L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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20 februari 1915
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s.n. 1915, 20 Februari. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 18 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/cc0tq5sc57/
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1ère Année N°. 12Qi _ S cents (ÎO Centimes) Samedi SO février 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «Journal quotidien du matin paraissant ù. Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOORBURGWAL 234-240 Téléphone : 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. I Charles Bernard, Charles Herbiet, Comité de Rédaction: i Gustave Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOORBURGWAL, 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement I En Hollande fi. 1.50 par mois, payable par anticipation \ Etranger fi. 2.00 „ „ Droit? En dénonçant pour le 18 février une guerre de sous-marins contre tous les navirçs de commerce qui approcheraient de l'Angleterre, l'Allemagne prétend agir en vertu d'un droit. Elle se fonde d'une part sur ce que son procédé est nouveau et n'est donc pas prévu par le droit international, et d'autre part sur le fait que l'Angleterre a pris les devants en mouillant des mines dans une partie de la mer du Nord. Que valent css arguments ? Le cas est nouveau, assurément. Aucun jurisconsulte, fût-il criminaliste, n'a jamais envisagé une hypothèse aussi extraordinaire. Le droit nouveau de l'Allemagne renverse tous les principes sur deux points: l'action des navires de guerre contre les navires de commerce n'est plus la capture, mais la guerre proprement dite contre des civils; cette action ne se limite plus aux navires ennemis ou contrebandiers, mais s'étend aux neutres. Cette manière de faire la guerre est une ressource nouvelle due à une arme nouvelle, disent les Allemands, donc le droit international n'a pu la prévoir, donc elle n'est pas interdite, donc elle est licite. Ce premier argument ne tient pas un instant. Il manque de base en fait. Les sous-marins ne sont pas une arme nouvelle. Ils existaient quand on a conclu les conventions de La Haye. Il s'en suit qu'ils font partie des données de fait qui sont l'objet du droit en vigueur. Quand même cela ne serait pas, les choses en seraient au même point; un sous-marin est un navire de guerre comme un autre, et il faut de toute façon lui appliquer les textes relatifs à cette arme. Ce qui est nouveau, ce n'est pas le sous-marin, c'est la manière de s'en servir. Et comme celle-ci est contraire à toutes les règles connues, il appartiendrait v aux Allemands de justifier d'un droit qui prime ces règles. Sans doute les Allemands l'ont-ils com-pris, car leur second argument se meut j dans un ordre d'idées plus juridique. C'est ce qu'on appelle en droit un argument d'analogie; il est tiré de la comparaison du sous-marin avec la mine sous-marine. A vrai dire la thèse adverse s'exprime avec cette déviation inévitable que subit toute idée qui passe par les brumes d'un cerveau allemand : nos ennemis accusent les Anglais d'avoir violé le droit en barrant la mer du. Nord à l'aide de mines, et comme les Anglais agissent, d'après eux, de façon inadmissible, ils réclament le droit d'agir par rétorsion de façon encore bien plus inadmissible. En réalité l'Angleterre avait le droit de placer des mines comme elle l'a fait, nous le verrons dans un instant. Les Allemands n'avaient donc pas à se plaindre, et il n'y a pas lieu à rétorsion Mais soyons charitables et redressons l'idée de nos ennemis. On y trouvera, comme nous l'avons dit, un argument d'analogie: Un champ de mines sous-marines, tel qu'il a été placé dans la mer du Nord par les Anglais, a pour effet de fermer la mer en créant un danger pour les navires