L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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21 november 1918
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s.n. 1918, 21 November. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 23 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/mw28912z0p/
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geffië7knnï!eiS0.14S3 ,"J5"^*2saK L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. •lourxsal oinsoticSieffa dn oiaiârs paraissant en Hollande Belge est noire nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau derédactloit: N.X. VOORBUBGWAL 334-240, AMSTEKDAiVl. Téléphones: 3797 et V7"7&. Rédacteur en Chel: Gustave Jaspaers. Charles Bernard, Eîené CliatiîSïry, Comité de SSAdactlonrj Emlle painparé/ Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Eîranger fl. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Les peintres belges en Hollande L'exposition dlmsterdam. i: [ L'exposition d'art belge organisée ai ,,Stedelijk Muséum" d'Amsterdam a pris l'ampleur d'une grande manifestation pa' triotique. Lors des précédents salons belges d'Amsterdam et de la Haye nous avons ou l'oocasion de montrer l'intérêt de propagande qui s'y attachait, d'une propagande entendue dans le meilleur 6ens du mot, Nous Belges, nous nous y sentons brusque-, ment transportés dans notre milieu, dam ' notre patrie visible et tangible en même temps que dans cette patrie spirituelle qui échappe à tout esclavage et à toute coercition. Il n'est pas de puissance au mond<e qui pourrait imposer une manière d'êt-n I ou une discipline à ces artistes qui interprètent librement ce qu'ils voient et ce qu'ils ■ sentent, c'est-à-dire C9 que nous voyons et ce que nous sentons nous-mêmes mais haussé au degré de leur sensibilité, élevé au diapason de leur talent ou de leur génie. Quant au Hollandais, quoiqu'il pense de notre art et se cantonnant dans le plan de l'esthétique pure, ils inclinera devant cette affirmation de la conscience d'un peuple, qui, lorsqu'il combat sur l'Yser, ou lorsque, comme ici, il libère la puissances d'idéal et ces forces de rêve qu'il possède en lui, manifeste sa volonté de ne pas périr. Est-ce une perversion, nous ne savons, mais ce contraste, non cette similitude plutôt entre les soldats qui combattent par l'épée et ces autres soldats qui oeuvrent par l'idée a quelque chose do séduisant. Oui, la paix protectrice des arts et . des sciences est un beau thème, un beau sujet de peinture déoorative aussi. Mais la guerre, l'horrible guerre détestée des mères, 3a Dulle Griefc si l'on veut du gTand Breughel qui a toujours visité la Flandre, n'a .fait qu/exciter l'esprit d'U'lenspiegel et attise cette flamme rayonnante qui, rnênîe aux époques les plus tragiques de notre histoire, a brûlé l'âme de nos artistes. Et tandis que se poursuivait l'oeuvre abominable de destruction, ils poursuivaient, «us, leur oeuvre créatrice, féconde et bienfaisante, et ils dressaient l'espoir quand mêmë sur un monde en ruines. Cet espoir, aujourd'hui, est réalisé. Une auréole de ^victoire illumine ces oeuvres et les transfigure. Elles participent de cette exaltation qui nous possède nous-mêmes, et comme elles sont le fruit des méditations do ceux d'entre nous dont la sensibilité est l'a plus développée, nos artistes, elles portent au degré le plus haut ce magnifique rayonnement de notre âme collective. Ce qui a doublé l'intérêt du présent salon, c'est la participation d'un giand nombre de peintres et de sculpteurs restes en pays ooeupé et dont une centaine d'oeuvres, envirotn, ont pu être réunies ici. Nous irons tout de 6uite au grand intérieur do M. J. Albert, un tout jeune, mais qui affirme avec une prodigalité vraiment étonnante les , plus beaux dons de coloris. Sans doute on pourrait exiger un peu plus do correction daiis la composition, plus de simplicité, plus de synthèse. Mais il serait puéril d'insister sur ces défauts que la fougue de la jeunesse et d'une vision avide de tout saisir*, d'une vaine créatrice désireuse de tout exprimer, entraîne naturellement après soi. M. Al'bert est comme emporté par une joie dymisiaque devant le spectacle de la lumière et de la couleur et il le restitue sur sa toile avec une sorte d'ivresse. Il est de l'étoffe des Rik W eut ers, il tient de la race