades. Une balle avait traversé son shako. Le surlendemain de la remise des décorations aux lime et 12me de ligne, le colonel Jacques réunit sa brigade sur la pla^,e pour procéder à la reconnaisance des officiers supérieurs. Le colonel Lorent prit de commandement du lime au milieu des acclamations de ses hommes qui l'aiment comme leur père. Puis le chef de la brigade reconnut les officiers subalternes, notammens le capita ne Sieben, de la compagnie des mitrailleuses. Le colonel Jacques adressa alors à ses hommes, qui l'ado -ent, une brève allocution : „Bientôt, leur dit-il, c'est à Liège, sur la place Saint-Lambert, que j'aurai le bonheur de vous passer en revue... Quant à vous, mitrailleurs, laissez-moi vous dire toute l'admiration que j'ai pour vous. A Dixmud'\ vous avez tenu onze jours et onze nui' | dans les tranchées, sans être relevés et sai s. cesser de combattre. C'est là un fait unique dans les annales de l'histoire militaire. L'histoire vous décernera ce titre, vous l'avez mérité : de meilleurs soldats du monde'## La brigade défila ensuite devant le colon i Jacques, présenté^ par le colonel Loren . Chaque peletoa rivalisait de correction et de fierté. En Belgique. A Bruxelles. Des blessés belges, français et anglais çon ' encore hospitalisés dans les salles du Palai , du Roi, transformé en infirmerie. Ces mal heureux sont, pour la plupart, très grave ment atteints. j Parfois des Belges obtiennent la permis sion de visiter ces braves gens. C'est ains que, ces jours derniers, ils ont reçu la visit ; de la baronne de Broqueville et du baroi | de Moor. * * * * Dans une communauté religieuse, trè I populaire dans le quartier de petites gen ' où elle est installée, on était bien résolu i lire coûte que coûte la Lettre Pastorale di Cardinal à un nombreux public qui encom I brait .l'église dans l'attente de l'événement Le supérieur, — un homme énergique, — avait rangé douze de ses religieux au piec de la chaire avec le mot d'ordre suivant ,,Un de nos pères va monter en chaire e commencera la lectureN. Les Allemands l'in terrompront sans doute et l'arrêteront Aussitôt' le premier d'entre vous monter, en chaire et continuera. On l'arrêtera. L< troisième montera alors, et ainsi de suite Etant douze, vous parviendrez bien à lire toute la lettre et c'est cela seulement qu . importe." | Ce beau plan ne dut pas être exécuté. Le Allemands se méfiaient^ils des religieux oi de leur public, composé de gens du peupl< qui n'ont pas froid aux yeux? On ne sait ■ Toujours est-il qu'on ne les vit pas appa I raître et que la lettre fut lue tout entière au milieu de la plus vive émotion. ' « * * Parmi les Bruxellois qui se dévouent le plus activement et le- plus intelligemmenl pour leurs concitoyens, il convient de cite'] en bonne place le conseiller communa Brassinne. A son actif, plusieurs heureuses inter ventions doivent être portées. „C'est ainsi que, récemment, les Allemands prétendaient faire réparer toute* les routes du pays, notamment celles dr Brabant, par les habitants. Us menaçaient au cas où ils ne seraient pas obéis, de frapper de lourdes contributions. M. Brassinne fut de ceux qui intervinrent le plus habilement et il agit avec tant de fermeté que les Allemands se résolurent à faire répare] les routes par leurs propres soldats. | ,,Dans les tramways, l'irruption incessante d'innombrables soldats allemand! était une cause quotidienne d'incidents ei de difficultés, les voyageurs étant bousculés ou empêchés de monter dans les voitu res. Il fallut négocier pour mettre fin s cette intolérable situation. M. Brassinne fut un des négociateurs et on obtint ainsi que le nombre maximum de soldats ne pourrait jamais dépasser le chiffre de huit par voiture. ,,Dans maintes circonstances, M.