de commerce, tant ennemis que neutres; puisqu'on a le droit d'atteindre ce résultat à l'aide de mines, on peut employer aux mêmes fins des torpilleurs sous-marins. C'est un argument. Il y a lieu par conséquent d'examiner do plus près le droit dont usent les Anglais pour voir s'il peut s'étendre aux procédés dont nous menacent nos ennemis. La question des mines sous-marines a tait l'objet d'une convention à la seconde conférence de La Haye. Dans les débats qui eurent lieu, l'Angleterre défendit les idées de droit et d'humanité. Elle se fonda sur ce que la mer était libre en vertu de principes séculaires de droit international et qu'elle devait rester ouverte aux neutres, pour demander qu'il fût absolument interdit de mouiller des mines dans la haute mer. Ce fut l'Allemagne qui conduisit l'opposition. On finit par adopter un texte hybride qui commence par reconnaître le principe de la liberté des mers, mais qui admet l'usage des mines dans toutes les mers en se bornant à le réglementer. Au moment du vote le premier délégué anglais fit une déclaration: Il constata que la conversation telle qu'elle était adoptée n'imposait aux belligérants aucune restriction en ce qui concerne le placement de mines amarrées, celles-ci pouvant donc être placées même dans la haute mer; il déplora ce résultat au nom des principes de l'humanité et fit en signant cette réserve expresse que le simple fait que la convention ne défendait, pas tel fait ne devait pas être considéré comme privant le Gouvernement de sa Majesté Britannique du droit de contester la légitimité dudit acte ou procédé. Le délégué allemand crut devoir répondre. Il dit simplement que personne ne ferait usage de mines qu'en cas de nécessité et qu'aucun pays au monde n'était plus humanitaire que l'Allemagne. Il a lu aussi une réserve, non pas au nom de l'humanité, mais pour dire que l'Allemagne ne se considérait pas comme liée par un article du traité qui interdisait le placement de mines devant les côtes et les ports de l'adversaire dans le seul but d'interrompre la navigation de commerce. Il ne nous a pas semblé inutile d'entrer dan» ces détails car ils stigmatisent les protestations allemandes qui ont accueilli les entraves apportées par l'Angleterre au commerce. Nous revenons à notre sujet et nous nous demandons ce qu'il faut décider de lî prétention allemande sur la base de la cou vention de La Haye et du droit commun La réponse tient en deux phrases : lo. Le droit de poser des mines er pleine mer étant, aux termes mêmes de h convention de La Haye, une exception à le règle de la liberté des mers, ce droit est de stricte interprétation et ne peut donc être étendu à des cas non prévus. 2o. Non seulement le raisonnement pai analogie est illégitime; il est impossible dans l'espèce. Il saute aux yeux que la guerre de sous-marins qui est annoncée a des effets infiniment plus vastes que le placement de mines et se présente dans des conditions entièrement différentes. Si la conférence de La Haye a admis la guerre par mines du moins l'a-t-elle réglementée. Les mines doivent être amarrées et leur emplacemen' signalé aux neutres. Dans ces conditions lî liberté des mers est restreinte, mais elle subsiste, car un champ de mines ne peu; ainsi être établi que dans des eaux relativement peu profondes et dans une zone restreinte. Les sous-marins ont au contraire ur rayon d'action de plusieurs milliers de milles Ce n'est plus la restriction, c'est la suppression de la liberté des mers. Deux mots pour en finir de deux arguments accessoires des Allemands. Les sous-marins pourraient se prévaloir des règles sur le blocus et du fait qUe l'amirauté anglaise a engage ses navires de commerce à se défendre par quoi ceux-ci deviendraient navires de guerre. Il est de principe incontesté que le blocus doit être effectif, c-à-d. exercé par des forces