L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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05 oktober 1915
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s.n. 1915, 05 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 25 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/h707w6895n/
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/8"cèaïi* fJO'Centlmcs) Marai fô octôlSFë 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer •Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Belge est nôtre nom de Famille. I f - n- Toute» les lettres doivent être adressées „u tout-eau de rédaction: N Z. VOORBURGWAL 234-340, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Ctief : Gustave Jaspaers. „ , , _ - _ l Charles Bernard, Charles Herhiet, Comité de Rédaction: { „ , , , ( René Chambry, Emile Painparé. four les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser A l'Administration du journal : N.Z. Voorbargwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: Hollandefl. 1.50 pan mois. Etranger fi. 2.00 par mois. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. L'Ultimatum L'Entente a répondu à tou6 ceux qui attendaient; un acte d'énergie. L'ultimatum QU0 la Russie a envoyé au gouvernement de Sofia éclaircit la situation. Plus de tergiversations, plus de faux-fuyants. Il faut °ue la Bulgarie jette le masque et nous saurons aujourd'hui même si elle est avec DûUSou contre nous. j] est remarquable que jusqu'ici la Rus-fl'e s'était abstenue de porter un jugement sur l'attitude du gouvernement du roi Ferdinand. C'est sir Edward Grey qui s'est chargé de lui faire entendre, et cela dans un langage ferme et précis, que l'Entente était ° bien résolue à prévenir par tous les moyens en son pouvoir les oonsé-cuences dommageables de sa politique aventureuse. Ce langage, l'Angleterre pouvait et devait le tenir, VAngleterre qui a été l'artisan désintéressé de k grandeur et de la puissance de la Bulgarie que la Russie avait arrachée au joug ottoman. Le cabinet de Londres ne peut être suspect au cabinet de Sofia; il n'a pas, non plus, à s'embarrasser de vaines questions de sentimentalité dont on comprend que la Russie, à cause de son affinité de race, de son rôle de protectrice, de mère peut-on dire des peuples de nationalité slave, ne pouvait, faire fi. ' Mais au langage de sir Edward Grey, qui avait le double caractère d'une invitation et d'une menace, la Bulgarie n'a répondu ni par les paroles ni surtout par les actes qu'on attendait. On ne peut pas dire non plùs qu'elle s'est compromise davantage du côté do nos ennemis. Mais nous n'entendons plus, cette fois, être surpris, car ce sont les surprises qui nous ont coûté cher dari6 cette oiierre. Nous savons par expérience que lorsque la Bulgarie proteste de ses sentiments pacifiques c'est une raison de plus pour ne pas y croire. Avant que n'éclatât la première guerre balkanique ses déclarations rassurantes avaient endormi toutes les chancelleries de l'Europe. Quelques mois plus tard, c'est au moment où elle manifestait l'intention de soumettre à un arbitrage son différend avec la Serbie et la Grèce que 1^ roi Ferdinand, de complicité avec le général Sanof, ordonnait la traîtreuse attaque oue l'on sait. Aussi ne pouvons-nous nous iier à ce que dit Sofia. Nous avons seulement à tenir compte des agissements d'un gouvernement sans foi qui cherche à tirer ce qu'il croit être le meilleur parti des événements et qui a déjà donné assez de signes de démence pour que nous puissions nous attendre à ce que parmi tant de partis à prendre il choisisse précisément le plus fou. Et donc, puisque .tôt ou tard sonnera tout de même l'heure de l'action, il ne nous est plus permis de laisser à nos ennemis l'avantage de la fixer. • D'ailleurs nous sommes prêts. Les généraux Sarrail et sir Jan Ha-milton ont rassemblé dans la mer Egée des forces considérables sur lesquelles il ne sera pas difficile de