de lies grands peintres et un magnifique avenir s'ouvre devant lui. 11 nous suffira de signaler la bello toile de M. Oleffe, ,,Août", ces quatre figures de jeunes fille® dans un décor ensoleillé où l'on peut voir déjà comme l'aboutissement, l'expression définitive de la manière d'un artiste épris de clarté, amant de 3a vie, et qui allie aux rares qualités du coloriste une suprême 'distinction. Il nous suffirait également de signaler le bel envoi de Léon Frédéric, dont cette toile admirable: ,,La religieuse endormie", d'un modelé si puissant, d'une matière si belle, si la participation do ce maître, qui cet parmi les plus grands au misent salon, ne revêtait une importance extraordinaire. Plus importante encore est la participation d'Eugène Laermans dont on admire ici ,,Le P.aysan à la Bêche", ,, Le Paysan à la Houe", et un paysage. Car si nous avions à indiquer celui d'entre les vivants qui résume dans son oeuvre au degré le plus lui ut et le plus parfait le génie c!c notre école nationale, nous nommerions Eugène Laermans. Il procède un peu de Constantin Meunier, non du peintre si curieux, si intéressant à étudier au point, do vue de sa formation comme sculpteur, mais du puissant modeleur du monde de la mir.e et de la forge. Laermans ' a peint la foule. Il ae vu l'individu dans la foule et il l'a déforme selon l'image de la fro'e où il se fond comme dans un tout ursfimc. Laermans a intégré la foule au décor, tout le peuple immense de l'industrie au décor de la cité industrielle et il en a dégagé le grand drame de la misère collective. Mai3 l'art a besoin de simplicité, de synthèse. C'est le propre de l'art de ramener lç monde à l'individu. Et Laermans a évolué. Il a distrait quelques individus de ses vastes cortèges de révoltés et il en a fait des groupes restreints toujours étroitement intégrés au déocr, à la terre d'où ils sont Venus et vers où ils retournent, comme dans >>Le Moirt". Plus il a peint l'individu tout seul, il a peint l'homme comme dans les deux figures, exposées ici. Le drame humain est là tout entier, simplifié, dépouillé jusque dans sou essence même. Si nous revenons à ceux de nos artistes qui ont travaillé en Hollande, qui ont à un paysage étranger appliqué leur vision parti-.^ière, npi^ nou8^ arrêterons tout d'aberd | devant les toiles de M. I. Opsomer. Voilà j 1 un peintre%ans le sens plein du mot. Nous connaissons ses vues du béguinage de Lierre, ces compositions où de vieilles pierres s'harmonisent avec une douce atmosphère de Flandre, où l'âme des choses simples et recluses se livre dans l'ingénuité d'un don total de soi. Opsomer s'est transformé. Il peint avec le même amour, la même sensibi-1 lité les décors de Hollande, les vieux canaux de Delft endormis sous la neige 1 ou oes vues de Katwijk, ces échappées sur le large où se joue l'âpre drame du ciel et de l'Océan. Mais sa vision s'est à la fois 1 amplifiée et approfondie. Opsomer élague l'accessoire; il ne laisse subister que l'essentiel et il l'impose au spectateur avec une ' force extraordinaire. La même observation vaut pour ses études de figures, pêcheurs ou femmes de pêcheurs, qui s'imposent à nous avec je ne sais quoi de définitif. Une silhouette humaine sur un fond d'infini, 1 rien dans la nature ne prend des proportions plus vastes; oe sont oes proportions qu'Opsomer fait tenir dans le cadre de ses tableaux et il n'y a pas un seul do ces tableaux non plus où le personnage ne dépasse le cadre, tellement est libre son allure et tellement puissante l'expression qui se dégage de tout son être. Le coloris à la fois très 6obre et très vigoureux, bruns intenses, verts harmonieux, bleus profonds Î)0sés en tons unis, le modèle souple et large, a technique sûre et savante, tout contribue à donner à ces oeuvres un cachet d'incon testable grandeur. Charles Bernard. i ■ine>-»-Ç-g<8ri m —— Moniteur Belge No. 300 à 306. Avis officiel, PUBLICATIONS' LEGALES Ministère des Affaires Economiques. Avis aux industriels et commerçants. 1. — Le Département dès Affaires Economiques attire l'attention de tous les intéressés bolges sur les difficultés que présenteront après la guerre le réoutillage et 'le réapprovisionnement de l'industrie et du oommerce. Tout indique qu'il sera nécessaire de procéder, sous le contrôle de l'Etat, à certaines répartitions do marchandises disponibles, du tonnage et des moyens de paiement à l'étranger. 