suffisantes pour rendre de façor permanente l'endroit bloqué inaccessible et que le blocus fictif tel qu'il est déclare par l'Allemagne est interdit. De plus le navire qui force le blocus peut être capturé mais non coulé. D'autre part s'il est vrai que le civil ne peut pas attaquer l'ennemi, il va de soi que s'il est attaqué il a le droit de légitime défense. De tout quoi il résulte que le nouveau genre de guerre dont nous menace l'Allemagne ne peut recevoir que telle qualification juridique que nous fournit le code pénal S. mrn »—gi La taxe Illégale Le Comité Belge de Mid<M bourg qui travail le sans relâche pour le bien-être de ses compa triotes et qui, d*vtis tous les domaines, donn< un remarquable exemple de labeur intelligeni et fructueux, sur la proposition de l'a vocal Ed. Lens, du barreau d'Anvers, propose d'envoyer à qui de droit en Belgique la requête dont copie ci-dessous. Plusieurs membres dv vaillant cercle de Middelbourg font usage de cette requête. En voici les termes: „L'an mil neuf cent quinze et le à le requête de (constitution éventuelle d'avoué). Je soussigné huissier près les tribunaux d'Anvers, ai dit et déclaré à que mon requérant fait opposition à l'exécutior de contrainte délivrée par , (Date) écoulé ,,Et d'un seul et même contexte en date, requête que dessous, je, huissier, susdit et soussigné ai donné assignation à comparaître, tribunal Ire instance ou justice de paix aux fins d'y recevoir l'opposition, et, statuant sur celle-ci, voir dire pour droit que la contrainte noti-fiée sera de nut effet, opposition fondée sur ce que (circonstances de fait à détailler qu seraient de nature a établir que l'opposanl n'aurait pas volontairement quitté la Belgique] sur ce que la taxe ne constitue pas une contribution, mais est en réalité une simple pénalité sans caractère légal aucun; que l'ordonnance prévoyant l'application de cette pénalité esi contraire aux engagements formels pris pai l'empire allemand, que la taxe est illégale puisqu'elle consacre un privilège au profit de certaines personnes, ce qui est en opposition avec l'art. 112 de la constitution belge. „Q.u'au surplus, le gouvernement allemand n'a ni l'autorité ni le pouvoir voulus pour imposer pareille taxe. ,,Que celle-ci étant illégale, anti-constitutionnelle, se trouve partant nule, sans vaeur el sans sanction possible. ,,Déclarant en outre non opposant réservei expressément tous autres moyens de foirne ei de fond à faire valoir ultérieurement et ic; expressément réservés. " LE COMITE BELGE. ma a «1 Union Belge. Ce soir, à 8£ h. précises, les membres de l'Union.Belge sont convoqués aux fins de discuter la revision d'un article des statuts Tous les membres sont priés d'assister 1 cette importante réunion, l'assemblée de vant réunir les deux tiers des votants pou] que les statuts puissent être utilement modi fiés. Le second point à l'ordre du jour est : „Divers"4 En Belgique. A Bruxelles. 1 M. Bràcbet, directeur de l'Institut d'ana a tomie de Bruxelles, professeur à l'Univer a sité, vient d'être invité à faire six conféren 8 ces au Collège., de France sur ses travaux 0 des trois dernières années. * * * r On sait que lès fonctionnaires du dépar s tement de la justice restés à Bruxelles cou tinuent à y exercer régulièrement leur fonctions. Les Allemands, eux ,,jouent mi nistre", et, pour ce faire, ils se sont mis i 0 trois, à savoir: M. Trimborn. député ca 3 tholique de Cologne, qui a épousé une Bel 3 ge, dirige les. Cultes ; le procureur impéria '' de Francfort, M. Blum, les prisons, h ® sûreté publique et la législation pénale ; M Schauer, la bienfaisance et la protection de l'enfance. ? Ces messieurs se partagent les pouvoirs ministériels, c'est-à-dire que, chaque jour ils vont faire un petit tour au ministère, puis s'en vont. j 1 * • ■ Jeudi 5 février a eu lieu à Bruxelles une réunion