prélever les 150,000 hommes ' qui suffiront pour entraîner les Grecs et leur permettre de marcher sur Sofia. Et c'est la Russie, maintenant que nous noiis trouvons placés devant l'irréparable, qui dit à la Bulgarie les mots qu'il faut appuyés de toute l'autorité morale que lui donne sa situation de libératrice des peuples slaves. Inutile de transcrire ici cet ultimatum que nos lecteurs auront lu et relu et dont les termes, admirablement choisis, auront dans les Balkans un retentissement profond. Et si le roi Ferdinand et ' ses ministre ^meurent insensibles à ce suprême appel à k reconnaissance du peuple bulgare, celui-ci sentira se réveiller la voix du sang qui aux heures tragiques crie plus haut que tout. Et si forte, si disciplinée que soit l'armée de la Bulgarie, il lui manquera cet élan né. de la communauté d'i-^al qui a rendu nos armées invincibles. Encore une fois que Jes destins s'ac-complissçjit. Déjà la promptitude de notre action montre notre force. Cette force a éclaté sur les champs de bataille de l'Artois, de la Champagne, de la Dwina et de la Galicie. Ces ministres bulgares qui déclaraient naguère que lier son sort à la Russie c'était se lier à un cadavre ne peuvent plus, l'ignorer. Ce sont les Russes qui ont repris aux Allemands l'initiative des opérations de même que les Français imposent leur volonté à leurs adversaires. Déjà il est apparu que les empires du centre étaient impuissants à venir au secours de la Bulgarie à travers les défi-tés de la Morava-, cependant que l'Entente Peut distraire de ses armées principales les forces qu'il faut non seulement pour réduire les Bulgares mais encore pour aller a travers leur pays porter le coup mortel aux ^ Germano-Turcs. C'est bien ce que nous attendons. Charles Bernard. H y a un an! 8 octobre 1911/.: Bataille autour d'Arras, Lassigny, Noyon et Compilgne ; recul l'ennemi ait nord de Soissons et de Télégramme du grand-duo Nicolas atl général Joffre, annonçant la victoire ^ Augustovo. Investissement de Sarajevo P0r les Serbes et les Monténégrins. En Mbanie, Essad pacha devient gouverneur Povisoire, Lavant-guerre. L'espionnage allemand en Belgique. Les Allemands n'avaient pas seulement pr< paré 1',,invasion militaire" de la Belgique; i en avaient aussi préparé 1',,invasion civile' Parmi les moyens qu'ils mirent en oeuvre dar ce but, leurs sociétés de surveillance nocturn jouèrent un rôle important. C'est dans le Grand-Duché de Luxembourg -écrit le correspondant belge de la ,, Croix'' -que les Allemands établirent leur premier Société de surveillance de nuit •— merveilleu: outil d'espionnage qui leur a rendu d'immense services. Ils créèrent ensuite des Sociétés sim laires à Bruxelles, à Malines, à Anvers — notr grande place de guerre! — et dans quelque autres villes de moindre importance. La Société de Bruxelles, intitulée la Rond de nuit, avait à sa tête deux agents allemands officiers de réserve et qui quittèrent précipi tamment la capitale belge plusieurs jours avan l'ultimatum, emportant leurs volumineux dos siers où la plupart de nos administrations publi ques, de nos commerçants, de nos fabricants de nos rentiers avaient bénévolement consigné dans des déclarations détaillées'et signées, tou ce qu'ils désiraient mettre à l'abri des escarpes Une discipline de fer, à la prussienne, régnai sur le personnel des surveillants. Elle étai appliquée par des gradés, pour la plupart venu d'outre-Rhin. Or, le salaire était misérable, le amendes pleuvaient et la durée du travail étai épuisante. Un jour vint donc, — c'était quelques moi avant la guerre, — où ces pauvres diables d surveillants songèrent à s'associer pour s défendre moralement et matériellement d'autant que l'entreprise de Bruxelles seul rapportait à ses directeurs 140.000 francs d bénéfices nets par an. Le nombre de leur „abonnés" — de leurs ,,espionnés" — s'éle vait, en effet, à plus de 8000! Pour s'associer les surveillants s'en vinrent à la central sociale chrétienne de Bruxelles où un syndica fut immédiatement organisé. Les directeur allemands prirent peur et répondirent à cett création de Syndicat par une interdiction afc solue pour leur personnel de se grouper, sou quelque forme que ce fût, sous peine d renvoi immédiat. Et, de fait, plusieurs sur veillants, pères de famille et hommes d'âge furent jetés à la porte pour l'exemple. 