2. — Le Gouvernement, convaincu do répondre aux besoins, résultant de la situation économique générale et des mesures prises dans les pays alliés, croit utile d'adopter les dispositions néoesaires en vue de concentrer entre ses mains toutes les demandes intéressant la reconstitution économique de la Belgique et de pouvoir présenter des prdgram-mes généraux aux Gouvernements Alliés. Il s'efforcera de respecter toutefois, dans la plus large mesure possible, la liberté de3 initiatives et dos transactions individuelles. 3. — Le Département recommande en premier'lieu aux industriels et commerçants de chercher à éviter, aussi bien en pays alliés qu'en pays neutres, toutes demandes isolées de matériel ou de marchandises, qui ne peuvent que déranger le marché et nuire à l'action du Gouvernement. 4. — Il invite, en second lieu, le9 industriels et commerçants qui auraient déjà constitué des stocks ou passé' des ordres fermes en pays alliés ou neutres à en faire part au Département des Affaires Economiques, Office des questions industrielles. 5. — En ce qui concerne, en troisième lieu, les commandes restant à placer, il y a à faire une distinction. Le Gouvernement s'est préoccupé, en ordre principal, de pourvoir aux besoins des industriels et commerçante demeurés en Belgique occupée et actuellement dépourvus de moyens de crédit propres à l'étranger. Il a favorisé, à cet effet, la constitution du ,,Comptoir national pour la reprise de l'activité économique en Belgique", Société Coopérative, dont les statuts ont été publiés aux annexes du ,,Moniteur Belge", sous^la date du 20 juillet 1918. Cet organisme fonctionnerons le contrôle; et avec le concours du Gouvernement, conformément à une convention passée entre l'Etat et lui le 19 juillet 1918. Le Département des Affaires Economiques invite, en conséquence, les industriels et commerçants à faire connaître leurs besoins eu Comptoir National. Le Comptoir National a des sièges à Paris, 15, rue Louis-le-Grand (2e); à Londres, 310, Canon Street, E.C. 3; et à La Haye, Bezuidenhout, 173. 6. — Le Comptoir National est donc à la disposition de tous les industriels et commerçant?, même de ceux qui sont représentés à l'étranger ou qui ont des moyens de paiement propres. Toutefois, les intéressés qui se trouvent dans ce cas peuvent avoir le désir de chercher à pourvoir eux-mêmes à leur réoutillage et à leur réapprovisionnement.7. — Il est indispensable que, même dans ce cas, ils fassent connaître leurs besoins au Département des Affaires Economiques, Office des questions industrielles. De la sorte, le Gouvernement sera, à même de faire rentrer leurs demandes dans les programmes généraux, ou, éventuellement, de faire aux Gouvernements alliés une demande visant spécialement le matériel ou les marchandises désirés par ces industriels ou commerçants particuliers. 6. — Le Gouvernement appelle la plus ; sérieuse attention de ces particuliers sur le : fait que, dans le cas où ils ne feraient pas j connaître en temps utile les stocks déjà constitués, les commandes déjà passées ou celles qu'ils désireraient placer, au Département. jclgs Affaires. économiques, celui-ci se trouverait dans l'impossibilité de les fair< participer à la répartition des marchandises des moyens de transport et do paiement qu pourront être mis à la disposition de la Belgique par les Gouvernements Alliés. Il est donc de leur plus grand intérêt personnel de communiquer immédiatement ai Gouvernement les renseignements que oelui i ci leur demande uniquement dans un but d'intérêt général. 9. — En tout état de cause, le Gouvernement 6e réserve de confier au comptoir national l'exécution, des ordres, même de ceux émanant d'industriels ou commerçants l particuliers, qui comporteraient des accords • avec des Gouvernements Alliés. En Belgique. One fisyreose intervention Les lecteurs de l'Eclio sont au courant des événements tragiques qui se sont déroulés à. » Bruxelles le 12 novembro dernier. A la suite i surtout d'excitations provoquées par les déserteurs allemands qui pullulent dans la capitale, des bagarres sanglantes ont éclaté entre soldats allemands et de même qu'en 1914 c'est la malheureuse population belge qui en a été victime.Une trentaine de mort», t.el est le sinistre