des présidents des chambres de commerce de Belgique, convoqués à la de-* mande de l'autorité allemande pour exa-3 miner la question s'il fallait maintenir le 1 moratorium tel quel ou s'il «fallait le modi-3 fier, et comment. ' La discussion a abouti à la proposition 3 formelle et unanime que les circonstances qui ont nécessité le moratorium sont restées ce qu'elles étaient. De quoi il résulte que la 3 suppression du moratorium ou un allège-1 ment prématuré de celui-ci exposerait le ^ pays aux plus grandes difficultés économiques.3 Telle est l'opinion unanime d'un groupe de représentants autorisés du commerce, de , l'industrie et de la finance belges. 1 Farnii les prisonniers civils remis en h-j berté par les Allemands, il en était qu: tombaient de fatigue. Les privations çt L la, faim ne leur permettant pas de se rendre de Bruxelles aux villes de province qu'ils habitent, on dut les héberger rue Jérusalem, à l'asile des réfugiés. * * * Trois postes militaires ont été créés : le premier, rue de Louvain, pour la ville de Bruxelles, Etterbeek, Woluwe St. Lamberi _ et Auderghem. Le deuxième, qui est formé parle piquei de la gare du Nord, est installé rue di e Brabant 9, pour les communes de St. Josse t Schaerbeek Laeker, Jette, Koekelberg e; t Molenbeek. ^ Le troisième comprend les communes de St. Gilles, d'Anderlecht, de Forest, d'Uc 0 cle, d'Ixelles et de Watermael-Boitsfort. 1 • * * * e ,,L'Académie des Inscriptions", qui étai' plus de quatre mois sans nouvelles de ses meni 1 bres, associés et correspondants, de Belgique, £ reçu des nouvelles, enfin, et elles sont bonnes: e M.M. Franz Cumont, Charles Michel, Henr s Pi renne et le P. Delehaye sont tous en excel lente santé. La lettre par laquelle ils se rappellent ai 1 souvenir de leurs efcnfrères de France renfer me des détails intéressante sur ce qui se pass< derrière le rideau allemand. Il s'y passe qu< l'Académie royale de Belgique, dont font par - tie les quatre savants, associés et correspon . dants de notre institut, tient ses séances tou de même à Bruxelles, dans une sallo prêtée, i s est vrai, car son palais est occupé par réquisi - tion allemande, et sans la présence <îe ses mem bres gantois et liégeois, empêeiliés et excusés La lettre aporte une rectification. On a an e nonce à plusieurs reprises le pillage des mu i sées. Le fait est heureusement inexact. Tou. les conservateurs sont restés à leur pe>ste, aprè, avoir mis en sûreté les plus précieuses dos col ) lections dont ils avaint la garde. Pourtant, le 2 janvier, la Kommandantur t ' donné l'ordre de rouvrir les musées. Com nu e on objectait que cette mesu:»3 pouvait être in 3 quiétante, les . autorités allemandes garanti t rent que jamais les musées de Bruxelles n< seraient bombardés et que les monuments n< r souffriraint en aucun cas le moindre dom - mage. La promesse a été retenue pour ce qu'ell valait. ' Aucune des quatre universités belges n'a re c pris ses cours; la plupart des maîtres et élèves, en effet, sont au frefnt ou à l'étrange: ^ Mais enfin on vit, on tâche de faire vivre; e on a le ferme espoir qu© l'avenir ■é^ac-ra tou " les maux du présent. La confiance de tous est entière et ce n'es pas l'avenir seul qui réparera les maux di présent: l'argent allemand y contribuer; t pour la part matérielle! » « » r Le „Vlaamsche Stem" apprend d'une per t sonne revenue de Bruxelles: Dimanche derniér eut lieu à Bruxelle 1 l'inhumation d'un soldat belge, tombé : Aerschot, et dont on venait de retrouver I corps. Au moment où le cerceuil sortit de la maisoi mortuaire, il était couvert d'un drapeai belge. Quatre soldats allemands accompa gnaient le cortège. Le premier geste de ceux-ci fut d'enleve e le drapeau du cercueil. e Un vieux monsieur, indigné par cet act scandaleux, ne put retenir sa colère et cria ^ „Vive la Belgique!" Il fut immédiatemen arrêté. Au