0: assista donc à ce spectacle inouï d'Allemand interdisant, en Belgique, à des Belges d'usé du droit constitutionnel de s'associer! Le Syndicat créa alors une Société belge d1 surveillance de nuit. La Ronde de nuit allemande surveillait 1 Palai6 de la nation : aussi les soldats du kai ser, à leur entrée à Bruxelles, pénétrèrent-il dans les locaux de la Chambre et du Séna comme s'ils y avaient vécu toute leur vie e le pillage s'organisa : la Ronde de nuit sur veillait tous ou presque tous les bâtiments mi nistériels ; les coins et recoins les plus secret où dormaient les archives étaient repérés dan les dossiers dé la Ronde de nuit. Et, au Palai du cinquantenaire, au début d'août 1914, 1: firme allemande ,surveillait" l'Exposition d'ar qui ferma hâtivement ses portes à l'arrivée de troupes dé von Kluck. Machines-outils, dépôts d'essences et de ma tières premières ; moteurs, tracteurs, dynamos magasins de cuir et d'étoffes, tout était ren seigné, étiqueté, rubriqué. Aussi les commis sions allemandes purent-elles fonctionne à Bruxelles comme si elles avaient inventori' les magasins de l'intendance prussienne. Certain jour d'août, deux officiers ennemi se présentaient chez un des principaux négo ciants de Bruxelles: ,,11 nous faut, dirent-ils telle quantité do telle marchandise". ,,Je ni tiens pas cet article, leur répond le négociant" Et, de fait, il ne le tenait pas d'habitude. Mai; il oubliait qu'un confrère avait fait ,,warran ter" chez lui une forte quantité quelque temp auparavant. Les Allemands, eux, ne l'igno raient pas et, sûrs de leur fait, ils firent fouille le magasin où le négociant eut la surprise d< reconnaître que les militaires teutons connais saient mieux son 6tock de marchandises qui lui-mlîne!... Qui les avait renseignés? Notr< négociant était abonné à la Société allemand" de surveillance nocturne. Comité National de Secours et d'Alimentation. Section pour la Collecte en Ho!!ande Comment voulez-vous, disent certains Belges, que nous fassions la charité aux pauvres demeurés en Belgique — nous n'avons plus de disponibilités. Cette réponse peut avoir beaucoup de valeui pour celui qui la formule, mais elle n'en £ aucune pour le pauvre qui en est l'occasion. Vous n'avez pas de disponibilités, dites-vous? Vous 6emblez ignorer qu'il vous est pes sible d'en créer dans le seul but de servir lî cause de la Charité ! En effet, le moratoire er vigueur en Belgique et qui vous empêche d. disposer de votre crédit en banque ne grève pas les chèques tirés au profit des pauvres. T1 vous suffit de remettre à l'oeuvre de lf Collecto en Hollande un chèque sur votr< banque à l'ordre du Comité National de Se cours et d'Alimentation et celui-ci en obtiendn sans peine l'acquittement. Vous n'avez pas de crédit en banque, objec. tez-vous? Mais vous pouvez déléguer le Comit de Secours dans les créances que vous avez £ charge do l'Etat ou des Communes pour n'im porte quelle cause, — ou si vous avez des bien; en Belgique, il vous suffit de remettre au Co mité National une promesse conçue comme . suit : ,,Je m'engage à payer au Comité Nationa de Secours et d'Alimentation ou à son ordre lr somme de mille francs payable 6ix mois aprè; 1a. conclusion de la paix". Cette promesse est aussitôt escomptée pai le Comité de Secours en foi de l'honorabilité de votre nom et do votre notoriété en Belgique.Etant donné les moyens fournis aux Belges pour réaliser leurs charités, est-il sérieus d'invoquer encore cette objection sans fonde ment de l'absence de disponibilités? Le secrétariat du