bilan do cette journée. Mais ce que les Belles d'ici ne savent probablement pas et ce qu'ils apprendront de tout Bruxellois, au retour, c'est que des désordres bien plus graves, une effusion de sang plus effroyable encore ont pu être évités grâce à la conduite ferme et énergique du ministre de Hollande à Bruxelles. Monsieur van Volletthoven s'est montré une fois de plus; dans cette situation si difficile, complètement à la hauteur do ses importantes fonctions et il s'est acquis par son heureuse intervention un droit nouveau à la ïeconnaissanoe de la Belgique. Dès cette journée du 12 novembre, qui fut témoin des excès d'une soldatesque en révolte, le ministre de Hollande se mit en rapport avec le gouvernement allemand pour établir les responsabilités et prévenir le retour de semblables conflits. Il insista vivement auprès des autorités allemandes pour qu'à l'avenir la population belge n'ait plus à pâtir des actes clé répression jugés nécessaires centre les sujets allemands. Il fit comprendre au gouvernement général que l'unique moyen .efficace d'éviter de nouveaux désordres o'était de reconfier au plutôt aux autorités, loyales belges, sous la garantie d'une liberté d'action pleine et entière, les pouvoirs dont l'occupant les avait dépossédés. En possession d'assurances formelles à cet égard, Monsieur van Vollenhoyen réunit en conférence le gouverneur du Brabant, les représentants do la magistrature et du parquet et le bourgmestre de Bruxelles et communiqua à ces hauts magistrats les résultats de l'entretien qu'il avait .eu aveo le Baron von der Laneken. l'outes les autorités belges présentes à la conférence furent unanimes à approuver Jes considérations- émises par le ministre de Hollande. Eilcs résolurent dans ces conditions de reprendre immédiatement leurs jonctions et do décréter * ou tes les mesures nécessaires pour maintenir l'ordre et le calme parmi la population belge do La capitale. Dr os une lettre en date du 33 novembre, M. van Vollenhoven fait part au baron von der Laneken de la décision prise-par les pouvoirs publies belges. Il fait savoir au "gouvernement général que le premier acte de la reprise de leurs fonction» par la magistrature belge sera de procéder à l'arrestation des condamnés do droit commun qui, évacués des prisons de Lille, ont été laixsés en liberté par les auto* 3-ités allemandes et constituent un grave danger pour l'agglomération bruxelloise. Il insiste une fois do plus sur la responsabilité des événements de 1°. veille et émet l'opinion que, pour rendre les efforts des pouvoirs publies belges complètement efficaces, il est indispensable que les autorités allemandes, do lotir côté, prennent des mesures pou-r éviter toute provocation de la part des nationaux allemands, tant civils que militaires. .,-Si nous croyons devoir, mon collègue d'Espagne et moi, insister sur cette recommandation, écrit-il, c'est parce que les désordres qui ont été constatés hier dans le cours de la journée ont été amenés par des conflits entre allemands militaires ou civils. Nous demandons que si des mesures deviennent nécessaires à l'égard des nationaux allemands, ces mesures soient exécutées sans y jnêler la foule belge." Et c'est ainsi que, depuis le 13 novembre, grâce à l'initiative de S. E. Mr. van Voilen-hovon, Bruxelles Tespire plus librement sous l'égide de ses autorités légales et a comme un avant-goût de cette délivrance complète _ que viendront lui apporter dans quelques jours notre grand Roi et son admirable armée. Les km crimes teste (D'un correspondant particulier.) •Jusqu'au bout, les bcc-hes resteront ce qu'ils ont toujours été, ce qu'on les a toujours connus, ce qu'ils se sont sans cesse révélés depuis le début de cette guerre: des pillards et des voleurs. Leur fameuse révolution no les a pas beaucoup changés, et sous leur soi-disant régime républicain, ils demeurent, tels que sous les Hohcnzollern: des bandits. Ce qu'ils ont commis de méfaits, dans l'agglomération bruxelloise en particulier ot un peu partout en Belgique, depuis la signature de l'armistice et au moment d'évacuer-le pays, est inimaginable. Ou aurait pu croire qu'après la magistrale raclée qu'ils viennent ae recevoir des alliés depuis le 18 juillet ils n'avaient qu'une hâte: celle de rentrer chez eux. Mais les trois quarts d'entre eux entendent