- Brassinne agit aussi heureusement. Ayant appris que les Allemands déménageaient les hôtels ministériels, il protesta et obtint no tamment que les objets personnels de . M. Davignon, ministre des affaires étrangères fussent épargnés, qu'on laissât divers meubles déjà prêts à être enlevés au ministère des sciences et des arts, qu'au ministère des colonies on ne s'emparât point des armes et des collections congolaises et qu'or laissât intacte la cave du ministère de \z guerre. ,,Les édiles bruxellois entendent qu'on le? respecte. Pour sa part, M. Brassinne n'j manque pas. Un soldat ayant négligé de le saluer, il lui en fit l'observation devant ui nombreux public et il l'invita à passer pai une autre pièce. * * * ' L'hôtelier des monarques allemands alias le prince d'Arenberg, dont nous avon< entretenu nos lecteurs à plusieurs reprises est toujours (ajoutons ce détail) membre de la Chambre des Seigneurs de Prusse Il a eu l'honneur d'héberger le roi de Saxe, celui-là même qui eut des déboise conjugaux si retentissants. Le piquant c'est qu'il rencontré à Bruxelles son ex femme, qui lui préféra jadis un joli peti Belge et qui a l'amour de l'Allemagne \ un tel degré qu'elle habite Bruxelles depui; longtemps ! A l'issue d'un banquet organisé par lî Kommandantur — 157 couverts — les cbn vives de marque... et les autres trouvèren le moyen de fumer pour huit cents franc: de havanes! i * * * Le hangar du Zeppelin, nous écrit ur témoin de l'attaque tentée par un aviateui anglais, a été fort endommagé. Malgré le feu nourri qui balayait l'air dans la direction de l'avion, celui-ci n'a pas fui avani d'avoir terminé la mission dont il était chargé. Il a donc survolé le hangar à très petite - hauteur. Un canon spécial, de ls plaine des manoeuvres, tirait sans discontinuer et plusieurs mitrailleuses étaient er action contre l'héroïque oiseau, — qui n< fut pas atteint. Les Allemands rageaient. Us étaient dépités, furieux et honteux devant les curieux qui, de loin, suivaient leurs essai; infructueux et se gaussaient, comme bier on pense ! Dans cette aventure* une centaine de tombes du cimetière d'Ixelles, tout proche ont été sérieusement détériorées par le: : projectiles du canon allemand. Ôelui-c 5 aurait aussi bien pu anéantir tout un pâti - de maisons ! A Anvers. > En un seul jour, il a été réquisitionné , 47,000 bougies; 3000 imperméables; 40.00( kilos de cokes; 1500 fûts à pétrole vides 16 tambours de câbles à 1000 francs li pièce; 700 kilos d'éther sulfurique; 50( kilos d'albumine; 2 locomobiles: 4000 a ;ces | soires de bicyclettes ; 35,000 planches l 15,000 mètres courant de maelriers ; 780( leviers de fer; 10 machines à écrire. Voici la liste des matières auxquelles le: Allemands ont fait une chasse acharnée: or I argent, cuivre, laiton, plomb, zinc, nickel minerais de nickel, aluminium, étain, anti moine, ferromanganèse, minerais de manga nèse, ferrosilicium, phosphates bruts e super-phosphates, nitrates, acide nitrique pyrites, acide sulfurique, graphite, glycérine [ matières à tanner (sic), explosifs, camphre > codéine, morphine, opium, loques, coton jute, laine, chanvre et les fils de produit: J manufacturés de ces matières, sacs, peaux [ cuir, caoutchouc, gomme brute, gutta-percha graisses, huiles minérales, benzine, benzol 5 fer, acier, huiles végétales, etc. * .-ri- Samedi, le collège e'es bourgmestre e échevins s'est réuni à. 3 heures de relevéi , et a remis les diplômes de 25 ans de bon: et loyaux services aux fonctionnaires, em ployés et ouvriers »de la villo. • • • Le prix du pain. Revu les décisions des 4 et 11 août e 10 novembre et du 17 décembre 1914. Voulant prévenir tout abus: Arrêtons Art. 1. A partir dîaujourd'hui, le prix di pain est fixé: A. Pour le pain blanc, à 52 centimes le Kilo; B. Pour le pain gris, à 40 centimes le Kilo. Art. 2. Tous les pains doivent porter h marque 1 Kilo et leur poids réel doit être en conformité avec cette marque. Art. 3. La farine, pour 4 Kilos maximum doit être vendue à 60 centimes par Kilo maximum. Art. 4. On ne peut livrer hors de la ville ni pain ni farine sans autorisation et