moment où les Allemands l'em r menèrent, il cria: ,,Je suis fier d'être Belge fier d'être fait prisonnier pour mon pa}*s !: La foule hurla, furieuse, mais le cortèg' poursuivit son chemin, A l'église, la manifestation recommançj et de nouveau le public cria : ,,Vive h Belgique !" „Vive la Belgique !" Les soldats allemands tirèrent des coups de fusil dans l'église, sur quoi le curé pri' la fuite et le public fut refoulé vers la porte ,,Voilà comment, ajoute le ,,Vlaamsche Stem", on enterre un héros sous le régime . * allemand." A Asifers, i, Il y a de l'inquiétude parmi les soldat: . belges réformés, habitant la métropole Inquiétude absolument justifiée, car lee l Allemands parlaient d'envoyer ces , malheureux eh Allemagne, les considérant comme prisonniers de guerre. L'exemple des Verviétois, bien que les journaux an-versois n'en aient soufflé mot (bien enten-i du !), était connu et l'on redoutait qu'ur beau matin, nos réformés soient cueillis à domicile et expédiés sur Aix-la Chapelle, dans les habituels wagons à bestiaux qui servent ordinairement à des transports de ce genre. Les Allemands viennent de faire connaître leur avis. Us considèrent comme prisonniers de guerre tous les militaires réformés après le 9 octobre et qui, confiants dans le ,,Komt weder tôt betere dagen", sont revenus bénévolement se jeter dans la gueule du loup, — ce qui était à prévoir! De cette ordonnance, ôn peut déduire que les soldats réformés avant la prise d'Anvers n'ont rien à craindre. Èspérons-le Sans toutefois trop y compter. Les valets au service des journaux ne soufflent mot de cette <9rdonnance, afin de ne pas affoler le public. * * * Le commandant de la gare centrale e?6t le hauptmann Pourroy. • # • L'Administration communale essaie d'améliorer la situation. Elle a foui entre autres un demi-million pour Ta reconstruction des maisons détruites par le bombardement.Il est bon de savoir à quelles conditions chaque propriétaire peut recevoir une avance de 5,000 francs au maximum. Seuls les 1 ouvriers, soutenus par le Comité de secours ! peuvent travailler à la reconstruction des - maisons. On espère que plusieurs centaines d'ouvriers seront ainsi occupés. Avant la fin du mois, le eïonseil communal d'Avners devra se réunir pour délibéra sur le budget de 1915. Il va de soi qu'i! ^ faudra un tour de force pour équilibrer le budget, attendu que les réquisitions on! : absorbé des millions et que les recettes de la ville sont nulles. On peut s'attendre à ce qu'un emprunt de guerre soit conclu, afii d'ajourner à plus tard la mise en couver--, ture du déficit énorme. Il n'est pas encore . question d'une imposition sur les célibatai. i res ou les absents. Mais cela sera nécessaire et juste. Ainsi s'exprime un ignoble papiei l qvj. a nom ,,Le Bruxellois" et qui es; l'oeuvre de traîtres. Un point, c'est tout. * * * i A la demande de la Commission Inter > communale, l'administration communalt > d'Anvers a prié l'autorité allemande et» - vouloir bien autoriser les sculpteurs an ver ; sois, qui avaient exposé au salon trienna j de Bruxelles, à reprendre leurs oeuvre: actuellement encore enfermées dans le: salles d'exposition du Palais du Cinquante naire. On se plaint amèrement du manque d< • bétail. Les Allemands continuent à réqui 5 sitionner d'énormes quantités de.foin. Oi 5 ne voit guère plus de seigle. Quant au: " pommes de terre et à l'aVoine, ils deviennen rares. Les „Boerenbonden" font leur possibL } pour atténuer cette situation précaire. ! * * * [ Dans nombre de communes des environs I il n'y a plus, de lumière. On manque de cou ! vertures et de vêtements. î * * * Le génie belge, avant la reddition d'An ' vers, no}ra dea centaines de kilos de poudr J qu'il n'était pas possible d'emporter. De enfants en avaient repêché dans les fossés d< ^ la porte de Wilrijck, dit le ,,Telegraaf': une