bien no pas repartir les mains vides ; et avant do quitter le pays, qu'ils ont pillé et ravagé depuis quatre ans, ils s'ingénient encore à en emporter tout ce qui a pu jusqu'à présent échapper à leurs irstincts rapaccs Profitant de l'état do désorganisation temporaire dans lequel se trouve la partie de la Belgique qu'ils occupaient encore au moment de l'armistice, ils s'y livrent à toutes aorte j de déprédations et de violences. Naturellement, malgré sa bonile volonté, la police locale est impuissante; quant à la police allemande, on n'en parle plus, car eîlè travaille... aveo les bandits. Toute cette semaine, par exemple, un grand nombre, do maisons isolées d'Uccle et de Fores t ont été cambriolées par des bandes de voleurs en uniformes boches ; chaque jour, dès que la nuit tombait, quelques centaines de soldats boches s'abattaient sur ces quartieds assez déserts et, répartis en plusieurs groupes qui partageaient la besogne, sautaient pardessus les haies des jardins et les murs do clôture, pénétraient de force dans les immeubles, fracturant les portes de ceux qui sont inhabités, menaçant de mort les habitants qu'ils trouvaient dans les autres, foiillaient les chambres de la cave au grenier, retournaient les tiroirs, vidaient les armoires et les commodes et reRar-. taient en emportant tout ce qu'ils trouvaient à leur convenance: des bijoux, do l'argenterie, des fourrures, des vêtements. Quo pouvaient, faire de. pauvres gens sans défense, souvent des femmes seules ou des vieillards, contre dix ou douze gaillards armés, qui, au moindre cri, faisaient le geste de vous fusiller ou menaçaient de vous ouvrir le ventre à coups de baïonnette ? Dans le quartier de l'avenue Dofré et de l'avenue Brugmann les maisons ainsi cambriolées ne se comptent plus. Dans l'avenue de Montjoio la bande qui a opéré par là avait amené deux fourgons, où ont été empilés pëic-mêmo les couvertures do lit, les bouteilles de vin vieux, les pendules, au fur et à mesure qu'on sortait tout des maisons. Les bandits ont tiré des coups de fusil sur deux agents de police qui voulaient intervenir; quand les «agents, qui avaient été chercher du renfort, revinrent, les fourgons et les soldats avaient disparu. Près du champ de tennis du ,,Leopold Club", une vieille femme de 80 ans est n^-te subitement de saisissement et do frayeur en voyant des boches faire invasion chez elle; sa domestique, prise do peur, s'était sauvée dans la nuit. Les criminels n'en pillèrent pas moins l'appartement en choisissant tout ce qui avait quoique valeur et laissèrent, en partant, le • cadavre de la pauvre dame étendu sur le plancher. Il paraît même quo c'étaient des gendarmes.Dans le quartier du Tir National, dans celui de l'avenue de Tervueren, il y a eu des centaines de maisons mises sac; il semble que, par là, les bandits se soient de préférence attaqués dans tous les quartiers, do la périphérie, et spécialement à Jette et à/ Laéken ; de ce côté .aussi, toute habitation isolée a été visitée, pillée et souvent. dévastée. Car5 en partant, le<y boches 'brisaient tout ce qu'ils ne pouvaient emporter, ; cassaient les vitres, mettaient les meubles on pièces ; il paraît même que, chaussée de Boitsfort, pr©3 du Bois de la Cambre, ils auraient mis lo feu à des villas. Ils n'ont pas, naturellement, osé commettre leurs oxploits dans les quartiers du centre, où la population, bien ^quo désarmée, aurait pu leur faire-un mauvais parti : réanmoins, de nombreux cambriolages ont été commis au bassin Vergeté et près d9 la gare de Tour-et-Taxis.Des personnes, et notamment plusieurs bourgmestres, qui sont venus do plusieurs endroits do la province à Bruxelles, s'accordent à so plaindre des déprédations e>"t des vols innombrables commis par les soldats allemands à Wavre, a Hâl, à Braine-l'AUeud, à Enghien, à Nivelles, à Ittre, à St. Genèse Rhode, etc.; ' dés troupes de passage ont littéralement mis au pillage des villages entiers, allant jusqu'à attaquer les gens sur la voie publique pour les voler, prenant leurs montres aux hommes et arrachant à des femmes leurs boucles d'oreille. Du côté de Ninove, les troupes du corps commandé par le général Ostrowsky so sont particulièrement distinguées dans ce genre da victoires sur des gens sans défense; d'après des témoins Oculaires, le piliago était parfaitement