sous aucun prétexte. Art. 5. Les commerçants qui vendraien audessus du prix seront punis d'un em prison mment d'un mois à 5 ans et d'une amende de 26 à 500 francs, avec applicatioi facultative de l'art. 85 du Code pénal belge Indépendamment de ces peines, le paii et la farine pourront être saisis et vendus Fait en l'hôtel de ville d'Anvers, le 2( janvier 1915. Le Bourgmestre, Jan de Vos. * * * Nous lisons, non sans un peu d'étonne ment, dans ,,De Nieuwe Gazet van Antwer pen" l'entrefilet suivant: „L'aviateur françaii Amérigo, ancien entraineur à motocyclette a été forcé d'atterrir près d'Arras et es tombé dans les mains de ,,nos" soldats. Le: mains de „nos" soldats? A ce point là Vraiment, la „Nieuwe Gazet" va un peu loin Quant à Amérigo, r ssurons ceux de no: 1 lecteurs qui l'ont applaudi si fréquemment ai vélodrome de Zurenborg. Il a réussi i reprendre son vol, indemne. Seul, son pas ^ sager fut légèrement blessé. * * * „La Nieuwe Gazet" n'est pas plus dégoûtéi que l'„Handelsblad van Antwerpen". E1L \ insère des réclames pour la Flora, l'établis sement allemand de la rue Anneessens, que 1 l'autorité belge fit fermer au début di mois d'août. Et l'on voit la réclame de: , „Choucroute8 garnies" s'étaler en lettrei ; grasses, efc en français s. v. p., dans ce honnête iournal. • • • - Le conseil communal s'est réuni ce lund L 25 janvier à 4 heures de l'après-midi (heur< ; eie la tour). L'ordre du jour fut le suivant : 1. Installation du secrétaire çommunal. 2 Démission ' d'un conseiller (probablemen' [ M. Arth. Cornette.) 3. Dépôt du rappor annuel. 4. Hospices civils travaux de , peinture. Adjudication. 5. Hospices. Con ; struction de deux fermes. Adjudication 6. Hospices. Hôpital de Stuyvenberg. Tra vaux eie peinture. Adjudication. 7. Per sonnel communal. Salaires et appointe ■ ments. 8. Personnel communal. Absences , Mesures d'ordre. 9. Personnel enseignant Absences. Mesures d'ordre. 10. Taxes su: , les réjouissances publiques. Accords con . clus en 1913. Approbation. 11. Travaux d-; voirie rue de la Chaux. Répartition 4e frais. Approbation définitive. 12. Cimetière Concessions de terrains. Approbation. 13 Utilisation personnel le d'engrais. Rôle d< i 1915. Approbation. 14. Postes sans valeu: sur les rôle3 de contribution. Année 1912 - 13, Approbation. ; * * * Mon Odeurs a fêté discrètement l'annî versai re de sa 25e année de service à l'admi nistration communale. .A Gand. Il arrive, dit l',,Handelsblad d'Anvers", dans les principaux centres, des vivres d'Amérique mais qui doivent être payés au comptant. Et les oommunes doivent em-! prunter chaque semaine pour pouvoir ache- • ter ces vivres. ; A l'une de6 récentes réunions du conseil communal de Gand, il a été fait mention des prêts consentis par la ville aux oommunes avoisinantes. C'est ainsi qu'il fût prêté 150.000 francs à la ville de Deynze, 15.000 à Zwijnaardp, 37.500 à Destelbergen, : 25.000 à Oostakker, 20.000 à Zomergein, ) 25.000 à Melle, 10.000 à Mont-St Arnaud. ; Ces prêts sont conclus sur une base d'inté-t rêts de 3 %. ) La ville de Gand elle-même a déjà donné • des bons pour une somme de 5 millions de ; francs. , ) On travaille autant que faire se peut. Il n'y a pas de mauvaise volonté, mais > manque eie travail, par suite de l'arrêt j complet du trafic. Toutefois, très près des > lignes de combat, on travaille encore active- • ment dans l'industrie du lin. Dans la région de la Lys, avant la guerre, t le lin atteignait un prix élevé sur le marché. ? Lorsque la guerre fut portée dans le coin ! Ouest de la Flandre, la vente cessa tout ? à coup. i Les industriels font leur possible afin i d'occuper feurs ouvriers, mais ils n'ont pas > d'argent pour payer ceux-ci. » Il y a même la crainte à présent que j tous les établissements où l'on travaille le lin soient anéantis si les lignes de combats reculent de l'Yser à la Lys, ,,la rivière b d'or" de l'industrie linaire. ) A Bruges. Par la