certaine quantité qu'ils firent sécherai b soleil, puis .y mirent le feu! Une terribl i explosion se produisit. Et ce fut la catas i trophe. Un grand nombre des malheureu: bambins sont blessés; dix d'entre eux son décédés ! , A Ganfi. i La gare de G-and sert de gare de transi 5 pour les troupes venant du et allant ver le front de l'Yser. Les soldats allemandi • n'ont pas à se plaindre. Les officiers von *• diner — aux frais de la ville, naturelle ment — dans les grands hôtels de la ville Ils arrosent leurs dîners des meilleurs vins c déjeunent avec du bourgogne à neuf ou di: francs la bouteille ou avec des vins de cham 5 pagne. De cette façon les caves des restau • rants et des marchands de vin se viden (un des derniers a dû fournir 1,600 bou teilles de Champagne en une fois), et tou ; habitant qui possède plus de 100 bouteille a .reçu confirmation de l'ordre que nou J avons déjà mentionné d'en notifier le nom bre et la marque. On devine aisémen pourquoi. Plusieurs débiteurs de boissons, chassés au début du mois d'août, sont revenus, et dans ces maisons, pour lesquelles il n'existe pas d'heure de fermeture, le Kulmbacher et le Dortmunder coulent a flots. tStt'i.-, -r. A Verviers. ; Après plus de trois mois de vacance, le conseil communal vient de se réunir pour > voter te budget et entendre un rapport du collège sur la situation de la ville. Le rapport mentionne les mesures de police prises par le bourgmestre en Vue de la sécurité de la population. Ces mesures visaient, notamment, les débits de boissons ; alcooliejues et les lieux de divertissements. * * * Le collège a fait d'importantes acquisitions de farines, de pommes de terre, de lard, riz, pois, fèves, sel, etc. Il espère même importer sous peu du pétrole. Les achats en farine se sojnt élevés, depuis l'occupation, à fr. 1,049,467.33. Les achats de pommes de terre à 112,958 fr. ; en lard, j de 14 mille 364 fr-; en sel, 4,675 fr. ; en i riz, 12,294 fr. ; en fèves, 2,166 fr. | Grâce au comité hispano-américain, auquel le conseil adresse une lettre de gratitude, le collège va pouvoir importer du lard et du jambon d'Amérique devenus rares. La ville est ravitaillée de charbon et les usines à gaz et électricité 6ont à l'abri de la disette. A Namw Les Namurois ont appris avec émotion la mort d% M. Balthazar Florence, né en 1844 à Arlon, mais qui habitait Namur depuis cinquante années environ. C'était un musicien de race qui possédait à un haut degré les qualités de cliarihe de la vieille école. Il avait fait représenter quelques opéras-comiques dans le goût ancien et de nombreuses oeuvres d'orchestre. Il était l'âme du mouvement musical dans le pays de Namur et dirigeait, à Namur même, une fabrique de pianos et surtout d'harmoniums, qui pouvaient rivaliser avec les meilleures marques étrangères. L'invasion alelmande avait mis en fuite ce bon vieillard qui s'est était à Paris, calmement, dans les bras de sa fille. A TMsra'Sîffsiat. A Turnhout la situation s'est améliorée ' également. Par suite de l'arrivée d'importantes quantités de vivres, expédiées d'Anvers, la vie y est devenue à peu près sup-. portable. Beaucoup de boulangers ont encouru des amendes pour infraction aux prescriptions concernant le prix et le poids du pain. D'autres boulangers, surtout ceux qui habitent les quartiers ouvriers, ont cessé leur ^ commerce. | Le prix du pain a augmenté de beaucoup: le prix des denrées est également très élevé. Encore quelques jours et la bière sera devenue un vrai article de luxe, cai la plupart des brasseries dans les villages ! environnants ont cessé le travail. • • • Un de nos correspondants nous adresse quelques notes stupéfiantes; elles concernent la conduite de personnalités qui se } trouvent à la tête de l'arrondissement de ^ Turnhout. Ce n'est pas la première fois que des renseignements défavorables nous ^ parviennent au sujet de ces mêmes person-} nés. Nous avions tout d'abord refusé d;j , croire, mais devant la concordance des informations émanées de différentes sources sérieuses nous ne pouvons que les enre-j gistrer. Cependant — (ainsi avons-nous fait pour les officiers sans scrupule de feue h L garde-civique) nos colonnes seront ouver-. tes ceux qui croiraient pouvoir nous t prouver que nous avons été mal informés, » ,,L'Echo Belge" est lu à la Kommandantur de Turnhout. Dès lors, les intéressés seront prévenus. Car nous serions heureux — nous le disons en toute franchise, de , pouvoir démentir l'attitude de M. Fran çois du Four, sénateur suppléant et f.f. de bourgmestre qui, d'après plusieurs Turn houtois, aurait reçu le gouverneur von Bis - sing en habit, ha-ut de forme et gant; î blancs. Où est-il, le temps où le patriot< 3 Adolphe Max refusait de serrer la mail î que lui tendait le général Sixtus von Ar , nim? i Que von Bi&sing ait pessé c^uelque: 3 heures à Turnhout, c'est certain. Une revue des troupes composant la gar : nison fut même commandée et, du haut di t perron de l'hôtel de ville, von Bissirig ei le sénateur suppléant du Four assitaient en spectateurs. Derrière ces deux grosse: légumes, auraient pris place le bsau-frèr< de M. du Four, le député Alphonse Ver t steylen et sa femme. On dit même, (voye: jusqu'où l'on va) que la seconde fille eh représentant serait officieusement fiancée { un officier prussien qui loge chez eux e' que, lorsque Mme Versteylen et ses en fants se sont rendu récemment en Hol lande, deux officiers le3 acoompagnèrenl jusqu'à la frontière. La voiture était déj? loin que, de part et d'autre, on agitait en core mouchoirs et casquettes. S'il en' était ainsi, ce.serait scandaleux sans plus ! Mais nous . .espérons que tou; t nos correspondants ont mal .vu. En vérité s nul ne serait plus.heureux.que nous, répé ^ tons-le, de pouvoir. démentir une auss ■ triste, nouvelle. t J » ■ A Tonal*nal. Mgh. "Walravens, évêque de Tournai, est décédé à l'âge de 74 ans. Il avait été j>ris comme etage et forcé de se fendre à pied de Tournai à Bruxelles, malgré son grand âge. Les mauvais traitements et les injures qu'il avait eu à subir avaient sérieusement altéré la santé de cet homme de bien. Rapport sur tout cela a été fait au PajDe qui n'a pas caché sa tristesse. A S4 Nicolas. Une petite révolution s'est produite pa: mi les bonnes femmes fréquentant le mai cho national. Jadis, les paysannes demai: daient 4 et 4£ francs per kilo de beurre. Or, la Kommandantur a décrété tout rc cemment que le prix du kilo de beurre devait être fixé à 3 francs. Mais quelque ^boerinnen'' égoïstes voulurent quan même réclamer la forte somme. Elles fai. lirent être assommées par les ménagères-, furieuses de tant d'aplomb. Et la poli c intervint. Elle conduisit les paysannes au poste et fit rendre leur beurre. Cris, lamentations, désespoir et, comme le commis saire est bon enfant, il leur fit remettre la somme réalisée par la cente de leurs marchandises que ses agents avaient débitées, en l'absence des délinquantes ! Tout est donc bien qui finit bien. On odieux chromc Des Hollandais qui ont habité la Belgique durant un nombre suffisant d'années pour apprécier à sa valeur exacte le peuple belge, — qualités et défauts — nous prient d'enregistrer leurs protestations indignées. Nous ferons davantage. Nous y joindrons les nôtres, avec la force que porte en 6oi le droit. Ces protestations visent un chromo actuellement exposé dans un© boutique d'Amsterdam. Que représente-t-il ? Des francs-tireurs belges accueillant à coups de musil des troupes allemandes qui pénètren pacifiquement dans un village. Il serait oiscu do discuter La nationalité de oette gravure. Lo mauvais goût du dessinateur, du coloris' nous indiquent à suffisance qu'elle est ,',madf in germany" ou inspirée par