organisé et tout semblait se faire sur . l'ordre des officiers. . Enfin, il paraît que dans des villages do la région de Dion-le-Val et de Gistoux, non loin de Wavre, d'odieuses violences ont été commises sur des' jeunes filles et des femmes, rencontrées dans la campagne par des boches plus ou moins pris de vin. L'enquête officielle, qui ne manquera pas d'être faite sur ces crimes abominables, permettra, espérons-le, do venger les victimes et d'obliger la race détestée à rendre des comptes sévèves. ; j les îravaux forcés" pour avoir perlé sesoiirs à des prisonniers évadés La presse ,,activiste" flamingante, au service de l'occupant, publie, par ordre, l'information suivante, que tout commentaire déparerrait : A la suite d'un jugement du conseil de guerre de campagne en date du 21 août 1918, sont condamnes, pour avoir porté secours à des prisonniers évadés (donné asile, porté conseil, fait don de sommes d'argent, etc.) : 1. Léon Rodts, directeur de fabrique à Mont-St-Amand, cinq an~s de travaux forcés. 2. Gustave Questiaux, à Gentbrugge. . 3. Irène Minne, à Mont-St.-Amand, et 4. Christine Rodts, à Mont-St-Amand, chaque dix ans de travaux forcés. 5. Maurice De Preter, blanchisseur à Mont-St-Amand. v 6. Robert WalLgraeve, employé, id. 7. Alfred-Victor Lapy, employé, id., et 8. Charles Bekaert, journalier à Mont-St-Amand, chacun cinq ans de travaux forcéâ. 9. Epouse Marie Lapy, née Eyer, à Mont-St.-Amand, cinq cm de prison. 10. Epouse Anna Vaerenberg, à Mont-St-Amand, un an de travaux forcée.. '~~AV8S Les chevaux belges, La Légation de Belgique nous communique : Depuis le début de la retraite allemande n Belgique un grand nombre do chevaux de prix et de têtes de bétail de valeur, passent la frontière néerlandaise et sont vendus en Hollande. Lorigine de la propriété de oes bête's paraissant suspecte, les autorités royales néerlandaises en feront la saisie en attendant qu'il soit statué sur leur sort. La Haye, le 19 novembre 1918. . 11 me» ■ j ■ fn '■ // j b un m SI novembre 1917: Les Britanniques occupent Marcowg, Graiwqurl, Voyelles, Cantaing et Moeurress _ . i ta® journée inoubliable. Le Roi Albret et la Reine Elisabeth à Anvers. L'arrivée du couple royal. — L'enthousiasme de Sa fouie. — La réoeptmn à l'hôtel de ville. — Un discours du bourgmestre Be Vos. — Le défilé des iroupes. — Le départ de la famille royale. Des activistes anversois sous les verrous. L'entrée du Roi Albert à Anvers. ANVERS, 19 novembre. (Vaz Dias). Co ma tin le Itoi Albert, accompagné de la Heine Elisabeth et des Princes Léopold et Charles, fit sa joyeuse entrée à Anvers. Il fut accueil! comme aucun souverain avant lui. L'enthousiasme de la foule compacte massé© sur sot passage fut indescriptible. Les Anversois s'étaient placés partout aux balcons, aux fenêtres, même dans les arbres des boulevards. La population lança des fleurs sur l'auto royal, qui roula en certains endroits sur un véritable tapis de fleurs. Lo public, animé d'une sorte de délire sacré agitait des mouchoirs, des chapeaux sous lef cris prolongés do „vive le Roi", „vive la Reine", ,,vivent les princes". Le sympathique souverain, qui portait l'uniforme do général, état visiblement ému . pai cette allégresse débordante à laquelle s'aban donnait ce peuple libéré après quatre ans d'oppression.A chaque ovation lo Roi Albert saluait' h foule en souriant ou s'inclinait vers la Reine qui, rayonnante de bonheur, saluait de ton: côtés. Le temps était doux, bien qu'il eût pli pont do Burght. Le temps était doux, bien qu'il eut pin quelque pou dans la matinée. C'était une belle journée d'automne. Lo cortège se rendit d'abord à la Grand'Place, qui offrait un spectacle impressionnant. De3 milliers do personnes s'y étaient massées. A l'arrivée du Roi, lt carillon de la cathédrale se mit'à jouer la Brabançonne accompagné par le son de la grosse cloche.. Une émotion profonde s'empart du public. Beaucoup de gens pleuraient el lorsque lo Roi et la Reine descendirent de leur auto ils furent salués par de frénétiques acclamations; La famille royale pénétra dans l'hôtel de ville; orné luxueusement do palmes et d< fleurs. Elle f-ut reçue par lo collège du bourg mestre et des échevins, par les conseillers communaux, plusieurs représentants, sénateurs ei I autres autorités. Sur l'escalier un groupe d'Anversois