faute d'un plombier, le feu s'est déclaré au château des ducs de Bourgogne. Le toit est perdu, mais l'incendie a pu, ^ heureusement, être circonscrit avant que cette intéressante bâtisse historique ait été irréparablement abîmée. • • • L La_ ville de Bruges a reçu l'ordre de fournir trois cent mille bouteilles de vin de , Bordeaux, de Bourgogne, et de Champagne, pour les mois de janvier et de février. Les bouteilles doivent avoir au moins une capacité de trois quarts de litre. Si les marques et la qualité ne satisfont pas, toute la provision de vins enfermée dans les caves des particulière sera confisquée. A Chimay. La ville est occupé par des soldats, logéB, en partie, chez l'habitant. * « * On signale — évidemment — des réquisitions.7 * * * La vie est calme. Beaucoup d'habitants ont quitté Chimay et n'y sont pas rentrés. Us se trouvent, pour la plupart, en France. ) * * * Beauchamps est brûlé en partie. A St Nicolas. Environ 10.000 personnes sont à charge de la commune. Dans quelques fabriques, le ? travail a été repris, mais le matin seulement. • • • t Le jeudi, le marché a été rétabli. # * * Le petit séminaire a rouvert ses portes le 15 janvier. Il en est de même pour toutes les écoles : Saint Joseph, école normale pour jeunes filles, etc. * * * La grande fabrique de draps et de châles a reçu d'importantes commandes de l'étran-ges. L'étranger? Voilà qui sent rudement 5 l'Allemagne. . ^ m mm ; Le Saint Siège et les catholiques belges. 5 Je reçois beaucoup de lettres de catlioli-' ques sur l'attitude du Saint Siège. Je ne : dirai rien de leur contenu si ce n'est qu'elles reflètent un sentiment de tristesse. Mais peut-être convient-il de considérer ceci : nous sommes sous le coup des événements tragiques qui se 6uex;èdent avec une singulière rapidité. Nous réagissons de même et le coeur parle toujours plus vite que la raison. Un de mes honorables correspondants veut bieu me mettre eu garde contre un jugement précipité. Il fait très justement observer que nos devons nous méfier des racontars de presse et que, loin d'avoir répondu par une fin eio non-recevoir à la réclamation du Roi Albert, le pape avait charge un envoyé spécial de faire une enquête sur les événements de Belgique. D'ailleurs nous avons aujourd'hui des éléments d'appréciation certains: c'est le discours prononcé par Benoit XV dans le consistoire du 22 janvier. Après avoir déploré que tant d'églises aujourd'hui sont privées de leurs pasteurs, le pape en des termes irréprochables définit le ,,rôle du Saint-Siège'' : ,,S'il ne nous est pas donné de hâ^er la fin d'un fléau aussi grave, puissions au moins en atténuer les douloureuses con . séquences! Nous nous y sommes employé . jusqu'ici autant qu'il était en notre pou-I voir, vous le savez, et nous ne manquerons I pas de continuer à noua y. employer dans l'ervenir aussi longtemps que la néoessité l'exigera. ,,Notre mission apostolique ne nous permet pas de faire davantage aujourd'hui. Quant à proclamer qu'il n'est permis à personne, -, pour quelque motif que ce soit, de léser la justiœ, c'est sans aucun doute'le plus haut devoir qui incombe au Souverain Pontife, constitué par Dieu comme son interprète suprême. ,,11 est inutile pour cela d'engager l'auto- •. rité pontificale dans le litige même des belligérants. A coup sûr, pour tout esprit pondéré, il est manifeste que, dans cet effroyable conflit, le Saint-Siège, sans cesser de s'en préoccuper avec une extrême attention, est tenu de garder une complète impartialité.,,Le Pontife romain, en tant d'une pari*, qu'il est le vicaire de Jésus-Christ mort pour tous les hommes et pour chacun, en tant d'autre part qu'il est le père commun des catholiques, doit embrasser dans un même sentiment de charité tous les combattants. Il a, de chaque côté des belligérants, un grand nombre de fils dont le salut dodt lui causer une égale sollicitude. U est par suite nécessaire qu'il exrasidère en eux non