Comité Régional d'Am sterdam est transféré au Singel 334, à Am sterdam. Comité Central : 44 Daendelstraat, à La Haye En Belgique. s A Bruxelles. g- Nous lisons dans les journaux de lacapi e taie que le Conseil communal de Saint Gilles a tenu une séance publique dans 1 - courant de la semaine dernière. M. le bourgmestre Bréart prononça l'élog 0 funèbre de M. E. Huvsmans, ministre d'Etal 41 qui vient de disparaître, et de M. le généré ® major Maes, dont nous avons annoncé 1 Q décès. Ensuite l'assemblée vota les point s suivants qui figuraient à l'ordre du jour I 1° Le budget pour 1916 de l'église d a Sainte-Alène ; 2° La demande d'un subsid > de 300 fr. du Comité local de la section de " logements du comité national de secours e _ d'alimentation ; 3° La demande de subsid de 500 fr. de l'Union des villes et commn , nés belges ; 4° L'approbation des compte , de 1914 : a) de l'école moyenne de jeune t filles; b) des écoles gardiennes ; c) des école d'adultes ; 5° Les frais de curage de la Senne J 6° Les demandes de majorations de crédit 5 aux budgets de 1914 et de 1915 ; 7° L taxe sur la valeur ldbative réelle des immeu bles bâtis ; 8° La taxe sur le revenu cadastra des constructions temporairement exemptée! s de la contribution foncière ; 9° La taxe direct 3 d'égout et de pavage sur les propriétés noi 3 bâties ; 10° Les centimes additionnels au: • contributions foncière et personnelle (main 1 tien pour l'exercice 1916); 11° Les centime s. additionnels aux taxes établies par l'Eta - sur les revenus des sociétés, les automobile; , et les spectacles cinématographiques (main 3 tien pour l'exercice 1916); 12° Unemprun 1 de 49,500 francs avec le Crédit communal * * * M. W , dont le magasin de primeur; s et de fruits est un des plus importants di 3 Bruxelles (il est situé boulevard Anspach) " a comparu devant le tribunal correctionne ' pour falsification de beurre. s II a été condamné à une somme minime r grâce à l'indulgence des juges, disent le: journaux de la capitale. î Mais pourquoi n'a-t-on pas eondamn< d'abord le . producteur. Le voilà, le vra 3 | coupable. Les négociants dépositaires doi vent être condamnés pour leur négligence J c'est incontestable ; ils gagnent assez d'argen t en ce moment, mais les falsificateurs de . vraient faire de la prison. Il ne fau - pas qu'on use de clémence vis-à-vis de ceuj 5 qui s'enrichissent aux dépens de toute un< 3 population malheureuse. * * * i t AVIS s concernant la levée de la saisie des céréaleî destinées à la consommation personnelle des producteurs. , En modification de mon avis du 10 aoul - dernier (Bulletin officiel des lois et arrêtés - pour le territoire belge occupé no. 106 di " 17 août dernier) le chiffre 2, 2e alinéa, s'énon î cera : ,,Dans les exploitations où on récolte surtoui > ou exclusivement du seigle, la levée de saisie - ne portera que sur le tiers de la quantité don! , le producteur a besoin pour son alimentation > celle de sa famille et de son personnel. Si ss . production en froment, méteil et épeautre ; n'atteint pas les deux tiers restants, il recevrc - le complément par les soins du Comité Natio-s nal de Secours et d'Alimentation, qui lui livre- - ra du froment ou une autre espèce de. céréale • que le producteur désignera lui-même." > Der Generalgouverneur in Belgien. x Freiherr Von Blssing, > Generaloberst. » ; Bruxelles, le 10 septembre 1915. ; * * * AVIS concernant l'échange de céréales destinées aux semailles. i Avec l'approbation de son Excellence le Gouverneur général, la Commission centrale de te récolte a décidé que, quand le besoin s'en fers sentir avec urgence, le Comité national pourrs ! échanger de petites quantités de céréales de bonne qualité et appartenant aux stocks don1 la . saisie a été levée, contre les quantités réservées aux agriculteurs en vue de leurs semailles. Les quantités à échanger devront avoii exactement le même poids. Der Vorsitzende der Zentral Ernte Kommission