offril des fleurs à la Reine. Un lunch fut servi en suite. On remarqua dans la suite du Roi, le lieutenant général Roucquerol, lord Vivian et - le capitaine Cressjen, chefs des missions française britannique et américaine au quartier généra belgo. Ils représentaient, en co jour mémora ble, les armées alliées. Après lo déjeuner les hôtes royaux se ^endi rent ( la salle Leys, où M. Do Vos prononçf un discours do bienvenue. ,,Pendant quatre ans, dit-il, nos brillante; troupes combattirent avec un courage indomptable pour la liberté de leur patrio. Jour pai jour, la population suivit les événements mon diaux sans précédent, parfois .Ig coeur brisé mais toujours avec une fermeté immuable Elle désirait la victoire, le triomphe du droii avec ardeur et demeura loyale avant tout i la patrie et à la grande figure de son Roi hé roïoue". Le bourgmestre releva la vaillance et l'abnégation aveo lesquelles le Roi et la Reine, vivants symboles de la Belgique, combattirent prévinrent et adoucirent- les souffrances des soldats. Il exalta ensuite les faits d'armes et le triomphe de l'armée belge ainsi que ls mémoire des héros tombés pour la patrie. Les années d'épreuve' ont pesé lourdement sur notre peuple, ajouta-t-il, et nous aurons 2 franchir encore une route trè3 longue avant que nous ayons acquis à nouveau notre ancienne prospérité, mais la population dont le coeur déborde de joie et de fierté nationale n'a plus, désormais qu'un désir: Faire revivre la Belgique et so rendre eligne par un labeui assidu ec paisible de ses souverains et do la glorieuse armée" belge. Vive le Roi! Vive la Reine! Vivent les Princes! Vive la Belgique!" Lorsque, les ■acclamations avaient cessé, le Roi répondit en flamand : ,,Jo vous remercie pour vos paroles cordiales. Je félicite la ville d'Anvers pour la loyauté et l'attachement montrés à l'égard do l'indépendance du pays. Puisse votre bello ville mondiale retrouver son ancienne prospérité et puissent des milliers de navires entrer dans son port". . Do bruyants 'hourras saluèrent ces paroles. Avant de quitter l'hôtel de ville les souverains signeront dans le Livre d'Or et apparurent quelques instants' au balcon. La foiulfl massée sur la Grand'Place leur réserva une ovation graneliose. Les hôtes royaux se rendirent ensuite à l'avenue des Arts, où l'armée défila. Les hymnes belges et alliés furent joué3 et bruyamment acclamés. Après avoir salué les mutilés do guerre, le Roi se rendit au palais du gouverneur. Vers 2 1/2 heures un service solennel eut lieu à la cathédrale. La famille royale quitta la ville vers 4 heures en laissant d'inoubliables souvenirs dans le coeur des Anversois. Le défilé cîes troupes. Le correspondant du ,,Telegraaf", qui assista au défilé des troupes à Anvers, écrit à son journal: Comment trouver les paroles pour vous dé crire l'impression que firent les héros de l'Yser, Pendant une demi heure le public continua à jeter des fleurs, à crier, à applaudir. Pouî le défilé les différents régiments arrivés ici n'ont envoyé qu'une délégation, niais lo oortège des troupes admirables semble être interminable cependant. C'est d'abord l'infanterie, suivie élu génie, des mitrailleurs et des artilleurs La foule applaudit sans cesse et quand elle aperçut les drapeaux des régiments elle ne se tint plus de joie. Au point de vue militaire le défilé fut ui chef-d'ceuvre. Jamais dés Prussiens n'ont donné un êpéctacle pareil. Il n'y eut qu'ut cri à Anvers à propos de l'attitude magnifique de nos soldats et de l'admirable esprit qui les anime. A l'hôtel de ville j'entendis din \in officier de l'état-major général: Nos hom mes se jettent à genoux devant nous et nos officiers so découvrent devant leurs soldats. Lo général français Dégoutté, le prince de Teck, genelre du roi d'Angleterre, ainsi que des officiers supérieurs des états-majors américains assistaient au défilé. Après la ,,Brabançonne" on jcua la ,,Marseillaise" et le ,,God save the Iviii'g" quo le public chanta aveo transport. A côté de moi j'aperçus un curé qui entonnait également lo refrain de La ,,Marseillaiso". Il était pâle d'émotion. Un lettre pastorale du cardinal Mercier. ANVERS, 20 novembre. (Vaz Dias.) Son Eminence le cardinal Mercier propagea une lettre pastorale dont voien l'exorde: La Belgique a reconquis son indépendance. Les plénipotentiaires