les intérêts spésiaux qui les divisent, mais le lien commun de foi qui les rend frères." D'autre part, les catholiques belges liront avec le plus vif intérêt tel passage où Benoit XV leur témoigne une sympathie toute spéciale. Etant donné l'extrême réserve qui s'impose au Saint-Siège ces paroles sont carastéristiques : ,,Toutefois, tout en n'adhérant à aucun des deux partis, nous nous occupons également de l'un et de l'autre, comme nous l'avons dit, tandis qu'avec anxiété et avec angoisse nous suivons les terribles phases de cette guerre, et cela d'autant plus qu'il est à craindre que la violence dans l'attaque ne dépasse parfois toute mesure. ,,Notre pensée cependant, comme il est naturel, se tourne plus souvent du côté où se manifeste, avec le plus de vivacité, l'at- . tachement respectueux à l'égard du père commun des fidèles et cela concerne par exemple notre bien-aimé peuple belge, témoin la lettre que nous avons adressée récemment au cardinal-archevêque de Ma-lines. « ,,Et nous faisons ici appel au sentiment d'humanité de ceux qui ont franchi les frontières des nations adverses pour les conjurer que les régions envahies ne soient pas dévastées plus qu'il n'est strictement exigé par les nécessités de l'occupation militaire, et, ce qui importe davantage encore, qu'on ne blesse pas sans une réelle nécessité les habitants en ce qu'ils ont de plus cher, comme les temples sacrés, les ministres de Dieu, les droits de la religion et de la foi, car pour ceux qui voient leur patrie occupée par l'ennemi, nous comprenons fort bien combien il doit être dur de se trouver soumis au joug de l'étranger, mais nous ne voudrions pas que le désir ardent de recouvrer leur indépendance les amenât spécialement à entraver le maintien de l'ordre public et à aggraver, par suite, de beaucoup leur position. ,,Du reste, mes frères vénérables, si des angoises aussi grandes et aussi lourdes nous troublent, nous ue devons pas toutefois perdre courage; plus l'avenir nçrns apparaît obscur, plus grande doit être la confiance avec laquelle nous nous approchons du trône de grâce pour obtenir miséricorde et y trouver la grâce avec le secours opportun (Hébr. : 4. 16)." Ce qu'il est vrai de dire, c'est que certains milieux catholiques italiens sont fortement teintés de germanophilie au point d'avoir même pu compromettre le pape lui-même. Aussi a-t-il fallu que celui-ci rappelle au simple devoir de charité les journaux où se reflètent les opinions de ces divers groupements. Us pardonnent volontiers à l'Allemagne luthérienne; ils ne peuvent pas souffrir la France de Combes au point que tout ce qui est français, même le clergé, a pour eux une odeur de roussi ! Laissons donc ces monsignori à leurs dévots ressentiments et à leurs intrigues de sacristie. On peut négliger ce qu'ils disent et mépriser ce qu'ils font. C. B. m 9 m Payement de l'indemnité due aux parents des miliciens belges. Mr. le consul général de Belgique à Amstc dam porte à la connaissance des parents de miliciens belges actuellement en service, qui ont droit à l'indemnité prévue par les lois des 30-8-1913 et 4-S-1914. et qui résident actuellement dans l'arrondissement d'Utrecht', à l'exception du canton d'Amersfoort, qu'il? sont priés de se présenter à Utrecht, au loc; ,,Gebouw voor Kunst en Wetensohappen Maria plaats, (ingang tegenover Boterhal)" 1 mercredi 27 janvier, de 9^ à 12 h. et de à 4 heures. ; Les internés doivent être munis de toutes les pièces justificatives, ainsi que d'un certifie;' d'inscription au bureau de la population, avec i mention de la date de leur arrivée. AVIS. Nous serions reconnaissants i nos abonnés qui reçoivent leur Journal par la poste et dont l'abonnement expire le 31 janvier, de bien "ouloir nous envoyer un mandat-poste de f'. 1.50 avec la mention: Renouvellement d'abon-naiiiiBt

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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