Graf Rantzau. Bruxelles, le 10 septembre 1915.. * * * Arrêté du gouverneur général en Belgi : que en date du 16 septembre 1915, con ! cernant l'emploi des cossettes de chicorée de la nouvelle récolte : Les dispositions de l'arrêté du 13 aoûi dernier (Bulletin officiel des lois et arrêtés no. 107 du 19 août dernier), concernant let cossettes de chicorée desséchées, sont ren ; dues applicables aux cossettes de chicoré* 3 desséchées qui proviendront de la prochain* récolte (1915-16). Sont seules considérée . comme cossettes de chicorée les racines d< chicorée qui peuvent servir à la préparatior des succédanés du café. * * * Autre arrêté du gouverneur général ei Belgique en date du 18 septembre 1915 : L'art. 1er de l'arrêté du 1er juin derniej concernant l'exportation des marchandises s< trouvant en Belgique (Bulletin officiel de: lois et arrêtés no. 84, p. 689) est complète comme suit: Les semences de tout genre ne peuvent être exportées qu'en vertu d< l'autorisation prévue au présent article. * * * Aux amateurs de bonne bière nationale nous dirons que le ,,petit" faro se paii actuellement 8 centimes le Verre. Le prix di . „petit brune" est identique. Le grand yerr< vaut 15 centimes. Lo lambic est à 25 centimes, la gueuze à 75 centimes la bouteille. * * * Le correspondant de la ,,Liberté" à 3 Bruxelles signale la mise en vente dans la capitale belge d'un ouvrage du major von 3 Strantz, intitulé ,,La Conquête de la Bel-rj gique", qui. fournit quelques indications ] sur la façon dont les hordes teutonnes ont 3 mis à feu et à sang la Belgique. 3 ,,C'est avec le diabolique sourire d'une • joie haineuse et méprisante, dit l'auteur, 3 que les Belges virent les Allemands pénétrer s! sur leur territoire. Plus il en venait, plus gl ils se réjouissaient, car aucun ne devait t ; retourner ; tous demeureraient étendus, 31 morts ou blessés, sur les champs de bataille. .1 L'armée belge était faible, mais le peuple 3 ' aidait l'armée. Il n'y avait pas un bour-3 geois qui n'avait un fusil dans une armoire. 3 Même des filles et des femmes maniaient le • revolver et le pistolet, sans oublier le cou-3 : teau tranchant. Tous les Allemands devaient ^ mourir; tous devaient être effacés de la . surface de la terre. ,,Nous avons notre j armée — disaient les Belges — et si vrai-5 ment elle' doit échouer, malgré l'aide $es 3 bourgeois, il nous restera nos fortifications i contre lesquelles les Allemands se casseront - la tête. Les Allemands ne posséderont pas . de la Belgique la largeur d'un pied!" Et, i de nouveau, la joie haineuse brillait dans b leurs yeux ! 3 ,,Et voilà-que vous voulez, petit peuple - présomptueux, nous empêcher de passer, b vous à qui nous avions promis paix et protec-. tion si vous n'apportiez pas d'obstacles à notre grande oeuvre. Et voilà que vous faites } cause commune avec nos ennemis ! C'est ) comme si vous attaquiez un prêtre qui porte le Saint des saints. Nous sommes consacrés j par la grandeur de notre destinée. Nous sommes, chacun individuellement, porteurs du Saint des saints, gardiens et protecteurs | de.la patrie, de vos femmes, de vos foyers." Le livre se termine par cette déclaration ; significative : j ,,Et les Belges s'étonnent que nous marchions sans pitié contre la population civile, même lorsqu'elle n'offre que des soupçons J de culpabilité!" Et voilà les individus qui avaient la pré-[. tention de gouverneur le monde entier ! A A avers». M. J. De Jode, instituteur aux écoles communales, a succombé avenue de Key- ser à la rupture d'un anévrisme. * * * Le sculpteur Josué Dupon est-nommé membre de la commission du Mu-ée do? , Beaux:-Arts. * # * Le Conseil communal a nommé professeurs de droit aux écoles normales de la ville M. De Meyer et Mlle L. Kessels. Le ,,Koninklijke Nederlandsche Schouw-burg" va faire sa réouverture en jouant j,Arsène Lupin", pièce alliée 6i l'on ose , dire, puisqu'elle a pour auteurs un Belge et un Français. * * * M. Charles