qUelqu'Allemam besogneux. Elle ne serait que laide, ma fev que nous n'y verrions pas grand mal. L'art r souffert trop cruellement en grand (cathédraï de Reims, beffroi d'Arras, halles d'Ypres) pou qu'on doive le plaindre d'être malmené en dé tail. La valeur du coup de crayon, la nature c coloris, peu nous chaut! Mais la gravun „Overval der francs-tireurs" a un caractèr mensonger. Elle est fausse. El!» est odieu* Elle porte atteinte à la cause, entre toute honorable, qui est la nôtre. Si nous souffron c'est parce que nous avons notre honneur. A lons-nous encore devoir subir, jusqu'ici les inji res de l'Allemagne ? La lutte par l'image est l'une des p^s eff caces. Elle frappe l'imagination populaire c peut la fausser. Qu'elle soit satirique, spirituelle même violente, qu'importe. Il faut l'admettre! Mais lorsqu'elle vise à reproduire des faits réel elle se doit d'être exacte. Sous le prétex te de photographier un épisode, l'image que nous dénonçons ment, trompe, calomnie. C'est — on nous comprendra — ce que nous no pouvons admettre. Tant que les chromos berlinois représentent des victoires allemandef., nous n'avons à formuler aucune protestation Mais la légende des francs-tireurs a été uniquement forgée pour les besoins de la cause. 7' fallait, à ces soldats qui avaient mission terroriser la Belgique et qui, avec le réveil des sentiments humains que tout homme porte en soi, auraient pu manifester u? «entimen^ d" dégoût ou do révolte, il fallait leur raconter des histoires, créer des légendes, propager do fausses nouvelles. On a vu que les vice-feld-webeî, chargés de cette besogne, s'en étaient acquittés à merveille. Mais croyez-vous que les représentants <i • l'Allemagne à Amsterdam "o nrotesteraien pas si des gravures étaient affichées qui repré sentaient les soldats du kaiser tuant des er- h la mamelle (Diuant) nu précipitant d civils dans une maison en feu (Wolvertlieml Et pourtant ces faits ont été enregistrés pr la commission d'enquête dirigée par des hor-mes éminents dent l'oeuvre impartiale et s<" rieuse ne peut être mise en doute. Combien de fois le Wolff-Bureau n'a-t-il p:i été mis en mauvaise posture par le cardiir : Mercier lui-mC? millemc la campagne déloyale d'adversaires qui «e ser tent perdus. Un jour, c'est un illustré qui r pre>duit la photographie (?) de la tour de 1 cathédrale de Malines où un fusilier-mar ; belge (sic) se tient en observation. Le lend i main, c'est l',,IUustrierte Ivriegs Kurier" q s'empare d'une photographie anglaise repr sentant d*?s femmes belges réconfortant r héros mourant et que los journalistes a1 mands traduisent par: ,,Ein wohlvorbereit v ter Franktireurkrieg liât mit Bpginn V1 Krieges in Belgien teingesetzt. Belgische B • ger und Frauen vergelien sich in hinterhal ) ger und gemeiner "Weise gegen deutsche Tru pen und deutseb-o ( La «rm- ; des francs-tireurs, bien préparée, s'est mari [ festée dès le début de la guerre. Des bourgeon belges et de- femmes commettent des crime* lâches et infâmes contre les troupes allema^ ' des et les blessés allemands".) t Voilà leur honnêteté. On comprendrait u i photographe, attaché à un illustré et qui, dar i un excès de zèle, somme toute excusable, blvf ferait la direction de son journal. Tel cet ilb tré hollandais qui reproduit une photograph" du théâtre de la guerre: trois caval'ers aV mands reconduisant, aux bords de l'Yser, v ' de leur? camarades blessés — photo qtii fi prise à Maeseyck. Les quatre Allemands^ b' e%fagndu, n'ont jamais vu l'Yser ^puisqu'ils c tr^ivent depuis deux mois au bord de 1 ! Meuse, où ils furent photographiés» en pes^ de guerriers. Mais c'est là un bluff qui n'out ge personne. " La soi-disant attaque de fran es-t"r ours i contraire, est une calomnie. Faut-il qu'on la propage encore j>ar l'image? $oné Chambcy.

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