allemands sont allés supplier, sous la proteotion du drapeau blanc, lo commandant en Chef de nos armées de leur dicter ses conditions pour uu armistice. Ces conditions furent ratifiées par ncs i ennemis. Leur orgueil a été abaissé. Après quatre i ans d'injustice, de cruauté, de mauvaise foi, ils ont été terrassés. Le lundi 11 novembre, à 3 h. de l'après-1 midi, toutes les cloches de la ville de Haïmes chantèrent la victoire et le drapeau national fut hissé sur la tour de Saint-| Rombaut. Nous apprîmes que, le vendredi 22 novembre 1918, Albert le magnanime entrera , triomphalement dans la capitale. Lo triomphe de la justice est complet. Le sentiment public du droit est satisfait. ■ Après avoir adressé des remercîments et . de3 louanges à Dieu, après des prières pour les alliés, le Roi, l'armée et la patrie, le ! cardinal passe en revue la marche de cette guerre. Il constate que la défaite de l'Allemagne est écrasante et irréparable. Les rêves de domination des- pangenna-nistes se sont dissipés comme-des gaz délétères au vent. Le droit demeure 6eu! debout. Le droit qui inspire la Belgique une, libre et indépendante, intégralement restaurée, la nation française qui pendant toute la guerre força l'admiration du monde pour sa fermeté inébranlable, çes croyances chrétiennes, sa vaiillanoe et *son génie, les peuples anglo-saxons auxquels l'histoire accordera l'auréole de la grandeur morale et des vertus chevaleresques. Après avoir cité le psaume VII-7-lc de David, le cardinal conclut par un hommage à la justice de Dieu. Les Belges à Bruxelles, Malines et Vi'.vorde. ( Communiqué officiel \cige.) LONDRES, 19 novembre." Par la pris3 de possession des forts extérieurs, ncs troupes complétèrent l'occupation de la place ' d'Anvers. Les Belges occupèrent en outre Mali nés, Eppeghem, Vilvorde et la ville de 1 Bruxelles tout entière. L'occupation de Bruxelles s'effectua au ' milieu d'un enthousiasme délirant. L'entrée du Roi Albert à Bruxelles. Après la revue des troupes à Anvers le Roi Albert félicita leur commandant, le général Drubbel. Puis il partit pour le quartier général. H fera son entrée triomphale à Bruxelles vendredi. Terrible explosion à Gapeile au Sois. ANVERS, 19 novembre. (Vaz Dias.) Quelques heures avant le départ des trou-' pes allemandes à Capelle au Bois, deux wagons de munitions firent explosion. Une vingtaine d'enfants qui jouaient dans les environs furent tués et 40 autres blesses. On ignore les causes de la catastrophe. Le ministère belge dennera sa démission. Vas Diaz apprend d'Anvers que jeudi 21: novembre les ministres rentreront à Bruxelles. Vendredi 22 courant le Roi procédera à l'ouverture solennelle des Chambres. Immédiatement après lè ministère donnera sa démission. Un nouveau cabinet. On annonce "d'Anvers que demain on attend déjà le ministre PaUl Zegers à Anvers, qui fait parti du nouveau cabinet. Il s'occupera de la réorganisation des services de la poste et des chemins do fer, co qui est uno chose urgente. Il fera partie du nouveau gouvernement, dont' M. Ccoreman restera président, aveo MM. Renkin et .Van do Vijvere. MM. Huysmans et Louis Franck représenteront le parti libéral, MM. Vandcveldo et Anseelo le parti socialiste. Le programme du gouvernement comprendrait entre autres l'institution de suffrage pur et général. Hommage de Bruxelles à la France. PARIS, 20 novembre. (Havas.) _ Le bourgmestre de Bruxelles a fait parvenir à M. le président de la république le télégramme suivant: ,,La ville de Bruxelles, au moment de sa libération, adresse a Poincaré, président de la république française, l'expression de son ardente affection pour la grande nation éprise d'un sublime idéal de justice et dont la cause est la cause 1 même de la liberté et de la civilisation. Maurice Lemonnier.". Le président a répondu: ,.Je remercie de tout. ex>eur la ville de Bruxelles de l'affectueux souvenir qu'elle adresse au peuple fronçais et je vous exprime, à vous et à vos • concitoyens, mes vives félicitations^ pour , votre délivrance. Raymond Poincaré." i Lesv mesures centra les activistes à Anvers, ! M élis, faisant fonction de secrétaire com-, : munal, a re£u un congé d'un mois en abt-eu-j dant qu'on statue sur son sort.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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