Stappers, co-directeur de la 1 Banque Populaire de l'arroneiissement d'Anvers, a été arrêté le 15 septembre par les autorités allemandes et incarcéré à la prison cellulaire de la rue des Béguines. Le prétexte de cette arrestation arbitraire, qui a provoqué à Anvers une certaine sensation, est enejore inconnu. * * * Les soldats allemands se sont installés au Palais de l'Hippodrome. Ils en ont fait) une confortable caserne. Dans plusieurs maisons privées, dont les locataires sont absents ils ont ouvert des bureaux pour les passeports, etc... * * * Différents bruits circulent au sujet de la réouverture de l'Opéra Flamand. M. Fontaine aurait, dit-on, sollicité l'autorisation de rouvrir son Temple (avec quel répertoire, dieux du Walhalla?). Mais élevant le refus de l'administration communale d'allouer un subside, il se serait décidé à attendre... "La parti est bon. D'autant que les Allemande auraient contraint M. Fontaine à reprendre | son répertoire courant, dont la majeure par tie, on le sait, est composée de musique boche. Déjà, nos ennemis annoncent des représentations wagnériennes... Libre à eux, ; mais que ce ne soit pas un Belge qui préside o /-IAttf.î rtoAfl A ILléée. Outre ses voyages incognito à Paris, le kaiser fit aussi plusieurs séjours à Bruxelles eu à Liège. Passant un jour par le château des Masures, près de Pepinster, il fut frappé par le L caractère architectural de l'entréo de ce domaine. — Qui est le propriétaire? demanda un . personnage qui l'accompagnait. . — M. Davignon, député... ; Il s'agissait do M. Davignon, qui devait j être plus- tard ministre des affaires étrangè-. res de Belgique et répondre le 2 août, si crânement, à l'ultimatum du kaiser. A quelques jours de là, au nom de Guillaume, le ministre d'Allemagnei à Bruxelles î demandait à M. Davignon l'autorisation de i prendre une copie de cette entrée3 ce qui î fut accordé.. Aujourd'hui, le domaine des Mlasures est occupé par quatre cents Allemands. * * * Lie Fonds spée^ial de secours aux employés et voyageurs de commerce continue à fonctionner admirablement. Il rend les plus signalés services à ceux qui, dans la crise actuelle, sont- privés de leur emploi. Il procure, outre les secours pécuniers, l'aide par le travail; le lait aux vieillards0 et aux enfants, le logement, les vêtements, les chaus sures; les "layettes aux nouveau-nés. A L ouvain On annonce le décès de M. Léopold Pauls, président du tribunal de première instance, survenu au château de Cognée, sous Chas-siart.Au Pays Wallon. On se plaint d'une nouvelle hausse sur le bourse, les ecufs et les pommes de terre. On se demande si l'on va laisser libre cours à la spéculation, comme ce fut le cas au début de l'occupation? * * * Nous apprenons la mort do M. Emile Del-court, de Calonne, figure populaire du Tournaisis, engagé volontaire, mort au champ de bataille. Ossis les Flandres. H y a peu de temps, ainsi que nous l'avons dit, les Allemands s'étaient mis dans la tête qu'ils devaient, sans retard, extirper le français des Flandres. Ils s'imaginaient ainsi entrer dans les bonnes grâces des Flamands, ou tout au moins des flamingants. Leur échec fut piteux et les oppresseurs réussirent simplement à se faire haïr un peu plus. Dans. beaucoup de localités, les Komman-dants, ayant compris le ridicule et l'odieux de leurs ordres, ont changé d'attitude et ils permettent de nouveau des enseignes en langue française. A l'époque où l'ordre de supprimer toutes les enseignes françaises fut donné, les habitante durent bien se résigner, sachant ce qu'il en coûte de braver la force brutale des conquérants. Mais nulle part on ne consentit à substituer, comme l'eussent désiré les Bochess, aux textes supprimés des traductions en flamand ou en allemand. Dans maintes localités, des citoyens audacieux se vengèrent comme ils purent de l'odieuse mesure. C'est ainsi qu'un peintre en bâtiments dans une ville de la Flandre occidentale, après avoir répandu uno sérieuse couche de noir sur les lettres multicolores qui ornaient son enseigne, y peignit des larmes d'argent. Les Boches auraient pu rire de cette plaisanterie. Mais, toujours égaux à eux-mêmes, ils préférèrent infliger quinze joure de prison au peintre facétieux. Les aimables A Roulers Depuis la bataille de l'Yeer, la ville de Rou-iers n est puis c^u'un vaste li3piial. I/alhux cies biessés allemands a été continuel pendant toute la guerre des tranenées, et depuis une quinzaine de joure il prend des proportions inusitées. Le petit séminaire et l'hôpital communal étant trop petits pour les contenir tous, les Allemands ont établi un grand hôpital de campagne sur les fondations de la fabrique de savon dont la construction a été interrompue par la guerre. Ils ont dû en outre agrandir de crois fois- sa surface le cimetière de la ville. Roulers n'est pas seulement un hôpital et une nécropole, c'est aussi un atelier. Continuellement l'on voit arriver du front des mitrailleuses, des fusils, des canons do campagne, des automobiles endommagés. Les Allemands, qui ont pris possession de toutes les usines, y réparent tout ce matériel quand la gravité des dégâts ne néoessite pas l'envoi en Allemagne. Il y a un va-et-vient ejonstant. ele véhicules, ele camions-automobiles et de trains entre la ville et le front. Le long du canal les Allemands ont établi une nouvello ligne de chemin de fer. La fabrication de sacs de toile pour les retranchements est poussée avec activité. On utilise pour cela tout ce qui tombe sous la main, même le tissu de 6oie. Beaucoup de femmes et do jeunes filles da Roakrs et des environs, poussées par la faim, ont accepté de travailler à cette fabrie^tdon. La vie à Roulers est intenable pour les habitants, dont huit mille à peu près ont quitté la ville. AM L^asxetï^lfeotlls,,^, Liste. des maisons incendiées dans la commune d'Houdemont, en août 1914: J acquêt-Bienvelet; Guillaume Ernest ; Gil-lardin Michel; Antoine Lucie; Weyland Henri; Vve Rossignon-Henrion,; Biernet François ; Vve Roger ; Lepage Eug. ; Vve Rcngvaux Jacques; Gillardin Joseph; Guillaume Albert; Pigeoti Léon; Vve Burnet Aug. ; Klepper Etienne; Etienne Jos. ;Cour-tois Victoire; Jacquet-Quairin; Hendriok-Edouard ; Marlaire Hubert ; Lacroix Grand-Jean Jos. ; Vienneau J.-B. ; Chenot Edouard ; Michel J.-B. ; Renneson Jœ., Vve Em-veillez Nicolas; Noël Félicien; Rongvaux frères; Vve Rossignon Ad.; Cornet Victo-rine; VveJacquet-Tiry ; Vve Antoine Ed. Renoy Ed. ; Thiry Alb. ; Pierre t Jos. ; Lam botte Emile; Muel Jean-P. ; Léonard Ed. Vve Rossignon Env. ; Lemaire Eug. ; Laper che Jos. ; Antoine Victoire; Kepper Ernest Alfred ; Vandervcestijne-Adels ; Robinet Env. ; Etienne Em. ; Lambotte Jean-Phil. Vve Balbeur ; Demoulin Léon ; Tintenger Alfred; Vandervoestijne-Adels : Robinet Jos. ; Vve Lempereur; Copus Ed.; Cornet Isidore; Vve Rongvaux Em. ; Warnimont Julien; Doffagne Jos.; Causse Joseph. Onze erivils furent fusillés à Houdemont en août 1914. Les parents de tous les soldats au front sont en bonne .santé .; Les habitants dont les noms suivent sont réfugiés à : Habay-la-Vieille: 1. Grandjean Jos.; 2. Hendrick Edouard ; 3. Marlaire Hubert ; 4 Noël Felice; 5. Pierret Jos.; 6. RemusSon Jos.; 7. Vve Rossignon Em.; 8. Weyland Henri. Mortimart : 1. Lambotte Jean-Phil. ; 2. Laperche Jos.; 3. Vve Rongvaux Jacq. Marbehan : Lallemand J.-B. Rulles: Klepper Etienne et Ernest. Arlon : Doffagne Jos. On peut se procurer les noms des civils fusillés à Latour, Tintigny et Houdemont en s'adressant à M. de Dorlodot, 4, Priory Gardens, à Folkestone. Prière aux personnes qui feront cette demande d'indiquer l'adresse exacte de leur famille en Belgique. Les militaires de Latour, Tintigny et Houdemont sont invités à donner de leurs nouvelles à M. de Dorlodot. * * * A Basteîgne, les troupes allemandes ont quitté le petit séminaire. La rentrée des cours se fera donc le 6 octobre. * * * Le prix du beurr© a fortement diminué: il est tombé de 4.80 à 4.10 le kilo. .i* O «— Histoire et.... histoires Un lecteur nous écrit : ,,La Belgique loyale!" quel thème inépuisable. Chaque page du livre de notre passé le développe et l'illustre avec une constance et une lumière saisissantes. L'injustice seule nous a toujours révoltés. Comme on l'a très bien démontré dans ce journal, lors de l'invasion de notre territoire, en 1831, notre gouvernement a agi avec une correction exemplaire. Cette conduite est d'autant plus digne d'éloges qu'à cettte heure même les plénipotentiaires des grandes puissances délibéraient à Londres avec les envoyés de l'Etat qui nous attaquait à l'improviste ! Un autre fait jette un jour non moins clair sur les nobles sentiments de la Belgique. On dit que la confiance est la vertu des braves gens. Eh bien, il est bon de le rappeler, nous n'avions à cette époque que 17,000 soldats, partagés en deux petites armées: l'armée de l'Escaut et l'armée de la Meuse. Cela prouve bien que nous voulions rester paisibles et honnêtement neutres après avoir recouvré notre juste liberté. Et l'on nous tombait dessus par surprise avec 40,000 hommes soigneusement préparés et commandés par des généraux experte. Ces chiffres sont ceux de Kurth, historien dont le renom est universel et qui connaît à coup sûr mieux que n'importe qui les documents sur lesquels il appuie le récit d'événements qui se sont accomplis dans sou pays il n'y a pas un siècle. Ceci c'est de l'Histoire. Qu'il me soit permis, peur la confirmation de ma thèse, et pour l'édification de tout le monde, de placer à côté de La littérature vraie de faits authentiques quelques lignes de prose moins véridiques qu'on peut désigner sous le nom vulgaire ,,d'histoires"....Il m'est tombé sous la main un livre néerlandais ,,Geschiedenis des Vaderlands door W- A- Elberts, 8e druk, geheel lierzien en bijigewerkt door T. Pluim — Rotterdam, D. Bol le". Savez-vous à quel chiffre on y porte cîette armée belge de 1831 ? A 60,000 hommes (nagenoeg 60.000 mannen) — voir page 333. Les Français n'amenaient que 42.000 h., et, sur le désir de Léopold I, ils laissèrent dix jours de répit à leurs adversaires. Ceux-ci avaient complètement ba^tu et dispersé 60,000 h. (!) en quelques jours — transivi et ecce non erat —. On se demande alors pourquoi le prince Frédéric, le duc de Saxe-Weimar, les généraux Van Geen, Chassé, • Cort Hijligers, Meijer ,de Kok ,,en ande-ren" — une légion, quoi! —- pourquoi, dis-je, ils n'ont pas affronté une bataille en rase campagne et ont préféré ou lever le pied, ou se mettre à l'ombre de la citadelle d'Anvers? Voilà les fantaisies qu'on imprime dans un livre qui s'intitule sérieusement ,,Histoire de la Patrie", qui en est à 6a 8e édition, tout à fait corrigée, et... augmentée (bijgéwenkt). Nous signalons <^s conteurs... ,,d'histoires" à l'agence Wolff. Si l'auteur de l'ouvrage précité est en vie, il serait tout désigné pour -faire le dénombrement des armées alliées, afin de glorifier les casques à pointe momentanément vainqueurs. Avec de bonnes lentilles à ses bésicles, notre historien découvrirait facilement qu'au début des hostilités présentes les Belges avaient 500.000 hommes et les Anglais a^ moins deux millions parfaitement guêtres, comme disait Leboeuf. Il serait ainsi démontré que nous avions conclu un pacte illicite avec l'Angleterre et que celle-ci, non seulement voulait faire la guerre, mais tout de suite passer le Rhin! Pour la philosophie mystique... ,,des histoires" l'agence allemande trouverait son homme en M. van Gorkum, catholique hollandais, une connaissance. Aigle de Meaux, ne sort pas de la tombe, car tu pourrais recevoir sinon un coup de griffe fulgurante du Lion dans.l'e>eil, certainement — mais autre part — un bon coup de dents du loup aussi apostolique que neutre!.... , ^ 4. D.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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